LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 70 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:30


Il fait soleil depuis le 1er Juillet et je suis en congé. Nous restons chez nous cette fois-ci, bien qu'invités chez nos amis Agnès et Henti Michon à Graveson (Avignon). Excellent contact avec Jean Bernard, le fils du Directeur de l'Institut de Libramont, Gustave Bernard. Il a pourtant 20 ans de moins que moi. Nous sommes allés ensemble à Redu, village du Livre  à environ 35 Kms d'ici. Au resto Le Fournil. Nous étions les seuls clients et nous avons pris le Menu "Victor Hugo". Délicieuse cuvée du patron, un "Peyriac" 1981.

Je travaille beaucoup au jardin. Les plantes aquatiques qui commencent à s'imposer: renoncules d'eau, lentilles d'eau, Potamot nageant..Les Massettes grandissent mais on ne voit pas encore leurs joncs pointer à l'horizon.Cela ne va pas tarder. Les Joncs épars sont de plus en plus envahissants mais les larves de libellules aiment s'y accrocher pour y effectuer leur métamorphose. Les Nympheas laissent monter leurs feuilles à la surface de l'eau. Les chevelures de Neptune(grenouillette) ondoient et les min-fougères-" Elodées du Canada", ramenées de l'étang de Rabais, se développent un peu partout. Au bord du 2e étang, les Angéliques ont repoussé. Les libellules sont pour la plupart des aechnées bleues ou rouges(femelles et mâles) de la famille des Odonates, petites et fines. Et puis il y a tous ces arbrisseaux qui poussent et j'ai aussi introduit ma première Berce du CaucasePlantations aquatiques

A l'Ouest du grand étang, j'ai commencé à creuser un marais pour les oiseaux de passage.Il a déjà 17 mètres de long. Ici aussi des cailloux sans arrêt comme au fond du grand étang. Je dois être en train de déterrer une ancienne chaussée romaine.Voici le Marais photographié dans les deux sens:

 

Marais 2

Marais

A Arlon je fréquente le Coconut, rue de Diekirch tenu par une amie de ma fille Murielle Huberty et son compagnon et futur époux Jean-Marie, un Zairois, musicien, ceci en fin de journée après mes inspections dans le Sud de la Province. Je continue aussi à fouiller les carrières et leurs fossiles de coquillages à Freylange et à Fouches.

 

A Fouches le sable jaune d'Arlon devient orange et la carrière est remplie d'eau, un endroit que je surnomme Le Lac vertCarrières ArlonFouches Le Lac vertA Arlon je vais souvent déjeûner au Greco, rue de Diekirch. Une famille de Crétois. Je leur ai obtenu un prêt pour installer leur restaurant alors que les autres banques refusaient de les financer. J'ai souvent en tant que prêteur d'argent, défendu des causes perdues en peaufinant les dossiers de gens que je considérais comme valables.. Le patron est un jeune crétois, Angelos, mais ses parents travaillent en cuisine. La famille m'est reconnaissante et je suis toujours très bien accueilli et même invité en Crête. On va bientôt inaugurer l'établissement.Voici l'ambiance du GRECO, on y danse le SIRTAKI. Angelos est à droite sur la photoLe Greco

A Arlon encore j'achète à la Librairie Point-Virgule, Maurice PONS, Jean-Marc ROBERTS "Les Bêtes curieuses", Patrick GRAINVILLE "L'Ombre de la Bête", Jack THIEULOY "Les Os de ma Bien-aimée", Evguénie Sokolov de GAINSBOURG et le Tome II du "Journal" de GOMBROWICZ

Ma chienne Craquotte me suit dans toutes mes tournées. Nous pic-niquons au bord des étangs, tels que celui de Rabais où Craquotte adore se baigner, ou alors en forêt du côté de "La Croix Rouge"dans la région d' EtalleCraquotte à RabaisCraquotte en tournée 001Voici Craquotte à la maison avec ma dernière chatte Praline, ramassée précisément dans cette même région stabuloise, non loin de Bellefontaine et de Virton. Il s'entendent "comme chien et chat" à savoir très bienCraquotte et PralineAvec ma femme Céline nous allons assez souvent au Retro à Poix Saint-Hubert, le long d'une voie de chemin de fer, un Hôtel-Resto retro, plein de charmeRETROC'est dans ce café, un 21 juillet, que j'apprendrai que mon frère Etienne (né en 1946) vient de faire une tentative de suicide et qu'il est en réanimation à la Clinique de Libramont. J'y serai le lendemain à 9h30. On m'apprend que mon frère qui loue une maison à Naomé à une quarantaine de kms de chez moi, s'est jeté par la fenêtre. On a besoin de son carnet de mutuelle. on me donne une clé qui pourrait être celle de sa maison que je connais...dans la région de Paul Verlaine (Paliseul). J'y cours même si je n'ai quasi pas de contacts avec ce frère et celà depuis toujours. Bref me voici parti vers cette maison dans laquelle je parviens à entrer. J'y trouve, outre le carnet, une volée de crucifix et de bondieuseries en tous genres (mon frère voulait être moine et a postulé dans plus d'une vingtaine d'abbayes en Belgique et en France mais n'a jamais été autorisé à rester dans ces communautés religieuses. Ma mère voulait un fils curé et comme elle avait échoué avec moi...)

De retour à Moircy, coup de fil de mes parents qui rentrent de voyage. Avec eux non plus je n'ai plus aucun contact depuis des années. Mon père veut venir à la Clinique de Libramont...en train...mon père chirurgien n'a jamais voulu avoir de voiture. C'est donc Céline qui ira le chercher. Au téléphone ma mère a déjà déclaré qu'elle voulait confier mon frère à un atelier protégé au "Petit Bourgogne" à Cointe. J'ai rugi, calmement-pas d'éclat mais une menace contrôlée- pour que mon père ne se laisse pas embarquer dans ce nouveau cirque de ma mère. Etienne vit encore chez mes parents, à 39 ans et est complètement sous la coupe de ma mère qui le martyrise et le culpabilise sans arrêt.

Quant à moi je travaille et aussi m'aèr,e loin de tout cela. Fréquente une librairie à Florenville "Lis tes Ratures", tenue par une certaine Rita Vaulet. Une deuxième librairie, à l'autre coin de rue vient dêtre ouverte par Michèle LAVEAUX. Je la connais bien Michèle, j'ai exposé dans son resto à Arlon, "Le Cerf Volant" en 1980 et la retrouve, et lui achète "L'exstase matéielle" de LE CLEZIO. Voici à gauche la librairie de Rita Vaulet et à droite celle de Michèle LaveauxLibrairies FlorenvilleGrosse bagarre au téléphone avec ma mère qui veut à tout prix faire revenir mon frère à Liège pour reprendre le contrôle. Moi je veux le garder à la maison et essayer de le remettre sur pied, de le tirer des griffes de cette femme. Et je la plaque au mur, elle s'écrase...provisoirement. Je vais en effet héberger mon frère chez moi pendant quelques jours. Il est complètement ailleurs, figé, parlant très difficilement et lentement. Nous passons des soirées pénibles.

Je reçois alors une lettre de mon père me disant qu'il va porter plainte contre moi pour " rapt". Ras le bol, qu'ils aillent tous se faire foutre et je laisserai partir mon frère.Néanmoins je l'ai mis en contact avec un psychiatre de la région, le docteur Jadoul de Villance et le contact semble s'être établi entre eux Ce sera ma rupture définitive et totale avec ma famille.

Mon frère qui n'a en fait aucune envie de rentrer dans le giron, repassera à Naomé, son refuge de campagne, et fera une deuxième tentative de suicide le 29 juillet. il est à nouveau à la clinique de Libramont. Je téléphone aux Urgences, on ne veut rien me dire. Je téléphone au psy, il n'est pas au courant. Je ne préviens pas mes parents. Les évènements me donnent raison sur toute la ligne... Mon frère sera finalement transféré à l'Hôpital de Bavière à Liège;

Je termine "L'Ombre de la Bête" de Patrick GRAINVILLE. Livre remarquable. Un livre qui me concerne profondément. Un livre d'eau et d'Animalité, écrit dans un style superbe et bourré de sauvagerie avec en exergue une phrase de Julia KRISTEVA tirée de 'Les Pouvoirs de l'Horreur" :

"L'Abject nous confronte d'une part, à ces états fragiles où l'homme erre dans les territoires de l'animal. Ainsi par l'abjection, les sociétés primitives ont balisé une zône précise de leur culture pour la détacher du monde menaçant de l'animal ou de l'animalité. Imaginés comme des représentants du meurtre et du sexe.

Abject nous confronte d'autre part, et cette fois dans notre archéologie personnelle, à nos tentatives les plus anciennes de nous démarquer de l'entité maternelle"

 

Hier à la Télé un reportage confrontation entre Serge GAINSBOURG et JANE BIRKIN. Moments forts...mais il y a ce côté reac chez Gainsbourg qui me déplatî, ce côté France, grande Nation- à se faire coller une légion d'Honneur et à chialer dessus. Et puis trop de sentimentalité du côté de sa mère, dont il porte une bague, cet Oedipe qu'il reproduit avec sa fille Charlotte. Ca m'emmerde beaucoup ce cordon ombilical qu'il n'est pas parvenu à couper.

Il y a aussi  sa réaction à iune critique à propos de son Film "EQUATEUR" . Le mec a dit "Gainsbourg c'est un auteur-compositeu-musicien, ce n'est pas un metteur en scène. Serge râle d'être enfermé dans le ghetto du musicien. Il réussit comme musicien donc il ne peut pas être autre chose. De la même manière, il en remet trop sur son côté écrivain alors que son unique livre "EVGUENIE SOKOLOV" c'est bien mais sans plus-ce n'est pas extraordinaire ni spécialement nouveau. Et lui d'insister "ça a été traduit en anglais, c'est NRF, ça va être traduit en allemand. Vous comprenez si j'ai été publié chez RNF c'est que je suis un tout grand écrivain. Entre Gide et Genêt ". Assez ridicule. Perte de lucidité; On dirait que tout ce qu'il produit dans n'importe quel domaine artistique est forcément génial. Grand musicien, grand cinéaste, grand écrivain...et grand baiseur "J'en ai eu des Gonzesses". Et puis grand peintre méconnu. Son obsession, son ratage, son art majeur, son mépris pour la chanson qui est un art mineur :" J'étais un grand dessinateur, je pouvais croquer en quelques minutes la chute d'un ouvrier tombant d'un toit". Mais tu déconnes Lulu, c'est pas ça le génie en peinture. Rien à voir. Il veut revenir à la peinture. Je n'y crois pas. S'il avait eu la taille pour l'affronter, il ne l'aurait pas quittée.( la taille "crayon" bien entendu)

Il y a un gouffre énorme entre Vian que Gainsbourg a connu, qui est un créateur en écriture et Gainsbourg qui ne l'est pas, si ce n'est au niveau de l'écriture de ses chansons. On ne peut pas tout faire Serge. A vouloir être un dieu, on se casse la gueule. Moi j'ai toujours affirmé que je n'étais créatif que dans le domaine visuel. Je n'ai jamais prétendu l'être en écriture ni en musique. Pourtant je n'arrête pas de baver de la plume, du clavier et de la corde. Je sais que ce n'est pas ça mon vrai truc. C'est juste pour m'amuser. Mon vrai truc ce sont ces matières que j'ai envie de fignoler, de détruire , de reconstruire, à mains nues, c'est là que je me mets réellement en jeu, dans le monde visuel et c'est là que j'ai envie d'oeuvrer, d'inventer, de me créer un style propre, même si j'écris et si je compose parfois en musique, au piano. Mon vrai truc n'a pas de nom; ce n'est ni de la peinture, ni de la sculpture, ou alors les deux à la fois. Il n'y a pas de mot dans le vocabulaire actuel permettant de me définir au niveau plastique. Je sais seulement que mon travail est avant tout primitif, sauvage, qu'il précède le "VERBE". La Bible nous dit que le Verbe s'est fait chair. Pour moi c'est la Chair qui s'est faite verbe et je crois que si nous étions un peu plus "chair" et un peu moins "verbe", le monde se porterait mieux. D'ailleurs ne dit-on pas "La Chaire de Vérité". J'avoue néanmoins que j'adore jouer avec le verbe, avec les mots.

Michel Thevoz, conservateur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne, m'écrit à nouveau pour me dire qiue tous les marginaux veulenet exposer chez lui. C'est une lettre du 1er août 1985. Il est en train de se défiler. Ca m'amuse beaucoup. Je vais lui envoyer la lettre de Dubuffet qui a inauguré notre correspondance. Thevoz et son conseil d'administration n'auront qu'à gfaire un choix entre tous ces marginaux.

Pour la 1ère fois je vois à la télévision, Michel PETRUCCIANI, le pianiste nain. Sa croissance s'est arrêtée à l'âge de 4 ans. Révélé à 18 ans lors du festival de Jazz de Paris, il est aujourd'hui un des pianistes de jazz français les plus demandés. Aux Etats-Unis ses inerprétations avec de grands musiciens comme Charles Lloyd ou Lee Konitz, sont devenues célèbres auprès de tous les amateurs de Jazz.Petrucciani08

Je me sens bien en pleine nature avec ma chienne Craquotte. C'est un dialogue de silence. Je fuis la parole de plus en plus. Ca me fait penser à Bruno Bettelheim hier soir, à propos des autistes (Portrait de BRUNO BETTELHEIM: Un autre regard sur la Folie. D'origine autrichienne, Bruno Bettelheim est né à Vienne en 1903. C'est là qu'il fait ses études et acquiert sa formation de psychanalyste. Les recherches qu'il entreprend sur les psychoses infantiles et l'autisme sont brutalement interrompues par la guerre. Envoyé à Dachau, Bettelheim qui est juif, connait l'horreur des camps et n'échappe à la mort qu'en fuyant vers les Etats-Unis et en y devenant responsable de l' Ecole orthogénique de Chicago. Dans les camps de concentration, Bettelheim a pu observer le psychisme des déporttés réagissant à cet environnement effrayant par toute la gamme des réactions psychologiques. A Chicago dès son arrivée, il engagea des travaux de recherche sur l'autisme et les maladies psychotiques infantiles. C'est dans cette école que Daniel Karlin erst allé planter sa camera et ses micros pour se mettre à l'écoute des petits malades)

Emission Apostrophes avec Vladimir JANKELEVITCH ce 23 aoûtJankelevitch

 

Et pendant ce temps, ma petite chatte Praline grandit. Belle petite panthère noire...PralineAttaques répétées des rats musqués qui trouent mes berges et dévorent les racines des nymphéas et autre plantes aquatiques qui flottent couchées sur le flanc. Je suis hors de moi et devrai me résoudre à faire piéger ces bêtes que j'aime par le piégeur de la région wallonne. Ca ne me plaît pas du tout mais que faire d'autre, sinon renoncer aux étangs qui sont à la base de l'achat de ce territoire et de mon travail artistique entièrement motivé par la présence de ce monde aquatique.

Deux pierres ramassées dans un chantier, celui de l'ancienne Poste d'Arlon, et que je suis en train de retravailler, deux pièces lourdesPierres route d'Arlon

 

J'en ai marre d'être agressé par les gens, de me laisser polluer par les projections de leurs insatisfactions, de leurs ratages personnels.La plupart des hommed de quarante et des ans, lorsqu'ils s'aperçoivent qui'ils ne feront jamais rien de personnel-donc qu'ils ne feront pas d'oeuvre au sens large du terme, passent le reste de leur vie à faire chier leur entourage pou se donner l'impression d'exister malgré tout surtout que le temps passe, que le temps est irréversible, que les rides apparaissent, que leurs poils blanchissent, que leurs bedons enflent et que leurs bilans sont plutôt catastrophiques. Une épouse qui n'inspire plus grand'chose, des enfants qui leur ont dit merde, une profession totalement instable et menacée par la crise.

Et à côté de ces vieux cons qui ont mon âge, il y a les jeunes cons, qui ne proposent rien de mieux, qui dorment debout, totalement anesthésiés, sans tripes, yeux révulsés de cabillauds crevés, échoués à flancs de rades, à flanc Dorades

J'achète un autre livre sur Henry Miller, celui de Norman Mailer "Vie et Débauche dans l'Oeuvre d'Henry Miller". Je suis d'ailleurs en train de lire un autre livre sur Miller "Toujours vif et joyeux: la vie d'Henri Miller" de Jay Martin

En cette fin août 85  j'en arrive à une négation totale de mon passé familial. J n'ai pas de famille, moins encore qu'avant, ni père, ni mère, ni frère, ni soeur. Ils me sont tous étrangers;

Reçois une carte de Jean Bernard, ce jeune ingénieur de 25 ans avec qui je me suis lié d'amitié. Il est dans la Vallée des Merveilles, dans l'arrière-pays niçois, avec son amie Véronique et suite à nos conversations du début d'année, ils se sont envoyé outre cette vallée, la Collection de l'Art Brut à Lausanne et une exposition Dubuffet à la Galerie Maeght à Saint-Paul de Vence. Cele me fait plaisir que des amis, somme toute assez récents, et en dehors du milieu de l'art, se soient façonnés un tel itinéraireVallée des MerveillesVoici mon whisky préféré, enfin disons quotidien, un verre avant le repas de midi en écrivant ce journal. Du Bourbon, ce whisky américain que j'ai découvert dans l'avion de New-York en 1971. Un verre suffit amplement à me mettre en verve épistolaire. A cette heure de la journée, avec mon rerpas qui mijote, j'ai déjà un énorme travail derrière moi, puisque je me lève à 6 heures en hiver et à 5h00 en été "Le Monde appartient.....".pas de miracle...J'ai horreur des lève-tard...)Mon Whisky

Ce vendredi 13 septembre, jour du vernissage de mon exposition a l'Atelier 340 à Bruxelles, mais j'ai une réunion à Liège à ma banque Ippa où on nous annonce de nouvelles rstructurations, sans en dire plus. Ca promet du plaisir.

Après la réunion, j'achète à la Librairie Pax un numero de L'ARC sur MUSIL ainsi que "l'Homme atlantique" de DURAS. Nous venons en fait de décider avec Céline, de nous rendre en Normandie. Ce sera la première fois que je verrai l'Atlantique, ayant toujours été aspiré par la Méditerranée, moi l'homme du Nord.

Ensuite je vais chercher mon ami Jean-Pierre Devresse à la Médiathèque où il travaille car nous partons ensemble avec Céline et Marine Closset, sa compagne, au vernissage du 340 à Bruxelles. Là, je tombe sur Daniel Seret un ami peintre de longue date (1976). Lui aussi a une exposition mais à Liège. J'entrevois aussi Jean Vanesse l'ancien chanteur du groupe Flop House de Libramont, groupe présent chez nous, lors de notre pendaison de crémaillère en 1979. Nous regagnons la rue Bassenge, domicile de Jean=Pierre et Marine et là nous attendent pour l'expédition bruxelloise, Dominique Marx, un ami sculpteur de ma région (Bertrix) et sa soeur Sonia, également artiste. Ils ont du mérite car ils ont reçu les invitations 48 heures à l'avance, seulement.

Nous y sommes à Bruxelles à la nuit tombante. Foule, la toute grosse.Des tas de participants. Choc,  mon aquarium est exposé dans une cour et il a plu dedans toute la nuit et  l'eau est trouble. Mon Champitronc est introuvable. Je croise Wodek Majewski qui me dit que cette pièce est dans son appartement, qu'il n'a pas eu assez de place pour l'exposer mais que l'essentel est que les deux pièces figurent dans le catalogue. Pauvre con. Cela fait dejà trois faux-pas depuis le début de l'expo dont voici quelques images Tout d'abord l'invitation et un extrait de la couverture du Catalogue. Animal-Végétal

animal-végétal2Catalogue 340En bonne compagnie... de Pierre Alechinsky et de Marcel Broodthaers.

Ensuite mon aquarium forestier et mon Champitronc que personne ne verraChampitronc 340-1Et puis peu à peu dans la foule des amies et amis, Eric Muller et Edith de Kindt, André Moyaerts, avocat à Bruxelles, ex du Mouvement Planète, Françoise Klauner, Jean Bernard et Véronique, retour de la Vallée des Merveilles, etc...etc..Tout cela se termine au Café Le Falstaff, près de la Bourse de Bruxelles. Retour à 5h00 du matin dans le brouillard. C'est moi qui conduis...Inconscient..

le 19 septembre un bond à Luxembourg-Ville, coupée en deux par son énorme ravin verdoyant, au fond duquel coule Le Bocq. J'y rencontre Martine Schneider, patronne de la Galerie BeaumontLuxembourg 19 Sep 85Le lendemain réunion de ma Banque à Bruxelles au petit Sablon. En fin d'après-midi, je repasse au 340 à Jette. Grande discussion avec Wodek Majewski, le "Président-Concierge". Rencontre les Mommaerts, des amis de Wodek. Et puis vers 19h00, arrive mon ami turc Savac Manco qui vient me chercher pour diner en ville. Wodek nous offre une bouteille de Rosé de Jette. Il fait déjà noir lorqsqu'avec Savac nous descendons vers la Gare Centrale et la Petite rue des Bouchers. Un monde fou aux terrasses des cafés. Chaleur. Ambiance lourde de "L'Etoile Mystérieuse" (Tintin). Nous sortons peu après minuit. Je suis complètement pèté, ne tetrouve pas ma voiture. Elle est au pied de la petite chapelle en totale contravention sur un talus. Je dois me rendre du côté du Cimetière d'Ixelles,rue César Franck, loger chez des amies de ma fille, rentrées à la campagne pour le WE, les filles Robaye de Libramont. J'ai un plan mais je ne vois rien. J'y arrive pourtant, me trompe d'étage, essaie d'ouvrir des tas de portes avec ma clé. Ouf enfin, j'y suis. Pourquoi je loge à Bruxelles???Parce que ma banque organise le lendemain, une grande croisière sur l'Escaut et qu'il est plus que conseillé d'y être, étant donné les restructurations en gestation.

Ce samedi 21 septembre je me réveille à 6h00. J'ai dormi 3 heures et ai la tête qui tourne et une gueule pas possible. Je cherche en vain du café dans l'apart. Y a pas. Je bois du thé. Je roule sur l'autoroute, direction Anvers. A 10 Kms de la ville, je m'arrête dans un parking et suis rejoint par un de mes agents de Paliseul, Monsieur Labbé. il ne connait pas Anvers. Son épouse l'accompagne. OK je les pilote jusqu'au Steen (Port d"Anvers) à travers cette ville que je connais par coeur. Voici l'embarcadère. Il fait superbe. Et là c'est l'horreur. Ils sont tous en costard-cravatte et les membres de la direction super-nippés nous accueillent sur le Pont. Demi-tour vers le parking ,j' ouvre mon coffre, ma valise, empoigne ma chemise de la veille dans un état proche de l'Ohio, ma cravate, mon veston, enlève ma veste  verte américaine, mon pull mais n'ose pas changer de pantalon car tous les gens d'Ippa arrivent, mes agents du Luxembourg  compris, et se garent autour de ma voiture et marchent dans leur beau costume en direction du Flandria 20, notre bâteau. Me voici en haut de la passerelle accueili par un certain Poncin, grotesque personnage, une gravure de mode, le maître de Cérémonie. Je suis en veston clair, chemise bleue-heureusement qu'elle n'était pas blanche, cravatte rouge, pantalon en velours vert- eh oui ça ne va pas du tout ensemble et grand sac vert Ippa. Ouf il me laisse passer après m'avoir jaugé de la tête aux pieds. Difficile de me renvoyer, j'ai traversé toute la Belgique  du Sud au Nord, pour venir.
Nous appareillons vers 9h30, après de multiples péripéties. En fait il ya deux bâteaux qui se suivent. Nous sommes environ 300 cadres, des cadres que je ne puis encadrer. C'est probablement pour cela que je n'ai jamais mis de cadres à mes peintures.

Nous longeons la ZELANDE  et nous dirigeons  vers une de ses îles, Zierigzee. La traversée est longueCarte Zierigzee

Zelande 1 Fin Sep

Voici donc le  Zierigzee, petite ville en carton-pâte, sur une île. Nous sommes en Zélande. Et cette dame qui passe en vélo, qui nous écoute, qui est française mais vit là=bas depuis 20 ans; Michèle BALAGNASTRA, Hofferstraat 4 - 4103  Zierigzee;

L'impression de me trouver en Scandinavie. C'est la fête sur l'ïle et une fanfare "Nouvelle Orléans" qui me rappelle celle de l'Oxford Street à Londres en 1956 et puis on a mangé et pas mal bu sur le pont (encore). On va bientôt reprendre le car et vers 17h00, embarquement. Mais sur le ponton, je laisse tomber jun carton à bière, celui sur lequel les amis de Wodek m'ont écrit leur noms et adresse. Alerte!!! carton à bière à la mer. Je redescends du bâteau, me retrouve sur une plage de groses pierres, en mets quelques unes dans mon sac et attend que la marée ramène ce carton-cela dure bien 20 mihutes, sous les quolibets de mes collègues qui sont sur le pont, aussi ivres que moi.En fait tout le monde m'attend et il y a une ambiance de mutinerie à bord. D'ailleurs les chefs ont disparu. Et si on enlevait le bâteau???. Et c'est là que je découvre des huîtres de Zelande (forcément), superbes, et des algues, et des pierres vertes. Comme j'ai en bandoulière mon grand sac vert Ippa, j'engouffre tout dedans. Enfin voici mon carton ramené par la marée haute. Je puis enfin m' embarquer, avec mon sac très lourd et une poignées d'algues vertes sur la tête. Bref je n'arrête pas de faire mon cirque. Sur le pont je vais de table en table et montre mes coquillages. Personne d'autre n'en a ramené. Ils ont pourtant tous sillonné cette rive qui jouxtait notre bateau

Arrivée en Zelande

Et c'est le retour à la nuit tombante, la remise des prix, l'ouverture du Bal, ben oui y a des dames, les gens saouls au bar, le pont d'en dessous à la nuit tombante, les lumières du port, ce type dont j'ignore tout et qui m'invite à venir perndre un verre, un de ceux qui se trouvaient dans mon groupe pendant la visite guidée sur l'île et qui a , me dit-il beaucoup apprécié mon humour au second degré-il doit rester des traces de ctte visite guidée car plusieurs fois mon collègue Jean-Claude Parmentier m'a filmé pendant que je faisais le singe.
Ah cette arrivée de nuit dans le port d'Anvers avec ces nuées de lumières scintillantes. Il est 22h15. Je renonce à prolonger la fête-les rues sont pleines de monde. Alors je fonce  et en moins de deux heures je serai de retour à Moircy, havre de paix, ivre de paix.

Le 25 septembre mon ami José Lambinet Directeur du Centre de lecture publique à Libramont, ce centre où j'ai fait ma première exposition en 1976, vient avec sa fille infirmière (Dominique Lambinet) qui veut m'acheter une de mes peintures accrochées dans la bibliothèque de son père. Elle vit en Suisse et soigne Georges Simenon lors de ses cures. Marché conclu pour la peinture. Elle vient d'épouser le Docteur Tychon, un otho-rhino de Libramont que je connais un peu.

Et le jeudi 26 septembre en route pour la NORMANDIE. Arrêt pour le déjeûner à ROUEN, quelle belle ville avec en plus l'animation typique d'une ville universitaireRouen 2 Rouen 1 26 SepVoici l'itinéraire que nous allons suivre avec une première nuit à HONFLEUR, à la ferme de la Grande Cour sur les hauteurs(à Genneville très exactement=. En 3 jours nous allons nous enfiler Rouen, Honfleur, Fécamp, Cabourg, Houlgate, Deauville,Trouville et EtretatItinéraire NormandieHonfleur-Le PortHonfleur la ville des peintres et celle d'Erik Satie aussi. Nous y passerons une deuxième nuit. Nous adorons le port.

Et puis la Lieutenance sur ledit Port.Et puis la Plage au soleil couchantHonfleur La LieutenanceHonfleur La Plage

 et ses coquillages que je ramasse comme de bien entendu, ainsi que des cailloux étranges et bien sûr comme toujours je ne puis m'empêcher de plonger dans cette mer irrésistible. Cette plage s'appelle " La Grève surveillée du Butin" !!! ??? Et hier soir en allant m'y promener avec Craquotte, j'ai aperçu deux panneaux interdisant toute baignade à marée basse. J'ignore pourquoi. A cause de la surveillance du butin sans douteCoquillages d'HonfleurSans oublier la maison d'Erik Satie. Alphonse Allais aussi est de Honfleur, lui qui a fait graver sur sa tombe "Ci-gît Allais, sans Retour"Honfleur Erik SatieLe deuxième jour nous passons l'après-midi à CABOURG sur une plage superbe et ensuite sur une autre plage où les villas dévalent sur le sable, HOULGATE. Et après avoir ramassé des kilos de coquillages, je me suis à nouveau plongé dans cette mer irrésistible, caressante à souhait-presque pas de vagues et des mouettes à gogo sur le able, à marée basse. Et Craquotte collée à Céline, que j'emmène de force vers 16 heures en direction de la mer.La voici les pattes dans l'eau, les vaguelettes lui pourléchant le ventre...et puis tout d'un coup, Miss Craquotte fonce dans la Manche, droit vers l'Angleterre, (comme mon père en 1940) sans peur aucune. Elle nage et je la suis-merveilleux moment_ Craquotte dans l'Atlantique. LA CHIENNE ATLANTIQUE, chienne d'eau de mer.. Les plages sont mortes, la saison est finie-tout ce que j'aime. les hötels sont dermés. Alors on achère du saucisson, du jambon, deux baguettes et une bouteille de Cahors à 30 FF, la grande vie quoi ! Et on a dégusté tout cela sur la plage devant le Casino et les hôtels fermés. Et pas trace de marguerite Duras.

La veille nous avons parcouru Deauville, Trouville, Villerville, mais avec une plage et une mer plus belle et sans avoir dans la gueule cet horrible Port du Havre.

Houlgate-CabourgCe matin sur la plage de Honfleur (sur la route de Trouville) j'ai encore ramassé un énorme sac de pierres calcareuses de toutes tailles (En 2011 elles sont toujours chez moi à Moircy dans le jardin, comme toutes les pierres et coquillages ramassés durant ma longue vie). J'écris mon journal dans ce Port de Honfleur parmi les "Gens de Honfleur", qui se souvient de ce chanteur Québecquois, qui s'appelait STEPHANE GOLDMAN, début des années soixante, apparu en même temps que Brel et Brassens, dont il ne reste aucune trace et qui chantait "La Marie-Josèphe" et "Les Gens de Honfleur" (et Les Comédiens, Ma guitare et moi etc...) Je le chante et joue régulièrement mais plus personne ne se souvient de lui. Il a disparu brutalement, voix superbe à la Felix Leclerc..Rien sur Internet. Sur les terrasses de Honfleur je fais rien que de boire du Calvados. Un pays ça se mange et ça se boit aussi...DSC00117

Donc à notre droite sur le port, la LIEUTENANCE, ancienne demeure du gouverneur. Nous sommes en pleine civilisation VIKING et crest loin de me déplaire. Et bien sûr c'est rempli d'anglais. On se croirait au lendemain de la Bataille de HASTINGSIl faut aussi parler des crevettes d Honfleur avec ces vieux pêcheurs en frade dans leurs petits cargots bleu et rouge et vert et blanc-délavés- et leurs nasses arrimées et leurs tamis où ils secouent les crevettes tressautantes-très très sautantes, rejetant les trop mini-shrimps à la mer, à la grande joie des goëlands. n aperçoit alors en surgace les crevettes rescapées, les miracujlées de la pêche miraculeuse, des crevettes ou des sardines peut-être, enfin toutes ces sardines crevant sur une mer d'huile-bref toutes ces sardines à l'huile en train de crever-rescapées de l'eau bouillanet-remuant faiblement à la surface de l'huile-enfin de la mer-trop anesthésiées pour plonger vers les bas-fonds, et se faisant cueillir, au lieu de se faire bouillir-par des mouettes zélées, tout aussi rapaces que les hommes qui venaient de les rejeter à la mer pour cause de non-rentabilité gastronomiquehonfleur-01

Trouville est étonnant, de par ses vieilles villas à colombages en bord de plage, des maisons à "La Psychose de Hitchcock". A Trouville je n'ai rencontré ni Duras, ni Louis Pauwels nu Jacques Sternberg, l'écrivain belge qui "barre à Honfleur"

Face à moi de l'autre côté du "bassin" de Honfleur, je vois "Restaurant Carlin, Galerie de La lieutenance, Crêperie du Vieux Bassin, Crédit Agricole. Aussi l'Hôtel du Cheval Blanc qui coûte très cher. D'ailleurs tout coûte très cher ici. Il y a aussi "Le Café de Paris". Nous sommes à la terrasse de "La Voile au Vent", au coin de la rue Saint-Antoine et au bout du Quai Saint-Etienne"honfleur-06

Deauville je n'ai pas aimé du tout. Ca pue le fric mais j'ai aimé le Marché aux Poissons...qui pue... le poisson.

Sommes allés à Fécamp jour de marché. Décevant. Poussières, entrepôts. Sans âme. Industrie de la pêche. La mer mais mise en conserves. Un chantier. On s'est vite tirés après être passé devant le Musée de la Bénédictine.

Et nous sommes partis pour ETRETAT. Bonne première impression en arrivant sur la petite place avec sa vieille Halle et sa "Maison du Calvados". Et nous voici sur la digue, les terrasses face aux fameuses falaises.Mais la marée est haute. Il fait soleil brumeux et la bise est nettement plus froide qu'à Honfleur.Par contre la mer est translucide, vert émeraude et la plage toute en galets ronds, dont Céline et moi remplissons un plein panier d'osie. On boit du Kirr sur la digue. On sent que la saison est finie. Avec les CHANOINES" (crevettes rosées), je m'enfile quelques crustacés (juste assez). D'ailleurs je n'ai fait que cela pendant 3 jours. Dur la mini-plage de galets, à marée haute, il y a des mouettes géantes, peut=être dees Goélands, très familières et plus que gloutonnes.
C'est vrai que LES FALAISES D'ETRETAT sont typées même si on les a vues mille fois au cinema ou à la télévison.ais l'amnbiance est assez sinistre et nous repiqons sur Honfleur par le Pont de Transcarville, transperçant la Seine que nous devinons très large à travers les brumes épaisses.Etretat

Nous croisons des vaches normandes aux énormes taches auburn (auburn-noires) et c'est Honfleur à nouveau. On y retrouve la chaleur autour du "bassin". on est samedi et c'est la foule du Saturday's Night Feve. Impossble de se garer. Temps splendide. Gerbes de robes blanches. t de nous retrouver à notre terrasse habituelle, la seule exposée au soleil. Nous buvons de la Kanterbraü à "LA VOILE AU VENT".La foule est de plus en plus dense.honfleur-20

Derrière nous une petite place intérieure très belle, la Place Arthur Boudin et des tas de petites rues, style coupe-jarrets comme le disait le patron du "Petit Mareyeur"

A Honfleur du temps des Vikings, on coupait les jarrets des voyageurs débarquant de la mer pour les délester de leur or.honfleur-30honfleur-39Après une dernière nuit passée à ABLON, une très mauvaise nuit, ce dimanche 29 septembre, on s'est levés à 5 heures et en un quart d'heure on s'est retrouvés dans la voiture, dans une nuit pleine de brouillard et à tâtons on a cherché l'Autoroute Paris-Caen et miracle on l'a trouvé. A 8h45, nous sommes arrivés à Paris, décidés à contourner ce monstre de beautés par les périphériques Sud afin de reprendre l'autoroute Metz-Nancy, sans devoir traverser la ville. Complètement loupé car j'aperçois soudain la Tour Effel, puis l'ORTF et tant pis je continue vers le Pont Neuf par la rive droite, tant qu'à faire, puisque Christo l'a emballé et j'arrive Quai de la Mégisserie...je descends de la voiture, temps splendide, pépiements des volières et....C'est le coup de foudre immédiat..Je suis EMBALLE moi aussi par CHRISTO. Ce pont bâché d'ocre jaune me fascine et je prends des photos. Céline dort dans la voiture. On est dimanche matin. Je prends deux photos et remonte dans la voiture. Cet arrêt de 5 minutes en plein Paris me marque plus que tout le  reste du voyageChristo à ParisEt nous sommes de retour à Moircy à 12h45.

De la Normandie, mon souvenir marquant reste HONFLEUR.

Je constate une fois de plus cette façon que j'ai de m'immerger dans les contrées que je visite; Si je vais en Normandue je sais qu'il y a la mer, donc je n'arrête pas de plonger dedans. Il y a aussi les vergers et  les pommes du Calvados, donc je bois du Calva, nouvelle immersion. Il y a des poissons, des coquillages, des crustacés donc je bouffe du poisson et des crustacés et je ramène cailoux et coquillages sur mon territoire en  Belgique. Car ce n'est vraiment pas la peine d'aller en Normandie, si on n'aime pas les crustacés, ni le Calavados, ni l'eau salée des vagues sur le corps, des vagues à corps (on dit bien des" vagues à l'âme"). Donc j'ai tout pris à bras le corps, j'ai tout sucé jusqu'à la "substantifique moëlle" (N'oublions pas Rabelais au passage).

Ce jeudi 3 octobre, j'apprends que Simone SIGNORET est morte il y a 3 jours, à 7h00 du matin, à Auteuil, en l'absence de MONTAND qui était en tournage. Une très grand dame disparaît. L'inhumation a eu lieu mardi soir, au Père Lachaise, cimetière que je dois absolument visiter d'ici peu (ce ne sera fait qu'en 1989).

A Liège nous visitons une exposition qui a lieu dans les sous-sols de  la Place Saint-Lambert, à savoir l'ancienne gare des autobus. Son nom "INVESTIGATIONS". Une série de créations d'avant-garde intégrées au décor. En voiic un exemple. DSon instigateur est Laurent JACOBSInvestigations

 

Notre Notaire Eric Wagmans se présente aux élections à Saint-Hubert. Il sera éluImage-copie-3

 

Après celui de Simone Signoret, ce sont les décès successifs de ROCK HUDSON, YUL BRYNNER et ORSON WELLES, mort à 70 ans et qui ne faisait plus de films depuis 10 ans.

Aux élections je vôte Ecolo. Jadis je vôtais PS...

J'apprends mes nouvelles fonctions à la Banque IPPA. Je deviens AUDIT des abgences bancaites sur un  secteur qui a triplé en superficie; 150 Kms quand de Moircy je remonte vers le Nord, jusqu'à la frontière allemande et à celle des Pays-Bas. On m'attribue donc les cantons rédimés, cette région germanophone de Belgique (Eupen et Sankt-Vith), parce que je me débrouille en allemand et une soixantaine de Kms lorsque je redescends vers la Gaume et la Lorraine. Pour la première fois je suis défait de toute mission commerciale. Mon rôle est d'arriver par surprise chez des agents qui sont tous indépendants (style courtiers drassurance) et de tout contrôler. S'ils sont absents, je n'ai plus qu'à revenir une autre fois mais sans jamais donner rendez-vous. Et je vais tenir le coup dans ce boulot knfernal, avec des 200 Kms par jousr de route, encore pendant 4 ans, puisque je serai liquide en octobre 1989. Le voici ce secteur:Mon Nouveau secteur Audit

 

Heureusement que BEDOS vient à Libramont le 3 NovembreBedos à LibramontEt voici donc Guy au Foyer Culturel de Libramont. Bedos mon préféré. Une salle de 400 plages, remplie aus deux-tiers, lui qui fait salle comble partout. Pauvre Libramont. Heureusement qu'il y a "Les Femmes socialistes prévoyantes" de Saint-Hubert qui l'ont invité, un exploit car Bedos ça coûte tout de même 19.000 euros à l'époque. Alors avec 300 places à  16 euros, moins les invités, voyez le bide financier. Il n'en revenait pas Bedos de cette salle vide. Il a dit que ça lui était arrivé une fois en Afrique. Il a "cru" qu'il était dans une salle vide, amis quand le peuple noir s'est mis à rire, il a été tout de suite rassuré.

Pendant tout le spectacle, li a charrié un mec au 1er rang parce que celui=ci au moment où Bedos disait "Un jour je suis allé à Amsterdam...". Et le gars a dit "LE PORT" et Bedos est parti là-dessus, sur le côté nostalgique de Brel et que Brel était mort ...et même mort chez les noirs. Et tout le temps il revenait avec "Dans le Port" en appuyant sue "Le Port".

Pendant la grosse moitié de son spectacle, il a improvisé et joué avec nous, les belges. il s'est foutu de notre gueule, de "La Libre Belgique"(Journal catho évidemment), de notre extrême-droite "une tradition en Belgique avec Degrelle, Nols et consorts...et même Leopold III...".

Dès son arrivée sur scène, il a fait semblant que le roi et la reine étaient en coulisses-assis derrière un rideau de scène-pour ne pas être vus du public lors d'un spectacle comme le sien. Régulièrement il allait leur parler"Oui, Majestés, ça va être fini, on va aller souper-oh pour moi un waterzooi ça ira". Il a dit à Beaudhuin qu'il n'était pas responsable de ce qu'avait fait son papa (Leopold III) pendant la guerre, qu'il était trop petit à l'époque.

Il a aussi joué avec un fil de la moquette qui dépassait au milieu de la scène"Il faut que je m'occupe de tout, ici", en essayant de l'arracher.

Et puis nos sketches favoris et aussi une histoire belge pour clôturer "le type qui rentre chez lui avec une grosse merde dans sa main et qui, la montrant à sa femme, lui dit "Chérie regarde dans quoi j'ai failli marcher".

Après Bedos, vers 23h00 je me tape à la Télévision un reportage sur REISER, un autre pote. Ce film est signé Michèle Jouauaud-Castro, c'est-à-dite Michèle Reiser, la veuve du célèbtre dessinateur français. Elle a voullu reconstituer la carrière de Reiser,créateur de multiples personnages qui ont marqué la bande desssinée française, comme "Mon Papa", "Les Copines, "Gros dégueulasse". Rreiser raconte, rit, explose dit son amour de l'art et de la vie. Itinéraire brillant qui se termine sur cet adieu pudique:"J'aime pas la maladie, j'aime pas la mort" confie doucement Reiser.

Le 7 novembre, raid sur Bruxelles pour aller voir l'exposition de notre ami ATTILA, sculpteur liégeois qui vit à Clermont-sur-Herault. Il expose à Fine Art, Galerie Le Bailli, avenue Louise, sous l'égide d'un certain Francis Puig. Nous y allons avec Jean-Pierre Devresse, ami peintre liégeois, ex-Libramontois. Belle expo d'Attila (alias Alain Mercenier)Expo Attila Bxlmais avant la galerie nous sommes allés voir une expo GOYA au Musée royal des Beaux-Arts (Europalia Espagne à Bruxelles). Goya, toujours avec ses femmes violées et égorgées par des brigands, avec ses fusillés, avec ses prisonniers blafards. Visions d'Enfer. Et aussi un côté sadique accusé, donc aussi maso.

Après cela TAPIES au Musée dArt Moderne, de grans panneaux récents (1984)TAPIESTAPIES 2 Et puis CHILLIDA que je n'aime pas. Et enfin LOPEZ-GARCIA, que je ne connaissais pas du tout et qui n'est pas n'importe qui. Curieux bonhomme. Le maître du réalisme en Espagne, dit-on.

Ensuite nous visitons une expo de groupe(ALEA) à l'Atelier Saint-Anne, rue des Tanneurs dans laquelle figure un autre de mas amis peintres de Grand-Halleux, Bernard GENGOUX, dont je reparlerai bientôt. Voici une de ses oeuvres. Un primitif lui aussi, qui ne tardera pas à se jeter dans la Meuse, à Wandre, près de LiègeBernard GengouxEt  nous terminons par une nouvelle visite à notre ami Majewski au 340, à Jette340 Bistro 2340 Bistro 3Hier en regardant Goya et son immense travail, je me suis dit: " tu dois, tu devrais encore beaucoup travailler, consacrer tout ton temps à développer tes moyens d'expression, aller beaucoup plus loin, tu n'en es nulle part. Il faut travailler, épurer, affiner, éliminer, et la vie te serre à la gorge et t'enlève toute ton énergie, qui n'est en fait bonne qu'à cela, à la création et tu n'en as rien à foutre d'investir ton CRI dans la Banque, to cri c'est dans ton art qu'il doit éclater. Alors que faire???Je suisi complètement à côté de mes pompes. Cela en devient même "funèbre". Je le dis, je le crie. Personne ne peut rien pour moi. Je risque d'en crever très vite"

 

En ctte fin novembre, abominable abattage à LA REID, près de Spa, de 3 LOUPS échappés d'un Zoo à travers une clôture défaillante. Toute la région sur les dents-des dents de Loup. Une localité que je traverse régulièrement lors de mes tournées. C'est la Curée, les frustrés-vampires. Quelle aubaine!!. Trente hommes armés contre trois loups désarmés. Pauvres connards...d'hommes. On ne pouvait pas les endormir les Loups avec un fusil-seringue??? Bande de crapules.Les Loups à La Reid-copie-1

fuyards a été abattu vers 14h45 par un policier de Theux, le deuxième, une heure plus tard, par un particulier

Un nouveau stage à Bruxelles ces 9-10 et 11 décembre. Je loge chez Jean Bernard et Véronique, près de la Gare du Midi, rue du Maréchal Joffre, à Forest.Image (2)-copie-2 Resto grec le 1er soir, je mange une Mousaka et avec Jean nous vidons une bouteille de Résine. Veronique la psychiatre (Elle travaille à Erasme) va voir une projection sur Bruno Bettelhiem. Jean et moi allons prendre un verre à l'Atelier "Café Concert", 77 Rue Elise(parallèle au Bvd. Général Jacques). Soirée de fou-rires, surtout en gonflant mon matelas pneumatique..Image-copie-4

 

Le lendemain j'achète "LA ROUTE DES FLANDRES" de CLAUDE SIMON à la LIbrairie Pauly, rue de Namur, à deux pas du Petit Sablon où je suis en stage.

Le soir nouvelle soirée délirante avec Véronique et Jean. On fait des courses au Delhaize du coin, pour faire la nouba près de "L'altitude 100". Un Minervois, un Côte du Rhone 1985 et un autre rouge 1983. Nous ramenons de quoi préparer un plat avec des boulettes, un plat gratiné au four à gaz dont j'ai oublié le nom. Suite de gags en chute libre, dans une cuisine des anges trop petite pour pouvoir envelopper, les trois démons que nous sommes: une psychiatre, un ingénieur "Vianesque" et un banquier. Quel assortiment..

A midi le lendemain alors que je déjeûne au Casse-Croûte, rue Pépin (Porte de Namur), j'entends une voix de fausset à la table derrière moi. C'est le cinéaste belge André  DELVAUX qui mange avec deux élèves et parle sans arrêt. Comme je mange à une table collective avec mes collègues, je leur signale que c'est André Delvaux, le plus grand cinéaste belge à cette époque, celui de "Belle", de "Benvenuta, de "Un soir un train"..."Qui ça??? Connaissent pas???" Effarant ce milieu d'analphabètes dans lequel je vis depuis 20 ans.

Et ce dernier soir à Bruxelles, ce 12 décembre, je repasse au 340, rechercher mon aquarium. Ouf...

Le 15 décembre je repars en stage à Wilrijk-Anvers. Une journée d'informatique et je fonce vers Gand où ma tante Ginette m'attend (la soeur de mon père). Elle habite au Kouter. On va manger avec ma cousine Regine et mon Oncle Lucien. J'apprends que mon frère a fait une troisième tentative de suicide-il serait à l'Hopital de Bavière à Liège, pour plusieurs mois. Je loge à Gand et repars pour Anvers le lendemain, pour revenir à Gand, visiter un peu ce qui est tout de même ma ville natale, et dîner avec ma tantePlan de GandGand-StBavon-copie-1Voilà, je suis né dans ce quartier (Dans la Langenieuwestratt) où vous apercevez l'Eglise Saint-Nicolas à l'avant-plan, le Beffroi à gauche, et en arrière-plan, la Cathédrale Saint-Bavon dans laquelle j"ai été baptisé en novembre 1937. la soeur de mon père Ginette Van Cauwenberghe et son mari Lucien Brunin habitaient à la Ingelandgat (à gauche, au-dessus du plan. J'y ai passé de nombreux séjours.

 

Je termine l'année 1985 avec" La Route des Flandres" de Claude SIMON, Prix NOBEL 1985.Image-copie-5.jpg Moi qui n'ai pas arrêté cette année de prendre la route de Flandres. J'apprends que Claude Simon est très proche de Jean Dubuffet:

"Si Claude Simon a souvent souligné la proximité de sa vision et de son sentiment artistique et de son travaill d'écriture avec les préoccupations et la production de Jean Dubuffet, celui-ci le lui rendant bien, puisqu'il présente en ces termes, ses peintures récentes: "le titre donné à celles-ci est ambivalent car, outre la possibilité qu'elles offrent de constituer des LIEUX DE MEMOIRE, elles sont aussi ne figuration des multiples remémorations de lieux et de scènes qui, dans le même instant, se bousculent dans notre souvenir. Chacune de ces peintures, réunit en effet, dans un même tableau, des évocations qui se situent en des endroits différents comme il en advient dans notre pensée en tout moment et en quelque situation où l'on se trouve, voit en même temps, de nombreuses choses et non pas seulement celles qui sont devant les yeux mais aussi de celles qui sont derrière ou dans l'entour. Voir de celles qui y étaient l'instant d'avant"

Et ce texte correspond en effet exactement au style, à la forme, au revêtement de la route des Flandres

Le 31 décembre, ma fille et son compagnon Stephane Poncin m'offrent "Les CINQ Sens" de Michel SERRES

Je suis à la page 1590-début du 5e tome de mon journal...


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Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
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dictionnaire 07/03/2012


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