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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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COHEN Eveybody Knows
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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 04:53
Alma Mahler

Alma Mahler

Samedi 1er Novembre

C'est mon anniversaire.En fin d'après-midi je vais chercher les Collignon, Jean-Pierre et Lily, à la gare de Libramont. De retour ici les invités s'amènent peu à peu. José Bedeur et Mirela, puis tous les autres. Les grands absents : Steve Houben-Les Verheggen-JP.Ransonnet, Joseph Sibret. Petit discours de José-Grand numéro comique de Jean-Pierre Collignon. Belle prestation de Lily au piano. Tout est filmé. Mais la soirée ne démarre pas vraiment. Certains s'en vont très tôt et notamment ma fille, son compagnon et Renaud qui ont l'air de s'emmerder. Idem pour Murielle, Francis, Anne et Maïlisse. Je me promets que je ne ferai plus jamais d'anniversaire et je tiendrai ma promesse

 

Dimanche 2 novembre

Heureusement les Collignon (Jean-Pierre Collignon et Liliane Guisset) sont restés loger..Mais nous avons très mal dormi. Lily est malade. Nous visionnons la cassette de Jean-Luc Leon. Nos amis n'en reviennent pas. On regarde aussi Rezvani que Lily connait un peu. Et puis l'après-midi, le couple Devresse qui a logé à Libramont vien chercher les Collignon pour les ramener à Liège en voiture. Malcolm est avec eux (fils de Marine Closset). Enelle s'en va aussi. Beaucoup de brouillard. J'ai les Bedeur au téléphone. José Bedeur me demande le téléphone de Steve Houben

 

Ci-dessous quelques uns des livres commis par Jean-Pierre Collignon et Liliane Guisset. Le livre de Jean-Pierre, ses chronique sur le cinema, il me l'a offert pour mon anniversaire. Ces chroniques, semblables à celles qu'il diffuse à la radio, sont succulentes. Il a un style incontestable

Jean-Pierre est aussi un homme de radio (voir ci-dessous)

 

Liliane Guisset est née le 22 juin 1952 à Liège. Elle mène de front une enfance perturbée et des études de piano. Après un bref passage aux Jeunesses Musicales de Charleroi, on ne la retrouve dans aucune expérience professionnelle conventionnelle ou de longue durée. Elle connaît par contre un parcours privé dense et singulier. Liliane Guisset participe en 1995 au film Maîtresses de Marie-France Collard et publie en 1999 un récit autobiographique «L’autre Tambour» aux éditions de L’Harmattan. S’ajoute désormais une nouvelle ligne à sa biographie: en 2000, elle reçoit le premier Prix «Pages d’Or» pour «In Vino», roman à la première personne du masculin singulier.

 

Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal

Voici une des chroniques radiophoniques(RTB) hebdomadaires de Jean-Pierre Collignon, dit " l'Indispensable Monsieur Jean-Pierre ". Elle date de 2008 . Un vrai style

C'est chaque année la même chose; on n'y échappe pas. En décembre il fait plus froid qu'en juillet et Noël tombe le 24. Ou le 25, je ne sais pas très bien. Enfin, Noël tombe, nous serons au moins d'accord là dessus. Et, à cette occasion, chaque année à la même époque depuis les débuts de ma présence dans cette émission que le monde entier nous envie, je me sens tenu de vous parler d'amour, de solidarité, de villages de Noël, de petit Jésus, de boeuf, d'âne et autres rois mages. Aussi bien, pour cette fois - je vais vous étonner - je vais m'en tenir à cette déjà vieille tradition. Car enfin, je vous le demande, pourquoi bousculer les bonnes habitudes, changer son fusil d'épaule ou échanger un baril de poudre à canon contre un bidon de lessive liquide – ou le contraire - quand rien ne le justifie. Maintenant, et à la demande générale, je vous fais le coup du film que m'inspire les commentaires qui vont suivre. Vous avez pu le voir ou le revoir la semaine dernière, sur la chaîne franco-allemande qui ne prend pas les téléspectateurs pour des cons ou des demeurés; c'est une histoire qui m'a ému aux larmes, je veux parler de «Lost in translation» de Sofia Coppola. Tokio, là où naît cette merveilleuse rencontre, est une ville qui, la nuit, avec ses néons géants, cette débauche de lumières, ces reflets dans les vitres des immeubles d'acier, les vêtements colorés et chamarés des jeunes japonaises et japonais, ressemble étrangement à un arbre de Noël bruissant et fantasque. C'est là, dans un grand hôtel, que vient au monde la singulière et tendre aventure qui va lier, pour quelques soirs, ce quinquagénère et cette jeune femme, tous deux perdus et solitaires; au bar de l'hôtel, d'abord, puis dans la ville à la rencontre de laquelle ils vont, en même temps que d'eux-mêmes. Remercions le Père Noël, le dieu Pan, Eros et tous ses saints – S A I N T S - et pas nichons, roberts ou roploplos, louons ensemble l'incomparable manière avec laquelle la fille de son père nous emmène au plus profond de ces êtres qui, se regardant comme on regarde les étoiles, entendent monter en leur coeur la douce musique de l'éblouissement et de la ferveur. Qui n'a rien à voir avec le coup de foudre qui met les sens en émoi et commence et se termine dans la moiteur de draps dévoilant, selon le bon vouloir des comités de censure, telle ou telle partie de l'anatomie des amants de passage. J'ai pensé à ces mots, et je les ai peut-être écrit déjà, mais pas à votre intention. Ce sont des mots et une image : il y a des ces émotions, de ces moments, si rares et si chauds, qui font comme des ronds dans l'eau de l'âme de ceux qui en viennent à se reconnaître. Des ronds dans l'eau de l'âme... imprégnez vous de cela. Regardez en vous, écoutez ce que disent vos souvenirs. Sûrement, vous avez connu, vous connaissez peut-être encore - bonheur à vous - cette félicité qui se passe de mots, qui ne demande que des gestes mesurés où n'entre aucune langueur, qui soulève le coeur vers des sommets grandioses d'où l'on ne voit que nuages floconneux et atomes de lumière. Cîmes d'où l'on ne voudrait jamais redescendre; vallées où glissent les rivières; arbres, oiseaux et insectes, frémissement des feuilles, tiédeur de l'air; et cette main que l'on tient en silence, les yeux clos, les lèvres nourries d'un sourire aimable et confiant. Je revois encore, et je savoure la dernière séquence de ce film, que je tiens pour un des plus beaux que j'ai vu ces dix dernières années. Lui est dans le taxi qui le mène à l'aéroport, ils se sont fait leurs adieux dans le hall de l'hôtel, tout à l'heure et, de la fenêtre de la voiture, il la voit, là, dans cette artère piétonnière. Il demande au conducteur de s'arrêter, il court presque vers elle, que l'on voit de dos, il la rejoint. Ils se regardent une dernière fois, d'un regard qui pénètre l'âme entière; ils s'étreignent, debouts, au milieu de la foule et puis, il se détache d'elle et s'en va. Ce qui advient de beau et de grand entre les êtres ne s'efface pas; c'est à chaque fois comme un nouveau soleil. Qu'il vous réchauffe et vous réconforte...

 

 

 

Jean-Pierre Collignon
Jean-Pierre Collignon
Jean-Pierre Collignon

Jean-Pierre Collignon

Lundi 3 novembre

En allant chercher mon pied photographique chez Brocart, je tombe sur Mr.Willems, le sculpteur sur schiste et il m'apprend que Roger Thumilaire est en phase finale de cancer. Sa fille a épousé le fils Thumilaire, le dentiste

JPC va m'envoyer les photos du mois de mai, leur visite ici. Jean-Pierre m'a offert son livre

 

Mardi 4 novembre

Je vais chez Guilmin, marchand de couleurs à On, acheter des couleurs pour Anne Anciaux

 

Coup de fil de MHN. A vu mon frère Etienne chez sa mère au Home "Un bavard obsessionnel". Elle était avec Michel son ami. La maison de On est vendue

 

Jeudi 6 novembre

Je passe chez Anne et lui remets les volumes 51-52 et 53 de mon journal ainsi que ses couleurs achetées à On (Pour cela je me suis tapé 100 Kms aller-retour)

 

INTERROGATOIRE DE LA P.J BRUXELLES. A LIRE ABSOLUMENT

Je suis à la Gendarmerie de Libramont, avenue de Bouillon à 10h30. Salle d'attente. Deux types de la PJ arrivent en civil et en Porsche à 10h50. A 11h10, une des deux types de la BSR vient me chercher. On me fait asseoir dans un petit bureau devant l'autre policier qui a un ordinateur pour enregistrer ma déposition. Mais quelle déposition???

 

L'interrogatoire commence :"Vous êtes Docteur en Droit, je crois et vous avez travaillé dans la banque. Pouvez-vous nous raconter tout cela??? Il me dit néanmoins qu'il s'agit d'une lettre anonyme postée à Libramont et très bien rédigée. C'est tout. Je raconte donc mon parcours professionnel. A un moment, l'autre policier, un jeune, me dit "Vous êtes artiste?" "Oui". "Et vous exposez? "Non ! "Vous vendez?" "Non !" Même pas à Libr'Art??? (Tiens, tiens) Ma réponse "surtout pas à Libr'Art. Je peins depuis 1967, c'est un hobby et c'est tout"

 

On me demande alors si pendant ma carrière j'ai eu des contacts avec la Société Générale de Belgique, le holding. Non j'en ai eu avec la Générale de Banque puisque mon employeur, le Crédit Foncier était le secteur" prêts hypothécaires" de la Société générale de Belgique et que je travaillais avec les gérants de la Société générale de Banque, secteur bancaire de la Société générale de Banque, qui m'introduisaient les dossiers de prêt hypothécaires à long terme qu'ils n'étaient pas habilités à traîter. Mais je n'ai jamais eu affaire au Holding et non je ne connais pas leur adresse...Ah bon !

 

Je continue avec mon licenciement par Ippa qui n'a rien à voir avec la Société Générale. Je parle ensuite de mon procès avec Ippa et leur dis "Plus vous me questionnez, plus je plâne". Je vous signale que j'ai gagné par deux fois mon procès contre Ippa et que toutes les minutes du procès sont à Neufchâteau. Vous pouvez vérifier

 

Ils continuent "Avez-vous des relations avec d'autres artistes ?" Oui, bien sûr. Avec des écrivains, ici dans la Province??. Un peu (Guy Goffette et Guy Denis par exemple)

 

"Quand êtes-vous allé à Bruxelles pour la dernière fois?... Je crois que c'est en décembre 1996 pour voir l'expo Dubuffet avec une amie (en l'occurence Annie G.) Dans leur rapport de ma déposition que je lirai après, ils écrivent Buffet, coup classique, qui me permettra de leur faire un petit cours d'art contemporain à la fin de l'interrogatoire, en leur faisant corriger, craignant que l'on me dise ensuite que j'ai menti, qu'il n'y avait pas d'exposition Bernard BUFFET en 1996

 

"Quand vous allez à Bruxelles-j'interromps "je n'y vais plus jamais", dans quels coins allez-vous. Je réponds "J'allais à la Grand'Place, aux environs de la Gare Centrale, rue des Eperonniers, à la Librairie Post-Scriptum, Porte de Namur etc... mais cela fait des années"

 

Et tout est tapé sur l'ordinateur au fur et à mesure

 

"Avez-vous un ordinateur? Non ! Vous en servez-vous (d'autres ordinateurs)?,. "Je m'en suis servi dans les agences Ippa avant mon licenciement de 1989 car j'étais audit et je faisais les inspections par ordinateur". "Savez-vous faire du traitement de texte? Non pas du tout, dommage d'ailleurs..."

 

Je parle aussi de mon séjour à la Fondation Menuhin à Bruxelles en 1990

Ah non, pas d'importance, me dit-on, c'est beaucoup plus récent que cela. Ah ???

 

Dans mon idée, il s'agirait d'une lettre anonyme me concernant et envoyée à la BSR par un habitant de Libramont????? Mais alors pourquoi cette insistance sur la Société Générale, sur ma qualité d'artiste, sur les ordinateurs et sur mes passages à Bruxelles?????

 

L'interrogatoire continue "Vous vous êtes intéressé à Julie et Melissa??? (Affaire Dutroux). Moi "Bien sûr comme tout le monde, comment ne  s'y être pas intéressé???"

Et vous avez milité pour cela de différentes façons??. Non pas du tout !

 

Il continue "Après tout cela Monsieur, seriez-vous d'accord de faire un test d'écriture??? Bien entendu ! On me donne une enveloppe et on me dicte l'intitulé tel que l'auteur de la lettre anonyme l'a rédigé sur l'enveloppe :

"Société Générale de Belqique

(urgent svp)

Rue Royale

1000 Bruxelles"

et je dois ajouter mes nom, et adresse, en-dessous de l'enveloppe à gauche avec ma signature

 

Bien ! "Vous êtes aussi d'accord d'effectuer un test de salive". Moi " Oui prenez tout ce que vous voulez. Plus vite on finira, mieux ce sera. Vous ne voulez pas aussi mon urine et mon sperme (sic)???" (car ça commence à bien faire)

 

Le plus jeune pouffe de rire. L'autre me dit "Non,non Monsieur !"

 

Donc une deuxième enveloppe que je dois lècher et fermer avec mes coordonnées au verso. Je leur dis "attention, ne vous trompez pas d'enveloppe ! "

 

Et aussi les empreintes digitales. Mais chaque fois, ils me disent que je n'ai aucune obligation (Un peu gros. Si je refuse, je me trahis) Plus tard je leur dirai d'ailleurs "Et si j'avais refusé?"

 

Et en avant, un tampon. J'appuie trop fort avec mon pouce. Il faut recommencer. Appuyer à peine et faire rouler le pouce de gauche à droite et puis idem sur le formulaire pour l'imprimer. Même scénario avec chacun de mes dix doigts sur un autre formulaire. Un formulaire, rien qu'avec les pouces et un formulaire pour mes dix doigts, pouces compris "Attention, ne pas pousser" (C'est moi qui devrais dire cela). Et le policier me tient la main et chaque doigt. Je dois délier les doigts et les rendre souples et indépendants les uns des autre et il rit en me disant qu'on lui avait dit qu'il fallait avoir des doigts de pianiste pour exécuter cette performance. Et je lui dis que je suis pianiste (à mes heures)

 

Ouf c'est fini

 

C'est alors qu'un des policiers me donne la lettre anonyme et je la lis. C'est la lettre d'un révolutionnaire, anarchiste, qui écrit à la Générale, le Holding, Rue Royale et démolit la société actuelle, le système bancaire etc..Très bien écrite. Style lyrique, contestataire, polémique, humoristique...Après lecture, je dis, très bien mais qu'est-ce que j'ai à voir avec cela ?

 

Alors on m'explique enfin. Ce type (en fait ils sont deux) a écrit en août 1996, alors que l'on découvre les corps de Julie et Melissa, disparues en mai 1995 et probablement mortes de faim et de soif en mai 1996. Les deux bonhommes écrivent qu'ils ont enlevé 3 petites filles et qu'ils réclament à la Banque, 50 millions pour restituer les trois petites filles, somme à déposer dans un endroit précis, près d'une lampe tourbillonnante qui serait placée par eux, à une date et une heure précises. Cette lettre est signée d'une seule lettre "P" et postée à Libramont...(Donc ça ne peut-être que moi. Nous sommes en plein vaudeville..)

 

Seulement voilà, la BSR a laissé traîner l'affaire et n'est pas allée au rendez-vous Et depuis lors ils cherchent d'autant plus que la BSR est mise en cause, comme la gendarmerie, par la Commission parlementaire Dutroux et cela est télévisé à longueur de soirées dans toute la Belgique

 

Dès lors une lettre postée à Libramont où j'habite, par un type évolué, un intello, anar, qui a été mis à pied en 1989 par sa banque et a été en procès avec elle pendant 4 ans, suivez mon regard. Sans compter un coup bas venant du milieu artistique, Libr'Art pour ne pas le citer et son promoteur qui manifestement m'en veut de ne pas avoir accepté d'exposer dans son entreprise

 

Alors enfin je puis me marrer et eux aussi. Soulagement; Pas total car le rapport va rentrer à Bruxelles et c'est le Parquet qui décidera s'il y lieu ou non à perquisition, voire à Mandat d'arrêt. C'est le Procureur qui décidera, pas eux. En attendant, ils me reconduisent tous deux très gentiment sur le seuil et en les quittant je ieur dis "Au plaisir de ne plus jamais vous revoir, Messieurs" et ils rigolent tous les deux. Et j'ajoute "eh bien celle-là, je vais la raconter partout" Ils se taisent

 

 

Vendredi 7 novembre

 

Je suis choqué par cette histoire. A 11h45 je téléphone à la Gendarmerie et dit que je veux être mis en contact avec un des deux policiers qui m'ont interrogé hier, je ne connais pas leur nom. Je suis mis en contact avec le plus jeune et lui dis que je voudrais être mis hors cause officiellement. Il me dit que pour lui, je le suis mais il est obligé d'attendre le résultat des analyses. Il me retéléphonera (non il ne le fera pas et je n'entendrai plus jamais parler d'eux) Il avoue qu'ils ont dû investiguer à Libramont dans les semaines précédentes mais m'assure qu'ils l'ont fait discrètement

 

Le soir je pars à Pontaury car ma fille est à nouveau inexistante dans cette épreuve. Elle n'a pas le temps de me recevoir elle va au tennis et ne propose rien. Sans doute croit-elle que je suis coupable????

 

Samedi 8 novembre

Sommes invités chez les voisins Maurice et Anne-Marie pour déguster du vin provenant de la région de Beaune

 

Enelle est à nouveau agressée par ses enfants et leur père, au téléphone. On la menace de saisir son salaire. Je décide de rester ce soir avec elle

 

Ce soir pour la première fois, les Anciaux vont dans la nouvelle maison d'Eric Neuberg

 

J'écris à JP Collignon et lui raconte toute l'affaire de l'interrogatoire

 

Dimanche 9 novembre

Je pars très tôt d hez Enelle. Suis à Moircy à 8h50 (100 Kms)

 

Téléphone avec les Anciaux et Eric Neuberg. Tout s'est bien passé

 

Lundi 10 novembre

Les Anciaux à Moircy. J'ai le récit de leur visite chez Eric

 

Ma fille ne m'a rien offert pour mon anniversaire. Il avait été question d'une vieille couette qu'elle avait chez elle et dont elle ne se servait plus mais voilà, elle est pleine de pisse de chats (la couette) et elle doit l'amener chez le teinturier. Peut-être est-ce de la pisse de ses châtons que nous avons sauvés, Enelle et moi, en les recueillant ici. Elle est la seule à ne pas m'avoir offert de cadeaux

 

Je signale que je suis toujours chômeur

 

Un très beau reportage en plusieurs épisodes sur la professeur Jacques DUEZ (Professeur de Morale dans les écoles du Hainaut) qui dialogue avec ses jeunes élèves sur l'affaire Dutroux. Chapeau à ce monsieur. J'ai tout enregistré (voir articles ci-dessous)

 

Aussi enregistrement d'un reportage sur Eugène LEROY, un grand peintre belge  et un documentaire de Chabrol sur "L'OEIL de VICHY" (voir ci-dessous)

 

Mardi et mercredi 11 et 12 novembre

Nouveaux enregistrements. Un Thema sur Tennesseee WILLIAMS, et la diffusion du film de Manckiewicz "Soudain l'été dernier", avec Montgommery Cliff, Catherine Hepburn et Liz Taylor Tennesssee Williams

De Tennesee Williams "Personne ne connait jamais personne. Nous sommes condamnés à la réclusion; Chacun dans sa peau..A vie "

 

...ainsi qu'une soirée d'hommage à Yves Montand

 

Mercredi 12 novembre

En passant devant la maison de mes pollueurs, ceux qui m'ont déversé 80 litres de leur cuve à mazour dans mon ruisseau, je vois le type sur son seuil, m'arrête et entre et leur explique tous les emmerdements qu'ils m'ont causés. Et que néanmoins, vu que cette pollution n'avait pas été volontaire, j'avais à plusieurs reprises, refusé de porter plainte contre eux. ils me remercient chaleureusement

 

Je viens de parler au Directeur de Valérie qui travaille à Valbois. Il s'appelle Francis Dupont et nous sommes amis de longue date. Je lui raconte l'affaire de la PJ. J'ai d'ailleurs retranscrit tout le PV que Valérie va me photocopier. Je crains toujojurs une perquisition et un embarquement immédiat. Il ne faut pas oublier que nous sommes toujours en pleine affaire Dutroux, qu'on parle de réseaux de pédophilie etc... que même des ministres sont soupçonnés

 

Je rentre à 17h00. Ils ne sont pas venus. Ouf ! Rien sur le résultat des expertises (ecriture, salive et empreintes digitales). J'ai ramené ma fameuse couette de chez Valérie

 

Le soir, un reportage sur "Les Amants diaboliques" Les deux amants ayant assassiné leurs conjoints respectifs. Peter et Ursula ont été arrêtés en Floride par le FBI, le WE des 15 et 16 novembre. Ils seront extradés dans les trois mois à venir

 

Aucune nouvelle de Murielle pendant tous ces évènements. Pourtant Didier lui a sûrement raconté. Etrange

 

 

Vendredi 14 novembre

Enelle à Moircy à 12h30

 

 

Samedi 15 novembre

Nous écoutons "L'indispensable Monsieur Jean-Pierre" à la radio. Son billet du samedi matin, que j'enregistre chaque semaine

 

Nous avons Jean-Pierre et Lily au téléphone. Jipé a reçu ma lettre, il va me répondre. Il est persuadé qu'il n'y aura aucune suite. Il est question que Lily et lui viennent passer 3 jours pendant les vacances

 

Dimanche 16 novembre

Je commence" L'enfant de volupté" de D'Annunzio

COME L'OCCHIO STA DI LUNGE

COME STA DI LUNGE IL CUORE

Loin des yeux, loin du coeur

 

Les endormissements d'Enelle presque tous les soirs devant la télé

 

Lundi 17 novembre

Je vais mieux mais ce n'est pas encore cela; Aucune nouvelle du résultat de mes tests à la BSR. Il y a maintenant 11 jours que j'ai été interrogé

 

Superbe lettre de JP Collignon  (voir ci-dessous, juste pour le dessin de l'écriture)

 

Et une lettre d'Isabelle

 

Un article sur James ELLROY

 

Aussi un thema sur Liz Taylor

 

 

Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal

Mercredi 19 novembre

Un Siècle d'Ecrivains sur Romain ROLLAND. Passionnant

Romain Rolland, né le 29 janvier 1866 à Clamecy (Nièvre) et mort le 30 décembre 1944 à Vézelay, est un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1915.

 

D’une culture sculptée par la passion de l’art et de la musique (opéra, Michel-Ange, Scarlatti, Lully, Beethoven, amitié avec Richard Strauss) et le culte des héros, il rechercha durant toute sa vie un moyen de communion entre les hommes. Son exigence de justice le poussa à rechercher la paix « au-dessus de la mêlée » pendant et après la Première Guerre mondiale. Tenaillé par son idéal humaniste et sa quête d’un monde non violent, par son admiration pour Léon Tolstoï, grande figure de la non-violence, par les philosophies de l’Inde (conversations avec Rabindranath Tagore et Gandhi), l’enseignement de Râmakrishna et Vivekananda, par sa fascination pour ʿAbd-al-Bahāʾ (il lui fait référence dans « Clérambault »), puis par le « monde nouveau » qu'il espérait voir construire en Union soviétique.

 

Issu d’une famille de notaires, il trouve dans son ascendance des paysans et des bourgeois aisés.

 

Il est professeur d’histoire aux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand, membre de l’École française de Rome, professeur d’histoire de la musique à la faculté des lettres de l’université de Paris et professeur d’histoire de l’art à l’École normale supérieure.

 

Reçu à l’École normale supérieure en 1886, où il se lie avec André Suarès ou Paul Claudel. Il est reçu à l’agrégation d’histoire en 1889.

 

Il passe ensuite deux ans à Rome, de 1889 à 1891, comme membre de l’École française de Rome, où sa rencontre avec Malwida von Meysenbug – qui avait été l’amie de Nietzsche et de Wagner ainsi que la découverte des chefs-d’œuvre de l’art italien, seront décisives pour la construction de sa pensée. À son retour en 1895, il passe son doctorat de lettres en présentant une thèse sur Les origines du théâtre lyrique moderne. Histoire de l’opéra en Europe avant Lulli et Scarlatti. Il s’installe en 1901 au 162 boulevard du Montparnasse à Paris.

 

Ce jeune homme exigeant mais timide n’aime pas l’enseignement. Dès que la littérature lui assure de modestes revenus, il donne sa démission de l’Université, en 1912.

 

Romain Rolland entretient une longue relation épistolaire et amicale avec Alphonse de Châteaubriant, malgré d'importantes divergences politiques, ils gardent contact jusqu'à la mort de Romain Rolland, en 1944. Il correspond avec Sigmund Freud de mars 1923 jusqu’à février 1936. Il le rencontre à Vienne en 1924. Il entretient également des rapports épistolaires avec Hermann Hesse, Richard Strauss, André Suarès, Stefan Zweig, Alain (Émile-Auguste Chartier) René Arcos et Jean Guéhenno jusqu’à sa mort, en 1944.

 

Voir photos ci-dessous

 

 

Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)
Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)

Romain Rolland. Sa maison à Vezelay (Musée Zervos), son salon et son piano (que j'ai visités en 2014)

Jeudi 20 novembre

Un abondant courrier de Bô Simon avec son PIG MAIL ART (voir ci-dessous)

 

Joseph Sibret va aller raccorder le piano d'Eric Neuberg

 

Samedi 22 novembre

 

"A la Sainte Catherine, tout bois prend racine"

 

Rencontre Didier et sa fille Maïlisse au Delhaize. A Didier qui regarde les pots de cornichons, je dis "Tu as fini de te regarder dans le miroir???"

 

Je fais 7 litres de soupe aux navets

 

Je commence "Mademoiselle Julie" et "Le Pélikan" de Strindberg

 

Dimanche 23 novembre

Didier Anciaux ici . C'est le début de mes interviews qui seront enregistrés sur cassettes-radio. On va faire environ 1h15, non stop et puis je suis vidé. Je reconduis Didier

 

Un Thema sur Alain RESNAIS

 

Lundi 24 novembre

Il y a des inondations au Pâchis à Anseremme; La Meuse a débordé. Regine doit y aller à la Noêl pour tout nettoyer

 

Je peux aller loger chez sa fille Florence (Flo, la comédienne) à Paris quand je veux. C'est dans le 18e. Madame Florence Rival-Hebbelynck

 

Mort de Barbara. à l'Hopital américain de Neuilly comme Brel et bien d'autres .. Septicémie. 67 ans. Larmes...

 

Mardi 25 novembre

Un reportage sur Libin à savoir sur l'Euro-Space Center. C'est à 30 kms de hez moi

 

Un reportage sur le Prince Régent de Belgique, Charles, régent de septembre 1944 à juillet 1950 (Retour au pays de son frère Léopold III). Il était Comte de Flandre (voir ci-dessous)

 

Mercredi 26 novembre

Je vais chez mon toubib, Philippe Marechal, lui raconte l'histoire de la BSR. On parle de Julien Green dont il m'a jadis prêté l'entièreté du journal car on passe  des documents sur lui a la télé. Il a raté le dernier et je lui dis que je l'ai enregistré et que je lui passerai la K7 video. Vaccin anti-pneumocoques valable pour 5 ans

 

Un reportage sur l'écrivain André Helena (1919-1972) Né à Narbonne. 200 romans noirs. Le premier en 1949 "Les Flics ont toujours raison". Escapade en Espagne pendant la guerre civile

 

Vendredi 28 novembre

On diffuse "A l'Ouest rien de nouveau" de Lewis Milestone-1930. Voir ci-dessous

 

Dimanche 30 novembre

Une émission à la RTB sur Henri VERNES, l'écrivain créateur du personnage MOB MORANE

voir ci-dessous

Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
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Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
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Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal

 

Lundi 1er décembre

Je commence "La Femme et la Bête" de D.H Lawrence

 

C'est le 7 novembre 1996 que j'ai commencé mon premier grand "brou de noix" 60/90. J' en ai fait 42 depuis

 

Décès de Stephane Grapelli

 

Mardi 2 décembre

Une lettre dEnelle. Elle et complètement immobilisée par son mal de dos. Le brufen ne fait aucun effet. Elle a mal partout, même assise ou couchée. Cela vient du bas de la colonne. Ce n'est pas le nerf sciatique. Enelle c'est toujours le dos et l'asthme. En fait c'est l'articulation sacro-iliaque qui est atteinte

 

Un docu sur Simenon

 

On diffuse QUEIMADA de Gillo Pontecorvo avec Brando

(voir ci-dessous)

 

Egalement un Thema sur Heinrich HEINE, considéré comme le plus grand poète allemand du 19e siècle

Christian Johann Heinrich Heine, né le 13 décembre 1797 à Düsseldorf, Duché de Berg, sous le nom de Harry Heine et mort le 17 février 1856 à Paris (8e arrondissement) sous le nom de Henri Heine, fut l'un des plus grands écrivains allemands du XIXe siècle.

Heine est considéré comme le « dernier poète du romantisme » et, tout à la fois, comme celui qui en vint à bout. Il éleva le langage courant au rang de langage poétique, la rubrique culturelle et le récit de voyage au rang de genre artistique et conféra à la littérature allemande une élégante légèreté jusqu'alors inconnue. Peu d'œuvres de poètes de langue allemande ont été aussi souvent traduites et mises en musique que les siennes. Journaliste critique et politiquement engagé, essayiste, satiriste et polémiste, Heine fut aussi admiré que redouté. Ses origines juives ainsi que son positionnement politique lui valurent hostilité et ostracisme. Ce rôle de marginal marqua sa vie, ses écrits et l'histoire mouvementée de la réception de son œuvre.

 

Marcel Evrard, le beau-frère d'Enelle est décédé à la Clinique d'Ottignies, à 60 ans. On a "débranché"

 

Le Papa d'Anne Dupond est aussi décédé ce matin

 

Mercredi 3 décembre

Un docu sur Alma Mahler. Lire sur elle le livre de Françoise Giroud

 

Il neige

 

Alma Maria Mahler (née Schindler, Vienne, 31 août 1879New York, 11 décembre 1964), fut successivement l'épouse du compositeur Gustav Mahler, de l'architecte Walter Gropius et du romancier Franz Werfel. Peintre et musicienne, elle a composé des lieder.

Biographie

Fille du peintre paysagiste Emil Jakob Schindler et de sa femme Anna Bergen (1857-1938), Alma grandit à Vienne. Parmi les amis de son père, on compte Gustav Klimt, à qui elle aurait donné son « premier baiser ».

 

Elle est généralement reconnue comme une femme ambitieuse que plusieurs contemporains décrivent négativement. La lecture croisée du chapitre féroce d'Elias Canetti ("Trophées" dans Jeu de regard. Histoire d'une vie. 1931-1937.), du journal intime d'Alma (qui contient ses propres hésitations et aspirations) et de la somme d'Henry-Louis de La Grange, biographe de Mahler, permet de se faire une idée des tiraillements entre la légende et le caractère réel de la femme qu'on devine pas toujours facile à saisir.

 

Issue d'un milieu cultivé, musicienne, belle, intelligente, indépendante d'esprit, Alma est courtisée du Tout-Vienne. Elle fréquente quelques personnages éminents de la capitale, dont Klimt, le directeur de théâtre Max Burckhard (de) et le compositeur Alexander von Zemlinsky avant d'épouser en 1902 Gustav Mahler, de dix-neuf ans son aîné, pour une vie de couple tumultueuse. Ils s'aimeront passionnément même si la nature possessive d'Alma et son aptitude à séduire tous les grands hommes passant sur son chemin mettent plusieurs fois en péril l'harmonie du couple. Son charme naturel et sa vivacité transforment Mahler qui rencontre, grâce à elle, d'éminent artistes comme le poète dramatique Gerhart Hauptmann, les peintres Gustav Klimt et Koloman Moser ou le chef de file de l'avant-garde musicale viennoise, Arnold Schönberg.

 

En épousant Mahler, il est convenu qu'elle doit abandonner ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture. Frustrée, souvent sacrifiée au travail d'un mari distrait et exigeant, Alma succombe au charme de l'architecte Walter Gropius, avec lequel elle s'engage dans une relation extraconjugale. Mais le divorce est exclu. En raison de l'échec de leur relation conjugale que Mahler attribue à son âge, il consulte Sigmund Freud avec lequel il a de longues conversations. « Votre femme cherche son père dans l'homme qu'elle aime, vous êtes celui-là », lui dit-il1. L'entretien semble avoir été d'un certain secours au compositeur qui écrit à sa femme « …Suis joyeux. Conversation intéressante… . De fait, Mahler recouvre « sa capacité d'amour » pour Alma durant les derniers mois de sa vie.

 

Alma a deux enfants avec Mahler, Maria (1902-1907), qui meurt de la scarlatine ou de la diphtérie, et Anna (1904-1988) qui deviendra sculpteur.

 

À la mort de Mahler en 1911 (décédé à l'âge de 50 ans d'une endocardite, maladie du cœur rare), Alma, jeune veuve riche, est engagée en novembre de la même année comme assistante par le biologiste autrichien Paul Kammerer, qui était fou d'elle et qui devint son amant. Mais leur relation prend fin au printemps 1912. Pendant deux ans, Alma est la maîtresse de l'écrivain et peintre Oskar Kokoschka, qui, pour représenter leur amour, réalise la toile La Fiancée du vent (en). Effrayée par la passion qu'elle suscite en lui, Alma rompt avec Kokoschka, lequel part pour Berlin.

 

Alma, qui dans le même temps fréquentait toujours Gropius, l'épouse en 1915 et de leur union naît Manon en 1916. Cette dernière décède de la poliomyélite en 1935, à l'âge de 18 ans. Le compositeur Alban Berg, grand ami d'Alma et qui aimait beaucoup Manon, dédie à sa mémoire le Concerto à la mémoire d'un ange. Dès 1919, elle vit avec le romancier Franz Werfel. Enceinte de lui (elle a quarante ans) alors qu'elle est toujours mariée avec Gropius, elle divorce en 1920, mais leur enfant, Martin Carl Johannes, naît prématurément et meurt à dix mois. Elle épouse Werfel en 1929.

 

En 1938, Alma et Werfel fuient l'Anschluss et se réfugient en France, où ils trouvent asile auprès d'autres intellectuels exilés à Sanary-sur-Mer, dans le Var, (Exil en paradis, artistes et écrivains sur la Riviera (1933-1945), Manfred Flügge). Mais l'invasion et l'occupation de la France par les Allemands en 1940 les contraignent de nouveau à fuir avec l'aide du journaliste américain Varian Fry installé à Marseille. Ils franchissent à pied les Pyrénées pour se rendre en Espagne puis au Portugal d'où ils embarquent pour les États-Unis.

 

Ils s'installent à Los Angeles, où Werfel connaît le succès lorsque Le Chant de Bernadette est adapté au cinéma, avec notamment Jennifer Jones. Après la mort de Werfel en 1945, Alma retourne à New York, où elle devient une actrice culturelle majeure jusqu'à sa mort en 1964, à l'âge de 85 ans.

 

L'histoire de sa vie a été adaptée au cinéma dans le film de Bruce Beresford, Alma, la fiancée du vent. Elle a également été l'objet d'un best-seller de Françoise Giroud (Alma Mahler, ou l'art d'être aimée). Il est à noter que sa présence dans l'imaginaire public est plus liée aux rencontres de sa vie amoureuse qu'à ses œuvres - ce dernier ouvrage refuse explicitement, par exemple, de parler de sa musique

 

Je lis Jean Cayrol. Remarquable !

 

Jean Cayrol (Jean Raphaël Marie Noël Cayrol), né le 6 juin 1911 à Bordeaux, mort dans la même ville le 10 février 2005 est un poète, romancier, essayiste et éditeur français.

 

Biographie

 

Dès son adolescence, il se consacre à l'écriture et fonde à l'âge de 16 ans une revue littéraire, "Abeilles et pensée" (en hommage à Paul Claudel) avec Jacques Dalleas. C'est la voie qu'il choisit après l'échec de son doctorat en droit.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Jean Cayrol s'engage dans la Résistance (réseau Confrérie Notre-Dame du colonel Rémy). Il est arrêté en 1942, après avoir été dénoncé et est déporté N.N. (Nacht und Nebel) au camp de concentration de Mauthausen-Gusen (camp Gusen I). Cette expérience a nourri ses Poèmes de la nuit et du brouillard. Au camp de Gusen, Jean Cayrol rencontra le Père Jacques de Jésus, un carme français déporté pour avoir caché des enfants juifs dans le collège d'Avon dont il était directeur. Ce prêtre mourut peu après la libération du camp par l'armée américaine. Jean Cayrol lui dédiera Chant funèbre à la mémoire du Révérend Père Jacques en ces termes : « Pour mon plus que frère, le R.P. Jacques du carmel d'Avon […] qui fit sourire le Christ dans le camp de Gusen, mort d'épuisement à Linz, le 2 juin 1945 ». Dans Au revoir les enfants de Louis Malle (1987), le Père Jacques est représenté par un personnage nommé Père Jean.

 

Jean Cayrol a obtenu le Prix Renaudot en 1947 pour son roman Je vivrai l'amour des autres, le Grand Prix littéraire de Monaco en 1968 pour l'ensemble de son œuvre et le Prix international du Souvenir en 1969. Il a été membre de l'Académie Goncourt de 1973 à 1995. Il a également participé, comme scénariste ou réalisateur, à quelques films et téléfilms, dont au moins cinq courts-métrages. L'un de ces derniers, Nuit et brouillard, dont il a écrit le commentaire, a vivement impressionné des générations entières de spectateurs depuis 1955. Au début des années 1950, il entre comme éditeur aux éditions du Seuil, et y restera jusqu'à la fin des années 1980 où il a rencontré Jeanette Durand qu'il a épousée et qui l'a soigné jusqu'à son décès en 2005.

 

Son passé et son tempérament discret lui font éviter de se montrer en société, même après son élection à l'Académie Goncourt. En revanche, il se montre actif comme éditeur : son goût et sa patience lui font découvrir et publier des auteurs alors inconnus qui trouveront leur voie, comme Philippe Sollers, Didier Decoin, Roland Barthes, Erik Orsenna, Bertrand Visage, Marcelin Pleynet, Denis Roche ou encore Kateb Yacine. Beaucoup d'entre eux suivront l'exemple de Jean Cayrol pour devenir d'importants découvreurs de jeunes talents littéraires.

 

L'écriture de Cayrol, dominée par la figure de Lazare, revenu d'entre les morts, représentation du retour de l'univers concentrationnaire, s'est toujours située dans une modernité radicale, avant même l'émergence du « nouveau roman ». Les personnages sont passifs et anonymes face à un monde dépourvu de sens, dans un espace détaché de la conception narrative classique.

 

 

Je vais le soir à la mortuaire du papa d'Anne et de Francis, à St Pierre. Après avoir rendu hommage, Francis m'emmène à la cuisine avec les proches du défûnt. Murielle arrive avec un vieux Paris Match pour moi (avec BB et Marylin Monroe dans les Misfits). On ouvre une bouteille de Hauteterre. Puis je me tire car le Curé va arriver pour la veillée funèbre. Didier me raccompagne à ma voiture et me remercie (C'est le père de sa femme)

In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler
In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler
In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler
In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler
In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler
In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler

In Fine Heinrich Heine et Alma Mahler

Vendredi 5 décembre

Levée de corps et enterrement de Marcel Evrard. Je n'y suis pas prié ne connaissant personne, même pas la soeur d'Enelle

 

Je devais voir Valérie au Miami mais elle décommande. La Saint-Nicolas et patati et patata

 

Je construis une mangeoire pour les oiseaux avec une vieille caisse rectangulaire

 

Un article sur Lydie Salvayre qui vient de remporter le Prix Novembre avec "La Compagnie des Spectres" un roman sur Vichy dont l'héroïne se nomme Putain (au lieu de Petain)

(voir ci-dessous)

 

Mardi 9 décembre

Il y a eu les jours derniers des échanges téléphoniques avec Enelle, plus que pénibles à mon égard. Elle veut venir fin de semaine et je dis Stop, pas question. Y en a marre

 

De Cayrol que je termine cette phrase superbe

"Je mourrai sans savoir comment, une mort belle et impévue comme des primeurs dans une cariole au bout d'une rue d'hiver, un éclatement de couleurs quelque part, un tombereau de fruits inconnus versés dans une rigole; ce sera le signal "

 

Mercredi 10 décembre

 

Montherlant  :

"L'écrivain donne son oeuvre comme le pommier la pomme, sans se soucier si elle sera ramassée, et si elle l'est, de quelle façon le cuisinier l'accomodera"

"Je pense toujours que le souci du rapport avec le public, est le revers de l'art. Ce qui empoisonne et corrompt tantôt l'oeuvre d'art, tantôt le caractère de l'artiste, tantôt les deux"

"Une vie est heureuse quand elle commence par l'ambition et finit par n'avoir plus d'autres rêves que celui de donner du pain aux canards"

"D'une querelle on sort peut-être brisé, mais aussi plus riche de soi-même, plus vrai envers soi, plus sûr de sa force, sans feinte et sans détour"

 

Je commence Stephen King "Different reasons"

 

Je termine ma collection de "Un beau Jardin". Six tomes. (Voir ci-dessous)

 

Jeudi 11 décembre

Décès de Maryline Colot, la femme de mon ami Philippe, mes anciens agents Ippa à Senonchamps, lui professeur à Bastogne et correspondant pour journal "La Meuse", elle employée au Journal "La Lorgnette" à Bastogne. C'est avec elle que j'avais discuté de la mise en forme de la photo de mon territoire, celle de Patrice Gaillet. J'apprends cette nouvelle en feuillettant "La Lorgnette".Tristesse

(voir ci-dessous)

 

Un Thema sur Vichy et tous ses personnages sinistres et équivoques dont DARQUIER de PELLEPOIX, réfugié en Espagne depuis 1953, condamné à mort par contumace en 1947, René BOUSQUET condamné à 5 ans d'indignité nationale, Raphaël ALIBERT de la Loi Alibert, Xavier VALLAT, TASCAT conseiller à l'Information, René GILLOUAIN, Yves BOUTILLIER, Phimippe HENRIOT, Marcel DEAT, Francis BOUDELAN, sans oublier Jean JARDIN(mort en 1976), dit Le Nain Jaune, le grand-père d'Alexandre Jardin et le père de Pascal Jardin et Directeur du Cabinet de LAVAL et d'autres, tous les planqués de l'HOTEL du PARC

 

J'enregistre une émission sur KEVORKIAN, le Docteur de la Mort qui vient d'inventer une machine à suicide individuelle

 

Samedi 13 décembre

Finale des Dicos d'Or 1997

 

Dimanche 14 décembre

 

Valérie doit trouver quelqu'un pour les deux châtons qui lui restent et qui pissent partout

 

A La Seyne, Monsieur Paul, un nouveau maire communiste. Le projet Marina abandonné. On avait remblayé Les Sablettes pour construire cette structure touristique gigantesque et ces remblais ont pollué toute la rade

 

Un Thema sur "Le Temps des Pharaons (voir ci-dessous)

 

Quelques rappels. Les Grandes Pyramides c'est en 2.600 avant J-C, pendant l'Ancien Empire qui dure jusque - 2300. Memphis en est la capitale

 

En moins 2050, c'est le début du Moyen Empire avec Amenophis IV ou AKHENATON, instaurant le culte d'ATON, qui ne lui survivra pas puique son gendre TOUTANKHAMON réinstaurera le cutle d'AMON

 

En 1580, le Hyksos sont chassés d'Egypte et c'est le Nouvel Empire. L'apogée avecThoutmès III (Livre des Morts), Aménophis IV (-1373 à - 1354),, Toutankhamon ( -1354 à -1346), Ramsès II (-1301 à -1235 ) et Ramsés III ( -1198 à - 1168)

 

En moins 1100, déchéance des Pharaons

 

 

 

 

Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal

Mercredi 17 décembre

Un documentaire sur DARIO FO, la Saltimbanque italien qui vient de recevoir le Prix Nobel (voir ci-dessous)

 

...et" Un siècle d'écrivains sur Roger Grenier", écrivain, né à Caen, en 1919

 

Roger Grenier, né le 19 septembre 1919 à Caen dans le Calvados, est un écrivain, journaliste et homme de radio français. Il est régent du Collège de ’Pataphysique.

 

Biographie

Il passe son enfance à Pau, où sa mère Andrélie ouvre un magasin de lunettes. Pendant la guerre, Roger Grenier suit les cours de Gaston Bachelard à la Sorbonne avant de participer en 1944 à la libération de Paris. Il est ensuite engagé par Albert Camus dans l'équipe de Combat, puis à France-Soir. Journaliste, il suivra de près les procès de la Libération auxquels il consacrera son premier essai en 1949 sous le titre Le Rôle d'accusé.

Homme de radio, scénariste pour la télévision et le cinéma, membre du comité de lecture des éditions Gallimard depuis novembre 1963, il reçoit le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1985 pour l'ensemble de son œuvre. Celle-ci est composée de plus d'une trentaine d'ouvrages, romans — dont deux best-sellers Le Palais d'hiver en 1965 et Ciné-roman, Prix Femina en 1972 —, essais et nouvelles. Publié internationalement (The Difficulty of Being a Dog…), il est également conférencier, parlant de littérature, de l'histoire des éditions Gallimard ou de ses amis (Albert Camus, Brassaï…). En 1971, il rédige la préface à L’île de Sakhaline d'Anton Tchekhov pour la collection Folio.

Il est marié et a deux enfants.

Combat

Dans un entretien, il décrit son passage à Combat comme une aventure : « À Combat, j'entrais non dans un journal, mais dans un monde où j'allais tout apprendre. » - Le Magazine Littéraire, Nº18 janvier - février 2010

 

Jeudi 18 décembre

Après-midi chez Eric à Longwilly. Eric me dit que Joseph Sibret m'aime beaucoup

 

Je termine Michel Onfray "La Raison gourmande". Excellent !

 

 

Vendredi 19 décembre

Je commence Shining de Stephen King pour essayer d'élucider le mytère du film de Kubrick

 

Dans le journal, une photo de Dominique Streel.il habitait une rue plus bas que chez moi, rue du Calvaire, dans les années cinquante et avait été adopté par un  hongrois, qui travaillait comme infirmier dans la clinique de mon père, Franz Honhon (pron Onon), qui avait épousé la veuve de José Streel

 

J'ai surtout connu une des soeurs de José, Véronique Streel, jeune fille charmante dont j'ai gardé un excellent souvenir. Notre histoire fut courte mais belle. A l'époque je vivais chez mes parents, rue du Snapeux. Véronique avait une soeur, Isabelle

 

Dominique par la suite est devenu directeur de la Spaque qui s'ocupait en Wallonie de la gestion des déchets

 

Lucien Alphonse Joseph Streel (connu sous le nom de José Streel), né en 1911 et décédé le 21 février 1946, est un journaliste belge, membre actif de Rex. Fervent partisan de la collaboration mais sans sympathie pour le nazisme, il se retire de la vie politique en 1943. Il est néanmoins condamné à mort après la libération et fusillé.

 

Éléments biographiques

Enfant illégitime issu d’un milieu catholique, José Streel est un intellectuel aux nombreux diplômes. Il rencontre Léon Degrelle en 1930 et devient rapidement l’un de ses partisans et un des meilleurs journalistes des différentes publications rexistes, dont les articles attirent un lectorat non-rexiste.
 

Il publie en 1932 son ouvrage Les Jeunes Gens et la Politique, qui révèle son dégoût du monde moderne. Il est rapidement nommé rédacteur en chef des périodiques rexistes. Malgré ses nettes réserves à l’égard du nazisme, en raison de sa profonde foi catholique, Streel soutient la politique de collaboration avec l’occupant. Il prendra ainsi part, après 1942, à Radio Bruxelles, l'organe radiophonique de la propagande nazie en Belgique1. Fervent défenseur de l’indépendance de la Belgique, il appelle à une action commune entre les Rexistes et les mouvements nationalistes flamingants. Lorsque Degrelle rejette cette option, Streel se retire de Rex et de la vie politique en 1943. Il se réfugie en Allemagne en 1944. Il n'y exerce pas d’activités politiques. Après la fin du conflit, il rentre en Belgique où il se cache. Il est arrêté. Ayant été condamné à mort par contumace, il est fusillé le 21 février 1946

 

Samedi 20 décembre

Je vais à Redu. Une seule librairie ouverte. J'achète "Le Palais d'Hiver" de Roger Grenier, "Le Hussard sur le toit" de Giono, "Entretiens avec Henri Miller" par Pascal Vrebos etc..

 

Dimanche 21 décembre

 

Je suis totalement tenu à l'écart par Enelle depiis la mort de son beau-frère

 

Du mal aussi à fixer un RV avec Didier pour la suite de l'interview

 

Je termine Jean-Edern Hallier

 

Lundi 22 décembre

Les rats musqués sont là

 

Je lis "Entretiens avec Henri Miller" de Pascal Vrebos

 

Quand un homme est âgé et qu'il a rempli sa mission sur terre, il a le droit de se préparer à la mort dans la paix. Il n'a pas besoin de voir les gens? Il en a vu assez; Il est inutile d'aller le voir, de l'importuner avec des bavardages et des banalités. On doit passer devant chez lui, comme si personne ne vivait là"

Quand Miller n'a pas envie de répondre à son abondant courrier, sa secrétaire envoie une carte avec cette phrase imprimée par avance "J'ai le choix entre deux possibilités : ou je vous réponds ou je peins une nouvelle aquarelle, ce qui est bon pour mon âme. Si vous ne recevez pas de réponse, vous saurez ce que j'ai choisi"

 

Et pourtant il m'a répondu. Voir sa lettre ci-dessous

"Dear friend

I must be brief. I am now blind in one eye. It took me quite some time to decipher your two letters

Please do'nt try to visit me. I am overwhelmed with visits and correspondance

Sincerely

Henri Miller

 

 

Mardi 23 décembre

 

J'enregistre "Les Enfants du Paradis" de Marcel Carné

 

En 1792 Goya tomba malade. Probablement une intoxication due aux métaux contenus dans ses couleurs

Les atrocités peintes par Goya sont celles de la guerre de l'Indépendance qui a suivi l'installation par Napoleon Ier de son frère Joseph Bonaparte comme Roi d'Espagne, alors que celle-ci appartenait aux Bourbons qui sont chassés puis rétablis sur le trône (Frédéric VIII) après une héroique guerre d'indépendance

 

Mercredi 24 décembre

Mort de Jacques FABRI à 76 ans

 

Je passe mon réveillon de Noêl, seul à la maison

 

Jeudi 25 décembre

J'ai accepté d'aller manger à Pontaury, en famille (Olivier et sa compagne Fabienne et Anne-Julie) Cela se passe très bien. Une fondue bourguignonne. Je repartirai le lendemain en fin d'après-midi

 

Samedi 27 décembre

Je lis Nemirowski et ensuite "La Baie des Anges" de Max Gallo

 

Où en est l'Affaire DUTROUX???Voir ci-dessous

 

Dimanche 28 décembre

Enelle arrive ici à 18h30 avec 2h30 de retard? Pas un mot d'excuse. Je lui dis '"apprends à gérer ta vie" Ensuite elle me parle de ses problèmes d'argent. Pas d'argent pour faire les courses de Nouvel-An. Je serai donc seul à payer les courses pour la semaine Normal, elle gagne plus du double de ce que je gagne au chômage; Hum ! Après les courses au Delhaize elle me pousse à lui dire pourquoi je suis de mauvaise humeur. Je commence à lui expliquer et elle se tire illico. Pour moi tout cela était prémédité

 

Lundi 29 décembre

Enelle s'est barrée. Impossible cette histoire; Pourquoi est-elle venue???? Elle a repris toutes ses affaires, y compris son matériel de peinture

 

Mercredi 31 décembre

Je suis seul pour le réveillon. J'ai les Anciaux et les Dupont au téléphone. Ils proposent de passer à Moircy.Ca me fait du bien. Et ils ne partiront qu'à 2 heures du matin ce 1er janvier 1998

 

Ci-dessous la liste des livres lus en 1997

Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal
Bio 251- Novembre-Décembre 1997-Extraits de mon journal

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Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
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