La maison de Neauphles, c'est la caverne, le refuge et tout à la fois, le lieu de la perdition la plus extrême, des joies les plus intenses, la chambre d'écriture de
Nathalie Grangier, de Lol.V.Stein et du Vice-Consul. Lieu de toutes les aventures et d'abord de celle qui l'intéresse le plus: la solitude. Sa longue
liaison avec Gérard Jarlot touche à sa fin.
Le visage de ces années-là est abîmé, détruit. C'est le visage de la solitude et du désespoir, les traits sont enflés comme d'avoir
trop pleuré, à la fois une peine immense et une dureté implacable, comme de la vengeance qui se prépare. Sa force malgré son errance, est brutale, sensible, entière, elle est perceptible à
l'objectif, le déchirement est sensible. Son vocabulaire est simple: il de décline en quelques termes, toujours les mêmes, passion, désir, sauvagerie,
barbarie. Il faut, dit-elle, choisir entre l'écrivain et le romancier. Le premier traite du sacré, le second des contingences subalternes
Et voici une autre vue de son appartement des Roches Noires
Elle aime Trouville et le large des Roches Noires "parce que la ville n'a
aucune chance d'y parvenir". Devant l'imposante façade, ce n'est que la mer et encore la mer. Les soirs de brouillard, elle peut capter la corne de brume qui appelle les bâteaux à rentrer au port.
La mer de Trouville la ramène à ses phantasmes d'envahissement par l'eau, de noyade, à tous les motifs de son enfance, aux terres du barrage. Toujours le même rêve de la vacance, du vide et de l'inachevé auxquels renvoient les sables et les marées, les petits lacs d'eau salée et
tiède où croupissent des crabes, comme dans les eaux troubles du Mekong
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