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anaille dans le jardin (Photo Thérèse
GUISSART)
anaille dans le jardin (Photo Thérèse
GUISSART)
LA MESANGE

C'est un texte de Jean-Pierre RANSONNET qui me définit parfaitement. Extrait du carton d'Invitation à l'Expo VANCAU chez José
STREE, en octobre 1991. Notez l'intervention musicale de José BEDEUR, lui aussi, un vieil ami de 1969.
Il y a plus de 20 ans d'ici que Vancau n'a cessé d'accumuler les matériaux les plus divers, surtout les plus pauvres. D'abord en deux
dimensions, puis en trois.
Sa technique sauvage, inventée à partir de couleurs primitives, cernée de traits noirs, un peu pervertie au début par la maladresse, va s'élaborer petit à petit.
En déménageant à la campagne, loin des bruits de la ville, il découvre la forêt ardennaise. Il s'y promène souvent seul, il s'y rencontre. Il se révèle à lui-même.
Il va ausculter les forêts, les ruines endormies, les cours d'eau, les chemins, les taillis, et ramasser les déchets qui l'attirent.
Des monceaux de détritus, de racines, de pierres, d'écorces de bois, s'accumulent alors dans son atelier. C'est là que le peintre désordonne, transforme la matière.
Par accumulation de couleurs vives, ces matériaux vont renaître, donner des figures ou des signes, des entrelacements de courbes sensuelles.
La découverte d'une maison en ruine dans un jardin traversé par un ruisseau va lui permettre dès 1979, d'aménager son propre territoire et d'en récupérer les matériaux inutilisables, bois,
pierres, tôles, fers.
Apparaîtront alors les "totems", grands bois endormis, cassés, pourris, retravaillés encore et toujours par la couleur.
Comme les primitifs qui respectent avec amour les formes naturelles, il profite des accidents du hasard, des trouvailles qui guident ses gestes.
Dans son oeuvre, la Nature et la Culture se cherchent.
Ce qui caractérise son travail, c'est l'obsession vitale d'accumuler, de garder autour de lui, de préserver.
Au fur et à mesure, les formats vont s'agrandir. L'atelier s'ouvrira sur un chantier à l'extérieur de la maison.
En creusant le lit de la rivière au fond de son jardin, il ramènera des pierres, des cailloux. Puis il élargira le cours d'eau, qui deviendra étang; de cet étang, des pierres sortiront, qui
cerneront l'eau, comme des traits autour d'une couleur.
Les totems sortiront de l'atelier pour se mesurer aux arbres. Les couleurs agressives du début, lavées par les pluies et les vents, s'atténueront, épouseront la nature.
Est-il question d'art ici? Oui ! Parce qu'il y est question d'une transfiguration de l'individu, de son insubordination à des fins, à des lois. Cette inutilité du raisonnable est ici à l'oeuvre :
Vancau n'a pas fini d'être déraisonnable.
A chaque fois, il continue inlassablement, de rencontrer la terre, l'eau, les vents, les forêts.
Inépuisable recherche des liens Nature-Culture. La tâche de l'artiste, s'avère comme l'impossible négation des élémentaires questions "artistiques", jusqu'au refus d'exhibitions qui
travestissent son propos.
Jean-Pierre RANSONNET. Septembre 1991
che!
Nous y serons dans 2 semaines, exactement à cet endroit, dans le DORSODURO, au Ponte dell'Accademia que l'on voit sur la photo du dessous, de la terrasse de
notre auberge "Bed and Breakfast". Sur la photo du Haut, vue du pont de l'Académie, l'entrée du grand canal, avec l'Eglise de la Salute
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