des nouvelles des Fourmis, dans son numéro 9 de mars 1946.
Boris Vian que l'on soupçonne d'être l'auteur de "J'irai cracher sur vos tombes" est sans cesse dénoncé par les
journeaux à sensation comme le pervertisseur de notre innocente jeunesse. A peu de jours de là en mars 1947, un représentant de commerce, ancien collaborateur des nazis, étrangle dans une chambre
d'un hôtel de la rue du départ à Montparnasse, sa maîtresse, en laissant ouvert sur la table de nuit "J'irai cracher sur vos tombes", à la page même où est décrite la strangulation par le héros Lee
Anderson de l'une des soeurs Asquith, Jean. La presse est aux anges, elle accuse le roman de fomenter tous les meurtres possibles et imaginables. Vian s'inquiète de la plainte déposée par Daniel
Parker, moraliste qui a déjà pourfendu Henri Miller
En 1948, Boris a une fille, Carole. Mais le début de cette année est marqué par un évènement tragique. L'ami intime de Vian, Jacques Loustalot dit le Major, meurt à 3 heures du matin en tombant d'un balcon d'une maison (Voir la photo prémonitoire de mon article précédent). Il est
inhumé le 1' janvier au Cimetière de Pantin
Rappelons ce que Vian écrivait: " Dans la
vie il y a seulement deux choses: c'est l'amour de toutes les façons et la musique de la Nouvelle Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître car le reste est laid ".
Ci-dessous à la Discothèque du Club Saint-Germain-des-Prés. De gauche à droite: Tommy Potter, Boris Vian, Kenny Dorham,
Juliette Gréco, Michelle Vian, Charlie Parker (1949)
Michelle Vian, Duke
Ellington et Boris Vian en 1949
Je t'embrasse
De cet archivisme je m'efforce de faire profiter les autres mais je rencontre bien peu d'intérêt, de moins en moins de lecteurs, un commentaire toutes les lunes