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par Christian VANCAU
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Lundi 10 décembre 2007
publié dans :
Ma BIOGRAPHIE
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Voici notre maison de la Rue du Snapeux à Liège où nous avons vécu de 1949 à 1955-,56. Ma chambre est au-dessus à droite. Dans le fond la
fameuse propriété arborée. Au fond de la rue, à droite, on aperçoit en retrait, la maison que mes parents ont fait construire en 1954-55, sur un terrain de 50 ares. Dans cette maison, cette
villa très "Le Zoute" devrais-je dire, je vais vivre de 1955 à 1962, date à laquelle je quitte mes parents et vais vivre en ville, dans un taudis ou presque, puisque je ne paierai même pas de
loyer. Mais la maison du fond, restera la maison de ma folle jeunesse, de la fin de mes humanités et du début de mes études de Droit à l'Université.
Mais revenons en 1949. Au fond de la rue à gauche, dans la maison du coin, j'ai une galante; c'est "ma crapaude", comme on
dit à Liège, mon deuxième amour, après Morzine. Elle s'appelle Liliane Mathieu (Non ce n'est pas la soeur de Mireille !) Voici, en bas de page, la photo de Liliane devant sa maison du coin. A
gauche, c'est moi, en Scout, à ma droite Aline China, une autre voisine; la petite basanée avec des tresses ramenées au sommet de sa tête, c'est Liliane, elle était jolie, et à l'extrême
droite, c'est Jules China, un petit rouquin avec lequel je m'entendais très bien. Le père China était gardien de prison à Saint-Léonard. La mère de Liliane était veuve. Que sont nos amours
devenues? J'avais une furieuse tendance à "jouer sur la rue" avec les enfants du quartier. Pas si facile, parce que j'étais le" fils du docteur", dans un quartier assez populaire et que les
gens gardaient leurs distances. Heureusement j'étais loin d'être "fier"et ça plaidait en ma faveur. Il y avait même une bande de petits voyoux, la bande des frères Cabay, qui faisaient la loi.
Un jour, une voisine bien intentionnée, Madame Lambert, a téléphoné à mes parents, pour signaler que je jouais au foot dans la rue avec les frères Cabay. Et mon père est venu me chercher en
pleine savane Kenyane, sans un mot et m'a fait rentrer à la maison. Et voilà. Le clivage socia brutal ! Il aurait pu penser que si je jouais "sur la rue", c'est que peut-être je n'étais pas
bien chez moi. Mais je suis persuadé que mon père agit sur ordre de ma mère, car il n'est pas du tout comme celà. Mon père, à la clinique ne dialogue qu'avec les malades, les infirmiers
et les infirmières. Il fuit ses collègues médecins, refuse tout jeu de pouvoir. Et c'est cet homme-là qui, comme un toutou, obéit aux ordres de Suzanne la snob.
Donc terminé de jouer "sur la rue" avec des gosses "de condition inférieure". Suzanne est issue d'une grande famille, elle ! Son fils aîné ne doit pas se salir avec des bouseux. Elle est la seule à pouvoir le cochonner, foi de "Folcoche". Ceci dit, j'ai tout de même continué à jouer "sur la rue". J'ai toujours joué où je voulais.
Cette page est une parenthèse dans mon récit et je vais donc revenir au Collège Saint-Servais, à la page suivante
Donc terminé de jouer "sur la rue" avec des gosses "de condition inférieure". Suzanne est issue d'une grande famille, elle ! Son fils aîné ne doit pas se salir avec des bouseux. Elle est la seule à pouvoir le cochonner, foi de "Folcoche". Ceci dit, j'ai tout de même continué à jouer "sur la rue". J'ai toujours joué où je voulais.
Cette page est une parenthèse dans mon récit et je vais donc revenir au Collège Saint-Servais, à la page suivante





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