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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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Christian VANCAU

27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 06:55

 

Ripplewan

 

Les Tricheurs167061156fUn an, après la fin de ce cours de danse, je suis passé un soir par hasard, devant la maison Daems, et ai été intercepté par une amie, Danielle Firquet, qui m'a invité à la soirée dansante qui s'y tenait. Pas de problème puisque j'étais connu de la maison, en tant qu'ancien élève. Soirée dramatique où je bois trop. Je suis dragué par une petite noire aux cheveux courts qui me dit que je ressemble à Jacques Charrier (On est en pleine époque des "Tricheurs" de Marcel Carné). Ensuite je drague une autre nana, la blonde Françoise V. et on se bécote sous l'escalier. Son mec, j'ignorais qu'elle en avait un, un géant rougeaud qui était dans mon cours de danse de l'année précédente, un fils de bourgeois, veste de cuir et grosse moto, et plutôt balèse, m'assène un coup de poing en plein front. Je ne vacille pas et lui renvoie le même coup de poing, tout ceci se déroulant face à face, très correctement, en vrais gentlemen et dans un silence total. Le géant croyait que son coup de poing "massue" serait définitif et ne s'attendait pas à ma réplique. Cinq minutes plus tard, je m'écroule. Je ne me souviens de rien mais je me réveillerai à cinq heures du matin, sur le béton gelé du garage (mes parents doivent être absents). Le lendemain j'apprendrai que j'ai été ramené par le Procureur du Roi, venu chercher sa fille. Il m'a largué dans le garage qui était ouvert. J'avais bien entendu oublié mon pardessus et suis allé le chercher chez les demoiselles en présentant mes excuses "Un garçon de si bonne amille, quel malheur pour ses parents"Les tricheur-1958-cheaters

Mais en 1958-1959, je vais à un autre cours de danse, chez Fanny Thibout , rue Saint-Remy, un cours de danse classique où je fais surtout de la barre fixe pendant un an. C'est une amie du Droit qui m'a emmené à ce cours, une certaine Micheline H.de Barvaux, compagne d'un de mes futurs amis, le belgo-bulgare Maurice Rousseff. Micheline trouve que j'ai un corps de danseur, un corps tout sec qu'elle me dit en glissant sa main sous mon T-Shirt, un corps complètement différent de celui de son amant en titre, et elle me convainc sans trop de peine, de venir avec elle à son cours de danse, chez une ex-étoile. Pendant un an je vais faire de la barre, en collants verts, entouré de filles. Et rencontrer un autre garçon, nous ne sommes que deux, Guy Vandeloise, peintre, lui aussi amené par Micheline. Micheline que Maurice R. vient chercher à la sortie du cours. Celà finira par un mariage entre Guy et la soeur de Maurice, la peintre Juliette Rousseff.
Benezet-58-1.jpg

 

En 1958 je rate ma deuxième année de droit (il commence à y avoir trop de droit et trop peu de littérature, bref ça devient barbant). Au lieu de préparer ma deuxième session, je m'inscris à un stage de théâtre en AVIGNON. Pofesseurs: Jean Vilar, Gérard Philippe, Maria Casarès, Daniel Sorano, Georges Wilson, et Maurice Jarre, le père de l'autre. Excusez du peu. Nous prenons nos cours de théâtre dans les Jardins d'Urbain V et nos apéros et nos repas avec les comédiens et quels comédiens ! C'est la grande époque du TNP (Théâtre National Populaire). Chaque soir les commerçants ferment boutique et montent vers le Château des Papes aux sons des trompettistes de Maurice Jarre situés dans la cour d'honneur (je suppose qu'aujourd'hui aux mêmes moments du grand Festival, leurs enfants doivent regarder la télévision). J'assiste aux représentations  " d'Oedipe-Roi" d'André Gide avec Jean Vilar, de" Lorenzaccio" et des "Caprices de Marianne" de Musset avec Gerard PHILIPE. Quelle aventure d'avoir pu côtoyer ces gens-là.

Cette même année Gerard Philippe avait défilé contre le retour de De Gaulle au pouvoir.Gerard PhilippeEt comment oublier Maria Casarès...Maria CasaresMaria Casarèsorphee 1949 diaporamales dames du bois de boulogne 1944 diaporama
Et Jean Vilar que j'ai vu dans"L'Oedipe" d'ANdré GIDE et qui est enterré dans le même cimetière que Valéry et Brassens220px-Tombe de Jean Vilar à Sète-copie-1

Souvenirs étranges. je suis au bord des choses de la vie, rencontre des gens passionnés et passionnants, au sein d'une époque de fêtes, mais je suis mal dans ma peau. je sors du cocon de ma mère et je me heurte maladroitement aux vitres, mouche naissante, pleine de vitalité, mais trop pressé (ça na pas changé, je suis resté un "homme pressé" mais différent de celui de Paul Morand)

J'ai une compagne plus ou moins attitrée, Cécile D. qui fait la Philosophie à Liège, mais nos rapports sont très conflictuels et j'ai pas mal d'autres aventuresParis-58-Le-clochard.jpg

Après Avignon, je descends vers cette Méditerranée qui m'aspire depuis 1956.Je repasserai par Paris au retour et y retrouverai ma compagne Cécile. Mais je suis très mal dans ma peau, quasi suicidaire. Je porte jeans et t-shirt à rayures horizontales bleues et blanches, tel un petit mousse, maigre comme un clou, graine de voyou. Interminables attentes en stop, le lond de la Nationale 4,  notamment dans la région du Luc et de Draguignan. Je vise Saint-Tropez mais en fait aboutis à Cavalière (Photo du bas), dans un camping. Vacances nulles sous un soleil brûlant. Je suis maigre comme un clouVancau----Cavali-re-1-copie-1.jpg

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:50
Interview
LE PLAT PAYS
Interview de Brel. C'est comme celà que je l'ai connu pendant un an, c'est comme celà qu'il me parlait

Brel53430

Un autre soir, mon ami politicien, j'ignore encore ce qui me vaut l'honneur d'une telle amitié pour le petit jeune-homme informe que je suis, m'emmènera à un spectacle"Le Sacre du Printemps" de  Maurice BEJART à Bruxelles, et lors de la réception qui s'ensuivra, me présentera au "grand homme" étrangement petit pour un danseur.

 

Et puis très vite, ce sera la présentation à Jacques BREL et à son épouse Miche, dans les caves de l'Eden, en-dessous d'un cinema Liégeois, le Palace, rue Pont d'Avroy, après un spectacle de Jacques en sous-sol mineur quasi familial et confidentiel. Je passerai donc l'après-soirée avec les Brel dans la salle des fêtes et c'est là que j'ai Invité Miche Brel à danser. Je vais revoir Brel un certain nombre de fois dans les mois qui suivront, après des spectacles, dans des cafés et es restos, à bruxelles et à Knokke et même chez lui. Un jour j'arrive chez lui avec mon ami. Sa femme et ses deux filles sont dans un grand salon sombre: Jacques a disparu depuis 3 jours; Il a pris son avion (il est pilote depuis peu). Il n'a donné aucune nouvelle, c'est la panique. Une seule fois je me retrouve seul avec lui et il me tend sa uitare et me dit "Joue petit". Là c'est la vraie panique. Et je joue "Quand on a que l'amour" qui vient de sortir. Et il me félicite. Moment inoubliable!!! (Brel n'est pas encore au sommet de sa carrière mais il vient de remporter le prix Charles-Cros pour son deuxième 33 Tours). Il à 8 ans de plus que moi qui vais ves mes 21 ans. Brel m'a montré la route. Comment un fils de bourgeois pouvait tout quitter et devenir un saltimbanque en disant merde aux bourgeois. C'était donc possible??? Ca m'a aidé beaucoupBREL33875-jacques-brel-637x0-1

Cette relation avec Jacques Brel va malheureusement se couper net, car ma relation avec JP va être interrompue brutalement. Parce qu'un jour, il me ramène dans son Kot à Bruxelles et je comprends qu'il ne s'agit pas seulement d'amitié. Bon sang mais c'est bien sûr ! La voilà l'explication!!!. Je ne savais même pas que l'homosexualité existait; personne n'en parlait dans notre milieu catholique. Ma surprise est totale. Et manifestement ce n'est pas du tout mon truc. Nous rentrons donc illico à Liège, en Porsche, dans la nuit et dans un silence de mort. Car en plus je suis mineur (la majorité était à 21 ans à l'époque, en Belgique du moins). Après 48 heures je vais lâcher le morceau à mes parents car j'en ai gros sur la patate. JP est fiancé avec la fille d'un couple "ami", fille que je connais très bien. Les fiançailles sont rompues quelques jours plus tard.
jacques-brel
La danse aussi entre dans ma vie cette année-là, car ma mère m'inscrit au très élégant cours de danse des demoiselles Daems au boulevard d'Avroy. Sus aux filles de la bonne société. Laides, bas-cul ou alors trop grandes, à la Lady D, osseuses, bcbg, poitrines plates, sourires au forceps, bref l'enfer. Les demoiselles Daems recoivent chez elles, grand salon à la con, et je te rumba, et je te samba, et je te tanguise, mais attention, "Tango de salon", je te renversotte ma cocotte et hop, je te relevote ma bigotte et rebelote, et même, après le paso-doble, un peu de rock. Le" rock de salon", vous connaissez? Rien à voir avec Elvis. Il s'agit d'un rock relaché, bras détendu, mou et racé, les jambes arquées en pied de fauteuil Louis XV, de la dignité Majesté, c'est ça le pied et moi ça me fait chier. Ma sauvagerie est vasectomisée. Une vraie catastrophe. Car on se voit à l'extérieur en plus, soirées je t'invite tu m'invites, promenades en Fagnes, c'est fou ce qu'on s'aime. Filles à placer, filles à marier, Princesses des hauteurs de Liège, Embourg, Sart-Tilman, Beaufays, Cointe, il n'y a pas à s'y tromper. elles ont fait leurs "Humanités" à Jupille, chez les Bénédictines ou au Sarthé. Elles sont totalement anachroniques. Des anti-BB, sexe anesthésié, pieds plats et mollets arqués, on croit rêver !

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 07:08
Bio 52 Année 1958- Grand-Bigard

Paul ANKA  Diana

C'est aussi lors de ma deuxième année de Droit qu'un jeune politicien de droite, va s 'intéresser à moi. Tout le monde le connait à Liège. A 25 ans, il est attaché au cabinet d'un ministre liégeois qui heureusement le détache de temps en temps. Il a terminé son Droit à 21 ans et puis exempté de service militaire (moins de cinquante kilos), il a ensuite été rapidement propulsé par le Parti Social Chrétien. Il est très populaire auprès des jeunes.

Le samedi soir, il écume les soirées dansantes, en commençant par Liège, puis Bruxelles et enfin Knokke-le Zoute, le tout en une nuit. Il a une porsche au volant de laquelle, il me dit "Ce qui compte c'est le premier million, après ça va tout seul (sic)". Et un jour, il m'emmène avec ma guitare, dans une soirée princière, au Château de Grand Bigard (Bruxelles-Ouest de Koekelberg). La très riche famille Stuhlmeyer-Pellegrins reçoit. Et je me retrouve en plein délire. A l'entrée du château, on fait la file!"Mais qu'est-ce qui se passe t'il ?), comme diraient Les Inconnus. Il faut aller baiser la main (faute de mieux) de Madame Stuhlmeyer, qui nous accueille sur un trône comme la Reine d'Angleterre. Et il faut y passer. Des larbins, à l'entrée du tapis rouge, nous demandent nos noms et titres. Puis ils nous annoncent à tue-tête, en hurlant à l'entrée d'une gigantesque salle, qu'il nous faut traverser sur un tapis non-roulant jusqu'au pied du trône. Je crois rêver et lorsque mon tour est venu et que le larbin se penche vers moi, je lui susurre à l'oreille: "Christian Du Mont des Corneilles" et je ne mens pas puisque c'est la traduction française de mon vrai nom flamand "Van Cauwenberghe" (beaucoup moins smart) ( En réalité c'est du Mont des Choucas mais je ne l'ai appris que plus tard et Choucas en tchèque se tradui par Kafka ). Bref celà sonne admirablement et fait tout à fait le poids, par rapport à tous ces noms à charnières qui m'entourent. Et le larbin en livrée, de proclamer bien haut "Monsieur Christian du Mont des Corneille", et moi de m'avancer sur ce chemin royal faisant allègrement ses cinquante mètres de long (qui m'en paraissent cent) et de scinder la foule des curieux, tous cons-centrés sur la grande allée. C'est Vienne, Moscou ou Saint-Petersbourg au siècle passé. Et je parviens à jouer le jeu jusqu'au bout et à réprimer mon fou-rire. En fin de cours je mets un genou en terre et baise la main de la grosse patate, que je ne connais ni des pommes, ni des dents,  dont la chair blanc-mauve, me paraît dans un éclair, plus qu'avancée. ( La Rolls Royce de Madame est avancée mais madame l'est tout autant ). je viens d'avoir vingt ans et je me paie ce coup de bluff, dans une ambiance à la Sissi.

Néanmoins je porte tout de même un smoking (non-fumeur), que j'ai dâ acheter, pour avoir le droit de participer aus soirées très "smart" organisées par les jeunes-filles de mon cours de danses "de salon" (on y apprend même le Rock de salon") chez les demoiselles Daems, Boulevard d'Avroy à Liège.Je suis donc en train de prendre ma revanche sur cette obligation de porter le smoking. Je joue encore certains jeux mais j'introduis le ver que je suis dans le fruit bourgeois qui m'enserre encore. Et c'est l'humour qui me sauve, un sens du gag et de l'improvisation qui surgit cahaque fois que je me retrouve coïncé à l'entrée d'une cage.

 

Heureusement cette performance accomplie, je me dirige vers une tour qui est au fond du parc. C'est là que je dois aller chanter avec ma guitare et c'est là que je rencontre un orchestre de jeunes"Les Sacachas", dans lequel jouent deux fils Grafé, de la maison de vins "Lecoq et Grafé", de Namur. Ils ont leur orchestre dansant et moi je joue pendant les interludes, principalement du Brassens, du Brel et du Ferré. Tour moyennageuse, salle bondée de jeunes snobs bruxellois, ayant laissé tomber  les noeuds papillons  et les vestes de smoking à revers noirs veloutés. Ca durera toute la nuit

Château de Grand-Bigard. Photo de Jean-Pol GRANDMONT

Château de Grand-Bigard. Photo de Jean-Pol GRANDMONT

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:41
Eddie COCHRAN

Donc c'est à ce moment-là que je vais vraiment aller voir du côté des filles. Pour moi c'est l'inconnu et une certaine crainte à vaincre. Mais j'ai toujours provoqué mes peurs en duel !
 

Et n'allez pas croire que je couche avec mon amie Cécile, car, comme moi, elle sort d'un bénitier, ma petite grenouille rousse. Toutes les filles que je vais rencontrer par la suite désirent arriver vierges au mariage. Alors on fait tout sauf "ça". En outre la pilule n'existe pas encore et le préservatif on n'ose pas aller en demander dans une pharmacie, car tout le monde vous regarde de travers. Elles sont toutes "filles à marier" et elles ont peur de pas pouvoir trouver un époux, si elles n'arrivent pas vierges a leur mariage. Oui c'est comme celà dans mon milieu catholico-bourgeois, en 1958. Et j'ignore si l'on baisait plus facilement dans les milieux ouvriers de Seraing ou de Flémalle.

Dans mon entourage, il y a quelques "sorteurs" qui ont des préservatifs en poche et les montrent à leurs copains, avec un clin d'oeil complice, pour essayer de faire croire qu'ils "couchent", eux !. Des petits caïds de province avec une démarche à la Bronson. Cette deuxième année de droit m'amène donc à une certaine déliquescence? En fait, on commence à faire vraiment du droit, Droit Romain et Droit Civil, et ça ne m'intéresse pas du tout. Ce sont le filles qui m'intéressent.
 

Et dans ma révolte de jeune bourgeois aux jeans bleus, Duffelcoat noir et cheveux anormalement longs, j'attrape un style qui est dans l'air du temps et je commence à réaliser tout doucement que je peux plaire aux filles. Au début je n'y crois pas, car je n'ai aucune confiance en moi, à ce niveau. J'ai conquis Cécile difficilement, mais très vite lors d'une soirée, je me laisse séduire par une grande séductrice, une amie proche de Cécile. Je me souviens d'une longue promenade dans l'aube naissante, au centre de Liège, main dans la main. Son père est banquier et habite Place Cathédrale (à la Banque commerciale dire Banque Denis, bien connue à l'époque) Elle, est étudiante en philo, comme Cécile. Je connais son frère Pitou qui a été aux scouts avec moi. Quant à sa soeur Agnès, elle est fiancée avec Jean-Maurice Dehousse, futur mayeur de Liège et socialiste convaincu. Je vis au-dessus de la Banque quelques repas de famille étonnants.

Jean-Maurice Dehousse, je le fréquenterai véritablement un an plus tard, dans un petit comité que nous constituerons (aussi avec Robert Remouchamps), pour permettre au Père Pire de construire une maison au Pakistan, dans une de ses Iles de la Paix, maison patronnée par l'Université de Liège. Nous récolterons la somme nécessaire à savoir 300.000 FB !! Quant à Anne, notre idylle fut de courte durée et je suis revenu rapidement vers Cécile. J'ai revu Anne bien plus tard, non pas "un soir par hasard dans un bar" (de Guy Beart), mais dans une friture, en bas de la rue Saint-Gilles, et entre un cervelas et une sauce tartare, j'ai appris qu'elle était devenue psychanalyste. Je me suis demandé si elle avait résolu ses propres problèmes à ce point ??

 

vue-aerienne-menton
Menton garavan et l'Italie

 

En tout cas c'est rempli de Cécile, que je descends en Février 1958 à MENTON, rejoindre ma mère pour une semaine. Que fait-elle là ma mère, éternelle voyageuse. Une cure? Avec ou sans Curé ? Et pourquoi vais-je la rejoindre ? Il est vrai que j'ai chopé en 1956, le virus méditerranéen et qu'il y a quelquechose de fascinant à quitter la Belgique en plein hiver, pour se retrouver dans une chaleur douce et caressante. Il fait doux en effet mais il pleut comme personne et sans arrêt pendant toute la semaine que je passe là-bas, ce qui ne m'empèche pas de visiter cet extrême Est de la côte d'Azur: Menton et ses arcades, dejà l'Italie. Et la découverte du Rocher de Monaco et de l'arrière pays, celui de Sospel. Mais je ne pense qu'à Cécile. Je me souviens avoir vu une robe dans une vitrine. J'aurais voulu la lui offrir et je la montre à ma mère. Naïf ! Tu n'as pas encore compris que ta mère s'appelle Jocaste, pauvre Oedipe, C'est la bagarre, ma mère est ulcérée. Je me tire et je rentre en Belgique, avec le souvenir d'une bien belle ville, pleine de caractère, italienne, puisque nous sommes à la frontière. Jugez vous-mêmesvieux-menton-copie-1menton-12
MentoncMentonvieux-portMenton Les jardins-biovesCi-dessus les Jardins BIOVES

Et enfin la Plage. Il faisait chaud et il pleuvait. Je m'y suis baigné tous les joursmenton-03

Menton La vieille ville

Menton La vieille ville

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 14:20
Bio 50   Versailles - La Suisse - Londres - 1957

Bio 50. Versailles-la Suisse-Londres 1957

 

Tout cela semble bien joyeux, pourtant ma vie ne l'est pas. Je dois, après Versailles, retrouver mes parents qui ont loué un chalet à Verbier en Suisse, et je n'en ai aucune envie. Je décide donc de faire Versailles-Verbier en auto- stop, ce qui va me prendre quasiment trois jours. A l'époque les autoroutes connais pas (et la télévison non plus soit dit en passant). Ca va me permettre de raccourcir mon séjour en famille et puis j'ai un désir de voyager à la Kerouac, avec presque pas d'argent et voir comment celà se passe. Et c'est très dur car le stop ne fonctionne pas du tout. Un routier finira par m'embarquer jusqu'à Dôle et me conseillera, puisque je n'ai pas de quoi me payer une nuit, d'aller me constituer prisonnier pour vagabondage à la Prison de Dôle. Je me rends donc au commissariat et là, pas de problème, deux flics m'emmènent dans une cellule grillagée d'où ils me vireront le lendemain à 6 heures du matin, Dôle s'éveille !

 

Je n'arriverai à Verbier que trente-six heures plus tard, beaucoup de marche à travers les montagnes et quasi pas de voiture. Là, je me trouve devant un joli chalet en bois, il ne manque que le coucou et aussi devant deux amis, invités par ma mère, et qui me permettront de tenir le coup. L'un d'entre eux est mon cousin germain, Jean-Marie Fischer, aussi perturbé que moi, mais plus sage, et l'autre est un ami récent, rencontré au Droit, Gustave Joassart, habitant la région de Visé (Sarolay-Argenteau), ami avec lequel je partage une passion pour la musique classique. Nous faisons à trois de grandes promenades le long des torrents de montagne que nous remontons. Des torrents à la Thomas Mann ou à la John Knittel, des cascades étroites en chute raide, dans lesquelles on peut saisir à la main des truites réfugiées sous les pierres bouillonnantes. Aujourd'hui, je rêve encore régulièrement de rivières très étroites et sauvages, avec des poissons de la taille d'un saumon.
 

Et nous voici en septembre 1957. Mon père m'envoie en Angleterre pour la 1ère fois. Ca ne m'enchante pas trop; peut-être parce que cela vient de lui, de sa vie à lui pendant cinq ans en dehors de moi et aussi d'un enthousiasme débordant pour l'Angleterre et pour la période bénie qu'il y a vécue, sans nous. Je me dis souvent "Si c'était si bien que cela  Papa, tu n'avais qu'à y rester ". En outre la façon "cosy" dont il m'en parle, ne m'excite pas. Petits cottages, petites pelouses, petits "Five o'clock ",  petits cakes, petites "cups of tea". Tout cela, ce n'est pas pour moi, le sauvage. Mais enfin bref quand on est fils de bourgeois, il faut bien apprendre l'anglais. Et donc j'y vais. Et je suis accueilli au Nord-Est de Londres, à Mill Hill East, par la famille du Dr Jefford, chirurgien et ancien collègue de mon père. Le toubib a un fils, un peu plus âgé que moi, Robert Jefford, un garçon très bien et très croyant et de surcroît, objecteur de conscience et qui va très gentiment s'occuper de mes loisirs.
 

C'est depuis l'Angleterre que j'ai arrêté les goûters et autres sucreries.
 

Le matin je vais à Londres. Une heure de metro. Mon école se situe à Oxford Street. Je découvre la foule des trottoirs de Londres. Il y a notamment un orchestre de rue, qui joue du "New Orleans", on dirait des matons ou des facteurs, avec leurs uniformes à casquettes. Leur nom "The Happy wanderers"car ils arpentent en jouant tous les quartiers de Londres. La photo ci-dessus, c'est la couverture du 33 Tours que je leur ai acheté. Je les entends de la salle de cours et n'ai qu'une idée, à midi, c'est d'aller les retrouver. Tous les après-midi, je vais explorer Londres dans tous ses cons et recoins. Je vais manger chez les dockers de la Tamise, m'enlise dans Soho, digère mal la monstrueuse cathédrale SaintPaul et sympathise avec les corbeaux de la tour de Londres. Ce qui est normal puisque mon véritable nom de famille flamand, Van Cauwenberghe se traduit en français, par "Du Mont des Choucas"
 

Bio 50   Versailles - La Suisse - Londres - 1957
Bio 50   Versailles - La Suisse - Londres - 1957
Bio 50   Versailles - La Suisse - Londres - 1957
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 06:46

Bio 49 Chantier de Versailles  Le professeur Paulus-1957

 

Alors avec le professeur Paulus, l'examen de psychologie, est une conversation, à bâtons rompus sur Moravia, dont j'ai lu "Le Mépris", "Les Indifférents" et "Le Conformiste", coup de bol !! Et apparemment cette conversation le passionne; il ne doit pas avoir l'occasion d'en parler souvent de Moravia dans son entourage et voici qu'un petit étudiant prend la balle au bond. Et alors il se passe ceci: J'ai fait un très mauvais examen de Philo. Matière: "De Thalès à Bergson". Pourtant j'aime la philo, mais pas ce cours rébarbatif du Professeur Devaux assorti d'une extension sur la Logique mathématique, à laquelle je ne comprends rien ; Toujours ce blocage en maths, ce blocage au père. Je suis à la limite de la côte d'exclusion. Je le sais et pour moi, je suis recalé, sans aucun doute, car le tri est impitoyable, en première session d'une première candi de Droit où il y a beaucoup trop de candidats. Et en effet lors de la délibération à laquelle j'assiste, 17 étudiants sur 120 réussissent et miracle, je fais partie du lot. J'apprendrai par la suite que Paulus m'a défendu à mort par rapport à ce prof.de Philo. Me voici donc sauvé par la psychologie (C'est prémonitoire, on le verra par la suite) et par Alberto Moravia
 

Tout ceci nous amène à l'Eté 1957. Un été libre puisque j'ai réussi en première session. Sur les conseils de ma mère, je me suis inscrit au Mouvement Chrétien pour la Paix, qui organise un vaste chantier routier à Versailles (ma mère essaie de me faire rentrer par tous les moyens dans le giron de la foi chrétienne et surtout dans celui de l'Eglise, comme elle l'a fait avec mon père). Néanmoins, sur ce chantier, je vais prendre mon pied. D'abord je vais apprendre le métier de terrassier, en construisant une route à Versailles, tous les jours de six à douze heures, pendant trois semaines. La photo montre toute l'équipe remontant du chantier pour le repas de midi, servi dans la "Galerie dégueulasse" du château. Je dois être le deuxième à partir de la gauche, maigre comme un clou.
 

 Il y a là, des garçons et des filles de tous les pays d'Europe, des catholiques et des protestants. L'après-midi avant de nous rendre à paris, nous discutons autour de la Bible. Mon chef de chambre est un hollandais, grand, blond-roux à lunettes, très sympa. On doit être à six dans chaque dortoir. Un jour je le fais rire aux larmes avec une blague de "Marie-Chantal", personnage snob très à la mode à l'époque. Elle avait des expressions bien à elle du style "C'est à s'tap". Le hollandais me demande ce que celà veut dire et je lui donne la traduction " C'est à se taper le derrière au plafond!". Et mon hollandais de se taper ventre,  cuisses et derrière sur son lit, de jeter ses jambes au plafond et d'éclater de rire en cascade et ça va durer dix minutes. Jamais je n'avais eu un tel succès de rire. La preuve: je n'ai pas oublié l'anecdote. Malheureusement la blague n'était pas de moi
 

Je me lie aussi d'amitié avec un Suisse allemand, Aloïs Müller, aussi gentil que lourdaud. Je me souviens aussi d'une strasbourgeoise, Marie-Eve Hoffet. Et puis il y avait mon ami liégeois de fraîche date, Michel Rutten, étudiant en Médecine, très drôle et très croyant. Je l'avais rencontré dans ma paroisse Saint-Gilles, à des Ciné-Clubs, organisé par un vicaire d'avant-garde, l'abbé Van Bergen, un type remarquable, blanc et maigre comme un fromage, pétillant d'intelligence, ant-conformiste, féru de cinéma et de psychologie et qui disait continuellement "ce n'est pas grave" avec un de ces accents flamand de derrière les fagots (le "g "de grave on ne peut plus guttural et le "r", vachement bien roulé ).
 

Mais revenons à Versailles où le soir, on se retrouve autour d'un feu de camp et là, chaque soir, je remporte un franc succès avec mon inséparable guitare. je me souviens d'une petite allemande qui me demandait à tous les coups de lui jouer la même chanson de Brassens "Les sabots d'Hélène".

 

Et puis je me suis offert une petite anglaise, pas très belle, Rosemary Miller. Elle était de Manchester, rose comme une anglaise avec des bouclettes "blond-paille". On se roulait des patins, à Versailles comme à Paris.
 

 Mon ami Michel et moi, on picolait pas mal au gros rouge. Je me souviens d'un retour de chantier, où nous avons disparu sous un cèdre géant, pour vider cul-sec, un litron de rouge avant de nous rendre au repas de midi. J'étais tellement pété, qu'en servant une énorme louche de purée couronnée d'une saucisse attrayante à souhait, à la copine de Rosemary, anglaise elle aussi, j'ai tapé ma louche sur la table en bois, juste à côté de son assiette, sous le regard ahuri de la demoiselle qui avait de longs cheveux noirs, désormais pailletés de Kartoffeln Purée. Fameuse déclaration d'amour, la saucisse ayant rebondi dans son décolleté. Je revois Michel, tordu de rire sur son banc
 

Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
Bio 49  Le Chantier de Versailles - Eté 1957
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 06:33

BLOG 48  L’Université 1956

 

En fait je suis un adolescent solitaire. Déjà depuis des années, ma mère nous entraîne, mon père, mon frère et moi dans de multiples périples, très orientés: Les Rois de France et leurs châteaux : Chantilly, Versailles, ceux de la Loire...Et on visite tout avec mon père (sans oublier les églises évidemment), le guide à la main. Et toutes ces visites m'emmerdent copieusement. Alors souvent je pars avec ma canne à pêche du côté des rivières et des étangs et mes parents n'insistent pas. En fait je refuse de rentrer dans les mythologies royales et religieuses de ma mère, je refuse de "suivre", comme le fait mon père, cet ancien étudiant athée gantois. Mais je n'en suis pas conscient à l'époque. Et en même temps je vais toujours du côté de l'eau, donc du côté de la mère. Je suis fou de pêche avant de devenir fou de péché, et comme par hasard, ma mère est du signe du poisson.
 

Le périple des châteaux avait commencé en 1945, avec la Conciergerie à Paris, ma mère s'identifiant totalement à une Marie-Antoinette pas encore décapitée. Bien "immorale pourtant, l'Aurtichienne avec son amant, le Comte Fersen ! Mon père serait-il Louis XVI ??? En tout cas, depuis son retour d'Angleterre il est à nouveau décapité. Je dis bien " à nouveau ", car en se convertissant, pour avoir l'insigne honneur d'épouser ma mère, il avait déjà été "etêté " une première fois avant mon arrivée sur terre
 

Mais revenons un instant à Villefranche sur mer, qui est tout de même pour moi la découverte d'une mer que je ne vais plus quitter, grâce à une mère que je vais bientôt quitter. Je découvre une mer de Méditerranée, alors que je vais quitter une mère de Tyranie. Je ne suis guère avec mes parents durant ce séjour. je suis avec un couple d'une tentaine d'années. La femme est jolie, quelque chose de Claudia Cardinale. Et ce couple me fait découvrir le monde sous-marin via le masque, le tube avec la balle de ping-pong et les palmes d'or. Et je flotte pendant des heures, fasciné par les eaux glauques et les poissons dorés-striés. J'ai 18 ans et venu du Nord, j'ignore tout des couleurs et des transparences du Sud. Je savais que j'étais solaire (bien plus que scolaire), mais je ne connaissais pas les pays du soleil, et c'est une véritable révélation. Il y a aussi les chapelles de Cocteau et de Matisse qui sont déjà opérationnelles et bien sûr ma mère m'y emmène, mais moi les chapelles, ça me laisse plutôt froid. Déjà que je me suis tapé une bonne partie des cathédrales et eglises de France. Et bien sûr, je viste ausii Eze, St Paul de Vence, Roquebrune et Monaco,sans oublier Grasse et ses parfums à la Susskind
 

Mais nous voici en Ocrobre 1956 et c'est mon entrée à l'Université de Liège, un bâtiment monstrueux, Place du XX Août. De la place, sur le trottoir de l'Emulation et du Café des Arts, on peut apercevoir derrière la vitre du deuxième étage, le buste de mon grand-père Jules Duesberg, Professeur d'anatomie et ex Recteur, décédé 9 ans plus tôt (en 1947 ) dans un accident de voiture avec le chauffeur de l'Université, Nicolas, qui lui en a réchappé et est toujours chauffeur de l'actuel Recteur Dubuisson. Souvent je le croise en haut des marches extérieures de l'Université et il me salue, en tenant sa casquette dans la main gauche car pour lui, je suis le petit-fils du grand Jules.
 

Ma première candidature en Droit

 

Et moi je monte m'installer dans le grand amphithéatre de la salle Godefroid Kurth; quatre cent places avec grande estrade et chaire de vérité. un énorme cirque. Néanmoins je vais m'appuyer une première candi, une année-loterie, avec un certain sérieux. D'abord parce que je suis dans une Université laïque et que c'est la première fois que j'ai des cours et des contacts avec des gens qui sont en dehors de la religion. Ensuite parce qu'il y a des cours qui m'intéressent, pas des cours de droit mais des cours de littérature, de philosophie et de psychologie. Il y a aussi des cours de critique historique ( Halkin et Harsin) qui nous préparent à l'esprit juridique et qui ne sont pas négligeables car ils m'apprennent à structurer ma pensée, ils me donnent une ossature et un esprit critique, consistant à envisager les multiples facettes d'un évènement, quel qu'il soit. En fait, je suis un poète, mais je suis content d'avoir fait des études qui m'ont poussé à une rigueur de raisonnement et partant de comportement, sorte de contrepoids à mon délire de base.

Nous sommes en candidature et nous avons des cours communs avec des romanistes, des germanistes et de historiens. D'où la foule dans l'auditorium à certains cours. Moi je suis surtout en affinités avec le professeur de Psycho, qui est le père d'un de mes copains, Jean-Michel Paulus. Je  rencontre donc le Père Paulus aussi chez lui quand je vais voir son fils. Il va se passer quelque chose entre son père et moi, qui doit être du domaine de la souffrance. Un jour, il me parle de Moravia, du "Mépris" du Conformiste" des "Indifférents". Je dévore ces livres et je suis troublé.

Il me dit que Moravia est un schizophrène; ces mots résonnent en moi car c'est le terme que l'on utilise pour parler de la maladie de ma soeur internée(elle a 17 ans) et qui est nettement plus raffiné que celui de "démence précoce" utilisé à l'époque à laquelle on l'a enfermée. En ce qui concerne ma soeur, mon professeur est au courant parce que nos familles se connaissent. D'ailleurs à Liège, qui est un grand village à l'époque, tout le monde connait tout le monde, à condition de faire plus ou moins partie du même monde

 

Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
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Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
Bio 48. Entrée à l'Université de Liège
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:40

BIO 47 HAMOIR sur Ourthe

 

Berthe Pirenne, une belle vieille dame, épouse de Joseph Duesberg, a une fille qui s'appelle Hélène ayant épousé Paul Collard qui me prêtera un jour, un livre dont le titre est, si je me souviens "Du Berger au Savant". Hélène a une fille, Anne-Marie Collard, qui, plus tard occupera une villa 1920, située dans la même propriété, plus en hauteur mais toujours avec un accès sur l'Ourthe, et qui épousera un avocat liégeois, Yvon Hanquet. Elle est décédée en 2006 et possèdait un certain nombre d'oeuvres du peintre Maurice Pirenne, auquel elle est apparentée par sa mère. C'est donc dans sa maison que je passe mes vacances en 1956
 

Bref les vacances à Hamoir et il y en aura plusieurs, sont pour moi, un véritable paradis, tout comme le sont les vacances à Anseremme et dans ces deux lieux, comme par hasard, il y a des cours d'eau, l'Ourthe à Hamoir et La Meuse à Anseremme. C'est dans la Meuse que j'ai appris à nager avec mon Oncle Lucien Brunin, à huit ans, mais je préférais l'Ourthe, plus sauvage, tout comme je préférais le canoë d'Hamoir, à la barque lourde et un peu plate que je manipulais à Anseremme. Avec le canoë, je redevenais le Peau-Rouge que j'étais depuis toujours. Et dans ces deux maisons, je fus un pêcheur invétéré. La photo de haut représente le lieu ou je passais des heures à pêcher le Barbeau sur une plage de cailloux, en plein courant, ce qu'on appelait la pêche au toucher. On y voit mon oncle Joseph Duesberg et son épouse Berthe Pirenne à gauche de la photo, les pieds dans l'eau. Cette photo date de 1904 ( La photo du bas, c'est la maison de ma tante Berthe, peinte au pastel par mon grand-oncle Maurice Pirenne) L'Ourthe, c'était une grande étendue de cailloux blancs, avec le lit du fleuve, presqu'à sec en été par endroits, avec tout le courant bouillonnant, s'échappant par une bande étroite tourbillonnante où je " ferrais" des barbeaux, poissons vifs comme l'éclair, costauds, barbus, casseurs de ligne, difficiles à sortir. Une sorte de pêche au saumon en miniature. Après quoi je leur rendais leur liberté

 


 

In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne
In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne

In Fine la maison de Berthe Pirenne, située au bord de l'Ourthe et son portrait. En 5 la maison de Berthe peinte par son cousin Maurice Pirenne

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 08:03

 en 1956

BIO 46  La Côte belge en 1956

 

Quant à la Côte belge au plus j'approche de mes dix-huit ans, au plus ce que j'en vis dans mon petit milieu bourgeois me devient insupportable. Je parle ici de la jeunesse dorée des années cinquante. Tout le monde n'a pas attendu "les Golden Sixties" pour se dorer la pilule. Je suis parmi ces jeunes, un garçon à part, le tennis excepté. Je me promène souvent seul sur la plage et non sur la digue, face à la mer, sur les brise-lames, et je plonge régulièrement dans l'eau, soit tôt le matin, soit au crépuscule. La vivifiante flache du Nord, après dix minutes de résistance aux vagues divagantes, on en a plein la gueule et on en sort avec un corps bouillonnant, les vaisseaux-non fantômes, seulement sanguins-frappés de plein fouet et une brûlure immédiate ressentie  dés que l'on se retrouve sur le sable mouillé. Une réaction de feu de bois, qui se met à crépiter et vous brûle tout le corps de part en part, de lame en brise-lames, de larmes en brise l'âme. Aucun rapport avec les eaux glauques, tièdes, transparentes, presque sans vagues de la Méditerranée, que j'aime pourtant tout autant, sinon plus. Car j'ai beau faire, je serai toujours à la fois du Sud et du Nord, avec tout de même un côté nettement plus solaire que glaciaire. J'aime bien Bergman mais ma peau est plus proche de celle de Fellini. Je n'aime pas le froid. Je l'affronte facilement, là n'est pas le problème. Le froid, Le Nord, pour moi, c'est la mort avant terme. C'est le cercueil anticipé. Mais le Sahara aussi c'est la mort. Trop de soleil tue. Moi je veux, pas mal de soleil et beaucoup de couleurs, et beaucoup de fleurs et je n'aime, dans les hivers, que la neige, rien que la neige, à cause de la lumière intense comme en montagne, la lumière mystique qui compense les feuilles mortes, comme le fait la lumière du Désert. Montagnes neigeuses d'extrême droite, déserts secs et pauvres d'extrême gauche. Extrême Nord, extrême Sud. Il y a un Sud de luxuriance et un autre Sud d'aride pauvreté.
 

Donc oui, c'est cette mer du Nord-là que j'ai appréciée, celle des brise-lames, des crevettes roses ou grises, des étoiles de mer, des couteaux, des tourelles, des crabes aux pinces dehors, des grandes vagues claquantes, écumantes, de la bise iodée et des grains de sables de verre sur ma peau granulée et dorée de vent salé, plus que de soleil soufré.
 

Mais retour en Juin 1956. J'ai le grand diplôme, je puis donc tout entreprendre mais ne sais trop ce que je veux faire. Je pense au journalisme mais ma mère me dit "Fais d'abord le Droit, on verra après ". La médecine, je n'en veux pas, je suis saturé: avec un arrière grand-père, deux grands-pères, un père et un oncle médecin, j'ai mon compte. Pourquoi pas les romanes au fond? C'est sans doute moins chic que le droit pour un fils de bonne famille !
 

Bio 46  La Mer du Nord en 1956
Bio 46  La Mer du Nord en 1956
Bio 46  La Mer du Nord en 1956
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Bio 46  La Mer du Nord en 1956
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:25

BIO 45    Mes sports

 

Quant au tennis, j'en joue, moi aussi. Je n'ai jamais pris de cours, ce qui restera pendant des années un handicap insurmontable, mais je suis volontaire et efficace. Je ne fais partie d'aucun club (déjà) mais je m'offre le plaisir de battre tous les fils de bonne famille, affiliés au Sart-Tilman ( The Club ), lors d'un grand tournoi scout, dont je remporte la finale. Je dois préciser néanmoins que je joue régulièrement lors de mes séjours à la Côte belge, surtout à Duinbergen, localité où je vais aussi devenir un des meilleurs champions de mini-golf, avec des scores inférieurs à 30 points (28 est mon record) pour 18 trous   le "bogey" , score idéal étant de 36 points, soit une moyenne  de deux essais par trou ). Mes performances sont régulièrement affichées aux vitres du petit chalet, où nous payons notre parcours, à l'entrée du Golf.
 

Aux scouts nous formons aussi une équipe de rugby et nous remporterons la finale de l'Inter-Troupes. Cette expérience ne durera qu'un an. Je suis le capitaine de l'équipe et le marqueur numéro un. Quand je suis lançé, personne ne peut m'arrêter. Ca n'a pas changé d'ailleurs.
 

En foot je suis inexistant. je ne suis pas attiré par les sports d'équipe. je joue dans la cour du Collège, c'est tout !
 

Je pratique couramment le vélo et la natation ( la nage indienne mais je ne suis jamais parvenu à nager convenablement le crawl, comme Tarzan ) et le ski occasionnellement, mais tout de même pendant un an tous les jours à St Moritz et j'ai eu la chance d'apprendre ce sport à l'âge de huit ans, à Morzine
 

Je suis un pongiste passionné. je me souviens de parties spectaculaires, à Martelange, chez les Kuborn où je fais le spectacle en 1954, ainsi qu'au Casino de Duinbergen (A l'armée je serai néanmoins copieusement battu par le Champion de Belgique, Pierrot Julien


Et n'oublions pas les interminables parties de balle pelote dans la cour du Collège, sport très à la mode dans les années 5O. Et aussi le patin à roulettes que je pratique durant des années, notamment avec ma mère, sur la Place de l'Eglise à Duinbergen le soir. Ma mère comme moi était sportive et casse-cou. Nous étions complices
à ce niveau. Et nous jouions aussi aux billes sur le tapis de l'appartement. On faisait des concours. Suzanne adorait organiser des jeux. Tout n'était donc pas  négatif avec elle. Loin de là. Mais à cette époque je ne réalisais pas bien ce qu'il se passait ou tout simplement je ne voulais pas voir

 

Bref une jeunesse très sportive et ce n'est pas fini puisque je pratiquerai ensuite, la boxe à 25 ans et le Karaté à 40 !
 

Il est clair que ma révolte commence à sortir, avec un terrible besoin de m'affirmer et de vaincre. Je ne suis pas spécialement costaud mais j'ai une énergie intérieure crépitante. Je cours très vite et je suis souple. Quand des scouts me poursuivent en forêt, celà fait partie de nos jeux, je suis le Cerf et ils sont la Meute ; c'est moi qui lance le défi; je pars un peu avant eux et ils doivent me rejoindre et me cerner de toutes parts; ils n'y arrivent jamais. Parfois je suis encerclé. et  je parviens toujours à me faufiler entre les arbres  et je disparais définitivement, sans que l'on puisse me retrouver. Je suis le gibier de leurs battues et je me défends à mort. Le sens d'une telle attitude me semble clair aujourd'hui "Personne ne m'aura jamais" (Jamais plus?)
 

Cette rhétorique qui touche à sa fin, nous rassemble régulièrement, nous les grands jeunes hommes, qui sentons que nous allons être bientôt disséminés un peu partout. Plusieurs rencontres sont organisées dans la nouvelle maison de mes parents ( ma mère adore les jeunes ) que nous occupons depuis Février 1956. J'éprouve en cette fin d'études, le besoin de développer musculairement mon corps au niveau du torse et des bras. Je traîne  en effet un complexe depuis les primaires; je suis incapable à l'examen de gymnastique de réussir la moindre traction des bras, même pas un début d'arrachage à la pesanteur, alors que la majorité de mes amis en réussit au moins deux. Alors dans ce grand jardin de 50 ares, entre deux poiriers, j'ai installé une barre de fer et tous les jours, je m'entraîne à faire des tractions. Et un jour, alors que tous mes condisciples sont à la maison, je les  invite à un concours de tractions  à la barre fixe et je les bats à plate couture. J'en réalise une dizaine sous leurs regards ahuris. C'est d'ailleurs à cette époque que je vais m'abonner au cours par correspondance de Robert Duranton "Le plus bel athlète d'Europe" et queje vais recevoir de Monaco, un magnifique colis d'haltères, avec des planches d'exercices quotidiens et exigeants. Je m'appuierai trois mois d'affilée pour commencer et continuerai à m'entraîner pendant des années et même à faire de l'haltérophilie en salle, dés la fin 1958, mais pendant quelques mois, seulement !

Bio 45   Les sports dans ma jeunesse
Bio 45   Les sports dans ma jeunesse
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