Profil

  • : Christian VANCAU
  • totems
  • : Homme
  • : 01/11/1937
  • : Forêt Saint-Hubert Ardennes belges Belgique-SudArdBelgi LIBRAMONT
  • : Journal quotidien d'un peintre de 70 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Présentation

Texte Libre

Calendrier

Décembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Recherche

Articles récents

  • Murielle NOISET à MOIRCY
    La voici ma grande amie qui prépare son exposition  "Terrain Vague"à la Bibliothèque communale de Libramont, expo dont l'ouverture se fera le samedi 14 Juin prochain. Voir son affiche dans la rubrique "Mes Amis"
  • MES TOTEMS EN GROS PLAN
    .Ces photos ont été prises lundi dernier, en mon absence, par un ami Francis DUPONT. Avec son épouse, Murielle NOISET, plasticienne, ils sont venus sur mon territoire, pour s'occuper de ma chatte Potron-Minette
  • PONTAURY à l'Intérieur - 3
  • PONTAURY à l'Intérieur - 2
    Si Nicole est une raffinée ??? Affirmatif !!!
  • PONTAURY à l'Intérieur - 1
    C'est bel et bien, une maison de  Peintres . Nicole et moi, tous deux ex-peintres, nous ne peignons plus que notre environnement extérieur et intérieur. Autrement dit, nous vivons désormais à l'intérieur de nos peintures
  • PONTAURY
    Maison achetée par ma compagne Nicole, à Pontaury, commune de Mettet ( Belgique ), en 1996 
  • PONTAURY- Le Marronnier d'Amour
    Nicole et moi à Pontaury en 2007. Ceci est une photo réalisée par mon ami Richard Olivier, cinéaste belge bien connu
  • LA CHATTE DE PONTAURY
    Une TIGRESSE-FEU--ANGORA magnifique, rencontrée chez Nicole , le WE dernier. Une vraie beauté !
  • PONTAURY en Belgique
    C'est là qu'habite ma compagne, dans le Namurois, commune de Mettet, à côté du Château de Thosée, celui de Félicien ROPS
  • Sur la Route du COLZA (suite )
liste complète

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : peintres et tout les artistes commentaires (1)   
Dimanche 30 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE
Bouteilles aux couteaux - Maurice Pirenne
Huile: 0.36/0.28
1957
undefined
Je l'ai achetée 3000 FB en 1967 (J'en gagnais 12000), et payée en 6 mensualités de 500 FB)

Après le dernier versement, Maurice Pirenne a dit à André Blavier : " Tiens, m'fi, je n'aurais jamais cru que mon neveu me paierait jusqu'au bout... ".

Cette peinture est exposée dans la Galerie permanente de la Fondation Vancau, à Libramont (Belgique)
Pirenne a été à la base de ma longue amitié avec André et Odette Blavier, que je côtoieai jusqu'à leurs décès respectifs
André était bibliothécaire à la ville de Verviers, pataphysicien et ami de Raymond Queneau, qui lui avait légué soundefinedn oeuvre littéraire
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : peintres et tout les artistes commentaires (0)   
Dimanche 30 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE
Le peintre Verviétois ( (1872-1968 ), frère de l'Historien Henri Pirenne, mort à 96 ans. C'était mon grand'Oncle, à savoir qu'il avait épousé, la soeur de mon grand-père Jules Duesberg, chez qui j'ai vécu pendant la guerre 40-45. Chaque année à la Noêl, il amenait sa femme au Quai Mativa, pour la grande réunion de famille mais il n'entrait pas dans la maison. En plein hiver, il allait s'installer avec ses tartines, sur un banc, au bord de la dérivation, si bien que je ne l'ai jamais vu. Mais j'aurais pu, car moi, irrité par ces réunions de famille, je sortais aussi sur ce quai, pour m'aérer. ( Lui ne rentrait pas, moi je sortais ) Maurice était autodidacte; il avait seulement pris des cours du soir à Gand, dans sa jeunesse. Je ne l'ai connu qu'en 1967, amené chez lui par le couple Vandeloise. André Blavier était chez lui et faisait son ménage, car Maurice était veuf et habitait une petite maison ouvrière, sur la route de Stembert. J'ai acheté, ce jour-là, une peinture magnifique, une huile "Bouteilles au couteau", datée de 1967, un an avant sa mort; il ne faisait plus que peindre l'intérieur de sa chambre. 1967, c'est l'année où j'ai commencé à peindre et j'ai apporté mes premières peintures à Maurice!
Pirenne disait "La peinture compte plus que le peintre, qu'on n'a nulle raison de faire connaître, contrairement à ce qui se passe de nos jours"! No comment !
Il a une tête de vieux sage chinois, une gueule terrible !Cundefinedundefined
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : Peintres et photographes commentaires (3)   
Dimanche 30 décembre 2007
publié dans : TERRITOIRE DE MOIRCY
Une simple boundefinedundefinedule de céramique bleue de 20 cms sur 20, dans laquelle j'ai photographié en reflet, tout le territoire. On m'y voit reflété, en train de filmer, avec ma maison en arrière-plan
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
commentaires (0)   
Vendredi 28 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE

En partant du basundefined je suis au 3e rang, à l'extrême droite, près du vase de Soissons. En bas, au centre, notre Professeur, le Père Jacquemin
Les noms qui me reviennent sur la photo, en commençant par la rangée du bas: Pierre Verlaine, Pierre Couvreur, Darimont, Jeukens, Witmeur, Gielen. Dans ma rangée, au centre, Robert Seghers et Michel Mersch. Au-dessus, Brisbois, Gevers, De Lamotte
I
Je repère encore, Malmédy et Hardenne, Noirhomme, Albert Hemmerlin, Brassine
J'en ai revu quelques uns aux 20 ans de Rhéto (Terminale) en 1976, pour la dernière fois.
Les autres je ne les ai jamais revus.
Et pourtant je suis à même de reconnaître et de nommer les deux-tiers d'entre eux.
C'est dire si ces années d'enfance et d'adolescence sont gravées dans notre mémoire, au-delà de toutes les autres! Alors qu'elles sont les plus anciennes. Et pourtant, contrairement à la plupart, j'ai quitté Liège et n'y retourne jamais !
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS commentaires (0)   
Vendredi 28 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE
Ma mère s'occupait-elle de mes études? Et bien, oui, quand elle était là ! Dans quelles matières? En Histoire et en Géographie. L'Histoire d'abord, mais uniquement en ce qui concernait la France et un peu aussi la Belgique, tout de même! Quelle France, quelle Belgique? Mais celle des Rois et des Reines, bien entendu! Elle connaissait par coeur, toutes les dynasties des Rois de France: Capétiens, Valois, Bourbons etc... (Dans la vie de tous les jours, c'est très utile, vous savez!). Elle me les faisait réciter de mémoire, bien que cette matière ne fût en rien inscrite au programme. Sa Reine préférée, Marie-Antoinette, la "décapitée", la dernière Reine française, en fait!  D'ailleurs en 1945, notre première visite à Paris, a été pour la "Conciergerie", ses cachots, ses salles de torture, ses oubliettes et bien sûr,  le pied...sa guillottine. Après cinq ans de schleus, d'eau de Vichy et de pétarades tueuses, elle m'a emmené directement  là-bas, histoire de m'aérer un peu. Heureusement que nous étions tout de même en route pour les cîmes neigeuses de Haute-Savoie.
Et puis, il y avait ma mère et la géographie. Elle passait des heures à me recopier au papier-calque, des cartes géographiques. C'était obsessionnel chez elle. Et ça ne me servait à rien pour mes interros. Elle avait envie de dessiner des cartes,  point barre ! Peu importe que j'en aie besoin ou non !. En outre, de la sorte, elle donnait à tout le monde, l'image d' une mère exemplaire !
Mais très étrangement, il m'en est resté quelquechose de toutes ces cartes. On les retrouve dans certaines de mes peintures et j'ai toujours été féru d'atlas et de cartes routières ( Mais le scoutisme a aussi joué un rôle dans cette manie, car nous devions manipuler cartes et boussoles, à longueur de randonnées ! )                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                
Donc en septembre 1951, j'entre comme semi-interne, en 5e gréco-latine et je m'attaque au Grec. Empoisonnant Xenophon, ses marches forcées et des batailles. Assommant. Par contre je m'entends à nouveau bien avec le titulaire, le Père Conter s.j ( traduisez "de la société de Jesus" ), homme pudique et souffrant. Ses yeux sont blancs derrière ses lunettes un peu fumées, car il est myope. Et comme toujours, lorsqu'un contact s'établit avec un de mes professeurs (celà m'arrivera trois fois en six ans ) je me mets à bien travailler (remplacement du père??) Je suis doué pour les langues mortes, je me hisse dans le peloton de tête et fais trembler les premiers de classe (Hmmm.c'est bon, et ce sera d'ailleurs la seule fois) dans certaines matières, en faisant des résultats insolents, en versions latines et Grecques (Je ne suis pas un "Fort en Thème" ), en composition française et en religion. Sensation tout à fait nouvelle pour un élève, jusque là, très moyen. A telle enseigne que l'on me demande de m'occuper d'un élève laborieux, nouveau-venu au Collège, que j'ai un peu connu aux Scouts, et que je vais aider pendant un an à réussir son année! Peu doué, il terminera néanmoins ses humanités, et rentrera dans les pantoufles de son père, directeur d'une grande aciérie liégoise.
Donc, contrairement aux prévisions de ma mère, ma seconde année d'humanités, se déroule très bien. C'est probablement la seule année où je serai un "bon élève". Allez savoir pourquoi ? Une erreur de parcours? J'ai toujours préféré les cancres !
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : Peintres et photographes commentaires (0)   
Vendredi 28 décembre 2007
publié dans : TERRITOIRE DE MOIRCY
Ces couchers de soleil sont pris dans le reflet des vitres de ma voiture. Et donc, le Monsieur en -dessous, c'est moi. C'était juste avant Noël!undefinedSoleil couchant-Moircy-Vancau-Ardennes belges-Paysages
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : Photos de Belgique commentaires (0)   
Vendredi 28 décembre 2007
publié dans : TERRITOIRE DE MOIRCY
Moircy, c'est mon village, quelques centaines d'habitants, situé dans le Luxembourg belge, à 10 Kms au Nord de Libramont et à 9 Kms, à l'Est de Saint-Hubert, un village-clairière taillé dans la forêt. Je me situe dans le creux du village, au niveau de l'eau, mais tout de même à 440 mètres d'altitude. La forêt est à 1000 mètres. Mais il y a ausi un plateau merveilleux, qui culmine à 550 mètres d'altitude, à 5minutes de chez moi. C'est le toit du monde et je vais l'arpenter avec ma chienne Canaille, lors de longues promenades. Des champs et des bois, à perte de vue, des renards et des chevreuils traversent les pâtures et les couchers de soleil y sont foudroyants. C'est mon ombre et celle de Canaille, au soleil presque couchant, qui sont projetées sur les champs gelésMoircy-Saint-Hubert-Vancau-Paysages-Ardennes belgesundefined
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS commentaires (0)   
Jeudi 27 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE
Retour provisoire au Collège Saint-Servais, en sixième primaire, en 1950. Nous avons un professeur de religion, le Père Denis, complètement gâteux. Long et décharné comme un personnage du Gréco, un épouvantail croassant. Il ne supporte pas les garçons qui portent des chemises à manches courtes et à col ouvert. Voyez le malade et de quoi, je ne vous fait pas un dessin. Ce sont des gens comme ceux-là qui sont censés nous apprendre la vie. Son grand amusement sadique consiste, durant les cours, à s'approcher de l'un d'entre nous, dont la tenue est normale, enfin décente, pour l'engueuler copieusement, en prononçant finalement le nom de l'élève "impudique", qui, lui, se trouve de l'autre côté de la classe et auquel il tourne le dos. Et ça dure et c'est violent. Et ce vieux corbeau nous fait peur. Une bonne torgnole qu'il lui aurait fallu . "Oh, Gibets noirs, manchots éteintes, dansent, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladin (François Villon, faut-il le préciser)

"Je suis François dont il me poise
Né de Paris emprès Pontoise
Et de la corde d'une toise
Saura mon col, que mon cul poise"

Je termine donc mon cycle primaire en Juin 1950, et dés la rentrée scolaire, j'entre en sixième gréco-latine, toujours dans le même collège Saint-Servais. Jusque là, j'ai eu des professeurs titulaires laïcs. L'heure est venue d'entrer dans les soutanes, dans l'espoir de pouvoir les enfiler six ans plus tard, car, bien sûr, nous serons travaillés au corps, enfin disons, à l'âme. Dés la rentrée, je me signale à l'attention de mon nouveau professeur, le père Jacquemin. Il a un problème, le bégaiement et pour en sortir, il prononce chaque mot en l'articulant exagérément. Il insiste donc sur l'importance du "bien articuler". Il nous demande  dés le premier jour de classe, si l'un d'entre nous estimerait qu'il n'articule pas bien. Oui, moi ! Et je lève le doigt. Surprise, il me félicite de ma franchise et je deviens son chouchou. A la cour de récréation, un petit con au sein du groupe, il s'appelle Darimont, me crie hargneusement "Chouchou, chouchou", suivi évidemment par le troupeau bêlant. je lui file une tarte sur la joue droite et il s'écroule. On parle de tympan perçé et les parents seront à deux doigts de porter plainte. Oh là là, mal barrées mes "gréco-latrines".  Mon ami Robert Seghers, le Tarzan colonial, intervient à nouveau contre la meute vociférante, prenant ma défense et disant que j'ai fait preuve de franchise et qu'il n'y a dans mon attitude aucun "manchabalisme". Et moi j'apprends que j'ai une force dangereuse en moi, qui me jouera des tours par la suite, à savoir que lorsque je frappe, je frappe fort et dur!
A la fin de l'année, j'obtiendrai soixante pour cent des points. Donc pas de problème ! Mais ma mère va voir mon professeur, le Père Jacquemin
" Christian ne devrait il pas doubler ou alors faire d'autres études?" Lui, interloqué ne comprend pas "Non pas du tout ", lui répond-il. Pour rappel. deux ans auparavant, elle est déjà parvenue à me faire redescendre de classe, mais apparemment celà ne lui suffit pas! Devant la réponse de mon professeur, elle n'ose insister et décide de  me metre en semi-internat pour ma cinquième latine. Celà va lui permettre de se tirer encore plus de chez elle et de ne plus faire à manger à midi (mon père mangeant à la Clinique)
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : La peinture abstraite commentaires (2)   
Lundi 24 décembre 2007
publié dans : OEUVRES PICTURALES
L'Héraclite est une matière philosophale servant à Isoler l'Artiste. Origine 6e et 5e siècle av.JC. Ce panneau, peint à l'huile (fragments), sert à isoler du feu-donc de l'Artiste. Pour Héraclite, l'Elément primordial, le Logos, était bien le FEU. Dans cette peinture, il y a quelquechose du " Pollock The Dripper " !Peinture abstraite-Pollock-Vancau-Héracliteundefined
ajouter un commentaire recommander créer un trackback par Christian VANCAU
communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS commentaires (0)   
Dimanche 23 décembre 2007
publié dans : ECRITS et BIOGRAPHIE
Donc à douze ans, je suis réservé et timide, on pourrait même dire "muet", ce qui paraît invraisemblable, quand on me connait aujourd'hui. Je ressemble donc à mon père, pas du tout à ma mère qui, elle, parle sans arrêt et court chaque jour à travers la ville, pour bavarder avec ses amie cheftaines. Parfois elle reste à la maison, c'est rare, mais alors elle téléphone pendant des heures; elle a dû engloutir une fortune en conversations téléphoniques (et en taxis) Et quand elle n'est pas au téléphone, ele parle seule à mi-voix, pas seule mais avec des amies imaginaires ou non, mais absentes, qui sont censées lui donner la réplique, par la bouche de ma mère, bien sûr. Elle joue alternativement son rôle, puis celui de son amie, vis à vis de laquelle, elle essaie de justifier les actes de sa vie réelle, qui, forcément sont loin d'être clairs. Alors elle explique, se justifie, et en fin de compte, l'amie finit toujours par approuver sa conduite. Ca donne à peu près ceci: "Mais enfin Suzanne, c'est évident, tu as tout à fait raison " dit l'amie ! "Oui mais je me demande tout de même, si je n'aurais pas mieux fait de..." rétorque ma mère ( très honnête avec elle-même ) Et l'amie de s'exclamer: "Mais pas du tout au contraire"
Ce jeu à deux voies, je m'en suis rappelé en voyant Psychose d'Hitchcock, où Perkins, prend la voix de sa mère "morte". En attendant, l'oreille plaquée contre la porte, j'assiste au travail ténébreux de la culpabilisation, suivie d'une habile auto-absolution, au travers d'amies, qui n'étant pas réellement face à elle, l'approuvent à tous les coups, à force. C'est du grand art. Et moi j'assiste à ces faux dialogues, derrière les portes ou du dessus de la cage d'escalier. Un vrai spectacle psychotique (on pourrait dire Psy-Kotick, Kotick étant le totem de ma mère. Le Kotick est un curieux animal, mi-Loup, mi-Phoque ) En attendant ma mère se justifie sans arrêt; elle se sent donc coupable au fond d'elle-même et elle évacue cette culpabilité, non pas en changeant ses comportements, hélas, car elle n'a jamais écouté personne, mais en les accentuant, confortée en celà par ses interlocuteurs imaginaires. C'est très fort!

Les années cinquante marquent aussi l'apprition des premiuers chats à la maison. Car, des animaux, j'en veux depuis toujours et n'en ai toujours pas. Combien de chiens abandonnés, ramenés à la maison car ils  me suivaient d'instinct, et impitoyablement laissés sur le seuil, interdits d'entrée par ma mère. Et voici que miracle, il y un chat tigré à la maison. L'expérience sera courte car très rapidement ma mère les fera embarquer par la SPA, sous prétexte qu'ils font des crasses et que je ne m'en occupe pas, ce qui est évidemment faux; "je fais rien d'autre que de m'en occuper", après douze ans de frustration. Elle enferme le chat, avec moi, dans la cave, puis elle quitte la maison. Pour moi on va simplement metrre le chat dans une famille; c'est déjà terrifiant en ce qui me concerne. Et voici l'homme avec son sac. Inquiet je lui demande ce qu'on va faire du chat. Il me répond en ricanant 'Ah, une balle dans la tête, bien entendu" Et voilà, il est beau le monde des adultes. les adultes qui font des enfants à tour de bras et prétendent les éduquer, alors qu'ils sont juste capables de les "cochonner". Mais donc voilà, c'est de ma faute, me répétera ma mère; l'essentiel est là; Il faut que ce soitt de ma faute. le chat on s'en fout, il n'est qu'un instrument de castration; les démolisseurs sont à l'ouvrage. Je vais donc être traumatisé à mort (ça et la taque d'égoût, c'est pas mal tout de même, en peu de temps; on a construit des assassins pour moins que celà). Il me faudra vingt ans pour être à même d'accueillir un nouveau chat, ramené à l'essai par ma compagne, à Liège, en 1970. C'est une Siamoise. En rentrant du boulot, je m'exclame "Non pas de ça (de chat) ici!" "Ca," c'est une siamoise. je m'assieds, elle saute sur mes genoux, sachant très bien que c'est moi qu'elle doit séduire, et elle ronronne. et moi je craque. Nous l'appelerons Mistinguett, à cause de ses "bas noirs"de Siamoise. Le déblocage s'est opéré. D'un chat, nous passeron à deux, en quittant Liège pour Libramont, l'année suivante, nous aurons un bâtard de siamoise, une superbe panthère noire, que nous appellerons Figaro et nous finirons par avoir  jusquà sept chats simultanément. Ma première chienne n'apparaîtra qu'en 1985! J'en suis à ma troisième, en 2007. Toujours des femelles! Et la réapparition du chat, en début de cette année, une petite tigresse, apparue à l'aube, au mois d'avril, d'où son nom "Potron-Monette", une chatte perdue, abandonnée, surgie de la forêt toute proche et qui s'est installée d'emblée, sans me demander mon avis. Peut-être la chatte "assassinée" pat la SPA, réincarnée, allez savoir !

blog maison et décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus