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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 08:22
LE SITE DE B.B    http://brigittebardot.eu/crbst_325.html

LE SITE DE B.B http://brigittebardot.eu/crbst_325.html

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie

Brigitte Bardot, née Brigitte Anne-Marie Bardot le 28 septembre 1934 à Paris, est une actrice de cinéma, ancien mannequin et chanteuse française, militante de la cause animale, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

 

Figure féminine des années 1950 et 1960, elle est une star mondiale, l'égérie et la muse des plus grands artistes de l'époque. Emblème de l'émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, elle passe des rôles de femme enfant à ceux de femme fatale. Elle tourne avec les plus grands réalisateurs, incarnant des personnages à l'élégante légèreté et à la sensualité photogénique. Elle devient rapidement un sex-symbol et acquiert une renommée internationale. Avec à son actif 48 films et plus de 80 chansons en près de vingt-et-un ans de carrière, Brigitte Bardot, tout aussi connue sous les initiales de « BB », est une des artistes françaises les plus célèbres (dans la France des années 1950-1970, seules Simone de Beauvoir et Françoise Sagan ont atteint une célébrité, auréolée de scandale, un peu comparable à la sienne).

 

Elle met un terme à sa carrière d'actrice en 1973 et se consacre dès lors à la défense des animaux.

 

Biographie

Enfance et adolescence

Brigitte Bardot naît à Paris, le 28 septembre 1934, 5 place Violet du 15e arrondissement, dans un milieu bourgeois. Son père Louis Bardot, surnommé « Pilou » (1896-1975), est un industriel originaire de Ligny-en-Barrois en Lorraine, propriétaire des Usines Bardot (appartenant à Air liquide) dont le siège était rue Vineuse à Paris. Sa mère Anne-Marie Mucel (1912 - 1978), dite « Toty » a passé son enfance en Italie. Brigitte et sa sœur cadette Marie-Jeanne (dite Mijanou), née le 5 mai 1938, reçoivent une éducation stricte. Dès son jeune âge, une amblyopie, qui l'empêche de voir de son œil gauche est diagnostiquée.

 

Enfant dissipée qui souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne, il lui arrive alors souvent de se poser la question « Pourquoi je vis ? ». Elle se passionne pour la danse classique et fait ses premiers pas, à 7 ans, au cours Bourgat. En 1949, la jeune fille entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit. Son père, dont un recueil de poèmes a été primé par l'Académie française, est un passionné de cinéma et adore filmer. Il existe ainsi de nombreux films de Brigitte enfant (fait rare à l'époque). Sa mère aime particulièrement la mode et la danse. Les Bardot qui font partie de la haute société, fréquentent le Tout-Paris, des directeurs de presse, de théâtre, de cinéma mais aussi des gens de la mode.

 

Hélène Lazareff, directrice de Elle et du Jardin des Modes , est une grande amie de Madame Bardot ; elle engage Brigitte en 1949 pour présenter la mode « junior ». À 15 ans, l'adolescente devient très vite la « mascotte » du magazine Elle, dont elle fait la couverture dès 1949. Le réalisateur Marc Allégret, voyant les photos, demande à la rencontrer, mais ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne actrice. Son grand-père, qu'elle surnomme « le Boum », lui fait confiance, et prend sa défense : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n'est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n'avons pas le droit de disposer de son destin. » À l'audition, elle rencontre l'assistant d'Allégret, Roger Vadim, qui lui donne la réplique pour une scène du film Les lauriers sont coupés. Le film ne se fait pas, mais ils tombent amoureux

 

Ses parents s'opposent à cette relation. Son père lui annonce un soir qu'elle va poursuivre ses études en Angleterre et qu'elle doit prendre le train dès le lendemain matin, pour ne revenir qu'à sa majorité dans cinq ans . Effondrée elle refuse, ce soir-là, de les accompagner à un spectacle, prétextant un mal de tête, et dès leur départ, met sa tête dans le four de la cuisine, le gaz ouvert. Rentrés plus tôt — le spectacle ayant été annulé — ses parents la trouvent dans le coma avec, à ses côtés, un petit mot expliquant son geste. Reprenant conscience elle parvient, à force de supplications, à convaincre son père de ne pas l'envoyer en Angleterre. Il accepte à la condition de n'épouser Vadim qu'à l'âge de 18 ans.

 

Premiers pas au cinéma

Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle, Brigitte Bardot se voit offrir son premier — petit — rôle par le réalisateur Jean Boyer dans Le Trou normand avec Bourvil. La débutante n’est pas enthousiaste, mais accepte pour les 200 000 francs qu'on lui offre. Elle notera, dans ses mémoires parus en 1996, avoir un souvenir pénible de ce premier tournage, mais poursuit cependant dans cette voie avec Willy Rozier, qui lui offre son second rôle dans Manina, la fille sans voiles.

 

Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim (la majori étant à 21 ans à l'époque). Le mariage est célébré à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (16e arrondissement de Paris), le 21 décembre 1952.

 

En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas.

 

André Barsacq lui propose de reprendre, au théâtre de l'Atelier, le rôle créé par Dany Robin dans L'Invitation au château de Jean Anouilh. N'ayant aucune expérience théâtrale, elle se trouve « nulle ». Le soir de la première, les plus grands critiques sont présents. Peu avant son entrée en scène, Anouilh lui envoie des fleurs et un petit mot : « Ne vous inquiétez pas, je porte chance ». Le lendemain, elle reçoit les compliments de Jean-Jacques Gautier et la plupart des critiques sont bonnes.

 

Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV interprété par Jean Marais, l'agent de Bardot propose à Brigitte de jouer une scène dans Si Versailles m'était conté... Elle accepte alors avec joie.

 

La jeune actrice se rend ensuite à Rome, où on lui propose du travail et s'y lie d'amitié avec Ursula Andress, rendue célèbre, quelques années plus tard, par le film James Bond 007 contre Dr. No. Bardot décroche un rôle dans un film américain, Hélène de Troie de Robert Wise avec Rossana Podesta. « Mon anglais était minable et mon trac formidable. J'appris mon rôle sur le bout des doigts, je ne savais même pas ce que je disais, mais je le disais avec tant d'assurance que je fus choisie ». Encore à Rome, elle tient le rôle principal d'une petite production italienne, Haine, Amour et Trahison, qu'elle qualifiera plus tard de « mélodrame ridicule ».

 

Elle joue un rôle dans "Le Portrait de son père", film de Berthomieu, avec Darry Cowl dans son  1er rôle et la visite du "Muzée Balzac". Nous sommes en 1952

 

De retour en France, son agent lui propose de jouer avec Michèle Morgan et Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Son rôle n'est pas important, mais elle préfère « un petit rôle dans un très bon film à un grand rôle dans un mauvais film ». Marc Allégret la dirige ensuite dans

En effeuillant la marguerite qui est un échec. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron, elle devient, pendant le tournage, « capricieuse », selon ses propres termes, exigeant pour une scène de bain qu'une solution d'amidon soit remplacée par du lait... vite transformé en yaourt par la chaleur des projecteurs.

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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La consécration

Et Dieu… créa la femme (1956)

 

 

À cette période, Roger Vadim écrit avec Raoul Lévy un scénario, intitulé Et Dieu... créa la femme. Aucun producteur ne veut financer le film. Brigitte Bardot se rend alors au festival de Cannes. Tout le monde parle d'elle et la starlette qu'elle est devenue éclipse Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les plus grandes stars de l'époque. Les flashs des photographes se déclenchent sur son passage et son sex-appeal émeut la Croisette. C’est finalement grâce à l'approbation de Curd Jürgens, acteur important de cette époque, pour qui Vadim et Lévy ont taillé sur mesure le rôle d'Éric Carradine, qu'ils obtiennent le financement nécessaire. Le tournage a lieu à Saint-Tropez. C'est ce film qui lui permet d'entrer dans la légende du cinéma mondial et de devenir un mythe vivant, un modèle social et un sex-symbol international

.

La jeune artiste y joue le rôle de Juliette Hardy face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant avec lequel se noue une liaison. Un an plus tard, le 6 décembre 1957, elle divorce de Vadim. Celui-ci définit ainsi le personnage qu'elle interprète :

« Je voulais, à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité. »

À sa sortie en France, le film est accueilli avec une certaine réserve. Les Cahiers du cinéma reprochent la facilité du sujet et le choix des acteurs Brigitte Bardot est critiquée sans indulgence pour son verbe traînant et son articulation douteuse. Paul Reboux dit d'elle qu'elle a « le physique d'une boniche et la façon de parler des illettrés! » Raoul Lévy et Roger Vadim décident d'exploiter le film à l'étranger en espérant qu'il y sera un succès.

Rebaptisé And God Created Woman (en), il fait un triomphe aux États-Unis. « C'était un succès extraordinaire, les critiques se montraient dithyrambiques, je devenais soudain la Française la plus connue outre-Atlantique » se rappelle Bardot quelques années plus tard. Les Américains inventent même le terme « bardolâtrie » pour qualifier l'enthousiasme qu'elle suscite. Simone de Beauvoir affirme qu'« [elle] marche lascivement et un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser ». Le film ressort alors en France et connaît un triomphe retentissant. Cinémonde écrit : « Le sex-appeal, c'est Marlène Dietrich, le glamour, c'est Ava Gardner, le oomph, c'est Jane Russell, le t'ça, c'est Suzy Delair, le pep, c'est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt! »

 

Elle commence alors à recevoir beaucoup de lettres et d'appels téléphoniques de la part d'admirateurs et décide de prendre un secrétaire, Alain Carré, qui dévoilera, quelques années plus tard, bon nombre de ses secrets à la presse. Dès lors, les projets de films s'accumulent. Olga, son agent, et Raoul Lévy lui proposent En cas de malheur que doit réaliser Claude Autant-Lara, le nouveau film de Vadim Les Bijoutiers du clair de lune ainsi qu'Une Parisienne et La Femme et le Pantin. Son favori est En cas de malheur. Néanmoins, elle les accepte tous, mais refuse le film américain qu'on lui propose où Glenn Ford et Doris Day lui demandent d'être leur partenaire : Le Père malgré lui. John Wayne évoque le souhait de jouer à ses côtés en 1960 : « Pour elle, je suis prêt à renoncer à mon chapeau de cow-boy. »

 

 

Son agent lui fait savoir qu'elle est invitée à Londres à la Royal Command Performance, pour le grand gala annuel, et doit être présentée à la reine Élisabeth II. C'est là qu'elle rencontre Marilyn Monroe. « Je l'adorais, la regardais, fascinée. J'aurais voulu être « Elle », avoir sa personnalité et son caractère ».

 

En 1958, Brigitte Bardot devient l'actrice française la mieux payée du cinéma français. Après Et Dieu… créa la femme, Raoul Lévy lui fait signer un contrat pour quatre films. Douze millions de francs français pour le premier film, quinze millions pour le second, trente millions pour le troisième et quarante cinq millions pour le quatrième. Elle reçoit cinq pour-cent des recettes pour le film Les Bijoutiers du clair de lune.

Du film Une Parisienne à Babette s'en va-t-en guerre (1957-1959)

Rentrée en France, elle tourne dans Une Parisienne de Michel Boisrond avec Henri Vidal et Charles Boyer, qui est pour elle une comédie « fine et spirituelle, pleine d'humour et d'amour » . « Il fait partie des films dont je suis fière, il n'y en a pas eu beaucoup. Cette réussite me stimula et j'eus envie de continuer à me donner du mal pour mon métier ». Le film a en effet un grand succès.

 

La jeune actrice se rend ensuite en Espagne pour jouer dans Les Bijoutiers du clair de lune; le tournage, commencé au « paradis », se termine en « enfer » à la suite d’un orage terrible. « Notre campement prenait des allures d’Arche de Noé »Déprimée, elle souhaite rentrer en France, « J'étais crevée, moralement et physiquement. Je suppliais Vadim de me renvoyer à Paris, je ne voulais pas rester ici, film ou pas film, j'allais tomber malade, je n'en pouvais plus, j'étais à bout de tout, je voulais partir, partir à tout prix ». Les dégâts sont tels que la production décide de tout rapatrier, et c’est à Nice, au studio de la Victorine, dans un décor reconstitué, que la jeune femme termine le film

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Un soir, sa mère lui téléphone de Saint-Tropez ; elle a trouvé pour elle une maison « les pieds dans l'eau ». Bardot s'y rend, tombe sous le charme de La Madrague, et l'achète immédiatement. En 1965, l’obtention d’une dérogation exceptionnelle l'autorise à construire des murs se prolongeant sur la plage dans la continuité des clôtures de sa propriété, afin de protéger son intimité des importuns, notamment des paparazzi.

 

 

 

ET DIEU CREA LA FEMME
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PHOTOS de LA MADRAGUE

 
Jean Gabin, son partenaire de En cas de malheur.

 

De retour à Paris, elle commence à tourner dans En cas de malheur avec Edwige Feuillère et Jean Gabin, mais terrorisée à l'idée de jouer un rôle aussi sérieux avec des acteurs si reconnus, elle panique; le réalisateur Claude Autant-Lara, réputé pour être difficile, s'énerve dès le premier jour car la jeune femme n'arrive pas à dire son texte correctement à chaque prise. Gabin, sentant son angoisse, sa timidité et son affolement, la voyant au bord de la crise de nerfs, fait « exprès » de se tromper à la prise suivante L'atmosphère s’étant détendue, « j'ai enfin pu dire mon texte sans me tromper ». Le film, sélectionné au festival de Venise, est accueilli avec une certaine réserve mais demeure, pour la comédienne, l'un de ses préférés avec La Vérité, Viva María !, Et Dieu... créa la femme et L'Ours et la Poupée. Elle reçoit néanmoins cette année-là, puis jusqu'en 1961, le premier prix de popularité décerné par Ciné Revue.

 
Brigitte Bardot (1959).

 

En 1959, elle accepte de jouer dans Babette s'en va-t-en guerre. À la réception du scénario, ne comprenant pas que ce film, qu'elle imagine charmant, drôle et séduisant, puisse être rendu aussi minable et sans intérêt, elle le renvoie ; elle a barré chaque page de crayon rouge, et écrit sur la dernière, où sa signature et son approbation devaient être apposées : « Je ne tournerai « jamais » une merde pareille ». Raoul Lévy fait alors réécrire l'histoire par Gérard Oury qui, entre sa carrière d'acteur et celle de metteur en scène, travaille alors comme scénariste-dialoguiste. Le scénario est soumis une nouvelle fois à Bardot qui l'accepte avec enthousiasme. Ses partenaires sont Francis Blanche et Jacques Charrier avec qui la jeune femme a une liaison. Apprenant, peu après, qu'elle est enceinte., ne désirant pas d'enfant et effrayée à l'idée d'être mère, elle envisage un avortement, avant d'avouer la vérité à Jacques Charrier qui est « fou de joie » lorsqu'il l'apprend. Ils se marient le 18 juin 1959 et, à cette occasion, Bardot lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines. Le 20 septembre 1959 sort Babette s'en va-t-en guerre. Le film est un succès accueilli avec « sympathie par un public attiré par le couple que nous formions, par les acteurs sensationnels tel Francis Blanche, qui nous entouraient et par le côté farfelu et rigolo d'une guerre ironique ».

 

Son agent lui fit alors savoir que Raoul Lévy et Henri-Georges Clouzot lui proposent de tourner à partir de mai 1960 dans La Vérité. Mais son mari lui refuse la lecture de ce scénario qu’il juge déshonorant pour lui, sa famille et l’enfant à naître, puis jette tout ce qu'elle reçoit et plus particulièrement ce que lui propose Clouzot. Elle signe néanmoins avec ce dernier dans le plus grand secret

EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR

EN CAS DE MALHEUR

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Le sex-symbol des années 1960

La Vérité (1960)

La naissance de son fils Nicolas a lieu le 11 janvier 1960 dans son appartement du 71 avenue Paul Doumer dans le 16e arrondissement de Paris. Après un accouchement difficile, « à la limite du supportable », elle refuse de voir son enfant qui représente à ses yeux « neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin ». Elle dira même un jour : « J'aurais préféré accoucher d'un chien. » Dans la rue, la circulation est interrompue par la centaine de photographes et de journalistes. Un policier est même de garde devant la porte de son appartement. Exténué par tous ces événements, le jeune couple décide de partir skier, laissant leur fils à la mère et à la grand-mère de Bardot

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Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo, Hugues Aufray, Gérard Blain, Marc Michel, Jean-Pierre Cassel et Sami Frey. C'est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique aux côtés de Charles Vanel, Paul Meurisse, Louis Seigner, Marie-José Nat et Jacqueline Poret.

 

Brigitte Bardot vit à ce moment une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n'arrive pas à s'occuper de son bébé. Un appel du directeur d'Ici Paris, Pierre Lazareff, un ami, lui apprend alors que son secrétaire, Alain Carré a vendu ses mémoires pour 50 millions d'anciens francs à France Dimanche, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique. « Je me retrouvais seule avec un nourrisson, un mari malade, une maison à faire tourner, pas de bonne, un film à réussir. Une situation difficile à équilibrer pour tout être normal, impossible en ce qui me concernait ». Après le renvoi de son secrétaire, un accord passé entre les différents magazines, lui permet de supprimer tout ce qui ne lui convient pas

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Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité. Henri-Georges Clouzot se montre difficile : « Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu ». Le tournage s'avère éprouvant. Dans une scène, alors qu'elle doit pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l'équipe, gifle qu'elle lui retourne. « Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m'écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J'étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge ». Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avoir avalé des barbituriques. Lorsqu'elle se plaignit d'un mal de crâne, Clouzot lui apporta deux aspirines. « Je me sentis bizarre, une torpeur m'envahit, mes yeux pesaient une tonne, j'entendais comme à travers du coton... On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m'avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie ! »

 

Chaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel. Le film étant tourné au mois d'août, elle déprime, imaginant qu'elle pourrait être en vacances, mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa scandaleuse façon de vivre, de sa légèreté et son absence totale de moralité. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d'attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami.

 

« On m'attendait au tournant! Il allait probablement falloir recommencer une dizaine de fois [...] Clouzot vint me voir. Je savais mon texte au rasoir mais si je me trompais, ça n'avait pas d'importance, je devais continuer, inventer, parler avec mes tripes, avec mes mots. [...] Vanel se retourna juste avant le « moteur » et me dit un « merde » plein de tendresse. Il m'aimait bien et voulait que je sois ce qu'il savait que je pouvais être. Il y avait un silence de mort. J'attendis une seconde ou deux. Je les regardais, ceux-là, qui me jugeaient parce que j'osais vivre ! Puis ma voix s'éleva. Cassée, rauque, puissante, je leur dis ce que j'avais à leur dire à tous. Ma force venait de mes entrailles, je vibrais, je jouais ma tête, ma vie, ma liberté. Je pleurais, brisée par les larmes, ma voix hoqueta mais je continuai jusqu'à la fin et tombai assise, la tête entre les mains, en proie à une véritable crise de désespoir. Il y eut un moment de silence puis Clouzot cria « Coupez ! ». Alors, toute la salle du tribunal m'applaudit, les figurants pleuraient, les juges étaient émus, les jurés impressionnés. Ce fut une des plus grandes émotions de ma vie. J'étais vidée, à bout, mais c'était réussi. J'avais gagné. Bien sûr, on ne recommença pas »

— Brigitte Bardot, Initiales B.B., Éditions Grasset, p. 274

 

Le tournage de La Vérité se révèle pour elle, sur le plan personnel comme professionnel une belle réussite et sur le plan sentimental elle dissimule, par respect pour son mari, une liaison entretenue avec Sami Frey. Mais son mari ne tarde pas à la découvrir, de même que les journalistes, qui ne cesseront de la harceler. Madame Bardot, affolée par l'état dépressif de sa fille, l'envoie dans une maison isolée de Menton, en compagnie de Mercedès une amie.

 

Tentative de suicide

Le 28 septembre 1960, le jour de son anniversaire, elle refuse de se rendre à la soirée organisée par Mercedès et préfère rester seule à la maison. Bardot boit du champagne et à chaque gorgée, avale un comprimé d'Imménoctal. Déterminée à mourir, la jeune femme sort et erre dans la campagne. Arrivée près d'une bergerie, « je m'assis par terre, enfonçais de toutes mes forces la lame d'acier dans mes deux poignets, l'un après l'autre. Ça ne faisait absolument pas mal. Le sang coulait à flots de mes veines. Je m'allongeai, regardai les étoiles au milieu des moutons. J'étais sereine, j'allais me dissoudre dans cette terre que j'ai toujours aimée ». Lorsqu'elle est retrouvée par un enfant, l'ambulance qui l'emmène à l'hôpital est contrainte de s'arrêter : des photographes, prévenus, peu soucieux de son état alarmant, barrent la route prennent des photos, puis la laissent repartir vers les urgences.

 

C'est à l'hôpital Saint-François de Nice que, 48 heures plus tard, elle reprend connaissance, pieds et poings liés à la table de réanimation, des tuyaux traversant son corps de part en part. « Chaque seconde où je reprenais conscience était un martyre de douleur. [...] Mon retour sur cette terre fut un cauchemar. Prise pour une folle par les médecins, ceux-ci me confièrent à des psychiatres. J'eus droit à une camisole de force ! » Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux de France Dimanche à Ici Paris qui la tournent en dérision « ayant eu l'effronterie de ne pas en mourir ». À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Une lettre anonyme lui tombe dans les mains : « La prochaine fois, jetez-vous du 7e étage. Ça fera une salope de moins sur terre ». Sa convalescence se passe à Saint-Tropez où sa mère ne la laisse jamais seule. Sami Frey, réformé, lui demande de venir le retrouver près de Paris.

 

Sans nouvelle, Olga, son agent, réussit à la joindre pour lui rappeler l'urgence de faire la synchronisation de La Vérité ainsi que l'existence du contrat de La Bride sur le cou, le film, mis en scène par Jean Aurel, qu'elle doit commencer en janvier suivant.

 

Le 2 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public. Il est récompensé dans de nombreux festivals internationaux — le film fut nominé a l’Oscar du meilleur film étranger 1961 — et Brigitte Bardot y est enfin reconnue comme une « actrice » à part entière. Les critiques les plus acerbes écrivent : « Il faut reconnaître que Brigitte Bardot »… À l'étranger, elle est consacrée « meilleure actrice de l'année ».

 

« Brigitte Bardot telle qu'elle-même enfin. Clouzot la change. D'abord semblable à son personnage d'enfant gâtée évaporée et boudeuse, elle se métamorphose en femme dans son box de criminelle. Alors, véritablement elle est autre : par sa voix, son regard et ce corps brusquement effacé. Quand elle crie son amour et l'amour de celui qu'elle a tué, elle émeut. Et son regard de bête traquée, la nuit, dans la prison, à l'instant où elle saisit son morceau de miroir, ce regard fait mal... Quelle est la part de fascination du réalisateur dans cette métamorphose ? Il est difficile de le dire mais elle est certainement prépondérante. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde.

 

En janvier, commence le tournage de La Bride sur le couMichel Subor est son partenaire. Ce film représente pour Brigitte Bardot une façon de se changer les idées, même si elle le considère comme une « ânerie et désespérant de nullité ». Devant le succès de La Vérité, et les faiblesses du scénario du film d'Aurel, elle annonce aux producteurs que : soit elle arrête de jouer, soit ils changent le réalisateur. Les producteurs, sans plus attendre, le remplacent par Roger Vadim. Le film est un échec dû, selon l'actrice, à sa « médiocrité et [à] sa banalité ».

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Vie privée au Mépris (1961-1963)

 
Vue de Spolète, un des lieux de tournage de Vie privée.

 

Elle accepte alors de jouer dans Vie privée, adapté de sa propre vie, sous la direction de Louis Malle. Le tournage a lieu à Genève, en Suisse. Au cours d’une scène avec Marcello Mastroianni, un pot de géraniums tombe à trois centimètres de sa tête, puis l'équipe est bombardée de tomates, de vieux cageots et de pots pleins d'eau. Bardot est insultée de toutes parts : « La putain, en France. Qu'elle aille chez elle faire ses saloperies. La paix en Suisse. Qu'elle crève. Des ordures pour les ordures. Qu'on rouvre les maisons closes pour la mettre dedans avec une caméra ». Meurtrie, elle ne comprend pas l’agressivité des gens à son égard. La réalisation a ensuite lieu à Paris et à Spolète en Italie sans aucun problème, mis à part les paparazzi qui la guettent nuit et jour la pourchassant jusqu'à La Madrague, pendant les vacances qu’elle prend après le tournage. Certains n'hésitent pas à entrer dans sa propriété. « Combien de fois au bord de la crise de nerfs ai-je appelé la police ? J'en ai trouvé dans ma salle de bains, dans mon salon, sur la balancelle du jardin ou tout simplement installés sur les chaises longues au bord de l'eau ».

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De retour à Paris, elle est peu enthousiaste pour tourner dans le nouveau film de Roger Vadim, Le Repos du guerrier, qui doit commencer début 1962. À la même période lui parvient une lettre de menace de l'OAS exigeant d'elle la somme de 50 000 francs pour soutenir les activistes de l'Algérie française. Bien que « morte de peur », la jeune femme, décide de les affronter, malgré le refus de protection de la police. Après avoir mis en sécurité son fils en Suisse, elle fait publier en réponse une lettre ouverte où elle dit avoir « porté plainte par l'entremise de mes avocats pour tentative de chantage et d'extorsion de fonds. [...] En tout cas, moi, je ne marche pas parce que je n'ai pas envie de vivre dans un pays nazi ».

 

C'est en 1962 que Brigitte Bardot engage son premier combat pour la cause animale, en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, après avoir vu des photos montrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient abattus, elle décide de devenir pescétarienne : « Je ne demande à personne de devenir végétarien, mais peut-être d'essayer de manger moins de viande, morceau d'une chair animale remplie des toxines de la souffrance et de l'angoisse dues à une mort atroce ». Elle entame sa première bataille. « Je pleurais longuement sur la photo d'un petit veau qui, les pattes cassées, gisait sanglant la gorge ouverte sur un X de torture, pire qu'aux pires moments du Moyen Âge ! Puisque personne au monde n'avait le courage ou les moyens de dénoncer ces abominables tueries sanglantes moi je le ferais ! » À sa demande, Pierre Desgraupes accepte de lui accorder — malgré ses réserves, trouvant qu'un sex-symbol correspondait mal à une séquence aussi dure sur les abattoirs — une interview dans son émission Cinq colonnes à la une. L’actrice apparaît en direct dans cette émission le 9 janvier 1962 et montre alors au public qu'un bifteck est le résultat de la mort « abominable d'un animal innocent et martyrisé ». Suspicieux, Desgraupes lui demande néanmoins si tout ça n’est pas fait pour soigner sa publicité.

 

Roger Frey, le ministre de l’intérieur de cette époque, lui accorde une entrevue où elle se rend avec quelques exemples de pistolets d'abattage destinés à assommer le gros bétail, afin que la mort lente et consciente par saignement soit abolie dans la plupart des cas, grâce à la projection d'une flèche dans le cerveau qui paralyserait les centres nerveux.

 

Entre-temps, des membres de l'OAS écrivent une lettre à son père où ils menacent de la vitrioler si les 50 000 francs demandés ne sont pas versés. Ses parents s'efforcent de la faire protéger par la police, qui refuse, se disant débordée de demandes de ce genre. Deux gardes du corps sont alors engagés.

 

En février 1962, Bardot retrouve Roger Vadim pour Le Repos du guerrier avec Robert Hossein. Si le film ne lui plait pas beaucoup, elle garde en revanche un « merveilleux » souvenir de Florence au printemps.

 

Pour souhaiter une bonne année 1963 aux téléspectateurs, la comédienne accepte d’interpréter des chansons de divers auteurs et compositeurs, notamment de Gainsbourg — qu'elle vient de rencontrer et qui lui a écrit L'Appareil à sous — ainsi que de Jean-Max Rivière (parolier) et Gérard Bourgeois (compositeur), tout en dansant sur des airs du folklore d'Amérique latine.

 
Brigitte Bardot dans le film Chère Brigitte, 1965.

 

Jean-Luc Godard souhaite absolument l'engager dans Le Mépris adapté du roman d'Alberto Moravia. Après l’avoir rencontré au début de 1963, la vedette accepte, bien que ce « genre d'intello cradingue et gauchisant me hérisse! ». Elle s'envole alors pour Sperlonga, petit village du sud de l'Italie où débutent les prises de vues. Le tournage l'amuse : c'est « une suite ininterrompue de gags et de farces, » même si elle décrit Godard comme à la limite du « un coup je te vois un coup je t'ignore. Du reste, il ne fallait pas se presser. Quand on est suisse, il n'y a pas le feu au lac ». C'est pendant le tournage qu’a lieu sa séparation d’avec Sami Frey « J'ai eu très mal, car je l'aimais profondément ». Mais une idylle s’était nouée avec un Brésilien, Bob Zagury.

 

Lors de sa sortie, Le Mépris reçoit un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Néanmoins, Jean-Louis Bory écrit :

« Le véritable Et Dieu... créa la femme, c'est Godard qui l'a tourné, et cela s'appelle Le Mépris. [...] Ce que Vadim a imaginé dans son premier film, mais n'a plus été capable de réaliser, ce que Louis Malle a raté dans Vie privée, Godard l'a réussi. Le Mépris est le film de Bardot, parce qu'il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l'incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l'histoire du cinéma, au même titre que Garbo ou Dietrich, c'est dans Le Mépris qu'on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non-consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène. »

 

Selon Bardot, les producteurs s'arrachent les droits du livre d’Exbrayat, Une ravissante idiote, après qu'elle a déclaré l'avoir aimé et trouvé l'histoire « rigolote ». Le film est finalement produit par Belles Rives ; son partenaire y est Anthony Perkins, qu'elle décrit comme le « rêve impossible de toutes les femmes », et le réalisateur Édouard Molinaro.

 

Après ses vacances à Rio de Janeiro, on lui propose une apparition de deux jours dans un film américain qui lui rend hommage avec James Stewart. Le film, Chère Brigitte, narre l'histoire d'un enfant de dix ans fou d'elle et qui, à force de supplier son père, finit par la rencontrer dans sa maison de campagne. Elle accepte à condition que toute l'équipe américaine se déplace en France mais trouve Stewart ennuyeux et a l'impression de jouer face à un « robot qui refait et redit à chaque prise les mêmes gestes et les mêmes mots sans aucune personnalité ».

 

En juin 1964, Joséphine Baker lance un appel pour sauver sa propriété du Périgord dans laquelle elle avait recueilli tous ses enfants. Émue et bouleversée par la détresse de cette femme, Bardot participe immédiatement à son sauvetage en lui envoyant un chèque important.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Viva María ! au festival de Cannes (1964-1967)

Pendant ce temps, Louis Malle veut lui faire donner la réplique à Jeanne Moreau dans une parodie de western à grand spectacle et gros budget, tourné au Mexique : Viva María !. Son agent lui explique que c'est la chance de sa vie, un moyen de prouver au monde qu'elle est mieux que jolie et très différente de l'image stéréotypée qui circule dans les salles de rédaction. La décision s'avère difficile à prendre, mais il lui faut relever le défi : accepter d'avoir Jeanne Moreau comme partenaire et réussir à l'égaler dans l'estime du public. Elle se retire quelque temps, préférant partir skier ou faire de la plongée sous-marine.

 

Le 28 septembre 1964, Brigitte Bardot fête son 30e anniversaire. Paris Match lui envoie un de ses plus illustres reporters et son meilleur photographe. La presse mondiale s'empare de l'événement : « B.B. a 30 ans ! »

 

Elle, pour qui rien n'a changé, continue les essayages pour Viva María !. Sa rencontre avec Jeanne Moreau, à ses yeux « simple mais sophistiquée, chaleureuse mais dure, séduisante mais redoutable, enfin je la trouvais telle que je l'imaginais, avec son extraordinaire pouvoir de séduction qui dissimulait mal son caractère d'acier trempé. [...] Je comprenais que les hommes en soient fous ».

 

Avant d'aller au Mexique elle part à Noël pour Buzios, un village du Brésil, en compagnie de son petit ami de l'époque, le musicien brésilien Bob Zagury. Dès lors, Buzios connaît le même engouement que Saint-Tropez. On peut entendre à chaque coin de rue la fameuse chanson de Dario Moreno « Brigitte Bardot, Bardot, Brigitte Bejo Bejo... ». En remerciement, les Brésiliens lui érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.

 

Le tournage de Viva María ! débute fin janvier 1965 à Mexico, où, selon Bardot, les plus grands photographes des plus célèbres journaux du monde défilent sur le plateau. Tous désirent des séances exclusives, des portraits, des reportages intimistes dans leurs maisons. Ce qui déplaît à la comédienne : « J'en avais déjà ras-le-bol de travailler toute la journée, maquillée du matin au soir, chapeautée, coiffée, encorsetée, bottée, crevée et harassée, qu'au moins, le dimanche, je puisse me détendre, me baigner, dormir traînasser ou visiter le pays ». Un jour, son agent, qu'elle surnomme affectueusement « Mamma Olga », arrive sur le plateau, furieuse, et brandit une pile de journaux où Jeanne Moreau figure en couverture. À l'intérieur, on ne voit et ne parle que d'elle, en anglais, en français, en allemand, en italien et même en japonais. Sous la pression de son agent, Bardot accepte de lui faire concurrence. « À partir de ce jour, je mis un point d'honneur à gagner le pari que j'avais fait contre moi-même en acceptant de tourner ce film. Si Jeanne avait gagné la première manche, j'emporterais la « belle » au finish, comme au poker. [...] J'en ai fait des photos, le soir, le matin à 5 heures à peine réveillée, le dimanche ! J'ai ouvert mes portes, je me suis livrée, insolente, perverse, souriante ou boudeuse. Sous tous les angles, sur toutes les coutures et de toutes les couleurs ». Elle avoue être capricieuse durant le tournage mais accepte de grimper sur un train en marche, sautant de toit de wagon en toit de wagon ou de se baigner dans l'embouchure d'un fleuve infesté de requins où un machiniste a perdu une jambe. Le film sort officiellement à New York et à Los Angeles en 1965 et Brigitte Bardot, d’abord hésitante, accepte de le représenter. Son voyage dans ces deux villes n'est qu'une succession ininterrompue d'interviews, de photos, de champagne et de toasts. Une journaliste lui pose la question « Que mettez-vous pour dormir? » et elle répond « les bras de mon amant », là où Marilyn avait répondu « du N° 5 de Chanel ».

 
Brigitte Bardot, 1968.Le film est un immense succès et la critique est unanime quant à la performance de Bardot. Paris Jour écrit : « Jeanne Moreau est écrasée par Brigitte Bardot ».

 

». L'Avant scène remarque : « Si Jeanne Moreau est remarquable, Brigitte Bardot est tout simplement éblouissante dans son rôle de pétroleuse et il faut bien dire qu'elle vole la vedette à sa collègue ».

 

L'année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse en troisième noces le 14 juillet 1966. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, lui envoie une pluie de pétales de roses sur La Madrague depuis son hélicoptère.

 

Louis Malle fait de nouveau appel à elle pour le sketch William Wilson tiré des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe. Son partenaire est Alain Delon et le tournage a lieu à Rome au début de l'été 1967. Sa performance (en perruque brune, fouettée par Delon) est saluée par la critique.

 

*La star française refuse le film américain Shalako, un western dont l'action se déroule dans les années 1880, mis en scène par Edward Dmytryk avec une grande distribution, dont le tournage prévu début 1968, dans le Sud de l'Espagne, avec Sean Connery comme partenaire doit être impérativement tourné en langue anglaise. Elle refuse également de jouer une James Bond Girl dans Au service secret de Sa Majesté et déclare : « Je trouve les films James Bond excellents, mais sans moi ! ». Son agent et son mari la poussent à accepter L'Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen, pour lequel on lui propose un million de dollars. Nouveau refus, le rôle sera interprété par Faye Dunaway.

 

Entre-temps, elle prépare ce qui sera le Bardot Show pour passer de l'année 1967 à 1968. Plusieurs compositeurs célèbres de l'époque doivent lui écrire des chansons sur mesure qu'elle chantera ou dansera.

 

Bien qu'ils ne se voient déjà plus, Gunter Sachs lui demande de présenter Batouk le film qu'il produit, à la soirée de clôture du Festival de Cannes 1967, ou, qu'à défaut, ils cessent définitivement de se voir. Elle accepte. À Cannes, la foule est hystérique. « J'essayai ce fameux soir de gala à Cannes de me frayer un chemin au milieu d'une foule hystérique qu'hélas je connais trop bien, ballottée, écrasée, malmenée, étouffée, mais souriante, oui souriante ». C'est sa dernière apparition officielle dans le monde du cinéma.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Serge Gainsbourg à Shalako (1968-1969)

Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery, dont elle ne lira jamais le script, et elle enregistre peu après les chansons Le Soleil, Harley-Davidson, puis le cadeau d'amour de Serge Gainsbourg : Je t'aime... moi non plus ainsi que Comic strip et Everybody Loves My Baby (en). Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne-chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l'homme à la « tête de chou ». « La beauté c'est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l'intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c'est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps », dit-elle plus tard. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs, elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t'aime… moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde.

 

 

Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako : dans la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, l'héroïne prononce Almería, lieu de leur rupture définitive : Brigitte Bardot part y tourner le film Shalako avec Sean Connery ; Serge Gainsbourg ne la revoit plus jamais après ce départ. C'est, selon Brigitte Bardot elle-même, l'un des plus mauvais films de sa carrière. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau, ce qui n'est pas pour plaire au metteur en scène (Edward Dmytryk, figure de Hollywood) qu'elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et elle avoue ne pas ni en comprendre l'histoire, qui n'a selon elle aucun intérêt, ni l’ovation qu’il reçoit lors de sa première. Au box-office mondial, le film est cependant un échec et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu'elle tient dans Shalako. Si ce fut l'envie de changer d'emploi et d'incarner les héroïnes de western, elle s'est complètement trompée de scénario. »

 

Elle répond favorablement aux deux projets qu'on lui présente : Les Femmes et L'Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu'elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent! ») est un film à petit budget qui doit se tourner en décors naturels. Elle le juge « sans intérêt ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial.

 

Entre-temps, François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin, mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n'est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c'est bien fait. On me l'a piqué d'une manière tellement ignoble. J'étais folle de rage. ».

De L'Ours et la Poupée aux Pétroleuses (1970-1971)

Quant à L'Ours et la Poupée, la préparation en est extrêmement professionnelle. Un film « magnifique » selon Bardot. « J'ai de très bons souvenirs de ce film. Je m'entendais à merveille avec tout le monde, ce qui est un exploit ! » La sortie des deux films se fait à quelques mois près, le second permettant de faire oublier le premier. Elle déclare : « L'Ours et la Poupée est un peu le Et Dieu... créa la femme des années 70. J'ai été recréée par Michel Deville. ».

Son agent, s'inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions, lui conseille d'accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C'est vrai que l'idée était bonne, c'est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout ! » Bardot trouve l'histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant », d'autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l'ignorance.

 

Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d'en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star du milieu des années 1920, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l'étranger. Elle y chante Plaisir d'amour en duo avec Guy Marchand et donne sa dernière grande comédie après L'Ours et la Poupée.

 

Sachant à peine de quoi il s'agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jaque tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l'avoir comme partenaire. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l'équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu'elle doivent se livrer, pour la possession d'un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s'envoyer des coups de poing d'homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d'esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l'une de l'autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles ».

Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d'une cérémonie à la Comédie-Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris.

 

Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses, la laisse indifférente. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne, trônant dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan.

 

Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu… créa la femme en lui proposant d'interpréter le rôle de Don Juan en femme. Elle signe pour ce film qui fait d'elle, à la fin de sa carrière, « l'actrice la moins appréciée, la plus exposée à l'ingratitude d'un public qui m'avait vénérée pendant vingt ans ! ». Ce film est un calvaire pour elle. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin.

 

Un dernier film : Colinot-Trousse Chemise (1973)

Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l'auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot. Sa participation, très courte, ne doit durer qu'une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.

 

En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu'elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2 Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C'était un terrible risque à prendre, j'en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu'avais-je à perdre ? J'avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n'étais pas. Il était temps de le faire savoir ! » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu'ils imaginaient. « On m'avait fouillée jusqu'aux tripes, jusqu'aux moindres recoins de mon intimité, je m'en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d'autres moments parler mon cœur et ma tête! » Dix millions de téléspectateurs suivent l'émission et beaucoup la redemandent. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.

 

Sur le tournage de Colinot, elle ne s'estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile ». C'est à ce moment qu'elle décide d'arrêter définitivement ce métier. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France-Soir qui se trouve là par hasard : « J'arrête le cinéma, c'est fini, ce film est le dernier - j'en ai marre ! » C'est un raz-de-marée médiatique. Tous les journaux du monde reprennent l'information. « Je me sentis allégée d'un poids terrible ».

 

Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit son agent depuis, comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s'élevant à un million de dollars américains. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C'est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario », mais elle annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975.

 

La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu'à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer

 

Les FILMS et les COUVERTURES de B.B
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L'engagement dans la défense animale

La chasse aux phoques (1973-1978)

 

Pendant trois ans, par ses propres moyens, Brigitte Bardot essaie de faire de son mieux pour les animaux. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés.

 

En 1976, elle rejoint Brian Davis de l'IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques après avoir vu un documentaire à ce sujet. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s'en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l'huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelque 15 000 familles de pêcheurs (en hausse).

 

Mais ce sont les méthodes employées qui consternent l'actrice. En effet, les phoques âgés de 15 jours à peine sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients. Bardot mène alors une manifestation devant l'ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d'avis les responsables de la chasse.

 

Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing interdit l'importation de peaux de phoques en France. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d'y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins » et déclare lors de sa conférence de presse :

« Si je suis venue ici, ce n'est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. [...] Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu'il arrive, le phoque est en voie de disparition. […] Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. »

— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977

 

 

Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday.

 

Le 28 mars 1983, après l'avoir reçue au Conseil de l'Europe, l'Union européenne interdit l'importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu). Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981.

Une dernière chanson (1980-1988)

Pour prolonger l'action qu'elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d'enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.

 

En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d'abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d'Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :

« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. [...] Les Français n'ont qu'à plus manger de viande de cheval et puis c'est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu'à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d'un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins, et qu'ils commencent par arrêter de manger du cheval. C'est dégoûtant. »

Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l'enfer. »

 

En 1984, Brigitte Bardot apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu'il s'agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez. Là, son amie, l'actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison. L'année suivante, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d'honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent. » L'ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration.

 

En 1986, dix-neuf ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de sortir leur version restée inédite de Je t'aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.

 

Alors qu'elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n'est jamais à refaire... Mais tout reste à faire ».

 

Combats menés à travers la fondation Brigitte-Bardot

Création de la fondation (1986-1992)

 

En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d'utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs, « l'immense diamant qu'il m'avait donné, qui a été une grande part de l'argent que j'ai récupéré. C'est lui qui l'a racheté. Il me l'a pas redonné parce qu'il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l'a racheté et m'envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation11 ». Cette dernière, dont l'action prend de plus en plus d'ampleur, s'installe d'abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.


Elle accompagne la création de sa fondation d'une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l'ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d'abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l'abus de la chasse. Pour toutes ces causes, elle mobilise l'opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l'appui de nombreuses personnalités, de chefs d'États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul . « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J'ai vu tous les ministres de l'agriculture. Tous les ministres de l'écologie depuis qu'ils ont été nommés. Tous les ministres de l'intérieur. J'ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m'aide »

.

Afin d'en augmenter le capital et d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation et celle-ci est finalement déclarée d'utilité publique par le Conseil d’État en 1992. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l'Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d'Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.

 

Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intacte son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

 

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n'assistera toutefois jamais à la cérémonie.

 

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s'installer à Paris

 
Brigitte Bardot et Christophe Marie (manifestation à Bruxelles en février 1995).

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu'il a fallu deux renards pour un des manteaux qu'il a créé. Le créateur lui répond : « Il n'en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d'un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d'âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu'elle en a déjà porté. « J'ai porté de la fourrure à une époque où je n'avais pas conscience de ce qu'elle représentait. La fourrure est aujourd'hui le symbole de la vulgarité. »

 

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l'année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L'Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s'insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre "Ma réponsde à Brigitte Bardot" pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l'humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d'être aimés) et elle-même (digne d'être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot , à propos de son fils Nicolax:

« C'est très triste, parce que j'en ai qu'un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c'est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant... Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n'ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

 

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l'interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

 

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

 

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

 

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 
Brigitte Bardot lors d'un passage à Nice en 2002

 

En 2002, à l'occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J'ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m'ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c'est grotesque. La culture, c'est composer de la musique, comme le faisait Mozart, ou construire des bâtiments ».

 

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l'importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n'auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d'un commerce scandaleux, d'une cruauté inimaginable, inhumaine. »

 

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l'Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

 

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d'écrire un livre qui doit sortir après l'émission, Un cri dans le silence. L'animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l'émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l'affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d'une société décadente. Je déteste l'humanité, mais j'aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m'en fous de la couleur, ce qui compte est à l'intérieur ». Le public la soutient contre l'animateur « à 300 %. Fogiel avait été d'une hypocrisie et d'une malhonnêteté redoutables ».

 

En décembre 2005, elle lance à Genève avec l'écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

 

Cette même année 2005, à l'occasion d'une campagne contre le port de fourrure, elle s'insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j'ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l'ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

 

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu'elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

Vingt ans d'existence et un dernier combat (depuis 2006)

Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d'existence de sa fondation au théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d'existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de vingt pays. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l'abattage.

 

Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l'obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l'admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu'il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité.

 

Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c'est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus. « Vous n'avez pas besoin de vendre les peaux, l'huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. [...] Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre. »

 

La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. « C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur a coupé la tête. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n'a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.

 
Le président Jacques Chirac lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques.

Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m'être rendue sur la banquise, j'ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n'auront pas été tout à fait inutiles... Merci ! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney et Pamela Anderson.

 

La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l'accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l'image qu'elle laisse au Canada. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l'éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée [...] certifiée sans cruauté ». Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :

« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. [...]
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission... Avec mes sentiments écœurés. »

 

La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l'ancienne star accepte rarement les entretiens.

 

Reçue, en 2007, à l'Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, pour qui elle a voté, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l'importation des produits issus de la chasse aux phoques. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues.

 

À l'occasion de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l'accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d'une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d'être « une honte aux femmes » ainsi qu'une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu'aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n'est aussi dangereux que vous l'êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera » C'est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde ». Obama  un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux. C'est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques.

 
Alain Delon en 2007.

Pro-veganisme de longue date (bien qu'elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson), elle écrit à l'ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu'« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilogrammes de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m2 de pâturages à la production d’un seul kilogramme de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous ».

 

En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. [...] Face au massacre qui s'opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m'associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l'abattage d'environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles ». Très touchée, elle déclare à l'AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d'Alain Delon me va droit au cœur ».

 

Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu'il avait pris avec elle à propos de l'étourdissement préalable à l'abattage rituel lors de l'Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie ».

 

Son engagement le plus récent est en faveur de la grâce à accorder aux deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d'Or à Lyon. Dans une lettre ouverte à François Hollande, elle menace de demander la nationalité russe si cette grâce n'est pas accordée.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autour de Brigitte Bardot

Vie privée

Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.

  1. du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim ;
  2. du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier ;
  3. du 14 juillet 1966 au 1er octobre 1969 avec Gunter Sachs ;
  4. depuis le 16 août 1992 avec Bernard d'Ormale.

 

Âgée de dix-huit ans, elle épouse Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu... créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d'un frère et d'une sœur. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d'amours entre elle et Trintignant. Marié à Stéphane Audran, Trintignant quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même. Elle dit plus tard : « J'ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie ». Il la quitte en 1957 lorsqu'elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu'elle lui a été infidèle. « Jean-Lou est parti parce que je ne l'en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j'en étais ».

Ensuite BB a une brève liaison avec Gilbert Bécaud

 
Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

 

Le 15 mai 1958, Brigitte Bardot achète La Madrague, une maison située sur la route des Canebiers, à Saint-Tropez, pour la somme de vingt-cinq millions de francs français

 

L'idylle entre ...  Sacha DISTEL et B.B

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... l'actrice et le chanteur de jazz

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

sacha_et_bb_guitareEn 1958, après sa rupture d'avec Jean-Louis Trintignant, Brigitte Bardot, âgée de 23 ans, s'installe seule dans son appartement de l'avenue Paul Doumer à Paris. Un soir, elle rencontre un jeune guitariste de jazz qui s'appelle Sacha Distel, âgé de 25 ans. Il lui donne des cours de guitare et très vite, la presse annonce les fiançailles de ce couple séduisant dont on murmure déjà qu'ils pourraient chanter en duo à l'Olympia. Le mariage est même annoncé, puis reculé. Car une embûche de taille s'immiscie au sein du couple: Sacha voudrait que Brigitte renonce à sa carrière par amour pour lui ! Se montrant publiquement (Sacha accompagne parfois Brigitte dans ses séances d'enregistrement de chansons), sortant dans les endroits à la mode (concert à L'Olympia, gala de la SACEM, Festival de Venise, ballades dans les rues de Saint Tropez), et traqué par les photographes, le couple connaît une grande médiatisation et propulse Sacha Distel à la une de tous les journaux.
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Alors inconnu du grand public mais ayant déjà une certaine notoriété auprès de l'élite parisienne, le guitariste de jazz des clubs de Saint-Germain-des-Prés et qui joue en trio des morceaux de jazz au Casino d'Alger, n'a pas encore réalisé son rêve: celui de chanter, à l'instar de son modèle Frank Sinatra. Il se lance dans la variété et sort un 45 Tours, qui sera son premier succès commercial: Les Scoubidous. Ce titre devient aussitôt l'hymne de la jeunesse en France et donne même son nom à un porte-bonheur en plastique tressé que fabriquent les écoliers d'alors.
 

A la fin de l'année 1958, Sacha s'envole pour New York où il chante Brigitte, et il est même invité à la célèbre émission Ed Sullivan Show. Le petit prodige jazzman se retrouve propulsé chanteur de charme.

bb_et_sacha_tumblr_kwr6wfvN3M1qzdiqvo1_500Pendant ce temps, Brigitte est à Londres et dans les studios de Joinville pour y tourner le film Babette s'en va-t-en guerre. Elle appellera Sacha pour lui faire part de sa décision: il est hors de question qu'elle renonce au cinéma. D'autant plus que sur le tournage de Babette, elle tombe sous le charme de son séduisant partenaire, Jacques Charrier. A Paris, Brigitte retrouve Jacques chez elle, dans son appartement de l'avenue Paul Doumer. C'est alors qu'un jour, Sacha arrive à l'improviste et Brigitte se retrouve bien embarrassée: "J'entendis l'ascenseur. Je ne fis qu'un bond jusqu'à la porte de ma chambre pour la fermer à clef, au moment même ou j'entendais s'ouvrir celle de l'entrée. Puis la voix de Sacha qui criait "Hou! Hou! c'est moi, je te fais une surprise"! Je restai glacée d'effroi, ne sachant plus ni que faire, ni que dire." Brigitte, enfermée dans sa chambre avec Jacques, jette la clef par la fenêtre et la rupture se fait derrière la porte. Leur liaison aura duré huit mois.

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Cependant, Sacha n'a jamais tenu rancune à Brigitte et ils restèrent amis, étant amené à se revoir à plusieurs reprises pour plusieurs projets musicaux: en 1967, pour le BB Show, Sacha et Brigitte enregistrent le titre "La Bise aux Hippies" avec Serge Gainsbourg; en 1969, pour le Sacha Show, ils interprètent en duo "La Fille de Paille" et enfin en 1973, ils enregistrent "Tu es le soleil de ma vie".

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Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l'homme de ma vie ». Il met un terme à leur relation alors qu'elle tourne Le Mépris, du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.

 

En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs. « J'avais déjà connu bien des hommes, j'avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m'envolais, portée par Gunter dans un monde féerique, que je n'avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus ». Elle l'épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d'un an bien qu'ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d'eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu'elle se marie tous les sept ans. Pendant leur voyage de noces à Tahiti, elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis. « À ce moment, j'ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n'étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d'une mise en scène théâtrale d'où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l'équivalent de trois mois pleins ». Alors qu'il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l'accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. [...] Ce n'était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d'avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n'acceptez pas, je divorce ! - Eh bien, divorcez, monsieur ». » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.

 

En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou — un amour comme on en rêve — un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires ». Elle devient sa muse. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t'aime... moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip.

 

En mai 1968, alors qu'ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries. Elle reste néanmoins suspicieuse. C'est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d'espionner Brigitte, qui lui remet une lettre de rupture. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu'il ne peut plus accepter plus longtemps d'être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J'avais déjà trompé Gunter, certes, il me l'avait rendu au centuple, mais cette fois ce n'était pas le cas et pourtant je sentais qu'il me serait impossible de me justifier. »

 

 

Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans. En 1992, lors d'un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d'Ormale. « Un coup de foudre mutuel » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie ».

 

Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n'a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l'ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes... Il n'a pas fait long feu car je n'étais pas une James Bond Girl ! Je n'ai jamais succombé à son charme ».

Dans sa vie, elle dit n'avoir connu que 17 hommes.

Elle est arrière-grand-mère depuis début 2014.

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Günther SACHS
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Günther SACHS

Fritz Gunter Sachs, né le 14 novembre 1932 à Mainberg (de) près de Schweinfurt et mort le 7 mai 2011 à Gstaad (Suisse), est un héritier, homme d'affaires multimillionnaire, photographe et sportif de haut niveau, et de nationalités allemande et suisse, qui a atteint la célébrité mondiale par son mariage avec Brigitte Bardot en 1966.

Dans les années 1960-1970, il était considéré comme un "playboy".

Vie privée

Ses deux grands-pères sont des inventeurs et des industriels allemands dans le secteur automobile : son grand-père paternel est Ernst Sachs, l'un des deux fondateurs de Fichtel & Sachs, d'où lui vient sa fortune ; son grand-père maternel est Wilhelm Von Opel, fils d'Adam Opel, fondateur d'Opel. Il passe la plus grande partie de son enfance en Suisse à Lausanne, où il poursuit ses études.

Son père, Willy Sachs, proche des dignitaires nazis, dont Göring et Himmler, sera arrêté par l'armée américaine à la fin de la guerre. Mais il sera relâché car il était considéré comme un suiveur mais aussi grâce à son poids économique dans l'économie allemande. Gunter Sachs publia plusieurs livres sur le passé de son père.

Gunter Sachs s'unit pour la première fois en 1956 avec Anne-Marie Faure, qui meurt en 1958 des suites d'une erreur d’anesthésie.

Il fut en 1962 aussi amoureux de Soraya Esfandiary, seconde épouse du shah d'Iran.

Le 14 juillet 1966, il épouse Brigitte Bardot à Las Vegas. Pour la séduire, il lui envoie plus de 10 000 roses par hélicoptère. Le 28 mai 1967, il inaugure avec elle, lors d'une nuit de noces fastueuse, l'hôtel Byblos à Saint-Tropez, avec pour invités Françoise Sagan, Jacques Chazot, Juliette Greco, Bernard Buffet et son épouse Annabel, Michel Piccoli, Gilbert Trigano, Eddie Barclay, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, et d'autres personnalités en vue de l'époque. Bardot et Sachs divorceront le 1er octobre 1969.

La même année, Sachs épouse Mirja Larsson (* 1943), un mannequin suédois.

Se sachant atteint de la maladie d'Alzheimer, il se suicide à l'âge de 78 ans, par arme à feu. Il laisse une lettre à ses proches pour expliquer son geste.

Carrière

Jeune homme, Sachs était très sportif, pratiquant notamment le bobsleigh. Il gagna ensuite une reconnaissance internationale grâce à un film documentaire et des reportages photographiques. Sachs était un collectionneur d'art moderne. Dans sa collection, il y a des artistes comme Yves Tanguy et ceux du Nouveau réalisme, mais aussi Yves Klein et René Magritte. Une autre partie concernait le Pop art avec Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et Andy Warhol.

Passionné de photographie, de mathématique, d'économie et d'astrologie, Sachs publia un livre sur ce dernier sujet, Die Akte Astrologie (en français : Le Dossier astrologie), qui entendait donner une base scientifique à celle-ci, en établissant une corrélation statistique entre les signes du zodiaque et divers aspects de la vie humaine10.

Pendant plus de trente ans, Sachs fut président de différents clubs très fermés, dont le Dracula Club de Saint-Moritz.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
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Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

 

Nudité dans sa carrière

En 1956, Et Dieu... créa la femme fait d'elle une star. Mais, le scandale n'éclate que deux ans plus tard à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958. Le Vatican tient salon en proposant aux visiteurs un pavillon composée de deux salles. La première est réservée aux miracles du Bien. La seconde, dédiée aux méfaits du Mal. Dans cette dernière se trouve une photo de Brigitte Bardot lorsqu'elle danse le mambo de Et Dieu... créa la femme.

Son père, « fou de rage », va voir plusieurs archevêques et évêques de Paris, de France et de Navarre, tant et si bien que son effigie est retirée dix jours après. Pour longtemps, son image et sa vie sont toutefois associées au « scandale, à l'immoralité, au péché de la chair, au diable cornu, au symbole de la plus grande dépravation ».

 

Sa position allongée nue sur le ventre de Et Dieu… créa la femme est reprise par Vadim dans Le Repos du guerrier en 1962, Jean Aurel dans Les Femmes ou Godard dans Le Mépris, rajoutant de piquants dialogues entre elle et Michel Piccoli :

« — Tu vois mon derrière dans la glace ?
— Oui
— Tu les trouves jolies mes fesses ?
— Oui... très.
— Et mes seins. Tu les aimes ?
— Oui, énormément.
— Qu'est-ce que tu préfères, mes seins, ou la pointe de mes seins ?
— Je sais pas, c'est pareil. »

 

En 1973, Vadim souhaite de nouveau créer le scandale avec un nouveau Et Dieu… créa la femme qu'il intitule Don Juan 73. Pour cela, Bardot, pour qui le film est un « calvaire », tourne une scène d'amour avec Jane Birkin.

Pour elle, la nudité qu'elle a montrée correspond à de la « petite bière en comparaison de ce que l'on voit aujourd'hui ».

Popularité

 
Statue de Brigitte Bardot érigée à Búzios au Brésil

 

Brigitte Bardot reste la star française la plus adulée, l'une des plus connues dans le monde et qui, dans les années 1960, rapporte autant de devises à la France que la régie Renault. Son mari révèle dans l'émission 50 minutes inside qu'elle reçoit entre 60 et 80 lettres d'admirateurs par jour.

 

Brigitte Bardot a également été une icône de la mode avant la lettre. Tout ce qu'elle faisait ou portait était immédiatement imité par des dizaines de millions de femmes. C'est avec Arlette Nastat, la créatrice de Real rencontrée dès 1956, qu'elle trouvera pleinement son style vestimentaire (robe vichy, pantalon corsaire…) etc. Le fameux voyage à New-York montre pleinement la richesse de cette collaboration. Ensemble, elles créeront la ligne de vêtements « La Madrague » dans les années 1970, signant ainsi plus de 20 ans de complicité.

 

Brigitte Bardot fait également connaître au grand public Saint-Tropez, sur la côte d'Azur, et Buzios, au Brésil. Une statue lui a même été érigée dans ce village, en guise de remerciement.

 

Bardot a été idolâtrée par John Lennon et Paul McCartney. Les Beatles avaient prévu de faire un film avec elle, mais l'idée a cependant été abandonnée.

 

La star européenne est une référence incontournable pour les Anglo-Saxons. L'actrice britannique Joan Collins, qui tournait alors La Terre des Pharaons à Rome, a raconté comment toutes les femmes — y compris elle-même — copiaient son style vichy avant même Et Dieu... créa la femme, et le scénariste Noël Howard (sur le même tournage) montra à Howard Hawks, qui cherchait des actrices à prendre sous contrat, des essais de la jeune femme ainsi que de sa copine Ursula Andress, mais aucune des deux n'appartenaient au type du réalisateur (découvreur de Lauren Bacall…). À la même époque, Kirk Douglas est ébloui par la starlette en bikini et envisage de l'emmener à Hollywood mais sa femme s'y oppose

 

Après que la tornade de Et Dieu… créa la femme a passé, Bardot devient la star la plus copiée au monde. Par exemple, Faye Dunaway reconnaît que les producteurs l'ont teinte à ses débuts en « blonde incendiaire façon Bardot ». Plus étonnant : Robert Evans, grand ami d'Alain Delon, avec la complicité de ce dernier et à l'insu de Bardot, doit le début en fanfare de sa carrière de producteur (Love Story, Rosemary's Baby, Chinatown) à l'annonce du projet bidon d'une biographie de Maurice Chevalier avec Bardot en Mistinguett lors d'une conférence de presse qui fait sensation.

 

Pour la scène du mambo dans Et Dieu…créa la femme de Roger Vadim, qui lui avait un jour dit « Tu seras un jour le rêve impossible des hommes mariés », elle est nommée 4e star la plus sexy en 2007 par le magazine Empire.

 

Début février 2008, elle est désignée, après un sondage effectué auprès de plus de 8 000 personnes dans le monde, comme étant, internationalement, la deuxième plus belle femme, toutes générations confondues, juste derrière l'actrice Catherine Zeta-Jones.

 

Retirée à Saint-Tropez depuis 2006, elle accepte rarement les entretiens. Elle reçoit néanmoins Michel Drucker et Mireille Dumas pour leurs émissions respectives Spécial Vivement Dimanche et Vie privée, vie publique à La Madrague.ainsi que Laurent Delahousse en 2014 La journaliste de France 3 raconte :

« Nous l’avons filmée dans son cadre, là où elle vit... On découvre un endroit très simple, sans luxe, sans l’ostentation qui accompagne souvent l’argent. C’est une maison chaleureuse et qui lui ressemble. C’est d’ailleurs incroyable de la voir, elle, à la Madrague, alors qu’en face de sa maison mouillent des bateaux de milliardaires où le champagne coule à flots quelle que soit l’heure. Elle exprime d’ailleurs son sentiment sur cette débauche d’argent. »

 

Elle continue d'être admirée par les actrices d'aujourd'hui. En 1998, dans un des numéros de Studio dont elle fait la couverture (sous le titre « Le Mythe B.B. : Brigitte Bardot répond », Sharon Stone entre autres lui rend un vibrant hommage. Katherine Heigl a déclaré vouloir l'interpréter sur grand écran. Pamela Anderson dit d'elle : « Brigitte Bardot a toujours été pour moi un modèle. J'aime la femme qu'elle est et j'admire la militante sans compromis qu'elle est devenue, parce que son combat sans relâche relève, selon moi, de l'abnégation ». Mélanie Thierry croit qu'elle a su « traverser le temps et les genres. La plupart de ses films sont devenus cultes et peuvent aussi bien plaire aux gamines qu’aux femmes, aux intellos qu’aux amateurs de comédies grand public. » Heather Graham fait de même pour la couverture du magazine Esquire en avril 2010, où elle reprend l'une des poses connues de Bardot d'après une séance de Sam Lévin de 1959 en serviette éponge rose. Lors de plusieurs séances photos, Vanessa Paradis a également repris certaines poses de l'actrice. De même que Kylie Minogue pour la pochette de son album Body language.

 
Peinture de Brigitte Bardot à Lisbonne, Portugal.

 

Malgré les années passées, Brigitte Bardot demeure un symbole de scandale et c'est elle encore qui fait la couverture de la première étude des archives de la censure cinématographique en France, couvrant la période 1945-1975, publiée en 2009.

 

Son combat pour la protection animale est également très apprécié et ce, malgré plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Michel Serrault déclara : « Aujourd’hui, Brigitte Bardot consacre sa vie aux animaux. Elle est excessive ? Certainement. Son combat est sincère, passionné, un peu outrancier parfois, mais elle doit faire face à toutes sortes de gens (viandards, transporteurs d’animaux véreux, vivisecteurs...) qui ne sont pas l’expression la plus raffinée du genre humain. Pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect ». Paul Bocuse se dit « très sensible à la cause que cette star internationale continue de défendre » et Isabelle Adjani décrit les images d'elle sur la banquise comme « des instants d'éternité ».

 

Le 28 septembre 2009, jour de son 75e anniversaire, elle est célébrée à cette occasion, dans la ville de Boulogne-Billancourt, par une exposition retraçant l'ensemble de sa vie. Isabelle Adjani, qui lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques, se montre émue à la découverte de cette rétrospective.

 

En 2014, deux expositions à Saint-Tropez rendent hommage à l'actrice pour ses quatre-vingts ans, « Brigitte For Ever » (salle Jean-Despas) et « B.B. : Best Of Bardot » (château de la Messardière)

.

Controverses

Brigitte Bardot a été condamnée pour incitation à la haine raciale à cinq reprises, pour ses critiques envers l'immigration, l'abattage rituel des animaux, le métissage, certains aspects de l'homosexualité ou encore l'islam en France.

Article du Figaro

En 1996, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme, qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de la célébration de la fête de l'Aïd El-Kebir. « Depuis 16 ans, dit-elle, je me bats contre le sacrifice rituel des moutons lors de cette fête. C'est peut-être une grande fête, mais pour moi c'est une horreur ». Dans l'article Mon cri de colère, publié le 26 avril 1996, le président du tribunal note qu'il s'agit d'un « dérapage de l'ex-actrice sur la présence des musulmans en France » par ses écrits : « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés ». Elle est de nouveau condamnée pour les mêmes faits l'année suivante pour ses écrits dans le second tome de ses mémoires, Le Carré de Pluton, ainsi qu'une troisième fois en 2000 pour le pamphlet qu'elle écrit, intitulé Lettre ouverte à ma France perdue.

 

Dans l'émission Le Droit de savoir, elle s'explique : « Ce que je réprouve profondément, c'est que soi-disant pour une religion, pour un culte, pour un rituel, on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C'est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l'on me fait à cause du fait que je m'attaque à une religion ».

Elle écrit que :

« Toutes ces ligues et associations qui attaquent, dénoncent, traînent en justice tout ce qui n’est pas politiquement correct, tout ce qui n’est pas pensée unique, au nom d’une haine qui doit être éradiquée, au nom d’événements porteurs de racisme à sens unique. Tous ceux-là sont l’image même de cette haine qu’ils combattent avec assiduité, de cette intolérance qu’ils fustigent. Ils épient, traquent, sont à l’affût du moindre signe, c’est l’Inquisition du XXIe siècle. Sans pitié, ils jugent, condamnent, jettent l’opprobre, crachent leur venin mortel sur tout ce qui sort du rang. »

Un cri dans le silence

Elle renouvelle ses accusations en 2003, année où elle crée de nouveau le scandale en publiant Un cri dans le silence. Elle y exprime l'ensemble de ses idées personnelles sur la société française, et dévoile certains points de vue personnels. Elle critique ses compatriotes en s'attaquant plus particulièrement aux musulmans et à la France moderne, et prend à partie la télé-réalité, la communauté homosexuelle, la restauration rapide ou les hommes politiques, responsables selon elle de « la décadence du pays ». Elle revient également sur son passé d'actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes : « de la merde au sens propre comme au sens figuré ».

 

Mouloud Aounit, président du MRAP, s'insurge contre elle : « Cet ouvrage est inacceptable. C'est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence. »

Elle écrit dans ce livre :

« Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer ! Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes. »

En ce qui concerne l'homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes ». Elle se défend cependant d'être homophobe et fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move où elle explique que selon elle :

« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits (mais lesquels ?, puisque l'homosexualité existe depuis la nuit des temps), en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le Pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie que je condamne sévèrement. C'est une horreur ! Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur. »

Elle est néanmoins condamnée à 5 000 euros d'amende pour ses propos.

Cinquième condamnation

Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d'amende pour « incitation à la haine raciale » en raison de propos tenus dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l'égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l'Aïd el-Kebir par les musulmans.

 

Elle y déclare notamment : « Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. ». L'un de ses amis proches, Henry-Jean Servat, prend sa défense dans l'émission 50 minutes inside : « Brigitte Bardot n'est pas raciste. Brigitte Bardot veut qu'on arrête de martyriser les animaux. L'animal est pour elle, comme pour beaucoup de gens, un être vivant qu'on doit respecter, qu'on ne doit pas martyriser. Elle a voulu faire entendre ce combat ». Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations. Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués ».

Beaucoup expliquent ses propos controversés par sa proximité avec Jean-Marie Le Pen. Son mari, Bernard d'Ormale, est d'ailleurs proche du Front national. Mais elle a toujours contesté ces affirmations :

« Mon mari, il a le droit de penser ce qu'il veut. Il a le droit de faire ce qu'il veut. Je ne vais pas commencer à régenter ses opinions. Moi, j'ai les miennes qui sont pas du tout les mêmes que lui. Je suis de droite, ça on le sait. Je ne suis pas du Front national. Alors après on me traite de fasciste, de nazi, de chemise brune281... »

Soutiens à Marine Le Pen

En 2012, lors de la campagne pour l'élection présidentielle, elle prend position en faveur de Marine Le Pen, qui est selon elle « la seule à dénoncer avec force et courage la situation ».

Elle renouvelle son soutien à Marine Le Pen en août 2014, dans un entretien accordé à Paris Match, où elle déclare à propos de la dirigeante du Front national : « Je souhaite qu'elle sauve la France, elle est la Jeanne d'Arc du XXIe siècle ! » Elle se dit également « française « de souche lointaine » et fière de l'être ».

 

Brigitte Bardot et les présidents de la République française

Brigitte Bardot a par le passé souvent critiqué les présidents de la République française, notamment pour leur inaction au sujet de la protection des animaux, notamment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, accusant ce dernier de ne pas avoir tenu ses promesses sur ce point, ce qui l'a conduite à soutenir Marine Le Pen à partir de 2012. Elle a cependant félicité Valéry Giscard d'Estaing pour avoir interdit l'importation de peaux de phoque en France ainsi que l'utilisation de singes dans les test de crash dans les voitures, puis François Hollande, pour avoir missionné Nicolas Hulot en Afrique centrale, pour la sauvegarde des éléphants. Le Point écrit : « Peu de présidents ont en effet trouvé grâce aux yeux de la star, et on est plus habitué à ses coups de griffe qu'à des satisfecit »

 

Hommages

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie

Filmographie

Année Titre du film Rôle Réalisateur Partenaires

1952 Le Trou normand
Roger Pierre, Jeanne Fusier-Gir

Manina, la fille sans voiles

Willy Rozier Howard Vernon, Jean Droze,
Jean-François Calvé

Les Dents longues 

Daniel Gélin Roger Vadim, Daniel Gélin,
Danièle Delorme

1953 Le Portrait de son père 

André Berthomieu Jean Richard, Michèle Philippe,
Mona Goya, Frédéric Duvallès

Un acte d'amour 

Anatole Litvak Kirk Douglas

Si Versailles m'était conté...

Sacha Guitry Jean Marais

1954 Haine, Amour et Trahison 

Mario Bonnard Pierre Cressoy, Lucia Bosé,
Giorgio Albertazzi, Camillo Pilotto

Le Fils de Caroline Chérie 

Jean-Devaivre Jean-Claude Pascal, Magali Noël,
Jacques Dacqmine

1955 Futures Vedettes 

Marc Allégret Jean Marais, Isabelle Pia,
Denise Noël, Lila Kedrova

Rendez-vous à Rio 

Ralph Thomas Dirk Bogarde, Brenda De Banzie,
James Robertson Justice

Les Grandes Manœuvres

Lucie René Clair Gérard Philipe, Michèle Morgan, Yves Robert,
Jacques Fabbri

La Lumière d'en face 

Georges Lacombe Raymond Pellegrin, Roger Pigaut

Cette sacrée gamine 

Michel Boisrond Jean Bretonnière, Françoise Fabian,
Michel Serrault, Jean Poiret

1956 Les Week-ends de Néron  

Steno Alberto Sordi, Vittorio De Sica,
Gloria Swanson

En effeuillant la marguerite 

Marc Allégret Daniel Gélin, Darry Cowl,
Robert Hirsch

Et Dieu… créa la femme 

Roger Vadim Curd Jürgens, Christian Marquand,
Jean-Louis Trintignant

La mariée est trop belle

Pierre Gaspard-Huit Micheline Presle, Louis Jourdan,
Marcel Amont, Roger Dumas

Hélène de Troie 

Robert Wise Rossana Podesta, Jacques Sernas 1957

Une Parisienne

Michel Boisrond Charles Boyer, Henri Vidal,
André Luguet 1958

Les Bijoutiers du clair de lune 

Roger Vadim Stephen Boyd, Alida Valli,
Fernando Rey

En cas de malheur 

Claude Autant-Lara Jean Gabin, Franco Interlenghi,
Nicole Berger, Annick Allières

1959 La Femme et le Pantin

Julien Duvivier Michel Roux, Antonio Vilar,
Jacques Mauclair, Lila Kedrova

Babette s'en va-t-en guerre 

Christian-Jaque Jacques Charrier, Francis Blanche,
Hannes Messemer

Voulez-vous danser avec moi ? 

Michel Boisrond Henri Vidal, Noël Roquevert,
Dawn Addams, Dario Moreno

1960 L'Affaire d'une nuit 

Henri Verneuil Jacques Charrier

La Vérité

  Henri-Georges Clouzot Sami Frey, Charles Vanel,
Paul Meurisse, Marie-José Nat

1961 La Bride sur le cou

Roger Vadim Jacques Riberolles, Michel Subor,
Claude Brasseur

Les Amours célèbres,

Michel Boisrond Alain Delon, Suzanne Flon,
Jean-Claude Brialy

1962 Vie privée

Louis Malle Marcello Mastroianni,
Nicolas Bataille, Dirk Sanders

Le Repos du guerrier

 Roger Vadim Robert Hossein, Jean-Marc Bory,
 

Jean-Luc Godard Le Mépris

   Jean-Luc Godard Michel Piccoli, Jack Palance,
Fritz Lang, Giorgia Moll

1964 Une ravissante idiote

Édouard Molinaro Anthony Perkins, Grégoire Aslan,
André Luguet, Paulette Dubost

1965 Chère Brigitte

(Dear Brigitte) elle-même Henry Koster James Stewart, Bill Mumy

Viva María !

 Louis Malle Jeanne Moreau, George Hamilton,
Claudio Brook, Paulette Dubost

1966 Masculin féminin

 Jean-Luc Godard Antoine Bourseiller,
Jean-Pierre Léaud Marie Soleil Apparition (non créditée) Antoine Bourseiller

1967 À cœur joie

 Serge Bourguignon Laurent Terzieff, Jean Rochefort,
James Robertson Justice

1968 Histoires extraordinaires, sketch William Wilson Giuseppina Louis Malle Alain Delon Shalako Comtesse Irina Lazaar Edward Dmytryk Sean Connery, Peter van Eyck,
Stephen Boyd

 

1969 Les Femmes

 Jean Aurel Maurice Ronet, Anny Duperey,
Jean-Pierre Marielle

1970 L'Ours et la Poupée

 Michel Deville Jean-Pierre Cassel, Daniel Ceccaldi,
Xavier Gélin, Georges Claisse Les Novices

Agnès

Guy Casaril Annie Girardot, Jean Carmet,
Noël Roquevert 1971 Boulevard du rhum Linda Larue Robert Enrico Lino Ventura, Guy Marchand,

 

Les Pétroleuses 

 

Christian-Jaque Claudia Cardinale, Georges Beller,
Micheline Presle

 

1973 Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme

 Roger Vadim Mathieu Carrière, Maurice Ronet,
Jane Birkin, Robert Hossein

L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise 

Nina Companeez Francis Huster, Francis Blanche,
 

Récompenses cinématographiques

Comparée aux autres artistes de son époque et au nombre de films qu'elle a tournés, Brigitte Bardot n'a pas reçu un nombre très important de récompenses cinématographiques :

 

Elle est 66e au classement des « 100 plus grands Français de tous les temps », établi en mars 2005 pour France 2.

Pour son combat envers les animaux, elle a reçu différents prix et honneurs.

  • 1980 : Étoile de la paix (grade de chevalier).
  • 1980 : Médaille de la ville de Trieste (Italie).
  • 1985 : Médaille de la ville de Lille.
  • 1989 : Prix de la paix au mérite humanitaire.
  • 1992 : Global 500 (Prix du programme des Nations unies pour l'environnement).
  • 1994 : Grande médaille de la ville de Paris.
  • 1994 : Love of animals award (Espagne).
  • 1995 : Grande médaille de la ville de Saint-Tropez.
  • 1996 : Médaille de la ville de La Baule.
  • 1996 : Prix Paul Léautaud pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix Chianciano (Italie) pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix de l'écologie / Club Unesco du Dodécanèse (Grèce).
  • 1997 : Médaille de la ville d'Athènes.
  • 2001 : Peta humanitarian Award (États-Unis).
  • 2002 : Prix My Way (Autriche).
  • 2003 : Prix des intellectuels indépendants pour son livre Un cri dans le silence.
  • 2007 : Free Thinker (Ukraine). Prix spécial du jury de l'International Rights Film Festival pour sa contribution aux droits des animaux et la protection de la nature
  • 2008 : Prix Fondation Altarriba (Espagne)
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie

La Fondation Brigitte-Bardot (FBB), fondée par Brigitte Bardot en 1986, est une fondation française vouée à la protection des animaux, reconnue d'utilité publique depuis 1992.

 

Histoire

 

En 1962, Brigitte Bardot, alors actrice, entame ce qui sera son premier combat pour la cause animale en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, ayant vu des photos démontrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient tués, elle décide de devenir végétarienne et entame sa première bataille. Elle est reçue à l'Élysée et obtient quelques années plus tard des pouvoirs publics « l'étourdissement préalable à l'abattage ».

 

 

En 1977, Brigitte Bardot déclenche une vaste campagne médiatique en partant sur les glaces polaires du Canada, à Blanc-Sablon, après l'invitation de Paul Watson (Sea Shepherd Conservation Society) afin d'y dénoncer le massacre organisé des blanchons pour leur fourrure. Son périple va durer cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son retour en France, elle réussira à faire voter l'interdiction du commerce de produits dérivés de la chasse sur les phoques ayant moins de quatre semaines, grâce notamment au soutien du président de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing.

 

En 1986, Brigitte Bardot crée la fondation Brigitte Bardot à Saint-Tropez, organisme voué à la protection des animaux, qu'elle finance par une vente aux enchères d'objets, bijoux et effets personnels afin d'obtenir les 3 millions de francs nécessaires.

 

En 1988, le siège est transféré à Paris.

 

Brigitte Bardot présente également, de 1989 à 1992, l'émission de télévision S.O.S. animaux, produite par Roland Coutas et Jean-Louis Remilleux, afin de sensibiliser l'opinion publique sur les souffrances infligées aux animaux.

 

En 1991, elle fait don de sa propriété « La Madrague » à sa fondation afin d'en augmenter le capital et obtenir ainsi la reconnaissance d'utilité publique, qui sera accordée le 21 février 1992 par le Conseil d’État.

 

En 1995, le dalaï-lama devient membre d'honneur de la Fondation qui fête ses 20 années d'existence en 2006.

 

En 2014, Brigitte Bardot revendique 70 000 membres de sa fondation.

Quelques actions accomplies

 
Brigitte Bardot, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

La Fondation a notamment aidé à créer des sanctuaires pour éléphants en Afrique du Sud, pour koalas en Australie, pour ours dansants en Bulgarie et pour primates au Cameroun. Elle a également réintroduit plusieurs espèces animales qui avaient complètement disparu au Sénégal et a participé à la réintroduction de loups dans les Alpes Une clinique vétérinaire mobile a aussi été créé pour les pays de l'Est.

La Fondation se porte régulièrement partie civile pour des procès sur des cruautés envers les animaux.

 

Elle aide financièrement aussi plusieurs refuges français, mais a également créé le sien, dans son manoir délabré dans l'Eure en Normandie, La Mare Auzou, qui est une véritable ferme étendue sur plusieurs hectares, où 200 chiens et 250 chats sont en attente d'une adoption. Ce refuge sert aussi de « maison de retraite » à plusieurs équidés, bovins, etc.

 

Un journal d'information de 32 pages est également publié chaque trimestre depuis 1992, servant à informer les adhérents des actions accomplies : L'Info-journal . C'est dans ce journal que le 23 décembre 2006, Brigitte Bardot publie une lettre à Nicolas Sarkozy où elle critique la pratique de l'Aid el kebir en France, ce qui lui a valu une condamnation pour incitation à la haine raciale.

 

En 2009, la Fondation Brigitte-Bardot lance une grande campagne de sensibilisation contre l'hippophagie : Le cheval vous l'aimez comment ?. Elle sera même bannie du salon du cheval de Paris, ces derniers ne voulant pas de coups d'éclat.

 

À l'hiver de la même année, la Fondation lance une campagne nationale d'affiches et de spots télévisés sur la fourrure : Fourrure : signe extérieur de cruauté. L'association française de la fourrure tentera de faire interdire ces publicités, en vain.

Principaux combats

 
Christophe Marie, directeur du bureau de protection animale et porte-parole de la « Fondation Brigitte Bardot ».

 

Les grands combats de la Fondation Brigitte-Bardot sont :

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 07:16

J'en fais deux fois par an, au printemps et en automne. Chaque fois environ 17 litres placés dans des tupperwares au surgélateur. J'en ai pour toute l'année

Je viens de cueillir les orties ce 4 mai 2016. Avec un Kilo d'orties sèches, je suis arrivé à faire 17 litres  de soupe, placée hier soir au surgélateur. Ici il gèle encore toutes les nuits. Je ne cueille que les orties dont la tige ne dépasse pas 3 embranchements. J'ai donc triplé les quantités indiquées dans la recette ci-dessous tout en m'en tenant à un kilo d'orties, qui reptésente un seau classique, bien tassé

 

Impopulaires parce qu'elles piquent, les orties sont une véritable bénédiction pour la santé (luttent contre le diabète, le rhumatisme et la goutte, régulent les menstruations, elles soignent aussi le foie, la vésicule biliaire, les maux de gorge, accélèrent le transit intestinal ), et un vrai délice à déguster, notamment sous forme de soupe ou de jus de légume

Recette de la Soupe aux Orties
 
Voici
donc ma recette de soupe aux orties. Il est  capital de cueillir les orties  au niveau des jeunes pousses, lorsque  les feuilles sont encore petites et les branches et que les brantendres. Voici donc ma recette de Soupe aux Orties. Je fais environ 15 litres de soupe à la fois et mets le tout au congélateur dans des contners de encore petites et les tiges ont 20 à /25 cms de haut. Dès lors il vaut mieux en faire une grande quantité à la fois

RECETTE pour 5 litres de soupe

N'oubliez pas vos gants.....

Ingrédients:

Un kilo de jeunes pousses d'orties, disons un seau bien tassé
4 Oignons blancs
4 grosses pommes de terre
4 grosses carottes
600 grs.de petit pois congenés
Sel marin et poivre noir Ciboulette
Noix de muscade
200 grs.de beurre

1..En tout premier lieu, vous lavez les orties soigneusement dans votre évier avec plusieurs rinçages successifs (vous gardez vos gants et brassez allègrement sous le robinet).

 

2. Puis vous prenez une casserolle de 5 litres d'eau et vous y mettez 10 tablettes de bouillon de légumes et 4 pommes de terre coupées en cubes. Portez à ébullition

 

3.
Ensuite, vous prenez une autre casserole et vous faites rissoler  les oignons et les carottes émincées dans les 200 grs.de beurre.
Salez et poivrer
Attendre que les carottes soient tendres

4. Vous versez dans la casserolle principale, les 5 litres de bouillon de légumes et les 4 pommes de terre coupées en cube. Portez à ébullition

5. Jetez les orties dans le bouillon et laissez mijoter jusqu'à ce que la pomme de terre soit presque tendre

6. A joutez les 600 grs. de pois surgelés. Saupoudrez de muscade. Laissez recuire de 2 à 3 minutes

7.Broyez le tout au mixer et vérifiez l'assaisonnement

Emiettez la ciboulette avant de servir. On peut ajouter éventuellement de la crême fraiche

A BOIR AUSSI GLACE COMME JUS DE LEGUMES Un goût incomparableOrtie 2-copie-1






 

Published by Christian VANCAU - dans Nature-Cuisine
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:04
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Mérindol est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

Danielle et moi avons visité ce village en octobre 2015

 

Le village, localisé au sud du massif du Luberon, domine légèrement la plaine de la Durance, frontière entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Cette plaine a permis à la commune de développer une agriculture, agriculture aujourd'hui relativement importante pour son économie. Son histoire, comme celle de plusieurs autres villages du Luberon, fut marquée par les guerres de religions.

 

Ses habitants sont appelés les Mérindolins ou Mérindolais.

Mérindol

Département du Vaucluse - Luberon - Population : 2.000 h.

puce Situé à 18 km au Sud Est de Cavaillon par la D973.
Mérindol, rue et terrasse de café

Mérindol est situé dans le Luberon à la frontière Sud du Vaucluse et des Bouches du Rhône.

Du haut de ses 200 mètres, le village peut contempler la vaste plaine de la Durance jusqu’aux douces collines qui ourlent sa limite au Sud.




Mérindol, mairie

Mérindol est resté aujourd'hui le village symbole de la répression des Vaudois.

Entièrement détruit en 1545, les villageois purent échapper miraculeusement au massacre en se réfugiant dans la montagne.


Mérindol, place

Au cours des siècles, le village haut perché, qu’on appelait « la ville » fut peu à peu abandonné pour un lieu dit « Les Bastides », en contrebas, où se situe aujourd’hui l’agglomération.

Du vieux castrum, il ne subsiste que deux pans murs, ces pauvres témoins veillent sur le
mémorial Vaudois.


Mérindol, petite rue


Mérindol, église et son clocher

En vous rapprochant, vous découvrirez aux abords du village quelques villas récentes. Vous apercevrez de loin le clocher de l'église romane.

Le centre du village est assez petit, vous ne pourrez donc pas manquer la grande terrasse de café qui fait face à une petite place agréablement ombragée.



Dans le village de nombreuses constructions témoignent des siècles passés. Il n’est pas rare de trouver sur les façades des chronogrammes du XVIIe et du XVIIIe siècles et de belles bastides.

En se perdant à travers les ruelles, à la croisée des chemins, vous découvrirez l’église Sainte Anne du XVIIIe siècle, qui possède un clocher au « bulbe sarrazin » unique dans la région, ce qui lui valut d’être inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

La plaine est depuis longtemps le poumon économique de Mérindol. Arrosée par les eaux de la Durance, elle produit en abondance fruits blancs et rouges, les célèbres melons et les légumes des quatre saisons que l’on retrouve sur les fameux marchés de
Cavaillon.

 

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Histoire

Préhistoire

Une première présence humaine est attestée par de l'outillage et des vestiges datés de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

 

Antiquité

La colonisation romaine fut importante. Un vicus a été découvert et fouillé au hameau des Borrys, près de Puget-sur-Durance. Outre ses ruines d'habitations ont été mis au jour des mosaïques, un autel dédié aux Nymphes Éternelles et des tombes à incinération.

 

Mais le vestige majeur reste la présence d'un important établissement thermal (35 mètres de long), précédé d'un péristyle (12 mètres de large) qui contenait sept baignoires individuelles, des salles de cultures physiques et un système d'air chaud alimenté par un foyer.

 

Moyen Âge

Le premier seigneur connu est Guy, vicomte de Cavaillon. Ce fut lui qui, en 1225, accorda aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur son fief. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240. Puis, en 1248, Mérindol devint possession directe du comte de Provence. En 1257, celui-ci transigea avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier obtint ce village et ses dépens en fief, le second en garda le spirituel. À la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Podio était seigneur de Mérindol ; en 1300, il vendit cette terre à Bertrand de Baux, prince d'Orange.

 

En 1393, Mérindol est assiégée et prise par les troupes pontificales, puis entièrement détruite, bien que cette destruction soit parfois mise au crédit de Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne. Il va rester déshabité pendant plus d'un siècle.

 

Renaissance

 
 
Sur le chemin du souvenir, un banc permet de voir l'ensemble du village.

 

Cet abandon, au cours du XVe siècle, entraîna la disparition du bac au profit de celui de Sénas. Le village fut repeuplé, grâce à un acte d'habitation passé en 1504, par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, dissidents de l’Église catholique. Mérindol est l'un des quarante villages, de part et d'autre du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520.

 

En 1530, le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’Inquisiteur s’enrichissant des pillages).

 
Article détaillé : Massacre de Mérindol.

En 1540 à nouveau, un juge d’Apt fait arrêter et brûler un meunier protestant de Mérindol (et confisque à son profit son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région. Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit de Mérindol (), qui condamne 19 habitants au bûcher, et le village à être rasé. Après plusieurs ambassades du village, grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, la grâce est refusée le 1er janvier 1545. Le village est entièrement brûlé le , et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés.

 

C’est à Mérindol encore que, le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

 

Période moderne

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

 

 

Période contemporaine

La Résistance

Le , quatre gendarmes, sur les six qui avaient rejoint le maquis, sont fusillés par l'occupant allemand. Une stèle de trois mètres de haut a été dressée sur le lieu de leur exécution dans le bois de pins qui limite le chemin du Bac.

Le chemin du souvenir

 
Sur le chemin du souvenir (été 2005).
 
En mémoire des Vaudois de Provence morts pour leur foi (l'inscription est un peu effacée).

 

En 1977, trois associations (les associations vaudoises d'Allemagne, de France et d'Italie) décident de créer un chemin du souvenir qui voit le jour en 1977. Une pancarte signale que l'inauguration du chemin s'est faite avec des représentants catholiques.

 

Ce chemin est devenu aride à partir de l'incendie du mois d'août 1980. En haut du chemin demeurent quelques vestiges du temple protestant.

Après le déjeuner nous entreprendrons l'invraisemblable escalade du chemin du  souvenir (Massacre des Vaudois), qui nous mènera au château, ou du moins ce qu'il en reste. Un panorama splendide. Danielle n'en peut plus avec sa tendinite. Même notre chien Groucho cale

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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Installation de 6 000 personnes en un siècle

 

L'installation de vaudois dans la région du Luberon commence en 1399 : à la suite d'une longue campagne militaire en Italie, Louis II, comte de Provence, a besoin d'argent. Il met en vente des terres de peu de valeur, qui lui sont achetées par les seigneurs de Boulier-Cental et de Roccasparvera. Ceux-ci ayant des possessions dans le Piémont installent dans ces terres nouvellement acquises une centaine de familles de paysans piémontais, de religion vaudoise : à Mérindol, Vaugines, Cabrières-d'Aigues.

 

Les témoignages de l'époque décrivent les vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de mœurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus, et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer « de quatre écus à huit cents ». Par accroissement naturel, et par la venue de nouveaux Piémontais, ils s'installent aussi au nord du Luberon : Gordes, Goult, Lacoste, ainsi que de l'autre côté de la Durance à La Roque d'Anthéron. Ils se regroupent dans certains sites de préférence à d'autres et ont investi une quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon: « en reliant comme par un fil les sites du Luberon dans lesquels ils s'installent, nous pouvons retrouver la géographie vaudoise piémontaise et dauphinoise, connue depuis au moins le XIVe siècle », a constaté l'historien Gabriel Audisio

 

Au moins 1 400 familles, soit environ 6 000 personnes venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun sont venues s'installer entre 1460 et 1560 dans la région du Luberon, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers d'entre eux sont arrivés entre 1490 et 1520, ce qui permet de faire face à la chute de 60 % de la population à la fin de la guerre de Cent Ans, via onze « contrats d'habitations » concernant treize villages du Luberon. Ils sont signés à Joucas (1460), Lourmarin (1480), Cabrières-d'Aigues (1495), Gignac (1501), Mérindol (1504), La Motte-d'Aigues (1505), Saint-Martin-de-la-Brasque (1506) et Peypin-d'Aigues (1506), Roquefure (1508), Murs (1508), Villelaure (1511) et Buoux (1512).

 

À Cabrières-d'Aigues, les 80 familles qui s'installent en 1495 viennent toutes de la vallée de Freissinières où a eu lieu sept ans plus tôt la Croisade contre les vaudois de 1488 et deux tiers des arrivants à Cabrières-d'Aigues figurent sur la liste des habitants de Freissinières, alors poursuivis pour hérésie, qui est conservée dans les archives du Parlement de Grenoble.

 

Si l'on prend les 292 patronymes identifiés à Lourmarin, Cabrières-d'Aigues, et les trois villages rejoints en 1505, La Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque et Peypin-d'Aigues, 245 viennent des sites vaudois des Alpes, soit 84 %.

 

Les premières persécutions

 
Jean Calvin, instigateur du calvinisme

En 1528, l'évêque d'Apt, Jean Nicolaï, commence à lancer des procès en hérésie. Vers 1530, Jean de Roma, un dominicain, assemble une troupe et initie alors massacres, viols, tortures, pillages, avant de devoir s’enfuir au Comtat Venaissin : le roi de France, inquiet de ces pillages, avait saisi contre lui le Parlement d'Aix. Il meurt quelques années plus tard atteint de la peste à Avignon selon Jean Mahuet, et selon Jean Crespin, auteur protestant de l' Histoire des martyrs.

 

C'est l'époque de l'installation du calvinisme à Genève. En 1530, les vaudois du Piémont y envoient quelques émissaires. En 1532, au synode de Chanforan, le mouvement vaudois se rattache officiellement au protestantisme. Entre 1532 et 1539, plus de 400 personnes sont poursuivies pour hérésie en Provence, dont 93 % étaient des vaudois, selon l'historien Gabriel Audisio.

 

Dans le Comtat Venaissin, propriété du pape, le vice-légat confisque des terres de vaudois et les redistribue à des catholiques. Le pape Clément VII demande au roi de France François Ier d'agir de même sur le versant français du Luberon.

 

Se sentant encerclé par Charles Quint, élu en 1519 empereur d'Allemagne, alors qu'il possède l'Espagne, les Pays-Bas et une partie de l'Italie, François Ier s'allie avec l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, par le traité du dit « des capitulations ». Cette alliance faisant scandale chez les catholiques, il ne peut plus se permettre une attitude tolérante envers des hérétiques.

 

Le parlement d'Aix-en-Provence condamne en 1532 sept personnalités vaudoises, et demande aux seigneurs locaux de confisquer les terres des vaudois. Ceux-ci prennent les armes et s'emparent de Mérindol, Lacoste et de Cabrières-d'Avignon. En 1534, de nouvelles condamnations frappent des vaudois, qui sont libérés par leurs coreligionnaires en armes des prisons d'Apt, Cavaillon, Roussillon.

 

En novembre 1535, François Ier réclame de nouveau le duché de Milan, envahit la Savoie dès le début de 1536. Charles Quint prend alors en personne la tête de son armée pour envahir la Provence en franchissant le Var le , et s'empare de Toulon, mais renonce à assiéger Marseille et rebrousse chemin en septembre. François Ier cherche alors à calmer la situation en Luberon, et le , il accorde le pardon aux vaudois qui abjurent leur religion dans les six mois.

 

En 1544, les vaudois sont accusés d'avoir incendié l'abbaye de Sénanque, près de Gordes.

Massacre de Mérindol

 

Le massacre de Mérindol est un événement dramatique ordonné par le Parlement d'Aix contre les Vaudois du Luberon, qui venaient de se rallier à la religion protestante. Précurseur des guerres de religion qui vont ensanglanter quinze ans plus tard le royaume de France, ce massacre de 3 000 personnes en cinq jours dévasta 24 villages du Luberon dont celui de Mérindol, au printemps 1545, tandis que 670 personnes étaient envoyées aux galères de Marseille. Il est connu dans le détail grâce à l'enquête ordonnée quelques années plus tard et publiée par le roi Henri II de France.

 

Contexte politique
 
Jean Maynier Président du Parlement d'Aix organisateur du massacre, portrait réalisé en 1724.

 

Les Protestants de l'Église évangélique vaudoise développaient leur mission évangélique en Provence, dans le Luberon et dans le Piémont avec des relations suivies avec les Protestants de Bohème et de Suisse. En 1540, les vaudois font l'objet d'une condamnation par l’édit de Mérindol. Mais ayant besoin de leur soutien contre l’empereur Charles Quint, François Ier expédie des lettres de grâce aux habitants persécutés en Provence pour cause de religion.

 

La retraite de Charles-Quint en 1545 change la donne. Le 1er janvier 1545, François Ier fit promulguer l'Arrêt de Mérindol et commanda une croisade contre les Vaudois de Provence. En avril, Jean Maynier baron d’Oppède et premier président du Parlement d’Aix déclenche la persécution, menée par Paulin de La Garde, Joseph d'Agoult et Antoine Escalin des Aimars, général des galères et ambassadeur du roi de France, qui était en partance, depuis le port de Marseille, pour lutter contre les Anglais du côté de Boulogne-sur-Mer.

Le massacre de la population

 
Le massacre de Mérindol.

 

Antoine Escalin des Aimars et ses troupes quittèrent Marseille pour éliminer les Vaudois protestants qui étaient installés en Provence. Antoine Escalins marcha sur Mérindol et les villages environnants à la tête de 2 000 combattants.

 

Les villages vaudois sont pillés, les hommes massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d’être tuées. Certains sont vendus en esclavage. Les terres sont confisquées. Les biens pillés sont bradés au dixième de leur prix, pour payer les soldats. Les violences débordent, les villages alentour les subissent aussi. Le chef de la résistance vaudoise Eustache Marron a son fief à Cabrières (actuel Cabrières-d'Avignon), qui est détruit le 19 avril, tout comme 23 autres villages vaudois du Luberon, massacrés par l'armée du baron (23 villages avec Mérindol et Cabrières, parmi lesquels Cabrierettes, Peypin, La Motte d'Aygues, Saint-Martin, Nyons, La Coste, Lourmarin, Villelaure, Tresemines, La Roque d'Anthéron, Janson). Celle-ci extermine 3 000 personnes en cinq jours et envoie aux galères 670 hommes, des deux côtés de la montagne du Luberon. De plus, le passage des soldats détruit les cultures, les troupeaux sont tués, et un nombre indéterminé de paysans meurt de faim.

Conséquences

 
Plaque en mémoire aux Vaudois massacrés à Mérindol.

 

À la suite de ce massacre, le pape Paul III reçut avec tous les honneurs le président du Parlement de Provence, Jean Maynier.

 

Lorsque Henri II de France monta sur le trône, il fit ouvrir une enquête sur ce massacre. Le Parlement de Paris jugea les principaux coupables de cet événement dramatique, mais les soudards comme les parlementaires qui s'étaient enrichis furent tous acquittés.

 

Les survivants vaudois de ce massacre rejoignirent l'église calviniste.

 

Le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Lieux et monuments

 
Allée de platanes, accès principal au vieux village
 
Pont suspendu sur la Durance
  • Monuments classés :

Église paroissiale Saint-Anne (milieu XVIIIe siècle) (cadastre AH 146): inscription par arrêté du .

 

Pont suspendu franchissant la Durance (ancien) et maison du gardien (également sur commune de Mallemort, dans les Bouches-du-Rhône) (cadastre A 60) : inscription par arrêté du .

 

Vieux château, site archéologique (XIIIe et XIVe siècle), vestiges découverts et à découvrir composant le castrum du Vieux Mérindol (cadastre A 47, AE 45, 46) : inscription par arrêté du .

  •  
  • Autres monuments :

Beffroi avec Horloge Publique (seconde moitié su XVIIe siècle)

 

Festivités / Manifestations

Chaque année depuis 1999, le village de Mérindol accueil le Salon des Eco-Énergies28. Ce salon, qui est la plus grande manifestation de Mérindol, s'installe sur le village fin septembre pour la durée d'un weekend.

 

Personnalités liées à la commune

Mérindol au cinéma

1941 : Après l'orage de Pierre-Jean Ducis avec René Dary, Jules Berry29.

1956 : L'Eau vive de François Villiers avec Charles Blavette, Pascale Audret, Andrée Debar, Henri Arius, Milly Mathis. Film tourné également à Cavaillon.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 08:27

En 1980, Serge July, rédacteur en chef de Libération offre à Marguerite Duras d'y tenir une chronique quotidienne et elle le fait pendant 3 mois, puis retombe en dépression et est transportée à l'Hôpital de Saint Germain en Laye  où elle reste 5 semaines. Ensuite abstinence et à nouveau dépression  mais cette fois elle la vit avec un certain Yann Lemée, un homosexuel de 27 ans qui lui a écrit plusieurs lettres et qu'elle invite à Trouville. Elle changera son nom en Yann Andrea et il lui estera dévoué jusqu'à la fin.

En 1981, elle voyage au Canada pour une série de conférences de presse à Montreal, publie des articles avec Yann Andrea. Elle réalise "Agatha ou les lectures illimitées" et "L'Homme atlantique"

Elle entre en cure de désintoxication à l'Hôpital américain de Neuilly en octobre 1982. La voici avec Yann AndreaYann Andrea publie M.D. Il témoigne dans son livre de leur relation décadente. Du matin au soir, ils boivent. C'est lui qui lui écrit ses textes car Duras tremble trop pour celà. Elle ne change plus de vêtements et marche difficilement , obligée de se tenir au mur pour ne pas chuter. Elle vomit les verres de vin du matin et reboit. Elle avoue être en dépression mais ne s'estime pas pour autant malade:" Vous dites ce n'est pas la peine de m'examiner, je ne suis pas malade, je suis simplement alcoolique, je le sais complètement...Vous dites: je ne supporte plus les médecins, personne ne peut rien faire pour moi. Je dois seule décider"
Elle publie" l'Homme atlantique" et "La Maladie de  la mort"


Elle accepte cependant de suivre une nouvelle cure de désintoxication le 18 octobre 1982 à l'hopital américain. Le traitement est le suivant: deux comprimés de Témesta et une piqûre de Tranxène pour dormir; Aldactone et Atrium, 3 fois par jour. La cure se passe bien, la cirrhose a été prise à temps. Mais à psteriori elle a très mal vécu sa cure: "Je vais faire un article, je dirai comment c'est effrayant une cure anti-alcoolique. Je regrette de l'avoir faite"

En 1983, elle réalise Dialogue de Rome

Elle décroche le prix Goncourt pour "L'Amant" en 1984. Les perdants sont Bertrand Poirot-Delpech pour "L'été 36" et Bernard-Henri-Lévy pour " Le Diable en tête". L'amant est déjà sur toutes les listes des meilleures ventes depuis plusieurs semaines et atteindra les 450.000 exemplaires à la fin novembre, ce qui donnera lieu à une grande réception au Théatre de l'Odeon. "C'est un livre tellement dans la littérature qu'il en paraît sans littérature aucune L'Amant obtient aussi le" Prix Ritz-Paris-Hemingway "meilleur roman de l'année, publié en Anglais. Après avoir obtenu le Goncourt elle fait une rechute violente, durant maquelle elle boit 6 à 8 litres de vib par jour

En 1985, elle publie
"La Douleur" et prend position dans l'affaire Villemin
En 1986, Entretiens avec François Mitterrand.
En 1987, elle publie
"Emily L" et "La vie matérielle" dans laquelle elle donne une explcation d'ordre métaphysique à son alccolisme profond. " Dieu est mort, l'alcool est là comme substitut "
A la fin de 1988, elle doit être hospitalisée et reste dans le coma pendant plusieurs mois. Mais une fois de plus elle s'en remet

En 1989 Jean-Jacques Annaud part en repérage au Vietnam et en octobre il arrive à Neauphles avec des tas de photos des lieux de l'enfance de Marguerite. Elle téléphone à Claude Berri "Il est sympathique ce garçon. Et ouis il parle très bien du film. Il en parle même comme si c'était son film". Leur lune de miel durera quelques semaines. Car Annaud écrit son scenario et rejette celui de Duras; il préfère s'inspirer directement du roman. Avant de rompre avec Annaud, elle lui dira "L'amant c'est de la merde. C'est un roman de gare. Je l'ai écrit quand j'étais saoûle"

En 1990 elle publie "La Pluie d'été".
Robert Antelme son premier mari meurt
Duras apprend que son amant chinois est mort depuis longtemps


En 1991, elle publie "L'Amant de la chine du Nord"
En 1992 "Yann Andréa Steiner
En 1993 "Ecrire"

Ici avec Yann Andrea à Trouville
Avec son fils Jean MascoloEn 1994 apparaissent ls premiers symptômes du déclin et on parle même d'Alzheimer. Les visiteurs sont refusés exceptés les fidèles comme son fils Jean, Yann Andrea, Dionys Mascolo et les deux soignantes

"C'est Tout" est publié en 1995. Il provoque de vives polémiques. Journal intime du dernier souffle. Dans ce dialogue Duras ne parle que de la mort. Après la mort il ne reste rien "...que les vivants qui se sourient, qui se soutiennent"
"Pourquoi le corps résiste-t-il alors que les mots ne peuvent plus se former?" La mère l'a fait rester en vie "J'aime toujours ma mère. Y a rien à faire, je l'aime toujours"  Elle résite à Yann qui lui, croit en Dieu. Le paradis ça la fait rigoler. Elle s'apprête à partir, yeux ouverts vers nulle part
A Yann la dernière phrase:
"Je vous aime
Au-revoir"


Marguerite meurt le 3 mars 1996, à son domicile parisien, au 5 de la rue Saint-Benoît, à l'âge de 82 ans. Elle sera enterrée au Cimetière de Montparnasse


Adieu Marguerite !

Published by Christian VANCAU - dans DURAS
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 14:38

Le jour de mon arrivée le mardi 25 octobre, Charlyne vient me chercher en Gare du Nord à 9h47. Je suis en route avec le Thalys depuis 5h10, levé à 4h00 du mat. Pas facile quand on habite la brousse. Pas facile avec une côte fèlée et des jambes en compote depuis 3 mois, because les 24 tonnes de boues que j'ai dû extraire de mes étangs pour sauver mes poissons de la sécheresse.

Heureusement des gens m'ont aidé à hisser ma valise, mais je me suis retrouvé sans aide au changement de train à Namur. Avec une côte félée 3 semaines auparavant, on ne peut plus rien porter, encore moins hisser. Mais bref je suis à Paris. Un petit miracle. Quatre jours auparavant, j'y avais renoncé, jugeant ce voyage, seul, déraisonnable et puis voilà, Charlyne m'a dit "Viens, tu dois venir, je m'occuperai de toi". Et en effet elle est là, elle va surgir de derrière le pancarte. On va prendre un taxi, direct pour MontreuilGare du Nord P1070523Vers 11 heures du mat, on quittera Montreuil, en metro cette fois, j'ai déposé ma valise chez Hugo qui travaillait cet après-midi-là, Charlyne et moi prenons l'apero avec Hugo et Hermine que je vois pour la première fois et que j'ai l'impression de connaître depuis toujours et nous repartons pour St Germain-des-Prés. J'emmène Cha au Relai de l'Odeon, "Le Bistro", une entrée au Boulevard St Germain, face à l'Odeon, et une autre dans la cour de Rohan(cour du Commerce St André), cette rue piétonniaire qui mène au Procope et descend sur la Seine. J'en ai longuement parlé dans d'autres articles sur Paris. C'est vachement retro, le BistroRelai de l'OdeonP1010835Relai de l'Odeon P1070537Après un repas, ma foi, bien arrosé, j'emmène en priorité Cha, au PROCOPE, le plus ancien café-resto de Paris, réputé dès le 17 e siècle pour son café. En effet,en 1686 un certain Francesco Procopio Dei Cotelli vint d'Italie ouvrir un toquet à Paris, y introduisant un breuvage nouveau appelé à un fulgurant succès: Le Café. La proximité de l'ancienne Comédie-Française en fit d'emblée un lieu littéraire et artistique. Au XVIII e siècle, les philosophes s'y réunissaient, et l'Encyclopédie naquit ici d'une conversation entre Diderot et d'Alembert. Beaumarchais y attendait le verdict de ses pièces jouées à l'Odeon. Danton, Marat et Camille Desmoulins y prirent des décisions importantes pour la Révolution. Plus tard Musset, George Sand, Balzac, Huysmans, Verlaine et bien d'autres aimaient à s'y retrouver.  Hemingway  y avait son quartier général, parallèle à celui du Ritz.(Sur le plan juste au-dessus du Metro Odeon, vous avez un passage couvert dans le Boulevard St Germain qui vous mène à la Cour du Commerce St André et à la Cour de Rohan. Il faut vraiment le savoir )Cour de Rohan P1070532Cour de Rohan P1070533Plan Odeon

. Alors là on va se promener à tous les étages, dans une ivresse allègre et c'est Cha qui va prendre la plupart des photos avec mon appareil. D'ailleurs je n'arrive pas à l 'arrêter. C'est le soir que le monde arrive au Procope. Là nous sommes dans les heures creuses et on nous laisse déambuler et flasher, sans problèmes et çela donne ceci...Avant d'entrer dans le Saint des Saints, on tourne autour, on hume..P1070534P1070542P1070543Nous lisons un peu de l'histoire du Procope, en façadeP1070544Puis on entre dans le sanctuaire. Le grand escalier d'abord...a-a-ah classieux.P1070545-copie-1P1070547Puis très vite les étages...P1070567P1070589P1070569P1070572P1070595P1070548Et puis il y a des tas de miroirs et nous adorons cela, nous les "Narcisses", et puis c'est le seul moyen de nous prendre ensemble. Voici Cha statufiée en "Statue de la Liberté"P1070577P1070585P1070587P1070624P1070565P1070644P1070641P1070640P1070638P1070582P1070613P1070571Ici c'est moi essayant d'échapper à mes admiratrices, après m' être hissé dans un ballon, à la sortie du Procope...

Ensuite nous gagnerons la Seine par la rue de l'Ancienne Comédie et la Rue Mazarine, voici Le Procope et son entrée du côté de la rue Mazarine,
P1010840, frôleront quelques librairies boisées   P1070651P1070656et par la rue de l'Ancienne Comédie, arriverons à l'Institut de France (Académie française)Ancienne comédie P1070649Ancienne Comédie, face au Pont des Arts, que je retrouverai toujours bien" cadenassé".P1070663 Les amoureux gravent leur nom sur un cadenas, l'accroche au parapet, le verrouillent et jettent la clé dans la Seine. Ainsi leurs coeurs cadenassés ne pourront jamais être séparés. En mai 2010, deux-mille cadenas ont été fracturés et enlevés. Comme le montrent mes photos, ils ont bien "repoussé"Pont des Arts P1070664Pont des Arts P1070658Pont des Arts P1070661P1080202

P1070662

Ensuite j'irai montrer à Charlyne le squareVviviani, l'Eglise catholique grecque Saint-Julien-le-Pauvre et la Rue GalandeSt Julien P1070665St Julien P1070668Rue Galande P1070670Sans oublier l'Eglise Saint-Severin, celle du Quartier LatinSt Severin P1070672

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 14:35

Plan St Julien

Alors là, il s'agit d'un de mes quartiers préférés. Le square Viviani et l'Eglise Saint-Julien à l'ombre de Notre-Dame, donnant sur le Quai de Montebello et construite avec les pierres qui n'ont pas été utilisées pour la construction de Notre Dame. C'était en 1170. La façade actuelle date du 17e siècle. C'est une église de rite grec melkite catholique. C'est là que je vais m'asseoir sur un banc à  l'ombre du celèbre Robinier "Faux acacia", vieux de 400 ans, ce lundi vers 16h30 parce que tout de même quelle journée!!!. Voici Notre Dame vue du SquareP1020333 P1020334 Et voici l'Eglise Saint-Julien le PauvreP1020335P1020336 P1020330

P1020339Les rues avoisinantes (Galande etc..) 

P1020344P1020345P1020346P1020338P1020348P1020347P1020349Mais avant de me reposer dans le Square, je suis allé revoir pour la Xe fois ma librairie anglo-saxonne Shakespeare and Company. J'y suis allé loger et servir pendant 3  jours dans les années soixante. Le fondateur de la Librairie était américain et s'appelait George Whitman. Il a ouvert cette librairie en 1951, pour faire renaître la librairie anglo-saxonne qui avait été tenue rue de l'Odéon par une certaine Sylvia Beach, de 1910 à 1941,Sylvia Beach la première à avoir publié l'Ulysse de Joyce. La librairie avait été fermée en 1941, Sylvia ayant refusé de vendre un exemplaire du Finnegan's wake de Joyce à un officier allemand

En 1951 Whitman ouvre au 37 de la rue de la Bucherie, "Le Mistral" qui deviendra Shaekspeare and Company à la mort de Sylvia Beach

Cette librairie était fréquentée par des américains de la Beat Generation, tels que Ginsburg et Burroughs. Fréquentée aussi par Henti Miller. A l'époque, George m'a montré la petite chambre, un réduit où Henri Miller emmenait ses conquêtes draguées dans la librairie. Un lit et un petit lavabo (même pas un bidet)

Au jourd'hui encore, environ 13 personnes passent les nuits sur des matelas étalés par terre en échange de quelques heures consacrées à la Librairie. Le soir on soupait ensemble dans une petite kitchenette ouverte sur les rayons et on refaisait le monde comme aujourd'hui, on défait le monde. Environ 40.000 personnes ont logé là-basP1020354

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P1020357

C'est donc de retour dans ce square que je vais recevoir deux appels sur mon portable. Le premier de l'écrivain franco-algérien Leila Marouane, qui me dit disposer d'une heure et qu'elle m'attend à 17h00 en face du Metro Saint-Placide, dans un café de la rue de Rennes et un autre de Poline Carton qui m'attend à la Mosquée de Paris. Trop tard Poline, je viens de m'engager mais on se retrouve demain, jour de grève, à la Fnac de la Place d'Italie. 

Me revoici donc parti pour Saint-Placide et la journée est loin d'être finie, car une heure va durer 5 heures, jusqu'à minuit. Voir l'article suivant

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 16:59
Martin Gray au nom de tous les siens
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Martin Gray
 
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
CineyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Mieczysław GrajewskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité

Autres informations Site web

Martin Gray, pseudonyme de Mieczysław Grajewski ou Mietek Grajewski, est un écrivain franco-américain, d'origine juive polonaise, né à Varsovie (Pologne), le et mort à Ciney (Belgique), le .

 

Il est d'abord connu pour son livre Au nom de tous les miens (1971), dans lequel il décrit une partie de sa vie et notamment le drame d'avoir perdu à deux reprises toute sa famille, d'abord dans les camps d'extermination nazis, puis dans l'incendie de sa maison dans le Sud de la France. Rédigé par le journaliste Max Gallo, ce livre a été réputé mêler fiction et réalité. Ce témoignage est par conséquent sujet à controverse.

Biographie

 
« Faire que les blessures deviennent, si l'espérance l'emporte sur la souffrance, les veines dans lesquelles ne cesse de battre le sang de la vie. » (Martin Gray). Monument érigé non loin de sa résidence bruxelloise2.

 

Seconde Guerre mondiale

 

Le , les nazis envahissent la Pologne. Martin Gray a alors dix-sept ans. Transféré dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des aller-retour pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.

 

Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique, il n'est pas tué, et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il réussit à s'échapper de ce secteur et à retravailler dans les secteurs de réception des déportés.

 

Il travaille alors dans un kommando chargé de trier le linge et de le charger dans les wagons. Il peut ainsi s'enfuir de Treblinka en se camouflant dans un wagon. De nuit, il se jette hors du train et traverse divers villages où il informe la population de ce qui se passe à Treblinka, mais personne ne le croit.

 

À son retour à Varsovie, il retrouve son père, qu'il croyait mort, mais qui, quelques jours plus tard, lors de l'insurrection du ghetto, sera abattu devant ses yeux, parmi un groupe de Juifs qui s'étaient jetés sur des SS après s'être rendus.

 

Il rejoint ensuite l'Armée rouge où il finit la guerre, et marche sur Berlin le . Comme officier de la NKVD, il est décoré d'ordres prestigieux de l'Armée rouge : ordre de l’Étoile rouge, ordre de la Guerre patriotique et Ordre d'Alexandre Nevski4. Cent dix membres de sa famille sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale5.

 

Après la guerre

 

Après la guerre, il décide d'aller rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947.

 

Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe.

 

Citoyen américain en 1952, il rencontre Dina Cult en 1959 qui devient son épouse. Ils s'installent dans le Sud-Est de la France, à Tanneron, non loin de Mandelieu, où il devient exploitant agricole.

 

Le , lors de l'incendie du Tanneron, il perd son épouse et ses quatre enfants. Au bord du suicide, il déclare avoir décidé de lutter pour devenir un témoin et trouver encore une fois la force de survivre, l'écriture devenant alors, d'après lui, une thérapie.

 

Depuis, Martin Gray s'est remarié deux fois et est père de cinq enfants.

 

En 2001, après plus de quarante ans passés dans le Var, Martin Gray s'installe en Belgique, à Uccle, dans l'agglomération de Bruxelles. À partir de 2005, il habite à Cannes. En 2012, il s'installe à Ciney dans le Condroz belge où il est fait citoyen d'honneur le 21 juillet 2013. Il est retrouvé mort à son domicile dans la nuit du 24 au 25 avril 2016.

 

Activités philanthropiques

Fondation Dina Gray

 

S'attachant à faire vivre le souvenir des siens, il crée la fondation Dina Gray18 à vocation écologique, chargée de lutter contre les incendies de forêts et pour la protection de l'Homme à travers son cadre de vie.

 

Arche de la Défense

Martin Gray a été le président de l'Arche de la Défense à Paris durant plusieurs années (1989-2001).

 

Coordination française pour la Décennie

Il a été également membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

 

Œuvre

Malgré une douzaine d'ouvrages publiés, Martin Gray dit ne pas se considérer lui-même comme écrivain, mais plutôt comme un témoin. « Je n'écris pas, je crie », affirme-t-il dans une interview en 2004.

 

Ses livres sont au service de ses activités philanthropiques, comme le montre la préface de Max Gallo à Au nom de tous les miens : « Martin Gray voulait dire sa vie. Parce que, pour les siens disparus, pour lui-même, pour sa fondation, il avait besoin de parler, besoin qu'on sache. »

 

Controverse

Une controverse existe au sujet d’Au nom de tous les miens. Gitta Sereny accuse Gray et Max Gallo d'avoir inventé le séjour de Gray à Treblinka. Pierre Vidal-Naquet, après avoir d'abord emboîté le pas à Gitta Sereny, s'est laissé convaincre par des attestations fournies par Martin Gray et a retiré ses accusations contre lui, mais a continué à reprocher à Max Gallo d'avoir pris des libertés avec la vérité.

 

En 2010, Alexandre Prstojevic, universitaire spécialiste de littérature, mentionne dans une même phrase les livres de Martin Gray, de Jean-François Steiner et de Misha Defonseca comme exemples de récits « qui ont tous en commun de laisser planer un doute sur l'identité de leurs auteurs et la réalité de leur présence durant les événements relatés ».

 

Publications

Distinctions

  • 2007 : citoyen d'honneur de la commune d'Uccle en Belgique.
  • Prix international Dag Hammarskjoeld pour Au nom de tous les miens.
  • Docteur honoris causa de l'université américaine de Paris, de l'université de Genève de diplomatie et relations internationales
  • Médaille d'or du Mérite européen.
  • 2013 : citoyen d'honneur de la ville de Ciney en Belgique.
Martin Gray au nom de tous les siens
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Au Nom de Tous les Miens

Paris, 1971

Martin Gray a subi les épreuves les plus atroces. Trois fois la mort a frappé à ses côtés les êtres qui lui étaient chers, le laissant seul survivant : sa mère et ses frères tués dans la chambre à gaz du camp de Treblinka, son père abattu sous ses yeux à la tête des insurgés du ghetto de Varsovie. Le 3 octobre 1970, sa femme Dina et ses quatre enfants mouraient dans l'incendie de forêt du Tanneron.

Martin Gray a voulu qu'un livre rende hommage à la mémoire de ceux qu'il a perdus, à la mémoire aussi de tous ceux qui ont disparu comme les siens. Son récit est l'un des plus bouleversants qui se puissent lire.

 

Le livre de la vie

 

Le Livre de la Vie

Paris, 1973

Cet ouvrage a obtenu le prix du Mérite littéraire « Dag Hammarskjöld ».

 

Dans ce livre qui est la suite d’Au nom de tous les miens, Martin Gray analyse sa vie après le décès de son épouse Dina et de ses quatre enfants lors de l’incendie survenu à Tanneron le 3 octobre 1970.

 

Pendant dix ans, l’écrivain avait vécu des moments de bonheur avec sa famille ; il nous les fait partager. Ensuite survient le drame. Martin Gray perd les siens pour la seconde fois. Durant des semaines, il vit dans leur souvenir, ne changeant aucun jouet de place.

 

Il nous dévoile aussi les problèmes, les malheurs d’autres couples. Il nous décrit comment ceux-ci réagissent face aux épreuves de l’existence. Dans la vie, la passion que l’on voue à quelque chose peut nous aider à vivre, à aller plus loin. Martin Gray nous apprend aussi combien « l’autre » peut nous réconforter, nous redonner espoir grâce à une simple parole, un geste bénin. Tout comme cette vieille femme qui vint un jour le voir, non pour lui demander un autographe, mais pour le remercier d’avoir redonné courage à sa petite fille.

 

Ce livre est destiné à chaque homme qui, un jour, s’est interrogé sur le sens de sa vie ; a rencontré le désespoir, la tristesse, afin qu’il retrouve « le bonheur, le courage et l’espoir » par lui-même.

 

On remarquera que chaque chapitre se termine par un dessin : un arbre. Celui-ci a été dessiné par Cécile, la fille d’un imprimeur, ami de Monsieur Gray. « Elle avait du talent malgré ses 12 ou 13 ans. De plus, le thème de l’arbre a été choisi car il est le symbole de l’Homme. L’un et l’autre vont ensemble ».

 

 

Les Forces de la Vie

Paris, 1975

Ce livre, Martin Gray l'a écrit pour aider les personnes qui s'interrogent sur le sens de la vie.

Pour ceux qui cherchent comment exprimer la richesse, l'invention, le besoin d'amour qu'ils portent en eux. Ce n'est donc pas un roman. Il comprend des exercices à pratiquer chez soi afin de se connaître et de savoir rester maître de soi.

Nous noterons qu'il est parsemé d'interrogations ainsi que de pages blanches lignées pour que le lecteur puisse y inscrire ses réflexions personnelles.

 

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Les pensées de notre vie

Les Pensées de notre Vie

 

Seghers, 1976

Martin Gray reprend les pensées exprimées en italique dans le Le livre de la vie et les développe plus amplement. Il s'agit en quelque sorte d'un résumé du second livre.

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La Vie Renaîtra de la Nuit

Paris, 1977

Ce livre, Martin Gray l’écrit pour son épouse, « pour Virginia, qui m’a donné Barbara ».

 

Le premier chapitre nous présente un homme confronté avec la joie que la naissance de sa fille Barbara lui procure et le tourment qui le ronge lorsqu’il pense aux siens exterminés à Treblinka, ou tragiquement disparus lors de l’incendie de Tanneron, sept ans plus tôt.

Ayant laissé son épouse à l’hôpital, Martin Gray se dit qu’il est « heureux ». Cependant, il n’arrive pas à l’admettre. Ses souvenirs le tourmentent. Il n’a plus le courage de vivre. En rentrant chez lui en voiture, il adopte une conduite plus que dangereuse sur la route des « Barons », afin de provoquer la Mort. Lorsqu’il retourne chercher son épouse et sa fille, Martin Gray est en paix avec le passé.

Ensuite, Martin Gray nous dépeint les sept années qui ont précédé sa rencontre avec Virginia, sa jeune épouse. Ces sept années sont peuplées de doutes, de questions, d’espoir et de désespoir, d’insinuations scandaleuses quant à la perte des siens. Mais il y a aussi les amis qui, par leur sollicitude, constituent un facteur d’encouragement.

 

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Le Nouveau Livre

Paris, 1980

 

Dans ce livre, Martin Gray traite de 365 thèmes différents. Un thème pour chaque jour de l’année. Cela va de la naissance à la mort, en passant par l’amour, la vie et d’autres sujets qui peuplent notre quotidien.

 

   

J'écris aux hommes de demain

 

J'écris aux hommes de demain

Paris, 1983

Comme le titre l'indique, dans ce livre, Martin Gray s'adresse « aux hommes de demain », aux générations à venir qui devront vivre dans le monde que nous leur aurons laissé, un monde d’incertitude, tournant entre « la haine et l’amour », la tendresse et la violence, l’amitié et la haine, l’exploitation d’autrui.

 

  

La maison humaine

 

La Maison Humaine

Paris, 1984

« J’ai donné la forme d’une fable à ce qui surgit de ma mémoire. Jadis, dans une ville complètement détruite, alors que je n’étais q’un combattant malheureux errant parmi les décombres, j’ai découvert au milieu des ruines et dans la nuit, une petite fille. Et j’ai essayé, en ce temps-là déjà, de construire pour cet enfant une Maison humaine ».

   

 

Entre la haine et l'amour

 

Entre la haine et l'amour

 

Paris, 1990

« A ceux que le présent et l’avenir inquiètent et qui ne se résignent pas »
« On n’attend pas l’avenir comme on attend un train. L’avenir, on le fait »
(Georges Bernanos)

Voilà la première page, l’introduction de ce nouveau livre dans lequel Martin Gray nous confie qu’il a peur, non pas de mourir car la mort vient toujours un jour, mais cette crainte qu’il éprouve est pour le futur de ses enfants, de tous les enfants.

Pour vous, vos enfants, pour moi et les miens, pour chacun de nous, les dix ans qui viennent sont le moment du grand choix de nos vies.
L'an 2000 est à nos portes. Sera-t-il pour nous, nos enfants, un âge barbare, celui de la haine, ou bien, parce que nous avons les moyens, le temps de l'amour ?
J'ai parcouru le monde, j'ai vu notre temps tel qu'il est. L'aventure de notre futur, de notre avenir commence ici.

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Vivre debout

 

Vivre debout

Paris, 1990

 

Partant d’un « fait divers » survenu en Grande-Bretagne, Martin Gray essaie de comprendre ce qui a pu pousser deux enfants de dix ans à torturer, puis à tuer, un autre enfant de trois ans. Ce drame lui permet d’introduire le thème de son livre : pourquoi cette haine, cette destruction de l’autre ; pourquoi cette crise ?

 

 

  La prière de l'enfant

 

La prière de l'enfant

 

Paris, 1994

 

Un matin, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, Martin Gray est entré dans la chambre de ses parents. Ceux-ci étaient assis dans le lit et avaient passé leurs bras au-dessus des épaules l’un de l’autre : leurs têtes se touchaient. Il les avait contemplés et, goûtant à cette paix, il s’était mis à prier « pour que cet instant dure toujours ».

 

 

 

  Au nom de tous les hommes

 

Au Nom de Tous les Hommes

Seghers 2004

"J'avais depuis dix ans choisi le silence. Mais comment ne pas crier quand me senfants, mes proches, mes lecteurs m'interrogent. Ils sanvent que je suis un témoin de la barbarie. Est-ce que cela recommence ? me demandent-ils.

 

Ils parlent de cimetières profanés. Des mots de haine. De la guerre. De l'inquiétude. Est-ce que l'injustice, le racisme, la violence vont toujours obscurcir l'avenir des hommes ? Je dois répondre à ces angoisses. je dois montrer d'autres chemins pour l 'homme. Je dois dire que l'espoir demeure. Je veux qu'on entende ma colère, et aussi mon espérance."

 

A quatre-vingt-deux ans, Martin Gray est la mémoire vivante de la tragédie du XXè siècle, et l'incarnation de l'espoir dans la vie. Evadé du camp d'extermination de Treblinka, combattant du ghetto de Varsovie, il entre en vainqueur à Berlin avec l'armée russe. Aux ETats-Unis, il fait fortune. En France, où il vit, la tragédie le frappe de nouveau. Sa femme et ses quatre enfants succombent dans un incendie de forêt près de Cannes. De ce malheur, il fait une force. Ses livres, Au nom de tous les miens et dix autres ouvrages apportent, sagesse, raison de vivre et d'espérer à àdes millions de lecteurs dans le monde.

 

Au nom de tous les hommes est un cri de colère, un acte de fraternité et un message d'espoir.

 

 

Martin Gray : Le survivant

Toute sa vie, la mort lui a soufflé dans le cou. Après l'avoir traquée durant les années où il vivait dans le ghetto de Varsovie, elle a d'abord frappé sa mère et ses jeunes frères qui ont été gazés dans un camp de la mort. Quelques semaines plus tard, il voyait son père tomber sous les balles lors d'une rafle nazie. Après la guerre, il reconstruit sa vie aux États-Unis puis en France où le destin lui devait bien de le laisser vivre des moments plus heureux. Mais celui-ci a plutôt choisi de le plonger encore dans le drame de voir sa femme Dina et ses quatre enfants périr dans un incendie de forêt en 1970. C'est l'écriture du livre Au nom de tous les miens qui l'a sauvé du désespoir. Ce livre fut traduit en 26 langues, s'est vendu à 30 millions d'exemplaires et a été porté à l'écran. Parlant six langues, Martin Gray donne aujourd'hui des conférences partout à travers le monde, afin de mettre en garde les jeunes contre des actes de folie possible. À 85 ans, ce père de 5 enfants rendrait fier son père qui lui rappelait : « Souviens-toi que la vie est sacrée ».

En 2004, vous avez publié votre 12e livre Au nom de tous les hommes alors que vous aviez choisi de ne plus écrire. Qu'est-ce qui vous a remis à l'écriture ?

C'est la recrudescence de l'antisémitisme et du fanatisme qui a provoqué cette nécessité. Il m'a suffi d'entendre « Mort aux Juifs » ou « Sale Arabe ». Ma fille m'a raconté avoir vu dans une gare un jeune Juif attaqué, insulté, blessé. Cette haine a accompagné ma jeunesse à Varsovie, dans cette Pologne antisémite où j'ai grandi. Sachant cela, je ne peux pas me taire. Je ne peux pas admettre que le monde n'apprend rien de nos expériences.

 

Votre livre est à la fois vibrant de colère et rempli d'espoir. Quel est votre message ?

Ce que je veux, c'est alerter, être ce que j'appelle un « démineur ». Je crois que ce qu'on attend de moi c'est que je sois la voix d'un témoin qui doit crier ce qu'il a vu, vécu, ressenti. Comme si tous ceux qui m'ont aimé et qui ont disparu exigeaient de moi que je prenne la parole. Écrire, c'est une manière de les faire revivre. Mais je ne suis pas seulement un homme qui crie, ma vie est aussi faite d'espérance.

 

Comment s'est passée votre enfance à Varsovie ?

 

J'ai très peu de souvenirs de mon enfance. Je me souviens avoir vécu dans une famille unie où régnaient l'amour et la fraternité. Je suis devenu adulte d'un seul coup quand la guerre a éclaté. J'étais adolescent et tout d'un coup, je suis devenu une bête traquée poursuivie par des gens qui voulaient me tuer. Moi qui n'avais connu que l'amour, de brusquement faire face à ces animaux au visage d'homme fut une

expérience terrible.

 

Qu'avez-vous ressenti à la mort de vos parents et de vos frères ?

Ma douleur s'est transformée en combat pour la liberté. C'est la haine qui m'a poussé vers l'avant. C'est terrible à dire, mais la haine est une force. J'avais une haine profonde envers ces bourreaux qui ont tué non seulement mon père, ma mère et mes frères, mais tous les miens autour de moi. J'ai perdu 110 membres de ma famille dans l'Holocauste. C'est ma haine qui m'a poussé dans la résistance puis dans l'armée russe vers la victoire. Quand nous sommes entrés victorieux en Allemagne, je voulais tous les tuer. J'ai vu dans les yeux des hommes, des femmes et des enfants allemands la même frayeur que ce que j'avais vu chez les miens. Alors, je me suis demandé comment je pouvais me venger contre des innocents. Ma haine a disparu pour laisser toute la place à l'amour. À partir de ce jour, l'amour m'a toujours comblé.

 

Vous avez deux jeunes fils qui sont à l'âge qu'avaient vos frères durant la guerre. Quand vous les regardez, pensez-vous à vos jeunes frères qui n'ont pas survécu ?

 

J'ai peu connu mes frères. Comme je n'ai pas de souvenirs d'avant la guerre, j'ai eu peu l'occasion de les connaître. Lorsque le mur a été érigé pour former le ghetto de Varsovie, je passais la journée à le traverser en contrebande pour rapporter de la nourriture à ma famille. Je regrette beaucoup de ne pas avoir mieux connu mes frères. Quand je regarde des photos de ma famille aujourd'hui, ça me fait mal de ne pas en savoir plus sur eux.

 

Après la guerre, vous avez fait fortune puis vous vous êtes installés en France avec votre femme Dina. Les 10 années qui ont suivi ont-elles apaisé les douleurs de votre passé ?

 

Je n'ai jamais oublié les miens, mais je pouvais maintenant avoir le bonheur de transmettre la vie, moi qui avais vu tant de gens mourir. Dina et moi avons eu quatre enfants qui baignaient dans l'amour, la musique, la joie. Ce furent des années de pur bonheur.

 

Puis il y a eu l'incendie de forêt. Parlez-moi des premiers mois qui ont suivi la mort de votre femme et de vos enfants.

 

C'était la deuxième fois que je perdais tous les miens. C'était une dévastation totale. Un médecin m'avait proposé de prendre des calmants pour m'engourdir et m'endormir quelques semaines. J'ai refusé. J'ai affronté la souffrance de façon consciente. Je ne voulais pas souffrir, mais je ne voulais pas oublier les miens.

Durant un an, j'ai passé des nuits à regarder des photos, à frapper ma tête contre le mur, à hurler ma douleur, à serrer contre moi les jouets de mes enfants. La mort de ma famille était comme un cyclone qui m'aspirait vers la mort.

 

Vous vouliez intensément des enfants pour faire revivre vos frères disparus trop jeunes. Avec la mort de vos enfants, avez-vous revécu la peine d'avoir perdu vos frères ?

 

La mort de ma famille a rouvert la plaie de la mort de mes parents et de mes frères. Toutes les douleurs se sont confondues. C'est comme si, 30 ans plus tard, le Mal s'était échappé du camp d'extermination de Treblinka pour accomplir son œuvre et me terrasser.

 

Vous aviez vu plusieurs hommes s'enlever la vie lorsque vous étiez au camp de la mort. Pensiez-vous à eux ?

 

C'était omniprésent en moi. Les plus vigoureux d'entre nous avaient été affectés à l'horrible tâche d'extraire les corps des chambres à gaz pour les jeter dans des fosses communes. Nous trouvions parfois des enfants qui respiraient encore. Nous les achevions de nos mains pour mettre fin à leur souffrance. Certains de mes camarades y ont vu leur femme, leurs parents, leurs enfants. Lorsque l'un de nous devenait trop épuisé, il était poussé dans la fosse. Alors, chaque nuit, des hommes désespérés se pendaient à une poutre avec leur ceinture, afin d'échapper à cet enfer. Tant de fois j'ai tenté de les convaincre de ne pas se tuer, de ne pas abandonner. Leur souvenir me revenait lorsque j'ai songé moi-même au suicide. Je voulais vivre pour témoigner à leur place. Il m'est arrivé souvent de penser que survivre était ma malédiction.

Où avez-vous puisé la force de revivre après la mort de votre femme et de vos enfants ?

J'ai fait appel à mon père durant cette période : il m'avait dit « La vie est sacrée. Il faut que tu vives, que tu témoignes, que tu continues notre peuple. Tu dois aller jusqu'au bout. » Ces mots venaient de très loin, comme s'ils venaient d'Abraham.

J'avais tellement souvent échappé à la mort durant la guerre qu'il me semblait impossible de me l'arracher maintenant, même si cela aurait mis fin à ma souffrance. Durant plusieurs mois, je ne voulais plus vivre. Mais des millions de personnes ont été abattues, je devais vivre pour raconter leur histoire et les faire vivre à travers moi.

 

C'est alors que vous avez écrit Au nom de tous les miens ?

 

Dina m'encourageait depuis longtemps à écrire l'histoire de ma vie. Elle m'avait fait aménager un bureau dans notre maison afin que je puisse m'y consacrer. Un jour, j'ai pris la résolution de ne pas oublier Dina et les enfants, mais de ne pas me laisser étouffer par le désespoir de les avoir perdus. J'ai survécu en écrivant Au nom de tous les miens. Témoigner a été ma façon de continuer de vivre.

 

Et le livre a été un succès mondial.

 

Pour moi, le succès du livre n'est pas dans le nombre de copies vendues. J'en étais heureux, car tous les droits sont allés à différentes fondations humanitaires, écologiques ou culturelles. Mais le succès de ce livre, c'est ce qu'il a fait à chacun de mes lecteurs.

Une fois mon livre publié, j'ai commencé à recevoir des dizaines, puis des centaines de lettres de lecteurs de toutes les couches sociales, tous touchés par mon livre. Parce qu'ils avaient trouvé à travers mon destin et ma vie leur courage à eux. Donc, ce que je leur ai donné, ils me l'ont rendu mille fois avec leurs lettres. Avec les années s'est forgée une chaîne de fraternité avec les lecteurs. Et j'ai trouvé une forme de paix.

 

Et puis vous avez créé la Fondation Dina Gray.

Oui, c'était une autre façon de donner un sens à la tragédie. La Fondation Dina Gray œuvre à la prévention des incendies de forêt et la protection de l'homme à travers son cadre de vie.
En toute modestie, nous avons fait beaucoup en France. Notre action a contribué à réduire le nombre d'incendies de forêt et le nombre de morts dans les incendies.

Martin Gray dans son bureau avec la photo de sa femme Dina

 

Qu'est-ce qui vous a indiqué que vous aviez terminé votre deuil ?

 

Un deuil n'est jamais terminé, on est toujours en deuil. La mort ne fait pas disparaître l'amour que nous avons pour les gens. On n'oublie jamais et on ne veut pas oublier. Aujourd'hui encore, chaque matin à mon réveil, je revois mon père, ma mère, mes frères, ma femme Dina et mes quatre enfants disparus. Ils sont en moi et c'est toujours difficile. Ils me manquent toujours, mais leur souvenir me donne de la force.

 

Avez-vous craint de vous attacher à nouveau, d'aimer une femme et des enfants après l'incendie ?

 

Je me disais que je ne pourrais plus jamais aimer une femme. J'avais du mal à être en compagnie d'une femme. J'avais peur de revivre le malheur, de m'attacher et de perdre encore les gens que j'aime. Et pourtant, je me suis remarié et j'ai aujourd'hui cinq enfants.

 

Et comment s'est passée la naissance de vos enfants ? Avez-vous eu immédiatement de l'amour pour eux ?

 

Oui, et j'ai retrouvé du temps, de l'énergie et de l'amour. La naissance de ma fille Barbara en 1976 fut le plus beau jour de ma vie. Dans un de mes livres, La vie renaîtra de la nuit, j'ai dédié un petit poème à Barbara.

 

Avez-vous le plaisir d'être grand-père ?

Non malheureusement. Je disais récemment à mes enfants que je ne veux pas mourir avant d'avoir des petits-enfants devant moi! Les trois premiers sont en âge d'avoir des enfants, alors j'attends.

 

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd'hui ?

 

Je suis fier de ce que mon père m'a légué et d'avoir pu partager ses enseignements avec le monde entier. Je suis fier de mes enfants. Je suis fier des actions et des projets que je mène.

 

Beaucoup de lecteurs de Profil vivent un deuil. Que savez-vous du deuil que vous aimeriez leur dire ?

 

C'est en allant vers les autres qu'on trouve la force de continuer sa vie. Tout ce que je fais aujourd'hui est comme un boomerang. Ce qui vient de moi me revient avec plus de force. Depuis 30 ans, j'ai reçu plus de 800 000 lettres de tous les pays, beaucoup provenant de jeunes qui s'inquiètent de leur avenir. Les gens disent qu'ils ont trouvé dans mes livres le courage de poursuivre. Il faut trouver la force de donner un sens à notre vie. La vie est belle malgré ce qui nous arrive. On peut toujours reconstruire, même sur les ruines.

 

Et comment voyez-vous la mort aujourd'hui ?

 

Je ne crains pas la mort, je ne crains que la souffrance. La mort est une seconde naissance pour moi. C'est une partie naturelle de la vie : on ne peut pas avoir l'un sans l'autre. La vie est un combat contre la mort, et ce combat me plaît.

Vous semblez en excellente santé. Quels sont vos projets pour les années à venir ?

 

J'ai un mode de vie très sain depuis l'âge de 35 ans. Je suis végétarien, je fais chaque matin un kilomètre de nage. Je n'ai jamais été aussi fort qu'aujourd'hui.

 

J'ai tellement de projets que je ne pense pas vivre assez longtemps pour les réaliser. J'aimerais écrire un livre sur mon père. J'aimerais aussi écrire un livre sur ce que j'ai appris de la vie saine. J'ai fait beaucoup de recherches et je voudrais les partager avec les lecteurs.

 

Vous avez survécu à la guerre, la faim, la torture, l'épuisement, le désespoir, la mort de toute votre famille. Au soir de votre vie, diriez-vous que ça en valait le coup ?

 

La vie est quelque chose d'extraordinairement beau, et transmettre cette belle vie est un événement magnifique. Il n'y a pas de plus belle chose que la vie. Il faut la vivre pleinement avec les bras tendus vers le haut pour mieux approcher l'essentiel.

______________________________

Pour joindre Martin Gray :

Martin Gray
83440 Tanneron
FRANCE
Courriel :
info@martin-gray.fr

Sites d'intérêt sur Martin Gray :

Citations extraites de ses livres :

J'ai traversé tous les malheurs. J'ai été témoin du plus grand crime perpétré dans l'histoire des hommes. J'ai subi l'injustice. J'ai souffert de la haine. J'ai été frappé plus qu'aucun autre. J'ai connu la disgrâce de voir disparaître ceux auxquels j'avais donné la vie, et il n'est pire malheur. Et cependant, parce que j'ai côtoyé des hommes généreux, prêts à tout donner d'eux-mêmes pour les autres, parce que j'ai été bouleversé par le geste d'une mère, la beauté d'un tableau et l'infinie douceur d'une sonate, je suis heureux d'avoir connu cette aventure exaltante qu'est la Vie.

Au nom de tous les hommes

Dans chaque vie vient un moment où s'ouvre devant soi, à côté de soi, en soi un gouffre. Vivre c'est réussir à ne pas y tomber. Vivre c'est savoir le regarder et s'écarter. Vivre c'est avancer : c'est-à-dire croître, s'épanouir par le bonheur mais aussi apprendre à tirer du malheur sa leçon.

Croire c'est vouloir vivre. Vivre jusqu'au bout malgré la mort. Croire, c'est croire en la vie. Et donner la vie c'est combattre la mort. Car la vie doit chasser la mort. À chaque printemps l'arbre refleurit. Et l'automne alors, et l'hiver, ne sont plus que des saisons parmi d'autres. Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.

Le livre de la vie

D'autres enfants sont venus, cinq, qui sont rassemblés autour de moi. Je les regarde intensément : Barbara, Larissa, Jonathan, qui sont déjà de jeunes adultes. Et près d'eux, Gregory et Tom, encore enfants. À les voir si riches de leur avenir, pleins de vitalité et de joie, j'ai l'impression que ma poitrine s'emplit d'un air vif. J'oublie que je suis mortel. Et l'ombre de ce que j'ai vécu, qui stagne toujours en moi, se réduit, comme absorbée par la plénitude de cet instant.

Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens

Le dernier combat de Martin Gray

Par Leblond Renaud, publié le
 

L'écrivain a édifié dans son jardin un temple dédié à la jeunesse. Il n'a oublié qu'une chose: la terre agricole n'est pas constructible. Devra-t-il tout démolir"

Il dit que c'est l'Arche du futur. Sur la colline de Tanneron, qui domine majestueusement la baie de Cannes, celui qu'on nomme ici l' «estranger» explique avec des accents exaltés le sens de son hallucinante composition: un amphithéâtre fabriqué à partir de 150 tonnes de chenilles prélevées sur 200 tanks de la Seconde Guerre mondiale, un bassin d'empereur romain en granite noir autour duquel se dressent 12 colonnes de bois de fer, des fontaines somptueuses en chutes de marbre de Carrare, une plate-forme télécommandée qui s'élève d'un pool-house à hublots, mais aussi une guillotine, quatre totems géants et un mirador, dont le maître des lieux précise qu' «il sera bientôt fondu dans un épais cristal afin de créer l'indispensable source de lumière».
 

Cet «estranger» a un accent polonais, des mains calleuses et le regard très fixe. Très bleu. Il se nomme Martin Gray. Et il est ici dans son jardin. Là où, le 3 octobre 1970, le destin s'est acharné contre lui: le mistral qui claque soudain entre les arbres et, dans un éclair, un front de flammes qui dévalent et rattrapent sa femme et ses quatre enfants. La mort des siens. Comme trente ans plus tôt, lorsque les 110 membres de sa famille ont atrocement péri sous la botte nazie. Le vide. De nouveau. Puis ce livre - «Au nom de tous les miens» - écrit pour exorciser un parcours de survivant et qui, grâce à plus de 20 millions de lecteurs, a fait de lui une sorte d'apôtre. «Je veux vivre, jusqu'au bout, disait-il, et un jour, si vient le temps, donner à nouveau la vie pour rendre ma mort et celle des miens impossibles.»
 

Il l'a fait. Avec peut-être encore un signe du destin: Martin Gray, remarié, est, une nouvelle fois, père de deux filles et de deux garçons. Comme hier, comme avant le drame, il a dissimulé des enceintes sous les bosquets et s'enivre à l'air libre d'opéras de Mozart. Divine inspiration. Qui l'aide maintenant à bâtir ce temple bourré de symboles. La piscine? Une métaphore, le symétrique en creux de la maison, la conjuration du feu par l'eau. Les colonnes de bois de fer? L'éternité, un matériau inaltérable, indestructible.
 

A moins que les bulldozers ne viennent détruire tout ça. A 69 ans, Martin Gray revit l'angoisse du chaos. Son temple - sa trace - est en sursis. Il s'est mis hors la loi. Il a oublié - ou ignoré - que son jardin est un terrain agricole inconstructible et qu'autour de lui les planteurs de mimosas n'ont pas le droit de bâtir le moindre cabanon, la plus petite remise. Alors, le 11 mars prochain, les juges de la cour d'appel devront trancher: au mieux, pour lui, une seconde amende - il a déjà été condamné à 100 000 francs en première instance; au pis, la destruction partielle ou totale de son oeuvre. «Je ne veux pas y croire, soupire Martin Gray. Cette arche doit me survivre et accueillir tous les jeunes en quête d'idéal.» Alors que d'autres juifs, dont les familles ont été décimées, choisissent de traquer les anciens nazis, lui dit vouloir regarder l'avenir et offrir les leçons de son passé. Déjà plus de 300 enfants des collèges de la région ont visité son jardin et, chaque jour, il contacte des professeurs pour les amener à Tanneron. A l'entendre, l'arche - symbole de sa vie en dents de scie - ne lui appartiendrait déjà plus. Pourquoi dès lors le condamner?
 

Un argument fort dans la bouche d'un rescapé du ghetto de Varsovie et du camp d'extermination de Treblinka. «Quand on connaît son histoire, que peuvent signifier pour lui des autorisations administratives?» se demande l'un de ses amis. Il continue d'ailleurs de peaufiner son arche comme si rien ne pouvait arriver. Accrochant des toiles de jeunes peintres dans les galeries souterraines éclairées par le fond de la piscine. Vérifiant avec sa télécommande si la coupole s'élève bien en silence. Briquant les chenilles de ses chars, «qui, dit-il, ne connaîtront plus jamais les combats ni la guerre et sur lesquels on s'assoira».
 

Soit. Mais au village, en contrebas, il n'est pas sûr que cet idéal de paix et de fraternité émeuve vraiment la population. L'ambiance est plutôt à la sourde colère. «Le destin d'un homme donne-t-il des passe-droits?» fulmine le maire, Jacques Chiabaut, qui redoute qu'une «jurisprudence Martin Gray» n'ouvre des brèches dans un environnement fragile et ultraprotégé. «Après tout, dit-il, dans le même département, l'administration n'a-t-elle pas contraint Olivier Mitterrand, neveu du président de la République, à détruire une partie de sa propriété?» Surtout, le maire ne comprend pas. Il reste confondu devant les risques d'incendie, dont Martin Gray plus que tout autre a déjà eu à souffrir. Et qui, à tout moment, peuvent menacer sa colline. «Que se passera-t-il si le feu prend alors que des dizaines d'enfants arpentent son labyrinthe? Comment les protégera-t-il, alors qu'il est bien placé pour savoir que les mimosas qui brûlent dégagent une essence asphyxiante?»
 

Martin Gray ne répond pas. Sûr que cette arche sera bien plus que le célèbre palais du facteur Cheval, dans la Drôme: un lieu de vie, de rencontre, de connaissance. Avec des amis parisiens, il rêve d'en faire l'épicentre d'un réseau de clubs répartis dans toute la France. «Des clubs du futur, explique-t-il, où les jeunes disposeront de banques de données sur tous les sujets.» Pour financer l'opération, il s'est mué (sans trop de problèmes...) en homme d'affaires et a fait appel aux grandes entreprises. «Déjà, assure-t-il, nous avons obtenu le partenariat de Gaz de France et du groupe BSN. Et demain nous créerons de vrais journaux pour les jeunes.» Difficile de ne pas adhérer à cet enthousiasme puisé dans les secrets de son histoire. En l'apprenant, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a d'ailleurs décidé - fait rarissime - de se transporter sur le lieu du délit. «C'est ma dernière bataille», a alors confié au juge le rescapé de Treblinka. Le maire, lui, a prévenu: «Les habitants de Tanneron n'accepteront aucune dérogation au droit commun. Que son bénéficiaire se nomme Martin Gray ou pas.»

Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:15
La Mini-Biographie de Christian Vancau 1937-2016La Mini-Biographie de Christian Vancau 1937-2016

Dire en préambule que ceci n'est q'un résumé de ma biographie complète, rédigée depuis des années sur Overblog et que je n'ai aucune prétention littéraire. Je ne suis qu'un témoin trés partiel et forcément partial, d'une époque, que beaucoup de jeunes n'ont pas connue, je suis un rescapé, sans illusion, mais pas triste pour un sou. Ma biographie totale sur overblog, je viens de l'arrêter . Je n'ai pas envie de parler de mes années récentes car il faut beaucoup de recul, pour parler de sa vie. Donc j'arrête. Dans un mois je vais passer un nouvel examen cardiologique. Je pense avoir tout donné de mon expérience de vie. Je me retire doucement. assez parlé !!! Le silence s'installe. Je continue à adorer la vie et je ne suis pas encore en chaise roulante (mais presque), mais je hais cette société malade et nauséabonde dont je n'ai rien à foutre. Je suis un résigné au niveau de la sociéte, pire un révolté profond, mais totalement preneur de la vie que je vis, et que je défendrai jusqu'au bout; Il n'ya pas de salut dans la société que nous avons construite et je comprends parfaitement le refus des jeunes. Nous ne leur avons pas transmis un monde viable sur le plan éthique et je ne voudrais pas avoir 18 ans aujourd'hui. Ceci dit il y a toujours eu des gens qui ont su se battre pour faire fleurir ce qui était encore fleurissable, même sur des tas de purin. Donc une société pourrie, ça ne peutt pas étre une excuse et les jeux-video ne sont pas l'unique façon de s'en sortir, ni la drogue. A bonne entendeur salut, les Jeunes, et quelques vieux encore résilients

Je suis né en 1937 à Gand et y ai vécu jusqu'en 1940. J'ai été mis au monde à domicile par mon grand-père paternel et parrain, André Van Cauwenberghe, gynécologue

Mon nom Van Cauwenberghe signifie « Du Mont des Choucas ». Ma famille est de Waenegem-Wortegem (Oudenaerde)

 

Ma petite soeur Danielle est née à Gand en juin 1939

 

En 1940, mon père qui était chirurgien, s'est embarqué à Dunkerke, pour l'Angleterre, en tant que capitaine-médecin. Mes grands parents paternels gantois, ma mère ma soeur et moi, sommes partis en exode pour Montpellier où nous avons vécu pendant 3 mois. Lors d'un arrêt pic-nique, on m'a mis sur le toit de la voiture et deux avions allemands ont piqué sur notre colonne en nous mitraillant. Mon jeune oncle Jean-Pierre Duesberg m'a arraché du toit de la voiture et a plongé dans le fossé, en me couvrant. Pendant des années, alors que je n'ai su cette épisode que bien plus tard, j'ai rêvé que j'étais mitraillé par des avions et que, les voyant piquer sur moi, je me mettais à creuser un trou dans la terre avec mes mains pour me mettre à l'abri

 

Au retour de Montpellier je suis allé vivre avec ma mère et ma soeur, à Liège, Quai Mativa, au bord de la Meuse, chez mes grands-parents Jules Duesberg et Adrienne de Neuville qui était ma marraine. Mon grand-père était un anatomiste mondialement connu, chercheur et professeur à l'Université de Liège, dont il avait été le Recteur à 3 reprises. Il avait aussi été Ministre de l'Instruction publique et ami très proche du Roi Leopold III. Son fils Jacques Duesberg a d'ailleurs été le Précepteur des enfants du Roi, Baudhuin et Albert. Ce grand homme aimait les filles et pas les garçons; Il a eu 3 fils et deux filles dont ma mère. Il ne m'a jamais adressé la parole pendant toute la guerre, alors que j'étais sans père. En 1945, il a perdu ses lunettes d'écailles à la campagne. Nous avons organisé un rateau dans la prairie et c'est moi qui ai retrouvé les lunettes. Il a tiré de son portefeuille 2 billets de 5 francs et me les a donnés. Je les ai toujours. Voir ci-dessous

 

J'ai vécu toute l'occupation à Liège, en ce compris les bombardements lors de la bataille des Ardennes, les fameux V1, ai été enseveli sous les plafonds de la cave avec ma grand-mère. Toute la famille au sens large était d'ailleurs venue habiter dans nos caves solides et nous y avons tous séjourné et dormi sur des matelas pendant 3 mois, fin 1944. C'est aussi l'arrivée des américains sur leurs chars quai Mativa. Un grand noir me tend du chocolat et des bananes. Jamais vu çà. Ni le chocolat, ni les bananes, ni le Noir

Une DCA(Défense anti-aérienne) américaine s'installe sur la berge de la dérivation, juste devant nous. Le tirailleur est un certain Jimmy de l'Iowa. Il a 18 ans. Je joue avec lui et porte souvent son casque. Un jour un avion pique droit sur nous. Jimmy s'installe à la DCA et moi je rentre presto dans les caves de la maison en remontant la berge, mais avec le casque de Jimmy et ce même Jimmy, quand je resors a abattu l'avion, quai de Rome, sans son casque

 

Fin 44 j'ai fait une bronco-pneumonie et début 1945, je suis parti en Haute Savoie à Morzine avec ma mère et j'ai appris à skier dans un hôtel quasi désert. Des soldats partout, même sur le Lac Léman, vu d'Evian-les bains. Une année avant j'avais déjà passé un séjour mémorable à Bois-Briard, Every Petit-Bourg, près de Fontainebleau, chez mes oncle et tante Deheselle, qui y tenaient une petite ferme.(voir photo ci-dessous) Oncle Antoine et Tante Ponette, qui me faisaient faire "Heil Hitler", bras levé, chaque soir avant que je ne monte me coucher. Ils étaient Pétainistes et cela les faisait beaucoup rire. Ma mère, pourtant patriote et royaliste ne disait rien. C'est là aussi que j'ai vu "assassiner" mon premier cochon et que j'ai été attaqué par un coq qui m'a lacéré le visage et les bras

 

Au retour de Morzine, nous avons visité Paris

 

Voir mes dessins du Lac Leman. La fin de la guerre. Effarant ! Tous mes dessins ou presque sont bourrés de soldats, de mitraillettes, d'avions crachant le feu

 

En 1945, je vais, avec mon grand-père conduire ma petite soeur Danielle dans un Institut chez les soeurs, à Ciney. On me dit qu'elle est malade, je n'avais rien remarqué. On parle de démence précoce, pas encore de schyzophrénie; Ma  compagne de jeux disparaît à jamais. Je la reverrai dans son cercueil à Dave en 1967. Elle avait 28 ans. Je l'avais revue une fois après son internement. Elle ne m'avait pas reconnu et s'était frappé la tête contre les murs dans le parloir. Je n'y suis jamais retourné

 

Juste après, été 45, mon père rentre d'Angleterre. En fait il est encore mobilisé et porte l'uniforme anglais. Il est caserné en Normandie à Bayeux. Je joue sur la quai Mativa à Liège. Je le vois tourner le coin de la rue Auguste Hock et je vais vers lui, en lui disant "Est-ce que tu serais Papa ?" J'avais vu des photos. Il est accueilli très froidement par la famille. J'apprendrai qu'il a écrit des articles contre le gouvernement Pierlot en exil à Londres et qu'il a été viré de l'armée belge et récupéré par l'armée anglaise

 

En Septembre 1945, pour la 1ère fois de ma vie je rentre en 3e primaire chez les soeurs de Ste Véronique. Ma première année je l'avais faite avec ma mère et ma cousine Béatrice, ma mère étant contrôlée par une frebellienne dépendant du couvent de Jupille, dirigé par la soeur de mon grand-père, ma Tante Loulou Duesberg. En 2e, je suis allé à l"école Saint-Ambroise pendant 2 semaines et nous en avons été chassés par les bomb ardements. Cette fois la guerre est vraiment finie

 

En juillet 1946, naissance de mon frère Etienne. Un nouveau départ pour mes parents, pas pour moi

 

En 1947, nous partons à Bruxelles, mon père ayant trouvé une place dans une clinique privée située à Neerijsse (Overiijsse) en pleine campagne, clinique dirigée par le Docteur Delchef. Nous nous installons au Centre de Bruxelles, rue Montoyer dans la maison voisine de celle du patron. Mais ma mère est partie avec mon frère à Liège car son père Jules Duesberg a été tué dans un accident de voiture et sa mère se retrouve seule et veuve. Mon père rentre tard de sa clinique de campagne et en plus je n'accepte pas mon père, entré trop tard dans ma vie. Alors je vais jouer au bout de la rue chez mon ami Charles Van Hove, dont le père est antiquaire. Il y a aussi des assistantes familiales qui viennent s'occuper de moi. Je me souviens d'une blonde qui ressemblait à Eva-Marie Saint dans "Sur les Quais" et qui venait de rompre avec son fiancé. Nous pleurions dans les bras l'un de l'autre

 

A l'école je raffle les premiers prix en lecture, orthographe, style et dessin. Voir ci-dessous

 

Pendant les vacances et certains WE je vais loger à la Clinique de Neerijsse. Il y a un quartier spécial pour les médecins et leur famille. Je joue à l'indien dans les bois et autour de l'étang et vais voir mes deux copains Ugo et Eric dans leur lit cage. Ils ont mon âge et ont la polio

 

Je vais aussi chez ma voisine Madame Delchef, qui met des disques joués par Yehudi Menuhin et  qui a deux chiens, un loup d'Alsace nommé César et un Griffon d'Ecurie nommé Néri. Quel bonheur pour moi qui n'ai jamais eu d'animaux

 

Un ami liégeois de ma mère se montre très assidu et lui fait d'assez fréquentes visites, rue Montoyer mais aussi pendant nos vacances à la Côte belge car nous y allons deux fois par an. Je le connais depuis la guerre. Ma mère et moi allions tous les dimanche au Conservatoire de Liège. J'ai été élevé dans la musique classique. Et il était là le Monsieur et derrière son dos, il cachait une orange, façon de séduire le gamin. J'étais gêné mais je prenais l'orange. Ma mère le faisait souffrir. Elle adorait faire souffrir les hommes, les amoindrir. Mon père a fini par réaliser et l'a viré. On ne l'a jamais revu mais cet homme était amoureux fou et il souffrait et je n'appréciais pas du tout les jeux de ma mère

 

Ma mère revient de temps en temps à Bruxelles avec mon frère Etienne dont elle attache les pieds dans son lit avec une bande velpo. Il porte aussi un harnais autour du buste. C'est pour qu'il ne tombe pas de son lit-cage. Je ne comprends pas; Il n'aurait pas fallu essayer cela avec moi. Peut-être était-ce une invention d'après-guerre????

 

Quand ma mère revient, je tombe malade. J'entends par là que je secoue le thermomètre à l'envers. En fait je veux profiter de ma mère, tant qu'elle est là. Alors un médecin très compétent déclare que j'ai "des fièvres de croissance"

 

Le mercredi à Bruxelles mes grands parents paternels venaient de Gand pour me chercher à midi et nous déjeunions ensemble. Mon grand-père paternel, André Van Cauwenberghe, mon parrain, le gynécologue qui m'avait mis au monde à domicile à Gand et sa femme, Fernande de Cock, un personnage particulier mais qui plus tard m'a beaucoup aimé en racontant partout que je jouais de la guitare et mesurais 1m80, ce qui, à l'époque était plutôt grand

 

En 1949, nous revenons à Liège, mon père ayant trouvé une place à la Clinique de l'Espérance à Montegnée. Il va y soigner les Mineurs et nous nous installons dans une maison, rue du Snapeux, dans le quartier Saint-Gilles - Saint-Nicolas, sur les hauteurs de Liège. Je rentre en 8e, à savoir en 5e primaire, ches les Jésuites, au Collège Saint-Servais et là, de retour à Liège, je suis dans mon élément, c'est ma ville

 

En 1950, naissance de mon frère Marc. Un futur autiste qui ne parlera jamais

 

C’est vers cette époque que je dois être opéré des amygdales. Suis en salle d’op, assis avec un masque d’escrimeur et on verse sur le filtre de ce masque, de l’éther, goute à goutte. Mon père assiste à l’opération et je résiste à l’anesthésie très longtemps. L’anesthésiste n’y comprend rien. Je ne  veux pas de cette opération. Couper les amygdales est un symbole bien connu de la castration. Ce que les psys appellent un déplacement

 

Pendant les vacances j'allais parfois à Anseremme, au bord de la Meuse chez ma tante Ginette, soeur de mon père et son mari, mon Oncle Lucien Brunin, juge à Gand. Magnifique propriété 'Le Pâchis", avec une barque au pied de la villa. C'est là que j'avais appris à nager avec mon Oncle à l'âge de 8 ans, donc juste après la guerre. Un mie de bonheur, un hâvre de paix dans lequel je mes uis réfugié pendant au moins quinze ans por échapper aux névroses de ma mère. J'adorais ma tante. En plus elle avait une fille, Régine, née en 1946, et qui avait naturellement remplacé ma soeur disparue. J'allais aussi depuis la guerre à Gand chez eux, rue d'Angleterre et jouais avec mon cousin Didier, de quatre ans plus âgé que moi. Ils avaient une splendide demeure dans laquelle ils ont caché le fils juif de leur servante, je me souviens de la trappe où on le cachait. Je l'ai vu pour la première fois fin des années soixante. Nathanaël, dit Nathy avait épousé la fille d'Isaac Shamir et j'ai goûté avec eux dans le jardin d'Anseremme, posant à sa fille des questions sur son père qu'il n'était pas adéquat de poser, si vous voyez ce que je veux dire...

 

En 1949, j'entre aux Scouts, à la XXe Saint-Hubert, une troupe catholique de fils de bourgeois, et j'y effequctue mon premier camp à Bérisménil. J'y resterai jusqu'en 1956 et y apprendrai pas mal de choses. J'accomplirai en fin de parcours mon Hike de la Couronne et serai consacré "Scout du Roi". On voit l'ambiance dans laquelle je baigne encore à cette époque. Il gaut dire que ma mère a été la première cheftaine de Belgique et a fondé un clan de femme, qui s'appelle "Le Clan Reine Astrid"

 

Au collège je me fais deux grands amis. Pol Scuvie que je rencontre dans un duel à la boxe dans la cour de récréation. C'est le caïd des primaires. Je lui résiste et ça lui plaît. Je deviens consacré par les centaines d'élèves qui ont assisté à ce combat car résister à Scuvie, c'est un exploit. Nolus devenon amis at accomplirons de nombreuses courses à vélo, en franchissant notamment la Côte des Forges et la Côte de Mont

Dès le lendemain je suis provoqué à un combat de lutte par l'autre costaud de la cour de récré, Robert Seghers, qui revient du Congo, excellent nageur, style Johnny Weismüller. Et je fais match nul. Je deviens également son ami. A nous trois nous sommes intouchables

 

Je prends aussi des leçons de piano, rue Eracle chez Madame Dehain-Delacroix. Une méthode nouvelle et rapide sur des partitions simplifiées. Je passerai un examen de deux années en une à Bruxelles, en 1950, avec "Tristesse de Chopin". Je suis reçu mais je vais arrêter

 

En 1950, naissance de mon frère Marc. Un futur autiste qui ne parlera jamais

 

Nous passerons des vacances à Palogne, sur la Logne, encore un cours d'eau, dans ma vie.Rapidement je deviens le passeur et transporte les gens d'une rive à l'autre. J'ai 12 ans

 

En juin 1950, je termine mon cycle primaire et entre en septembre en 6e Gréco-latine, chez le Père Jacquemin. Je réussis avec 60% mais ma mère veut me faire redoubler mon année.Pourquoi??? Mystère total! Pendant mes douze premières années d'étude ma mère s'acharnera à ma faire rater mes études et même à me les faire abandonner Le collège refuse.

 

Alors, fin 1951, j'entre en 5e latine (à savoir 2e) en demi-pension. Repas de midi et étude du soir. Je ne sais pas pourquoi et je passe une très belle année avec le Père Conter. Je suis même dans le peloton de tête, grâce à mes succès dans tout ce qui est langue française et versions latine et grecque. (Mauvais en maths et moyen en thème). Je termine mon année 5e sur 30. Un soufflet pour ma mère

Je suis tous les jours à la piscine du Collège et notre professeur de gymnastqiue, ami du boxeur Kid Dussart, organise des combats de boxe. Je me porte volontaire et monte deux fois sur le ring, contre mon ami-ennemy Guy Philippart

 

Juillet 1951, je fais ma promesse de Scout au camp d'Habay-la-Neuve, auPont d'Oye, chez le Baron Pierre Nothomb et suis totémisé "Ecureuil réservé"

 

En août 1951, je participe à mon premier Jamboree scout à Bad Ischl en Autriche, dans la vallée de l'Inn. Des scouts du monde entier. Une expérience inoubliable. J'ai 13 ans

 

En septembre 51 j'entre en 4e latine (donc en 3e année). Mais cuti-réaction négative, ma mère décide de me placer en Suisse, dans les Grisons, au-dessus de Saint-Moritz, à 2000 mètres d'altitude. Institut Montalia ditigé par une anglaise Mrs Bird et 3 professeurs ,suisse, italien et français. Dix-sept élèves. Gymnastique dans la neige à 6h00 du mat, cours le matin, sieste, ski tous les jours et les Week-End et puis étude et dortoir. Je ne me sens nullement tuberculeux. Mes collègues, des fils de diplomates pour la plupart, de plusieurs nationaltés. Ma mère vient me voir en hiver, c'est la cata. Je me retrouve seul pendant les vacances de Pâques, mes condisciples étant tous retournés chez eux. J'écume avec mon agfa Box, la région de Nietszche, Pontresina, Silvaplana, Campfer, SILS-MARIA, Muotas Muragle. Piz Nair, La Maloja, tous les lacs de l'Engadine. Pendant l'hiver j'avais déjà remonté le glacier de la Diavolezza, en peau de phoque (sous les skis). Je me ckasse deuxième de mon année et rentre en Belgique en juin 1953. Mon père vient me chercher à la Gare de Bruxelles et ne me reconnaît pas. Je suis tout bronzé, j'ai grandi et je porte des pantalons. Je retrouve mes condisciples au Collège fin juin et suis entouré comme un héros rescapé

 

Septembre 1953. J'entre en 3e latine et là nouvelle mésaventure. Ma mère me fait passer à l'Orientation professionnelle, tests, je suis inapte à continuer mes Humanités. C'est trop intellectuel pour moi. Mon père vient me trouver dans ma chambre et me propose de faire des études dee menuisier.(Ma mère adore les meubles alors un menuisier gratos à domicile) Je tombe de la lune et refuse net. Je repasse mes tests, il y a erreur, je suis apte. Et voilà

En outre j'attrape une varicelle corsée et vais me faire soigner chez ma grand-mère. Un ami, Pierre Verlaine m'apporte les cours. Je m'acharne, veut prouver que que je puis réussir ces études actuelles et passe sans problèmes mes examens en juin 1954

 

Septembre 1954. J'entre en 2e latine (avant-dernière) chez le Père Guillaume, un poète wallon. On appelle cette 2e annèe, "La Poésie". C'est une année folle où nous montons deux pièces de théâtre écrites par l'un d'entre nous. Jean-Pierre Willemaers. Ave Alex Klimov's, un exilé russe, nous lisons Sartre et Gide en cachette, auteurs à l'index, et écoutons Ferré, Brassens, Brel et Gréco, chez Alex dont les parents sont beaucoup plus évolués que les nôtres. Cela se passe rue Xhovémont. Mais Alex se fait virer et part à l'Athénée. J'achète ma première guitare chez Frambach, commence à gratter, initié par Willemaers, commence avec Marie-José Neuville et enchaîne sur "La Mauvaise réputation" de Brassens qui fait un petit scandale, encore loin de celui qui va être déclenché par "Gare au Gorille"

 

 

A Pâques 1955 je participe à un crochet à Duinbergen, devant 400 personnes, moi le timide et emportes le deuxième prix en chantant "ça va" de Jacques Brel (Un jour le Diable vint sur terre)

 

 

Mes parents font construire une villa au 123 rue du Snapeux, à deux pas de notre petite maison modeste où nous n'étions que locataires. Nous y entrons

 

Et fin 1955, me voici en retho. J'arrête d'aller à la Messe mais n'ose pas le dire. La moitié de ma classe s'apprête à rentrer dans les ordres. Je suis complètement déconnecté. Je réussis mes examens san problèmes et m'apprête à faire le Droit à l'Université de Liège

 

Découverte au cinéma de James Dean dans "A l'Est dEden" et de Marlon Brando dans "C'étaient des hommes" de Fred Zinneman

 

Mon frère Etienne qui vient d'entrer au Collège, 8 ans nous séparent, commence à développer des symptômes étranges. Je le suis en me cachant sur le chemin du retour, dans la rue du Calvaire où il gravit des mini-terrils et fait des sermons sur la montagne à un public imaginaire. Mais les gens sont à leurs portes et fenêtres et s'interogent. Mon frère qui pourtant décrochera à Louvain un diplôme de philosophie Thomiste et fréquentera de nombreux couvents qui ne le garderont pas, autant que d'instituts psychiatriques qui ne le garderont pas non plus

Il vit toujours à Liège, je crois. Il a 70 ans. Nous n'avons plus aucun contact. Mais je n'ai jamais eu aucune affinité avec lui

 

 

 

Mes premières années

 Ci-dessous, moi à 6 mois, mon père et moi, sur les deux photos suivantes, ma grand-mère maternelle, Adrienne de Neuville, mes grands-parents maternels, Jules Duesberg et Adrienne de Neuville, dite Lily, en voyage de noces à Capri, début 1900, ma grand-mère et un de ses bébés aux USA pendant la 1ère guerre mondiale, Puis 2 photos de Jules Duesberg avec le Roi Leopold III, une photo de Jules, une photo de mon arrière grand-père paternel, Charles Van Cauwenberghe, médecin et Recteur de l'Université de Gand, puis ma soeur et moi sur le balcon du Quai Mativa, maùmère, ma soeur et moi dans le salon, le haut de la maison du Quai Mativa, de mon extrait d'acte de naissance en néerlandais, puis 2 photos de moi à Morzine en 1946, une photo de la naissance de mon frère Etienne, 3 photos de moi à Bruxelles en 1948 avec mes chiens, quatre premiers prix scolaires, deux photos de la Clinique de Neerijsse, Le mariage de mes parents, mon grand-père et parrain André Van Cauwenberghe, Carte de 1er en Composition française, Mon Jamboree en Autriche, deux photos de moi dans ma patrouille scoute en 1949 à Bérisménil, Moi en scout avec mes deux voisines Liliane Mathieu et Aline China, ma classe de 5e primaire avec Monsieur Dassy au Collège Saint-Servais. Ma grand-mère Fernande de Cock épouse André Vancau, sa fille ma tante Ginette, soeur de mon père et épouse de Lucien Brunin, Mon père et mon oncle Jean-Pierre Duesberg, les deux beaux-frères, Mon père et moi à la campagne

Photos de ma naissance, de mes parents et grand parents,de mon enfance à Liège, le voyage à Morzine, et Bruxelles de 1947 au début 1949, sans uoblier l'année 53-54 à St Moritz plus le scoutisme
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PALOGNE - HAMOIR sur Ourthe - ANSEREMME-sur-Meuse
PALOGNE - HAMOIR sur Ourthe - ANSEREMME-sur-Meuse
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PALOGNE - HAMOIR sur Ourthe - ANSEREMME-sur-Meuse

4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
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4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz
4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz

4e, 3e et 2e Latines (Poésie-Père Guillaume) Correspondance avec BB en 1954. Un an à St Moritz

En 1956, avant d'aborder le Droit à l'Université de Liège, je suis parti à Londres pour suivre des cours d'anglais à Oxford Street, logeant à Mil Hill East dans la famille d'un chirurgien anglais ami de mon père, la famille Jefford et j'ai récidivé à Oxford, fin 1961, chez un chirurgien d'Oxford, après un voyage épique en été, en Yougoslavie et en Grèce, dans une vieille Ford, avec deux copains, Pierre Desaive et Yves de Seny où je suis allé retrouver ma fiancée de l'époque au pied de l'Acropole d'Athènes et sur la plage du Pirée

 

Eté 1956, vacances à Hamoir où j'invite mon nouvel ami Alex Jacquemin

 

Et en septembre avec mes parents mon premier voyage en Mediterranée, au Trayas d'abord dans l'Estérel et ensuite à Villefranche-sur-mer

 

Octobre 1956 entrée à l'Université, Faculté de Droit

 

En 1957, je réussis ma première année de Droit en première session. Nous sommes 17 sur 120 à réussir cet exploit

 

Et ma mère m'inscrit au Mouvement Chrétien pour la Paix qui nous emmène construire une route à Versailles. Je deviens donc terrassier mais aussi lecteur de la bible. Mouvement international connu accueillant catholiques et protestants. Tous les soirs je donne un concert de guitare. Nous dormons en dortoir. Je suis entre un suisse et un hollandais. Et je finis par m'envoyer une petite anglaise qui s'appelle Rosemary Miller et est de Manchester

Après mon chantier de Versailles je pars en stop pour Verbier en Suisse où mes parents ont loué un chalet. J'invite mon  ami Gustave Joassart et mon cousin Jean-Marie Fisher

 

En deuxième candi (1957-1958) je me lie avec une étudiante en philosophie, Cécile, ma première grande histoire d'amour. Difficile. Et puis je suis très sollicité à l'Université et sur le plan de la fidélité ce n'est pas évident. J'accumule aventure sur aventure. Mais attention, rien que des flirts prononcés, car chez les bourgeois en ce temps-là, on ne couche pas, Monsieur, on ne couche pas. Pilule connais pas et capotes, oui, on vend des Durex en pharmacie mais personne n'ose aller en demander. Et voilà donc que j'attrape une réputation de petit sorteur révolté, fou de rock and Roll et de jolies nénettes, bagarreur à l'occasion, toujours pour des filles, et buveur de whisky. Sans oublier le guitariste. On me compare à Jacques Charrier dans le film de Carné "Les Tricheurs"

 

En 1958, je pars à Menton, pour y retrouver ma mère au mois de février et cela se passe mal une nouvelle fois. Ensuite, grâce à son homme d'affaires, un avocat liégeois,avec lequel je suis ami, je rencontre Jacques Brel, le fréquentant pendant quelques mois, à mon plus grand bénéfice. Puis je suis allé au Festival d'Avignon, y suivant un stage de théâtre d'une semaine, avec Jean Vilar, Gérard Philippe, Maria Casarès, Georges Wilson, Daniel Sorano et Maurice Jarre. Nous prenions aussi l'apéro et mangions ensemble à midi et le soir, avant d'aller au spectacle. C'est dingue quand j'y repense.  C'était la grande époque du TNP. Comme avec Jacques Brel j'ai eu une affinité immédiate avec Gérard Philippe. J'avais vingt ans et je n'en revenais pas. Je repasse par Paris, toujours en stop et dormant où je peux, souvent à la Belle étoile, ne voulant pas d'argent de mes parents. Et je plonge avec ma tente sue la côte d'azur qui depuis 1956 m'attire irresistiblement. Je m'arrête à Cavalière. Je suis seul pendant 15 jours

 

A Oxford en 1961, une condisciple du collège où je suivais les cours, Cécile Vidart, une parisienne, m'a fait rencontrer, un des 3 fils du Directeur des Editions du Seuil, Jean-Marie Flamand.(voir photos à Londres et à Oxford) En parlant de Camus dans un restaurant chinois, nous nous sommes liés d'amitié, une telle amitié que j'ai pu profiter de son pied à terre, situé à Paris, rue Mabillon, en plein St Germain des Prés, en fait le Service photographique des Editions du Seuil, jusqu'au milieu des année soixante. Jean-Marie est décédé en Algérie en novembre 1966, pendant son service militaire. Il devait succéder à son père à la direction du Seuil et ce sont ses frères Bruno, puis Pascal qui ont pris la relève

En 1959, je réussis ma 2e candidature en Droit et rencontre Jacqueline A., la plus jolie fille de Liège, une mini Brigitte Bardot. Cette aventure durera quelques mois. Jacqueline a de graves problèmes mentaux et elle disparaît. Bien plus tard j'apprendrai qu'elle a été internée

Je suis mes parents aux Châteaux de la Loire et nous atterrissons à La Baule

A mon retour, je sors avec Geneviève D., fille d'un notaire liégeois

Rencontre de Philippe Witmeur

 

En 1960, voyage à Florence, Vérone, Pise, la Riviera et Saint-Tropez avec mon ami Philippe Witmeur dans sa Dauphine à toit ouvrant

 

En décembre 1960, je suis à Unterwasser dans le Lichtenstein avec un groupe et fais la connaissance d'une belle et grande jeune-fille Brigitte Desaive qui vient de se séparer de mon ami Alex Jacquemin. Nous sortons ensemble

 

En 1961, je vis l'essentiel de mon quotidien dans la famille de Brigitte à Cointe. Son père est un cancérologue célèbre et elle a 3 frères et une soeur. Je répète mon 1er Doctorat en Droit que je réussis et suis devenu un garçon sérieux et amoureux. Je la demande en "fiancailles" en juin avant notre départ en vacances et elle me dit qu'elle doit réfléchir ce qui me perturbe Que se passe t'il??? Je réussis mon 1er Doctorat

 

En juillet 1961, premier voyage en Yougoslavie avec le frère de Brigitte et Yves de Seny futur Notaire. La Yougoslavie à l'époque c'est l'Afrique. Nous faisons toute la côte Dalmate et nous continuons jusqu'à Athènes où je retrouve Brigitte sous l'Acropole

 

En septembre, je pars à Oxford. Brigitte ne m'écrit pas. Je suis très triste même pas capable de flirter avec Cécile, ma confidente prisienne, que je n'ai jamais revue et qui aurait épousé un Ferenczi.

 

Quand je reviens j'apprends que Brigitte s'est remise avec Alex. Je rencontre Alex. Ils vont se marier. Douleur atroce

 

Décembre 1961, séjour délirant rue Mabillon. On danse le twist. Des tas de liégeois. Une soirée avec Monique et une ou deux autres avec Nicole. Rien d'important et la fête tout le temps

 

Début 1962, excédé par ma mère qui a découvert les photos d'une de mes nouvelles conquêtes, photos plus que convenables, je quitte la maison avec ma valise et vais m'installer dans une sorte de taudis renseigné par un ami, pas de loyer, situé en plein centre de Liège. Totalement libre je sors beaucoup et trouve une place dans une agence de voyages. Dès mars je sors très régulièrement avec Céline qui a succédé à son amie Claudine. Elle est à l'internat de l'école de Puériculture, rue Hullos, amis elle habite Spa, son père Louis Nassogne travaillant à la météo au Champ d'aviation

 

En juillet 1962 nous partons à Juan-les Pins avec un couple ami, en camping, au Festival de Jazz, avec Dissy Gillespie et Lionel Hampton

 

En automne Céline est enceinte. J'assume mais nous avons été piégés. Je n'ai aucun diplôme et ne désire nullement me marier

 

Mes parents précipitent le mariage civil pour sauver les apparences et nous nous marions religieusement dans une petite chapelle du Thier à Liège en janvier 1963. Pas de messe mais une bénédiction par le Père Colleye, recteur du Collège Saint-Servais

 

Voyage de noces de 48 heures à Montjoie-Mönchau, sous la neige

 

Je me suis donc marié civilement en décembre 1962 (j'avais 25 ans), ai eu une petite fille Valérie, née le 14 juillet 1963, ai repris mes études de Droit, abandonnées, ai obtenu mon diplôme au Jury Central en 1964 car je ne pouvais aller aux cours, travaillant dans une agence de voyage puis comme correcteur dans une imprimerie universitaire, pendant mes deux dernières années de Droit et, après mon service militaire, j'ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste (je jouais juste de la guitare), je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton Droit" !

 

Voyage à Fréjus en septembre 1963 avec Céline et sa soeur Marie-Henriette

 

En novembre 1964, début de mon année de service militaire à la caserne "La Chartreuse" à Liège, comme simple soldat, ayant refusé d'être officier et même sous-officier, alors que j'étais avocat, ayant prêté serment deux mois plus tôt. Je suis évidemment le seul universitaire de la  chambrée et  chaque soir je donne des cours de boxe à mes camarades. Je suis aussi bon sportif (athlétisme) et bon tireur (2e sur 135 au concours de tir à Bourg Leopold). Je suis donc bien vu et des miliciens et des officiers de carrière. On me propose de devenir caporal et je refuse à nouveau. A la place on m'accordera en fin de service, 3 jours de permission exceptionnelle. J'ai sauvé un jeune milicien du suicide en le retrouvant de justesse dans un des souterrains de "La Chartreuse", notre caserne. Il avait disparu depuis plusieurs jours

 

Parallèlement je prends des cours de boxe à La Sauvenière, pendant mon service  militaire avec le champion amateur de France, excellent styliste et nullement violent. Je suis entouré de copains pas du tout intellectuels, plutôt du style "camionneur" qui m'appellent "le Docteur". J'ai un punch redoutable et on  veut me garder pour faire des championnats. Pas question bien entendu

 

Nous avons, à Liège quitté l'appartement de la rue Hocheporte pour une maison située rue Fond Pirette où nous sommes restés de 1966 à 1971, date de mon départ, à New-York d'abord, puis dans les ardennes belges

 

En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 ans et demi.

En 1967, j'ai commencé à peindre en autodidacte, à Liège et je n'ai plus arrêté jusqu'en 2006.

 

A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
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A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
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A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante
A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante

A partir de mes 18 ans jusqu'à mon mariage. Fin des années cinquante

En 1969, après le choc de mai 1968, je suis devenu responsable du Mouvement Planète, pour la Belqique, élu au vote à Orléans et ai fait de fréquents déplacements à Paris pour travailler avec Louis Pauwels et les autres membres du Conseil d'Administration. J'étais responsable des ateliers étrangers et logeais dans la chambre du fils de Pauwels, chez son ex-femme, Suzanne Bregeon,à Saint-Cloud. Voir ci-dessous

 

De 1967 à 1970, j'ai parcouru avec mon épouse et avec ma fille (une fois) toute l'ex-Yougoslavie, à savoir la Slovénie, la Croatie, l'Istrie, la Bosnie, la Serbie, toute la côte dalmate, jusqu'en Albanie, le Montenegro, le Kosmet, la Macédoine Yougoslave.

 

En 1969, avec un couple ami, sans enfants, à 2 voitures, nous avons traversé en outre toute la Bulgarie (Rila, Vallée des Roses, Plovdiv, Sophia, au départ de Skoplje et de Nich), avant de séjourner en Turquie à Istambul pendant 10 jours, dans un camping situé à Ataköi, au bord de la mer de Marmara. La Porte de l'Orient avec Galata, le Bosphore, la Mer noire, le Café Pier Loti, La Corne d'Or, Eyüp, le Bazar égyptien, Usküdar l'Istambul d'Asie, etc..

 

Avec le voyage de 1961, j'ai donc parcouru 5 fois la Yougoslavie de Tito

 

En 1969, j'ai une liaison très courte avec une peintre que je connais depuis longtemps et qui s'en va à Nice. Denyse W.

 

En 1971, je quitte le Mouvement Planète, après le congrès de Genève et celui de Dijon. Ca sent la franc-maçonnerie. Je quitte aussi mon atelier Pulsar à Liège. De toutes façons je vais quitter Liège

Mouvement Planète. Louis Pauwels à Orleans me dédicace mon travail sur la Revue Planète
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La YOUGOSLAVIE, nos 4 voyages
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