Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
 


LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


POUR TRADUIRE MON TEXTE DN ALLEMAND OU EN ANGLAIS CLIQUEZ CI-DESSOUS

 

Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

<a href=

Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

<a href=

  

J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Articles Récents

  • PLOTIN et ses Enneïades
    Plotin Plotin Plotin Naissance 205 Lycopolis, Égypte Décès 270 Naples, Campanie, Italie École/tradition Néoplatonisme Principaux intérêts Métaphysique, hénologie, épistémologie, éthique, art Idées remarquables L'Un, procession et conversion, émanation...
  • En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
    FATBARDHA SULAJ ECRIVAIN ALBANAIS..." L'OMBRE FEMININE" par Christian Vancau, mardi 13 décembre 2011, 15:56 Elle habite HEKAL a 144 Kms au Sud-Est de TIRANA , près du site archéologique de BYLIS et elle est institutrice. Cette jeune femme a appris le...
  • @mfeymery @VancauChristian
    @mfeymery @VancauChristian Christian Vancau (@VancauChristian) February 20, 2017
  • Mes BROUS de NOIX
    Rien que de l'eau et du brou de noix sur du papier 0.65 / 0.86, papier étalé sur une table, sans aucun projet de départ.? Ce n'est qu'ensuite que les formes ont été travaillées, en brunissant fortement les arrières-plans et sans retoucher les figures...
  • Les Pierres peintes de Christian Vancau
    Sur mon territoire à Moircy-Libramont, Pierres fracassées à la masse dans ma maison en ruines en 1978-79. D'anciennes mangeoires. Obligé de fracasser, sinon impossiblité de mettre des meubles le long des murs. En ce temps-là, j'étais marié et père de...
  • PARIS en Octobre 2010 - Balade à St Germain-des-Prés
    Après Gainsbourg, je remonte sur St Germain des Prés par la Rue Bonaparte. Il doit être dans les 15 heures, à peu près, ce dimanche 10 octobre. C'est la toute grande foule? Il n'y a plus de place au Bvd St Germain, les terrasses sont bondées, les gens...
  • ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
    Romain Rolland Romain Rolland Romain Rolland en 1914. Données clés Naissance 29 janvier 1866 Clamecy ( France-Bourgogne) Décès 30 décembre 1944 (à 78 ans) Vézelay ( France ) Activité principale Écrivain, philosophe Distinctions Prix Nobel de littérature...
  • Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Christian Vancau devant le Monument François Mitterrand ce 4 septembre 2014 - Nous sommes à l'Oppidum de Bibracte ce jeudi 4 septembre 2014 à 15h30, après avoir quitté AUTUN, très exactement devant le Musée de Bibracte qui se trouve au pied du Mont Beuvray....
  • Vancau-Fragments d'Atelier-Mes Mythologies personnelles
    Ces photos de mon atelier ont été prises cet été 2010 par mon amie Anniki Van Damme, qui a un très beau regard.... Je vous invite à venir y farfouiller comme on le fait dans un grenier ou dans des boites à souvenirs Et d'abord mon coin " Musique et Photos-souvenirs...
  • Christian Vancau, Archéologue de l'Inconscient- A l'intérieur de ma maison
    Un peu partout dans ma maison au hasard de ma promenade intérieure de ce 24 novembre 2011. Mon territoire est un chantier archéologique mâtiné de culture contemporaine. Mais la sauvagerie, y est omni-présente. Je ne suis ni de ce monde, ni de cette époque....Territoire...

Pages

Texte Libre


-->
<

Texte Libre

Texte Libre


Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

Texte Libre

COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song

Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:42

Plotin

 

 

L'originalité de la pensée de Plotin tient dans sa réflexion, à partir de Platon et d'Aristote, sur la nature de l'Intelligence, et sur l'au-delà de l'Intelligence, à savoir l'Un. Pour Plotin, l'univers est composé de trois réalités fondamentales : l'Un, l'Intelligence et l'Âme. L'homme, partie du monde sensible, doit par l'introspection remonter de l'Âme à l'Intelligence, puis de l'Intelligence à l'Un et accomplir ainsi une union mystique avec le Dieu par excellence.

 


Biographie

On sait peu de choses de la vie de Plotin. La plupart de nos connaissances à son sujet viennent de Porphyre dans la biographie qu'il consacra à son maître, la Vie de Plotin, en introduction à son édition des Ennéades entre 300 et 301. La pauvreté de nos informations au sujet de Plotin peut s'expliquer par le peu de place qu'il accorde dans sa philosophie à l'individualité de la personne humaine, celle-ci constitue un obstacle majeur à la quête du philosophe vers la sagesse, dans l'identification de l'homme avec l'Un, premier principe à l'origine du monde.

 

Selon toute vraisemblance, Plotin naquit en 205, à Lycopolis (Égypte), ville qui appartenait alors à l'Empire romain, probablement au sein d'une famille de hauts fonctionnaires romains. À 28 ans Plotin partit étudier la philosophie à Alexandrie, auprès d'Ammonios Saccas, qui devint son maître pour onze années, de 232 à 243.

 

À 39 ans, en 244, son intérêt pour les philosophies orientales et indiennes le poussa à rejoindre l'armée de Gordien III qui marchait contre la Perse. Cette armée vaincue, Gordien tué en 244, Plotin dut, non sans difficulté, se réfugier un temps dans la ville d'Antioche.

 

Plotin gagna ensuite Rome, où il rassembla quelques disciples dans une école philosophique, l'école néoplatonicienne de Rome (246), sous le règne de l'empereur Philippe l'Arabe. Il faut comprendre le terme école de manière très large. Ce n'était pas une institution, mais plutôt une association informelle de personnes.

 

Il enseignait en grec dans la maison de Gémina, la femme du futur empereur Trébonien et s'attira la protection de l'empereur Gallien. Son enseignement était essentiellement oral ; il eut pour disciples Porphyre de TyrAmélius, Paulinus de Scythopolis (qui était son médecin traitant), et quelques hommes influents, les sénateurs Castricius Firmus, Marcellus Orontius, Sabinillus et Rogatianus. Il fallut attendre 254 pour qu'il commence à rédiger des textes, qui formeraient plus tard son œuvre fondamentale : les Ennéades.

 

En 268, Plotin envoya son disciple Porphyre, en proie à des pensées suicidaires, loin de l'atmosphère de Rome, à Lilybée en Sicile, espérant qu'il y pourrait trouver repos et apaisement. En 269, Amélius le quitta pour rejoindre l'école néoplatonicienne de Numénios d'Apamée. Après l'assassinat de Gallien, Plotin, très proche de l'ancien empereur, dut quitter Rome. Accablé par la maladie, il fut accueilli en Campanie, dans les propriétés de son disciple Zéthus. Il mourut à Naples, en 270, des suites de sa maladie (probablement une tuberculose) assisté par Eustochius, dernier disciple resté à son chevet.

 

Durant les deux dernières années de sa vie, Plotin continua à écrire et envoya ses traités en Sicile à Porphyre pour que celui-ci les corrige et les édite par la suite. Porphyre s'exécuta en publiant les Ennéades entre 300 et 301, complétées en introduction par une courte biographie de Plotin. Porphyre ne se contenta pas de compiler les œuvres de Plotin, il les sépara ou fusionna pour les classer dans un ordre particulier.

 

À la fin de son œuvre, Vie de Plotin, Porphyre confie que son maître avait réussi à atteindre par quatre fois l'union mystique avec Dieu.

 

L'influence de Platon

Plotin connaissait bien ses prédécesseurs philosophes. Dans ses traités se trouvent de nombreuses allusions (explicites ou non) à Aristote, aux péripatéticiens, au stoïcisme, à l'épicurisme ou encore aux gnostiques auxquels il s'opposait. Mais Platon reste la principale influence sur Plotin, de là cette expression de néoplatonisme attribuée à la doctrine plotinienne. Plotin prend chez Platon des thèmes importants : la transcendance de l'Un comme premier principe (Le Parménide), le problème de l'un et du multiple, la théorie des Idées (La République), les genres de l'être (Le Sophiste), ou l'intérêt pour l'amour (Le Banquet). Il se présente d'ailleurs comme un exégète de l'enseignement de Platon :

« La Cause étant l'Intelligence, Platon nomme Père le Bien absolu, le Principe supérieur à l'Intelligence et à l'Essence. Dans plusieurs passages, il appelle Idée l'Être et l'Intelligence. Il enseigne donc que du Bien naît l'Intelligence ; et de l'Intelligence, l'Âme. Cette doctrine n'est pas nouvelle : elle fut professée dès les temps les plus anciens, mais sans être développée explicitement ; nous ne voulons ici qu'être les interprètes des premiers sages et montrer par le témoignage même de Platon qu'ils avaient les mêmes dogmes que nous. »

— Plotin, Ennéades V,1 [10]

 

Tout en se tournant vers Platon et en se plaçant sous son autorité, Plotin l'adapta à sa propre pensée. Sa lecture de Platon eut une importance telle qu'elle influença longtemps la compréhension du platonisme originel, notamment en surévaluant la place de la contemplation dans l'œuvre de Platon.

 

Doctrine

 
Plotin et ses disciples.

Les trois hypostases

Plotin est connu avant tout pour sa compréhension du monde qui fait intervenir trois « hypostases » :

  • L'Un ou le Bien (ἕν, en grec)
  • L'Intelligence (l'Intellect, νοῦς, en grec)
  • L'Âme du monde (ψυχή, en grec)

 

En réalité, le terme d'« hypostase » ne fut introduit que tardivement par Porphyre (dans le titre de Ennéade V, 1 [10] : Sur les trois hypostases qui ont rang de principes) pour désigner ces trois principes fondamentaux à l'origine du monde. Si Plotin emploie bien le terme, il ne l'utilise cependant jamais dans un sens différent de son acception courante à l'époque, signifiant « existence ». L'Un, l'Intelligence et l'Âme sont les trois principes d'où découle le monde sensible, et fonctionnent comme trois niveaux de réalité distincts.

 

L'Un est le principe suprême pour Plotin : il est sa propre cause et la cause de l'existence de toutes les autres choses de l'univers. Il n'a besoin d'aucun autre principe d'ordre supérieur pour « exister ». Assimilé au Bien par Plotin qui reprend, pour expliquer sa fonction, l'image du Soleil dans La République de Platon (voir allégorie de la caverne), il ne contient en lui aucune multiplicité, aucune altérité, aucune division et il n'est pas sujet au changement ; il est entièrement Un. Les explications de Plotin sur la nécessité d'un tel principe s'enracinent dans la tradition pré-socratique qui cherche une explication simple et ultime à des phénomènes complexes. Plotin a trouvé ce principe dans la République de Platon et dans le Parménide.

 

L'Intelligence, elle, dérive de l'Un qui est son principe. Elle contient en elle tout le pensable, c'est-à-dire l'ensemble des idées ou des intelligibles ou des Formes au sens de Platon. À ce titre, l'Intelligence est le lieu par excellence de la réalité et de la vérité. Elle est l'être véritable. Elle contient en elle la multiplicité des idées. Pour Plotin sans ces Formes, il n'y aurait pas de justification non arbitraire pour déclarer qu'une chose a telle ou telle propriété. Sans le postulat du Un, les Formes seraient éternellement désunies. Pour lui « L'intellect est le principe de l'essence… ou de l'intelligibilité comme l'Un est le principe de l'existant ».

 

L'Âme du monde, enfin, a son principe dans l'Intelligence et est, elle-même, principe du monde sensible. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'Un, le monde comporte en lui une part de plus en plus grande de diversité, il perd donc en unité et en perfection. L'Âme se décline par conséquent à des degrés divers : l'Âme du monde est la plus parfaite, tandis que chaque âme a son propre degré de perfection. L'Âme déploie dans le temps le contenu de l'Intelligence. L'âme n'est pas comme chez Aristote principe de vie, elle est l'activité la plus élevée de la vie. Il existait déjà un concept (beaucoup moins développé) d'âme du monde chez Platon.

 

L'Âme du monde étant le principe du sensible, elle est elle-même au-dessus du sensible en tant que tel, qui en est séparé.

 

L'émanation de l'univers

En plus d'être constitué par trois principes fondamentaux, comme trois couches géologiques superposées, le monde, l'ensemble de ce qui existe, selon Plotin, obéit à une logique très spécifique. Le monde, dans son entièreté, émane de l'Un dans un mouvement logique qu'on appelle la « procession », et qui, dans son sens logique (pratiquement identique à son sens métaphysique, car la philosophie de Plotin est un idéalisme), ressemble beaucoup au concept platonicien de participation (une chose « procède » de ce dont elle participe, et inversement). La nature de l'Un, qui est le principe premier selon Plotin, est telle que de lui émane nécessairement le reste du monde. Cependant, pour Jean-Louis Chrétien, Lloyd Gerson et d'autres philosophes, le mot émanation peut induire en erreur. En effet, il ne faut entendre par là ni un processus temporel ni la division d'une unité potentiellement complexe (car, l'Un étant absolument un et donc absolument simple, il ne peut avoir en lui nulle complexité, et s'il donne lieu au monde et à sa complexité, c'est que « le Bien donne ce qu'il n'a pas » : il n'a rien d'autre que lui-même et ne se donne pas lui-même) ; l'émanation est comprise plutôt « en termes de dépendance ontologique atemporelle ». D'autres termes, comme celui de « dérivation », ont été proposés pour le remplacer.

 

L'émanation explique d'une part que l'Un engendre l'Intelligence. Ensuite, l'Intelligence, elle-même sujette à la procession, engendre une réalité inférieure à elle, l'Âme et, enfin, l'Âme produit à son tour le monde sensible qui lui n'est plus le principe de rien du tout. D'autre part, la théorie de l'émanation montre que la procession est un processus logique qui ne dépend pas de la volonté d'un Créateur. Cette attitude vis-à-vis de l'origine du monde constitue une différence capitale entre le néoplatonisme païen (de Plotin) et le néoplatonisme chrétien d'un saint Augustin. En effet, ici contrairement aux penseurs juifs et aux premiers chrétiens, il n'y a aucun « acte » créateur à l'origine du monde, il n'y a aucune volonté divine à l'œuvre dans la création. L'Un donne naissance à tout, sans qu'il faille voir là l'action de sa volonté, à proprement parler.

 

La différence n'est d'ailleurs pas que dans l'origine du processus d'émanation ; elle est aussi interne à ce processus, car ce qui est engendré par l'Un (puis par l'Intelligence, puis par l'Âme, et ainsi de suite) est entièrement fait d'un seul coup : la succession n'est pas chronologique, mais uniquement logique, c'est-à-dire structurelle, pratiquement dialectique (comme dans l'idéalisme de Hegel) ou cognitive. De ce fait, il est impossible de distinguer un avant, un pendant et un après l'émanation, et il est donc également impossible de parler de création, y compris dans le sens d'une création sans intention de créer ni créateur. Contrairement à l'émanation par laquelle la lumière s'éloigne du soleil, l'émanation de Plotin n'est pas un mouvement ni un changement au sens strict de ces termes, et il n'y a donc dans la philosophie de Plotin d'émanation qu'en un sens métaphorique. Pour toutes ces raisons, Plotin est un défenseur radical de l'éternité du monde ; pour lui, le monde n'a jamais eu de commencement. Malgré cela, sa pensée eut une influence considérable sur de nombreux philosophes chrétiens, dont certains même se sont contentés de la modifier afin de l'adapter.

 

L'Un est immuable et immobile, il n'a pas d'esprit, pas de volonté. Il est absolument transcendant et, à ce titre, il serait erroné de penser que le mouvement de procession d'où naît l'Intelligence l'affecte en quelque façon que ce soit. L'Un n'y perd rien, il ne se divise pas non plus, ni ne se morcelle en une multitude d'êtres inférieurs. Il reste entier mais « déborde » en quelque sorte vers les niveaux de la réalité qu'il domine et soutient. L'Un se comporte à l'égard du réel un peu comme le Soleil qui, par ses rayons, donne aux objets la possibilité d'être vus, sans pour autant que l'intensité de sa lumière en perde quelque chose.

 

L'Un est absolument transcendant, mais il est aussi immanent en tout. Il n'est nulle part, mais il est partout. Tout a rapport, à des degrés divers, à l'Un, qui est la mesure de toutes choses. Puisque tout est issu de lui, directement (dans le cas de l'Intelligence) ou indirectement, puisqu'il n'y a pas de séparation entre l'Un et le monde comme entre Dieu et sa création, tout est également lié à lui. Il est donc possible de retrouver en chaque être la trace de ses principes supérieurs. Ce mouvement de retour vers ses propres principes, complémentaire à la procession, est appelé la « conversion », et jouera un rôle primordial dans la mystique de Plotin.

 

L'Un, le Bien et le mal

 

« Pour Plotin, la matière est identifiée au mal et à la privation de toute forme ou intelligibilité ». Sur ce point, il est consciemment en opposition avec Aristote pour qui la matière n'est pas privée de toute intelligibilité. Le problème est qu'alors, le mal qui est la matière est produit par l'Un qui est le bien. C'est la thèse gnostique. Mais Plotin raisonne différemment. Le début du mal réside dans la séparation de l'Un par l'intellect. En effet, la matière, le monde sensible en général, est le dernier degré de développement de l'Un. Elle est associée au mal et à la nécessité. Le mal est donc pour lui ce qui est le plus privé de perfection ; c'est un défaut de bien.

« De manière générale, il faut poser que le mal est un défaut de bien. Il est nécessaire que se manifeste ici-bas un défaut de bien, car le bien se trouve alors en autre chose. »

— Plotin, Ennéades III, 2 [47]

En fait la matière est le mal seulement lorsqu'elle devient la fin ou le but, de sorte qu'elle empêche le retour vers l'Un. Le corps humain n'est pas le mal en soit, il ne le devient que si l'être humain s'attache à son corps et l'idolâtre. De sorte que « le mal dans les corps est l'élément en eux qui n'est pas dominé par la forme ».

Le statut ambigu du corps

 

Pour Plotin, le corps ne semble jamais être autre chose que la prison de l'âme. En effet, la matière, le monde sensible en général, est le dernier degré de développement de l'Un comme nous l'avons vu. Pour atteindre la sagesse, l'homme doit accorder à son âme toute l'attention, au détriment même de son corps. Il doit se tourner vers la raison et éviter à tout prix de se laisser perturber par son environnement extérieur qui ne fait que le détourner de ce qu'il a en lui de proprement humain.

 

Mais cette apparente superfluité du corps résiste difficilement à une analyse plus poussée. En dépassant la première lecture, il faut se demander si Plotin encourage réellement l'homme à se débarrasser de son corps. En effet, Plotin sauve Porphyre du suicide, et il indique dans son apologie de l'amour qu'il est possible d'aimer les corps ici-bas, sans incliner vers le mal, à partir du moment où la beauté des corps est comprise comme la trace du Beau dans le monde sensible. Ainsi l'Un et l'Intelligence ne sont pas perdus dans la matière, ils y sont toujours bel et bien présents, mais à un degré moindre.

 

Pour Pierre Hadot, ce n'est pas le corps en tant que tel que Plotin rejette, au contraire il prenait lui-même soin de son corps, mais les affections susceptibles de venir perturber l'âme en ce corps :

« Ce n'est donc pas par haine et par dégoût du corps qu'il faudra se détacher des choses sensibles. Celles-ci ne sont pas mauvaises en elles-mêmes. Mais le souci qu'elles nous causent nous empêche de faire attention à la vie spirituelle dont nous vivons inconsciemment. »

— Pierre Hadot, Plotin ou la simplicité du regard

 

La question du bonheur et du mal

Plotin affirme d'emblée que « le bonheur se trouve dans la vie », mais il faut bien se garder de penser que Plotin encourage par-là un quelconque hédonisme. Il faut comprendre la vie en un sens bien particulier : il s'agit ici de la vie conforme à l'Intelligence. Ce type de vie est seul à pouvoir offrir un réel plaisir à l'homme. L'homme, pour être heureux, doit utiliser sa volonté pour tendre vers le bien jusqu'à s'y identifier : il doit donc se tourner non pas vers les éléments du monde sensible qui n'ont qu'un degré très limité de bonté, mais vers l'Intelligence qui est directement issue de l'Un (ou du Bien).

 

Le bonheur n'a rien de commun avec le corps, le monde sensible, ou la matière, en qui est présent le mal. Néanmoins, contrairement aux gnostiques, Plotin ne pense pas que le mal soit une puissance active et réelle.

 

 

 

Les niveaux du moi[modifier | modifier le code]

Pour Plotin, « le moi humain n'est pas irrémédiablement séparé du modèle éternel du moi tel qu'il existe dans la pensée divine » que nous pouvons lors d'expériences spirituelles nous identifier à ce moi éternel. Plotin écrit

 

« Et, s'il faut avoir l'audace de dire avec plus de clarté…notre âme non plus ne s'est pas enfoncée en sa totalité dans le sensible, mais il y a quelque chose d'elle qui demeure toujours dans le monde spirituel (IV 8,8,1.) »

 

Plotin se pose alors la question de savoir pourquoi nous utilisons si peu voire pas ces capacités supérieures. Pour lui cela vient du fait que nous n'en sommes pas conscient car la conscience est située entre « la vie silencieuse et inconsciente de notre moi en Dieu, la vie silencieuse et inconsciente du corps ».

 

Pour atteindre la sagesse et le bonheur, l'homme doit continuer ce mouvement introspectif, la conversion, jusqu'à retrouver en lui l'Intelligence et, au-delà d'elle, l'Un dont elle est issue. Cet idéal du bonheur (que Plotin semble avoir atteint quatre fois durant les six années où Porphyre était dans son entourage est une union mystique avec Dieu, la contemplation de Dieu dans l'extase. André Bord rapproche ainsi la philosophie de Plotin des visions extatiques de saint Jean de la Croix, dans la mesure où elle préfigure la conception chrétienne de l'âme incarnée pouvant se tourner vers Dieu, par l'introspection

Les Ennéades

Présentation

Les œuvres de Plotin ont été éditées par Porphyre de Tyr qui les a présenté en six Ennéades comprenant chacune neuf traités (Ennéade en grec veut d'ailleurs dire neuf). Ce regroupement est thématique et non chronologique. On sait par exemple que le premier traité de la première Ennéade est chronologiquement l'un des derniers qu'a écrits Plotin.

 

L'Énnéade une est dévolue aux questions éthique, la deux et la trois à la philosophie naturelle et à la cosmologie, la quatre à des questions relatives à l'âme, la cinq à l'Intelligence, la six aux nombres en général et à l'Un en particulier. Les écrits constituant les Énnéades sont de taille très diverses allant de deux ou trois pages à une centaine. Ils semblent être des réponses écrites à des questions ou problèmes soulevés lors des cours que donnait Plotin.

 

Le langage de Plotin

Plotin n'est pas un auteur facile à lire ; même si ses traités sont courts, le vocabulaire toujours très dense résiste souvent à une appréhension directe ou immédiate. Chacun de ses traités, bien qu'il tente de répondre à une question particulière, ne peut faire l'économie de tout le système plotinien. Il faut donc souvent s'aider de connaissances extérieures (commentaires ou autres traités) pour saisir intégralement ce que veut dire Plotin.

 

Ce caractère ésotérique des écrits de Plotin est encore renforcé par l'utilisation particulière qu'il fait du langage. Pour Plotin, le langage ne peut pas rendre compte de toute la réalité. L'Un se dérobe à tout énoncé à son sujet ; étant au-delà de l'être, au-delà de la vérité, il est impossible de dire quoi que ce soit à son sujet. L'Un est ineffable ; on ne peut lui attribuer aucune détermination particulière. En cela, Plotin est le père de la théologie apophatique, ou théologie négative. Le seul discours possible sur l'Un est un discours négatif ; on ne peut pas dire ce que l'Un est, on peut simplement essayer de l'approcher en disant ce qu'il n'est pas, ou en parvenant à le contempler :

« Qu'on le saisisse donc lui-même en prenant notre essor à partir de nos propos : on le contemplera alors, bien que l'on soit incapable de parler comme on le veut. Mais si on le voit en soi-même en abandonnant tout discours, on soutiendra qu'il est par lui-même ce qu'il est. »

— Plotin, Ennéades VI,8 [39]

 

Pourtant, Plotin ose parfois des assertions fortes au sujet de l'Un. Mais il faut bien comprendre que celles-ci ont un statut particulier. Elles relèvent de la métaphore (« Il est à la fois objet d'amour et lui-même amour, c'est-à-dire qu'il est amour de soi ») et n'ont d'autre usage que la persuasion. En effet, les traités de Plotin se veulent la transcription de débats vivants et des échanges ou objections faites à Plotin lors de ses cours et, à ce titre, l'usage de la métaphore est nécessaire pour tenter de faire comprendre ce qu'est l'Un à un auditoire diversifié. De la même façon, le discours mythique vient encore renforcer l'attirail de Plotin pour parler de ce dont on ne peut rien dire. Plotin comprend le mythe, non comme un récit fabuleux de quelque poète antique, mais comme un discours à finalité didactique, qui permet de rendre accessible à la raison humaine quelque chose qui dépasse de loin ses capacités.

Influence de Plotin

Influence sur la philosophie

 
Buste de Marsile Ficin, traducteur de Plotin à la Renaissance, par Andrea Ferrucci à la cathédrale de Florence.

Plotin eut une influence majeure sur toute la philosophie antique après lui puis sur toute la philosophie médiévale. Il fut le responsable d'une résurrection magistrale de Platon et Aristote durant l'Antiquité, et alla même plus loin encore puisqu'il parvint à les réconcilier et à créer une synthèse de toute la philosophie grecque, si bien que la plupart des philosophes non-manichéens et non-chrétiens originaires de l'Empire romain furent inspirés ou du moins profondément marqués par le néoplatonisme. Cependant, peut-être en partie grâce à des influences communes comme celle de Philon d'Alexandrie, son rayonnement fut considérable même parmi les chrétiens, pour commencer sur Augustin d'Hippone, puis, à travers lui, sur toute la philosophie moderne. Il fut également à l'origine d'un courant mystique tenace dans le christianisme médiéval, dont quelques représentants sont Boèce et le Pseudo-Denys l'Aréopagite, et qui resta important même à l'époque de la scolastique, avec par exemple Robert Grossetête et Nicolas de Cues. Pour finir, sa pensée fut au cœur de celles des philosophes byzantins du Moyen Âge, les chrétiens (dont Michel Psellos) comme les très rares non-chrétiens (dont Gémiste Pléthon).

 

Ces influences sont cependant indirectes pour la plupart, jusqu'à la redécouverte de Plotin à l'époque moderne. L'édition de l'œuvre majeure de Plotin, les Ennéades, fit de Plotin le principal interprète de la pensée de Platon quasiment jusqu'au xixe siècle. Grâce à la traduction de Marsile Ficin en 1492, la pensée de Plotin put se déployer à l'Ouest de l'Europe où elle a marqué les écrits d'Érasme, de Thomas More et au xviie siècle les platoniciens de Cambridge. À travers Proclos, qui en était extrêmement proche, elle influença également Leibniz. Enfin, elle marqua l'idéalisme allemand au xixe siècle, tout spécialement Hegel, et de nombreux métaphysiciens importants du xxe siècle, dont Bergson et Deleuze. Aujourd'hui encore, Plotin continue d'inspirer des penseurs reconnus comme Pierre Hadot et Jean-Louis Chrétien.

Repost 0
Published by Christian VANCAU
commenter cet article
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 16:09
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
 
   albania-mineral-map
 

FATBARDHA SULAJ ECRIVAIN ALBANAIS..." L'OMBRE FEMININE"

par Christian Vancau, mardi 13 décembre 2011, 15:5615725 10899442578Fadbartha Sulaj

  carte geographique albanie

Elle habite HEKAL a 144 Kms au Sud-Est de TIRANA,Tirana800px-Boulevard, Tirana près du site archéologique de BYLIS   Albania Byllis theatre Albania Byllis-01-Albet elle est institutrice. Cette jeune femme a appris le français et j'ai tout de suite compris qu'elle voulait sortir de son ghetto et communiquer avec la culture occidentale. Nous sommes donc "entrés en courriel", en mars 2010. Je l'aidais à perfectionner son français et en échange elle m'apprenait un peu d'albanais. Je suis allé jadis en bordure de son pays à plusieurs reprises,, au Montenegro et au Kosovo. A l'époque j'avais appris le Serbo-croate car j'allais régulièrement dans l'ex-Yougoslavie, mais cette langue n'a rien à voir avec l'albanais.

 

Et voici que fin mai 2011, Fatbardha m'envoie un texte qu'elle a écrit en français et qui aurait déjà été corrigé. J'ai frémi en voyant les multiples fautes d'orthographe et de syntaxe qui avaient été laissées. Mais je me suis dit que cette femme avait tellement de courage, le courage d'écrire dans une autre langue que la sienne. j'ai trouvé cela formidable et je me suis mis au travail. Tellement épique qu'il m'a fallu deux mois, juin et juillet. J'ai failli plusieurs fois abandonner. je ne comprenais pas le sens de certaines phrases, craignais de détourner son écriture originale, posais des questions à chaque page, tout cela par le Net.

 

A l'époque j'avais le tournage de mon film "Homme de Boue". Hugo Horiot était à la maison. Je luttais contre la sécheresse, en tirant ds mes étangs des tonnes de boues pour que mes poissons survivent. Je me suis accroché et voilà aujourd'hui il est là son livre en français, publié à Tirana. Je lui souhaite bien du succès. j'ai pu constater qu'une autre belge avait écrit une préface, Josiane Hubert. Je l'apprends à l'instant en allant chercher mon courrier à la Poste de Libramont. J'intègre donc son texte dans mon article.

 

Signaler que Fatbardha a une autre passion: la peintureX100 1052Image070Image393

 

"Fat, te perqafoj shume forte. Edhe une jame te puth shume. Ti je e bukur. Une jamne. Te dua. Dobroï vecero. Dasfidania "

.....

Fatbardha m'a appris l'Albanais...

Fatbardha au Lac d'Ohrid où je suis allé en 1968. Le Lac aux 3 frontières, Yougoslavie à l'époque, Albanie et GrèceLe lac le plus profond des Balkans et aussi un des plus vieux du monde avec une flore exceptionnelle, faisant partie du patrimoine de l'Unesco. Ce lac est sitié en Macédoine, à la frontière Est de l'Albanie. Voici l'Eglise byzantine San Johan (j'y suis allé)Ohrid San Johan dsc8258acr-copie-1Ohrid640-view-of-the-lakeohrida8wOhrid img 4703-1Et revoici Fatbardha à Bylis

Fatbardha dans les ruines de BYLIS

Toujours dans les ruines de Bylis

dans ses montagnes albanaises, les Crna gora comme on dit en Serbe (Montagne noire ou Montenegro)

Voici l'enveloppe qui m'est arrivée d'Albanie vendredi dernier

Le livre(recto))" L'Ombre Féminine" en albanais et en français

le verso

la page de garde

La Préface de David Laurençon

David Laurençon(suite)

David Laurençon(fin) l

La préface de Josiane Hubert

 

Voici un extrait du livre deFatbardha Sulaj, intitulé LA LANTERNE ROUGE

"La lumière envoie mille reflets dans chaque direction sur la petite route , l'ombre apparaît, son image s'agrandit sur les murs des maisons, dans les maisons rouges, une ombre rouge, une ombre couverte avec du satin rouge, elle ne marche pas, elle vibre légèrement. A peine perceptible, c'est effrayant, c'est gai. Un bruit bizarre casse sa trajectoire, comme un long flash, elle dessine la trace, c'est rouge, partout rouge et les pensées transmettent seulement les impulsions rouges. Pensées?. Que dis-je, les ombres n'ont pas de pensées, personne ne l'ignore, elles existent juste dans une autre dimension.

Puis-je dire ce que c'est ? Une ombre mystérieuse. Elle se démultiplie sur la route, au loin, comme la musique d'un tambour qui nous parvient, de plus en plus fort, l'ombre comme un drapeau qui claque dans l'air, le rouge plus que rouge. Les bruits se répètent, se répètent, l'ombre rit, rit de ses images qui ne sont plus très nombreuses, en voilà seulement encore une, encore le bruit. Chuuuuut...la dernière lanterne rouge s'est cassée. L'ombre, elle, est en train de rechercher touts les lanternes rouges pour n'être pas surveillée dans sa promenade "

Encore à Byllis164175 184606994889204 100000197134835 709823 2784830 n

 

HEKAL à quelques kilomètres de TIRANA, direction Sud-Est. Moi je suis allé sur le Lac d'OHRID, à l'Est, donc vraiment pas loinmap of albania

c

carte geographique albanie

 

Les Beaux paysages d'Albanie:

 

HISTOIRE

 

L'Albanie, le PAYS DES AIGLES, est une République d'Europe du Sud, ouverte sur la Mer Ionienne (Adriatique). Au Nord le Montenegro, au N.E le Kosovo, à l'Est la Macédoine et au Sud, la Grèce. Elle compte 2 millions 810.000 habitants (recensement de 2011), et 29.000 Kms2 de superficie. Les ancêtres des  albanais sont les ILLYRIENS (Indo-européens) qui apparaissent au 20e siècle avant J-C . Population en majorité musulmane. Pays occupé par l'Empire ottoman de 1478 à 1870.

 

L'Albanie proclame son indépendance le 28 novembre 1912 . Ensuite Ahmed Ben Zogulli, un chef de clan musulman, devient Premier Ministre, puis Président de la République, puis se fait proclamer Roi en 1928 sous le nom de ZOG (ou Zogu) Ier.. Il épouse Géraldine, une Princesse hongroiseZOG 1er

 

Enfin Mussolini l'annexe en 1939 en tant que protectorat italien. Occupée pendant la guerre 40 par les allemands et les italiens mais foyers de résistance nombreux.

 

En 1946 Enver HOXHA, stalinien devient Président de la République autonome d'Albanie. HOXHA se sépare de Staline et s'ouvre à la Chine n 1961.

Il meurt en 1985. Et en  1992, Sali Berisha est le 1er président démocratiquement élu.

 

L'Albanie est un pays montagneux à 70%, essentiellement agricole, tenu à l'écart du reste du monde par son dictateur Stalinien Hoxha pendant 40 ans, un pays qui auparavant fût entravé par la domination ottomane pendant 400 ans.

 

 

Les beaux paysages d"Albanie

  albania 7 galleryfull-1-copie-1albanian raind kurveleshialbanie-plage Un autre lac situé au Nord-Ouest de l'Albanie, à ULCINJE (J'y ai passé 10 jours à camper sur la plage en 1967) est le LAC de SHKODËRLac de SKöder au N-O (Ulcinje)800px-Grmozur

Hekal est une petite ville albanaise, située dans le district de Mallakastër et la préfecture de Fier.
La ville compte 4 717 habitants depuis le dernier recensement de la population.
Entourée par
Ballsh, Fratar et Qendër, Hekal est située à 6 km au sud-ouest de Ballsh la plus grande ville aux alentours.
Située à 298 mètres d'altitude, la ville de Hekal a pour coordonnées géographiques Latitude: 40° 33' nord
Longitude: 19° 43' 60'' est

 

 

.Byllis (grec moderne : Βυλλίς) était la plus grande cité d'Illyrie du sud, sur la rive orientale de l’Adriatique, dans le sud-ouest de l’Albanie, entre Fier et Gjirokastre. Proche d’Apollonie et de Buthrote, c'est un site archéologique de grande taille (30 ha), mais difficile d'accès sur un plateau dans les collines de Mallakastër à plus de 500 m au-dessus de la rivière Vjosa et donc peu visité.

Origine et fondation

Étienne de Byzance évoque la création légendaire de la cité par Néoptolème au retour de la Guerre de Troie probablement en raison d'une étymologie fantaisiste : Byllis / Ilion. De plus, selon cet auteur, un peuple voisin, les Amantini affirmaient être descendants des Abantes d'Eubée et s'être installés dans la région après cette même guerre de Troie1. D'autres étymologies fantaisistes font le lien avec Tbilissi et voudraient que les peuple local des Bylliones fût indo-européen originaire du Caucase.

Les fouilles archéologiques ont révélé une fondation dans la première moitié du IVe siècle av. J.-C.. Elle était sûrement le résultat d'un synœcisme de divers villages voisins dont Nikaia (près du village moderne de Klos), Gurezeza (près du village moderne de Cakran), Margelliç (près du village moderne de Patos), Rabije et Kalivaç près de Tepelen1.

Histoire

La région sous domination de rois locaux fut conquise vers 314 avant J. C. par Cassandre de Macédoine. La cité aurait ensuite été dirigée par des rois illyriens avec un intermède de domination par Pyrrhus Ier. La cité s'allia aux Romains contre la reine Teuta et devint colonie impériale à l'époque d'Auguste1.

Au début du IIIe siècle av. J.-C., la région autour de la cité s'était organisée en koinon (communauté) avec une constitution, des institutions et une monnaie de bronze. En 167 avant J. C. les Romains exigèrent l'arrêt de la frappe de la monnaie puis la transformation en colonie fit disparaître les institutions particulières remplacées par l'organisation coloniale romaine1.

À la fin du IVe siècle la ville fut presque entièrement détruite par les Wisigoths, mais reconstruite à l'époque de Théodose II. Elle fut alors siège d'un évêché. Au VIe siècle les invasions slaves entraînèrent son abandon définitif1.

Ville et monuments

Le plan de la ville de Byllis, ainsi que ses remparts (3,5 m de large, 9 m de haut et 2,250 m de long), ont pris leur forme définitive entre 370 et 350 av. J.-C. Quatre grands axes, larges de 8,3 m, traversaient la ville du nord au sur, à 134 m l’un de l’autre, croisant des rues tranversales de 6,6 m à tous les 64 m. Ainsi ont été déterminées des insulae de huit résidences, comme on en retrouve par exemple à Pompéi, en Italie du Sud, où elles sont plus petites et plus récentes.

Le cœur monumental hellénistique de Byllis comprend un théâtre érigé au IIIe siècle av. J.-C., d'une hauteur de 16 m, d'un diamètre de 78 m et pouvant accueillir 7 500 spectateurs; un grand portique dominant la Vjosa; une grande Agora (4 ha) bordée de stoas en équerre; un stade et un gymnase. Le stade est construit en partie sur une immense citerne (1 200 m3).

La plupart des vestiges visibles aujourd'hui datent de l'Antiquité tardive, notamment la cathédrale (Basilique B) et ses dépendances, qui constituent le plus vaste ensemble dégagé, les autres églises (Basiliques A, C, D, E), le rempart tardif élevé sous Justinien Ier, mais aussi des maisons urbaines (dont l'une à l'emplacement du monument dit de Terentianus), des citernes, etc.

Sources

Les premières sources historiques concernant les Billions se trouvent chez l’historien Grec Pseudo-Scylax, qui fait une description des côtes Illyriennes entre Byllis et l’antique Épire. Par la suite ont été retrouvées les inscriptions de l’Oracle de Delphes et de Dodone, les tablettes des Jeux olympiques antiques, mais surtout celles des Jeux Pythiques, auxquels les Billiones, qui parlaient l'illyrique et le grec, ont été invités comme des Hellènes. En plus, citons les œuvres de Étienne de Byzance, Pyrrhus II Roi d’Epire, les Romains Tite-Live, Jules César, Cicéron et Strabon.

Travaux archéologiques

En 1820, l’explorateur Britannique Henry Holland a fait la découverte des monnaies antiques et de mosaïques anciennes sur une des collines dominant la vallée de la rivière Vjosa, ce qui a attiré l’attention du consul local de France. Les premières fouilles ont été menées pendant la Première Guerre mondiale par des troupes autrichiennes stationnées dans la région de Mallakastër. Outre les recherches épigraphiques de Pierre Cabanes, les premières recherches archéologiques systématiques ont été menées pour le compte de l'Institut archéologique de Tirana par Neritan Ceka et Skënder Muçaj de 1978 à 1991. Une mission franco-albanaise a été créée en 1999 sous l'égide de l'Institut archéologique de Tirana et de l'École française d'Athènes pour assurer la publication de vestiges de l'Antiquité tardive puis, à partir de 2000, pour explorer le quartier de la cathédrale, les carrières et d'autres parties de la ville. Dirigée Skënder Muçaj et par Jean-Pierre Sodini, auquel a succédé Pascale Chevalier, la mission comprend actuellement des archéologues albanais (Institut archéologique de Tirana), français (École française d'Athènes, Université de Clermont-Ferrand, CNRS) et québécois (Université du Québec à Rimouski).

Notes et références

BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS
BYLLIS

BYLLIS

Le livre de Fatbardha;.." L'OMBRE FEMININE"

Voir ci-dessous

En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj

PEINTURES RECENTES DE FATBARDHA SUKAJ

En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Mes AMIES et AMIS
commenter cet article
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:54
Repost 0
Published by Christian Vancau
commenter cet article
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 14:48

 

Rien que de l'eau et  du brou de noix sur du papier 0.65 / 0.86, papier étalé sur une table, sans aucun projet de départ.? Ce n'est qu'ensuite que les formes ont été travaillées, en brunissant fortement les arrières-plans et sans retoucher les figures claires centrales. Une latte collée au sommet du papier et une à la base. Le papier est redevenu bois et a pris une densité, se gondolant à cause de l'eau, d'ou de nombreuses boursouflures. Le papier crépite dés qu'on le manipule. Ce sont des peintures sonores. Aucun fixatif. Et celà tient le coup allègrement depuis les années 97-98Brou de Noix 001Brou de Noix 002Brou de Noix 026Brou de Noix 028Brou de Noix 034Brou de Noix 031

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans OEUVRES PICTURALES
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:14

P1030409

 

Sur mon territoire à Moircy-Libramont, Pierres fracassées à la masse dans ma maison en ruines en 1978-79. D'anciennes mangeoires. Obligé de fracasser, sinon impossiblité de mettre des meubles le long des murs. En ce temps-là, j'étais marié et père de famille et il fallait mettre des meubles. J'ai viré tous ces débris pendant l'hiver 1978, dehors dans le jardin et au printemps, je les ai vus surgir de la neige, quelle merveille. Donc j'ai tout monté dans la grange et je les ai nettoyées , durcies et peints à l'huile, début des années 1980. En voici quelques uns. Au jourd'hui je n'ai presque plus de meubles, rien que des déchets d'oeuvres, dans toute la maison et des livres et un piano et deux guitares et aussi une chienne et une chatteP1030436P1030434P1030425P1030423P1030410P1030418P1030415P1030413P1030406-1P1030408

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans OEUVRES PICTURALES
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:37

Après Gainsbourg, je remonte sur St Germain des Prés par la Rue Bonaparte. Il doit être dans les 15 heures, à peu près, ce dimanche 10 octobre. C'est la toute grande foule? Il n'y a plus de place  au Bvd St Germain, les terrasses sont bondées, les gens mangent à trois mètres des pots d'échappement. Pas de place aux Deux Magots, ni au Café de Flore, ni chez LippLes 2 MagotsVerlaine, Rimbaud, Gide, Picasso, Simone de Beauvoir,Sartre et Hemingway et tant d'autres s'y sont attablés. Je pense qu'aujourd'hui, il y a peu de germano-pratins P1020066

Café de Flore

Brasserie LippPlan St Germain

A propos de Plan, voici ce dont je me suis servi durant tout mon séjour et je vous les conseille vivement. C'est le plan utilisé par les taxis parisiens. Il comprend toutes les rues de Paris, par arrondissement. Il coûte 8 euros 90

 

Grand Plan de Paris 

Mais revenons à St Germain-des-Prés, à son église, à son square arboré. Quelle lumière, quelle fraicheur !!!!

P1020059

P1020070

P1020071

P1020072

P1020073

P1020074

 

Et ce fabuleux portique "SEVRES" côté Boulevard St Germain.Quelq'un peut-il me dire de quoi il s'agit????

 

P1020075

P1020077

P1020076

Je reviens vers la place car j'entends de la Musique New-Orleans. Serait-ce l'orchestre de Claude Abadie,??

P1020060

Les voici ....et du plus pur Dixieland

P1020067

Lors d'une interruption, je vais leur parler et achète un de leurs 4 CDs. Leur nom, La Planche à Dixie

Dixieband Je redescends vers la rue St Benoît, afin de trouver une table au soleil, le Petit Zinc rue Apollinaire est à l'ombre, de même pour le Relais de l'EntrecôteLe Petit Zinc, rue ApollinaireP1020058et ouf il y en a enfin une de table au soleil, après plusieurs essais. Le Bonaparte au coin de la rue Bonaparte et de la rue Guillaume ApollinaireP1020088Le Bonaparte

Je commande une bouteille de rosé (50 cl) de Provence "Saint-Tropez car on s'y croirait. Et voici ce que je vois de ma table...hic... P1020082P1020084et rencontre un marocain, descendant direct de Mahommed. C'est un Berbère, il s'appelle Semlali et sa compagne est avocate-stagiaire à Paris. Nous discutons longuement car je suis décidé à me reposer, étant donné que je marche depuis le Musée Branly. Je n'ai pas mangé, il est trop tard. Je téléphonerai à mon amie Marie-Line Dominique Tillandsia Goldenberg pour qu'elle vienne me rejoindre "Elle est absolument désolée mais est en pleine réunion de famille, AH c'est bien ça.... J'adore les réunions de famille.Tant pis Dominique. J'ajoute "Familles =associations d'étrangleurs (Calaferte) elle rit mais ne vient tout de même pas. P1020085

Je vais rester là jusqu' à 18h00, et ne sachant plus marcher je vais prendre le Metro jusqu'à la Butte et rentrer à l'hôtel soigner mes pieds, une fois de plus. Des messages m'y attendent. Le tenancier me dit "Ce n'est pas pour me mêler de ce qui ne me regarde pas, Monsieur, mais vous êtes très demandé.." 

Vers 20h00, je pars seul au restaurant rue de la Butte-aux-Cailles, une excellent resto que je vous recommande vivement "CHEZ PAUL" an n°22. Tél: 01 45 89 22 11. On y mange et boit très bien. C'est un sympathique neo-bistrot établi sur la Butte depuis plus de 10 ans. Cadre sobre mais agréable, pour une excellente cuisine de bistrot. Accueil chaleureux. Le patron fait montre d'un humour discret et ce ne sont pas les bonnes idées qui lui manquent. Carte assez fournie: terrine de queue de boeuf, cochon de lait roti à la sauge sans oblier les suggestions du jour sur le tableau noir. Et puis quelle purée (Ah Allister si tu avais vu cette purée tu t'en serais mis plein la bavette !!!). Délicieux desserts (Dommage que tu ne sois pas venue Denise...)  Chez Paul

Chez Paul P1020105

P1020110

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans PARIS
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:01
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)

Romain Rolland

 
 
 
Romain Rolland
Description de cette image, également commentée ci-après

Romain Rolland en 1914.

 
Naissance
Clamecy (Drapeau de la France France-Bourgogne)
Décès (à 78 ans)
Vézelay (Drapeau de la France France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriturefrançais
MouvementPacifisme
Genres
roman, essai

Œuvres principales

Compléments

Romain Rolland, né à Clamecy (Nièvre) le et mort à Vézelay le , est un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915.

 

D’une culture sculptée par la passion de l’art et de la musique (opéra, Michel-Ange, Scarlatti, Lully, Beethoven, amitié avec Richard Strauss) et le culte des héros, il rechercha durant toute sa vie un moyen de communion entre les hommes. Son exigence de justice le poussa à souhaiter la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la Première Guerre mondiale. Il est animé par un idéal humaniste et la quête d’un monde non violent, par son admiration pour Léon Tolstoï, grande figure de la non-violence, par les philosophies de l’Inde (conversations avec Rabindranath Tagore et Gandhi), l’enseignement de Râmakrishna et Vivekananda, par sa fascination pour ʿAbd-al-Bahāʾ (il lui fait référence dans Clerambault), puis par le « monde nouveau » qu'il espérait voir se construire en Union soviétique.

 

 

Biographie

 
Maison où Romain Rolland a vécu à Vézelay de 1938 à 1944.
 
Plaque sur la maison où Romain Rolland a vécu à Vézelay de 1938 à 1944.

 

Issu d’une famille de notaires, il compte dans son ascendance des paysans et des bourgeois aisés. Il passe ses quatorze premières années à Clamecy, où il accomplit d'excellentes études au lycée de la ville. En 1880, sa famille s'installe à Paris, où il suit les cours du lycée Saint-Louis puis du lycée Louis-le-Grand. Il est reçu à l’École normale supérieure en 1886, où il se lie avec André Suarès et Paul Claudel. Il est agrégé d’histoire en 1889.

 

Il passe ensuite deux ans à Rome, de 1889 à 1891, comme membre de l’École française de Rome, où sa rencontre avec Malwida von Meysenbug – qui avait été l’amie de Nietzsche et de Wagner – ainsi que la découverte des chefs-d’œuvre de l’art italien, sont décisives pour la construction de sa pensée.

À son retour en France en 1892, il s’installe à Paris, épouse Clotilde Bréal et rassemble de la documentation pour ses thèses de doctorat. Les années suivantes, il enseigne l’histoire aux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand. En 1895, il obtient son doctorat de lettres en soutenant une thèse sur « Les origines du théâtre lyrique moderne. Histoire de l’opéra en Europe avant Lulli et Scarlatti ». Il est chargé de cours d’histoire de l’art à l’École normale supérieure. En 1900, il organise à Paris le premier congrès d’histoire de la musique.

 

En 1901, il divorce et s’installe seul au 162 boulevard du Montparnasse à Paris. À partir de 1904, il enseigne l’histoire de la musique à la Sorbonne. Son roman-fleuve Jean-Christophe, publié de 1904 à 1912, lui apporte la notoriété. En 1912, il démissionne de la Sorbonne pour se consacrer uniquement à son œuvre littéraire.

 

Romain Rolland pendant la Grande Guerre

 
Romain Rolland en 1921.

 

Romain Rolland est en Suisse lors de la déclaration de la Première Guerre mondiale, dont il comprend très vite qu’elle est un « suicide » de l’Europe. Bouleversé à l’idée du déclin de l’Europe et n’étant pas mobilisable du fait de son âge (48 ans), il décide de ne pas quitter le pays. Outre son engagement au sein de la Croix-Rouge, basée à Genève, il demeure aussi en Suisse afin de pouvoir librement diffuser ses œuvres. La plus célèbre est son appel pacifiste de 1914, Au-dessus de la mêlée, paru dans le Journal de Genève. Romain Rolland y condamne la violence. Restant « au-dessus de la mêlée », Rolland veut agir aussi bien vis-à-vis de la France que de l’Allemagne. En raison de ses idées, il est considéré par certains (fervents nationalistes ou non) comme un traître dans son pays. Outre-Rhin en revanche, il passe presque inaperçu.

 

Cependant, la publication de ses articles, à Paris, a eu un large écho dans la seconde moitié de la guerre : ils sont traduits en plusieurs langues — sauf en allemand. En novembre 1916, l'Académie suédoise décide de décerner à Romain Rolland le Prix Nobel de littérature de 1915, « comme un hommage à l’idéalisme de sa production littéraire et à la sympathie et l’amour de la vérité avec laquelle il a décrit les différents types d’êtres humains. »

 

Pour avoir critiqué les deux camps à propos de leur désir de poursuivre la guerre, de leur volonté d’obtenir une victoire destructrice, Rolland devient une figure non seulement du mouvement pacifiste international, mais aussi du mouvement de la Troisième internationale, aux côtés entre autres d'Henri Guilbeaux. En mai 1917, il adresse aux Russes un salut et une mise en garde :

« Que votre Révolution soit celle d’un grand peuple, sain, fraternel, humain, évitant les excès où nous sommes tombés ! »

 

En 1919, il rédige un manifeste et invite tous les travailleurs de l'esprit à le signer. Ce texte, la Déclaration de l'indépendance de l'Esprit, cherche à tirer les leçons de la guerre, en définissant une voie libre au-delà des nations et des classes.

 

Engagement politique

 

En avril 1922, Romain Rolland s’installe en Suisse, à Villeneuve, au bord du lac Léman. Quoique de santé fragile, il continue à travailler à son œuvre littéraire, voyage en Europe, et entretient un très vaste réseau de correspondance avec des intellectuels du monde entier. Depuis 1906, et jusqu’à sa mort, il est en relations épistolaires et amicales avec Alphonse de Châteaubriant, malgré d'importantes divergences politiques. Il entretient également une correspondance avec Hermann Hesse, Richard Strauss, André Suarès, Stefan Zweig, Alain (Émile-Auguste Chartier) René Arcos et Jean Guéhenno jusqu’à sa mort, en 1944.

 

À compter de 1923, et jusqu’en 1936, il entretient une discussion avec Sigmund Freud sur le concept de sentiment océanique que Romain Rolland puise dans la tradition indienne qu’il étudie alors avec ferveur. La même année, il préside à la fondation de la revue Europe, avec des membres du groupe de l'Abbaye, notamment René Arcos

 

En 1924, son livre sur Gandhi contribue beaucoup à faire connaître ce dernier (qu’il rencontrera à Villeneuve en 1931), et son engagement pour la non-violence.

 

Cependant, Romain Rolland finit par se détourner de la non-violence, qui n’apporte pas de remède à la montée des fascismes en Europe (Fascisme en Italie, NSDAP en Allemagne, Franquisme en Espagne6…). À partir de 1930, il s’engage en faveur de la défense de l’URSS, et d’autant plus lorsqu’Hitler arrive au pouvoir en Allemagne (30 janvier 1933). En 1934, Romain Rolland épouse une Russe, Maria Koudacheva. Il accomplit avec elle un voyage à Moscou en 1935, à l’invitation de Gorki. Au cours de ce périple, il rencontre Staline. Il est l’un des fondateurs du mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel.

 

Cependant, les procès de Moscou (août 1936 - mars 1938), puis le pacte germano-soviétique en août 1939, le convainquent de s’éloigner de l’action politique. En 1938, il a quitté la Suisse pour venir s’établir à Vézelay, qui tombe en zone occupée en 1940. Pendant l’Occupation, Romain Rolland garde le silence et poursuit son travail. Il tient son Journal, publié en 2012, et termine en 1940 ses Mémoires. Il met également une touche finale à ses recherches musicales sur Beethoven. Enfin, il écrit Péguy, paru en 1945, dans lequel ses souvenirs personnels éclairent la réflexion d’une vie sur la religion et le socialisme.

 

Avec Danielle ma compagne, nous sommes allés visiter en 2014, à Vezelay, la maison de Romain Rolland, où il mourut en 1944, devenue le Musée Zervoz. Le salon de Rolland avec son piano Pleyel a été conservée telle quelle. Voir photos ci-dessous

ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)

Romain Rolland et Stefan Zweig

 
Stefan Zweig en 1900.

Les deux hommes avaient quinze ans de différence. Le jeune Stefan Zweig a d’emblée été conquis par l’œuvre de Romain Rolland et plus encore par l’homme quand il aura l’occasion de le rencontrer. Il a été séduit par son humanisme, son pacifisme, sa connaissance de la culture allemande qui lui semble représenter une synthèse entre leurs deux cultures. Ils s’écrivent beaucoup : on a retrouvé 520 lettres de Stefan Zweig à Romain Rolland et 277 lettres de Romain Rolland à Stefan ZweigN 1.

Le 22 décembre 1912, à l'occasion de la publication de Jean-Christophe, Stefan Zweig publie un article dans le Berliner Tageblatt: « Jean-Christophe est un événement éthique plus encore que littéraire. »

Ils sont atterrés par la guerre qui commence et le 3 août 1914, Romain Rolland écrit :

« Je suis accablé. Je voudrais être mort. Il est horrible de vivre au milieu de cette humanité démente et d’assister, impuissant, à la faillite de la civilisation. »

Mais contrairement à Stefan Zweig, il se reprend vite et publie en 1915 l’un de ses textes les plus connus : Au-dessus de la mêlée. C’est l’opiniâtreté de Romain Rolland dans sa lutte contre la guerre qui sauve Stefan Zweig de la dépression et fait qu’il admire de plus en plus celui qu’il considère comme son maître. En 1921, Stefan Zweig publie une biographie de Romain Rolland intitulée Romain Rolland : sa vie, son œuvre.

Entre ces deux hommes, c’est l’histoire d’une grande amitié qui va se développer à partir d'une relation de maître à disciple, même si leurs voies vont quelque peu diverger sur la fin. Stefan Zweig fait connaître Romain Rolland en Allemagne, travaillant inlassablement à sa renommée. Il fait représenter son Théâtre de la Révolution et Romain Rolland lui dédie la pièce qu’il termine en 1924 intitulée Le Jeu de l’amour et de la mort avec ces mots : « À Stefan Zweig, je dédie affectueusement ce drame, qui lui doit d’être écrit. »

Durant cette période, ils se voient souvent, chaque fois qu’ils en ont l’occasion :

  • En 1922, Stefan Zweig est à Paris et l’année suivante, c’est Romain Rolland qui passe deux semaines au Kapuzinerberg ;
  • En 1924, ils sont à Vienne pour le soixantième anniversaire de Richard Strauss où Stefan Zweig présente son ami à Sigmund Freud qu’il désirait rencontrer depuis longtemps ;
  • En 1925, ils se retrouvent à Leipzig pour le festival Haendel puis ils partent pour Weimar visiter la maison de Goethe et consulter les archives de Nietzsche ;
  • En 1926, pour les soixante ans de Romain Rolland, paraît son livre jubilaire conçu en grande partie par Stefan Zweig qui va donner dans toute l’Allemagne de nombreuses conférences sur l’œuvre de son ami à propos de qui il a cette phrase magnifique : « La conscience parlante de l’Europe est aussi notre conscience. »
  • En 1927, c’est à Vienne qu’ils commémorent ensemble le centenaire de la mort de Beethoven. À l’initiative de Stefan Zweig, Romain Rolland fait partie des personnalités invitées aux festivités et ses articles, son hommage à Beethoven paraissent dans nombre de journaux.

Mais cette grande amitié va peu à peu buter sur des divergences à propos de la situation internationale. En 1933, Romain Rolland écrit sur Stefan Zweig : « Il est trop clair que nos chemins se sont séparés. Il ménage étrangement le fascisme hitlérien qui cependant ne le ménagera pas… » Stefan Zweig de son côté, éprouve les mêmes sentiments. En 1935, il écrit à sa femme Friderike : « La visite à Rolland, décevante hélas, il a l’air vieilli et fatigué. »

Adolf Hitler accède au pouvoir en janvier 1933. Pressentant la tragédie qui s'annonce, Stefan Zweig quitte l'Autriche en février 1934. Il se suicide en 1942 au Brésil. Romain Rolland meurt à Vézelay le 30 décembre 1944.

ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)

Jean-Christophe (roman)

 
 
Jean-Christophe
Image illustrative de l'article Jean-Christophe (roman)
Couverture du 1er volume

AuteurRomain Rolland
PaysDrapeau de la France France
GenreRoman
ÉditeurCahiers de la quinzaine
Date de parution1904

Jean-Christophe est un roman de Romain Rolland publié en dix volumes de 1904 à 1912 aux Cahiers de la quinzaine et ayant reçu en 1905 le prix Femina. Le roman contribua sans doute grandement à l'attribution à Romain Rolland du prix Nobel de littérature en 1915.

Résumé

Jean-Christophe Krafft est un musicien allemand. Ce héros qui incarne un espoir d'une humanité réconciliée, notamment en montrant la complémentarité de la France et l'Allemagne, est aussi un héros romantique comme le Werther de Goethe et l'image de Beethoven y apparaît en filigrane.

La vie du héros se transforme ainsi en quête d’une sagesse : il doit passer par une série d’épreuves, les « cercles de l’Enfer », maîtriser ses passions, avant de dominer sa vie et d’atteindre à l’Harmonie, qui est coïncidence avec le rythme de la Vie universelle.

Les dix volumes

  • L'Aube
  • Le Matin
  • L'Adolescent
  • La Révolte
  • La Foire sur la place
  • Antoinette
  • Dans la maison
  • Les Amies
  • Le Buisson ardent
  • La Nouvelle Journée

Éditions

Adaptation à l'écran

Jean-Christophe a été adapté pour la télévision par le réalisateur François Villiers en 1978.

ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)

Œuvres

 
Romain Rolland en 1914.
 
Signature de Romain Rolland.
  • Amour d'enfants (1888)
  • Les Baglioni (1891). Rédaction. Pièce restée inédite du vivant de l'auteur.
  • Empédocle (1891). Rédaction. Pièce restée inédite du vivant de l'auteur.
  • Orsino (1891). Rédaction. Pièce restée inédite du vivant de l'auteur.
  • Le Dernier Procès de Louis Berquin (1892)
  • Les Origines du théâtre lyrique moderne (1895). Thèse érudite et un travail approfondi récompensé par un prix de l'Académie française.
  • Histoire de l'opéra avant Lully et Scarlatti (1895). Thèse de son doctorat ès lettres.1
  • Cur ars picturae apud Italos XVI saeculi deciderit (1895). Thèse latine sur le déclin de la peinture italienne au cours du XVIe siècle.
  • Saint-Louis (1897)
  • Aërt (1897). Drame historique et philosophique.
  • Les Loups (1898). Drame historique et philosophique.
  • Le Triomphe de la raison (1899). Drame historique et philosophique.
  • Danton (1899). Drame historique et philosophique.
  • Le Poison idéaliste (1900)
  • Les Fêtes de Beethoven à Mayence (1901)
  • Le Quatorze Juillet (1902). Drame historique et philosophique.
  • Jean-François Millet (1902)
  • Vie de Beethoven (1903)
  • Le temps viendra (1903)
  • Le Théâtre du peuple (1903)
  • La Montespan (1904). Drame historique et philosophique.
  • Jean-Christophe (1904-12). Cycle de dix volumes répartis en trois séries, Jean-Christophe, Jean-Christophe à Paris7 et La Fin du voyage, publiés dans les Cahiers de la Quinzaine
  • L'Aube (1904). Premier volume de la série Jean-Christophe
  • Le Matin (1904). Deuxième volume de la série Jean-Christophe
  • L'Adolescent (1904). Troisième volume de la série Jean-Christophe
  • La Révolte (1905). Quatrième volume de la série Jean-Christophe
  • Vie de Michel-Ange (1907)
  • Musiciens d'aujourd'hui (1908). Compilation d'articles et études sur la musique.
  • Musiciens d'autrefois (1908). Compilation d'articles et études sur la musique.
  • Antoinette (1908). Premier volume de la série Jean-Christophe à Paris
  • La Foire sur la place (1908). Deuxième volume de la série Jean-Christophe à Paris
  • Dans la maison (1908). Troisième volume de la série Jean-Christophe à Paris
  • Haendel (1910)
  • Les Amies (1910). Premier volume de la série La Fin du voyage
  • La Vie de Tolstoï (1911)
  • Le Buisson ardent (1910). Deuxième volume de la série La Fin du voyage
  • La Nouvelle Journée (1912). Troisième volume de la série La Fin du voyage
  • L'Humble Vie héroïque (1912)
  • Au-dessus de la mêlée (1915). Manifeste pacifiste.
  • Salut à la révolution russe (1917)
  • Pour l'internationale de l'Esprit (1918)
  • Empédocle ou L'Âge de la haine (1918)
  • Colas Breugnon (1919). Récit bourguignon. Inspira plus tard un opéra de Dmitri Kabalevski (1937, révisé 1967–1968).
  • Pour l'internationale de l'Esprit (1919)
  • Liluli (1919). Illustrée avec les bois originaux de Frans Masereel
  • Déclaration de l'indépendance de l'Esprit, manifeste (1919)
  • Les Précurseurs (1919)
  • Clerambault (1920)
  • Pierre et Luce (1920)
  • Pages choisies (1921)
  • La Révolte des machines (1921)
  • Annette et Sylvie (1922). Tome I de L'Âme enchantée
  • Les Vaincus (1922)
  • L'Été (1924). Tome II de L'Âme enchantée
  • Gandhi (1924)
  • Le Jeu de l'amour et de la mort (1925)
  • Pâques fleuries (1926)
  • Mère et fils (1924). Tome III de L'Âme enchantée
  • Léonides (1928)
  • De l'Héroïque à l'Appassionata (1928)
  • Essai sur la mystique de l'action (1929)
  • L'Inde vivante (1929)
  • Vie de Ramakrishna (1929)
  • Vie de Vivekananda (1930)
  • L'Évangile universel (1930)
  • Goethe et Beethoven (1930)
  • L'Annonciatrice (1933). Tome IV de L'Âme enchantée
  • Quinze Ans de combat (1935)
  • Compagnons de route (1936)
  • Beethoven, Les grandes époques créatrices : Le Chant de la Résurrection (1937)
  • Valmy (1938). Traduit en allemand par Hilde Wertheim (Autriche), avec des illustrations d'après des dessins de Jean Trubert, Éditions Prométhée, Paris 5e, France, Imprimeur Coopérative Étoile, Paris 11e, France
  • Les Pages immortelles de J.-J. Rousseau (1938)
  • Robespierre (1939). Drame historique et philosophique.
  • Le Voyage intérieur (1942)
  • La Cathédrale interrompue (1943-45). 3 volumes : 1. La Neuvième Symphonie (1943) ; 2. Les Derniers Quatuors (1943) ; 3. Finita Comœdia (1945, posthume)
  • Péguy (1945)
  • Inde : journal (1915-1943), Paris Lausanne Bâle, Éditions Vineta, 1951.
  • Journal des années de guerre, 1914-1919, Éditions Albin Michel, 19528.
  • Journal de Vézelay 1938-1944, Jean Lacoste (ed.), Éditions Bartillat, 2012.
  • Liluli, suivi de La Révolte des Machines (rééd.), illustrés avec les bois originaux de Frans Masereel, Montreuil, Le Temps des cerises, 2015, 253 p.

Correspondance

  • Correspondance (1894-1901) entre Romain Rolland et Lugné-Poe,présentée avec une introduction des notes par Jacques Robichez, Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique, L'Arche, 1957.
  • Correspondance (1910-1919) entre Romain Rolland et Stefan Zweig, Albin Michel, 2014.
  • Une amitié perdue et retrouvée : correspondance de Paul Claudel et Romain Rolland, édition établie, annotée et présentée par Gérald Antoine et Bernard Duchatelet, Gallimard, coll. « Les cahiers de la NRF », Paris, 2005. (ISBN 2-07-077557-7).
  • Correspondance (1916-1944) entre Romain Rolland et Charles Baudouin - une si fidèle amitié, Blum A., Lyon, Césura, 2000.
  • Richard Strauss et Romain Rolland, correspondance, Albin Michel, 1951
  • L'indépendance de l'esprit, correspondance avec Jean Guéhenno de 1919 à 1944
  • Lettres inédites de Romain Rolland, présentées par Adrienne Lautère ; dans L'Âge nouveau, Idées - Lettres - Arts N° 35 (Mars 1949)
  • Sigmund Freud et Romain Rolland correspondance 1923-1936 par Henri Vermorel et Madeleine Vermorel, PUF 1993.
  • Hermann Hesse et Romain Rolland : D'une rive à l'autre : Correspondance, Albin Michel, 1972.
  • Chère Sofia : choix de lettres de Romain Rolland à Sofia Bertolini Guerrieri-Gonzaga, Albin Michel, 1960.
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)

A cinquante ans, Colas Breugnon, robuste paysan bourguignon du XVIIe siècle, croit avoir gagné le droit de souffler un peu. Un pot le vin à sa droite, un cahier et un encrier devant lui, il entreprend le raconter. Raconter quoi? Tout, les contes d'autrefois et la vie comme elle est, l'anecdote vécue et les bonnes histoires, au rythme des fêtes et des travaux villageois. Le curé de Brèves, aussi fidèle à la dive bouteille qu'au tabernacle. Le berger, le loup et l'agneau, fable lucide sur les petits de ce monde, toujours victimes, même de ceux qui prétendent les protéger... Tout ce qui donne chair à une- sagesse rustique, rabelaisienne et lucide. Écrite en 1913-1914, cette réjouissante chronique de son pays natal, au langage coloré, poétique, truffé d'archaïsmes plaisants, est une pause dans la vie d'écrivain de Romain Rolland, après les années consacrées à ,Jean-Christophe et à la lutte pacifiste. Publiée en 1919, elle apparaîtra rétrospectivement, selon l'expression de Gorki, comme « un défi gaulois à la guerre ».

ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
ROMAIN ROLLAND (1866-1944)
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:17
Christian Vancau devant le Monument François Mitterrand ce 4 septembre 2014

Christian Vancau devant le Monument François Mitterrand ce 4 septembre 2014

-

Nous sommes à l'Oppidum de Bibracte ce jeudi 4 septembre 2014 à 15h30, après avoir quitté AUTUN, très exactement devant le Musée de Bibracte qui se trouve au pied du Mont Beuvray. Le voici en photos

Voir mon article sur Autun sur ce blog   http://www.christianvancautotems.org/2015/06/autun-en-bourgogne.html

 

Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

Tout d'abord QU'EST-CE QUE BIBRACTE?????

 

Bibracte était la capitale du peuple celte des Éduens, développé surtout au Ier siècle av. J.-C.. Centre névralgique du pouvoir de l'aristocratie éduenne, c'était aussi un important lieu d'artisanat et de commerces où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies sur une superficie de près de 135 hectares.

 

Ce site remarquable, situé sur les communes de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), de Glux-en-Glenne et de Larochemillay dans la Nièvre et dans le Morvan au sommet du mont Beuvray (communément appelé le Beuvray dans la région), est au confluent des bassins de l'Yonne, de la Seine et de la Loire. Le Beuvray est constitué de trois sommets : le Theurot de la Wivre avec sa pierre, le Theurot de la Roche et le Porrey qui est le point culminant. Le site héberge le musée de la civilisation celtique qui retrace la vie de cette cité de quelque 5 à 10 milliers d'âmes au sein d'un oppidum fortifié que les fouilles archéologiques du mont Beuvray révèlent peu à peu. La conservation et la gestion du site sont effectuées depuis 2007 par l'établissement public de coopération culturelle (EPCC) de Bibracte

.

Ce site fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

 

Le 12 décembre 2007, le site de Bibracte a reçu le Label « Grand site de France ».

 

 

 

 

Étymologie

 
Bibracte au fond et Autun au premier plan

L'origine du mot Bibracte est encore assez mal connue. Ce terme est sans doute issu du celtique *bibro- / *bebro- (bièvre, castor) suivi du suffixe collectif -akti (cf. irlandais, gallois aktā)

 

Découverte de Bibracte

La première mention de Bibracte dans l’histoire a été faite par César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules concernant l’année -58 et la bataille de Bibracte. Celle-ci est à nouveau mentionnée en -52 lorsque César s’interroge sur les intentions de ses alliés Éduens qui ont rejoint la révolte et couronnent Vercingétorix roi des Gaules à Bibracte. Celle-ci ne sera plus mentionnée. Des inscriptions d’époque annoncent que la capitale éduenne a reçu le nom d’Augustodunum (’’la citadelle d’Auguste’’), sous le règne de celui-ci ; ce nom donnera naissance à l’actuelle Autun.

 

À partir du XVIe siècle, naît un engouement chez les savants, les aristocrates et les hommes d’églises pour leur passé local qui conduit à poser la question de l’emplacement de Bibracte. Plusieurs thèses vont alors s’affronter. L’une veut situer Bibracte à Autun : la ville gauloise à l’emplacement de la ville gallo-romaine. Une autre à Beaune, défendue par l'érudit Hugues de Salins, une troisième thèse veut que la cité soit sur les pentes du Beuvrect ou Bevrect, aujourd’hui mont Beuvray. Cette dernière thèse s’appuie sur trois arguments majeurs. Tout d’abord, il y a une parenté entre les termes Bibracte et Beuvrect. Ensuite, cette hypothèse invoque une tradition transmise par des chroniques médiévales qui situaient la ville au Beuvrect. Ceci est conforté par l’existence d’une foire annuelle les premiers mercredi, jeudi et vendredi de mai et dont l’ancienneté est déjà relatée dans des textes du XIIIe siècle. Enfin, les découvertes de poterie, de monnaies et les observations du curé de Saint-Léger-sous-Beuvray en 1725 vont dans ce sens.

 
Plan d'ensemble de la cité, les noms de lieux correspondent aux dénominations actuelles et les courbes de niveau ne sont prises qu'au niveau des sommets

D'une manière générale, c'est l'hypothèse d'Autun qui reçoit la plus grande approbation au début. D'ailleurs, Autun sera rebaptisée Bibracte après la Révolution et cela pendant quelque temps Il faudra attendre le XIXe siècle et les recherches de Jacques Gabriel Bulliot pour que la situation s'inverse en faveur du Mont Beuvray. En 1851, Bulliot décide de faire une communication au Congrès de la société française d'Archéologie sur une antique chapelle (La chapelle Saint Martin au Mont Beuvray) au sujet de la christianisation du pays éduen. Il retourne alors au Beuvray pour prendre d'autres notes. Il découvre ce qu'il pense être alors le talus d'un camp romain (en réalité un nemeton) au sommet du Beuvray près de la chapelle. Il se documente et envisage, contre l'opinion unanime de la Société éduenne, de situer Bibracte au Beuvray et non à Autun. La publication de son Essai sur le système défensif des Romains dans le pays éduen entre la Saône et la Loire dans lequel il expose ses convictions ne lui vaut que les sourires des membres de la société d'archéologie. C'est l'intérêt de l'empereur Napoléon III pour les batailles de la Guerre des Gaules qui va accélérer les choses. En effet, Bulliot va recevoir la visite d'un officier, nommé Stoffel, chargé par l'empereur d'effectuer des fouilles sur la victoire romaine contre les Helvètes. Bulliot lui fait alors part de ses convictions quant à la situation de Bibracte. L'officier lui porte peu d'intérêt, mais il confie à un autre membre de la Société éduenne, Xavier Garenne, la mission d'effectuer des sondages au Beuvray. Parallèlement, le propriétaire des terres, le vicomte d'Aboville effectue aussi ses propres recherches qu'il montre à l'archevêque de Reims, lui aussi membre de la Société éduenne, et ami de Bulliot (malgré leurs divergences sur la question de Bibracte). Intéressé par ces fouilles, ce dernier va en faire part à l'empereur. C'est ainsi qu'en 1867, Napoléon III missionne Bulliot pour des recherches au Beuvray en lui allouant des fonds.

 

Bulliot fouillera le site de 1867 à 1895, levant tous les doutes quant à la situation de Bibracte. Son neveu Joseph Déchelette, qu'il initie aux fouilles, continuera les travaux jusqu'en 1907 comparant Bibracte à d'autres sites d'Europe tels que Strakonice en Bohême, Manching en Allemagne et Velem-Zenst-Vid en Hongrie, ce qui fera de lui l'un des précurseurs dans l'unification culturelle du monde celte et de la civilisation des oppida.

Histoire de l'oppidum

Article détaillé : Éduens.

Chronologie du peuplement du Beuvray

 

Les fouilles de la Porte du Rebout ont permis de découvrir une succession de cinq ouvrages dont le plus vieux atteste la présence humaine sur le mont Beuvray (ou Beuvray) dès le Néolithique. Cependant, les techniques de datation ont révélé que l'oppidum ne fut fondé que vers la fin du IIe siècle av. J.-C. sur une surface de 200 hectares protégée par le rempart extérieur. Un second rempart intérieur fut construit par la suite pour des raisons encore méconnues.

 

Les Éduens ayant obtenu le statut d'ami du peuple romain, des contacts avec les commerçants romains sont probables avant la conquête de la Gaule par Jules César. Ce statut privilégié fit que Bibracte ne souffrit guère du conflit : en -58, à 25 km au sud de la cité, à Montmort, les armées de Jules César obtinrent la victoire sur les Helvètes, les forçant à retourner en Suisse et être peu à peu incorporés dans ce qui allait devenir l'Empire romain.

 

En -52 une assemblée des peuples de la Gaule à Bibracte confia à Vercingétorix le commandement suprême des armées gauloises. Malgré ce ralliement, César traita la cité avec ménagement après sa victoire à Alésia. Il y séjourna durant l'hiver 52/51 pour rédiger ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ceux-ci révèlent entre autres le nom de certains hauts personnages de l'aristocratie éduenne tels que Dumnorix, vergobret des Éduens, et son frère Diviciacos, druide. La ville va connaître son plein essor durant les décennies qui suivent la guerre.

 

Le géographe Strabon, qui écrit une génération après César, signale encore Bibracte comme place forte des Éduens.

 

Après la fondation d'Autun (Augustodunum) en -15 environ, sous le règne d'Auguste, à 25 km, Bibracte fut peu à peu délaissée par ses habitants. Des cultes se poursuivent cependant dans les temples et près des fontaines et les habitations aristocratiques continuent d'être entretenues. Deux hypothèses principales sont avancées quant à cet abandon progressif du site sur quelques décennies. Cette migration peut être due à des raisons économiques ou à une volonté d'intégration au modèle romain ; une partie de la classe dominante éduenne, déjà pro-romaine durant la Guerre des Gaules, a certainement pris conscience de l'importance stratégique de la nouvelle ville située sur les principaux axes de communication et a aussi voulu s'adapter au modèle romain des villes de plaines tandis qu'une population plus traditionnelle est restée un temps sur le site.

 

On sait qu'il subsiste une foire chaque premier mercredi de mai par des textes du XIIIe siècle. Au XVe et XVIe siècles, le couvent des Cordeliers s'installe sur le Beuvray. Il est abandonné mais la foire perdure.

 

Influence et puissance de l'oppidum

 

Outre la création du type beuvraisien dans la classification des populations antiques par Gabriel de Mortillet, terme aujourd'hui abandonné puisque ne correspondant à aucune réalité historique, la puissance de la capitale éduenne est relatée dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules qui soulignent les nombreuses alliances des Éduens avec des peuples voisins. César mentionne également les guerres qui ont opposé les Éduens aux Arvernes et aux Séquanes pour l'hégémonie sur une grande partie de la Gaule. Ces mentions ne sont pas anodines puisque Rome est l'alliée des Éduens, « leurs frères de sang », depuis le IIe siècle av. J.-C. au moins. Ils entretiennent d'ailleurs des liens commerciaux et des alliances guerrières : Rome secourt les Éduens au IIe siècle av. J.-C. en écrasant l'armée arverne et répond à leur appel contre l'invasion helvète en Gaule qui mène à la Guerre des Gaules.

 
Enfin, l'aspect démographique n'est pas à négliger puisque les archéologues estiment la population du Beuvray entre 5 000 et 10 000 habitants lors de son plein essor.

 

Commerce

Dans son Histoire de la Gaule, l'historien Camille Jullian écrit ces quelques lignes sur les Éduens : « Bibracte, j'en suis sûr, fut le point de départ et le plus sûr garant de leur puissance. Autour de Bibracte circulaient de très bonnes routes, unissant les trois plus grands bassins de France. » Ainsi, les produits romains remontant le Rhône (les voies fluviales étaient les plus rapides à l'époque) et qui empruntaient ensuite la Saône, la Loire ou l'Allier, passaient en territoire éduen avant de rejoindre les bassins de la Loire et de la Seine. Les Éduens se situaient à un carrefour commercial important entre le monde celte et Rome, d'autant plus que le Beuvray domine à l'ouest la vallée de la Loire et à l'est la vallée de la Saône. Ils ont ainsi permis la diffusion des produits romains à travers la Gaule dès le IIe siècle av. J.-C., permettant à leurs alliés de la confédération de profiter de leur commerce avec Rome et certainement avec les colonies grecques telles que Massilia. Ce commerce est attesté par les grandes quantités d'amphores et de céramiques venues d'Italie retrouvées dans des fosses à déchets et dans des dallages de maison.

 

En outre, les Éduens avaient installé un système de douanes qui taxait les produits passant sur leur territoire pour accroître leur richesse comme semblent l'attester les textes de César : « C’était bien Dumnorix : l’homme était plein d’audace, sa libéralité l’avait mis en faveur auprès du peuple, et il voulait un bouleversement politique. Depuis de longues années il avait à vil prix la ferme des douanes et de tous les autres impôts des Héduens, parce que, lorsqu’il enchérissait, personne n’osait enchérir contre lui. ». D'ailleurs, Éduens et Séquanes se battaient pour le contrôle de l'Arar (actuelle Saône) puisque le contrôle du fleuve permettait de taxer l'ensemble des produits romains et celtes qui partaient vers le nord du continent par voie fluviale.

Politique

 
 
Le chef éduen Dumnorix, Musée de la civilisation celtique, Bibracte

 

    Le système politique des Éduens a été essentiellement reconstitué d'après des indications disséminées dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules. À la tête de l'État éduen, siégeait un sénat réunissant un seul membre de chacune des familles aristocratiques éduennes. Ce que l'on appelle aujourd'hui le pouvoir exécutif était détenu par le vergobret, magistrat suprême, qui exerçait ses fonctions pendant un an. Il lui était interdit de sortir des frontières du territoire pendant cette période, ce qui l'empêchait de commander l'armée en dehors des frontières. Cette mesure, avec celle qui autorisait une seule voix par famille aristocratique au sénat visait certainement à empêcher qu'un individu ou sa famille n'accapare les rênes du pouvoir. Le vergobret était élu publiquement par un conseil dirigé par les druides. Chez les Éduens, il semble que le vergobret exerçait aussi un rôle judiciaire puisque César rapporte qu'il avait « droit de vie et de mort sur ses concitoyens ». Enfin, on pense que le vergobret était responsable de l'administration du territoire. César précise que ce sont les druides qui en sont chargés : « Ils estiment que la religion ne permet pas de confier à l'écriture la matière de leur enseignement, alors que pour tout le reste en général, pour les actes administratifs publics et privés, ils se servent de l'alphabet grec. ». Aucune fouille n'a encore permis de retrouver de tels actes dont le support en bois couvert de cire est périssable.

     

    On sait également que les druides occupaient de hautes fonctions puisque Diviciacos vint à Rome pour plaider la cause des Éduens lors de l'invasion germanique menée par Arioviste à la solde des Séquanes ; il dirigea aussi la cavalerie éduenne durant la Guerre des Gaules après la mort de son frère Dumnorix. On suppose donc que certains druides occupaient de hautes fonctions guerrières.

    Recherche archéologique sur le Mont Beuvray

    De 1865 à 1895, Gabriel Bulliot identifia Bibracte en 1867 et y entama des fouilles (notamment le quartier artisanal celte aux alentours de la porte du Rebout), à l'aide des fonds alloués par Napoléon III.

     

    En effet, passionné d'histoire, l'empereur a mis sur pied de vastes campagnes de fouilles pour retrouver les sites de la Guerre des Gaules afin de rédiger son Histoire de Jules César. Le modeste « Hôtel des Gaules » qui hébergea sur place le chercheur y a été reconstruit depuis. Joseph Déchelette, neveu de Bulliot reprend ses travaux de 1895 à 1907. Il est tué durant le premier conflit mondial. Les fouilles tombent alors dans l'oubli.

     

    En 1984, les fouilles reprennent sous l'impulsion de François Mitterrand qui proclame Bibracte site d'intérêt national en 1985. Ce terme inventé pour l'occasion va permettre au site d'être subventionné. Le label d'"intérêt national" est créé par la suite pour désigner des expositions ou des sites qui bénéficient d'un programme de diffusion et d'élargissement du public mené par le ministère de la Culture. Toujours est-il que ceci va donner l'impulsion nécessaire à un projet de fouilles d'ampleur bientôt européenne. C'est ainsi qu'est créé en 1989 le Centre archéologique européen du Mont Beuvray qui regroupera le site, le musée et le centre de recherche de Glux-en-Glenne. Il est inauguré en 1995. Par arrêté du 21 mars 1995, le ministre de la Culture, sur l'avis du Conseil national de la recherche archéologique, confirme dans la liste des sites archéologiques d'intérêt national, l'oppidum de Bibracte (Mont-Beuvray, Saint-Léger-sous-Beuvray ; Saône-et-Loire ; Glux-en-Gienne ; Nièvre). Les fouilles sont actuellement conduites par Vincent Guichard et mises en œuvre par plusieurs équipes françaises et étrangères ; les fouilles se concentrent notamment sur le quartier gaulois du Rebout, sur le vaste ensemble gallo-romain de la Pâture du Couvent et la demeure romaine du Parc aux Chevaux.

     

    Ainsi, des spécialistes, des chercheurs, des professeurs et leurs étudiants venus de l'Europe tout entière se côtoient chaque été sur le site pour fouiller différentes parties du site. On retrouve entre autres :

     

    La prospection archéologique au Mont Beuvray

     

    La technique de prospection utilisée par Bulliot est rudimentaire. Elle consiste à observer les accidents du terrain puisque le mont n’a pratiquement pas évolué depuis l’époque. Ceci lui permit de relever un plan des remparts presque sans fouiller. Il employa cette technique à l’échelle du site avec le concours des topographes de l’armée qui réalisèrent une série de relevés topographiques du terrain. Seul celui du quartier du Porrey a été conservé jusqu’à nos jours.

    Ces dernières années, c’est la même technique qui a été utilisée dans le même quartier du Porrey avec des outils plus précis tels que des théodolites et des GPS. En effet, la prospection aérienne ou électromagnétique est rendu impossible par la végétation qui a reboisé le mont depuis l’arrêt des pâturages et des fouilles de Déchelette et la nature du sous-sol. Une technique plus rapide a été utilisée depuis 2007, c’est la technique du lidar ou scanner laser aéroporté  qui permet de passer outre la végétation et de relever en quelques minutes ce qu’il fallait auparavant plusieurs semaines à mettre en œuvre au sol. Cela a permis de lever un plan plus complet de la ville et d’archiver la topographie des lieux.

    Organisation de l'oppidum

    Les recherches menées par Bulliot et Déchelette à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ont relevé une organisation du site par quartiers, les constructions suivant dans l'ensemble une voie centrale qui va de la Porte du Rebout aux Grandes Portes. Cette organisation se distingue de celle des oppida telles que Manching où l'on retrouve une trame urbaine régulière ; le relief du terrain l'explique puisque les remparts encerclent trois sommets dont certaines des pentes sont relativement abruptes.

    Depuis 1984, les fouilles semblent confirmer dans les grandes lignes les hypothèses de Déchelette et Bulliot en y apportant toutefois certaines nuances.

    Les remparts

    Article détaillé : Murus Gallicus.
     
    La porte du rebout, reconstitution d'un murus gallicus

    Bibracte était protégée par de puissants remparts de type Murus Gallicus dont les fouilles ont permis de reconstituer l'histoire. La cité a vu se succéder deux enceintes différentes et au moins cinq réfections de l'enceinte interne, révélées, entre autres, par l’étude de la porte du Rebout14. Fait étonnant cette enceinte interne est postérieure à l’enceinte externe. La ville a donc rétréci sa superficie de 200 hectares à 135 hectares.

    La première enceinte (enceinte interne sur le plan ci-dessus), découverte par Bulliot est un Murus Gallicus qui délimite une superficie de 135 hectares pour une longueur de 5 km de rempart. On estime ainsi que la construction du mur a nécessité les quantités imposantes de plus de 10 000 stères de bois, entre 10 000 et 20 000 mètres cubes de terre et une trentaine de tonnes de fer.

     

    La seconde enceinte, étonnamment antérieure à la première et qui encerclait une superficie de 200 hectares, a fait l'objet de recherches à partir de 1992 pour les premiers sondages. Ces recherches archéologiques ont révélé que le rempart avait une hauteur de 4 à 5 mètres sans le couronnement encore inconnu à l'heure actuelle (palissades, tours…?), une profondeur identique et était précédé d'un fossé de 2 à 4 mètres de fond sur une largeur de 6 à 10 mètres. Une étude poussée a été réalisée de 1995 à 2002 avec de nombreux sondages le long de celui-ci par l’université de Vienne. Les chercheurs ont ainsi pu constater que ce rempart était un Murus Gallicus qui a été démantelé afin de construire le mur interne. La datation reste cependant imprécise et situe cet événement durant le IIe siècle av. J.-C.. Ces fouilles ont également mis au jour une poterne au niveau du Porrey, qui est la seule connue à l’heure actuelle pour les fortifications de type Murus Gallicus.

     
    Murs de Bibracte.

    Le rempart est jalonné d'une quinzaine de portes dont la fameuse Porte du Rebout (20 m de large sur 40 m de profondeur). Premier lieu fouillé par Bulliot, où il œuvra durant 9 semaines, la porte du Rebout fut le premier chantier des nouvelles fouilles débutées en 1984 qui se poursuivit jusqu’en 1986 avec l’étude des fossés attenants aux remparts32. Celles-ci ont révélé l’existence de cinq niveaux de réfection différents dont une palissade du Néolithique (datée au carbone 14). Cette dernière a fait l'objet d'une reconstitution dès 1996 qui marque à présent l'entrée dans l'ancien oppidum. À l'heure actuelle, les recherches n'ont pas permis de détecter la trace d'un système de fermeture de la porte, ni de dispositif défensif de celle-ci. Certaines hypothèses avancent l'idée d'une double porte surmontée d'une tour de garde en bois du type de l'oppidum de Manching, mais rien ne peut le confirmer à l'heure actuelle.

     

    Les dernières recherches sur les remparts, depuis 2005 se sont concentrées sur une ligne de fortification en aval de la Porte du Rebout, les datations semblent indiquer que cet ouvrage est postérieur à la porte et constituait ainsi une fortification avancée. Celle-ci sera étudiée au cours de prochaines campagnes de fouilles. Parallèlement, des enclos funéraires aristocratiques ont été retrouvés entre les deux lignes de remparts.

     

    Quartier artisanal de la Côme Chaudron et du Champlain

    Les fouilles, reprises depuis 2000 dans les quartiers dits de la Côme Chaudron et du Champlain, près de la Porte du Rebout ont révélé un quartier consacré au travail des métaux et au logement des artisans. Le travail de ces métaux semblait très spécialisé, on y retrouvait des forgerons, des bronziers, des émailleurs, dont les ateliers avaient déjà été repérés par Bulliot, et sans doute des orfèvres et des frappeurs de monnaies33. Des fouilles sur le site du Beuvray, au niveau du Champlain, et sur les massifs alentours commencent à révéler l'existence de mines d'extraction des métaux tels que de l'or, du fer et même du minerai d'étain. Ces recherches vont se poursuivre et vont tenter de repérer les ateliers de fonte des métaux extraits à l'extérieur de l'oppidum. En effet, il semblerait, vu la spécialisation des ateliers de Bibracte que les métaux arrivaient en barres qui étaient donc coulées à l'extérieur.

     

    Un autre quartier artisanal a été trouvé au niveau de l'un des sommets du site, à la pierre de la Wivre, zone qui avait été peu sondée lors des recherches de Bulliot et Déchelette. Ce quartier sera l'objet de futures fouilles qui essaieront de déterminer le fonctionnement de ce quartier.

     

    Habitat

     
    Reconstitution hypothétique d'un habitat gaulois, Bibracte, Musée de la civilisation celtique

     

    Majoritairement constituée de bois et de terre, la maison gauloise fait un usage parcimonieux de la pierre, plutôt consacrée aux remparts. Mais, on sait encore peu de choses sur leur structure, le bois se conservant très mal. On retrouve cependant des constructions en pierre dans le quartier dit du Parc aux chevaux, certainement des maisons aristocratiques, et un édifice à colonne (certainement public) au niveau de la pâture du Couvent. On pense que ceux-ci furent introduits peu de temps après la Guerre des Gaules.

     

    Parc aux chevaux

     

    Au centre du Mont-Beuvray, le plateau dit du Parc aux chevaux abrite plusieurs maisons en pierre à la romaine qui furent fouillées dès le XIXe siècle. On y retrouve en particulier la demeure PC1 (baptisée ainsi par Jacques Gabriel Bulliot) qui est une véritable mine d'or pour les chercheurs. En effet, celle-ci a évolué d'une construction en bois (d'inspiration romaine) à une véritable domus avec un atrium à impluvium, des portiques et même des thermes chauffés par hypocauste, ainsi qu'un système d'égouts. Dans sa phase finale, la demeure mesurait 55 m × 67 m, couvrant une superficie d'environ 3 500 m², soit environ quatre fois la taille des domus que l'on retrouve sur le site de Pompéi. On estime qu'il y avait environ une quinzaine de domus dans cette zone, telle que la PC2 de plus petite taille qui fait face à la PC1 de l'autre côté de la voie centrale. On a retrouvé également des habitats de type villa rustica (les demeures rurales italiques) comme la PC33. Cependant, on ne sait toujours pas si c'était un quartier résidentiel uniquement réservé à une élite puisque les fouilles ont également révélé la présence de forges près des domus.

    Le bassin et ses environs

     
    Bassin Monumental de Bibracte.

     

    Au centre de la rue principale, au niveau de la pâture du Couvent se dresse ce bassin monumental en granit rose dont l'orientation transversale correspond au lever du Soleil durant le solstice d'hiver et au coucher du Soleil durant le solstice d'été. L'évacuation des eaux se faisait par l'entrée nord, en aval, se poursuivant par une canalisation. L'approvisionnement en eau n'a cependant pas encore été découvert :

    • le bassin est imperméabilisé par une couche d'argile rouge excluant de fait l'alimentation par une source
    • aucune canalisation d'approvisionnement n'a encore été trouvée

    Le principe géométrique d'élaboration du bassin est connu : intersection de deux cercles avec des rapports de longueur précis d'un triangle de Pythagore joignant le centre du cercle, le centre du bassin et une extrémité de celui-ci. Cependant, son utilisation est encore méconnue : point sacré de fondation de la ville ? culte de l'eau ? De plus, selon certains spécialistes38, cette façon de tailler le granit est inhabituelle et repose sur des principes de taille méditerranéenne du calcaire. Les Éduens ont sans doute fait appel à des étrangers pour réaliser le bassin. Tout ceci concorde à faire de ce bassin un monument hors du commun de l'architecture celte.

     
    Reconstitution d'une cave dans le quartier de la Pâture du Couvent

     

    À proximité de ce bassin, on a retrouvé de nombreuses caves et des édifices certainement publics qui stockaient de grandes quantités de céréales et de vins importés des pays méridionaux. L'une de ces caves en bois a été récemment reconstituée. C'est sans doute dans ces bâtiments que les Éduens centralisaient leurs récoltes et leurs importations.

    Lieux de culte

     
    Restauration de la Fontaine Saint-Pierre.

     

    L'oppidum de Bibracte compte une dizaine de sources et cinq fontaines de la ville datent de l'époque gauloise ou gallo-romaine. La fontaine Saint-Pierre était un lieu de culte et de pèlerinage dans laquelle on a retrouvé des pièces de monnaies et des ex-voto. Au sommet du mont, un espace cultuel celtique (nemeton) d'un hectare a été mis au jour, entouré d'une palissade et de fossés concentriques. Sous l'actuelle chapelle du XIXe siècle, les fouilles de 1988 ont découvert quant à elles un temple gallo-romain. De plus, l'abandon de la ville avant le début de l'ère chrétienne n'a pas empêché la poursuite des pèlerinages effectués dans ces lieux.

    Nécropole

    Située sous l'actuel parking du musée, la nécropole a fait l'objet de fouilles de sauvetage lors de la création du musée et de la déviation de la route départementale. On a retrouvé sur une superficie de 1,5 hectare 70 enclos funéraires (à incinération) pourvus d'une entrée à l'est. On a retrouvé les lieux de crémation des corps plus au sud. D'autres urnes funéraires ont été découvertes en contrebas de la Porte du Rebout, certainement les restes d'une famille aristocratique de la cité30. D'autres cimetières doivent se situer sur les anciennes voies d'accès au site (comme c'était souvent le cas à l'époque) mais n'ont pas encore été fouillés.

    La « basilique »

    Dans la zone de la Pâture du Couvent les fouilles ont révélé sous une grande domus d’époque augustéenne la présence d’un monument exceptionnel et actuellement unique pour cette période en Gaule : une basilique romaine.

    Il s’agit d’une basilique à trois nefs à péristyle interne avec un déambulatoire périphérique, présentant quatre rangées de huit colonnes ou huit pilastres. Elle est liée à l'est à une petite place carré de 22 mètres de côté bordé au nord et au sud des portiques qui sont dans la prolongation des murs des annexes de la basilique.

    À l'ouest elle est liée à la voie principale de Bibracte par une autre place carrée de 17 mètres de côté. Des éléments d’architecture ont été retrouvés attestant la présence de colonnes de calcaire, de base attique et de chapiteaux doriques et corinthiens.

    L'ensemble forme donc un ensemble urbain monumental de première importance. Ces bâtiments sont datés de la période -50/-40 à -35/-25. À cette date la basilique et la place furent soigneusement arasés et remplacés par une grande demeure privée, en liaison sans doute avec le déplacement de la capitale des Éduens à Autun. La basilique de Bibracte confirme l’importance exceptionnelle du site et a révélé pour les Éduens une romanisation considérablement plus rapide que ce que l’on supposait. La basilique de Bibracte est actuellement le plus ancien représentant de l’architecture monumentale romaine en pierre en Europe non méditerranéenne42 ,43,44,45.

    Une fenêtre ouverte sur le monde celtique

    Le musée de la civilisation celtique

     
    Musée de la civilisation celtique de Bibracte

    Le site abrite le musée de la civilisation celtique, construit par Pierre-Louis Faloci et ouvert au public en 1996. Pierre-Louis Faloci est également l'architecte du centre de recherche archéologique européen de Bibracte, ouvert en 1994. La construction architecturale correspond à l'évolution des âges de l'humanité : base en pierre taillée, mur polie de pradesh et toit métallique. Quant aux façades, ce sont de grandes baies vitrées, l'une est cachée par le mur de pradesh (côté vallée) alors que celle qui fait face au site laisse libre cours au regard des visiteurs. Le musée possède peu de collections propres, de nombreux objets exposés sont des prêts d'autres musées, on a donc pu y admirer pendant quelques années le calendrier de Coligny et le Chaudron de Gundestrup.

    Expositions permanentes

    Inaugurée en 1995, la présentation permanente du musée (2 000 m² sur deux étages) demandait à être actualisée.
    Le 1er étage, entièrement renouvelé en 2011, explique en détail le phénomène urbain qui a conduit à l'apparition brutale de plus de 200 sites fortifiés (les oppida) dans une vaste zone de l'Europe actuelle, il y a plus de 2000 ans. Histoire des techniques, de l'urbanisation, agriculture, commerce et art celtique y sont évoqués par des objets ou copies d'objets, des maquettes et des dispositifs multimédias.
    Le rez-de-chaussée, rénové en 2013, se focalise sur le site de Bibracte et sur le processus de sa romanisation. Les dernières actualités en matière de recherche archéologique y sont présentées, selon des approches thématiques (remparts, artisanat, commerce, vie quotidienne).

     

    Centre de recherche

     

    Situé à quatre kilomètres du Beuvray, sur la commune de Glux-en-Glenne (Nièvre), il comporte l'une des plus importantes bibliothèques sur le monde celtique, régulièrement approvisionnée par les chercheurs européens qui y amènent leurs doubles. On y trouve également un dépôt archéologique, les bureaux de l'administration, différents locaux techniques (laboratoires adaptés, cellule d'édition…), une salle de séminaire et, dans le village, un réfectoire et plusieurs gîtes. Accueillant régulièrement des formations et des colloques, c'est le lieu de rencontre des archéologues, étudiants et chercheurs venus de l'Europe entière pour fouiller sur le site de Bibracte.

    Début 2012, les activités du Centre de recherche se sont enrichies d’une nouvelle composante, avec une extension principalement destinée à accueillir un centre régional de conservation et d’étude (CCE) des collections archéologiques. Les CCE sont issus d’une initiative prise en 2008 par le ministère de la Culture pour rationaliser la conservation et faciliter l’étude des objets issus des fouilles archéologiques, dont le volume s’est accru de façon exponentielle ces dernières décennies du fait du développement de l’archéologie préventive. Géré par la Direction Régionale des Affaires Culturelles, le CCE de Bourgogne est l’un des premiers à voir le jour.

    Le Centre de recherche en quelques chiffres :

    • 4 100 m² de surface utile (à l’issue des travaux de 2011) ;
    • 6 300 journées ouvrées annuelles d’accueil de personnels extérieurs (chercheurs, étudiants, professionnels) ;
    • 37 500 titres indexés à la bibliothèque et une centaine de revues.
    Le Centre de Recherches

    Le Centre de Recherches

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

    Récit de notre randonnée du 4 septembre 2014 (Danielle De Wachter et Christian Vancau)

     

    Sortant du Musée un promeneur nous accoste et nous déconseille formellement de monter au sommet en voiture par la route principale, celle-ci ayant été récemment goudronnée

    Or,derrière le Musée et la cafeteria, il y a un chemin escarpé qui nous promet de nous amener au sommet du Mont Beuvray. Ce raccourci annonce 2 Kms pour atteindre le sommet du Mont Beuvray

    Danielle étant trop fatiguée,je décide de tenter l'expérience seul.  J'ai mon portable sur moi, il y a d'autres gens derrière moi; Si ça ne va pas, je lui téléphone et elle vient me chercher en voiture; Je suis déclaré cardiaque depuis le mois de mars 2014 donc prudence. La famille hollandaise qui me suit, me dépasse et je me retrouve seul sur ce sentier très escarpé. Je n'y arive plus mais heureusement, entre le feuillages, j'aperçois la route goudronnée et parviens à la rejoindre. Mais la pente est raide et ça n'en finit pas. Je m'assieds au bord de la route pour téléphoner à Danielle, laissant passer quelques voitures qui montent au sommet, mais à sens unique; Catastrophe je ne parviens pas à atteindre Danielle et il n'y a plus aucune voiture qui monte. Je m'allonge sur le sol pour récupérer. Toujours pas de liaison sur mon portable.C'est alors que j'aperçois un couple qui redescend la route à pied. Assis par terre je leur explique mon problème cardiaque, dis que je n'arrive pas à prévenir ma compagne et ils me promettent de l'avertir dès leur arrivée au Musée.  Légèrement reposé, je reprends la route car je suis déjà au moins à mi-chemin et espère trouver au sommet des gens qui pourront me redescendre en voiture par l'autre versant du Mont Beuvray car j'ignore si ce couple va trouver Danielle et s'il va , le cas échéant, lui faire le message

     

    J'arrive au début du village éduen et là je craque et décide de redescendre. C'est aussi dur de descendre une route escarpée que de la monter. J'avance très lentement, guettant entre les feuillages le Musée de Bibracte

     

    J'y arrive enfin, entre dans la cafeteria, aperçois la patronne au fond de la salle, elle sait tout. Danielle est dans ma voiture au parking et essaie en vain de mettre la marche arrière. La dame du couple est avec elle mais n'y arrive pas d'avantage. Je m'assieds sur mon siège. Je suis chancelant. Une crise cardiaque est toujours possible (problème de valve de plus en plus en pente-nécessité d'opérer le plus vite possible m'a dit le cardiologue 6 mois avant)

     

    L'expilcation. Le portable de Danielle était en recharge dans la cafeteria et elle n'a eu mon message qu'à la fin de la recharge

     

    Je récupère peu à peu, engage la marche-arrière et nous faisons tout le circuit via la route interdite que j'avais remontée à pied. Ainsi Danielle va pouvoir aller au Mont Beuvray avec moi, sommet auquel nous accédons directement car trop fatigués pour visiter les sites archéologiques que nous apercevons de loin le long de la route. Nous allons donc directement au sommet du Mont Beuvray, sans aucun problème de route goudronnée, et là nous découvrons un panorama grandiose. C'est un enchantement. Rappelons que François Mitterrand avait acheté quelques mètres carrés au Mont Beuvray et voulait s'y faire enterrer. Mais cela ne lui a pas été accordé

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

    Après avoir visité le sommet du Mont Beuvray, à très petit pas car je suis chancelant, nous reprenons en voiture une descent qui nous mènera au village de Saint-Léger-sous-Beuvray. Nous nous installons en terrasse de l'Hôtel du Morvan. Il fait très chaud et pour une fois nous buvons de la bière

    Il restera le retour via Autun, Arnay-le-Duc et Pouilly-en-Auxois. Nous quitterons Saint-Léger à 17h40, Km 970 et arriverons à Semur-en-Auxois à 19h15 au Km 1075

    Ci-dessous quelques photos de Saint-Léger-sous-Beuvray

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Repost 0
    Published by Christian VANCAU - dans BOURGOGNE
    commenter cet article
    9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:51

    Ces photos de mon atelier ont été prises cet été 2010 par mon amie  Anniki Van Damme, qui a un très beau regard....

    Je vous invite à venir y farfouiller comme on le fait dans un grenier ou dans des boites à souvenirs

    Et d'abord mon coin " Musique et Photos-souvenirs "

    SDC10848

    Atelier de Christian Vancau SDC10851

    SDC10856

    SDC10857

    Le trre de Brigitte Bardot à Christian Vancau

    SDC10855

    SDC10850

    SDC10875sSDC10869SDC10858

    SDC10878

    SDC10880

    SDC10879

    SDC10881

    SDC10882

    SDC10884

    SDC10876

    SDC10870SDC10871

    SDC10873

    SDC10887

    SDC10888

    SDC10859SDC10866

    Hall Moircy + Atelier 024wSDC10860

    Repost 0
    Published by Christian VANCAU - dans TERRITOIRE DE L'ARTISTE
    commenter cet article
    9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:48

    Un peu partout dans ma maison au hasard de ma promenade intérieure de ce 24 novembre 2011. Mon territoire est un chantier archéologique mâtiné de culture contemporaine. Mais la sauvagerie, y est omni-présente. Je ne suis ni de ce monde, ni de cette époque....Territoire de fouilles. on peut s'y promener pendant des semaines sans arriver à tout capter. Voici donc quelques fragments de mes travaux et des objets dont je me suis entourés, objets ramassés au cours de mes pérégrinations, objets offerts par mes amies et amis .La cohérence entre eux est totale. Toute mon histoire personnelle s'y trouve...

    D'abord des livres et journaux brûlés, des annuaires téléphoniques, brûlés à pleine ouverture et peints à 'huileP1080456P1080457P1080458P1080459P1080460En suite des broux de Noix sur papier KraftP1080461qP1080462xP1080463Et puis Ferré et RimbaudUUP1080465

    Une sculpture de Côte d'Ivoire

    P1080468

    Un bâton de Pluie de Françoise LefèvreP1080471

    Une pagaye de NamataP1080473Une Berce de

    Sibérie, sèchée, de NamataP1080474

    Un morceau de bois, peintDeP1080464s vitrines

    remplies d'objets de tous pays, champignons, fossiles, verroteries, pierres, ossementsP1080475P1080486P1080476P1080478P1080479P1080481P1080482P1080484P1080485En provenance d'Inde du NordSouffle d'Orient2 006Souffle d'Orient2 035-copie-1Souffle d'Orient2 037Souffle d'Orient 012Sans oublier le KatangaP1000078L'oeil de Tigre à l'état brutoeil-tigre-brutLes cailloux polis du GangeSouffle d'Orient 014

    Repost 0
    Published by Christian VANCAU - dans TERRITOIRE DE L'ARTISTE
    commenter cet article