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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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Christian VANCAU

15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 07:34
Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt
Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt
Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt
Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt
Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt
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Maison d'enfance d'André Dhôtel, détruite pendant la guerre 14-18 - Sa maison d'adulte (3 photos)- Sa région (Mazagrna est le village des frères Goncourt

André Dhôtel, né le 1er septembre 1900 à Attigny (Ardennes) et mort le 22 juillet 1991 à Paris, est un écrivain français, à la fois romancier, conteur et poète, ainsi qu'un scénariste.

Connu du grand public par le roman Le Pays où l'on n'arrive jamais, prix Femina 1955, il est l'auteur d'une œuvre abondante et singulière, où s'exprime un merveilleux proche du quotidien, dans lequel le rapport à la nature joue un grand rôle. Il figure encore aujourd'hui parmi les auteurs français au programme de lettres françaises contemporaines du collège, sous forme de courts extraits.

 

 

Biographie

 
L'emplacement de la maison (détruite en 1914-18) à Attigny où habitait le jeune André Dhôtel.

 

C'est dans son village natal d'Attigny qu'André Dhôtel passe ses six premières années. Il écrit les souvenirs de cette époque au voisinage du gué de l'Aisne dans Un jour viendra, en 1972. Le père d'André Dhôtel est nommé en 1907 commissaire-priseur à Autun, et la famille le suit. Mais André reviendra pour les vacances dans ses Ardennes natales, à Saint-Lambert où vivaient ses grands-parents. Il pratique alors l'école buissonnière et parcourt la région d'Autun, découvrant la nature, mais regrettant sans cesse les premiers paysages ardennais. D'Autun, il poursuit sa scolarité au lycée Sainte-Barbe à Paris.

 

Nommé surveillant dès novembre 1918 à Sainte-Barbe, en compagnie du futur chansonnier Raymond Souplex, il prépare en même temps une licence de philosophie. André Dhôtel effectue son service militaire de 1920 à 1923, avec les écrivains Georges Limbour, Roger Vitrac et Marcel Arland. Il fonde avec ce dernier la revue Aventure en 1921, et publie également l'unique numéro de la revue Dès.

 

Bénéficiant des lacunes d'effectifs dues à la Grande Guerre, il est nommé professeur à l'Institut supérieur d’études françaises d’Athènes en 1924, il découvre ainsi la Grèce et ses îles pendant ses quatre années à l'Institut français d'Athènes. Il n'est pas rare de trouver des personnages grecs ou des expressions hellénophiles dans ses romans. Sur le monde hellénique, il a écrit notamment quatre romans :

  • Ce lieu deshérité, paru à la nrf Gallimard en 1949,
  • Ma chère âme, nrf Gallimard en 1961,
  • L'île de la Croix d'Or, paru en 1979,
  • Lorsque tu reviendras, Phébus, 1986.

 

Rentré en France, il est nommé au collège de Béthune en 1928 et publie ses premiers textes poétiques. Nommé ensuite à Provins, il publie en 1930 Campements, son premier roman, et s'y marie en 1932 avec la fille d'un négociant en vins, Suzanne Laurent. Leur fils François naît en 1933.

 

Toutefois, en marge d'une vie de famille sereine et heureuse, sa carrière littéraire stagne. De 1930 à 1940, l'écrivain est refusé par les principaux éditeurs.

 

De 1935 à 1938, il est en poste à Charolles. Déçu, puisqu'il souhaite ardemment être nommé à Paris ou dans sa banlieue voisine, il sombre dans une profonde dépression nerveuse et doit être momentanément interné. Le professeur dépressif est malgré ses demandes nommé à Valognes en Normandie en 1938 où il rechute mentalement quelques mois. Rétabli, il est mobilisé quelque temps en 1940.

 

C'est finalement grâce à son ami Jean Paulhan qu'il retrouve le chemin de la publication et de l'enseignement apaisé. Ce dernier fait accepter son roman Le village pathétique à la NRF et use de ses relations avec les services académiques pour le faire nommer professeur à Coulommiers en 1943, là où il finira sa carrière professionnelle en 1961. Il y publie presque chaque année un roman et crée la revue 84, en compagnie de Marcel Bisiaux, Jacques Brenner, Alfred Kern, Armen Lubin et Henri Thomas. Son roman David, publié en 1947 aux Éditions de Minuit, reçoit le prix Sainte-Beuve.

 

En juillet-août 1947 Jean Dubuffet peint son portrait, qu'il intitule Dhôtel nuancé d'abricot. Il fait la connaissance en 1949 de Jean Follain, avec qui il restera ami jusqu'à la mort de ce dernier en 1971.

 

C'est la consécration avec le prix Femina attribué en 1955 pour Le Pays où l'on n'arrive jamais, le Grand prix de littérature pour les Jeunes en 1960, le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1974 et le Grand prix national des Lettres pour le roman Les Disparus en 1975.

 

Après sa retraite de l'enseignement, il va enfin habiter à Paris et se construit une maison de vacances à Mont-de-Jeux, à quelques kilomètres de sa ville natale Attigny.

Cette dernière l'honore en 1984 de son vivant avec le titre de « citoyen d'honneur », et Mont-de-Jeux après sa mort, en baptisant la rue principale « rue André-Dhôtel ».

Il meurt en 1991, un an jour pour jour après son épouse, et est inhumé au cimetière de Provins.

L'écrivain

André Dhôtel est un écrivain du merveilleux quotidien, comme le démontre son roman intimiste Bonne nuit, Barbara (1979). Il montre, au-delà des fantaisies propres à chaque personnage, un goût pour la vie des choses, la terre et sa végétation, notamment les milieux ouverts comme la prairie, les champs, les clairières forestières, les vallées observées d'un promontoire ou plus prosaïquement les fleurs, les graminées, les espèces prairiales et leurs hôtes. Du coup, il s'inscrit dans la grande tradition ou lignée européenne des romantiques allemands. Les thèmes d'aventures fantastiques ou de confrontations au monde mystérieux, par exemple propre à cette tradition, sont présents dans les romans suivants :

  • Les voyages fantastiques de Julien Grainebis, 1958
  • Le neveu de Parencloud, 1959/1960.

L'exploration des souvenirs est également calquée sur cette tradition littéraire :

  • Vaux étranges, 1986
  • Terres de mémoire, 1979
  • Lointaines Ardennes, 1979.

 

Publications

D'André Dhôtel

Romans

  • Campements, Gallimard, 1930, 1987
  • Le Village pathétique, Gallimard, 1943 ; Folio , 1975
  • Nulle part, Gallimard, 1943 ; Pierre Horay, 1956, 1977 ; Rombaldi, 1979
  • Les Rues dans l’aurore, Gallimard, 1945
  • Le Plateau de Mazagran, Ed. de Minuit, 1947 ; Guilde du livre, 1960 ; Marabout, 1977
  • David, Ed. de Minuit, 1948, Marabout, 1979 [roman écrit dans las années 1930]
  • Ce lieu déshérité, Gallimard, 1949 ; 1997
  • Les Chemins du long voyage, Gallimard, 1949 ; Folio , 1984
  • L’Homme de la scierie, Gallimard, 1950
  • Bernard le paresseux, Gallimard, 1952 ; L’Imaginaire , 1984
  • Les Premiers Temps, Gallimard 1953, 1987
  • Le Maître de pension, Grasset, 1954
  • Mémoires de Sébastien, Grasset, Les cahiers verts , 1955
  • Le Pays où l’on n’arrive jamais, P. Horay, 1955 ; J’ai lu , 1960 ; Gallimard, 1975
  • Le Ciel du Faubourg, Grasset 1956 ; Les Cahiers rouges , 1984
  • Dans la vallée du chemin de fer, P. Horay, 1957
  • Le Neveu de Parencloud, Grasset, 1960 ; Mame, 1960
  • Ma chère âme, Gallimard, 1961 ; Phébus, Libretto , 2003
  • Les Mystères de Charlieu-sur-Bar, Gallimard, 1962 ; Rombaldi, 1979
  • La Tribu Bécaille, Gallimard, 1963, 1977
  • Le Mont Damion, Gallimard, 1964
  • Pays natal, Gallimard, 1966, Phébus Libretto , 2003
  • Lumineux rentre chez lui, Gallimard, 1967, Phébus, Libretto , 2003
  • L’Azur, Gallimard, 1968 ; Folio , 2003
  • L’Enfant qui disait n’importe quoi, Gallimard, 1968 ; Folio Junior , 1978
  • Un jour viendra, Gallimard, 1970, Phébus, Libretto , 2003
  • La Maison du bout du monde, P. Horay, 1970
  • L’Honorable Monsieur Jacques, Gallimard, 1972
  • Le Soleil du désert, Gallimard, 1973, 1997
  • Le Couvent des pinsons, Gallimard, 1974
  • Le Train du matin, Gallimard, 1975
  • Les Disparus, Gallimard, 1976
  • Bonne nuit Barbara, Gallimard, 1978
  • L’Île de la croix d’or, Gallimard, 1000 soleils , 1978
  • La Route inconnue, Phébus, 1980
  • Des trottoirs et des fleurs, Gallimard, 1981
  • Je ne suis pas d’ici, Gallimard, 1982
  • Histoire d’un fonctionnaire, Gallimard, 1984
  • Vaux étranges, Gallimard, 1986
  • Lorsque tu reviendras, Phébus, 1986

Nouvelles, récits et contes

  • Du Pirée à Rhodes, Le Rouge et le noir, 1928 ; Séquences, 1996 (suivi de Printemps grec).
  • Ce jour-là, Gallimard, 1947
  • La Chronique fabuleuse, Ed. de Minuit, 1955 ; Mercure de France (éd. augmentée), 1960 ; 2000
  • L’Île aux oiseaux de fer, coll. « Libelles », Fasquelle, 1956 ; coll. « Cahiers rouges », Grasset, 2002
  • Nulle part, édition Pierre Horay, 1957.
  • Les Voyages fantastiques de Julien Grainebis, P. Horay, 1958
  • Idylles, Gallimard, 1961 ; Folio , 2003
  • La Plus belle main du monde, Casterman, Plaisir des contes , 1962
  • Le Robinson de la rivière, Casterman, Plaisir des contes , 1962
  • Les Lumières de la forêt, Fernand Nathan, 1964
  • Un soir, Gallimard, 1977
  • La Merveilleuse Bille de verre, Robert Laffont, 1980
  • Comment Fabien regarda l’aurore, Clancier-Guénaud, Les Premiers temps, 1982
  • La Princesse et la lune rouge, Casterman, 1982
  • Le Bois enchanté et autres contes, Hachette, 1983
  • Rhétorique fabuleuse, Garnier, 1983. (Rééd. Le temps qu'il fait, 1990)
  • La Nouvelle Chronique fabuleuse, P.Horay, 1984
  • Pierre Marceau (Mesures, no 2, 15 avril 1940), Mont Analogue, 1993
  • Un adieu, mille adieux, La bibliothèque Gallimard , 2003
  • D’un monde inconnu, ill. de Daniel Nadaud, Fata Morgana, 2012

Poèmes

  • Le Petit Livre clair, Le Rouge et le noir, 1928 ; Deyrolle & Théodore Balmoral, 1997
  • La Chronique fabuleuse et ses avatars cités plus haut peuvent être lus comme des recueils de prose poètique.
  • La Vie passagère, Phébus, 1978
  • Poèmes comme ça, Le Temps qu’il fait, 2000 (préface de Jean-Claude Pirotte)

Essais

  • L'œuvre logique de Rimbaud, 1933.
  • Rimbaud et la révolte moderne, nrf Gallimard, 1951.
  • Saint Benoit-Joseph Labre, aux éditions Plon, 1957.
  • Le Roman de Jean-Jacques, Éditions du Sud, Paris, 1962.
  • La vie de Rimbaud, Éditions du Sud, Paris, 1965.
  • Nord-Flandre Artiois-Picardie, texte par André Dhôtel, photographies par Jacques Fronval, Christian de Rudder, Alain Perceval, Jacques Verroust, série Tourisme en France nr 17, Éditions SUN, Paris, 1971.
  • Jean Follain, série Poètes d'aujourd'hui nr 49, éditions Pierre Seghers, 1972.

Préfaces/ postfaces

  • Edmond Dauchot, Ardenne bien aimée, préface d'André Dhôtel, Paris-Gembloux, J. Duculot, 1976.
  • René Hénoumont, Edmond Dauchot : le photographe de l'Ardenne d'autrefois, introduction de Georges Vercheval, avec un témoignage de René Henoumont et une postface d'André Dhôtel, Tournai, La Renaissance du Livre, 2000, (ISBN 2-8046-0423-3).

Bibliophilie

Scénariste

Sur André Dhôtel

  • Yves Leclair, Premier inventaire de la valise, Prendre l'air, Mercure de France, 2001
  • Christine Dupouy, André Dhôtel. Histoire d'un fonctionnaire, éditions Aden, coll. Le cercle des poètes disparus, 2008
  • Laurence Motoret, « Le Temps du Dhôtella
LES ROMANS
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NOUVELLES-RECITS et CONTES
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André Dhôtel, l'écrivain

 

Chaque année un volume est consacré à la publication de textes inédits (notamment des correspondances), ou à des études thématiques. Lectures et points de vue complètent chaque numéro.

alinéa

Le onzième cahier, Dhôtel lecteur, paru en décembre 2013, présente un échantillons de textes critiques d'André Dhôtel:

L’œuvre critique d’André Dhôtel n’est nullement négligeable et le choix proposé ici n’en représente qu’une partie. On peut dénombrer deux essais (Rimbaud et Follain) et deux biographies (Rimbaud encore et Rousseau), une quinzaine de préfaces et surtout plus de cent-vingt articles. Ces derniers furent publiés dans diverses revues, dont quelques-unes des plus importantes de l’époque comme Critique et surtout, bien entendu, La Nouvelle Revue Française où parurent plusieurs dizaines de textes.

L’ensemble de cette production révèle des choix et des affinités qui en disent long sur l’univers imaginaire de l’auteur ; elle dessine un territoire littéraire singulier, très en marge des tendances domi-nantes de l’époque. On mettra bien sûr à part les articles sur Rimbaud (déjà reproduits dans notre Cahier n° 7, ces textes ne sont pas repris ici), qui rappellent une rencontre essentielle et une influence jamais démentie si l’on en juge par les nombreuses références, dans des textes très divers, au poète de Charleville. Mais Rimbaud reste à peu près le seul écrivain classique abordé par Dhôtel, qui préfère se placer en position de découvreur. S’il a bien sûr consacré quelques articles à des proches (Thomas, Bisiaux...), il n’en fait pas une pratique systématique. Plutôt qu’une critique de complaisance, il pratique en effet une critique de curiosité. Aussi s’attache-t-il souvent à des auteurs peu connus et atypiques tels que Cingria, Léon Bopp et bien d’autres.

Philippe Blondeau, quatrième page de couverture

Couverture et illustrations de Sylvia Lulin

 
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Le cahier numéro 10 rassemble plusieurs nouvelles parues dans différentes revues:

  • Ombres et Lumières, dans La Grive
  • Les métamorphoses de Sébastien Velpuche, dans la revue Points
  • Souvenirs d'Aigly et Lumières dans la prairie, dans La Table Ronde
  • La Tribu des ombres, dans Botteghe Oscure
  • Le Corbeau et le rossignol, dans Artère Poésie / Peinture
  • Le collier et L'étincelle, dans Cahiers Bleus.

Avec un avant-propos de Philippe Blondeau, des dessins d'Elizabeth Leyris, et la couverture par Michèle Gillet.

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Le neuvième cahier est consacré aux relations d'André Dhôtel avec la Grèce, où il séjourna de 1924 à 1928: textes "grecs" d'André Dhôtel, lettres à André Gaillard, photographies provenant des archives d'André Dhôtel. Quelques études viennent compléter cet ensemble.

Le cahier numéro 8 (Avril 2011) publie le théâtre radiophonique d'André Dhôtel: L'Homme de la Scierie (diffusé en 1960), La Fille Sauvage ou les Réalités de la Vie (1962), L'Inconnu (1970), L'Île aux Oiseaux de Fer (1972). Il est illustré par Camille Claus, Chloé Saelens, Laurent Notte, Michèle Gillet, et Christian Dekoster.

Le cahier numéro 7 (Février 2010) présente une bibliographie des ouvres d'André Dhôtel, suivie d'une Petite Anthologie Rimbaldienne.

Le cahier numéro 6 (Noel 2008) évoque la correspondance d'André Dhôtel avec trois poètes: Armen Lubin, Noël Tuot, Jean-Claude Pirotte.

Le cahier numéro 5 (Noel 2007) est consacré au théâtre d'André Dhôtel.

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André Dhôtel a, tout au long de sa vie, correspondu avec les poètes. Parmi eux, Armen Lubin (1903-1974) a fait l’objet de sa plus haute attention. Les deux hommes échangent des lettres entre 1949 et 1972. Il y est question d’entraide et de soutien mutuel, au-delà des préoccupations littéraires de chacun. Lubin, qui passera de longues années en sanatoriums – expérience qu’il relatera dans les vers du Passager clandestin (1946) ou dans la prose du Transfert nocturne (1955) – ne fait pas état de cette misère physique. Il la transcende notamment par la solide amitié qu’il voue à son correspondant. Dhôtel est au diapason : Je n’imagine qu’un monde où tout le monde s’entend, et on chipote sur des ombres de confl its sentimentaux et littéraires.

Noël Tuot (1945) est, quant à lui, un jeune poète ardennais qui a bien des diffi cultés à se faire publier, lorsqu’en 1974 il correspond avec André Dhôtel, de 45 ans son aîné. Natif de Lametz, Ardennes, non loin de Mont-de-Jeux, il se tourne naturellement vers un pays, pour solliciter son aide et lui témoigner sa gratitude. L’auteur des Disparus n’aura de cesse, jusqu’en 1985, de prodiguer conseils et encouragements à Tuot, qui fera paraître, entre autres, Le Curé de Camaret, pièce de théâtre (1989), La Femme du Bédouin, recueil poétique (1990) et Le Mariage d’Arthur Rimbaud, roman (1991). Réduit au silence depuis 1991 par un accident de santé, Noël Tuot trace depuis d’énigmatiques figures à l’encre, qui émaillent les pages de ce cahier…

Jean-Claude Pirotte (1939), enfi n, est lecteur de l’écrivain depuis sa prime jeunesse. Il l’a confessé : Je n’ai pu parler de ses livres qu’à André Dhôtel, c’est normal, j’en fi gurais un des personnages, je sortais tout droit des Rues dans l’aurore ou du Village pathétique… Pirotte fi nit par entrer en relation avec l’homme, à qui il écrit entre 1980 et 1991. Si les réponses d’André Dhôtel sont à jamais perdues, les plis adressés par Pirotte à l’auteur de La Vie Passagère expriment les diffi cultés de l’existence. Mais l’on devine le grand profi t moral tiré par Jean-Claude Pirotte d’une conversation avec André Dhôtel…

Le présent cahier offre un large choix de lettres, des rééditions de textes parus en revues, des inédits d’aujourd’hui. Ces documents illustreront les rapports d’André Dhôtel à quelques poètes contemporains, dans l’amitié…

Frédéric Chef.
Responsable des Cahiers André Dhôtel


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André Dhôtel (1900-1991) a publié environ soixante-dix ouvrages, dont une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, des essais, de la poésie, des biographies et des albums pour les enfants. On sait peut-être moins qu’il est l’auteur de quatre pièces de théâtre.

La première d’entre elles, Le Pays des cerisiers, fut publiée en avril 1947 et créée par Jean-Louis Barrault en seconde partie du Procès. Si Jacques Brenner, à la lecture, fut ravi par Un menu chef-d’œuvre plein de notations sensibles et justes, les spectateurs de l’unique représentation sifflèrent la pièce et la critique, déroutée, se posa la question en ces termes : Mais à quoi rime ce dialogue exsangue ? Il fallut attendre le centenaire de la naissance de l’auteur pour que soit rejouée cette pièce, et ce dans les Ardennes.

Dhôtel n’en poursuivit pas moins son petit chemin de dramaturge, puisqu’il rédigea en 1949 Il fera beau demain, pièce restée à l’état de tapuscrit. Le Gangster, qui traite du mal et de la respectabilité sociale, est restée, comme la précédente, sans lecteurs ni spectateurs depuis sa rédaction en 1956. Vivants, quant à elle, fut écrite en 1973, publiée en 1987 et représentée à Paris en avril 1996. Souvent espiègle, désinvolte, plaisantin, Dhôtel exploite dans cette comédie la verve de ses romans. Les dialogues de Pacôme et Guénolé, deux personnages en quête d’identité, ne sont pas sans rappeler les errances de Wladimir et d’Estragon d’un certain Beckett

C’est donc pour la première fois que ces quatre pièces sont réunies en volume. « La Route Inconnue » est heureuse d’ajouter à la connaissance des Dhôtéliens convaincus ces répliques, ces actes, ces pièces, dont ils feront – nous n’en doutons pas – leur théâtre intime. Les autres découvriront peut-être – qui sait ? – derrière le masque, l’un des visages d’un auteur qu’on ne cesse de redécouvrir.

Frédéric Chef.
Responsable des Cahiers André Dhôtel



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Voir un extrait: les lieux de l'Homme de la Scierie.

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Au bord de la route, des fleurs se multipliaient dans l'herbe pauvre, et Chalfour s'étonnait de l'éclat des marguerites. Il apercevait des insectes qui voyageaient au milieu des herbes et au-dessus des herbes: moucherons, sauterelles, faucheux. Lui-même ressemblait à un faucheux embarassé par le fardeau de son corps, comme le ciel aussi par l'illustre poids du soleil.

L'Homme de la Scierie, p.155

 

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Published by Christian VANCAU
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