Partager l'article ! Jean Dubuffet, l'homme du commun à l'ouvrage-Biographie 1: Jean Dubuffet, peintre et sculpteur français, né le 31 juillet 1901 au Havre et ...
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Site traduit en Allemand : |
http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html |
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Site traduit en Anglais : |
http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html |

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Sedan et
Charleville au Sud-Ouest
Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes, quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
Jean Dubuffet, peintre et sculpteur français, né le 31
juillet 1901 au Havre et décédé le 12 mai 1985 à l'âge de 83 ans.
Livre qui m'a été offert en 1976 par le peintre belge Jean-Pierre Ransonne
"L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on fait pour lui; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom; ce qu'il aime c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il
s'appelle" (Jean Dubuffet)
Artiste iconoclaste, pourfendeur des institutions, Jean Dubuffet a produit une oeuvre abondante et variée, marquée par une remise en question constante. Artiste majeur du XXe siècle, sa vie est
scindée en deux périodes distinctes; la première porte l'empreinte d'un héritage familial assumé tant bien que mal; la seconde qui se confond avec son oeuvre, débute lorsqu'à l'âge de 41 ans, il
décide de se livrer exclusivement à sa vocation artistique. Issue d'une famille normande de négociants en vin, Jean Dubuffet s'inscrit à l'école des Beaux-Arts du Havre, sa ville natale, en 1916. Après l'obtention du baccalareat, il suit quelque temps les cours de l'academie Julian à Paris. Il fréquente Suzanne Valadon, Max Jacob, André Masson, Fernand Léger et Juan Gris. Ctte vie de dilettante de promonge jusqu'à son service militaire qu'il effectue
comme météorologiste à la Tour Eiffel
En 1924, doutant des valeurs culturelles, il interrompt ses études et tous ses travaux afin
"d'épouser la vie active". Il s'embarque pour Buenos Aires où il travaille dans un atelier de chauffagistes. De retour au Havre six mois plus tard,
il prend des fonctions dans le commerce familial-dont il héritera à la mort de son père-et se marie.
En 1930, il s'installe définitivement à Paris avec sa femme et sa fille et fonde une entreprise de négoce de vins en gros à Bercy. Il se remet à
peindre, confectionne des masques, fabrique des marionnettes et ralise des portraits d'Emilie Carlu, dite Lili, qui deviendra sa seconde femme en
1937. Ses affaires négligées, périclitent: il abandonne à nouveau la peinture. En 1939, il est mobilisé,
puis muté piur indiscipline et évacué vers le sud. A son retour à Paris en septembre 1940, il reprend en main son affaire de vins, qui prospère, entre trafic et marché noir
A partir de 1942, il décide de se consacrer exclusivement à l'art et crée des images primitives au dessin volontairement
malhabile, proche de la caricature ou du graffiti. Dans un expressionnisme bariolé, il se met à
peindre sa série "Vues de Paris", inspirée de dessins d'enfants
Les dessins des malades mentaux,
découverts au cours d'un voyage à Heidelberg,
l'intéressent aussi vivement.
Au printemps 1943, il produit quelques toiles sur le métro (un thème récurrent) et d'autres sur le Jazz
En 1944, il crée ses premiers Graffitis, ses Messages à l'encre de Chine, gouaches et encres de couleur sur
papiers journaux, ainsi que ses premières tables. Sa première exposition a lieu en octobre 1944 à
la Galerie Drouin; il y présente sa série des Marionnettes de la ville et de la campagne
En 1946,
il récidive avec Mirobolus, Macadam et Cie, Hautes Pâtes. La facture de ces tableaux fait scandale.
Dubuffet se détourne de la peinture à l'huile traditionnelle pour de mélanges de sa confection: céruse, mastic liquide, sable, graviers, goudron, vernis, plâtre, pouddière de charbon, éclats de
verre...Sur cette pâte, il incise, coupe, racle avec un grattoir, une cuiller et même ses doigts
En 1946 il publie aussi ses premiers écrits chez Gallimard. Voici ci-dessous une édition originale de 1946, qui m'a été offerte par un libraire, amateur et collectionneur d'art, Monsieu Deom, lors d'une de
mes expositions à Arlon en 1980. Un beau cadeau
Et voici encore une oeuvre de 1946, "La Venus au
Trottoir"
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