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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 10:48
Stephen KING
Stephen KING
Stephen KING

Stephen King

 
 
Description de cette image, également commentée ci-après

Stephen King en 2013.

 
Nom de naissance Stephen Edwin King
Alias
Richard Bachman
John Swithen
Naissance (68 ans)ortland, Maine
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

Stephen King est un écrivain américain né le à Portland, dans le Maine (États-Unis).

 

Il a publié son premier roman en 1974 et est rapidement devenu célèbre pour ses contributions dans le domaine de l'horreur mais a également écrit des livres relevant d'autres genres comme le fantastique, la fantasy, la science-fiction et le roman policier. Tout au long de sa carrière, il a écrit et publié plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. Depuis son grave accident survenu en 1999, il a ralenti son rythme d'écriture. Ses livres ont été vendus à plus de 350 millions d'exemplaires à travers le monde et il a établi de nouveaux records de ventes dans le domaine de l'édition durant les années 1980, décennie où sa popularité a atteint des sommets.

 

Longtemps dédaigné par les critiques littéraires et les universitaires car considéré comme un auteur « populaire », il a acquis plus de considération depuis les années 1990 même si une partie de ces milieux continue de rejeter ses livres. Il a souvent été critiqué pour son style familier, son recours au gore et la longueur jugée excessive de certains de ses romans. À l'inverse, son sens de la narration, ses personnages vivants et colorés, et sa faculté à jouer avec les peurs des lecteurs ont toujours été salués. Au-delà du caractère horrifique de la plupart de ses livres, il aborde régulièrement les thèmes de l'enfance et de la condition de l'écrivain, et brosse un portrait social très réaliste et sans complaisance des États-Unis à la fin du XXe siècle et au début du siècle suivant.

 

Il a remporté de nombreux prix littéraires dont treize fois le prix Bram Stoker, sept fois le prix British Fantasy, cinq fois le prix Locus, quatre fois le prix World Fantasy, et une fois le prix Hugo, l'O. Henry Award et le prix Edgar-Allan-Poe. Il a reçu en 2003 la médaille de la National Book Foundation pour sa remarquable contribution à la littérature américaine et a été décoré de la National Medal of Arts en 2015. Ses ouvrages ont souvent été adaptés pour le cinéma ou la télévision avec des fortunes diverses, parfois avec sa contribution en tant que scénariste et, une seule fois, comme réalisateur.

 

Biographie

 

Jeunesse

 
Le Maine General Hospital de Portland où est né Stephen King.

Les parents de Stephen King sont Donald Edwin King, né le sous le nom de Donald Pollock, ancien capitaine de la marine marchande devenu représentant, et Nellie Ruth Pillsbury, née le , pianiste. Ils se marient le . Le , le couple, qui pense ne pas pouvoir avoir

 

 

enfant, adopte un nouveau-né, David Vict King. Néanmoins, Ruth finit par tomber enceinte et Stephen Edwin King naît le au Maine General Hospital de Portland, dans le Maine. En 1949, Donald King, coureur de jupons invétéré à qui le rôle de père de famille ne convient pas, abandonne soudainement le domicile familial pour ne jamais réapparaître. Dès lors, Ruth King et ses deux enfants vivent dans des conditions financières souvent très difficiles et déménagent fréquemment, Ruth occupant de petits emplois et s'installant tour à tour près du domicile de ses nombreuses sœurs. De 1949 à 1958, la famille King réside ainsi successivement à Fort Wayne (Indiana), West De Pere (Wisconsin), Chicago, Malden (Massachusetts) et Stratford (Connecticut)

 

À l'âge de quatre ans, le jeune Stephen connaît ses premières rencontres avec l'horreur. Dans la vie réelle tout d'abord, quand un train écrase un camarade de jeu sous ses yeux. Puis en écoutant l'adaptation radiophonique d'une nouvelle de Ray Bradbury, Mars Is Heaven, qui le terrifier 2. Pendant l'année scolaire 1953-1954, le jeune Stephen est retiré de l'école en raison de divers problèmes de santé et passe l'essentiel de son temps à la maison, où il écrit ses premières histoires d'enfant.

 
Affiche de La Chambre des tortures (The Pit and the Pendulum, 1961), film ayant fait une grande impression sur le jeune Stephen King.

 

En 1958, la famille King retourne dans le Maine, à Durham, pour que Ruth puisse s'occuper de ses parents dont la santé est déclinante. Cette année-là, Ruth King offre à son fils sa première machine à écrire pour Noël et Stephen écrit plusieurs nouvelleslargement inspirées par les bandes dessinées d'EC Comics, notamment Les Contes de la crypte, et les films de science-fiction et d'horreur.

 

En 1960, Stephen découvre une caisse de livres qui appartenaient à son père et dans laquelle se trouve The Lurking Fear and Other Stories, une anthologie de nouvelles de H. P. Lovecraft qui constitue sa première lectur d'horreur « sérieuse ». Entre 1958 et 1966, il se rend en stop quasiment tous les samedis au cinéma Ritz de Lewiston, distant d'une vingtaine de kilomètres de Durham, pour satisfaire sa passion du cinéma. En 1961, il expédie pour la première fois une de ses nouvelles, The Killer, à un magazine publié par Forrest J Ackerman. Il autopublie ses premiers récits vers la même période à l'aide d'une machine à ronéotyper que son frère utilise pour publier le journal Dave's Rag (le Torchon de Dave) auquel Stephen contribue Il vend ainsi sa première histoire, une novélisation du film La Chambre des tortures (The Pit and the Pendulum, 1961), aux élèves de son école mais la principale l'oblige à rembourser ses gains 1962 à 1966, Stephen King va à l'école secondaire de Lisbon Falls Il est bon élève, sauf en physique et en chimie, mais n'est ni très sociable, ni athlétique en raison de ses problèmes de poids. Il joue au poste d'offensive tackle dans l'équipe de football américain du lycée.

 

En 1963, il écrit son premier roman, The Aftermath, texte de 50 000 mots resté inachevé et jamais publié. À partir de 1964, il travaille comme journaliste sportif pour le journal hebdomadaire de Lisbon Falls et y apprend de son rédacteur en chef à corriger ses textes en supprimant les mots superflus. La première histoire qu'il réussit à faire publier, après de nombreux refus, est I Was a Teenage Grave Robber qui paraît en 1965 dans un fanzine d'horreur sous le titre In a Half-World of Terror. Durant sa dernière année de lycée, il écrit la première version de Rage mais la laisse inachevée.

 

Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études secondaires, King étudie la littérature à l'université du Maine d'Orono de 1966 à 1970. C'est pendant sa première année à l'université, qu'il écrit Marche ou crève, premier roman dont il réussit à venir à bout. Il le présente à un concours du premier roman organisé par Random House, qui le rejette rapidement à la grande détresse de King. 

 

En 1967, il réussit pour la première fois à vendre une nouvelle, The Glass Floor, au magazine Startling Mystery Stories, qui la lui achète 25 dollars. Il écrit aussi des nouvelles qui paraissent dans le magazine littéraire du campus, Ubris, et dans le journal des étudiants, Maine Campus, pour lequel il écrit également des articles dans une rubrique intitulée King's Garbage Truck à partir de 1969.

 

 
Vue du campus de l'université du Maine où Stephen King a étudié de 1966 à 1970.

 

Le professeur Burton Hatlen aide King à développer son talent à travers ses ateliers littéraires et l'encourage à persévérer dans l'écriture. Sa deuxième vente professionnelle est la nouvelle L'Image de la faucheuse, qui lui rapporte 35 $ au printemps 1969. Quelques mois plus tard, King rencontre Tabitha Jane Spruce, elle aussi étudiante en lettres, à la bibliothèque du campus et tombe amoureux d'elle. Durant sa dernière année à l'université, King achève le roman Sword in the Darkness, une histoire très sombre qui a pour toile de fond une émeute raciale dans une petite ville, mais il ne réussit pas à la vendre à un éditeur et ce roman demeure inédit. Au printemps 1970, il écrit également les deux premiers récits de ce qui constituera plus tard Le Pistolero ainsi que la nouvelle Poste de nuit, que le magazine masculin Cavalier lui achète 200 $.

 

Stephen King sort de l'université du Maine avec un diplôme et un certificat d'enseignant en anglais ainsi qu'une mention en élocution et en art dramatique. Il emménage dans un appartement à Orono avec Tabitha mais il n'arrive pas à trouver un poste d'enseignant et doit se résigner à travailler dans une blanchisserie industrielle. Il essaie de compléter les maigres revenus de son ménage en envoyant des nouvelles à des magazines et se marie avec Tabitha le alors qu'elle est enceinte de leur premier enfant, une fille prénommée Naomi qui naît cinq mois plus tard.poste de professeur d'anglais à

 

En 1971, King trouve un poste de professeur d'anglais à l'école secondaire de Hampden, pour un salaire de 6 400 $ par an, mais continue à travailler dans la blanchisserie pendant les vacances d'été car la situation financière du foyer, qui vit de 1971 à 1973 dans une caravane à Hermon, est devenue plus précaire encore avec la naissance d'un deuxième enfant, Joseph Hillstrom, en 1972. Durant cette période difficile, où trois romans qu'il a écrits, Rage, Blaze et Running Man, sont refusés par les éditeurs, King développe une dépendance à l'alcool en cherchant du réconfort dans la boisson. Par ailleurs, il vend notamment les nouvelles Le Cinquième Quart, histoire de gangsters qui est la seule qu'il ait publiée sous le pseudonyme de John Swithen, et Cours, Jimmy, cours, achetée par Cavalier 500 $, la plus forte somme qu'un récit lui ait rapporté jusqu'alors.

 

Carrière

Années 1970

En 1972, alors que Stephen King a 25 ans, il entreprend la rédaction de Carrie, l'histoire d'une adolescente souffre-douleur de ses camarades de classe qui développe un pouvoir de télékinésie, mais, doutant de la qualité de son récit, il jette les trois premières pages à la poubelle. Tabitha les retrouve et, après les avoir lues, encourage son mari à persévérer dans sa tentative. King termine donc Carrie et expédie le manuscrit à la maison d'édition Doubleday. L'éditeur accepte le roman en et fait signer à King un contrat type qui l'engage pour cinq romans. Doubleday programme sa publication pour l'année suivante, versant à King une avance sur les droits d'auteur de 2 500 $. La famille King déménage pour Bangor et Stephen commence à écrire un nouveau roman, Salem, quand Doubleday l'informe que les droits en édition de poche de Carrie ont été vendus pour 400 000 $, somme dont la moitié lui revient King décide alors d'arrêter sa carrière d'enseignant et de se consacrer uniquement à l'écriture. Sa mère meurt en décembre 1973 d'un cancer de l'utérus diagnostiqué quelques mois auparavant, sa sœur Ethelyn lui ayant fait la lecture de Carrie un mois avant sa mort. Carrie est finalement publié par Doubleday le à 30 000 exemplaires, dont 13 000 sont vendus la première année.

 
Le Stanley Hotel, à Estes Park dans le Colorado, a inspiré la création de l'hôtel Overlook de Shining, l'enfant lumière (1977).

 

Après la mort de sa mère, King et sa famille déménagent à Boulder, dans le Colorado, où King entreprend la rédaction de Shining, l'enfant lumière après avoir imaginé les bases de l'histoire lors d'un bref séjour au Stanley Hotel d'Estes Park. Ils reviennent s'installer dans le Maine en 1975, King achetant sa première maison à Bridgton, et Salem est publié par Doubleday le . Ce roman est une sorte de version modernisée de Dracula dans laquelle le vampire s'installe dans une petite ville du Maine. Il s'inspire aussi de Peyton Place pour le regard qu'il porte sur la mentalité régnant dans les petites villes. Toujours en 1975, Carrie est publié en édition de poche et se vend à plus de 1 300 000 exemplaires en moins d'un an. Salem, dont les droits en édition de poche ont été vendus par Doubleday pour 500 000 $, sort dans le même format en août 1976 et se vend à 2 250 000 exemplaires en six mois.

 

En 1976, King ressent le besoin d'engager un agent littéraire pour le représenter car il n'est pas satisfait du faible pourcentage qu'il touche sur les droits d'auteur et que Doubleday refuse de renégocier son contrat. Il choisit de se faire représenter par Kirby McCauley, qui a gagné sa confiance en vendant certaines de ses nouvelles à des magazines généralistes, et ce dernier négocie en 1977 un nouveau contrat avec Viking Press qui engage King sur trois livres pour 2 500 000 $.

 

Shining, l'enfant lumière paraît le . Le roman met en scène la famille Torrance qui passe l'hiver seule dans un hôtel hanté par une présence maléfique, laquelle veut s'emparer du jeune Danny, doté d'un pouvoir télépathique, en utilisant son père. Considéré comme l'un des meilleurs romans de King, Shining, l'enfant lumière étudie la désintégration de la cellule familiale à travers l'isolement, la folie et l'alcoolisme ce dernier facteur reflétant de façon inconsciente les propres problèmes de King avec la boisson. Le roman se vend la première année à environ 50 000 exemplaires en édition cartonnée et dépasse légèrement les ventes de Salem en édition de poche. Il entre brièvement sur la liste des best-sellers du New York Times, tous les romans de King allant devenir des best-sellers à partir de ce moment, à l'exclusion de ceux parus en édition limitée ou sous son pseudonyme.

 

King se crée en effet le pseudonyme de Richard Bachman d'une part car les standards de l'édition de l'époque ne permettent pas à un auteur de publier plus d'un livre par an, et d'autre part pour se libérer de la pression que sa notoriété grandissante lui apporte désormais. Le premier roman qu'il publie sous son pseudonyme, et qui sort directement en édition de poche en septembre 1977, dans l'indifférence générale, est Rage, roman de jeunesse entamé en grande partie au lycée et auquel il a mis la dernière main en 1971. Le sujet de ce drame psychologique est un lycéen qui abat son professeur, prend ses camarades de classe en otage et les pousse à confier publiquement ce qu'ils ont sur le cœur.

 

Toujours en 1977, King vend sa maison de Bridgton et emménage en Angleterre avec sa famille, qui comprend désormais un troisième enfant, Owen, né en février, dans le but d'y rester un an pour y écrire un roman se déroulant dans ce pays. Cette tentative est toutefois un échec et la famille King revient dans le Maine au bout de seulement trois mois, King achetant une maison à Lovell qui deviendra par la suite sa résidence estivale Durant son bref séjour en Angleterre, King rencontre néanmoins l'écrivain Peter Straub et les deux hommes sympathisent rapidement, évoquant une possible collaboration dans le futur.

 
Le Fléau (1978) est un roman épique et post-apocalyptique où a notamment lieu une explosion atomique.

 

En 1978, King accepte un poste de maître de cours offert par l'université du Maine et s'installe à Orrington pour un an. Cette année-là, deux nouveaux livres de King sont publiés par Doubleday. Danse macabre, qui paraît en février, est un recueil de vingt nouvelles dont la plupart ont déjà été publiées dans divers magazines. C'est ensuite au tour du Fléau de paraître au mois de septembre. Roman épique et post-apocalyptique dans lequel la quasi-totalité de la population meurt à la suite d'une pandémie de grippe créée en laboratoire et où les survivants sont ensuite irrésistiblement attirés par deux puissances opposées pour reproduire la lutte éternelle du Bien contre le Mal, le Fléau est l'une des œuvres les plus ambitieuses de King et est considérée comme l'un de ses chefs-d'œuvre. Doubleday ayant jugé le roman trop volumineux, King doit opérer d'importantes coupures, supprimant environ 250 000 mots. Les ventes du Fléau connaissent un niveau comparable à celles de Shining, l'enfant lumière.

 

Marche ou crève, le deuxième roman de King édité sous son pseudonyme de Richard Bachman, est publié en édition de poche en . Écrit dix ans auparavant, Marche ou crève est un récit dystopique dans lequel les États-Unis sont devenus une dictature militaire et où une grande marche réunissant cent jeunes gens est organisée annuellement, la fortune étant promise au dernier marcheur survivant. Il est souvent considéré comme le meilleur roman publié sous le pseudonyme de Bachman. Un mois plus tard, c'est au tour de Dead Zone de sortir en librairie. Premier livre publié chez le nouvel éditeur de King, Viking Press, Dead Zone présente un contenu nettement moins horrifique que les précédents romans que King a publiés sous son nom et narre l'histoire de Johnny Smith, un enseignant qui se réveille d'un long coma avec le don de voir le passé ou le futur des gens par un simple contact. Ce don tourne peu à peu à la malédiction et provoque chez Smith un dilemme moral quand il découvre qu'un politicien en pleine ascension va être dans le futur responsable d'un désastre à grande échelle. Dead Zone se vend à 175 000 exemplaires la première année et est le premier roman de King à parvenir à la première place de la liste des best-sellers du New York Times.

Années 1980

 
La William Arnold House, demeure victorienne de Bangor construite en 1854 et achetée par Stephen King en 1980.

 

Stephen King continue d'écrire à un rythme effréné et son roman suivant, Charlie, sort en . Dans ce livre, Andrew McGee et sa fille Charlie, dotée d'un pouvoir de pyrokinésie, sont traqués par une agence secrète gouvernementale qui veut étudier le pouvoir de la petite fille, King exprimant dans ce roman toute la méfiance qu'il éprouve envers le gouvernement américain. Charlie confirme que King est désormais l'une des valeurs sûres du milieu de l'édition avec une nouvelle première place sur la liste des best-sellers du New York Times et 285 000 exemplaires vendus la première année. La même année, King achète la William Arnold House, une demeure victorienne de Bangor comportant 23 pièces et dont il fait sa résidence principale.

 

King publie trois nouveaux livres en 1981. Chantier, qui paraît en mars sous le pseudonyme de Richard Bachman, est l'étude de l'obsession d'un homme refusant de quitter sa maison, qui doit être détruite pour permettre la construction d'une autoroute, et sombrant peu à peu dans la folie. Le mois suivant, King publie son premier livre non-fictif, Anatomie de l'horreur, dans lequel il étudie le genre horrifique à travers ses différents médias. Cet essai écrit dans son style narratif habituel remporte le prix Hugo et le prix Locus. Enfin, dans le roman Cujo, édité en août, un énorme Saint-Bernard se fait inoculer le virus de la rage et se transforme en redoutable machine à tuer qui piège dans leur voiture une femme et son enfant. Ce livre ressemble à un roman de Bachman dans le sens où aucun élément fantastique n'y intervient et l'idée initiale de King était d'ailleurs de le publier sous son pseudonyme. Cujo se vend à 350 000 exemplaires la première année et remporte le prix British Fantasy.

 

Ce rythme élevé de trois parutions par an est maintenu en 1982. Comme l'année précédente, King publie un nouveau roman sous le pseudonyme de Bachman, Running Man, qui paraît en mai et dont il a écrit la première version en une semaine au début des années 1970 Ce roman dystopique situé dans un futur proche met en scène un homme qui participe à un jeu télévisé dans lequel il doit échapper pendant un mois à des tueurs lancés à ses trousses, et représente la première incursion importante de King dans le domaine de la science-fiction. En juin, King publie, dans une édition limitée à 10 000 exemplaires, Le Pistolero, court roman composé de cinq nouvelles publiées auparavant dans un magazine et qui est le premier volume du cycle de La Tour sombre, épopée au croisement de plusieurs genres littéraires retraçant la longue quête de la mythique Tour sombre par le pistolero Roland de Gilead. Enfin, Différentes Saisons, publié en août, est un recueil de quatre récits trop longs pour une nouvelle et trop courts pour un roman et dont seul le dernier comporte un élément surnaturel. Ces récits sont considérés comme les meilleures œuvres de taille intermédiaire de King, particulièrement Le Corps, qui fait partie de ses fictions les plus autobiographiques. Malgré son format inhabituel, le livre est un succès commercial, parvenant à la première place de la liste des best-sellers du New York Times.

 
Une Plymouth Fury 1958 hantée par une présence maléfique est l'antagoniste du roman Christine (1983).

 

King poursuit le même rythme de parution en 1983 avec trois nouveaux romans. Christine, sorti en avril, qui narre l'histoire d'un adolescent tombant sous l'influence d'une Plymouth Fury modèle 1958 hantée par une présence maléfique, puis Simetierre et L'Année du loup-garou, publiés tous deux en novembre.

 

L'Année du loup-garou est un récit sur le thème de la lycanthropie paru en édition limitée. Il devait à l'origine être un calendrier avec des vignettes de 500 mots écrites par King avant de se transformer en un court roman accompagné d’illustrations de Bernie Wrightson. Dans Simetierre, Louis Creed est émotionnellement dévasté par la mort de son fils, âgé de deux ans, et décide de le ramener à la vie en l'enterrant dans un cimetière micmac que son voisin lui a fait découvrir. Roman sur la perte d'un enfant et l'idée que certaines choses sont pires que la mort, il est considéré comme le plus sombre ayant été écrit par King. L'écrivain lui-même, trouvant son histoire trop terrifiante, décide initialement de ne pas le publier avant de changer d'avis car son contrat avec Doubleday l'oblige à fournir encore un roman à son ancienne maison d'édition0. Précédé par sa réputation, Simetierre est le plus grand succès commercial de King jusqu'alors, se vendant à 657 000 exemplaires la première année. Christine s'étant pour sa part vendu à 303 000 copies, King classe pour la première fois deux de ses romans dans les dix meilleures ventes de fiction annuelles aux États- avec la 3e place pour Simetierre et la 5e pour Christine.

 

En 1984, King aborde le genre de la fantasy avec la parution de deux romans, Les Yeux du dragon et Le Talisman. Les Yeux du dragon est un conte pour enfants classique que King écrit pour sa fille Naomi après avoir réalisé qu'elle n'a jamais lu un de ses livres par manque de goût pour ses récits horrifiques. Il paraît en édition illustrée et limitée à 1 250 exemplaires chez Philtrum Press, petite maison d'édition fondée par King en 1982 pour pouvoir imprimer des livres destinés à ses relationsz 18. Le Talisman, coécrit avec son ami Peter Straub, est la concrétisation d'un projet dont les deux hommes discutaient depuis plusieurs années. Mêlant fantasy et horreur, il retrace la quête initiatique du jeune Jack Sawyer, qui voyage à travers les États-Unis et dans un univers parallèle où la magie a remplacé la science pour trouver le talisman seul capable de sauver sa mère. Bénéficiant d'une promotion de grande envergure de la part de Viking Press, le Talisman, sorti le 8 novembre, se vend à 880 000 exemplaires en moins de deux mois et se classe en tête des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1984.

 

La Peau sur les os, cinquième roman publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, sort quelques jours après le Talisman. Ce roman, dans lequel un homme est frappé par une malédiction qui lui fait perdre 1 kg par jour, est le premier signé Bachman à sortir en édition cartonnée ainsi que le premier publié sous ce pseudonyme à faire intervenir un élément surnaturel. Les similitudes de la Peau sur les os avec les romans de King attirent l'attention des spécialistes et Steve Brown, un employé de librairie, découvre la supercherie en examinant les formulaires de copyright de la Bibliothèque du Congrès. En , Brown écrit une lettre à King dans laquelle il lui annonce sa découverte et son intention de tout dévoiler publiquement, et l'écrivain le prend alors de vitesse en avouant en février que Bachman et lui sont la même personne. Les ventes de la Peau sur les os explosent, passant en quelques semaines de 28 000 à 280 000 exemplaires

 

King publie Brume, un nouveau recueil de nouvelles composé de vingt textes, le . Brume est souvent perçu comme contenant bon nombre des meilleures nouvelles de l'écrivain, la nouvelle homonyme et Le Chenal, qui a remporté le prix World Fantasy de la meilleure nouvelle en 1982, étant particulièrement mises en avant. Le livre reste neuf semaines consécutives à la première place de la liste des best-sellers du New York Times, fait sans précédent pour un recueil de nouvelles et remporte le prix Locus du meilleur recueil de nouvelles En octobre, et pour répondre à l'énorme demande du public qui n'arrive pas à se les procurer, les quatre premiers romans de Richard Bachman sont publiés en un seul volume sous le nom de The Bachman Books. C'est à cette époque que la popularité de King atteint des sommets et que l'écrivain devient un phénomène médiatique. Dans la semaine du 17 au 24 novembre 1985, il établit un nouveau record en plaçant cinq de ses livres sur la liste des best-sellers

 
Ça, créature monstrueuse du roman homonyme (1986), est capable de prendre la forme de ce qui effraie le plus ses victimes mais adopte souvent celle d'un clown.

 

Ça, le roman suivant de King, est publié le et confirme la popularité de l'écrivain. Pour la première fois dans l'histoire de l'édition, le premier tirage d'un roman atteint le chiffre d'un million d'exemplaires. Condensé de tout ce que l'écrivain sait de l'horreur et de l'enfance, Ça retrace la lutte entre sept enfants, puis adultes, et une entité maléfique qui prend la forme des peurs les plus profondes de ses victimes. Roman complexe qui est le plus long publié par King jusqu'alors, il suit une structure de narration non linéaire en alternant entre deux périodes de temps principales ainsi qu'entre les différentes perspectives des personnages principaux, et est généralement considéré comme l'un de ses chefs-d'œuvre Ça se classe en tête des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1986 et remporte le prix British Fantasy.

 

En , une version légèrement remaniée des Yeux du dragon est publiée par Viking Press, l'éditeur habituel de King. Ce roman très éloigné du style et du genre habituels de l'écrivain devient néanmoins lui aussi un best-seller avec plus de 500 000 exemplaires vendus la première année. Trois nouveaux romans de King sont édités la même année. Les Trois Cartes, 2e volume de la Tour sombre dans lequel Roland de Gilead se rend à New York à trois époques différentes pour en ramener des compagnons de quête, sort en mai et toujours en édition limitée. Misery, huis clos dans lequel un écrivain est, après un grave accident, recueilli et séquestré par une admiratrice schizophrène qui l'oblige à écrire un roman pour elle, paraît le mois suivant. Commencé en 1984, ce roman exempt de toute trace de surnaturel était à l'origine prévu pour être publié sous le pseudonyme de Bachman avant que King ne soit obligé de changer ses plans à la suite de la révélation de son identité secrète. Misery remporte la première édition du prix Bram Stoker. Enfin, Les Tommyknockers est publié en novembre. King mêle horreur et science-fiction dans ce long roman où un vaisseau extraterrestre exerce son influence néfaste sur les habitants d'une petite ville lorsqu'il est déterré. Les Tommyknockers et Misery sont deux nouveaux best-sellers qui se classent respectivement aux 1re et 4e places des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1987.

 

Écrits en grande partie en 1985 et 1986, Misery et les Tommyknockers sont aussi une métaphore de l'addiction de King à cette époque. À sa dépendance à l'alcool, l'écrivain a en effet désormais ajouté une dépendance à la cocaïne et aux médicaments. Réalisant à quel point la condition de son mari se dégrade, Tabitha intervient pour lui faire prendre conscience de la situation. Réunissant ses proches, elle vide devant lui un sac contenant les restes de sa consommation récente de drogues et d'alcool et lui donne le choix : se faire soigner ou quitter la maison. Mis devant ses responsabilités, King part suivre une cure de désintoxication. Il a arrêté toute forme de drogue et est resté sobre depuis lors. Cette épreuve interrompt néanmoins son activité créatrice et il a beaucoup de mal à retrouver son rythme, connaissant un blocage de l'écrivain de presque un an auquel il met fin en venant à bout de la nouvelle La Saison des pluies.

 
La fonction traditionnelle de psychopompe des moineaux joue un rôle déterminant dans La Part des ténèbres (1989).

 

La conséquence directe de cette pause créative forcée est qu'aucun nouveau livre de King ne sort en 1988, à l'exception de Nightmares in the Sky, un livre de photographies de gargouilles avec des textes accompagnateurs de King. Le premier véritable livre de King à paraître depuis les Tommyknockers est le roman La Part des ténèbres, publié le , dans lequel le pseudonyme d'un écrivain prend vie et cherche à s'emparer de celle de son créateur. La Part des ténèbres est directement inspiré par l'expérience vécue par King avec Richard Bachman, son « double littéraire ». Deux ans après son dernier succès, King quitte les années 1980 avec un nouveau best-seller, 2e au classement des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1989.

 

Années 1990

Après de longues négociations avec son ancien éditeur Doubleday, King est enfin libre de publier Le Fléau sous la forme qu'il souhaitait. Une nouvelle édition du roman, comprenant environ 150 000 mots supplémentaires, ce qui en fait le livre le plus long de King, et réactualisée sur le plan des références culturelles et politiques, est éditée le . Les ajouts faits par King introduisent plus de variations de rythme, enrichissent la psychologie des personnages, intègrent deux longs passages certainement supprimés en 1978 pour cause de censure, et solidifient la conclusion du roman. En septembre 1990, c'est un deuxième recueil de quatre récits de taille intermédiaire qui paraît. Four Past Midnight, Minuit 2 et Minuit 4 dans l'édition française, est néanmoins très différent de Différentes Saisons car les histoires qui le composent se placent résolument dans les genres fantastique et horrifique. Ce recueil remporte le prix Bram Stoker dans sa catégorie. Minuit 2 / Minuit 4 et la nouvelle édition du Fléau se classent respectivement aux 2e et 7e places des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1990.

 
Roland de Gilead, personnage principal du cycle de La Tour sombre dont Terres perdues (1991) est le troisième volume, s'inspire directement du personnage joué par Clint Eastwood dans Le Bon, la Brute et le Truand.

 

Ayant retrouvé son rythme d'écriture, King publie deux nouveaux romans en 1991. Terres perdues, publié en août dans une édition limitée à 30 000 exemplaires, est le 3e volume du cycle de La Tour sombre. Le petit groupe de pistoleros formé par Roland de Gilead s'y retrouve désormais au complet et se lance sur ce qui constitue la première véritable étape de sa quête dans un monde post-apocalyptique. Dans Bazaar, édité en octobre, King fait ses adieux à la petite ville de Castle Rock, apparue pour la première fois dans Dead Zone et dans plusieurs de ses récits depuis lors, en l'entraînant dans une spirale de violence et de destruction provoquée par les manigances du mystérieux propriétaire d'un nouveau magasin. Avec ce roman se terminant de façon cataclysmique pour Castle Rock, King semble vouloir tourner une page de sa carrière.

 

Avec ses deux romans suivants parus en 1992, Jessie et Dolores Claiborne, les deux premiers volets d'une « trilogie féministe », King confirme ce sentiment en prenant ses distances avec le genre qui a fait sa gloire. Jessie, huis clos psychologique où l'héroïne est menottée à un lit pendant l'essentiel du récit, et Dolores Claiborne, écrit sous la forme d'un monologue ininterrompu où une femme avoue le meurtre de son mari abusif, sont deux portraits de femmes qui se libèrent chacune à leur manière de la domination masculine. De cette trilogie, poursuivie plus tard avec Rose Madder, Dolores Claiborne est généralement considéré comme le roman le plus aboutiz 19,s 8. Bien que ces deux romans soient, à l'exception d'une scène commune, dépourvus de tout élément surnaturel, les lecteurs de King lui demeurent indéfectiblement fidèles, Dolores Claiborne et Jessie parvenant tous deux à la première place de la liste des best-sellers du New York Times et se classant respectivement aux 1re et 3e places des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 199214.

 

Après Rêves et Cauchemars, un recueil de 22 nouvelles et de deux textes sur le baseball, supprimés de la version en français, publié en , King continue à surprendre ses lecteurs avec son nouveau roman. Insomnie, édité en , est en effet un roman méditatif au rythme lent et dont les personnages principaux sont deux personnes âgées souffrant d'insomnies et de visions impliquant trois êtres rappelant les Parques. Le roman prend une autre tournure quand King vient y greffer un débat social, le droit à l'avortement, et le relie de façon prononcée au cycle de la Tour sombre. King publie ensuite le troisième volet de sa « trilogie féministe », Rose Madder, en . Ce roman aborde directement le thème de la violence conjugale avec son héroïne qui, après des années de sévices, cherche à refaire sa vie loin de son mari, un policier sadique qui entend bien la retrouver. L'élément fantastique est introduit au milieu du récit par le biais d'un tableau qui est un portail vers un univers parallèle. Bien que ces trois livres se classent dans les dix meilleures ventes annuelles de fiction aux États-Unis, ils ne connaissent pas le succès obtenu par la plupart de leurs prédécesseurs depuis le début des années 1980 et King semble sur le déclin, le magazine Entertainment Weekly soulignant sa baisse de popularité.

 
La Ligne verte (1996) est le surnom donné dans ce roman-feuilleton à la bande de linoléum conduisant des cellules des condamnés à mort à la chaise électrique.

 

King retrouve cependant les sommets dès 1996. Sa nouvelle L'Homme au costume noir, qui narre la rencontre d'un jeune garçon avec le Diable, remporte cette année le prestigieux O. Henry Award, récompensant la meilleure nouvelle parue dans la presse nord-américaine l'année précédente, après avoir également obtenu le prix World Fantasy de la meilleure nouvelle. L'écrivain se lance ensuite dans deux concepts originaux. Il remet tout d'abord à l'honneur le genre du roman-feuilleton, tombé en désuétude, en publiant en édition de poche les six épisodes de La Ligne verte au rythme d'un épisode par mois entre mars et août 1996. La Ligne verte, dont l'action se situe dans les années 1930, a pour cadre le quartier réservé aux condamnés à mort d'un pénitencier où est enfermé John Caffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes et doté d'un pouvoir curateur. King continue à mettre en avant des thèmes sociaux en y dénonçant le racisme et la peine de mort.

 

Ses deux romans suivants, Désolation et Les Régulateurs, ce dernier étant publié sous le nom de Richard Bachman, sortent ensuite simultanément le 24 septembre 1996. Les deux livres mettent en scène des personnages portant les mêmes noms et qui sont confrontés au même adversaire, une force maléfique nommée Tak, mais dans des situations et des décors radicalement différents. Dans le « match » opposant King à Bachman, c'est le premier qui sort vainqueur, Désolation devançant les Régulateurs au classement des meilleures ventes de fiction aux États-Unis en 1996 avec une 3e place contre une 5e14 et étant mieux accueilli par la critique. King établit cette année-là un nouveau record en plaçant huit livres sur la liste des best-sellers du New York Times. La Ligne verte remporte par ailleurs le prix Bram Stoker alors que Désolation est le lauréat du prix Locus du meilleur roman d'horreur.

 

Magie et Cristal, le 4e volume de la Tour sombre, est publié le en édition limitée à 40 000 exemplaires et revient en grande partie sur un épisode crucial de la jeunesse de Roland de Gilead. À la même période, King change de maison d'édition pour la deuxième fois de sa carrière et signe un contrat avec Scribner après vingt ans de collaboration avec Viking Press. Mais l'avocat qui lui tient lieu d'agent littéraire depuis 1988 négocie ce nouveau contrat avec fracas, attirant l'attention du milieu de l'édition en demandant 17 000 000 $ d'à-valoir pour le prochain roman de King. Ce dernier, gêné par le battage médiatique, renonce à cette considérable avance sur droits d'auteur pour devenir à la place le partenaire de Scribner en négociant une avance de 2 000 000 $ par livre et un partage à 50% des profits

 

Le premier roman publié chez Scribner est Sac d'os, qui paraît le

Œuvre

Méthode de travail

Stephen King écrit dans son autobiographie, publiée en 2000, qu'il s'est fixé un quota journalier de deux mille mots, environ dix pages, et ne s'arrête pas d'écrire tant qu'il ne l'a pas atteint, avouant par ailleurs qu'il était plus prolifique au début de sa carrière. En 2006, il affirme que son rythme d'écriture a encore diminué et qu'il est désormais plus proche des mille mots par jour. Il s'appuie sur une méthode de travail intuitive en partant d'une situation de départ et en écrivant spontanément, sans bâtir d'intrigue à l'avance, à l'exception de quelques romans comme Dead Zone, Insomnie ou Rose Madder. L'évolution des personnages détermine alors celle de l'histoire et sa conclusion, qui est souvent différente de celle qu'il avait envisagée initialement. Après avoir terminé le premier jet du récit, il se sert ensuite de l'étape de relecture pour mettre en avant la thématique ou le symbolisme qu'il a repéré.

Style littéraire

 
Stephen King en janvier 2007.

La principale qualité de Stephen King, reconnue même par ses détracteurs les plus acharnés, est son sens de la narration, son talent de conteur capable de captiver le lecteur à travers une histoire rendue très rapidement intéressante. Ses personnages vivants et colorés, qui prennent une identité bien définie en quelques phrases, et son aisance à susciter la frayeur en frappant l'imagination de ses lecteurs, font également partie de ses forces en tant qu'écrivain. Le réalisme de ses personnages et des situations qui les introduisent sont d'ailleurs un facteur déterminant dans sa réussite à faire accepter par ses lecteurs l'irruption de l'horreur.

 

À l'inverse, il lui est régulièrement reproché d'avoir écrit des romans trop longs qui auraient été bien meilleurs sous une forme plus condensée, comme Les Tommyknockers ou Insomnie. Son style, notamment au début de sa carrière, a été qualifié par certains critiques de laborieux, voire de maladroit, et son recours à des scènes explicites pour provoquer la révulsion a également été critiqué. Sa méthode d'écriture intuitive est enfin la cause de conclusions parfois qualifiées d'assez plates Néanmoins, le style familier, les dialogues parfois vulgaires et le recours à des scènes choquantes sont totalement assumés par King, qui les justifie par un souci de réalisme et d'efficacité.

 

King crée un grand nombre d'interactions entre ses livres où certains faits, certains personnages se croisent ou se retrouvent d'un roman à un autre. Dolores Claiborne et Jessie en sont un exemple flagrant ainsi que le diptyque Désolation et Les Régulateurs. Ses œuvres ont également beaucoup de cadres en commun, la majorité se situant dans le Maine, la ville fictive de Castle Rock en étant l'exemple le plus célèbre. Des histoires semblant souvent n'avoir aucun lien entre elles sont en fait liées par des personnages secondaires récurrents ou des références à des événements s'étant déroulés dans une histoire précédente, par exemple, le personnage de Cynthia reliant Rose Madder à Désolation.

 

La Tour sombre, constitué de huit volumes, est un cycle qui lui permet de lier tous ces romans à une seule réalité, constituée d'univers parallèles, et de donner à son œuvre une dimension épique plutôt que de considérer ses cross-over comme anecdotiques . King qualifie d'ailleurs le cycle de « Jupiter du système solaire de mon imagination ». Bon nombre de ses romans font référence au cycle de la Tour sombre et vice-versa, souvent à travers des détails plus ou moins mineurs mais parfois de façon beaucoup plus essentielle, les connexions avec Insomnie, Cœurs perdus en Atlantide, Salem et Territoires étant les plus signifiantes. L'un des personnages de King qui revient le plus fréquemment est Randall Flagg, incarnation du mal dont la présence se décline sur plusieurs mondes parallèles ; il est ainsi l'homme en noir dans La Tour sombre, le sorcier maléfique dans Les Yeux du dragon, ainsi que le principal antagoniste du Fléau et, sans doute, de Bazaar.

 

King interrompt régulièrement la narration, parfois au milieu d'une phrase, pour indiquer en italiques ou entre parenthèses les pensées d'un personnage ou un souvenir qui ressurgit. Il intègre dans son récit de multiples références à la culture populaire et des détails précis, résultant de son observation de la société, dans un souci de réalisme et afin que le lecteur puisse aisément s'identifier au monde présenté.

 

Les romans publiés sous le nom de Richard Bachman se caractérisent par des éléments plus ancrés dans la réalité, une narration plus compressée qui traduit un sentiment d'urgence avec le temps qui passe ou un compte à rebours qui s'égrène, et un personnage principal qui poursuit une obsession.

 

Thèmes

L'œuvre de King est parsemée de références à l'histoire et à la culture américaines, et particulièrement leurs côtés les plus sombres. Elles apparaissent le plus souvent dans les histoires de ses personnages, étant un facteur d'explication de leurs peurs les plus primaires. La violence, en particulier la violence au sein de la cellule familiale, le racisme et les aspects négatifs de la nature humaine en général sont des thèmes récurrents dans ses œuvres, qui portent un regard quasiment naturaliste et dénué de complaisance sur la société américaine, et notamment la vie dans les petites villes.

 

Les livres de King se placent souvent dans le courant littéraire naturaliste qui part du principe que l'être humain est soumis à la destinée mais qu'il peut l'influencer dans une certaine part en prenant des décisions dictées par sa morale. L'élément le plus terrifiant, dans son œuvre, n'est pas l'intrusion du surnaturel mais le degré d'implication qu'elle exige de la part de l'humanité, ce qui met ainsi en lumière la vulnérabilité de nos institutions : le gouvernement, le système scolaire, les communautés locales et la cellule familiale.

 

Les personnages principaux de ses livres sont très souvent eux-mêmes des écrivains : Ben Mears dans Salem, Bill Denbrough dans Ça, Paul Sheldon dans Misery, Thaddeus Beaumont dans La Part des ténèbres, Mike Noonan dans Sac d'os… King expose divers aspects de son métier dans sa « trilogie de l'écrivain ». Il évoque les rapports parfois délicats entre un écrivain et ses admirateurs dans Misery (1987), la puissante influence que peut exercer sur lui ses créations dans La Part des ténèbres (1989) et la hantise du plagiat dans Vue imprenable sur jardin secret (1990). Plus tard, il aborde également le blocage de l'écrivain dans Sac d'os (1998) À travers ses personnages écrivains, King étudie sous plusieurs facettes le « lien complexe » qui unit l'auteur à ses créations, le « pouvoir curatif de l'imagination », les mystères de l'inspiration et l'angoisse de perdre celle-ci.

 

L'enfance est également un thème majeur de l'œuvre de King, surtout dans ses premières œuvres, et les enfants jouent fréquemment des rôles essentiels dans ses histoires : Shining, l'enfant lumière, Charlie, Le Talisman, Ça, Désolation… La séparation entre le monde des adultes et celui des enfants est clairement établie et, dans les romans où des enfants ou des adolescents jouent les premiers rôles, les parents, et la famille en général, sont généralement définis comme ayant une influence destructrice sur leurs rejetons. Le thème de « l'enfance sacrifiée », au centre de la plupart des romans de King depuis Carrie, trouve sa résolution dans Ça, roman dans lequel King aborde tout ce qu'il voulait exprimer sur le sujet. L'écrivain brosse un portrait objectif de l'enfance, avec une prédilection pour la période qui s'étend de neuf à douze ans, en mêlant ses souvenirs personnels à son expérience de la paternité.

 

La confrontation entre le Bien et le Mal est l'un des thèmes récurrents de l'univers de King, comme dans Le Fléau, le cycle de la Tour sombre et Bazaar. L'œuvre de King étant essentiellement morale, le Bien triomphe la plupart du temps mais le Mal ne disparaît jamais vraiment et corrompt régulièrement l'humanité. Le Mal se concentre souvent dans un bâtiment qui en est son émanation directe, un « mauvais endroit », par exemple Marsten House dans Salem, l'hôtel Overlook dans Shining, l'enfant lumière, l'hôtel noir dans le Talisman, la maison de Neibolt Street dans Ça, et le manoir de Dutch Hill dans Terres perdues.

 

Parmi les autres thèmes récurrents de l'œuvre de King, on trouve la méfiance envers la technologie et les institutions (Charlie, Cellulaire, les Tommyknockers, le Fléau) ; le paradoxe entre l'existence de Dieu et les événements effroyables qui se produisent sur Terre (le Fléau, Désolation, la Ligne verte) ; et la frontière séparant la réalité de l'imaginaire (la Part des ténèbres, Sac d'os).

Influences

 
Richard Matheson est selon Stephen King sa principale influence littéraire.

Stephen King a appelé Richard Matheson, « l'auteur qui m'a le plus influencé en tant qu'écrivain ». Les deux auteurs, entre autres parallèles stylistiques, intègrent régulièrement les pensées d'un personnage dans une narration à la troisième personne. La lecture de Matheson a notamment prouvé à King qu'un récit d'horreur pouvait tout à fait s'intégrer dans un cadre urbain, et même de proximité À la suite de la disparition de Matheson, en , King lui a rendu un vibrant hommage.

 

Il doit son premier contact avec le fantastique à Ray Bradbury et s'est inspiré de ses récits dans ce genre, comme La Foire des ténèbres (1962), dont l'action se déroule dans une petite ville, affirmant que « sans Ray Bradbury, il n'y aurait pas de Stephen King ».

 

Il admire le travail de H. P. Lovecraft, dont l'influence se ressent dans le travail de King par l'invention d'anciennes et étranges divinités et l'insertion dans le récit de coupures de presse ou d'autres documents comme instruments de narration. Sa nouvelle Crouch End est un hommage non déguisé au Mythe de Cthulhu, et les nouvelles Celui qui garde le ver et Mémé font également particulièrement référence à Lovecraft. Cependant, King met l'accent sur les dialogues et la représentation des personnages, deux éléments notablement absents chez Lovecraft. King critique d'ailleurs ouvertement cette pauvreté des dialogues chez Lovecraft, prenant comme exemples des passages de la Couleur tombée du ciel.

 

Edgar Allan Poe a exercé lui aussi une certaine influence sur le style de King. Il lui rend hommage dans Shining, l'enfant lumière, avec des références au Masque de la Mort Rougeb 40, et surtout dans sa nouvelle La Cadillac de Dolan dont l'intrigue reprend celle de la Barrique d'amontilladoa 3.

 

Il a déclaré son admiration pour Shirley Jackson. Salem s'ouvre sur une citation de Maison Hantée, roman qui a également influencé la création de l'hôtel Overlook dans Shining, l'enfant lumière et de la bâtisse hantée de Rose Red, alors qu'une scène décisive de La Tempête du siècle s'inspire de sa nouvelle la Loterie.

 

Il a dédicacé sa nouvelle le Molosse surgi du soleil à John D. MacDonald qui, pour sa part, a écrit la préface de Danse Macabre et fait partie des auteurs de romans noirs qui ont le plus influencé King avec Raymond Chandler, James M. Cain et Ross Macdonald. La nouvelle La Dernière Affaire d'Umney est un pastiche des romans noirs se déroulant dans les années 1930.

 

Le roman Sa Majesté des mouches (1954), de William Golding, est l'un des préférés de King et est évoqué dans plusieurs de ses livres, notamment Cœurs perdus en Atlantide. La ville de Castle Rock tire son nom d'un lieu de ce roman qui l'a également influencé par son utilisation des personnages enfantins

 

Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien a exercé une grande influence sur l'écriture du Fléau et du cycle de la Tour sombre, qui sont les deux œuvres de King les plus proches de l'épopée.

 

Parmi les écrivains « classiques » que King a étudié, et qui ont laissé leur empreinte sur son œuvre, se trouvent notamment les écrivains du courant naturaliste Thomas Hardy, Theodore Dreiser et surtout Frank Norris, dont il a repris le credo selon lequel un bon écrivain « ne doit jamais tricher » en s'attachant à ce que ses œuvres de fiction soient toujours « une vérité au cœur d'un mensonge ». King a également clamé son admiration pour La Bête humaine (1890), d'Émile Zola, chef de file du naturalisme français. Il s'est par ailleurs inspiré de l'œuvre de William Faulkner, aussi bien au niveau de la narration, en imbriquant le passé avec le présent, que dans son utilisation d'une géographie régionale fictive très précise, la région de Castle Rock étant construite sur le modèle du comté de Yoknapatawpha.

 

Accueil critique et académique

 

L'horreur étant considéré comme un sous-genre littéraire par une grande partie des critiques et des universitaires, Stephen King a été rejeté d'emblée par ces milieux, et souvent même sans qu'ils n'aient lu un seul de ses romans. Cette situation a néanmoins commencé à changer dans les années 1990 à partir du moment où un nombre de plus en plus important d'études sérieuses ont été réalisées dans des publications universitaires alors que les critiques se sont faites de plus en plus favorables avec le temps. En 2008, à l'occasion de la sortie de Duma Key, King explique ce revirement en partie par le fait que la plupart des critiques qui l'ont éreintés au début de sa carrière sont morts ou ont pris leur retraite et que la nouvelle génération qui a pris leur relève a grandi avec ses livres et est donc mieux disposée à son égard.

 

Une fraction importante des critiques et des universitaires continue néanmoins de penser que King, en tant qu'auteur « populaire » qui touche un très large public, ne mérite pas d'être pris en considération sur le plan de la valeur littéraire. La polémique déclenchée par le National Book Award lui ayant été décerné en 2003 illustre bien la division qui règne à son sujet parmi les intellectuels. Harold Bloom, critique littéraire connu pour ses attaques envers les écrivains connaissant un grand succès populaire, a notamment vu dans cette récompense une nouvelle preuve de la décadence culturelle des États-Unis. Des écrivains acclamés par la critique ont pris publiquement la défense de King : Joyce Carol Oates, considérée pour le prix Nobel de littérature, l'a présenté dès 1997 comme un « écrivain sérieux et important » ; et Michael Chabon, lauréat du prix Pulitzer, a affirmé après la lecture d'Histoire de Lisey « n'avoir jamais été plus persuadé de sa grandeur ».

 

Dans les années 1980, Douglas E. Winter, critique littéraire, et Michael R. Collings, professeur de littérature à l'université Pepperdine, ont été les premiers à s'intéresser de façon académique à l'œuvre de Stephen King6. En 1995, Michael R. Collings estime que certains livres de King, notamment Salem, Shining, l'enfant lumière, Dead Zone, Ça et la version intégrale du Fléau, tous déjà étudiés de façon académique, ont de bonnes chances de résister à l'épreuve du temps et de devenir des classiques. Des correspondances ont été établies entre Stephen King et Charles Dickens : tous deux sont des écrivains prolifiques et populaires qui ont été en butte à la critique de leur vivant et dont une constante de leur œuvre respective est de dépeindre un portrait réaliste et sans complaisance de la société de leur époque.

 

Traduction de ses œuvres en français

Depuis Ça, la traduction de la plupart des romans de Stephen King, y compris ceux écrits sous le pseudonyme de Richard Bachman, a été principalement assurée par William Olivier Desmond. Avant cela, quasiment chaque livre avait un traducteur différent. Depuis, seules certaines œuvres ont été traduites par d'autres personnes, par exemple La Petite Fille qui aimait Tom Gordon et Roadmaster, traduits par François Lasquin, les derniers tomes de la saga de La Tour sombre, traduits par Marie de Prémonville (hormis La Clé des vents, traduit par Jean-Daniel Brèque), ou encore Histoire de Lisey, traduit par Nadine Gassie. Après Dôme, dernier roman traduit par William Olivier Desmond, mort en 2013, Nadine Gassie a repris, en compagnie d'Océane Bies, le rôle de traductrice principale de l'écrivain.

 

Œuvres

Romans

Cycle de La Tour sombre

Article détaillé : La Tour sombre.

Trilogie Bill Hodges

  1. Mr. Mercedes, Albin Michel, 2015 ((en) Mr. Mercedes, 2014)
  2. Carnets noirs, Albin Michel, 2016 ((en) Finders Keepers, 2015)
    À paraître le
  3. (en) End of Watch, 2016
    À paraître le

Publiés sous le nom de Richard Bachman

Recueils de nouvelles

Autres nouvelles

Essais

Livres numériques

Scénarios

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Distinctions

Récompenses

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de la Science-Fiction Awards Database du magazine Locus18. Les années mentionnées sont celles de la remise des prix.

Année Récompense Catégorie Œuvre
1980 Prix Balrog Meilleur recueil de nouvelles ou anthologie Danse macabre
Prix World Fantasy Prix spécial
1981 Prix British Fantasy Prix spécial
1982 Prix British Fantasy Meilleur roman Cujo
Prix Hugo Meilleur livre non-fictif Anatomie de l'horreur
Prix Locus Meilleur livre non-fictif
Prix World Fantasy Meilleure nouvelle Le Chenal
1983 Prix British Fantasy Meilleure nouvelle La Méthode respiratoire
1986 Prix Locus Meilleur recueil de nouvelles Brume
1987 Prix British Fantasy Meilleur roman Ça
1988 Prix Bram Stoker Meilleur roman Misery
1991 Prix Bram Stoker Meilleur recueil de nouvelles Minuit 2 / Minuit 4
1995 Prix World Fantasy Meilleure nouvelle L'Homme au costume noir
1996 O. Henry Award65 Meilleure nouvelle
Prix Bram Stoker Meilleure nouvelle longue Déjeuner au Gotham Café
1997 Prix Bram Stoker Meilleur roman La Ligne verte
Prix Locus Meilleur roman d'horreur Désolation
Prix Ozone Meilleur roman fantastique étranger
Grand prix de l'Imaginaire66 Meilleur essai Anatomie de l'horreur
1999 Prix Bram Stoker Meilleur roman Sac d'os
Prix British Fantasy Meilleur roman
Prix Locus Meilleur roman d'horreur
2000 Phantastik Preis Meilleur roman étranger Cœurs perdus en Atlantide
2001 Prix Bram Stoker Meilleur livre non-fictif Écriture : Mémoires d'un métier
Prix Locus Meilleur livre non-fictif
2003 National Book Award67 Ensemble de sa carrière
Prix Bram Stoker Ensemble de sa carrière
Phantastik Preis Meilleur roman étranger Territoires
2004 National Magazine Awards68 Meilleure fiction Aire de repos
Prix World Fantasy Ensemble de sa carrière
2005 Prix British Fantasy Meilleur roman La Tour sombre
Phantastik Preis Meilleur roman étranger
2007 Prix Bram Stoker Meilleur roman Histoire de Lisey
Prix Edgar-Allan-Poe69 Ensemble de sa carrière
2009 Prix Bram Stoker Meilleur roman Duma Key
Meilleur recueil de nouvelles Juste avant le crépuscule
2010 Prix Shirley Jackson Meilleure nouvelle longue Morality
2011 Prix Bram Stoker Meilleur recueil de nouvelles Nuit noire, étoiles mortes
Prix British Fantasy Meilleur recueil de nouvelles
2012 Los Angeles Times Book Prize70 Meilleur thriller 22/11/63
Prix Bram Stoker Meilleure nouvelle courte Herman Wouk is Still Alive
2013 National Magazine Awards68 Meilleure fiction Batman and Robin Have an Altercation
2014 Prix Bram Stoker Meilleur roman Docteur Sleep
2015 Prix Edgar-Allan-Poe71 Meilleur roman Mr. Mercedes

Nominations

Cette liste, qui recense uniquement les principales nominations obtenues par des œuvres de Stephen King, provient d'informations de la Science-Fiction Awards Database du magazine Locus18. Les années mentionnées sont celles de la remise des prix.

Cinéma et télévision

En 1976, Brian De Palma réalise Carrie au bal du diable, premier film adapté de l'œuvre de Stephen King. Le film est un succès commercial et critique et contribue à lancer la carrière de l'écrivain en le faisant connaître du grand public. À partir des années 1980, plusieurs réalisateurs renommés adaptent à leur tour des livres de King : Stanley Kubrick avec Shining (1980), David Cronenberg avec Dead Zone (1982), John Carpenter avec Christine (1983) et Rob Reiner avec Stand by Me (1987) et Misery (1990). À côté de ces adaptations réussies, auxquelles il faut ajouter celles de Frank Darabont, plusieurs autres films tirés de l'œuvre de King sont considérés comme très médiocres, notamment Les Démons du maïs (1984), Charlie (1984), La Créature du cimetière (1990), The Mangler (1995), La Peau sur les os (1996) et Dreamcatcher (2003).

 

King fait ses débuts au cinéma en 1982 en écrivant le scénario de Creepshow, réalisé par George Romero avec qui il se lie d'amitié et qui réalisera plus tard La Part des ténèbres (1993). En 1986, King se lance dans la réalisation en adaptant Poids lourds, une de ses nouvelles. Mais le film, Maximum Overdrive, est un cuisant échec artistique et commercial et vaut à King une nomination pour le Razzie Award du pire réalisateur. En 1991, il développe un scénario original pour la mini-série Contretemps mais les audiences sont décevantes.

 

La seule adaptation que King a totalement désavouée est Le Cobaye (The Lawnmower Man, 1992), dont une seule scène présente un lien avec La Pastorale, nouvelle ayant donné son nom au film. Furieux de voir son nom associé à ce film dans un seul but publicitaire, King intente un procès à la société de production New Line Cinema afin que son nom soit retiré de tout le matériel promotionnel du film. Le tribunal lui donne raison et condamne de plus New Line à lui verser 3 400 000 $.

 
Frank Darabont a réalisé trois films adaptés de l'œuvre de Stephen King et les deux hommes sont amis.

King autorise les réalisateurs débutants, la plupart étant des étudiants en cinéma, à adapter ses nouvelles sous forme de court métrage contre la somme d'un dollar symbolique à condition que le film ne soit pas distribué dans un but commercial sans son autorisation et qu'une copie lui soit envoyée. Ce système, surnommé Dollar Baby par l'écrivain, permet à Frank Darabont de réaliser en 1983 une adaptation de Chambre 312 qui impressionne King quand celui-ci la visionne. Darabont établit par la suite sa réputation en réalisant trois adaptations qui comptent parmi les plus réussies de l'œuvre de King, Les Évadés (1994), La Ligne verte (1999) et The Mist (2007), et les deux hommes sont amis depuis 1994. King est également ami avec le réalisateur Mick Garris et les deux hommes ont collaboré à plusieurs reprises, avec des hauts, notamment l'adaptation du Fléau (1994), et des bas, La Nuit déchirée (1992), film d'après un scénario original de King

 

King a écrit plusieurs scénarios adaptés de ses propres livres, notamment ceux du film Simetierre (1989) et de la mini-série Le Fléau (1994). Il a toujours affirmé qu'il n'était pas satisfait du traitement de Shining, l'enfant lumière dans le film de Kubrick et, en 1997, il produit et scénarise une nouvelle adaptation de son roman sous forme de mini-série, réalisée par Mick Garris et plus fidèle à l'œuvre originale, qui remporte le Saturn Award du meilleur téléfilm75. En 1998, il écrit la première version, révisée ensuite par Chris Carter, du scénario d'un épisode de la série télévisée X-Files, dont il est devenu un admirateur trois ans plus tôt après avoir rencontré David Duchovny sur le plateau d'un jeu télévisé. L'épisode, intitulé La Poupée, se déroule dans le Maine et met en scène une petite fille possédée par une poupée maléfique.

 

King écrit ensuite notamment trois scénarios originaux pour des mini-séries, le premier étant celui de La Tempête du siècle (1999), qui remporte le Saturn Award du meilleur téléfi. C'est ensuite le tour de Rose Red (2002), mini-série pour laquelle King a l'idée d'organiser une campagne de marketing qui pousse des milliers de personnes à croire que la maison hantée nommée Rose Red existe vraimentw 6. Il développe enfin Kingdom Hospital (2004), série de 13 épisodes basée sur L'Hôpital et ses fantômes de Lars von Trier et qui s'ouvre sur une scène directement inspirée par le grave accident dont il a été victime en 19.

King a également souvent interprété de petits rôles dans des adaptations cinématographiques ou télévisées de ses histoires, ainsi qu'un rôle plus important dans Creepshowa 7. En plus de ces caméos, il prête sa voix à son propre personnage dans Une fille de clown (2000), un épisode des Simpson, et il incarne un « nettoyeur » nommé Bachman, chargé de faire disparaître un cadavre, dans un épisode de la série télévisée Sons of Anarchy (2010).

King déclare en 2008 que ses trois adaptations préférées sont Stand by Me, Les Évadés et The Mist78. L'année suivante, il dévoile dans le livre Stephen King Goes to the Movies ses dix adaptations favorites sans donner d'ordre de préférence. Outre les trois déjà citées, on y trouve Chambre 1408, Cujo, Dolores Claiborne, La Ligne verte, La Tempête du siècle, Misery et Un élève doué79.

Filmographie

Réalisateur

Scénariste

Acteur

Adaptations cinématographiques

Année Titre français Titre original Réalisateur Commentaire
1976 Carrie au bal du diable Carrie Brian De Palma Adaptation du roman Carrie
1980 Shining The Shining Stanley Kubrick Adaptation du roman Shining, l'enfant lumière
1982 Creepshow Creepshow George A. Romero Adaptation des deux nouvelles La Caisse (The Crate) et Mauvaise Herbe (Weeds) et trois scénarios originaux de Stephen King (parus sous le même titre, dessinés par Bernie Wrightson)
1983 Cujo Cujo Lewis Teague Adaptation du roman Cujo
1983 Dead Zone The Dead Zone David Cronenberg Adaptation du roman Dead Zone
1983 Christine Christine John Carpenter Adaptation du roman Christine
1984 Les Démons du maïs Children of the Corn Fritz Kiersch Adaptation de la nouvelle Les Enfants du maïs (Children of the Corn) dans Danse macabre
1984 Charlie Firestarter Mark L. Lester Adaptation du roman Charlie
1985 Cat's Eye Cat's Eye Lewis Teague Segment Quitter's, Inc. : adaptation de la nouvelle éponyme (Desintox, Inc.) dans Danse macabre
Segment The Ledge : adaptation de la nouvelle éponyme (La Corniche) dans Danse macabre
1985 Peur bleue Silver Bullet Daniel Attias Adaptation du roman L'Année du loup-garou (Cycle of the Werewolf)
1986 Maximum Overdrive Maximum Overdrive Stephen King Adaptation de la nouvelle Poids lourds (Trucks) dans Danse macabre
1986 Stand by Me Stand By Me Rob Reiner Adaptation de la nouvelle Le Corps (The Body) dans Différentes Saisons
1987 Creepshow 2 Creepshow 2 Michael Gornick Adaptation de la nouvelle Le Radeau (The Raft) et scénarios originaux de Stephen King
1987 Running Man The Running Man Paul Michael Glaser Adaptation du roman Running Man
1989 Simetierre Pet Sematary Mary Lambert Adaptation du roman Simetierre
1990 Darkside, les contes de la nuit noire Tales from the Darkside: The Movie John Harrison Adaptation de la nouvelle Un chat d'enfer (The Cat from Hell)
1990 La Créature du cimetière Graveyard Shift Ralph S. Singleton Adaptation de la nouvelle Poste de nuit (Graveyard Shift) dans Danse macabre
1990 Misery Misery Rob Reiner Adaptation du roman Misery
1992 La Nuit déchirée Sleepwalkers Mick Garris Scénario original de Stephen King
1993 La Part des ténèbres The Dark Half George A. Romero Adaptation du roman La Part des ténèbres
1993 Le Bazaar de l'épouvante Needful Things Fraser Clarke Heston Adaptation du roman Bazaar
1994 Les Évadés The Shawshank Redemption Frank Darabont Adaptation de la nouvelle Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank (Rita Hayworth and the Shawshank Redemption) dans Différentes Saisons
1995 The Mangler The Mangler Tobe Hooper Adaptation de la nouvelle La Presseuse (The Mangler) dans Danse macabre
1995 Dolores Claiborne Dolores Claiborne Taylor Hackford Adaptation du roman Dolores Claiborne
1996 La Peau sur les os Thinner Tom Holland Adaptation du roman La Peau sur les os
1997 Les Ailes de la nuit The Night Flier Mark Pavia Adaptation de la nouvelle Le Rapace nocturne (The Night Flier) dans Rêves et Cauchemars
1998 Un élève doué Apt Pupil Bryan Singer Adaptation de la nouvelle Un élève doué (Apt Pupil) dans Différentes Saisons
1999 La Ligne verte The Green Mile Frank Darabont Adaptation du roman-feuilleton La Ligne verte
2001 Cœurs perdus en Atlantide Hearts in Atlantis Scott Hicks Adaptation de la nouvelle Crapules de bas étage en manteau jaune
2003 Dreamcatcher Dreamcatcher Lawrence Kasdan Adaptation du roman Dreamcatcher
2004 Fenêtre secrète Secret Window David Koepp Adaptation de la nouvelle Vue imprenable sur jardin secret dans le livre Minuit 2
2004 Riding the Bullet Riding the bullet Mick Garris Adaptation de la nouvelle Un tour sur le Bolid', parue dans le recueil Tout est fatal
2007 Chambre 1408 1408 Mikael Håfström Adaptation de la nouvelle 1408, parue dans le recueil Tout est fatal
2007 The Mist The Mist Frank Darabont Adaptation de la nouvelle Brume, parue dans le recueil du même nom
2009 La Cadillac de Dolan Dolan's Cadillac Jeff Beesley Adaptation de la nouvelle La Cadillac de Dolan, parue dans le recueil Rêves et Cauchemars
2013 Carrie, la vengeance Carrie Kimberly Peirce Nouvelle adaptation du roman Carrie
2014 A Good Marriage A Good Marriage Peter Askin Adaptation du roman court Bon Ménage
2014 Mercy Mercy Peter Cornwell Adaptation de la nouvelle Mémé
2016 Cell Cell Tod Williams Adaptation du roman Cellulaire

Adaptations télévisées

Année Titre français Titre original Réalisateur Format Commentaire
1979 Les Vampires de Salem Salem's Lot Tobe Hooper Mini-série d'une durée totale de 180 minutes Adaptation du roman Salem
1984 L'Ordinateur des dieux The Word Processor of the Gods Michael Gornick Épisode de 30 minutes de la série Histoires de l'autre monde Adaptation de la nouvelle Machine divine à traitement de texte (Word Processor of the Gods) dans Brume
1986 Le Spectre de grand-mère Gramma Bradford May Épisode de 30 minutes de la série La Cinquième Dimension Adaptation de la nouvelle Mémé (Gramma) dans Brume
1987 Désolé, bon numéro Sorry, Right Number John Harrison Épisode de 30 minutes de la série Histoires de l'autre monde Adaptation de la nouvelle Désolé, bon numéro (Sorry, Right Number) dans Rêves et Cauchemars
1990 « Il » est revenu It Tommy Lee Wallace Mini-série d'une durée totale de 190 minutes Adaptation du roman Ça
1991 Vengeance diabolique Sometimes They Come Back Tom McLoughlin Téléfilm Adaptation de la nouvelle Cours, Jimmy, cours (Sometimes They Come Back) dans Danse macabre
1991 The Moving Finger The Moving Finger Ken Meyers Épisode de 30 minutes de la série Monsters Adaptation de la nouvelle Le Doigt télescopique (The Moving Finger) dans Rêves et Cauchemars
1991 Contretemps Golden Years Divers Mini-série de 7 épisodes de 40 minutes Scénario original de Stephen King
1993 Les Tommyknockers The Tommyknockers John Power Mini-série d'une durée totale de 180 minutes Adaptation du roman Les Tommyknockers
1994 Le Fléau The Stand Mick Garris Mini-série d'une durée totale de 360 minutes Adaptation du roman Le Fléau
1995 Les Langoliers The Langoliers Tom Holland Mini-série d'une durée totale de 180 minutes Adaptation de la nouvelle Les Langoliers (The Langoliers) dans Minuit 2
1997 Shining The Shining Mick Garris Mini-série d'une durée totale de 270 minutes Deuxième adaptation du roman Shining, l'enfant lumière
1997 Le Dentier claqueur Chattery Teeth Mick Garris Segment du téléfilm anthologique Quicksilver Highway Adaptation de la nouvelle Le Dentier claqueur (Chattery Teeth) dans Rêves et Cauchemars
1997 Les Révélations de Becka Paulson The Revelations of Becka Paulson Steven Weber Épisode de 45 minutes de la série Au-delà du réel Adaptation de la nouvelle Les Révélations de Becka Paulson (The Revelations of Becka Paulson) dans 22 Histoires de sexe et d'horreur
1997 Trucks : Les Camions de l'enfer Trucks Chris Thomson Téléfilm de 90 minutes Adaptation de la nouvelle Poids lourds (Trucks) dans Danse macabre. Remake du film Maximum Overdrive, réalisé par Stephen King.
1998 La Poupée Chinga Kim Manners Épisode de 45 minutes de la série X-Files : Aux frontières du réel Scénario original de Stephen King
1999 La Tempête du siècle Storm of the Century Craig R. Baxley Mini-série de 250 minutes Scénario original de Stephen King
2002 Rose Red Rose Red Craig R. Baxley Mini-série de 240 minutes Scénario original de Stephen King
2002 Carrie Carrie David Carson Téléfilm de 130 minutes Deuxième adaptation du roman Carrie
2002-2007 Dead Zone The Dead Zone Divers Série télévisée comportant 6 saisons Adaptation du roman Dead Zone
2004 Kingdom Hospital Stephen King's Kingdom Hospital Craig R. Baxley Mini-série adaptée de la série originale L'Hôpital et ses fantômes (The Kingdom) de Lars von Trier Mini-série de 15 épisodes, dont 11 scénarisés par Stephen King
2004 Salem Salem's Lot Mikael Salomon Mini-série de 180 minutes Adaptation du roman Salem
2006 Désolation Desperation Mick Garris Téléfilm de 130 minutes Adaptation du roman Désolation
2006 Rêves et Cauchemars Nightmares & Dreamscapes Divers Mini-série de huit épisodes Huit histoires tirées des recueils Danse macabre, Rêves et Cauchemars et Tout est fatal
2009 Children of the Corn Children of the Corn Donald P. Borchers Téléfilm Nouvelle adaptation de la nouvelle Les Enfants du maïs
2010-2015 Les Mystères de Haven Haven Divers Série télévisée en six saisons Adaptation très libre de Colorado Kid
2011 Bag of Bones Bag of Bones Mick Garris Téléfilm en deux parties Adaptation du roman Sac d'os
2013-2015 Under the Dome Under the Dome Divers Série télévisée en 3 saisons Adaptation du roman Dôme
2014 Big Driver Big Driver Mikael Salomon Téléfilm Adaptation de la nouvelle Grand Chauffeur
2016 11/22/63 11.22.63 Kevin Macdonald Mini-série Adaptation du roman 22/11/63

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Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
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