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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:04
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Mérindol est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

Danielle et moi avons visité ce village en octobre 2015

 

Le village, localisé au sud du massif du Luberon, domine légèrement la plaine de la Durance, frontière entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Cette plaine a permis à la commune de développer une agriculture, agriculture aujourd'hui relativement importante pour son économie. Son histoire, comme celle de plusieurs autres villages du Luberon, fut marquée par les guerres de religions.

 

Ses habitants sont appelés les Mérindolins ou Mérindolais.

Mérindol

Département du Vaucluse - Luberon - Population : 2.000 h.

puce Situé à 18 km au Sud Est de Cavaillon par la D973.
Mérindol, rue et terrasse de café

Mérindol est situé dans le Luberon à la frontière Sud du Vaucluse et des Bouches du Rhône.

Du haut de ses 200 mètres, le village peut contempler la vaste plaine de la Durance jusqu’aux douces collines qui ourlent sa limite au Sud.




Mérindol, mairie

Mérindol est resté aujourd'hui le village symbole de la répression des Vaudois.

Entièrement détruit en 1545, les villageois purent échapper miraculeusement au massacre en se réfugiant dans la montagne.


Mérindol, place

Au cours des siècles, le village haut perché, qu’on appelait « la ville » fut peu à peu abandonné pour un lieu dit « Les Bastides », en contrebas, où se situe aujourd’hui l’agglomération.

Du vieux castrum, il ne subsiste que deux pans murs, ces pauvres témoins veillent sur le
mémorial Vaudois.


Mérindol, petite rue


Mérindol, église et son clocher

En vous rapprochant, vous découvrirez aux abords du village quelques villas récentes. Vous apercevrez de loin le clocher de l'église romane.

Le centre du village est assez petit, vous ne pourrez donc pas manquer la grande terrasse de café qui fait face à une petite place agréablement ombragée.



Dans le village de nombreuses constructions témoignent des siècles passés. Il n’est pas rare de trouver sur les façades des chronogrammes du XVIIe et du XVIIIe siècles et de belles bastides.

En se perdant à travers les ruelles, à la croisée des chemins, vous découvrirez l’église Sainte Anne du XVIIIe siècle, qui possède un clocher au « bulbe sarrazin » unique dans la région, ce qui lui valut d’être inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

La plaine est depuis longtemps le poumon économique de Mérindol. Arrosée par les eaux de la Durance, elle produit en abondance fruits blancs et rouges, les célèbres melons et les légumes des quatre saisons que l’on retrouve sur les fameux marchés de
Cavaillon.

 

Avant d'escalader le chemin du Souvenir, nous découvrons un petit resto sympa qui s'appelle LA CIGALE
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Histoire

Préhistoire

Une première présence humaine est attestée par de l'outillage et des vestiges datés de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

 

Antiquité

La colonisation romaine fut importante. Un vicus a été découvert et fouillé au hameau des Borrys, près de Puget-sur-Durance. Outre ses ruines d'habitations ont été mis au jour des mosaïques, un autel dédié aux Nymphes Éternelles et des tombes à incinération.

 

Mais le vestige majeur reste la présence d'un important établissement thermal (35 mètres de long), précédé d'un péristyle (12 mètres de large) qui contenait sept baignoires individuelles, des salles de cultures physiques et un système d'air chaud alimenté par un foyer.

 

Moyen Âge

Le premier seigneur connu est Guy, vicomte de Cavaillon. Ce fut lui qui, en 1225, accorda aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur son fief. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240. Puis, en 1248, Mérindol devint possession directe du comte de Provence. En 1257, celui-ci transigea avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier obtint ce village et ses dépens en fief, le second en garda le spirituel. À la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Podio était seigneur de Mérindol ; en 1300, il vendit cette terre à Bertrand de Baux, prince d'Orange.

 

En 1393, Mérindol est assiégée et prise par les troupes pontificales, puis entièrement détruite, bien que cette destruction soit parfois mise au crédit de Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne. Il va rester déshabité pendant plus d'un siècle.

 

Renaissance

 
 
Sur le chemin du souvenir, un banc permet de voir l'ensemble du village.

 

Cet abandon, au cours du XVe siècle, entraîna la disparition du bac au profit de celui de Sénas. Le village fut repeuplé, grâce à un acte d'habitation passé en 1504, par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, dissidents de l’Église catholique. Mérindol est l'un des quarante villages, de part et d'autre du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520.

 

En 1530, le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’Inquisiteur s’enrichissant des pillages).

 
Article détaillé : Massacre de Mérindol.

En 1540 à nouveau, un juge d’Apt fait arrêter et brûler un meunier protestant de Mérindol (et confisque à son profit son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région. Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit de Mérindol (), qui condamne 19 habitants au bûcher, et le village à être rasé. Après plusieurs ambassades du village, grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, la grâce est refusée le 1er janvier 1545. Le village est entièrement brûlé le , et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés.

 

C’est à Mérindol encore que, le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

 

Période moderne

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

 

 

Période contemporaine

La Résistance

Le , quatre gendarmes, sur les six qui avaient rejoint le maquis, sont fusillés par l'occupant allemand. Une stèle de trois mètres de haut a été dressée sur le lieu de leur exécution dans le bois de pins qui limite le chemin du Bac.

Le chemin du souvenir

 
Sur le chemin du souvenir (été 2005).
 
En mémoire des Vaudois de Provence morts pour leur foi (l'inscription est un peu effacée).

 

En 1977, trois associations (les associations vaudoises d'Allemagne, de France et d'Italie) décident de créer un chemin du souvenir qui voit le jour en 1977. Une pancarte signale que l'inauguration du chemin s'est faite avec des représentants catholiques.

 

Ce chemin est devenu aride à partir de l'incendie du mois d'août 1980. En haut du chemin demeurent quelques vestiges du temple protestant.

Après le déjeuner nous entreprendrons l'invraisemblable escalade du chemin du  souvenir (Massacre des Vaudois), qui nous mènera au château, ou du moins ce qu'il en reste. Un panorama splendide. Danielle n'en peut plus avec sa tendinite. Même notre chien Groucho cale

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Installation de 6 000 personnes en un siècle

 

L'installation de vaudois dans la région du Luberon commence en 1399 : à la suite d'une longue campagne militaire en Italie, Louis II, comte de Provence, a besoin d'argent. Il met en vente des terres de peu de valeur, qui lui sont achetées par les seigneurs de Boulier-Cental et de Roccasparvera. Ceux-ci ayant des possessions dans le Piémont installent dans ces terres nouvellement acquises une centaine de familles de paysans piémontais, de religion vaudoise : à Mérindol, Vaugines, Cabrières-d'Aigues.

 

Les témoignages de l'époque décrivent les vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de mœurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus, et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer « de quatre écus à huit cents ». Par accroissement naturel, et par la venue de nouveaux Piémontais, ils s'installent aussi au nord du Luberon : Gordes, Goult, Lacoste, ainsi que de l'autre côté de la Durance à La Roque d'Anthéron. Ils se regroupent dans certains sites de préférence à d'autres et ont investi une quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon: « en reliant comme par un fil les sites du Luberon dans lesquels ils s'installent, nous pouvons retrouver la géographie vaudoise piémontaise et dauphinoise, connue depuis au moins le XIVe siècle », a constaté l'historien Gabriel Audisio

 

Au moins 1 400 familles, soit environ 6 000 personnes venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun sont venues s'installer entre 1460 et 1560 dans la région du Luberon, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers d'entre eux sont arrivés entre 1490 et 1520, ce qui permet de faire face à la chute de 60 % de la population à la fin de la guerre de Cent Ans, via onze « contrats d'habitations » concernant treize villages du Luberon. Ils sont signés à Joucas (1460), Lourmarin (1480), Cabrières-d'Aigues (1495), Gignac (1501), Mérindol (1504), La Motte-d'Aigues (1505), Saint-Martin-de-la-Brasque (1506) et Peypin-d'Aigues (1506), Roquefure (1508), Murs (1508), Villelaure (1511) et Buoux (1512).

 

À Cabrières-d'Aigues, les 80 familles qui s'installent en 1495 viennent toutes de la vallée de Freissinières où a eu lieu sept ans plus tôt la Croisade contre les vaudois de 1488 et deux tiers des arrivants à Cabrières-d'Aigues figurent sur la liste des habitants de Freissinières, alors poursuivis pour hérésie, qui est conservée dans les archives du Parlement de Grenoble.

 

Si l'on prend les 292 patronymes identifiés à Lourmarin, Cabrières-d'Aigues, et les trois villages rejoints en 1505, La Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque et Peypin-d'Aigues, 245 viennent des sites vaudois des Alpes, soit 84 %.

 

Les premières persécutions

 
Jean Calvin, instigateur du calvinisme

En 1528, l'évêque d'Apt, Jean Nicolaï, commence à lancer des procès en hérésie. Vers 1530, Jean de Roma, un dominicain, assemble une troupe et initie alors massacres, viols, tortures, pillages, avant de devoir s’enfuir au Comtat Venaissin : le roi de France, inquiet de ces pillages, avait saisi contre lui le Parlement d'Aix. Il meurt quelques années plus tard atteint de la peste à Avignon selon Jean Mahuet, et selon Jean Crespin, auteur protestant de l' Histoire des martyrs.

 

C'est l'époque de l'installation du calvinisme à Genève. En 1530, les vaudois du Piémont y envoient quelques émissaires. En 1532, au synode de Chanforan, le mouvement vaudois se rattache officiellement au protestantisme. Entre 1532 et 1539, plus de 400 personnes sont poursuivies pour hérésie en Provence, dont 93 % étaient des vaudois, selon l'historien Gabriel Audisio.

 

Dans le Comtat Venaissin, propriété du pape, le vice-légat confisque des terres de vaudois et les redistribue à des catholiques. Le pape Clément VII demande au roi de France François Ier d'agir de même sur le versant français du Luberon.

 

Se sentant encerclé par Charles Quint, élu en 1519 empereur d'Allemagne, alors qu'il possède l'Espagne, les Pays-Bas et une partie de l'Italie, François Ier s'allie avec l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, par le traité du dit « des capitulations ». Cette alliance faisant scandale chez les catholiques, il ne peut plus se permettre une attitude tolérante envers des hérétiques.

 

Le parlement d'Aix-en-Provence condamne en 1532 sept personnalités vaudoises, et demande aux seigneurs locaux de confisquer les terres des vaudois. Ceux-ci prennent les armes et s'emparent de Mérindol, Lacoste et de Cabrières-d'Avignon. En 1534, de nouvelles condamnations frappent des vaudois, qui sont libérés par leurs coreligionnaires en armes des prisons d'Apt, Cavaillon, Roussillon.

 

En novembre 1535, François Ier réclame de nouveau le duché de Milan, envahit la Savoie dès le début de 1536. Charles Quint prend alors en personne la tête de son armée pour envahir la Provence en franchissant le Var le , et s'empare de Toulon, mais renonce à assiéger Marseille et rebrousse chemin en septembre. François Ier cherche alors à calmer la situation en Luberon, et le , il accorde le pardon aux vaudois qui abjurent leur religion dans les six mois.

 

En 1544, les vaudois sont accusés d'avoir incendié l'abbaye de Sénanque, près de Gordes.

Massacre de Mérindol

 

Le massacre de Mérindol est un événement dramatique ordonné par le Parlement d'Aix contre les Vaudois du Luberon, qui venaient de se rallier à la religion protestante. Précurseur des guerres de religion qui vont ensanglanter quinze ans plus tard le royaume de France, ce massacre de 3 000 personnes en cinq jours dévasta 24 villages du Luberon dont celui de Mérindol, au printemps 1545, tandis que 670 personnes étaient envoyées aux galères de Marseille. Il est connu dans le détail grâce à l'enquête ordonnée quelques années plus tard et publiée par le roi Henri II de France.

 

Contexte politique
 
Jean Maynier Président du Parlement d'Aix organisateur du massacre, portrait réalisé en 1724.

 

Les Protestants de l'Église évangélique vaudoise développaient leur mission évangélique en Provence, dans le Luberon et dans le Piémont avec des relations suivies avec les Protestants de Bohème et de Suisse. En 1540, les vaudois font l'objet d'une condamnation par l’édit de Mérindol. Mais ayant besoin de leur soutien contre l’empereur Charles Quint, François Ier expédie des lettres de grâce aux habitants persécutés en Provence pour cause de religion.

 

La retraite de Charles-Quint en 1545 change la donne. Le 1er janvier 1545, François Ier fit promulguer l'Arrêt de Mérindol et commanda une croisade contre les Vaudois de Provence. En avril, Jean Maynier baron d’Oppède et premier président du Parlement d’Aix déclenche la persécution, menée par Paulin de La Garde, Joseph d'Agoult et Antoine Escalin des Aimars, général des galères et ambassadeur du roi de France, qui était en partance, depuis le port de Marseille, pour lutter contre les Anglais du côté de Boulogne-sur-Mer.

Le massacre de la population

 
Le massacre de Mérindol.

 

Antoine Escalin des Aimars et ses troupes quittèrent Marseille pour éliminer les Vaudois protestants qui étaient installés en Provence. Antoine Escalins marcha sur Mérindol et les villages environnants à la tête de 2 000 combattants.

 

Les villages vaudois sont pillés, les hommes massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d’être tuées. Certains sont vendus en esclavage. Les terres sont confisquées. Les biens pillés sont bradés au dixième de leur prix, pour payer les soldats. Les violences débordent, les villages alentour les subissent aussi. Le chef de la résistance vaudoise Eustache Marron a son fief à Cabrières (actuel Cabrières-d'Avignon), qui est détruit le 19 avril, tout comme 23 autres villages vaudois du Luberon, massacrés par l'armée du baron (23 villages avec Mérindol et Cabrières, parmi lesquels Cabrierettes, Peypin, La Motte d'Aygues, Saint-Martin, Nyons, La Coste, Lourmarin, Villelaure, Tresemines, La Roque d'Anthéron, Janson). Celle-ci extermine 3 000 personnes en cinq jours et envoie aux galères 670 hommes, des deux côtés de la montagne du Luberon. De plus, le passage des soldats détruit les cultures, les troupeaux sont tués, et un nombre indéterminé de paysans meurt de faim.

Conséquences

 
Plaque en mémoire aux Vaudois massacrés à Mérindol.

 

À la suite de ce massacre, le pape Paul III reçut avec tous les honneurs le président du Parlement de Provence, Jean Maynier.

 

Lorsque Henri II de France monta sur le trône, il fit ouvrir une enquête sur ce massacre. Le Parlement de Paris jugea les principaux coupables de cet événement dramatique, mais les soudards comme les parlementaires qui s'étaient enrichis furent tous acquittés.

 

Les survivants vaudois de ce massacre rejoignirent l'église calviniste.

 

Le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Lieux et monuments

 
Allée de platanes, accès principal au vieux village
 
Pont suspendu sur la Durance
  • Monuments classés :

Église paroissiale Saint-Anne (milieu XVIIIe siècle) (cadastre AH 146): inscription par arrêté du .

 

Pont suspendu franchissant la Durance (ancien) et maison du gardien (également sur commune de Mallemort, dans les Bouches-du-Rhône) (cadastre A 60) : inscription par arrêté du .

 

Vieux château, site archéologique (XIIIe et XIVe siècle), vestiges découverts et à découvrir composant le castrum du Vieux Mérindol (cadastre A 47, AE 45, 46) : inscription par arrêté du .

  •  
  • Autres monuments :

Beffroi avec Horloge Publique (seconde moitié su XVIIe siècle)

 

Festivités / Manifestations

Chaque année depuis 1999, le village de Mérindol accueil le Salon des Eco-Énergies28. Ce salon, qui est la plus grande manifestation de Mérindol, s'installe sur le village fin septembre pour la durée d'un weekend.

 

Personnalités liées à la commune

Mérindol au cinéma

1941 : Après l'orage de Pierre-Jean Ducis avec René Dary, Jules Berry29.

1956 : L'Eau vive de François Villiers avec Charles Blavette, Pascale Audret, Andrée Debar, Henri Arius, Milly Mathis. Film tourné également à Cavaillon.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
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