J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Sedan et
Charleville au Sud-Ouest
Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 71 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes, quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
Ce blog relate aussi une histoire d'amour, avec celle qui fut ma compagne pendant 18 ans. Nous nous sommes rencontré à travers la peinture.(J'avais 55 ans et elle 46 ) Nous avons été mariés tous
les deux chacun de notre côté, plus de vingt-cinq ans et avons eu des enfants (4 en tout, aujourd'hui adultes et autonomes). Nous avons décidé de ne pas gâcher cette deuxième occasion qui nous
était offerte, donc de ne pas cohabiter. Nous sommes peintres tous les deux, nous avons donc le sens du territoire, nous sommes tous deux aptes à la solitude, mieux, nous en avons besoin et
cet éloignement(100 Kms) nous permet de garder les parfums de la nouveauté. Tous deux, nous sommes des gens de la nature et sans cesse nous construisons nos territoires, intérieurs et extérieurs.
Nous ne sommes pas mariés. Pourquoi faire? Nicole a 9 ans de moins que moi. Elle travaille encore à mi-temps. Nous avons des tas d'intérêts communs. Parmi eux les voyages, en France surtout, car
c'est finalement le plus beau pays du monde et le plus diversifié. Nous avons décidé de nous installer à temps partiel dans le Luberon, dés février 2009. Nous adorons le Vaucluse et avons un
profond besoin de douceur et de soleil. Cette histoire d'amour n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir
En 1914, naissance de Marguerite Donnadieu à Gia-Dinh, près de
Saïgon
Son père est professeur de mathématiques. II a déjà deux fils d'un ptemier mariage, ils vivent dans le
Lot-et-Garonne (Duars) dont il est originaire et où il possède une maison
Sa mère est institutrice et fille de fermiers pauvres du Nord de la France
Marguerite a deux frères : l'un est plus âgé qu'elle (Pierre), l'autre naît en 1917(Paul). Marguerite les appelle dans son oeuvre," Le Grand Frère"
et le "Petit Frère"
Voici une photo de famille. A l'avant-plan et de gauche à droite, le grand frère, Marguerite, sa mère et son petit-frère
1918: Nomination du père à Pnom Penh. Il est nommé Directeur de l'Enseignement en Cochinchine. Mais il conracte une dysanterie amibienne, rentre se faire soigner en France
et meurt le 4 décembre 1921?, à quarante-neuf ans Marguerite a 7 ans.
Pendant ces quelques années de splendeur, lafamille a connu des demeures de fonction fastueuses, débris de vieux palais impériaux, mais où le
marbre et les stucs subsistent encore. En voici une en 1919. Les trois enfants sont juchés sur la balustrade d'un vieux palais cambodgien. Les parents sont entourés des professeurs et des élèves
de l'école qu'ils dirigent
1924: Départ avec la mère pour Sadek puis Vinh Long, sur les bords du Mékong
La mère, Marie Donnadieu, achète une concession qui se révèle incultivable car régulièrement
envahie par les crabes et donc par les eaux de la mer (Lire "Barrage contre le Pacifique"). Cet échec marque profondément la
santé de la mère de Marguerite Duras
1926: Une crise très grave secoue Marguerite "A douze ans, j'ai cru que je devenais folle", sa mère recueille une mendiante qui cherche à vendre son enfant; c'est
de cette époque qu'elle date sa volonté d'écrire
Années de grande liberté au milieu de la forêt indochinoise, avec le "petit frère"
Départ pour le pensionnat de Saïgon
En 1929, marie Donadieu, ruinée pa sa concession, inscrit Marguerite au Lycée Chasseloup-Laubat de
Saïgon . Elle a décidé que sa fille réussirait comme elle avait décidé que la concession la rendrait riche et Marguerite devient pensionnaire, non pas à la Pension Lyautey (dont lle
parle dans L'Amant) qui n'a jamais existé mais chez l'inénarrable Mlle C., dont Marguerite deviendra l'otage sexuel(Scène terrible racontée
dans Le Boa )
1930: Rencontre avec l'amant chinois Huynh Thoai Lê. Il a 32 ans, elle en a 15 et demi. Leur liaison durera 2 ans. Son argent fait vivre la famille de Marguerite. Pendant
cinquante ans, elle refusera de raconter leur histoire. Puis comme un aveu, elle publie "L'amant". Avec en épilogue, le coup de téléphone du chinois venu à Paris avec sa femme. Il lui a dit qu'il
l'aimerait jusqu'à sa mort
Et voici Duras quand elle rencontre l'amant en 1930
Dans un cahier, Duras écrit :
" Ce fut sur le bac entre Sadec et Saigon, que je rencontrai Léo pour la première fois, je rentrais à la pension et quelqu'un-je ne sais plus
qui-m'avait prise en charge dans son auto en même temps que Leo. Léo était indigène (en fait Chinois de la Chine du Nord) mais il s'habillait à la française et parlait parfaitement le français.
Il revenait de Paris; moi je n'avais pas quinze ans et je n'avais été en France que fort jeune. Je
trouvais que Leo était très élégant. Il avait un gros diamant au doigt et il était habillé de tussor de sari grège"
"L'auto de Léo exercait sur moi une véritable fascination. Léo me dit que c'était une Amédée Bollée"
"Je continuerai à voir Leo pendant plusieurs semaines. Je m'arrangeais toujours pour le faire parler de sa fortune. Il avait à peu après cinquante millions d'immeubles disséminés dans toute la
Cochinchine, il était fils unique, il disposait d'un argent considérable "
Jamais la petite et Leo ne pourront s'unir. Celà restera jusqu'au bout une sordide histoire de sous. La famille du Chinois ne voudra pas du mélange
et refusera la dilapidation de la fortune
En effet Marguerite était à vendre. Les frères n'envisageaient pas de travailler, la mère considérait comme normal que sa fille quitte la famille contre espèces sonnantes et trébuchantes. La
rencontre avec Léo dans ce contexte paraît miraculeuse. "Comment Leo me remarqua-t-il? Il me trouva à son goût. Je ne m'explique la chose que parce que Leo lui-même était laid. Il avait eu la
petite vérole et il en avait gardé des traces
L'amant deviant alors l'objet d'échange, la source de l'argent, l'unique ressource de la famille Donadieu
Dans le même temps sa mère et son frère aîné Pierre, la battent régulièrement "Quand maman ne me battait ps de la façon qui convenait à mon frère,
il lui disait "attends" et la relayait. Mais elle le regrettait vite parce qu'à chaque fois elle pensait que je resterais sur le carreau. Elle poussait des hurlements épouvantables mais mon frère
s'arrêtait difficilement "
1932: Retour en France avec sa mère qui a un congé d'un an dans l'Enseignement. Marguerite reviendra avec elle et passera son deuxième
bac en Indochine en 1933. Puis elle reviendra seule à Paris en 1934. Ou plutôt d'abord à Duras, le village de son père (En Guyenne dans le Lot-et-Garonne) qui domine la plaine maraîchère de
Marmande, Duras avec son château si gracieux de pierre blonde et ses maisons toutes regroupées autour de lui, bâti comme un éperon au-dessus de la vallée
Retrouve le frère aîné, le préféré de sa mère, celui que Marguerite qualifiera plus tard de "fils dévoyé".. Il vit en France, joue et
dilapide le patrimoine familial
Bac de philosophie. Etudes supérieures de droit, mathématiques, sciences politiques
Marguerite à Paris en 1934-1935. Elle a 20 ans
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