LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU




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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main
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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !
htpp://www.bigmemory.be

Présentation

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Je suis un homme de 70 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul mais j'ai une compagne, elle aussi peintre et nous ne cohabitons pas; nous nous invitons l'un chez l'autre. J'ai une fille de 45 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre).

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Mais l'essentiel c'est l'amour que je construis avec ma compagne depuis seize ans. Nous nous sommes rencontré à travers la peinture.(J'avais 55 ans et elle 46 ) Nous avons été mariés tous les deux chacun de notre côté, plus de vingt-cinq ans et avons eu des enfants (4 en tout, aujourd'hui adultes et autonomes). Nous avons décidé de ne pas gâcher cette deuxième occasion qui nous était offerte, donc de ne pas cohabiter. Nous sommes  peintres tous les deux, nous avons donc le sens du territoire, nous sommes tous deux aptes à la solitude, mieux, nous en avons besoin et cet éloignement(100 Kms) nous permet de garder les parfums de la nouveauté. Tous deux, nous sommes des gens de la nature et sans cesse nous construisons nos territoires, intérieurs et extérieurs. Nous ne sommes pas mariés. Pourquoi faire? Nicole a 9 ans de moins que moi. Elle travaille encore à mi-temps. Nous avons des tas d'intérêts communs. Parmi eux les voyages, en France surtout, car c'est finalement le plus beau pays du monde et le plus diversifié. Nous avons décidé de nous installer à temps partiel dans le Luberon, dés février 2009. Nous adorons le Vaucluse et avons un profond besoin de douceur et de soleil

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

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Christian VANCAU

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J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy

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Jeudi 29 novembre 2007
publié dans : Ma BIOGRAPHIE ajouter un commentaire
Pour en revenir à cette cave, je rappelle que nous y vivons en famille au sens large pendant l'hiver 1944-1945. un hiver très dur. A la pioche, on a creusé un trou dans le mur des voisins (la Famille Fontaine dont les fils, Xavier et Louis deviendront médecins plus tard; ils sont un peu plus âgés que moi), un trou avec un volet à glissière qui  est destiné à nous permettre de nous transvaser d'une maison à l'autre, en cas de sinistre d'une des deux maisons. Et bien sûr, nous les enfants, nous sommes tout le temps les uns chez les autres et faisons glisser le volet à tour de bras. Dans notre cave nous sommes  7 enfants, 4 garçons et trois filles, plus les deux voisins, on imagine les cavalcades. Les gosses, les parents, tout ce monde couche dans la cave sur des matelas et c'est très excitant. Moi je suis souvent dans la cuisine-cave ( voir photo pages précédentes), avec ma grand-mère et marraine, Adrienne (Lily), que j'adore). Cette cuisine à demi enterrée, donne sur le Quai Mativa et par les fenêtres, on n'aperçoit que les jambes des passants, comme dans 'L'homme qui aimait les femmes" de Truffaut: "Les jambes de femmes sont comme des compas qui arpentent le monde" Et moi j'appréhende le monde à demi-enterré, un trottoir à mi-niveau, la Meuse en contrebas, mais pour la voir, je dois monter au premier étage, et de l'autre côté, le Parc de La Boverie, avec le futur Musée d'Art Moderne.
Partons maintenant pour le Sud-Est de Paris. Ma mère qui ne tient pas en place m'emmène dans l'Essonne, à Every-Petit-Bourg, au lieu-dit "Bois-Briard", chez nos cousins, Antoine Deheselle et sa femme  Tante Ponette. Mon oncle Antoine est un fils du deuxième mariage de mon arrière grand-mère maternelle, Hélène Houget, donc le demi-frère de ma grand-mère maternelle Adrienne (Vous me suivez ?). Il a épousé une française et ils tiennent une ferme. C'est là que je vais découvrir le monbde rural. Ma première mare, près d'un tas de fumier et mon premier cochon assassiné, n'ayons pas peur des mots, sous mes yeux, a coups de maillet et achevé au poinçon. J'assiste à tout ,c'est l'horreur. je suis assis sur une meule de foin, la même que celle où je serai, peu après, agressé sauvagement par un coq et à mon tour, dégoulinant de sang; comme si le Coq avait vengé le  Porc ( Le Porc saisit le Vif )
Mais ce n'est pas tout. Les "Deheselle" sont des "Pétainistes, autant dire des collabos. Alors le grand jeu consiste à essayer de me faire dire "Heil Hitler" en levant le bras, le soir lorsque je monte me coucher. Ma mère feint de protester mais elle est complice. Déjà je commence à comprendre. Et je refuse de crier "Heil Hitler" mais un soir je finis par céder, tant la pression est forte.Je rappelle que j'ai un père qui est parti en Angleterre, par horreur du Fascisme, le contraire de ces médiocres-là. Et quel jeu joue ma mère??La voilà mon éducation bourgeoise! Ils sont jolis ces gens-là !
Mais ce n'est toujours pas tout: Le fils d'Antoine, Eddy Deheselle, beau jeune-homme qui ressemble à Henri Vidal, mais en mieux, en plus mince en tout cas, court après ma mère. C'est la deuxième fois que je vis celà, en l'absence de mon père. Un jour, je vois Eddy la poursuivre dans le salon, ma mère, allumeuse de première, referme sur lui une porte vitrée alors qu'il va la saisir (Oh tu m'as saisi !!), et son bras passe à travers le carreau. Les jours suivants, je regarde obnubilé,  à table, le bras blanc d'Eddy car il a dû être plâtré. Ce bras blanc veut dire beaucoup de choses pour moi. Un peu comme l'orange de l'autre, au conservatoire de Liège, le dimanche après-midi. Une main avec une orange, un bras avec un plâtre !
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communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS commentaires (0)   
Jeudi 29 novembre 2007
publié dans : Ma BIOGRAPHIE ajouter un commentaire
Et les flashes de guerre continuent:
La fin de la guerre approche, le débarquement a eu lieu mais nous sommes toujours "occupés" par les allemands car les troupes alliées ne sont pas encore arrivées en Belgique. Je loge chez une amie de ma mère, à Souverain-Wandre? Une chambre
de sa maison est occupée par un officier allemand et par son ordonnance. Tous les jours, ma mère va discuter avec lui, dans son petit bureau, en lui montrant sur une carte d' Etat Major épinglée au mur, l'avance des alliés "débarqués", que le Schleu conteste avec énergie. Ils n'arrêtent pas de déplacer, à tour de rôle, les épingles à têtes de couleurs, sur la carte, exprimant ainsi leurs désaccords sur les positions respectives des alliés et des allemands.

Il y a aussi mes souvenirs au Conservatoire de Liège où nous allons tous les dimanche, ma mère et moi. Ma mère va y retrouver Charles, un amoureux transi. Il est fou d'elle et elle le tient à sa botte! Moi, je me tire au balcon tout au-dessus de la salle, seul dans une loge et je joue imaginairement du violon en même temps que l'orchestre, en surplombant la salle (déjà le sens du show), croisant un de mes bras sur l'autre. Et pas une fausse note ! Chaque dimanche, tout le monde me regarde et on m'appelle " le petit garçon au violon ". A l'entr'acte je descends et là, le beau Charles aux noirs yeux de velours, s'approche de moi, avec une main dans le dos; son bras se déplie et sa main me tend une orange (une vraie pas une bleue) Pour séduire la mère, il faut séduire le fils. Il a tout compris le beau Charles, d'autant plus que la voie est libre puisque je n'ai pas de père!


En 1945, j'ai une revanche sur mon grand'père, celui qui ne m'entend ni ne m'écoute. A l'époque des V1 (Pour rappel les bombes volantes de Von Braun, envoyées depuis Berlin par les allemands en déroute et qui vont peut-être changer le cours de la fin de la guerre, les américains sont à Liège et continuent leur progression en Allemagne), toute la famille, oncles, tantes, cousins et cousines, sont venus s'installer dans les immenses caves du Quai Mativa car celles-ci sont renforcées par des piliers solides. Matelas par terre et tout le monde vivait dans ces caves car les alertes étaient continuelles. Moi je servais d'avertisseur car j'avais l'ouïe fine et chaque fois qu'un V1 se pointait à l'horizon, je l'entendais et faisais descendre tout le monde . Un jour cependant, mon grand-père qui écoutait la radio dans la salle à manger, refusa de descendre alors que je venais l'avertir. Je suis donc redescendu sans lui et cinq minutes plus tard, une explosion énorme et nous nous sommes tous retrouvés, recouverts de plâtre, tous à "plâtre-ventre". Le V1 était ombé en face de chez nous, sur l'autre rive. Quant à mon grand'père, je suis allé voir tout de suite et tout blanc de platras, il était aussi blanc que moi, géant fixé sur son tabouret, entre les deux portes vitrées abattues aussi sec et tous carreaux soufflés. Lorsque nous nous sommes aplatis en famille et avons senti les plafonds s'écrouler sur nous, nous avons pensé que la maison s'écroulait, que le V1 était tombé dessus, et que nous allions être complètement ensevelis sous les décombres. Mais personnellement, je ne ressentais aucune peur. je vivais celà comme un   jeu
 
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