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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 19:53

 

Un petit retour en arrière dans le temps avec MORTEL AZUR, publié en 1985, donc 5 ans avant "Le Petit Prince Cannibale". C'est donc le 4e livre de Françoise LEFEVRE
Mortel Azur-Françoise Lefèvre-1985-Françoise Lefevre la Tendre Rebelle (2)Blog Totems de Christian VancauFR.L . Mortel Azur de Françoise Lefèvre

Mortel Azur, publié par Jean-Jacques Pauvert, alors chez Mazarine, en 1985 revient sur l'amour perdu "J'invente que tu existes pour ne pas mourir" en même temps que le regard s'élargit sur la maternité et que la réflexion sur l'amour s'approfondit. Sur la même page, par exemple se côtoient cet aveu "J'ai un goût désolant pour la merveilleuse brutalité du désir" et cette remarque "L'amour est rarement frère du désir"

"Je ne suis jamais descendue à la gare de Nuits-sous-Ravières. J'aurais brisé le songe: voyager sans fin pour te retrouver. Ce livre, tu en es l'absent. Il aurait pu porter ton nom, ou celui de Nuits-sous-Ravières, petite ville que je ne connais pas...
Nuits-sous-Ravières est une nuit qui gronde sous le pont d'un chemin de fer. Nuit de gel et de lune pleine. Le vent du Nord blesse le baiser de notre rencontre. Au-dessus de nos têtes, chaque passage de train est une apocalypse. Sous le ciel constellé, la terre scintille comme sur ces cartes de Noël fanées où s'accrochent encore des poussières d'argent..

"Tu serrais ma main face aux déserts de pierre et de sable. Je te baisais sur la bouche dans les rues de Venise. jJe te pris le bras quand nous abordâmes ce cimetière au milieu des eaux, ressemblant davantage à un jardin. J'y entendais des murmures et des froissements d'étoffes comme si le bas d'invisibles robes frôlait les tombes..."

Il me faudra tout faire en même temps. Bâtir ce livre avec ma folie. Entrer dans ces palais, ces temples, ces hôtels borgnes. Il me faudra porter mon enfant. Rassembler la paille la plus fraîche pour qu'il y dorme. Que chaque brin luise dans cette pénombre d'où j'ai chassé les mouches. Que le pot en grès soit plus bleu que l'eau du bluet qu'il contient...".

"Parmi d'autres, je me souviens d'un après-midi de juillet où tu me servis dans un verre ancien, un breuvage à la mandarine fortement alcoolisé, pour me préparer, dis-tu, à la sieste violente derrière les volets. Une tarte cuisait. Je dis qu'elle cuirait bien toute seule. J'avais faim d'être heureuse dans ce vieux lit aux draps de toile rêche. Dans la chambre, mes yeux ne rencontraient que des objets que j'aimais. Des hirondelles en bois d'ébène. Un cadre ovale débordant de roses. Un grand tablier de jardin accroché à un clou, une couronne de fleurs d'oranger ayant appartenu à une mariée, sans doute morte maintenant..."

"Tu m'appelles. Le jardin sent la menthe et la sauge. Une baignoire en zinc à hauts bords, remplie d'eau chauffée par le soleil m'attend. J'y entre comme pour un baptême. Dans un verre de cristal aux initiales gravées à mon nom, tu me sers un vin pourpre et lourd, digne de tous les ducs de Bourgogne. Ta main sereine s'inquiète de la température de l'eau. Tes yeux me disent clairement que je suis ta femme. J'embrasse la chevelure des arbres, le bleu immobile du ciel. Acharnées d'amour, les tourterelles s'appellent dans le silence. Des scarabées de lumière tournoient sur ton visage. A tour de rôle nous goûtons le vin. Je surprends parfois dans ton regard une indéfinissable lueur, très proche de celle qui anime ce visage d'homme peint par Sebastiano del Piombo au Musée des Offices à Florence. Un regard où l'on peut lire la nostalgie de quelque cruelle et secrète alcôve de velours..."

"Un jour, on se retrouve sur un trottoir, une blessure au front. Un trop-plein de lumière, nous aveugle. Un trop plein d'azur coule de nos orbites. Une absolue cécité me fait chercher ta main. Je rencontre le froid d'un mur carrelé. A jamais perdus, forêts, loups, marécages, embrassements. A jamais perdus, les paumes de tes mains adoucies par l'argile, ton regard de berger, l'odeur du chanvre dans ton cou. Redis avec moi: "A jamais perdus..."




En 1993, c'est la parution de "Blanche c'est moi",(6e ouvrage publié) Blanche déchirante silhouette qui glissait déjà entre les pages du "Petit Prince Cannibale"Françoise Lefevre-Blanche c'est moi-1993-Actes Sud"Peu à peu dans cet enchevêtrement d'histoires et de visages, une image prend forme. Image de femme mûrie, meurtrie, qui doit à l'acceptation de ses guerres anciennes, sa force toute neuve. Image d'un écrivain qui se dépouille des formes, toujours d'avantage, pour approcher dans le dénuement, sa vérité" (Laurence Vidal. Le Figaro littéraire)Lefevre5-...-copie-1Françoise et son Terre-Neuve en  1993

"Françoise Lefèvre s'en prend ici aux rabat-joie, aux empêcheurs de danser en rond, de donner son amour, d'assouvir ses désirs, d'organiser ses partages. Maîtres d'école, censeurs familiaux, amants fourbes, écrivains avides, éditeurs tyranniques, plombiers défaillants, tous sont éxécutés d'une plume vengeresse, tous...pour que  réparation soit faite, pour que place nette enfin soit acquise (sous l'oeil complice de Victor Hugo) aux choses les plus tendres, les plus belles, les plus sensuelles

Victor Hugo depuis toujours en filigrane dans la vie de Françoise Victor Hugo 001 

  "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

  Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends

  J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps

 

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit

 

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur "

 

"Chez des amis musiciens, je m'arrête devant le portrait de Victor Hugo. Assis, le coude appuyé sur une pile de livres, le front dans la main, colosse trapu, barbe et cheveux blancs. Visage raviné, le regard presque détaché et lointain. Je ne peux m'empêcher d' y voir un signe. Va t'il comme autrefois poser sa main sur mon épaule?...Au fond je le connais mal. Je ne connais pas même son oeuvre et si peu sa vie. J'ai entendu dire qu'il était loin d'être drôle et sacrément cavaleur. Je préfère rester avec le souvenir tenace de mon enfance? Les larmes silencieuses de "Demain dès l'aube"."


 Et soudain parmi les personnages de ce livre révolté qui prend forme de roman, une ombre revient qu'on avait croisée dans le Petit Prince cannibale, celle de Blanche, la cantatrice éloignée de la scène  par un mal terrible; cette femme que l'on croyait deux fois morte - parce  qu'on l'avait vue périr et parce qu'on la tenait pour une créature de papier - surgit par les coulisses, toute de vie retenue,clamant son silence, couvrant la scène de sa présence. D'un seul coup la vérité de Françoise éclate. Blanche c'est elle... (Hubert Nyssen - Actes Sud )


"Il n'est plus de temps pour la rêverie, mais pour l'urgence. Il n'est plus temps pour les fausses pudeurs, la crainte des jugements, les flous aussi artistiques soient-ils, l'autocensure. Il est temps de se mettre au travail, de capter, d'ordonner, de battre les mots comme  le fer sur l'enclume, de rendre claires les pensées parfois brumeuses. Le temps est venu d'accomplir. Voilà aussi une des grandes surprises de la vie. Tout se passe comme s'il me fallait consigner même ce rayon de lune, cette campagne qui blanchit, cette chouette qui hulule, cette autre qui répond, ce café que je bois avec plaisir et reconnaissance, ces respirations d'enfants que je devine dans les chambres tièdes. Et tous ces êtres aimés, allongés depuis longtemps dans leur fosse et dont le souvenir me hante. Comme me hante, m'obsède et m'accompagne le fantôme de Blanche qui n'est autre que le mien et que je dois avoir le courage d'évoquer. Avant ma mort, puisque personne mieux que moi, ne s'en occupera après. C'est bien plus qu'un testament.."

"Quand on me dit : Quelle douceur sur votre visage, et qu'on me croit animée de bons sentiments, on fait erreur. J'ai des pensées meurtrières plusieurs fois par jour vis à vis de qui vient gaspiller ma joie, m'entrave ou vole mon énergie et ma force d'aimer. C'est avec cette rage que j'ai mené à bien tous mes combats. C'est avec cette rage que j'écris. Cette avec cette rage que je romps..."

"A l'âge de vingt ans, je vivais comme Gelsomina dans La Strada de Fellini. J'étais la muse, la compagne d'un artiste peintre dont je pensais qu'il avait du génie. J'étais aussi la mère de ses enfants nés entre les terrains de camping, les caves à rats que nous habitions au gré de notre fortune, et des cliniques vénales qui ne me gardaient pas plus de deux jours après mes accouchements, puisque je n'avais pas de Sécurité sociale et qu'il fallait décanillerFrançoise à 30 ans

 
"Ces médecins comptables n'avaient pas prévu de se retrouver avec une peinture pour tous honoraires. Je repartais en boitillant, infatigable marcheuse, mes gosses sur les bras ou sur les hanches. Pour tenter de me procurer le minimum nécessaire à leur survie, j'essayais de vendre les aquarelles et les dessins de mon artiste peintre aux terrasses des cafés. Il me semblait qu'il était Van Gogh mais qu'il ne faudrait pas qu'il connût la même misère. J'étais prête à donner beaucoup pour cela. Je me battrais pour lui et sa peinture, je ne me plaindrais pas de la faim, de la fatigue, du froid, de l'angoisse. Voilà exactement ce qu'il ne faut JAMAIS faire pour un homme: lui infuser toute son énergie, au nom de l'amour, lui transfuser totalement les dons et la chance qu'on n'ose pas exploiter pour soi-même, toujours au nom de l'amour. C'est faux ! C'est inexact ! C'est un leurre monstrueux ! Ce n'est pas admirable !......."

 

 

 

Et en Octobre 1994 c'est la publication de "LA  GROSSE" toujours chez "Actes Sud"(7e ouvrage publié)

Fr.Lefevre-La Grosse-Actes Sud-1994

 

 Ce bref ouvrage, cent sept pages dans un petit format, est sans doute le plus pur roman de Françoise Lefèvre, celui où les personnages (distincts du narrateur) crèvent l'écran de la fiction (PIERRE PERRIN dans "Les caresses de l'absence" chez Françoise Lefèvre"Adresse du site de Pierre Perrin: http://www.perrinchassagne.net )Lefevre1-Les Caressses de l'Absence

 

  "Rien ne prédestinait Céline Rabouillot à devenir garde-barrière. Elle lit des livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les "autres" que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà - elle qui porte le poids de l'absence, le chagrin d'un enfant mort - vouée à la haine sournoise de ceux qui n'acceptent la différence sous aucune de ses manifestations.

Dans ce récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuses et révoltées, Françoise Lefèvre, en même temps qu'elle évoque cette cruauté par phrases impitoyables, s'attache à révéler la somme de grâce et de tendresse qui fait de Céline Rabouillot, un être de passion, une Marie-Madeleine d'aujourd'hui (Actes Sud)

 

"Montre-moi tes seins

, la pluie tombant derrière les volets, Celine se défait avec lenteur comme devant un peintre qui vous regarde et veut capter, transmuer la lumière qui éclaire la peau en dedans. Dans la chambre ardente et vétuste, elle lui offre le nacre de sa chair. Un parfum de cheveux et de forêt envahit la pénombre. Elle s'enroule dans le châle de soie aux coquelicots. Non! Laisse-moi te regarder! Et Céline se découvre dans les yeux d'Anatolis. Elle voit couler ses larmes. M'accompagneras-tu Céline, m'accompagneras-tu? Oseras-tu Céline? Alors elle sait lui donner le souffle des amantes au grand coeur. Elle lui fait don de sa pudeur. Elle oublie jusqu'à sa pudeur. Assise à la tête du lit, ses grosses cuisses ouvertes, elle accueille l'homme qui repose dans sa toison. Elle tient l'homme comme on tient l'enfant brûlant de fièvre. elle le tient au creux de son ventre nu. Elle le regarde mourir. Elle essuie sa sueur d'agonie..."

 

"Elle se revoit dans un autre pays, courant dans une forêt de bouleaux blancs. Elle se souvient de leur rencontre dans un bal. Toute la nuit elle a dansé sous les lanternes japonaises dans les bras de ce soldat, ce vagabond, ce déserteur qui fuyait une sale guerre. L'attirant dans la forêt, il lui donne un baiser dur et lent. Si dur. Si lent. O baiser perdu. Cuir et Lilas. Arbres roux. Cime des arbres entre les paupières incendiées. Epervier là-haut, juste au-dessus du baiser. Tourne comme la langue. Epervier qui plane sur ce baiser lent. Alors elle ôte ses vêtements et s'abat sur le sol comme le clocher d'une église que la foudre décapite. Epervier qui plane sur ce baiser lent, plane longtemps et crie soudain comme on cloue. Vide où creuse le désir des amants. Ce creux sans nom. Les pointes de seins comme des bourgeons de pivoine. Impatience des mains pour caresser. O comble du désir. Accroupi sur sa poitrine, il s'enfonce dans sa bouche, allant et venant, la traitant de beauté, d'amour fou, de sacrée putain. Sous son dos elle ne sent rien des cailloux, des orties, des branchages. Il énumère en sanglotant ce qu'il a perdu. Ce qu'il va perdre encore. Il se souvient de forêts calcinées, pétrifiées, d'animaux disparus, de griffes d'ours sur les parois des cavernes, d'un feu qu'il fallait garder et ne pas laisser s'éteindre. Il pétrit, malaxe ses seins, les étirant comme une terre élastique, il rebâtit les coupoles d'Alexandrie, la cathédrale de Gaudi, la tour de Pise. Il élève les pyramides, les temples Mayas avec de escaliers débouchant en plein ciel, appelant à la rescousse, compagnons d'oeuvre, camarades et soldats morts.."

 

"Ici, dans ce jardin, tout près de la voie ferrée, c'est Babylone qu'ils recréent. Céline n'est plus trop grosse. Anatolis n'est plus malade. Il a tout préparé pour leur fête. Leur souper. Le pain. Le vin. Elle a apporté l'huile parfumée, les herbes, les épices pour les viandes et poissons qui cuiront sur une grille posée sur la brouette, où se consume déjà le charbon de bois.Tout autour c'est le jardin de Monet. Pour que Céline puisse se rafraîchir, Anatolis a rempli une baignoire en zinc. Des sièges de deux-chevaux recouverts d'une cretonne fleurie servent de divan. En guise de table, une planche sur des parpaings cachés par une nappe vert anisé. Pour les abriter du soleil, entre quatre arbres, il a tendu une toile orange. L'eau de pluie est récupérée dans deux bidons de fer peints en bleu. Tout ce qui paraîtrait laid ailleurs prend ici une allure de clos ench

hanté, comme souvent ces jardins potagers ouvriers le long des voies de chemin de fer. Avec deux fois rien, ils répètent le déjeûner sur l'herbe. Cent mètres carrés de bonheur, enfoui sous un délire de lys dont le parfum pourrait tuer, roses anciennes exténuées de chaleur, dahlias géants, fraisiers grimpants formant une treille. Cent mètres carrés au milieu des pieds de tomates aux fruits brûlants dont les feuilles, lorsqu'on  les froisse, laissent sur les doigts une odeur d'amour. Le bonheur absolu caché par les ombellifères géantes, les grandes berces, le coeur jaune des tournesols, sous le silence de l'azur, le poids radieux des chants d'oiseau. On entend les éclats de rire de Céline prenant son bain, cachée par d'immenses draps écrus dont Anatolis a entouré la baignoire, vaisseau de haut bord naviguant dans la houle des herbes folles, dans le coin le plus reculé, le plus sauvage du jardin, juste derrière le cabanon qui leur sert de maison d'été. Sur l'eau tiédissant au soleil depuis le matin, il a déposé des nénuphars qui, au moindre clapotis frôlent le corps nu de Céline. Appuyée à la collerette de zinc, ses cheveux moussant autour d'elle, la cachant toute entière, elle se repose et sourit. Immobile et calme. Géante Ophélie. Survivante de l'Atlantide. Avec le miroitement de l'eau , passe sur son visage l'ombre d'albâtre des femmes disparues, la Laitière de Vermeer et son reflet spéculaire tremblant au fond de la jatte à lait. Comme le mercure d'un miroir ancien, l'eau du bain garde captif un haut front très blanc. C'est la dame tenant une hermine et sa caresse inachevée dans le pelage de neige. Dans l'eau verdie se reflètent aussi les commissures des lèvres, le sourire de la Joconde. Les voiles de  la Samaritaine penchée au-dessus du puits. le corps de Suzanne convoité par les vieillards. Léda, enroulée au cou de son cygne. Inassouvie pour l'éternité. La petite Châtelaine, et toute à son baiser, l'amante de Camille Claudel, pétrifiée dans une valse immobile. Les yeux de la même Camille, à jamais ouverts et qui regardent du fond de l'eau. Regardent et interrogent ceux qui ont tué sa force d'aimer et de créer. En l'enfermant dans une maison de fous, trente ans durant. Jusqu'à la fin de ses jours. Car trop de talent, trop de passion amoureuse, c'est une insolence qui contrarie l'irrésistible ascension des notables...."

 

"A plus d'une heure de l'après-midi, ils eurent faim. Ils souhaitèrent manger une de ses saucisses qui grillaient et sentaient bon. Alors qu'elle attendait son tour, Céline entendai une rumeur qui grondait. Des femmes se poussèrent du coude en la désignant, des hommes opinèrent du chef et crachèrent à terre tout en la regardant. Il y eut foule autour d'elle. On la bouscula. On la poussa. Elle perçut comme un murmure qui s'enflait et d'où fusèrent des injures. Elle entendit "c'est elle  qui a couché avec le vieux". Brusquement elle se retrouve dans l'antre du boucher.Sous les crocs d'acier où pend la viande. La foule augmente, la rumeur se transforme en houle qui gronde. Elle entend des injures. Elle reconnait des visages, déformés par la haine. Des visages de tricoteuses. De bourreaux.Les mots arrivent par salves, crépitent à ses oreilles. Si c'est pas malheureux. Une grosse comme ça. On les a vus dans le cabanon, l'Anatolis et elle. Et j'peux vous dire qu'y se gênaient pas. Un gros tas comme ça ! Poufiasse ! crie un homme. Et d'autres. Putain !Salope ! On la pousse sous les crochets de viande, contre le boucher..."

 

 

  En 1994 c'est la sortie d'HERMINE (8e ouvrage). Voici ce qu'en dit Christian BOBIN

 

"Hermine, c'est un livre dur comme une pierre, Françoise. L'encre noire s'y trouve blanche comme en surface d'un poing serré, les veines gonflées, vidées de sang. Il n'y a que vous et la mort, face à face. Et dans le milieu des deux un bébé brin de paille. Le moindre courant d'air et c'est fini. Vous dites ce qu'on ne dit jamais: que seul l'amour peut tenir tête à la mort minutieuse, chagrine, avare, à condition bien sûr que cet amour soit fou, étourdi de lui-même jusqu'à s 'oublier, jusqu'à ignorer sa grandeur de lumière, de patience, d'attention. Ce petit livre aidera beaucoup ceux ou celles qui le liront. Tous les récits de résistance aident à supporter de vivreLes appareils ont maintenu votre petite fille dans l'entre-deux de vivre et de mourir. C'est votre folie qui a décidé du reste et elle seule. La parole d'amour de la folie a tiré la demi-noyée vers le plein jour. Le lait d'amour de la folle s'est changé pour l'enfant, dans l'enfant, en sang rouge cru, vif, dru. Et la vie simple, pauvre, la vie inapparente et quotidienne a pu reprendre ses droits, ses aises, sa place

L'amour va chercher ce qu'il aime en enfer, l'amour avale l'enfer..." (Christian Bobin)oiseaumortHermine Horiot et son frère Hugo

 

18448 1252476483618 1580703167 593729 229276 n
Hermine à la Ruche avec l'Enfumoir

 

" Voilà sans doute comment ce serait rédigé dans un dossier médical: " La patiente attend son quatrième enfant. A sept mois et demi, ne le sentant plus bouger, elle se présente à la maternité de l'hôpital où le diagnostic confirme une souffrance foetale. Une césarienne est pratiquée d'urgence. Au cours de l'opération, l'enfant de sexe féminin inhale du liquide amniotique qui encombre ses poumons. Présentant une DR (Détresse respiratoire), il est placé d'urgence en réanimation dans une unité de soins intensifs...Alors vous vous concentrez pour faire reculer la mort. Vous vous arc-boutez contre elle. Vous luttez front contre front. Vous bâtissez une digue avec votre pensée étrangement fluide. Envers et contre toute raison vous pensez que votre lait sauvera votre enfant; que votre lait a un pouvoir. Vous ne savez plus ce que vous croyez ou non, mais vous êtes partout dans ces peintures de la Renaissance italienne, ces statues, ces fontaines, ces bancs de square où une mère allaite son enfant. C'est là que vous puisez vos forces, dans cette grande imagerie de l'amour maternel, dans ce qui appartient à tout le monde. Comme ceux des châteaux forts qui jetaient de l'huile bouillante sur l'ennemi pour le faire reculer, vous déversez des fleuves de lait sur la mort..."

 

"Je ne t'ai jamais vue. Je te  reconnais tout de suite. Je désigne ta couveuse parmi celle des autres nourrissons. La tête me tourne. Je lutte pour ne pas tomber. Je veux te voir. Je veux te toucher. J'ai l'impression d'être dans le bazar glauque d'un mauvais rêve où j'aurais à identifier mon nouveau-né et pas le droit de me tromper. pas de seconde chance. Je flotte dans l'odeur sucrée des désinfectants. On m'aide  pour aller jusqu'à toi. Je te découvre dans ta cage transparente, hermétique, branchée de partout, sondée, maintenue en vie par des fils reliés à des machines qui soufflent sans cesse, crucifiée, les quatre membres entravés. Grenouille de laboratoire. Ta bouche est entr'ouverte sur la sonde. Une autre, enfoncée dans ton nez descend dans ta trachée t'insufflant l'oxygène nécessaire. Par une aiguille plantée dans ton artère ombilicale, on te nourrit. Régulièrement on te pique au talon pour mesurer la teneur des gaz de ton sang. Je n'en peux plus de te regarder, seulement te regarder. Je n'ai que l'autorisation de toucher ta main. Ta bouche est absolument déssèchée. On te pique. Ta poitrine se soulève dans une sorte de spasme. Tu pleures..."5600 1144840872795 1580703167 347960 5806131 n

 

Voici Hermine aujourd'hui. Violoncelliste, elle termine ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM) avec comme Professeur de violoncelle, Philippe Muller qui a fait ses études au Conservatoire de Liège (Belgique). Elle a 23 ans(1986)Hermine2Hermine4Hermine5Hermine318448 1253689513943 1580703167 596124 7422083 nHermine79899 nHermine et l'auteur de cet article : Christian Vancau, l'Homme de Boue, dans le film du frère d'Hermine, Hugo HoriotP1080106

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Published by Christian VANCAU - dans Françoise LEFEVRE
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commentaires

mouneluna 18/04/2010 11:41



bon dimanche


bises



evy 04/04/2010 21:55



bonsoir c'est un plaisir de parcourir ce blog surtout vos albums de photos de la provence moi aussi je suis dans le sud pas loin de st-tropez c'est vrais que c'est beau la provence..je
reviendrais ,lire la suite passé de bonne fêtes de pâques douce soirée evy



josée 02/04/2010 16:41



J'ai du arrêter de lire car il y avaient des larmes qui me montaient aux yeux. Françoise Lefèvre a ce pouvoir, de me faire pleurer. Je reviendrai plus tard. Josée.



Christian VANCAU 08/04/2010 23:13



C'est une femme superbe Josée, comme toi d'ailleurs. heureux de te l'avoir fait connaître. Je prépare un 3e article. Bisous. Je pense à toi



Laurence 02/04/2010 13:17



Bravo pour cette série d'articles qui nous(me) font découvrir une auteure et une vie forte, sensible, romanesque, rebelle. J'ai hâte de la lire. Bisous