Partager l'article ! BIO 66 - Année 1958 Février - MENTON: Eddie COCHRAN Donc c'est à ce moment-l ...
J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Sedan et
Charleville au Sud-Ouest
Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes, quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
Donc c'est à ce moment-là que je vais
vraiment aller voir du côté des filles. Pour moi c'est l'inconnu et une certaine crainte à vaincre. Mais j'ai toujours provoqué mes peurs en duel !
Et n'allez pas croire que je couche avec mon amie Cécile, car, comme moi, elle sort d'un bénitier, ma petite grenouille
rousse. Toutes les filles que je vais rencontrer par la suite désirent arriver vierges au mariage. Alors on fait tout sauf "ça". En outre la pilule n'existe pas encore et le préservatif on n'ose
pas aller en demander dans une pharmacie, car tout le monde vous regarde de travers. Elles sont toutes "filles à marier" et elles ont peur de pas pouvoir trouver un époux, si elles n'arrivent pas
vierges a leur mariage. Oui c'est comme celà dans mon milieu catholici-bourgeois, en 1958. Et j'ignore si l'on baisait plus facilement dans les milieux ouvriers de Seraing ou de Flemalle. Dans
mon entourage, il y a quelques "sorteurs" qui ont des préservatifs en poche et les montrent à leurs copains, avec un clin d'oeil complice, pour essayer de faire croire qu'ils "couchent", eux !.
Des petits caïds de province avec une démarche à la Bronson. Cette deuxième année de droit m'amène donc à une certaine déliquescence? En fait, on commence à faire vraiment du droit, Droit Romain
et Droit Civil, et ça ne m'intéresse pas du tout. Ce sont le filles qui m'intéressent.
Et dans ma révolte de jeune bourgeois aux jeans bleus, Duffel coat noir et cheveux anormalement longs, j'attrape un style
qui est dans l'air du temps et je commence à réaliser tout doucement que je peux plaire aux filles. Au début je n'y crois pas, car je n'ai aucune confiance en moi, à ce niveau. J'ai conquis
Cécile difficilement, mais très vite lors d'une soirée, je me laisse séduire par une grande séductrice, une amie proche de Cécile. Je me souviens d'une longue promenade dans l'aube naissante, au
centre de Liège, main dans la main. Son père est banquier et habite Place Cathédrale (à la Banque commerciale dire Banque Denis, bien connue à l'époque) Elle, est étudiante en philo, comme
Cécile. Je connais son frère Pitou qui a été aux scouts avec moi. Quant à sa soeur Agnès, elle est fiancée avec Jean-Maurice Dehousse, futur mayeur de Liège et socialiste convaincu. Je vis
au-dessus de la Banque quelques repas de famille étonnants. Jean-Maurice je le fréquenterai véritablement un an plus tard, dans un petit comité que nous constituerons (aussi avec Robert
Remouchamps), pour permettre au Père Pire de construire une maison au Pakistan, dans une de ses Iles de la Paix, maison patronnée par l'Université de Liège. Nous récolterons la somme nécessaire à
savoir 300.000 FB !! Quant à Anne, notre idylle fut de courte durée et je suis revenu rapidement vers Cécile. J'ai revu Anne bien plus tard, non pas "un soir par hasard dans un bar-de Guy Beart
", mais dans une friture, en bas de la rue Saint-Gilles, et entre un cervelas et une sauce tartare, j'ai appris qu'elle était devenue psychanalyste. Je me suis demandé si elle avait résolu ses
propres problèmes à ce point ??
En tout cas c'est rempli de Cécile, que je descends en Février 1958 à MENTON, rejoindre ma mère pour une semaine. Que fait-elle là ma mère, éternelle voyageuse. Une cure? Avec ou sans Curé ? Et pourquoi vais-je la
rejoindre ? Il est vrai que j'ai chopé en 1956, le virus méditerranéen et qu'il y a quelquechose de fascinant à quitter la Belgique en plein hiver, pour se retrouver dans une chaleur douce et
caressante. Il fait doux en effet mais il pleut comme personne et sans arrêt pendant toute la semaine que je passe là-bas, ce qui ne m'empèche pas de visiter cet extrême Est de la côte d'Azur:
Menton et ses arcades, dejà l'Italie. Et la découverte du Rocher de Monaco et de l'arrière pays, celui de Sospel. Mais je ne pense qu'à Cécile. je me souviens avoir vu une robe dans une vitrine.
J'aurais voulu la lui offrir et je la montre à ma mère. Naïf ! Tu n'as pas encore compris que ta mère s'appelle Jocaste, pauvre Oedipe, C'est la bagarre, ma mère est ulcérée. Je me tire et je
rentre en Belgique, avec le souvenir d'une bien belle ville, pleine de caractère, italienne, puisque nous sommes à la frontière. Jugez vous-mêmes

c
Ci-dessus les Jardins BIOVES
Et enfin la Plage. Il faisait chaud et il
pleuvait. Je m'y suis baigné tous les jours
Magnifiques, vos briques réfractaires!!