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par Christian VANCAU
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Lundi 31 mars 2008
publié dans :
Ma BIOGRAPHIE
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A la guitare, je vais me produire en public, pour la première fois, en1955, chez mes parents, devant les parents des
élèves de ma classe. J'ai surtout travaillé Brassens (J'ai tout appris en écoutant Brassens, d'oreille, sans jamais utiliser de partition, sans même connaître le nom des accords que je faisais ) et
donc, je chante entre autres," Une jolie fleur dans une peau de Vache " et c'est un petit scandale !!! Incroyable, mas vrai. Et si j'avais chanté "Gare au Gorille" ??? Une assistance perplexe et
figée, quelques applaudissements vite réprimés et le lendemain des coups de téléphone indignés de certains parents à mes parents ! je n'ai déjà plus ma place dans ce petit monde ridicule
!
Mon plus grand ami de cette époque est Jean-Pierre Willemaers (voir à ce nom sur Google), le poète, le fou de théatre, qui écrit ses premières pièces. Il habite au Mont Saint-Martin à Liège. Une famille nombreuse et sympathique. le père est gendarme. Le frère aîné fait l'Ecole Royale Militaire, il fallait bien un poète pour compenser. Nous remontons ensemble du collège par la rue Monulphe et nous déconnons à plein tubes (surtout lui). Nos retours d'école n'en finissent pas. je revois Jean-Pierre, à quatre pattes, Place Saint-Laurent, en train d'aboyer derrière les passants. Garçon ultra-sensible et assez masochiste. Il me prosera de jouer à nouveau dans sa troisième pièce "Les dix-sept Jésus ", le rôle principal et je refuserai après avoit lu le manuscrit. J'ai déjà un père qui assume ke rôle du Christ souffrant, je n'ai pas envie d'en remettre.
Pendant les vacances de Pâques 1955, je participe à un "crochet, à Duinbergen-sur-Mer, avec ma guitare, au casino. Là, ça devient du sérieux pour le timide que je suis encore, 400 personnes dans la salle. Et je chante "Le Diable" de Jacques Brel et fais un triomphe. Je remporte le deuxième prix (le premier prix échoit à un grand mince blond "sans chausssure noire) qui chante Elvis Presley (qui arrive seulement sur notre continent). Bien sûr, il y a déjà eu le film "Blachboard Jungle-Graine de violence" avec le fameux "Rock around the clock" de Bill Haley and his comets, qui a annoncé la couleur et qui va provoquer un terrible déferlement, bien plus redoutable que les plus grandes lames de fond de la Mer du Nord.
Ceci m'amène à ouvrir une parenthèse, sur nos séjours à la Côte belge (et donc à effectuer un flash-back). Ma mère nous y entraîne deux fois par an, à Pâques et en septembre. La première fois , c'estt au Coq-sur-Mer, en 1945, pour nous rapprocher de mon père, qui étant dans l'armée anglaise, n'est toujours pas démobilisé et est caserné à Bayeux en Normandie, où il fait "tapisserie.. Bébé, j'étais déjà allé à Saint-Idesbal et à Coxyde mais je ne m'en souviens pas.
Donc la Mer du Nord, deux fois par an, va marquer mon enfance et mon adolescence. Cette "Mer du Nord" dans mes souvenirs, c'est d'abord le mer grise ou vert de gris, avec l'écume sur les vagues et sur les brise-lames. Ce sont aussi des dunes à perte de vue. Elles sont moches les dunes après la guerre, truffées de fortins allemands ( Les Bunkers )abandonnés et entourés de fils de fer barbelés. Nous, les gosses (jai 8 ans), on y refait la guerre, celle des "Mouches"(pas les mouches de Sartre mais celles de Golding dans "The Lord of the Flies"). Nous galopons dans les couloirs sombres de la mort, ceux de "l'Armée des Ombres" de Melville, on se faufile entre les mines, on trébuche, et, on découvre des armes, des munitions et df'autres accessoires militaires, périscopes, longues vues, boussoles, casques et jumelles. Et nous montons nos propres musées de l'Armée. A Aywaille, mes cousins Duesberg ont chez eux un véritable arsenal. Nous sommes cinglés, car certains de ces territoires sont encore minés; en principe le nettoyage a été effectué, mais il suffit d'une mine oubliée, et nous, on court, on se bagarre, on se roule par terre comme des petits cons. On vient de vivre la guerre, mais on en n'a pas assez. A croire que celà nous a excités, à croire que l'on regrette ces cinq années exaltantes
Mon plus grand ami de cette époque est Jean-Pierre Willemaers (voir à ce nom sur Google), le poète, le fou de théatre, qui écrit ses premières pièces. Il habite au Mont Saint-Martin à Liège. Une famille nombreuse et sympathique. le père est gendarme. Le frère aîné fait l'Ecole Royale Militaire, il fallait bien un poète pour compenser. Nous remontons ensemble du collège par la rue Monulphe et nous déconnons à plein tubes (surtout lui). Nos retours d'école n'en finissent pas. je revois Jean-Pierre, à quatre pattes, Place Saint-Laurent, en train d'aboyer derrière les passants. Garçon ultra-sensible et assez masochiste. Il me prosera de jouer à nouveau dans sa troisième pièce "Les dix-sept Jésus ", le rôle principal et je refuserai après avoit lu le manuscrit. J'ai déjà un père qui assume ke rôle du Christ souffrant, je n'ai pas envie d'en remettre.
Pendant les vacances de Pâques 1955, je participe à un "crochet, à Duinbergen-sur-Mer, avec ma guitare, au casino. Là, ça devient du sérieux pour le timide que je suis encore, 400 personnes dans la salle. Et je chante "Le Diable" de Jacques Brel et fais un triomphe. Je remporte le deuxième prix (le premier prix échoit à un grand mince blond "sans chausssure noire) qui chante Elvis Presley (qui arrive seulement sur notre continent). Bien sûr, il y a déjà eu le film "Blachboard Jungle-Graine de violence" avec le fameux "Rock around the clock" de Bill Haley and his comets, qui a annoncé la couleur et qui va provoquer un terrible déferlement, bien plus redoutable que les plus grandes lames de fond de la Mer du Nord.
Ceci m'amène à ouvrir une parenthèse, sur nos séjours à la Côte belge (et donc à effectuer un flash-back). Ma mère nous y entraîne deux fois par an, à Pâques et en septembre. La première fois , c'estt au Coq-sur-Mer, en 1945, pour nous rapprocher de mon père, qui étant dans l'armée anglaise, n'est toujours pas démobilisé et est caserné à Bayeux en Normandie, où il fait "tapisserie.. Bébé, j'étais déjà allé à Saint-Idesbal et à Coxyde mais je ne m'en souviens pas.
Donc la Mer du Nord, deux fois par an, va marquer mon enfance et mon adolescence. Cette "Mer du Nord" dans mes souvenirs, c'est d'abord le mer grise ou vert de gris, avec l'écume sur les vagues et sur les brise-lames. Ce sont aussi des dunes à perte de vue. Elles sont moches les dunes après la guerre, truffées de fortins allemands ( Les Bunkers )abandonnés et entourés de fils de fer barbelés. Nous, les gosses (jai 8 ans), on y refait la guerre, celle des "Mouches"(pas les mouches de Sartre mais celles de Golding dans "The Lord of the Flies"). Nous galopons dans les couloirs sombres de la mort, ceux de "l'Armée des Ombres" de Melville, on se faufile entre les mines, on trébuche, et, on découvre des armes, des munitions et df'autres accessoires militaires, périscopes, longues vues, boussoles, casques et jumelles. Et nous montons nos propres musées de l'Armée. A Aywaille, mes cousins Duesberg ont chez eux un véritable arsenal. Nous sommes cinglés, car certains de ces territoires sont encore minés; en principe le nettoyage a été effectué, mais il suffit d'une mine oubliée, et nous, on court, on se bagarre, on se roule par terre comme des petits cons. On vient de vivre la guerre, mais on en n'a pas assez. A croire que celà nous a excités, à croire que l'on regrette ces cinq années exaltantes





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