Partager l'article ! Marguerite Duras - Biographie 3-Années 50-59: 1950 "Un Barrage contre le Pacifique" est un succès et manque de peu le Gonc ...
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http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html |
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http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html |

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord de Sedan et 75 Kms au Nord
de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Sedan et
Charleville au Sud-Ouest
Mon adresse-mail est la suivante: christian.vancau@base.be
" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain
ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )
Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre
Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges, un endroit magnifique au bord de la
forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en
Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était
embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à
part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je
me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la
banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" ! En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5
anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis
donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé.
Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en
ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été
fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des
étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis
retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à
suivre).
J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art n'était pas plus
reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de
toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de
la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence,
agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche,
ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres
est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en
Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du
Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des
groupes, quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux
d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un
journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et
contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de
ce blog
1950 "Un Barrage contre le Pacifique" est un succès et
manque de peu le Goncourt. Ce fut Paul Collin avec "Les Jeux sauvages" qui obtint le prix.
Un barrage contre le Pacifique demeure aujourd'hui l'un des grands livres du XXe siècle, sur la maternité, une maternité tourmentée, violente, vénéneuse
Et justement 1950 c'est aussi le retour définitif de la
mère, Marie Donadieu, en France. Depuis qu'elle a créé un collège de jeunes-filles à Saïgon, elle a recouvré une relative aisance due à des indemnités de l'Etat. Elle revient définitivement,
passe quelques semaines rue Saint-Benoît, achète à son fils Pierre à Amboise, une propriété qu'il joue et perd au Poker . Marie s'achète un château délabré dans le Loir-et-Cher, à Onzain.
Fausse folie Louis XV délabrée, édifiée au début du siècle dernier sur l'emplacement de l'ancien pavillon de chase du comte de Rostaing
Vous m'excuserez, mais je suppose que vous avez pu vous rendre compte que cette femme, Marie
Donadieu, est complètement tarée. Donc dans son nouveau château ci-dessus, elle conçoit à nouveau de vastes projets qui échouent pitoyablement, installant des couveuses électriques dans les
grands salons Louis XV. Peu experte en élevage de poulets (pas plus que dans l'élevage de sa fille ou de ses fils), elle ne sait pas manipuler les rayons infra-rouges et obtient des poussins mal
formés qui s'ébattent monstrueux et meurent. No comment! Après les crabes, les poulets
Dans la foulée d'Un Barrage", au début des années 50, Marguerite va publier successivement "Le Marin de Gibraltar", "Les petits chevaux de Tarquinia" et "Dix heures
et demi du soir en été"
D'autre part la passion éprouvée pour Mascolo s'émousse quoique le couple continue à vivre ensemble rue Saint-Benît. Mais Duras a toujours besoin d'autre chose. Dans
ces années 1955-1965, elle a de nombreuses relations amoureuses dont elle ne se cache pas. Jorge Semprun disait d'elle qu'on la surnommait alors"La Messaline". Sa beauté pourtant a déjà connu
cette destruction qu'elle évoque dans les premières pages de l'Amant. Les photographies de cette époque montrant une femme au visage empâté, loin de ctte grâce des années de guerre qui lui
faisait des airs à la Riva
En 1955, "Le Square" marque la naissance d'un nouveau type d'écriture proche de la technique de la sous-conversation décrite par Nathalie Sarraute dans "L'Ere du
soupçon". Maurice Blanchot lui consacre une chronique dans la NRF (il deviendra un des proches de la rue Saint-Benoît en 1958). A la même époque elle est très marquée par le livre d'Hemingway
"Les vertes collines d'Afrique"
De 1955 à 1958, avec ses amis de la rue Saint-Benoît, elle lutte contre la guerre
d'Algérie, puis contre le pouvoir gaulliste
En 1957 c'est la rencontre avec Gerard Jarlot, journaliste mondain, aimant les femmes, le mensonge et les virées à Saint-Tropez." Moderato Cantabile" lui sera dédié. Gérard avait connu des femmes
plus belles et il a rompu avec la comédienne Françoise Arnould pour vivre sa laison avec Marguerite . Certains racontent qu'il la joua une nuit au poker, d'autres qu'il avait fait le pari de
l'emballer devant des copains et de coucher avec elle le lendemain au plus tard. Le jour où il obtint le Prix Médicis, il eût droit à son portrait dans plusieurs journaux. Un film de vacances le
montre en maillot de bain en train de nager dans la grande bleue avec Marguerite. Sportif, souriant, pas vraiment intello rive gauche, plutôt styl
e grand reporter baroudeur.
Bref un bon vivant qui avait de quoi séduire une femme
venant de vivre si longtemps avec un intellectuel plutôt tourmenté. Il avait publié son premier roman chez Gallimard à 24 ans. Fils chéri de la bonne bourgeoisie de province (Autun, ville qu'il a
décrite dans son 2e roman "Un mauvais lieu"). Monté à Paris, il devient l'ami de Boris Vian, puis se lie avec Aragon aux côtés duquel il travaille jusqu'en 1953. Amoureux de Jazz et d'art
contemporain, il ouvre avec sa femme Eva, qui en était propriétaire, la petite galerie du Luxembourg, d'où fut lancé le mouvement de l'abstraction lyrique avec Wols, mathieu et Riopelle.
Leur liaison est une véritable passion et c'est dans cette terreur de la passion qu'elle apprend la mort de sa mère en 1957.
Elle s'y rend, elle le racontera plus tard dans "La Vie matérielle". Jarlot l'accompagne, ils font l'amour durant ce voyage "sans cesse", comme si la rencontre entre la mère morte, le frère
haï et elle-même la renvoyait aux pires jours de Saïgon. On lui apprend que le fils et la mère se sont tenus enlaçés jusqu'au dernier souffle de vie. Chez le notaire elle apprend qu'elle est
déshéritée. le frère hérite de presque tout et une nouvelle fois il flambera tout au jeu. Marguerite refusera désormais de le revoir, le laissant à sa perte, à sa propre nuit ; En 1957 elle
découvre le journalisme et écrit pour le "Nouvel Observateur" et "Constellation"
En 1958, Moderato Cantabile atteint 500.000 exemplaires.. Elle jouit alors d'une reconnaissance publique presque triomphale. Romancière célébrée
grâce à Moderato, journaliste reconnue à France-Observateur, elle fait évènement ai théâtre avec "Le Square". Et le cinéma l'appelle. Elle vient de commencer un scénario à la demande d'Alain
Resnais et le film de René Clément, tiré du Barrage contre le Pacifique sort dans de nombreuses salles, avec Sylvana Mangano et Anthony Perkins.
Marguerite acquiert une maison à Neauphle-le-Château
Dans cette maison ,Duras écrira de nombreux livres et y réalisera"" Le Camion" et "Nathalie Grangie"r
En 1959, sortie du film d'Alain Resnais "Hiroshima mon amour" avec Emmanuelle Riva. Le film sera un succès. René Clair, Roberto Rossellini, jean Cocteau, Claude Chabrol, François Truffaut, Louis
Malle crient leur enthousiasme. Brisant la structure narrative habituelle, Hiroshima adopte le temps de la mémoire affective et nous
entraîne dans un territoire brûlé: celui où l'amour est un crime et la connaissance de soi-même, imposiible
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