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par Christian VANCAU
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Jeudi 13 décembre 2007
publié dans :
Ma BIOGRAPHIE
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Et un jour j'oublie de remettre la
plaque de fonte sur l'égoût. Et il y a dans cette cour, pon adorable petit frère Etienne, 3 ans. Mes parents sont partis. J'en ai la garde. Mes parents reviennent. L'égoût est ouvert!! Ton petit
frère??? Un acte manqué? C'est bien possible, après tout, mais comme le dirait mon inconscient, je ne l'ai pas fait exprès.
Alors j'ai dû me déshabiller. Tout sauf le slip. Ma mère orchestrait l'expédition punitive, comme de bien entendu. Jamais mon père n'aurait pensé à celà. Mais il a obéi comme toujours! Ils m'ont pris chacun par une cheville et m'ont laissé descendre (des cendres), lentement, tout à mon aise dans l'égoût. Mon visage se rapprochait peu à peu de la boue noire et épaisse. Et ils m'y ont plongé jusqu'à la ceinture, s'agenouillant même, en bons chrétiens, pour me laisser descendre plus bas. A ce niveau, pourquoi ne pas me lâcher tant qu'à faire? Moi le gamin de merde ! Ils m'ont remonté, noir, gluant, dégoulinant. Merci maman, merci papa. Pas étonnant que sur quatre enfants, vous en ayez fait trois, tarés ou presque. Vous auriez mieux fait de vous abstenir, mais voilà, à l'époque, les cathos n'avaient le droit de copuler, que sous peine de procréation. Ils copulaient sous les crucifix et éjaculaient dans leurs saintes vierges épouses, de l'eau bénite, à la consistance suspecte. Jamais en entrant dans les églises et en trempant ma main dans les éponges humides, je n'ai aperçu de sperme dans les bénitiers. Quel dommage! La même blancheur pourtant que les hosties dont nous étions gavés, comme les oies le sont, de foie gras
Pour faire dans le plus léger, car c'est lourd, je le sais mieux que personne, les années 1949-1950, il y a aussi les leçons de piano, dans le quartier Saint-Laurent, chez Madame Dehain-Delacroix. J'irai chaque semaine pendant un an, en apprenant des morceaux retranscrits dans des partitions simplifiées. "Tristesse" de Chopin, "La Sonate au Clair de Lune" de Beethoven, "le Beau Danube bleu" de Strauss et un morceau de Rimski Korsakov. Une méthode nouvelle qui comportait six ans d'études. Je passe mes deux premières années en une lors d'un concours à Bruxelles, en interprétant Chopin et puis j'abandonne, j'ignore pourquoi, mais celà aura suffi à me donner le sens des accords et à pouvoir rejouer d'oreille dès 1983. Mais je n'ai plus jamais fait de solfège! Et bien sûr, je joue très mal, mais je joue!
Souvenir aussi de vacances passées à Palogne. une ferme, à côté d'une rivière, la Logne, avec un bac pour passer la rivière. C'est moi qui finalement, vais jouer le rôle du passeur, les gens de la ferme, me faisant confiance. Il y a là dans ce gîte, un couple de fiancés, avec les parents de la fille. Bientôt le mariage et il y a de l'orage dans l'air, dans le ciel, mais aussi entre eux. Athmosphère lourde. Le tonnerre gronde. J'assiste alors à une bagarre violente et le fiancé se tire en m'emmenant avec lui. Nous allons nous baigner dans la rivière. L'homme est sympathique, une espèce d'aventurier mais je sens que c'est foutu avec sa fiancée et qu'il en souffre!
La ferme de Palogne est perpendiculaire à la rivière; il y a des tables dehors. Un jour, où mes parents sont attablés et alors que je joue avec des gosses de mon âge, je crie "couillon" à l'un d'entre eux. Mes parents m'appellent; ils sont horrifiés. Interdiction formelle de prononcer ce mot-là ! Pour moi, ça veut dire froussard et je ne comprends rien à cette interdiction. Plus tard, j'irai voir dans le dictionnaire et j'apprendrai que couillon au sens premier du mot veut dire "qui a de grosses couilles" Et depuis lors je me suis toujours demandé si tous les froussards avaient forcément de grosses couilles ! Heureusement que je ne suis pas froussard !
Alors j'ai dû me déshabiller. Tout sauf le slip. Ma mère orchestrait l'expédition punitive, comme de bien entendu. Jamais mon père n'aurait pensé à celà. Mais il a obéi comme toujours! Ils m'ont pris chacun par une cheville et m'ont laissé descendre (des cendres), lentement, tout à mon aise dans l'égoût. Mon visage se rapprochait peu à peu de la boue noire et épaisse. Et ils m'y ont plongé jusqu'à la ceinture, s'agenouillant même, en bons chrétiens, pour me laisser descendre plus bas. A ce niveau, pourquoi ne pas me lâcher tant qu'à faire? Moi le gamin de merde ! Ils m'ont remonté, noir, gluant, dégoulinant. Merci maman, merci papa. Pas étonnant que sur quatre enfants, vous en ayez fait trois, tarés ou presque. Vous auriez mieux fait de vous abstenir, mais voilà, à l'époque, les cathos n'avaient le droit de copuler, que sous peine de procréation. Ils copulaient sous les crucifix et éjaculaient dans leurs saintes vierges épouses, de l'eau bénite, à la consistance suspecte. Jamais en entrant dans les églises et en trempant ma main dans les éponges humides, je n'ai aperçu de sperme dans les bénitiers. Quel dommage! La même blancheur pourtant que les hosties dont nous étions gavés, comme les oies le sont, de foie gras
Pour faire dans le plus léger, car c'est lourd, je le sais mieux que personne, les années 1949-1950, il y a aussi les leçons de piano, dans le quartier Saint-Laurent, chez Madame Dehain-Delacroix. J'irai chaque semaine pendant un an, en apprenant des morceaux retranscrits dans des partitions simplifiées. "Tristesse" de Chopin, "La Sonate au Clair de Lune" de Beethoven, "le Beau Danube bleu" de Strauss et un morceau de Rimski Korsakov. Une méthode nouvelle qui comportait six ans d'études. Je passe mes deux premières années en une lors d'un concours à Bruxelles, en interprétant Chopin et puis j'abandonne, j'ignore pourquoi, mais celà aura suffi à me donner le sens des accords et à pouvoir rejouer d'oreille dès 1983. Mais je n'ai plus jamais fait de solfège! Et bien sûr, je joue très mal, mais je joue!
Souvenir aussi de vacances passées à Palogne. une ferme, à côté d'une rivière, la Logne, avec un bac pour passer la rivière. C'est moi qui finalement, vais jouer le rôle du passeur, les gens de la ferme, me faisant confiance. Il y a là dans ce gîte, un couple de fiancés, avec les parents de la fille. Bientôt le mariage et il y a de l'orage dans l'air, dans le ciel, mais aussi entre eux. Athmosphère lourde. Le tonnerre gronde. J'assiste alors à une bagarre violente et le fiancé se tire en m'emmenant avec lui. Nous allons nous baigner dans la rivière. L'homme est sympathique, une espèce d'aventurier mais je sens que c'est foutu avec sa fiancée et qu'il en souffre!
La ferme de Palogne est perpendiculaire à la rivière; il y a des tables dehors. Un jour, où mes parents sont attablés et alors que je joue avec des gosses de mon âge, je crie "couillon" à l'un d'entre eux. Mes parents m'appellent; ils sont horrifiés. Interdiction formelle de prononcer ce mot-là ! Pour moi, ça veut dire froussard et je ne comprends rien à cette interdiction. Plus tard, j'irai voir dans le dictionnaire et j'apprendrai que couillon au sens premier du mot veut dire "qui a de grosses couilles" Et depuis lors je me suis toujours demandé si tous les froussards avaient forcément de grosses couilles ! Heureusement que je ne suis pas froussard !





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