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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 11:08

Ce texte m'a été envoyé par Marie-Claudine VINCENOT après notre rencontre de ce mardi 2 septembre 2014 à La Peurrie, elle et son frère Denis ayant bien voulu se déplacer de Dijon pour me permettre de photographier ces lieux secrets et de les ajouter sur mon Blog en annexe à un premier article, déjà publié il y a peu sur son père Henri Vincenot

Visite où j'étais acompagné de ma compagne Danielle et qui fut très émouvante

Chrisian Vancau

 

LA VILLE ENGLOUTIE et son HEROS SALVATEUR.(  REDEMPTEUR)

                  

   Ainsi, en est-il de l’histoire de cette Belle Endormie, au titre de légende : « résurrection », d’un hameau perdu dont mon père écrivit que ce fut  « la folie de (sa) vie jusqu’à la mort »(note 1 : « Prélude à l’aventure », 1941)

    

  En relisant les romans publiés et en découvrant les textes inédits, je  suis très vite parvenue à me demander si mon père n’avait pas écrit pour toujours conter de mille façons différentes l’histoire de cette Belle au Bois dormant qu’il s’est juré, à 17 ans, de délivrer et de posséder. Ce véritable fantasme d’adolescent, un rêve de Robinson Crusoë, en quelque sorte, Henri le sublima en le vivant comme une épreuve initiatique sur son chemin de vie, véritable obsession jusqu’à son décès puisque c’est là qu’il goûte au repos éternel, comme il l’avait désiré.

       

Cette « légende » que lui, Vincenot, va vivre « pour de vrai », comme disent les enfants, nourrira donc toute sa vie mais aussi celle de la famille qu’il va fonder.

      Légende dans laquelle il est à la fois le héros salvateur, voire rédempteur(car on peut songer à la Ville d’Ys dont il entendit conter l’histoire en Bretagne, nous y reviendrons), puis le héros fondateur.

 

       Voilà donc le sens du titre choisi pour cette rencontre avec vous .

     

  En 1929,- Henri a dix-sept ans-, se produit un évènement essentiel : la découverte d’un hameau en ruine, perdu dans la forêt bourguignonne

     C’est à cet instant que le rêve bourguignon va supplanter le rêve breton : le paradis perdu et retrouvé, se transforme en paradis à conquérir.

    Voici l’histoire :

     Après une petite enfance partagée entre Dijon, où demeurent ses parents, et Commarin, le village de sa famille maternelle où il passe toutes ses vacances, Henri s’alite , terrassé par une pneumonie : les antibiotiques n’étant pas encore connus, l’enfant échappe de peu à la mort. Très affaibli, il part en Bretagne avec ses parents pour « respirer l’iode marin », souverain, disait-on, pour les convalescents.

      Dans « L’œuvre de chair », il raconte avec émotion sa découverte d’une terre de légendes au langage mystérieux : 

    

 « A Rennes commença l’envoûtement ; dès Vitré, le paysage breton avait fait son apparition : bocage morcelé, coupé de murs de terre, sarrasins fleuris, arbres en quenouilles(…) mais après Rennes, je sentis comme une main dans ma main, et, en moi-même, ce fut comme une hypnose; j’entrai en féérie ».

      

Tout enfant, Henri avait manifesté cette  propension aux rêveries et à cette intuition qu’il existait un monde parallèle, celui de l’imagination. La piété, déjà, qui lui avait été inculquée par les aïeules de sa famille maternelle, puis sa formation en école chrétienne avaient éveillé son attirance pour l’invisible et le merveilleux, son sens de la transcendance et son désir de dépassement de soi-même afin d’atteindre Pureté et Perfection. Sa « passion » pour la figure christique ne le quittera jamais .Il nous parlait, dans notre enfance, de ce « type formidable » qu’était Jésus et dont le message lui importait plus que tout : « Amour, pardon, partage ».On retrouvera cette admiration permanente pour la figure christique, dans sa peinture et sa sculpture essentiellement.

  

    En Bretagne ,donc, les veillées dans la pénombre fantastique des jeux du feu autour l’âtre où crépitent des brassées de genêts, la ronde d’auditeurs aux ombres et lumières d’un La Tour, buvant les parolesd’une vieille conteuse étrange qui sait les mots mettant en état d’hypnose l’assistance émerveillée, l’entraînent plus encore dans ses fantasmagories adolescentes :

  

 «  J’attendais ce moment avec impatience car il me semblait être plongé dans un monde très ancien, certes, mais qu’il me semblait avoir connu ; je comprenais pourtant très mal( …) mais je me laissais bercer par cette langue harmonieuse, souple, très musicale, quoique rude et si audacieuse( …) C’était, me semble-t-il , une langue supérieure à notre français ; un vrai trésor perdu. C’est ainsi que je le ressentais alors ». (note :biographie page )

    

  En relisant ces lignes, je ne puis oublier les rêves de Nerval, contés dans « Aurélia », ce Nerval  que d’aucuns, dont mon père, nommaient « le grand Celte ».

  

 Henri, enfant imaginatif et rêveur, voit donc s’ouvrir en Bretagne un champ de rêveries nouvelles où son mysticisme, qui est, étymologique ment, « l’intuition des choses secrètes », va peu à peu, au fil des ans, sortir des sentiers battus du catholicisme très saint-sulpicien de son enfance et s’enrichir, en s’engageant dans des voies plus secrètes de ce qu’on n’appelle pas encore « le celtisme ».

    

Ce « rêve perdu », qu’il vient d’évoquer, Henri, à son retour de Bretagne,  va tenter de lui donner vie  en Bourgogne profonde, celle qu’il connaît si bien, celle des friches et des bois.

 

Mais comment, me demandez-vous ?

Ainsi que je l’ai rapidement évoqué tout à l’heure, c’est en 1929 que se produit le… « miracle » !

      Cet hiver-là, lors d’une battue au sanglier avec son grand-père et les chasseurs du village,  Henri s’éloigne de la chasse. Il va « à la billebaude » comme il aime tant le faire, mais finit par s’égarer. Le jour baissant très vite en hiver, le jeune homme cherche alors un chemin pour rentrer à Commarin au plus court. Débouchant du bois, il tombe en arrêt, sidéré, sur un hameau en ruine à l’orée d’une combe, tapi sur l’adret en plein soleil du sud, à l’abri des vents d’est et du nord .Il observe la configuration des lieux couronné de bois épais : la seule issue apparente est un goulet d’étranglement, en contrebas, verrouillé par des bâtiments d’une ferme qu’il ne connaît pas. Cela le surprend car il fréquente métairies et fermages des alentours avec son grand-père, Compagnon sellier-bourrelier, qui l’emmène avec lui lorsqu’il y est appelé à entretenir les attelages.

    

 Ainsi, la combe apparaît close, en forme d’utérus (ce mot me valut des remarques… « freudiennes » mais c’est à dessein que je l’emploie et vous comprendrez pourquoi.).Et, ô merveille, en son point le plus élevé jaillit une source s’écoulant en un minuscule ruisseau limpide : un « p’tiot riot », un « peût riot », comme on dit en patois ; c’est de cela que le lieu tient son nom : la Peurrye, que des cartographes « ignorants » écriront « Pourrie ».

 

        Dans un recueil de feuilles volantes que mon père intitula « Idées sur tout », il nous dit :

     «Il y aurait un livre à écrire sur les énormes bêtises faites par les spécialistes qui ont réalisé le nivellement général de la France, des bêtises capitales qu’on s’explique difficilement parce que ceux qui les ont commises étaient tout de même de savants ingénieurs ; mais il est vrai que l’on peut être savant et sstupide ; souvent même science nuit à connaissance. Lorsque ces messieurs sont arrivés avec leur goniomètre et leur théodolite, ils ont entendu « la pourrie » ; en réalité, l’homme disait « ç’ast lai peu rie », le petiot ruisseau, mais pas putride !( …)Les géomètres ont massacré toute la poésie de nos toponymes »

    

En effet, c’est dommage et bien immérité car l’endroit, tout de friches, de bois, d’odeurs sèches et craquantes, est d’une vitalité étonnante : on y sent passer un grand souffle sauvage qui transporte l’esprit. Un souffle où palpitent d’invisibles présences…

    

  Mais il y a une autre explication à ce nom, explication  farfelue, sans doute, mais qui nous séduisit d’emblée : en allant peindre le dimanche matin dans Paris, pendant les années 45-55, Henri Vincenot faisait toujours des rencontres extraordinaires : Gary Cooper, par exemple, Louis-Ferdinand Céline, des clochards philosophes, des émigrés russes et, un beau jour, celui qu’on appela le Yogi. Un grand Jésus, beau et diaphane, vêtu de lin blanc et se réclamant du brahmanisme. Il avait table ouverte chez nous et, lors d’un dîner où nous étions fascinés, nous les enfants, par son aura de mystère et d’évanescence, il nous expliqua qu’en sanscrit, « atma pouri » signifiait « ville de l’âme ». Nous fûmes confortés dans la certitude que nous étions les pionniers prédestinés d’un lieu magique. Nous ne nous sommes pas souciés de vérifier. Et c’est là, en effet, que mes parents ont mis toute leur âme et nous avec eux.

 

     Il n’est pas indifférent que, pour aller dans ce lieu à la configuration féminoïde,-voilà pourquoi j’ai parlé d’utérus »- il faille monter : géographiquement, la combe est une sorte de val perché qui conjoint dépression et altitude. Symboliquement, elle est profondeur et hauteur : elle offre à la fois le bien-être du sein maternel et la possibilité d’exercer une toute-puissance de chef de tribu. A la Peurrye, on peut se blottir, se cacher, mais on domine la situation et l’on peut, sans être vu, voir « l’étranger » qui arrive !.                                                                                                                                                                 CLa Peurrie était, on le sent encore aujourd’hui, un lieu de prédilection pour les défricheurs et les découvreurs d’un monde nouveau, un lieu à la Maria Chapdelaine et à la Jack London, livres d’aventures qui, choisis par nos parents,  enchantèrent notre enfance. N’oublions pas que la Résistance y avait installé, lors de la dernière guerre, l’un de ses campements : le maquis du Malgache ; c’est pour cela, entre autres causes, qu’ Henri Vincenot fut arrêté par la Gestapo…mais ceci est encore une autre histoire !

( En note infra-paginale :la combe et le hameau sont décrits avec exactitude dans les premières pages de « Les yeux en face des trous » 1959 Denoêl, 2000 A.Carrière. et , surtout, dans « Le Pape des escargots »Denoël 1969)

 

.        Ce lieu fut sans doute habité dès la préhistoire, dans ce que les géologues nomment le « système de pied de corniche » : calcaires bathoniens, apparaissant parfois en petites falaises, sur  marnes bajociennes . A la jonction de ces deux couches géologiques, les eaux infiltrées dans le calcaire rejaillissent en sources, souvent tuffeuses, pour s’écouler sur les marnes en « p’tiots riots » !  Le  tuf de la source nommée « la Grand’fontaine », à quelques centaines de mètres de la Peurrye,  fut utilisé dans la reconstruction intérieure de certains éléments de notre maison actuelle, notamment par Jean-Pierre, l’aîné des quatre enfants (en note : Sourd de naissance et sorti major de l’école Boulle).                                                                                                   ,   

Bien plus tard, mais cela concerne notre histoire, le site fut investi au douzième siècle par les moines cisterciens de Labussière (note :cette aventure est contée dans «  Les étoiles de Compostelle »): ils avaient piqué  là une poignée de granges qui leur servaient de centre de défrichage de la forêt gauloise au temps des grands essartages médiévaux, granges hébergeant moines et parsonniers .

     

Depuis, l’endroit avait toujours été  habité, exploité, cultivé par quelques familles vivant en autarcie, loin de tout commerce humain, jusqu’à l’ère industrielle où d’autres sirènes les attirèrent en d’autres lieux .

      

Lorsqu’il le découvre, Henri est fasciné par ce lieu perdu dont il pense qu’il n’appartient à personne et qu’il en est le découvreur, voire même l’inventeur ; cette première impression est si forte qu’elle ne le lâchera jamais. A 29 ans, il le répètera à l’envi dans son « Prélude à l’aventure » :  

 

         « La Peuriotte m’apparut à travers les branchages, blottie sur son avers, tout illuminée par le faible soleil qui s’était mis à briller ; on entendait seulement le glou-glou de la source qui culbutait dans le lavoir ; je m’approchai sur la pointe des pieds, Prince Charmant soucieux de ne pas éveiller trop tôt la Belle ; je lui murmurai, comme dans la berceuse de Jocelyn : « Ah ne t’éveille pas encore !je reviendrai, je reviendrai te prendre un jour, mais pas tout de suite ( … ) peut-être faudra-t-il même que je te fasse attendre un peu    le temps de gagner la somme nécessaire pour te posséder mais je reviendrai, je te le jure »

 

     Petit à petit, l’Idéal, rêvé puis nourri au fil de sa  toute jeunesse,  s’élargit jusqu’au mythe : véritable héros salvateur, le jeune homme fait le serment de délivrer la Belle au Bois Dormant que le destin a placé sur le chemin de la quête ; il espère ardemment l’arracher à l’oubli et la sortir de sa dormition ; son désir de puissance héroïque va bientôt lui insuffler le besoin incoercible de reconstruire le hameau, de fonder là sa propre famille puis d’y mourir un jour.

   

A dix- sept ans, il ressent donc très fortement cette double fonction symbolique de la terre-mère : berceau et sépulture ; plus que le chrétien ; « tu es poussière et tu retourneras en poussière », on peut lire dans l’intime conviction du jeune homme son adhésion au thème de l’Eternel Retour : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » et…aussi, cette conjonction de l’alpha et de l’oméga que l’on peut lire sur le tympan de nombreuses églises romanes .

 

 

     A partir de cette découverte éblouissante, le hameau perdu devient la seule obsession du jeune Vincenot : dans la marge des cahiers de l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon, où il rencontra sa future épouse-, Andrée BAROIN, dans l’amphithéâtre de H.E.C., entre les cours et les portraits caricaturaux des professeurs, dans les carnets journaliers-ses « diaires », comme il les appelait-dans ses premiers écrits, la préoccupation essentielle, le thème récurrent, c’est la résurrection du hameau en ruine sous les ronces. Plans de reconstruction, d’extension, de mise en culture, budgets prévisionnels : on trouve là l’organisation complète d’un phalanstère familial, cher au fouriérisme dont lui avait parlé son grand-père forgeron Compagnon du devoir, puis mécanicien de locomotive à vapeur.

     

 En fait, Henri pense plutôt à une Communauté familiale élargie, telle celle qu’il évoque dans « les Etoiles de Compostelle ».  Enfant unique, fils d’enfants uniques, Henri avait la nostalgie d’une vaste vie en fraternité : il la  découvrira  en pays  berbère lors de son service militaire au Maroc. Dans les villages de l’Atlas, il retrouvera avec émotion ces petits douars  rudimentaires en pierres brutes où la vie communautaire  est rustique  et sereine. Si proche du bonheur rêvé d’un paradis de l’Origine des Temps.

        

C’est d’ailleurs  l’avènement de cette vie nouvelle et harmonieuse qui conclut deux des premiers romans : « A rebrousse-poil » et « Les yeux en face des trous »

La maison d'Henri Vincenot à Commarin
La maison d'Henri Vincenot à Commarin
La maison d'Henri Vincenot à Commarin
La maison d'Henri Vincenot à Commarin
La maison d'Henri Vincenot à Commarin

La maison d'Henri Vincenot à Commarin

B- HEROS FONDATEUR

 

    Bien vite, Henri comprend qu’il ne peut conquérir seul cet objet idéal du désir : il lui manque sa « moitié », son double, la complétude de lui-même. Lors de son séjour parisien à HEC, il écrit : 

      « Je revis la combe morte, ses maisons, son lavoir, et, tout à coup, j’eus l’idée que cette joie n’’était pas complète. Oui, il manquait quelque chose…

…ou plutôt, il manquait quelqu’un à mes côtés. Il manquait une fille, LA FILLE. La seule, l’unique pour laquelle j’avais, dans ma chambre d’étudiant du square d’Anvers, écrit en grosses lettres sur le mur, cette phrase lue dans la Divine Comédie du Dante :

                  « TU  VERRAS  BEATRICE »

 

      J’aimerais faire ici une petite digression qui peut être intéressante : Vincenot ne connaissait pas la psychologie jungienne….et se méfiait même un peu de tout ce qui était « psy ». Or Jung, lorsqu’il évoque « l’anima », ces tendances féminines de la psyché, la fait évoluer, je dirais « grandir », en quatre étapes, représentées par quatre archétypes féminins :

 Eve ( aux tendances purement instinctuelles et biologiques),

 

Hélène , (qui personnifie le niveau esthétique et romantique),  

 

Marie (figure dans laquelle l’Eros atteint à l’altitude de la dévotion spirituelle)

 

 et Béatrice, qui transcende même la sainteté et la pureté et représente la Sagesse.

      Or ces quatre prénoms sont ceux de quatre héroïnes essentielles  de l’œuvre de  Vincenot : Eve, dans « Le pape des escargots », », Hélène dans « Rempart de la miséricorde » , Marie dans « l’Oeuvre de chair » et, enfin, Béatrice dans « la Billebaude ».

        Béatrice, dans la psychologie jungienne, est le guide, le médiateur. Dans la vie, Béatrice ce fut maman. C’est tout dire sur cette femme d’exception à laquelle Papa ne put survivre. On ne parle pas assez des femmes- ou des maris- d’artistes. Si mon père avait épousé « une petite femme ordinaire » comme il disait,, la Peurrye serait rayée des cartes.

      « Je m’endormis en pensant qu’elle viendrait, que je la rencontrerais, au bon moment, et qu’avec elle j’irais à la Combe Morte, et que je lui ferais découvrir la source et le verger, les seuils déserts. Je compris que je choisirais ainsi celle qui serait mon épouse : ce serait celle qui, devant ce spectacle insolite dirait (…)Que c’est beau ! C’est là que je voudrais vivre ! »

 

       La découverte de la belle Endormie était donc l’épreuve  dont la fiancée devait sortir victorieuse pour devenir « la Femme de sa vie ». Les choses se sont passées exactement comme elles sont relatées dans « La Billebaude » : Andrée, ma mère, fut émerveillée en découvrant ce lieu où il nous a toujours semblé que soufflait l’Esprit…et ils décidèrent tous deux de posséder le hameau.

 

     Il fallut alors s’enquérir du propriétaire de l’endroit : la sagesse d’Andrée-Béatrice ayant fait comprendre à son fiancé enthousiaste et rêveur, qu’il fallait « commencer par là » !  Sans se décourager, mes jeunes parents allèrent à bicyclette de mairie en mairie : la combe était morcelée en dizaines de parcelles cadastrales, parfois de quelques ares seulement. Mais là encore leur désir était de remembrer le corps morcelé, de reconstituer l’Unité Perdue et, pour cela, leurs forces étaient décuplées

      Avec l’aide de son grand-père, entreprenant et aventurier lui aussi, tel le Tremblot de « La Billebaude », Henri racheta quelques parcelles, dont les cinq maisons en ruine, Au début de la guerre, Henri et Andrée s’y rendaient à vélo , à quarante kilomètres de Dijon, pour défricher et ainsi, en ces temps de guerre, rapporter le bois de chauffage pour la maisonnée. Puis, après avoir labouré une parcelle défrichée, ils  plantèrent des pommes de terre, précieuses en cette époque où l’on mangeait plus souvent des topinambours et des rutabagas… !

      Campant sur place, le jeune couple mit tout en œuvre pour réaliser cette aventure digne de pionniers du nouveau monde – Henri, je l’ai dit, rêva longtemps de Maria Chapdelaine et de François Paradis, le bien nommé- , à la manière d’un Giono dans sa ferme abandonnée du Contadour, qu’il admirait sans limites et défendit dans l’un de ses écrits .

      Mais alors, il nous fallut , comme on l’a vu, quitter la Bourgogne : Jean-Pierre, l’aîné, était sourd-muet. Nous nous installâmes à Paris afin que l’enfant  fût rééduqué à l’Institut spécialisé rue St Jacques.

Cette vie parisienne d’après-guerre, dans deux pièces sans confort au cinquième étage d’un immeuble sans ascenseur, avec vue sur le canal St Martin malgré tout, contribua à ancrer définitivement en nous la Peurrye comme archétype du Paradis Perdu qu’il fallait à tout prix reconquérir et sauvegarder.

        Grâce à l’à-valoir du premier roman chez Denoël et la vente de quelques tableaux, la « résurrection » proprement dite put enfin commencer.

      Les quatre enfants avaient grandi : nous avions entre quatre et douze ans. Les parents décidèrent que nous passerions deux mois et demi d’été « là-haut ». Mon père et les trois aînés parcouraient  à bicyclette les trente-cinq kilomètres qui séparaient Dijon de Labussière-sur-Ouche. Nous transportions les bagages et les provisions dans une petite remorque. Notre mère arrivait par le bus avec Denis, le dernier : ils montaient à pied, en quarante minutes, de l’abbaye au hameau de la Peurrye où nous les attendions.

     Mon père avait acheté du matériel de camping aux surplus américains : une grande tente Wall et des sacs de couchage en drap kaki de l’armée, rude, la nuit, aux jambes égratignées et aux torses enfiévrés !!! Le fermier nous apportait  de la paille que nous étalions sur le tapis de sol et nous passions ainsi des heures nocturnes  de courbatures fébriles-« C’est le métier qui rentre ! riaient les parents : »-, épuisés mais émerveillés : glissements prudents des chevreuils descendant à la source, frôlement musqué des renards qui inspectaient cette chose étrange qu’était notre campement, hululement des chouettes et vol lourd des grands ducs dans les ruines encore enfouies sous un édredon de ronces et de taillis.

       Le père et les garçons libérèrent les ruines des broussailles avec serpe, vouge et hache. A chaque arbuste abattu, à toutes  broussailles enchevêtrées que l’on arrachait, la Belle nous découvrait  un pan de mur, une porte, une cheminée à encorbellements sur le point de défaillir…et c’était du délire ! Je ne résiste pas au plaisir de vous donner à lire quelques phrases d’un récit de jeunesse « Il se croit grand mais il est petit ! » :

   « On aurait pu croire qu’il rêvait aux étoiles mais on ne rêve pas lorsqu’on ressuscite un domaine comme Christ ressuscitant Lazare !(…) « Dans deux ans , cria-t-il, afin que nul chat sauvage n’en ignore, dans deux ans, tout sera réalisé et je serai un citoyen du monde » Les arbres se le répétèrent de feuille en feuille ainsi qu’ils le font pour annoncer l’avènement du printemps. »

 

     La mère, elle aussi s’« attela »au défrichage avec ardeur tandis que la fille s’était fixé le déblaiement de dix brouettées de pierraille quotidiennes.

    Ces deux femmes, Maman et moi, faisaient des fagots avec des branches d’élagage, entretenaient le feu pour cuire les aliments, lavaient le linge au lavoir et puisaient l’eau à la source pour les besoins domestiques. Et tout cela dans l’effort du corps et la gaîté des cœurs.

Belle sauvagerie domestiquée par les parents, à mes yeux sorte de demi-dieux illuminés par leur volonté de reconquête !

 

 

        Peu à peu, la première maison fut habitable. Pendant son mois de congé, mon père initiait ses fils à  la maçonnerie, à la charpente, au bûcheronnage. Nous n’avions ni moteur, ni essence, ni électricité, ni robinet (….mais une source d’une incroyable pureté : mon père la nommait « notre sainte petite eau ! »). Les travaux avançaient donc lentement mais tout était fait à la main et par nous-mêmes. C’était essentiel aux yeux de mes parents. Dans l’éducation qu’ils nous ont donnée, ils ont su utiliser le sens caché de la légende de la  Belle Endormie : en nous intéressant à la résurrection du hameau, ils voulaient nous aider à maîtriser notre adolescence dans la lutte difficile pour la maturité. Par l’effort physique sans concession pour  réaliser notre bel idéal !

 

       Ainsi, pendant deux mois d’été, nous vivions, nous les enfants, pieds nus. Nous ramassions escargots, champignons, mûres et cornouilles. Maman acceptait avec enthousiasme d’être seule avec nous quatre dans des conditions matérielles très précaires nécessitant inventivité, bon sens et courage. Toutes belles choses que ma mère possédait à foison !

       Mon père revenait de Paris chaque fin de semaine. Il écrit à ce sujet :  « Je partais le vendredi soir dans des zones ineffables pour me colleter avec deux cents mille tonnes de nobles ruines, aggravées d’un maquis tenace, au milieu des friches et des bois » (L’Equipe, inédit)

        Cette aventure de défrichage, de reconstruction, de réclusion, de recueillement, même, au fond des bois, paraissait démentielle à la grande majorité des gens. Dans la région, mon père était surnommé « le Fou de la Peurrye ». Nous quatre, les enfants, étions très fiers d’être les enfants de cet homme-là, et de sa femme, tout aussi « folle » dans cette mission commune du dépassement perpétuel de soi.

 

 

Voici dons la visite que nous avons effectuée avec Claudine et Denis Vincenot

La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
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La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours
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La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours

La maison de La Peurrie, la source, les 3 tombes d'Andre Baroin, d'Henri Vincenot (décédé en 1985),et de leur Fils François. Trois croix celtiques et les alentoursles alentours

En vous  racontant cette aventure éminemment concrète, dans ce contact avec la rudesse de la matière, -l’ eau, le bois, la pierre-, j’ai voulu vous dire comment un rêve trouve vie dans cette rudesse même, dans les difficultés à survivre dans une nature insensible, indifférente et qui va sa vie sans se soucier de l’homme, tant qu’il ne la gêne pas, qu’il ne l’exploite pas, qu’il ne la détruit pas. Vivre en harmonie avec elle .

Les parents étaient des êtres d’Harmonie

 : dans  

        l’ontogenèse -évolution de chacun d’entre nous- ,

        dans la phylogenèse -perpétuation et protection de l’espèce-, et,  enfin,

        dans la cosmogenèse : une harmonie fragile maintenue par la réunification de ce qui est apparemment contraire :l’homme et la femme,  les diverses tendances psychiques à l’intérieur de chacun, le rêve et la réalité, hauteurs célestes et profondeurs chthoniennes, contrainte et bonheur, travail sur soi et joie de la conquête,  tout cela pour réintégrer un paradis perdu en reconstituant l’Unité Primordiale.

    Cette dernière se lit également dans les croix celtes qui marquent les tombes de ma mère, de mon père et de l’un de mes frères, François : en inscrivant la croix- temps linéaire et messianique- dans le cercle -symbole du temps circulaire qui toujours recommence en répétitions infinies et semblables, en conjoignant l’alpha et l’oméga chrétiens. A sa façon, à lui, à nous, Henri Vincenot inscrivait ainsi le christianisme dans le celtisme. Là encore, se lit le désir de concorde, cette harmonie des cœurs sans laquelle le bonheur n’existe pas. 

      Mes parents étaient dans cette démarche implicite d’union des contraires, de réunion des complémentaires,  sans grandiloquence ni vains mots mais dans la joie de l’effort consenti, dans la volonté de vivre ensemble et avec le bon sens d’une vie aux tout simples principes.

 

      Ce qui m’interroge et me bouleverse, maintenant que je suis…plus âgée que mes parents lorsqu’ils s’en allèrent, c’est leur force à croire en un rêve et leur capacité à le réaliser et à nous le faire partager. C’était un défi difficile, voire impensable en des temps où nous n’avions ni argent ni moyens techniques  à notre service. Nous y avons tous cru. Nous avons fait revivre une légende, un mythe dans son intégralité. Sans le savoir, sinon par leur intuition remarquable, nos parents qui n’avaient pas de notions théoriques de psychologie, d’analyse des rêves ou d’explication des mythes fondateurs, ont su par leur intuition mystique, par ce pouvoir mystérieux qui les habitait, à consacrer leur vie « à cette obsession, folie de ma vie jusqu’à ma mort »

 

      Et ici encore, devant vous, je veux leur dire, pour tout cela :

                    « Merci,  parents très aimés et trop tôt disparus ! »

 

Marie-Claudine VINCENOT

Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"
Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"
Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"
Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"
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Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"
Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration       , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"

Andrée Baroin épouse Henri Vincenot, Henri à la Peurrie, la salle commune, la maison en restauration , Carte de La Peurrie, au-dessus de La Bussière-sur-Ouche et faussement indiquée comme " La Pourrie". La Peurrie veut dire "le petit ruisseau"

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Published by Christian VANCAU
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commentaires

Laurence Warot 13/09/2014 12:47

Que ton article m'a plu! Quelle belle histoire comme je les aime! Magnifiques photos aussi. J'ai retenu deux phrases: " on peut être savant et stupide" " On ne parle pas assez des femmes ou des maris d'artistes". Il y aurait beaucoup de choses à en dire!
Merci pour ce merveilleux article Christian!

HELIOT Ambre-Dominique 23/10/2016 18:42

Quel bonheur de vous lire. Je retrouve dans votre récit toute mon enfance à La Bussiére. Nous étions enfants, nous portions les télégrammes pour la famille VINCENOT et c'était une bagarre pour avoir le privilège d'aller à La Pourrie. Combien était heureux ce temps là. Je lis avec bonheur et délice les ouvrages d'henri VINCENOT, cet homme admirable qui parle si bien de notre Bourgogne et de ma vallée tant aimée. Milles mercis à lui. ( Une fervente lectrice et admiratrice , habitante de La Bussiére sur Ouche à la pension CORUBERT durant son enfance) A-D HELIOT