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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 06:10
Le Procope mon quartier général à Paris

Le Procope mon quartier général à Paris

Samedi 1er avril

Eric Neuberg à Moircy. Pire insomniaque que moi et il ne m'en avajt jamais parlé. On a regardé Maurane et aussi le scoop Sollers-Rolin à Bouillon de Cultture(Sollers et Dominique Rollin, amants depuis longtemps). Quant à Guy Denis il n'est venu, ni ici, ni à Longwilly. Il est nul et nous le classons sans suite. Murielle nous déçoit tous les deux. En plus ce culot de me demander 12.000 frs pour une photo encadrée de son oeuvre. Mais pour qui se prend-elle? Je viens d'acheter un vrai Bogart pour 9000 frs

 

Valérie me doit toujours les 1500 frs des courses que j'ai faites pour elle. Je suis au chômage et j'en ai besoin pour manger

 

François le fils d'Enelle lui a raccroché au nez hier soir

 

Lundi 3 avril

 

Communication téléphonique prolongée avec l'Ingénieur Stouse de Sberchamps. L'approbation du Ministre de la Forêt est arrivée à la Commune le 2 mars dernier (Installation des égoûts via la station d'épuration de Freux)

 

Une lettre de JP Collignon Voir ci-dessous

 

Je commence "La Révolte des Fourmis" de Werber

 

Mardi 4 avril

Plume a une grossesse nerveuse depuis 3 jours. Elle joue avec ses deux petits animaux "Kitsch" offerts par Charlotte

 

Les Devresse c'était le 10 décembre dernier,  y a 4 mois. Aucune nouvelle. Rien de ce que j'ai demandé

 

Jean-Claude Van Cauwenberghe, le Bourgmestre de Charleroi, n'a pas encore 56 ans. Il est docteur en Droit et fait de la peinture

 

On joue ASPHALT JUNGLE de John Huston

 

Mercredi 5 avril

 

Enelle est toujours en attente de sa pension

 

Je contacte le notaire Fossépré car je pense déjà à créer une Fondation Vancau

 

"Je suis allé dans les bois

Pour vivre comme je voulais

Pour n'avoir affaire qu'à l'essentiel

(D.H THOREAU)

 

Jeudi 6 avril

Les rapports sont très mauvais avec Valérie. Ca ne peut pas durer comme cela. Je veux qu'elle vienne à Moircy et lui téléphone à Valbois. Non elle n'a pas le temps. Et moi" tu as bien du temps pour la nièce de Jean-Philippe un WE sur deux et aussi pour voir ta mère avec son gigol"o. Je lui dis "Fais bien attention Valérie, car dans ces conditions, ce sera la rupture totale" Je n'en ai rien à foutre me dit-elle. Et voilà, au moins c'est clair

 

Ecoeuré, je pars à Pontaury

 

Vendredi 7 avril

 

Enelle a  reçu un papier du Docteur Van Steirtegem "Le passage à chronicité du syndrome anxio-dépressif, ne permet plus une reprise de fonctions (à l'école)"

 

OUF !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris

Samedi 8 avril

Voyage à Mons; J'essaie d'atteindre le Musée des Beaux-Arts mais tombe sur le Musée des Arts décoratifs et avec stupeur j'entends la voix de mon cousin germain François Duesberg. François est Docteur en Droit, a travaillé dans les assurances et a, au fil du temps assemblé une formidable collection de pendules en or, de verreries et  de porcelaines. La ville de Mons a mis les anciens bureaux de la Banque Nationale à sa disposition et il est devenu Directeur de ce Musée ds Arts décoratifs. Il me demande mon style de peinture. Je lui parle de Dubuffet et bien entendu il comprend Bernard Buffet. Puis il me pose des tas de questions. Je lui dit que je l'ai vu à la télé et que c'est sa femme Berthe qui nettoie les pendules. Bref nous prenons rendez-vous pour le lendemain. Nous irons voir son Musée après l'exposition Bogart

 

Dimanche 9 avril

A Mons à 14.00. D'abord l'expo Bogart. Pas terrible. Défense de photographier. Catalogue infime. Nous visitons la ville et surtout le vieux Mons et le Beffroi. Aussi le parc du Château et l'arrière de Ste Waudru, pour arriver à la Gare de Mons, celle du dépeceur, toujours introuvable

 

Ensuite vers 17h30, le Musée Duesberg avec François qui nous sert de guide et n'arrête pas de nous parler de Bernardin de Saint-Pierre et de son chef d'oeuvre "Paul et Virginie"*. Voir ci-dessous. François sorti tout droit de Molière mais mâtiné de Rober de Niro. Drôle, théatral, survolté. Je lui fais un dessin dans son livre d'Or "Le Cornard et le Rabot", poème qu'il nous récitait lors des fêtes de Noël, Quai Mativa, à Liège

 

Sa collection est évaluée à 500 millions de francs belges (12 millions 500.000 euros)

 

Voir plus bas

 

Nous rentrons à Pontaury vers 20h15, exténués

Expo Bram Bogart à Mons. A droite,mon Bram Bogart acheté à Guy Denis
Expo Bram Bogart à Mons. A droite,mon Bram Bogart acheté à Guy Denis
Expo Bram Bogart à Mons. A droite,mon Bram Bogart acheté à Guy Denis

Expo Bram Bogart à Mons. A droite,mon Bram Bogart acheté à Guy Denis

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, né le au Havre, de Nicolas Saint-Pierre et Catherine Godebout, et mort le à Éragny, est un écrivain et botaniste français

Années de formation

Montrant dès l’enfance un esprit à la fois rêveur et aventureux, goûtant les charmes de la nature, désireux de l’inconnu, Bernardin de Saint-Pierre est d'un caractère inquiet, irritable, facilement rebuté par les difficultés et les devoirs. Après avoir appris chez un curé, à Caen, les éléments des langues anciennes, il lit avidement Robinson Crusoé, alors qu'il n'avait pas 12 ans, que lui a donné sa marraine Bernardine de Bayard ayant comme ancêtre Bayard, et demande à voyager sur la mer. Un de ses oncles, capitaine de navire, qui va à la Martinique, le prend à son bord ; les fatigues de la navigation et le service des manœuvres auquel on l’astreint font bientôt tomber ses illusions. Ramené au Havre et dégoûté de la vie maritime, il est mis au collège des Jésuites de Caen. Il s’y exalte à la pensée d’aller au loin convertir les peuples barbares ; son père calme cet enthousiasme en le renvoyant faire sa philosophie au collège de Rouen. Il entre ensuite à l’École nationale des ponts et chaussées, d’où il passe dans le corps de jeunes ingénieurs que le ministre de la guerre a établi à Versailles.

 

Voyages

 

Envoyé en cette qualité à l’armée, à Düsseldorf, sa susceptibilité et son insubordination le font destituer. Il retourne au Havre, où son père s’est remarié. Ne pouvant s’accorder avec sa belle-mère, il vient à Paris en 1760, presque sans ressources. L’année suivante, il demande à être envoyé comme ingénieur à l’île de Malte, que menacent les Turcs, et l’obtient, mais, la guerre n’ayant pas lieu, il rentre à Paris avec l’intention d’enseigner les mathématiques.

 

Ne trouvant pas d’élèves, et pour échapper à la misère, il propose au ministre de la Marine d’aller lever le plan des côtes d’Angleterre, proposition qui reste sans réponse. Il résout alors de tenter la fortune à l’étranger et, ayant emprunté quelque argent, il part pour la Hollande, et de là se rend à Saint-Pétersbourg, plein d’espoir dans la bienveillance connue de l’impératrice Catherine pour les Français. Pourvu d’une sous-lieutenance dans le corps du génie, il ne parvient pas à faire agréer au Gouvernement le projet d’une Compagnie pour la découverte d’un passage aux Indes par la Russie.

Passé en Pologne pour soutenir la cause de Radziwill contre Poniatowski, il rencontre à Varsovie la belle princesse Marie-Caroline Radziwiłł, née Lubomirska, connue sous le nom de « Miesnik » (du polonais « Miecznik)», ce qui fut le nom de la charge occupée par son ex-mari Charles-Stanislas Radziwiłł au temps de leur mariage) et conçoit pour elle une passion, dont les « fureurs » le font congédier au bout de quelques mois. Parti pour Dresde avec l’intention de se mettre au service de la Saxe, il se rend, à la suite de l’aventure galante la plus romanesque qui se puisse concevoir, à Berlin, où il ne peut se fixer, et rentre en France en novembre 1766.

 

Sans ressources, chargé de dettes, solliciteur partout éconduit, Bernardin est alors sur le point d’échanger sa vie aventureuse contre celle d’écrivain. Il se retire à Ville-d'Avray, y loue une chambre chez le curé, met en ordre ses observations et ses souvenirs de voyage et rédige des Mémoires sur la Hollande, la Russie, la Pologne, la Saxe, la Prusse. Il tourne son esprit systématique vers des spéculations hasardeuses. « J’ai recueilli, écrit-il, sur le mouvement de la terre des observations, et j’en ai formé un système si hardi, si neuf et si spécieux, que je n’ose le communiquer à personne… Je m’accroche à tout, et laisse flotter çà et là des fils, comme l’araignée, jusqu’à ce que je puisse ourdir ma toile. »

Ces projets littéraires encore retardés, il sollicite et obtient un brevet de capitaine-ingénieur pour l’Île de France, et part en 1768. Sur place, il s'étonne de trouver, au lieu d'une île paradisiaque et sauvage, un endroit en proie à une féroce spéculation foncière et agricole, déjà largement déforesté : il lui faudra convaincre le gouverneur de l'île que les forêts primaires et une gestion raisonnée du développement agricoles sont nécessaires à la conservations des sols et du climat si riches de l'île, et que celle-ci ne pourra durablement se développer qu'à condition qu'on y respecte l'environnement. Ce faisant, il fonde l'un des premiers programmes de conservation de la nature (on parlerait aujourd'hui de services écosystémiques). Bernardin demeura trois ans aux Mascareignes, et rapporta ces voyages dans un gros ouvrage publié à son retour en 1773 : Voyage à l’Île de France, à l’île Bourbon et au cap de Bonne-Espérance, par un officier du roi (Amsterdam et Paris, 1773, 2 vol. in-8°).

 

Débuts littéraires

Revenu à Paris en juin 1771, il se met à fréquenter la Société des gens de lettres. D’Alembert le présente dans le salon de Julie de Lespinasse, mais il y réussit mal et se trouve en général déplacé dans le monde des encyclopédistes. Il se lie, grâce à d’intimes analogies, plus étroitement avec Jean-Jacques Rousseau, avec lequel il va se promener à la campagne, où ils s’entretiennent longuement ensemble sur la nature et l’âme humaine. Bernardin cherche à adoucir la noire mélancolie du philosophe, et en est atteint lui-même. Dans le préambule de l’Arcadie, il se peint cherchant la solitude : « À la vue de quelque promeneur dans mon voisinage, je me sentais tout agité, je m’éloignais… En vain j’appelais la raison à mon secours, ma raison ne pouvait rien contre un mal qui lui volait ses propres forces. »

 

Cependant, il a publié en 1773 son Voyage à l’Île de France, à l’Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance, par un officier du roi, récit sous forme de lettres à un ami, où transparaissent déjà les principales lignes de son talent, et il préparait la publication de ses Études de la nature. Il passe tout l’hiver de 1783 à 1784 à recopier cet ouvrage, à y ajouter, à y retrancher. « L’ours, disait-il, ne lèche pas son petit avec plus de soin. Je crains, à la fin, d’enlever le museau au mien à force de le lécher ; je n’y veux plus toucher davantage. »

 

Bernardin de Saint-Pierre est certainement celui qui a exprimé de la manière la plus simple la théorie du finalisme anthropocentrique à l'œuvre dans la nature :

« Il n’y a pas moins de convenance dans les formes et les grosseurs des fruits. Il y en a beaucoup qui sont taillés pour la bouche de l'homme, comme les cerises et les prunes ; d’autres pour sa main, comme les poires et les pommes ; d’autres beaucoup plus gros comme les melons, sont divisés par côtes et semblent destinés à être mangés en famille : il y en a même aux Indes, comme le jacq, et chez nous, la citrouille qu’on pourrait partager avec ses voisins. La nature paraît avoir suivi les mêmes proportions dans les diverses grosseurs des fruits destinés à nourrir l'homme, que dans la grandeur des feuilles qui devaient lui donner de l’ombre dans les pays chauds ; car elle y en a taillé pour abriter une seule personne, une famille entière, et tous les habitants du même hameau. » (Études de la nature, ch. XI, sec. Harmonies végétales des plantes avec l'homme, 1784).

Après la publication des Études (3 vol., 1784), l’auteur, inconnu, rebuté et indigent la veille, passe en quelques jours à l’état de grand homme et de favori de l’opinion. Tout ce qui sort de sa plume est assuré du succès ; des pages comme celles de Paul et Virginie (1787) ne rencontrent pas, à leurs débuts, l’accueil espéré et, sans l’intervention du peintre Vernet, il les aurait certainement détruites. Il demeure à cette époque au n° 21 du Quai des Grands-Augustins.

 

La Révolution

En 1792, à l’âge de cinquante-cinq ans, il épouse Félicité Didot, qui n’en a que vingt-deux. La même année, il est nommé intendant du Jardin des Plantes de Paris en remplacement de Auguste Charles César de Flahaut de La Billarderie, successeur de Buffon, place supprimée en 1793. Appelé, vers la fin de 1794, à professer la morale à l’École normale de l’an III instituée par la Convention, il ne paraît que deux ou trois fois dans sa chaire et, malgré les applaudissements, reconnaît qu’il n’a pas le talent de la parole. En 1795, il est nommé membre de l’Institut de France, dans la classe de langue et de littérature, où il a souvent des discussions vives et pleines d’aigreur avec ceux de ses collègues qu’il appelle les athées, Naigeon, Volney, Morellet, Cabanis. Il soutient, à partir de 1797, le culte révolutionnaire de la théophilanthropie, visant à renforcer la République en remplaçant le catholicisme par une autre religion. Lauréat de l’Académie de Besançon, il est élu à l’Académie française en 1803.

Ayant perdu sa première femme, il épouse en 1800 une des filles du libelliste Anne-Gédéon de La Fitte de Pelleport : Désirée. Cette jeune et jolie personne calme ses dernières années avant sa mort dans sa campagne d’Éragny, sur les bords de l’Oise. De son premier mariage, il a deux enfants : Paul, mort jeune, et Virginie, mariée au général Marie Joseph Gazan. Sa veuve se remarie à son ami l'écrivain Louis-Aimé Martin.

L’écrivain

On remarque chez Bernardin de Saint-Pierre une différence profonde entre l’écrivain et l’homme ; celui-ci irascible, morose et tracassier ; celui-là si doux, si calme, si tendre. De la jeunesse à la fin de sa vie, l’écrivain rêve une sorte de république idéale, dont tous les habitants seraient unis par une mutuelle bienveillance alors que les moindres froissements de la vie irritaient la nerveuse susceptibilité de l’homme. Nul être n’est moins propre à réaliser le monde d’ordre et d’harmonie, cette espèce d’Éden ou d’âge d’or, que l’écrivain s’obstine à imposer à la nature. À la fin et en désespoir de cause, Bernardin renonce à la poursuite de ses projets lointains et, au lieu de vouloir exécuter les choses, il s’avise de les décrire. « L’utopiste à bout de voie, dit Sainte-Beuve, saisit la plume et devint un peintre. Ces harmonies qu’il ne pouvait réaliser sur la terre, dans l’ordre politique et civil, il les demanda à l’étude de la nature, et il raconta avec consolation et délices ce qu’il en entrevoyait : « Toutes mes idées ne sont que des ombres de la nature, recueillies par une autre ombre. » Mais à ces ombres son pinceau mêlait la suavité et la lumière ; c’est assez pour sa gloire. »

 

 

Dans l’Arcadie (Angers, 1781, in-18), sorte de poème en prose, Bernardin décrit la république idéale qu’il rêvait. Dans les Études de la nature (Paris, 1784, 3 vol. in-12), il a, suivant ses propres paroles, d’abord eu l’idée d’écrire une histoire générale de la nature mais, renonçant à un plan trop vaste, il s’est borné à en rassembler quelques portions. Dans la première partie, dirigée contre les athées, dont il fait des partisans du désordre et du hasard, il leur oppose l’ordre et l’harmonie de la Nature, où il trouve d’admirables thèmes pour son talent. Vers la dixième étude, il commence plus directement l’exposition de ses vues et des harmonies telles qu’il les conçoit : le jeu des contrastes, des consonances et des reflets en toutes choses. La dernière partie de l’ouvrage est surtout relative à la société, à ses maux et aux remèdes qu’on y peut apporter. Le mérite et l’originalité de l’auteur est d’y substituer, d’un bout à l’autre, le sentiment, l’éloquence, le charme des tableaux à la science.

 

Le talent de peintre de la Nature de Bernardin est le plus apparent dans son Paul et Virginie (Paris, 1787, in-12). Chef-d’œuvre de Bernardin, « dont on aurait peine à trouver le pendant dans une autre littérature », il présente, sur fond d’un paysage neuf et grand, deux gracieuses créations de figures adolescentes, et peint la passion humaine dans toute sa fleur et dans toute sa flamme. « Presque tout, en a dit Sainte-Beuve, est parfait, simple, décent et touchant, modéré et enchanteur. Les images se fondent dans le récit et en couronnent discrètement chaque portion, sans se dresser avec effort et sans vouloir se faire admirer... Ce qui distingue à jamais cette pastorale gracieuse, c’est qu’elle est vraie, d’une réalité humaine et sensible. Aux grâces et aux jeux de l’enfance ne succède point une adolescence idéale et fabuleuse. Nous sommes dans la passion, et ce charmant petit livre que Fontanes mettait un peu trop banalement entre Télémaque et la Mort d’Abel, je le classerai, moi, entre Daphnis et Chloé et cet immortel quatrième livre en l’honneur de Didon. Un génie tout virgilien y respire. » Le manuscrit de Paul et Virginie, lu dans le salon de Suzanne Necker, devant Buffon, Thomas, etc., n’eut aucun succès mais, à peine imprimé, il fut apprécié à sa juste valeur. Bernardin est, avec moins de passion et plus d’esprit, aussi parfait dans La Chaumière indienne (Paris, 1790, in-8°), qui, dans sa grâce et sa fraîcheur, est un paradoxe, une attaque contre la science. Les tableaux offerts par les Harmonies de la nature (Paris, 1796, 3 vol. in-8°) portent les traces de toutes les exagérations de la manière de leur auteur, qui ont fait dire à Joubert : « II y a dans le style de Bernardin de Saint-Pierre un prisme qui lasse les yeux. Quand on l’a lu longtemps, on est charmé de voir la verdure et les arbres moins colorés dans la campagne qu’ils ne le sont dans ses écrits. Ses Harmonies nous font aimer les dissonances qu’il bannissait du monde et qu’on y trouve à chaque pas. »

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris

Mardi 11  avril

Une lettre de mon ami JP Collignon. Voir ci-dessous. Réapparition subite après 2 ans et 4 mois de silence. Le sien et celui de sa compagne Liliane venus loger ici en 1997

 

J'enregistre  une émission sur William Burroughs et ses collages "Cuts up" avec Gyson et Ginsberg. "Ce n'est pas de l'écriture aurait dit Beckett, c'est de la plomberie"

 

Mercredi 12 avril

Un extrait d'une lettre de Guy Denis à propos de l'artiste qu'il expose Michel Ciparisse. Mais à quoi servent ces comparaisons avec Rops. On s'en fout

 

Une émission sur Albert Cossery, l'écrivain égyptien de 86 ans, découvert par Henri Miller et qui vit depuis 50 ans à l'Hôtel Louisiane à Paris

 

Jeudi 13 avril

 

J'écris à mon cousin François Duesberg

"Cher Françoiis

Merci de ton accueil et toute mon admiration pour ce que l'on pourrait appeler ton oeuvre, car là où il y a passion, il y a oeuvre

Je suis profondément choqué par l'attitude de ton environnement politique. Sais-tu que mon ami André Blavier a connu exactement les mêmes avatars avec sa fondation Queneau, offerte par lui, à la Ville de Verviers ! Ne fais pas de politique, ça ne servira à rien qu'à te déforcer. Si tu veux résilier ta donation, négocie avec la France et pourqoi pas Lille? Tiens-moi au courant ! Ce que tu vis, je l'ai vécu moi-même.L'artiste est "le fou du roi" de politiciens, le faire-valoir. Le "politique" est, par essence démagogique. Il veut donner au peuple, du pain et des jeux, à savoir de tranquillisants. Ce qui compte pour eux c'est le stade de l'Olympique de Charleroi. J'ai eu vis- à- vis de ces gens-là, les mêmes bagarres, au travers des Maisons de la Culture, les acquisitions de la communauté française etc...Comme toi j 'ai suscité des tas d'articles de presse, répercutant mes déclarations incendiaires. Un jour, en 1995, j'en ai eu marre et j'ai repris mes billes...

Pour terminer, une anecdote familiale. J'ai rencontré Maurice Pirenne (le peintre qui avait épousé une Duesberg qui était la soeur de Jules Duesberg, notre grand-père commun) en 1967, peu avant sa mort, à Stembert, pour lui montrer mes premières peintures (Il avait plus de 90 ans). Je lui ai acheté une de ses plus belles peintures "Bouteilles aux couteaux". Il m'a, en fait, passé le relai. C'était un anarchiste. Personne dans la famille ne m'avait jamais parlé de lui. Eh oui, il n'était pas célèbre, pas sociable et pas polissé. C'est André Blavier qui nous a mis en contact

Amitiés à toi et à ton épouse. Si un jour vous venez dans les Ardennes, téléphonez-moi dans le cas où mes parcelles de paradis(j'ai envoyé des photos) vous auraient mis l'eau à la bouche..".

Christian Vancau

 

Eh bien ce snob, devenu Baron comme Eddy Merckx, ne m'a jamais répondu. La suite ci-dessous

Donation baron et baronne François Duesberg

 
 

pendule vase         pendule paul et virgine

 

Outre les précitées, des collections sont venues enrichir l’ensemble du Grand Curtius à Liège. C’est ainsi qu’en octobre 2007, le conseil communal a accepté la donation du Baron et de la Baronne François Duesberg. Celle-ci porte sur une collection unique d’objets liés à l’art du temps et de la table.

 
Elle est composée de pendules de l’époque Louis XVI à la Restauration, ainsi que de l’époque napoléonienne. Cette collection est complétée par différents objets d’arts décoratifs.
 
L’ensemble de ces pièces est mis en évidence dans les salons du XVIIIe siècle de l’Hôtel Hayme de Bomal, et plus particulièrement dans les salons de musique et les salons aux palmiers du premier étage.

 

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Samedi 15 avril

Enelle me téléphone. Le fils aîné de sa soeur, Manu Evrard, vient de se suicider chez sa mère où il vivait toujours, à l'âge de 34 ans. Un coup de revolver dans le coeur. Il a laissé une lettre. Il n'avait pas encaissé la mort de son père (mort à 60 ans) et allait régulièrement sur sa tombe Il a 4 frères et soeurs

Enterrement ce mercredi 19

 

Ma cousine Régine m'invite à Anseremme avec Enelle pour le 24 avril, lundi de Pâques. Tout ses enfants ont demandé pour que je vienne. Un vrai plébiscite. J'ai beaucoup plus de succès auprès d'eux qu'auprès de ma fille, qui est pourtant de la même génération. Avec ce suicide l'invitation tombe mal mais Enelle veut y aller

 

Lundi 17 avril

A la télévision un superbe spectacle de Patrico LAGOS, danseur et sculpteur à marée basse. Voir ci-dessous

 

Je commence "Le Portique" de Philippe Delerm

 

 

Mardi 18 avril

Je relis "Si le Grain ne meurt" d'André Gide, déjà lu en cachette, quand j'avais 18 ans (à l'index) à Liège

 

Mercredi 19 avril

Enterrement de Manu à Sart-Messire-Guillaume

Enelle ici en fin de journée pour 48 heures

 

Vendredi 21 avril

 

Coup de fil d'Eric Neuberg qui me lit une lettre de Guy Denis reçue ce matin, accompagnée d'une proposition de  contrat d'exposition

 

" Chers amis

 

Voici quelques réflexions suite à ma visite à Longwilly. Le travail d'Eric, dans la lignée des informels, puis de Tapiès et de Burri, devrait se détacher de ces modèles afin d'acquérir une autonomie, selon moi

 

Celui d'Isabelle dans la lignée de fils de fer de Picasso, Calder, Giacometti, reprend un thème récurrent dans l'Arte povera italien, chez les Nouveaux réalistes français de la fin des années soixante, qu'il serait intéressant d'approfondir. L'idée de bois d'arbres se liant à la tradition forestière ardennaise, non comme de Villiers évidemment,  ni comme les bustes de Baselitz. A toi Isabelle de trouver. La tradition serait pour toi une mine d'idées. De même pour Eric le travail sur le papier devrait être plus approfondi. Il y a là une recherche à mener beaucoup plus avant. J'envisage tes oeuvres telles quelles, comme des propositions. Voici en annexe le contrat prévu ci-joint. Les professeurs ou experts dont question, s'activent à Bruxelles, à la Cambre et à Mons à l'Institut supérieur des Beaux-Arts

 

Si vous approfondissez votre travail, alors ce serait peut-être intéressant que je vous intoduise dans le seul et vrai circuit de l'art, qui est le circuit professionnel. Mais pour y entrer il faut y montrer patte blanche. Je vous en reparlerai

 

Guy DENIS de la Galerie LA LOUVE à Louftémont

 

Ci-dessous la lettre de Guy Denis, bouffie de prétention, le contrat, pas piqué des vers et qui ne sera jamais signé et la réponse de deux pauvres petits artistes inconnus de la Province de Luxembourg, Eric Neuberg et Isabelle Goffinet. Enfin une affiche de la Galerie LA LOUVE

 

Hallucinants cette lettre et ce contrat. Des chefs d'oeuvre du genre

 

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Samedi 22 avril (WE de Pâques)

Retour d'Enelle à Pontaury et passage d'Eric Neuberg avec tous les documents de Guy Denis. Mais pour qui se prend ce type qui n'a jamais donné un coup de pinceau

 

Dimanche de Pâques

A 11h30 à Pontaury. Je montre la prose de Guy Denis. Quel con, me dit Enelle, qui a pourtant fait les Beaux-Arts à Tournai

 

On va prendre un verre à l'ancienne Abbaye de Brogne à St Gérard

 

Lundi 24 avril

Nous sommes à Anseremme, au Pâchis, à 12h30, via Falmignoul et Hastières, chez ma tante Ginette, sa fille Régine et ses enfants ainsi que Frédéric Laurent, le comédien, compagnon de Florence la comédienne et père de son fils Justin, qui habitent Paris, rue Jean-Baptiste Pigalle. Grand repas familial, très bien cuisiné par Bernard, ambiance très sympa, on rit beaucoup. Ginette ma tante, soeur de mon père, décédé en 1989, va avoir 90 ans (née en 1910 et mon père en 1908)

 

Mardi 25

Je retourne à Moircy. Enelle et moi projetons d'aller à Paris du 10 au 12 mai. Je réserve à l'Hôtel Louis II de Bavière, rue Saint-Sulpice

 

Une nouvelle lettre de JP Collignon. Voir ci-dessous

 

Un Thema sur Edgar Allan Poe. Voir ci-dessous la page de mon journal le concernant

 

Samedi 29 avril

Un concert  à Rossignol "les Musiciens dans la Tourmente" avec notamment Hindemith et son quatuor de soldats en 1918. Voir ci-dessous

 

Dimanche 30 avril

Le soir, un verre au Miami. Murielle et Francis, qui n'y vont jamais, assis à une table. Murielle me dit qu'elle vient de passer 5 semaines à Bertrix, même en salle d'isolation et qu'elle va y retourner d'ici peu. Il a dû se passer quelqque chose. Elle veut quitter St Pierre. Je suis consterné

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Lundi 1er Mai

Eric et Isabelle avec la fille d'Isa, Natacha, viennent m'apporter les documents de Guy Denis. On passe au Miami. Stephane est là avec sa nouvelle femme qu'il me présente

 

Vendredi 5 mai

Vu l'attitude de ma fille, je pense de plus en plus à créer une fondation Vancau

 

Dimanche 7 mai

Je rencontre mon beau-fils, Jipé au Miami. On parle de Valérie. Jipé s'en va. Valérie me demande si elle peut venir au Miami pour me voir. J'accepte. Elle arrive mais aussi Jipé et sa soeur. Jipé et Valérie vont acheter une maison à Awenne. Un café-resto en excellent état???

 

Mercredi 10 mai

 

Départ pour Paris. C'est Eric Neuberg qui gardera la maison. Donc il a logé ici et je ne parviens pas à le réveiller à 5h00 du mat

 

La valise d'Enelle est énorme et lourde. On transvase

 

Dans le Thalys à 6h20. Nous allons avoir des fou-rires pendant tout le trajet. A côté de nous un jeune-homme et une jeune-femme qui ne sont pas ensemble. Un  noir en livrée passe sans arrêt pour le service du petit déjeuner. Je me penche vers Enelle et lui dis à l'oreille "il est allé recharger la chaudière". mais les deux autres ont entendu. Fou-rires gênés de nous quatre. Plus tard je veux prendre ma valise mais elle n'est plus là. En fait elle est dans un filet derrière. Je dis aux gens qui m'observent "c'est mon premier Thalys"

 

On arrive en Gare du Nord à 9h47. Metro; Valise d'Enelle épuisante. Descente à l'Odeon. A l'hôtel Louis II à 10h30, rue St Sulpice. Belle petite chambre au 4e étage.

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On va ensuite au Marché de la rue de Buci et de là on va picniquer au Square du Vert Galant, au pied du Pont Neuf, les pieds dans l'eau, car il fait superbe et chaud

 

Après les sandwiches et la bouteille de rouge, j'emmène Enelle au Marché- aux-Fleurs, rue de la Cité. Puis nous faisons le tour de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis où nous prenons un verre en terrasse Au Flore.-en-île. Plein soleil. Puis à 17h30 àn retourne au Vert Galant et on s'embarque sur le bâteau-mouche. Une étudiante nous explique en anglais les rives de Paris et je suis obligé de la corriger à plusieurs reprises.Nous sommes quasi seuls sur le bâteau et nous allons nous taper la Seyne jusqu'au Pont de Bir-Hakeim pour remonter autour de l'île Saint-Louis. Débarquement au Vert Galant et retour à l'hôtel par la rue Mazarine

 

A la sortie du bâteau, Enelle a voulu donner un pourboire à l'étudiante et me demande comment on dit un pourboire en anglais et je lui réponds "c'est un TIP". Et Enelle de me dire "mais enfin non Christian ce n'est pas un type c'est une fille..." (sic)

 

Le soir nous allons à la Cour de Rohan via le portique qui se trouve Boulevard St Germain, passons devant "Le Procope" et nous nous installons en terrasse du Relais de l'Odeon, restaurant où j'ai vu Jean-Marie Flamand pour la dernière fois dans les années soixante avant son départ en Algérie; Un guitariste d'une cinquantaine d'années joue Brassens, Brel, Bécaud. Il s'appelle Patrick DUAULT

 

Mais éclate un orage terrible et nous traversons le Bvd St Germain sous une pluie torrentielle, en direction de l'Odeon et de notre hôtel

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Jeudi 11 mai

Il a plu toute la nuit. Paris est raffraichi par l'orage.  Petit-Déjeuner à l'Odeon. Nous partons pour la Sorbonne et le Pantheon où nous croisons le professeur Choron, puis St Etienne-du-Mont, la Contrescarpe et enfin la rue Mouffetard que nous descendons jusqu'è l'Eglise St Medard

 

Nous faisons notre marché à La Mouffe, remontons vers les Arènes de Lutèce puis on gagne le Jardin des Plantes, via la rue de Lacépède et la rue Cuvier

 

Au Jardin des Plantes on picnique sur un banc et on voit passer des groupes de joggeurs qui tournent en rond et repassent tous les vingt minutes, ce qui m'amène à me lever en leur montrant la sortie et en criant "la sortie c'est par là"

 

Ensuite magnifique visite du Jardin des Plantes qui est une merveille. Grand soleil mais les orages guettent. Nous terminons notre visite par le Jardin alpin et fonçons vers notre hôtel via la Gare d'Austerlitz. Nous y sommes à 14h00 et des trombes de pluies vont s'abattre sur Paris jusque 16h00

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Après l'orage j'emmène Enelle dans la Cour du Palais du Louvre, voir les Pyramides qu'elle ne connait pas et dans la foulée nous nous faisons le Palais Royal pour admirer les colonnes de Buren et le boules-fontaines du belge Pol Bury. Tout est luisant de pluie et le spectacle est féérique sous le soleil revenu

 

Nous repassons par le Square St Julien-le-Pauvre, cet endroit idyllique et très mal connu par les parisiens comme par les touristes. Nous y arrivons par la rue du Chat qui pèche, la Huchette, la rue de la Bucherie et la rue Galande

 

De retour à notre hôtel, un coup de fil de Pascal Flamand (Directeur des Editions du Seuil) qui nous donne rendez-vous dans son appartement (où je vécus jadis dans les années soixante), rue Mabillon n°8, à 21h45

 

Un tour autour de St Sulpice et nous voici en Mabillon, au 8, 1er étage, accueillis par Sandra Panzena de Sauza e Silva, la femme de Pascal, que je ne connais pas, qui est brésilienne (de Rio de Janeiro) et psychanalyste. On communique directement avec elle. Pascal qui jouait du piano à l'étage supérieur, descend pour l'apéro. Je le connais peu. C'est son frère Jean-Marie que j'ai connu à Oxford et qui avait une telle amitié pour moi qu'il m'a prêté plusieurs fois son appartement rue Mabillon, qui était officiellement le service photographique des Editions du Seuil. A part nos 3 semaines à Oxford, nous ne nous sommes vus que quelquefois à Paris. Jean-Marie était un silencieux. C'est lui qui devait succéder à son père à la tête des éditions du Seuil mais il est mort (occlusion intestinale) en 1966, pendant son service militaire en Algérie

 

Nous sommes alors rejoints par Véronique, la soeur de Jean-Marie et de Pascal, Véronique et son mari Bernard Chabrol, architecte et cousin du Cinéaste Claude Chabrol.. Avec Sandra on parle de psychanalyse, de Julia Kristeva qu'elle connait bien, de Franco Zeri, . Elle va de temps en temps à La Louvière et nous la reverrons sans doute à Pontaury chez Enelle. J"apprends que Bruno Flamand travaille aussi aux Editions du Seuil. Je l'ai connu à l'époque

 

On se retrouve tous au Resto Cambodgien, à 2 pas de Mabillon. Il n'y a pas vraiment contact. pas les mêmes goûts en art, pas la même vision de la société actuelle. "Mais Pascal tu ne m'avais jamais dit que tu avais une compagne???(avec laquelle je parle beaucoup, trop même, apprendrais-je). Réponse "Mais Christian ce n'était pas le sujet de nos lettres (Quel en était donc le sujet?)". Nicole raconte à Véronique la création de mon territoire à Moircy ainsi que la rédaction de mon journal. Réaction de Véronique "Mais pourquoi fait-il tout cela????" On se demande où nous sommes tombés ou encore "Oh les colonnes de Buren, c'est affreux" ou encore moi disant que l'homme est inécrottable et Pascal " mais enfin Christian,non, le monde progresse" Envie de lui dire "Progresse pour qui"????

 

Après le resto, nous nous retrouvons devant Mabillon. Nous ne sommes pas invités à prolonger la conversation. Pascal me remettra juste deux photos de la propriété familiale des Flamand à Saint-Chéron (Voir ci-dessous). Il y a un froid manifeste dont je n'apprendrai les raisons qu'à mon retour en Belgique

Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
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Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964
Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964

Les dernières photos sont celles du 8 rue Mabillon que j'ai habité à pluieurs reprise entre 1960 et 1964

Nous nous retrouverons seuls dans Paris sur le trottoir et nous allons prendre un dernier verre rue de Buci Ci-dessous quelques photos du Quartier St Julien-le-Pauvre (Square Viviani)

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Propriété de la famille Flamand à Saint-Chéron
Propriété de la famille Flamand à Saint-Chéron

Propriété de la famille Flamand à Saint-Chéron

Vendredi 12 mai

On passe rue Jacob voir les éditions du Seuil au N°27. La maison de Wagner. Place de Furstemberg pour la 2e fois; Square de l'Eglise. Le Café Bonaparte. Enelle s'assied sur un banc, elle n'en peut plus. Je vais seul à la Librairie La Hune chercher le livre de Vian "Le manuel de St germain des Prés". On revient à l'hôtel, on descend nos bagages et je règle l'addition

 

On part à pied pour le Jardin du Luxembourg. Nous y avons rendez-vous avec ma cousine Florence Hebbelynck et son compagnon Frédéric Laurent, et leur fils Justin, comédiens belges habitant Pigalle

 

Arrivés là, nous mangeons au bord du grand bassin. Il y a du monde et du soleil. A 14h50, je vais faire le guet autour de la Fontaine Médicis. Mais ce,n'est qu'à 15h20 que Frédérique surgira, poussant la poussette de Justin. Florence suit. On restera avec eux jusqu'à 17h30. A Justin je montre les pigeons mais en lui disant" regarde Justin les pigeons", mon doigt pointe sur un gardien de la paix qui marche dans notre direction. Mais après tout les pigeons ne sont-ils pas des gardiens de la paix

 

A l'hôtel à 18.00. Gare du Nord à 18H15. Départ de notre train à 19H10 mais il n'arrive pas. Foule dans le grand hall. Que se passe t'il???. On annonce un accident, probablement un suicide. Notre Thalys ne partira qu"à 20h05. Impossible d'avertir Eric qui nous attend en Gare de Libramont. Nous arrivons à 23h05. Eric est là et nous reconduit. Il reste avec nous pendant une heure et veut nous réciter ses poèmes. On n' en peut plus. ll a plu tout le temps en Belgique. Eric a lu Char et Bobin

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Samedi 13 mai

Soleil toute la journée ainsi que le dimanche

 

Lundi 15 mai

Appel d'Eric Neuberg. Un éditeur français Bartavelle lui propose d'éditer ses poèmes pour 30.000 frs belges. 500 exempliares dont 80 pour lui. Tristan Sautier lui dit que c'est un bon éditeur. Je dis à Eric d'accepter, que je lui avancerai l'argent. Mais je lui coneille d'aller au Creusot pour voir les éditions et comment elles se présentent

 

Enelle n'en revient pas de notre voyage et de tout ce que nous avons vu et fait sur 2 jours et demi : Rue de Buci, Vert Galant, Pont Neuf, Place Dauphine, Cour de Rohan, Le Procope, le Passage du Commerce St André, Le Relais de l'Odeon, Rue Mazarine, rue Saint-André-des-Arts Rue Mouffetard et Contrescarpe, Quartier St Medard, Jardin des Plantes, le Pantheon, Sainte Geneviève, St Etienne-du-Mont, Palais Royal, Buren et Buri, Pyramide du Louvre, Quartier St Julien et son église orthodoxe grecque, Square Viviani et le plus gros faux acacia du monde,planté en 1602. Paris de St Louis à Bir-Hakeim en bâteau-mouche, Marché aux-fleurs. Ile St louis. Ile de la Cité, Quartier Mabillon, Eglise St Sulpice, St Germain avec la rue Jacob et la pace Furstemberg, Jardin du Luxembourg. Tout cela entre le 10 mai à 10h30 et le 12 mais à 17h30

 

Mardi 16 mai

Je rends visite au Notaire Fossépré à Libramont. Très bon contact Je lui avais demandé qu'il se renseigne sur la possibilité de créer une Fondation Vancau mais il n 'a pas encore reçu les documents. Je lui dis de se renseigner auprès de la fondation Rops. Miracle, il connait Thierry Zeno et il va lui téléphoner

 

Eric a reçu une réponse de Guy Denis. Voir ci-dessous

 

Je termine "L'autre tambour" de Liliane Guisset

 

Les parents d'Eric trouvent qu'il ne doit pas accepter de payer pour être édité

 

Samedi 20

 

Eric vient me montrer le contrat de Bartavelle. Tout à fait correct

 

Une petite parenthèse sur la famille Flamand:

Tout commence à Oxford en septembre 1961. Je rencontre au Chinois, Jean-Marie Flamand, l'aîné de la famille des Editions du Seuil, né en 1940 et mort à Dakar le 2 nov 1966, âgé de 27 ans. Marié depuis le 5  mars 1966, avec Marie-Claude d'Hommée que j'ai croisée une fois et qui tient une librairie à Paris. Voici une photo de Jean-Marie et de moi prise à Oxford, alors qu'à la guitare, je joue les Beatles avec un ami anglais; Jean-Marie est le 2e à partir de la gauche. Entre nous deux, la blonde Cécile Vidar de Paris qui fut mon amie pendant tout ce séjour

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris

Jean-Marie et moi assis face à face et présentés par Cécile, sympathisons tout de suite, notamment en parlant d'Albert Camus. J'apprends qu'il est l'héritier des Editions du Seuil. Jean-Marie est un silencieux mais une telle amitié se nouera qu'il me proposerta d'occuper son appartement à Paris pour les vacances de noël en 1961, rue Mabillon et me donnera ses tickets de restaurant

 

La dernière lettre que j'ai reçue de lui date du 27 novembre 1965. Il m'annonce son départ au Sénégal, comme coopérateur, le 1er décembre 1965. Il mourra 11 mois plus tard

 

Ses frères et soeurs:

1. Elisabeth, que je ne connais pas, mariée à un architecte François Blanche

2. Bruno que je connais et qui travaille au Seuil

3. Véronique que je connais aussi, née en 1945, épouse de l'architecte Bernard Chabrol, cousin de Claude

4. Pascal né en 1946, l'actuel Directeur des Editions du Seuil, époux de Sandra Panzena, brésilienne de Rio et psychanalyste à Paris

 

Dimanche 21 mai

Proclamation au Festival de Cannes:Palme d'Or: Dancer in the Dark de Lars von Trier

 

Diffusion de Fitzcarraldo et du fameux document opposant Kinski à Herzog. En fait un thema Klaus Kinski. Voir ci-dessous. Très beau Thema. Secouant !

 

Lundi 22 mai

"Chez Christian, des lames de rasoir partout. Christian serait-il suicidaire", a dit Isabelle. Je ris "Mais non c'est pour nettoyer les vitres, les fignoler après lavages"

 

Voici la réponse de Guy Denis à Eric et Isabelle Voir ci-dessous

 

 

Jeudi 25 mai

Je dois faire placer une nouvelle chaudière. Coup dur

Murielle est à nouveau à Bertrix

A 16h00 je suis à Pontaury, chez Enelle jusqu'au lundi 29 mai

 

 

Lundi 29 mai

Une feinte de Guy Bedos "La fille à son frère "Tu baises mieux quje Papa !. Le frère "Je sais maman me l'a déjà dit"

 

 

Mardi 30 mai

Une lettre de remerciement de Terre des enfants, suite à un don que je leur ai fait pour leurs enfants philippins. Voir ci-dessous

 

Un étonnant reportage sujr l'architecte Poelaert, celui qui a construit le Palais de Justice à Bruxelles. Poelaert voulait relier Bruxelles à une ville parallèle dénommée Bruesel, via un passage souterrain. Il y a d'ailleurs un film de Lidiaux tourné au Musée Wiertz en 1969. Le thème de l'oeuvre de Wiertz, serait "le Passage"

 

 

Mercredi 31 mai

Je confectionne 5 bouteilles d'alcool avec mon cassis et mes framboises

 

Quatre millions de personnes annuellement tuées dans le monde par le tabac

 

Le soir chez moi, je fais une chute dans l'escalier entraînant sur moi tous les totems qui s'y trouvent. Je me retrouve allongé sur le dos avec tous ces totems au-dessus de moi. Rien de cassé mais pas toujours évident d'habiter seul

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Jeudi 1er juin

 

Installation de la nouvelle chaudière

 

Valérie me dit "J'ai rêvé que je me mariais à l'Eglise. Tu avais refusé de me conduire à l'Autel et c'est un autre qui avait pris ta place en se déguisant en toi"

 

Ce rêve deviendra réalité car elle voudra en effet se marier à l'Eglise

 

Une réunion à l'Institut technique de Libramont avec les Neuberg, les Dupond-Noiset, un certain Julien de la Maison de la culture d"Arlon, avec aussi Isabelle Noiset que j'ignore complètement et qui boude. Je pense que Murielle expose quelques trucs et qu'il est question d'une expo à Arlon. Les Anciaux surgissent dans mon dos et font demi-tour, me dit-on. Je ne les ai même pas remarqués

 

Tract distribué par Francis Dupond, le mari de Murielle, à l'Institut technique. Déjà l'Europe contestée Voir ci-dessous

 

Samedi 3 juin

A Hatrival chez Brocart pour une expo-démonstration d'appareils photos. Voir ci-dessous. Long dialogue en terrasse avec Christine Brocart. Enelle est avec moi. Valérie téléphone qu'elle ne viendra pas. Christine est pourtant son amie

 

 

Lundi 5 juin

On regarde Aguirre ou la Colère de Dieu d'Herzog Voir ci-dessous

 

Mercredi 7 juin

Anniversaire d'Enelle. Elle doit avoir 54 ans. Je lui offre Cabrel entre autres et prépare le repas

 

Jeudi 8 juin

 

Décès de Frédéric DARD

 

Je reçois une lettre pénible de Véronique Flamand. Consternation !!! Elle va jusqu'à me reprocher de lui avoir envoyé une photo de son frère Jean-Marie. A la mort de son frère, je suis venu à Paris et l'ai rencontrée; Elle ne s'en souvient même pas. J'ai pourtant une lettre d'elle, datée de décembre 1966, qui en témoigne, ainsi qu'une deuxième lettre par la suite

 

Samedi 10 juin

 

Enelle quitte à 9h10

 

Cérémonie d'ouverture de l'Euro 2000 en football qui se déroule en Belgique et en Hollande. Belgique-Suède à l'affiche

 

Dimanche 11 juin  Pentecôte

J'écris à Véronique Flamand car je digère mal sa lettre. En fait il semble que j'ai beaucoup plus parlé avec Sandra qu'avec les autres. C'est qu'elle était la plus intéressante. Véronique et son mari croyaient que jallais leur dire des tas de choses sur Jean-Marie que je n'ai vu que trois fois brièvement en dehors de notre séjour à Oxford en 1961. En fait je le connaissais très peu car il ne se livrait guère. C'est d'autant plus étonnant donc qu'il ait mis son apart à Paris à ma disposition, à plusieurs reprises et toujours quand il partait ailleurs. Quelle confiance et quelle preuve d'amitié. Et je commence à comprendre que je suis soupçpnné d'être un imposteur, quelqu'un qui,aurait exagéré son amitié avec Jean-Marie pour pénétrer dans le milieu des Editions du Seuil. Alors j'ai décidé de préparer un dossier avec nos lettres et nos photos afin de leur prouver notre  amitié réelle, par écrit

 

Lundi 12 juin

Murielle me téléphone. Elle part pour un nouveau séjour à Bertrix

Je suis très pris par La Coupe du Monde de foot, ce qui explique la brièveté écrite de ce mois de juin

 

Mercredi 14  juin

Lettre du Notaire Casters de Liège; On liquide la succession de ma mère le mardi 27 juin 2000

 

Après-midi je vais voir Murielle à La Clairière à Bertrix. Francis est là, assez tendu. On décide de respirer un peu et on va prendre un verre à Herbeumont, juste à côté de La Renaissance où j'avais passé une nuit en 1980. Murielle très excitée monopolise la parole, se répète. Influence des médicaments, sans doute

 

Jeudi 15 juin

Francis me téléphone. Murielle s'est échappée de Bertrix. Francis l'a cherchée dans les étangs environnants. La police est prévenue. Elle serait partie vers Arlon chez Pierrot Julien, puis de là serait partie chez un inconnu dont Francis a trouvé le nom dans son agenda. Il habite Namur et c'est là que la police la retrouvée et la ramenée à l'Institut psychiatrique de Bertrix. C'est proprement insupportable pour Francis et pour nous ses amis, Eric et moi

 

Il y a de la Valériane partout dans le jardin. Plus de Valérie mais de la Valériane

 

Lundi 19 juin

Le Belgique éliminée de la Coupe du Monde, par la Turquie 2-0

 

Mercredi 21 juin

Lettre de JP Collignon avec un plan de la rue d'Omalius à Liège. Voir ci-dessous

 

Leopold Plomteux va avoir 80 ans

 

Jeudi 22 juin

Je mets sous enveloppe tout mon courrier avec Jean-Marie Flamand de 1961 à 1965, à l'intention de Véronique Flamand afin de me laver de tout soupçon d'imposture

 

Pars chez Enelle et nous nous retrouvons à Namur l'après-midi, abordés par une dame sympa de 67 ans, prof de lettres et mère d'un psychiatre namurois. Elle nous appelle "le vieux Peau-rouge et la vieille squaw" et s'assied à côté de nous, Place Saint Lou. On rit beaucoup

 

Vendredi 23 juin

 

Avec Enelle à Mariemont, au Musée Royal et au Centre de la gravure et de l'image imprimée. Voir ci-dessous. Visite du parc et de ses paons. Ruines du  château, domaine de Marie de Hongrie, soeur de charles-Quint et régente des Pays-Bas. Visite de l'expo "Féérie pour un autre livre". Organisateurs Gabriel Belgeonne et Catherine de Brackeleer. Accueil exécrable de la réceptionniste. J'achète le catalogue pour Enelle et le lui offre

 

Nous buvons un verre au Mansart.

 

Dimanche 25 juin

Apéro avec Aldo et Madeleine, Marie-Bernard et Freddy les voisins d'Enelle. Freddy et moi accordons nos guitares. Aldo est ivre et pompe l'air. Je le lui dis et il s'endort pendant deux heures. Freddy, électricien pensionné, a 49 ans. Il a construit son bâteau pour faire des croisières en Méditerranée. Il m' a à la bonne et serait même prêt à me louer ledit bâteau. Le rêve

 

Lundi 26 juin

A mon retour à Molircy, trois messages de Murielle, très alarmants. Veut en finir; Je téléphone. Elle vit toujours. Francis son mari l'amènera cet après-midi. Ils se sont bagarrés avec les Anciaux. J'essaie de la remonter

 

Murielle a un projet. Aller trouver son père chez lui et régler ses comptes devant sa mère et quels comptes.....Ca pourrait la libérer mais Francis sera là au cas où cela tournerait mal

 

Mardi 27 juin

En Justice de Paix à Liège où je retrouve mon oncle Jean-Pierre Duesberg et la tutrice de mon frère Marc, Madame Michel ainsi que Jacques van Esbrouck et mon frère Etienne. Ensuite avec mon frère Etienne, je vais chercher chez mes parents décédés, deux petits meubles que j'embarque dans ma voiture et laisse tout le reste à Etienne

 

Ensuite je me rends  chez JP Collignon et Lily, rue d'Omalius. Je leur raconte des bribes de mon enfance que même Jean-Pierre ignorait. Je leur parle de la compagne de Jean-Pierre Devresse qu'ils ont vue à mes soixante ans à Moircy. Ils n'en reviennent pas. N'y ont vu que du feu. Lily a 3 enfants, deux fils de 18 et 24 ans et une fille de 10 ans. Lily m'a demandé si j'aimais Cioran???. Oh que oui !

 

Mercredi 28 juin

C'est aujourd'hui que Murielle affronte ses parents

Valérie me téléphone pour m'annoncer le suicide du copain de Renaud, Julien, fils de sa meilleure amie, retrouvé pendu dans la grange. Dans les treize ans, comme Renaud

A mon retour le soir un coup de fil de Murielle. Opération accomplie. Parents indignés. Rupture

 

Mort de Vittorio Gassman

Avec Isabelle Goffinet et Eric Neuberg à l'Institut technique de Libramont. Eric avec Pierrot Julien de la Maison de la Culture Arlon
Avec Isabelle Goffinet et Eric Neuberg à l'Institut technique de Libramont. Eric avec Pierrot Julien de la Maison de la Culture Arlon
Avec Isabelle Goffinet et Eric Neuberg à l'Institut technique de Libramont. Eric avec Pierrot Julien de la Maison de la Culture Arlon

Avec Isabelle Goffinet et Eric Neuberg à l'Institut technique de Libramont. Eric avec Pierrot Julien de la Maison de la Culture Arlon

Bio 261 - 2e trimestre 2000 - Paris
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Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
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