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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:15

. Beck 1

Samuel Barclay Beckett (Foxrock, Dublin, 13 avril 1906 - Paris, 22 décembre 1989) est un écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, prix Nobel de littérature.

  S'il est l'auteur de romans, tels que Molloy, Malone meurt et l'Innommable et de textes brefs en prose, son nom reste surtout associé au théâtre de l'absurde, dont sa pièce En attendant Godot (1952) est l'une des plus célèbres illustrations. Son œuvre est austère et minimaliste, ce qui est généralement interprété comme l'expression d'un profond pessimisme face à la condition humaine. Opposer ce pessimisme à l'humour omniprésent chez lui n'aurait guère de sens : il faut plutôt les voir comme étant au service l'un de l'autre, pris dans le cadre plus large d'une immense entreprise de dérision. Avec le temps, il traite ces thèmes dans un style de plus en plus lapidaire, tendant à rendre sa langue de plus en plus concise et sèche. En 1969, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « son œuvre, qui à travers un renouvellement des formes du roman et du théâtre, prend toute son élévation dans la destitution de l'homme moderne »

Biographieimages

Samuel Barclay Beckett est né le 13 avril 1906  dans une famille bourgeoise irlandaise protestante : l'événement fut signalé dans la rubrique mondaine d'un journal irlandais (The Irish Times) daté du 16 avril. La demeure familiale, Cooldrinagh, située dans une banlieue aisée de Dublin, Foxrock, était une grande maison. La maison, le jardin, la campagne environnante où Samuel grandit, le champ de courses voisin de Leopardstown, la gare de Foxrock sont autant d'éléments qui participent du cadre de nombre de ses romans et pièces de théâtre. Il est le deuxième fils de William Frank Beckett, métreur et May Barclay Roe, infirmière. Beckett et son frère aîné Franck sont d'abord élèves à la Earlsford House School, dans le centre de Dublin, avant d'entrer à la Portora Royal School d'Enniskillen, dans le comté de Fermanagh – lycée qui avait auparavant été fréquenté par Oscar Wilde .ds

 

Beckett étudie ensuite le français, l'italien et l'anglais au Trinity College de Dublin, entre 1923 et 1927. Il suit notamment les cours de A. A. Luce, professeur de philosophie et spécialiste de Berkeley. Il obtient son Bachelor of Arts et, après avoir enseigné quelque temps au Campbell College de Belfast, est nommé au poste de lecteur d'anglais à l'École normale supérieure de Paris sur les recommandations de son professeur de lettres françaises et mentor Thomas Rudmose-Brown . C'est là qu'il est présenté à James Joyce par le poète Thomas MacGreevy, un de ses plus proches amis, qui y travaillait aussi depuis 1926 mais avait décidé de quitter son poste pour se consacrer entièrement à la littérature. Cette rencontre devait avoir une profonde influence sur Beckett, qui devint garçon de courses puis « secrétaire » de James Joyce qui souffrait des yeux, l'aidant notamment dans ses recherches pendant la rédaction de Finnegans Wake .

 

C'est en 1929 que Beckett publie son premier ouvrage, un essai critique intitulé Dante... Bruno. Vico.. Joyce., dans lequel il défend la méthode et l'œuvre de Joyce dont certains critiquent le style obscur. Les liens étroits entre les deux hommes se relâchèrent cependant lorsque Samuel repoussa les avances de Lucia, la fille de Joyce, dont il s'est rendu compte qu'elle était atteinte de schizophrénie, maladie que refusait de voir son père . C'est aussi au cours de cette période que la première nouvelle de Beckett, Assumption, fut publiée par l'influente revue littéraire parisienne d'Eugène Jolas, Transition. L'année suivante, il est le lauréat d'un petit prix littéraire pour son poème Whoroscope, composé à la hâte en 1929, et inspiré par une biographie de Descartes que Beckett lisait alors .

 

En 1930, il revient au Trinity College en tant que lecteur et écrit en 1931 un deuxième essai en anglais intitulé Proust. En 1932, pour la revue "This Quarter", il traduit un poème d'André Breton, Le Grand secours meurtrier, paru en France dans le recueil Le Revolver à cheveux blanc et ayant pour thèmes les convulsionnaires de Saint-Médard et Lautréamont . Il se lasse assez vite de la vie universitaire, et exprime ses désillusions d'une manière originale : il mystifie la Modern Language Society de Dublin en y portant un article érudit au sujet d'un auteur toulousain nommé Jean du Chas, fondateur d'un mouvement littéraire appelé concentrisme ; ni du Chas ni le concentrisme n'ont jamais existé, sinon dans l'imagination de Beckett, mais cela lui permet de se moquer du pédantisme littéraire. Pour marquer ce tournant important de sa vie, inspiré par la lecture des Années d'apprentissage de Wilhelm Meister, de Goethe, il écrit le poème Gnome, que publie le Dublin Magazine en 1934.

 

Après plusieurs voyages en Europe, notamment en Allemagne, il se fixe en janvier 1938 définitivement à Paris, rue des Favorites, dans le 15e arrondissement, peu avant la Seconde Guerre mondiale. Son premier roman, Murphy, fit l'objet de trente-six refus avant d'être finalement publié par Bordas en 1947.Murphy

 

Le 7 janvier 1938, Beckett est poignardé dans la poitrine par un proxénète  notoire dont il a refusé les sollicitations. Gravement blessé, il est transporté d'urgence à l''hôpital Broussais. La publicité entourant l'agression attire l'attention de Suzanne Dechevaux-Dumesnil  femme curieuse de théâtre et de littérature qui a rencontré Sam au cours d'une partie de tennis quelques mois auparavant. Il entame une liaison avec celle qui deviendra son épouse.

 

Lors de la déclaration de la guerre, il se trouve en Irlande. Il regagne alors précipitamment la France, préférant « la France en guerre à l'Irlande en paix ». Il participe activement à la résistance contre l'occupation nazie. Il est recruté au sein du réseau Gloria SMH par son ami, le normalien Alfred Péron. Quand le réseau est dénoncé, Samuel Beckett, prévenu par la femme de son ami Péron, échappe de peu à la police allemande. Il se réfugie d'abord dans la capitale chez l'écrivain Nathalie Sarraute, puis de 1942 à avril 1945 à Roussillon, dans le midi de la France. Beckett apprend en 1945 que Péron est mort après la libération du camp de Mauthausen. Le 30 mars 1945, il se voit décerner la Croix de Guerre avec étoile d'or.Selon son biographe James Knowlson, l'œuvre de l'écrivain est profondément marquée par les récits de déportation des camarades de Péron et par la guerre.Tombe de-Samuel Beckett Tombe-001

 
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Tombe de Samuel Beckett au Cimetière du Montparnasse, à Paris.

 

Se consacrant entièrement à la littérature depuis les années 1930, il entre dans une période de créativité intense de 1945 à 1950, période qu'un critique a appelé « le siège dans la chambre » .

Au début des années 1950, Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit, publie la première trilogie beckettienne de romans à clef : Molloy, Malone meurt, L'Innommable.molloy couv508beckettl-innommable-46432-250-400

 

Les années 1960 représentent une période de profonds changements pour Beckett, dans sa vie personnelle comme dans sa vie d'écrivain. En 1961, au cours d'une cérémonie civile discrète en Angleterre, il épouse sa compagne Suzanne Déchevaux-Dumesnil, principalement pour des raisons liées aux lois successorales françaises. Le triomphe que rencontrent ses pièces l'amène à voyager dans le monde entier pour assister à de nombreuses représentations, mais aussi participer dans une large mesure à leur mise en scène. En 1956, la BBC lui propose de diffuser une pièce radiophonique : ce sera All That Fall (« Tous ceux qui tombent »).cvt Tous-ceux-qui-tombent 5142 Il continue à écrire de temps à autre pour la radio, mais aussi pour le cinéma (Film, avec Buster Keaton) et la télévision. Il recommence à écrire en anglais, sans abandonner pour autant le français.

 

Le prix Nobel de littérature lui est attribué en 1969 : il considère cela comme une « catastrophe »  ; en fait, il rejette par là une certaine industrie beckettienne, au sens où cette récompense accroît considérablement l'intérêt de la recherche universitaire pour son œuvre . D'autres écrivains s'intéressent à lui, et un flot constant de romanciers et de dramaturges, de critiques littéraires et de professeurs passent par Paris pour le rencontrer. Son désarroi de recevoir le prix Nobel s'explique aussi par son dégoût des mondanités et des devoirs qui y sont liés ; son éditeur Jérôme Lindon ira tout de même chercher le prix

Cioran, ami et admirateur de Beckett, écrira dans ses Cahiers : « Samuel Beckett. Prix Nobel. Quelle humiliation pour un homme si orgueilleux ! La tristesse d'être compris ! » .

 

Les années 1980 sont marquées par sa seconde trilogie : Compagnie (en), Mal vu mal dit, Cap au pire .cvt Cap-au-pire 5942

Suzanne Beckett, son épouse, décède le 17 juillet 1989. Beckett, atteint d'emphysème et de la maladie de Parkinson, part dans une modeste maison de retraite où il meurt le 22 décembre de la même année. Il est enterré le 26 décembre au cimetière du Montparnasse .

Analyse de l'œuvre 

 

Toute l'œuvre de Beckett est traversée par une appréhension aiguë de la tragédie qu'est la naissance : « Vous êtes sur terre, c'est sans remède ! » dit Hamm, le protagoniste principal de Fin de partie. Cette vie doit tout de même être vécue. Car, ainsi qu'il est écrit à la fin de L'Innommable, « il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer ».

 

L'œuvre est un témoignage sur la fin d'un monde. Témoin perspicace de son époque, Samuel Beckett a annoncé la fin de l'art (En attendant Godot) et la fin d'une époque marquée par la prééminence, en Europe, de la culture française (Fin de partie), bien avant que ces thèmes ne deviennent à la mode. L'art ne peut plus chercher à embellir le monde comme dans le passé. Une certaine idée de l'art arrive à sa fin. Beckett souligne cette hypocrisie dans Oh les beaux jours. Winnie s'enchante d'un monde qui connaît chaque jour un « enrichissement du savoir », tandis que, dans sa main, son compagnon Willie tient une carte postale pornographique.

 

On peut grosso modo diviser la vie d'écrivain de Beckett en trois parties : la première, les premières œuvres, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale ; la deuxième, de 1945 à 1960, au cours de laquelle il écrit ses pièces les plus connues ; et enfin, de 1960 à sa mort, période qui voit la fréquence de ses publications diminuer, et son style devenir de plus en plus minimaliste.

Premières œuvres 

 

Elles traduisent notamment l'influence capitale qu'à cette époque James Joyce a sur Beckett. Très érudites, elles relèvent en grande partie d'une volonté d'exhiber des connaissances et un savoir-faire d'auteur déjà indéniable. Cela les rend souvent difficilement accessibles. On peut citer, à titre d'exemple de son style d'alors, les premières lignes de More Pricks than Kicks (1934) :

« It was morning and Belacqua was stuck in the first of the canti in the moon. He was so bogged that he could move neither backward nor forward. Blissful Beatrice was there, Dante also, and she explained the spots on the moon to him. She shewed him in the first place where he was at fault, then she put up her own explanation. She had it from God, therefore he could rely on its being accurate in every particular »

— More Pricks than Kicks,51ugyggqqnL BO2,204,203,200 PIsitb-sticker-arrow-click,Top

   

Le passage fait abondamment référence à la Divine Comédie de Dante, ce qui déstabilise tout lecteur qui n'en aurait pas une connaissance approfondie. Cependant, on peut déjà y voir l'annonce de certaines caractéristiques futures de l'œuvre de Beckett : l'inaction de Belacqua, l'un des personnages du Purgatoire, récurrent dans toute l'œuvre de Beckett ; son immersion dans ses propres pensées ; l'irrévérence à visée comique de la dernière phrase.

 

Des éléments semblables sont présents dans le premier roman publié par Beckett, Murphy (1938) : il y explore le thème de la folie et celui des échecs, qui reviendront souvent par la suite. La première phrase du roman révèle le ton pessimiste et l'humour noir qui animent nombre de ses œuvres : « The sun shone, having no alternative, on the nothing new » Watt, écrit alors que Beckett se cachait à Roussillon, pendant la Seconde guerre mondiale, traite des mêmes thèmes, dans un style moins exubérant.imagesN167URKM

C'est aussi pendant cette période que Beckett se lance dans la création littéraire en langue française. À la fin des années 1930, il écrit un certain nombre de poèmes courts dans cette langue, ainsi que les Nouvelles et Textes pour rien; l'économie de moyens qui y est visible - surtout si on les compare aux poèmes en anglais qu'il compose à la même époque, dans le recueil Echo's Bones and Other Precipitates (1935) - semble prouver que le passage par une autre langue fut avant tout un procédé lui ayant permis de simplifier son style en le purifiant des automatismes de la langue maternelle ; évolution que vient confirmer quelques années plus tard Watt.WATT

L'œuvre bilingue 

 

À partir de 1944 et jusqu'à sa mort, Beckett écrira en fait une œuvre bilingue ; il ne s'agit pas d'un passage définitif au français mais à une coexistence assez équilibrée entre les deux langues, avec toutefois une certaine prédilection pour le français, en particulier jusqu'au milieu des années 1960. Une grande partie des textes sera traduite dans les deux sens par l'auteur lui-même, ou par Édith Fournier, pour la traduction de l'anglais ; la quasi-totalité de l'œuvre existait dans les deux langues avant la mort de l'auteur.

 

En raison notamment de la découverte du français comme ayant « the right weakening effect », la fin des années 1940 est une période d'intense activité, avant tout narrative (Mercier et Camier, Premier amour, les Nouvelles et Textes pour rien, la TrilogieMolloy, Malone meurt, L'Innommable) ; c'est aussi le moment de l'écriture d'En attendant Godot.

 

C'est en langue française que Samuel Beckett écrit ses œuvres les plus connues. En quinze ans, trois pièces de théâtre connaissent un grand succès : En attendant Godot (1948-1949), Fin de partie (1955-1957) et Oh les beaux jours (1960). Elles sont souvent considérées comme représentatives du « théâtre de l'absurde », terme rejeté par Beckett - qui ne souhaitait pas être assimilé aux fin-de-partie-2231352existentialistes - et sujet à débat. Ces pièces traitent du désespoir et de la volonté d'y survivre, tout en étant confronté à un monde incompréhensible. Incompréhensible aussi l'étrange similitude entre Beckett et Balzac. Et pourtant :

« ...qui dira le mystérieux pouvoir des syllabes qui, à plus de cent ans de distance, fait écrire à Samuel Beckett : En attendant Godot, et à Balzac sa pièce Le Faiseur, où, pendant cinq actes, on ne fait qu'attendre Godeau ? « Godeau ! ...Mais Godeau est un mythe ! ... Une fable ! ... Godeau, c'est un fantôme... Vous avez vu Godeau ? ... Allons voir Godeau ! (Balzac). Le Faiseur. »

— Félicien Marceau : Balzac et son monde .

 

C'est l'œuvre théâtrale qui aura donné la célébrité à l'écrivain : après bien des échecs auprès des éditeurs, c'est Suzanne qui, en 1953, apporte le manuscrit d'En attendant Godot à Roger Blin, qui le met en scène. La première a lieu à Paris la même année. Elle cause un véritable scandale, qu'il faut sans doute regarder comme une des causes inattendues du succès de Beckett.dfv-001

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Ces quatre grandes pièces connues masquent une autre réalité de l'œuvre de Beckett. Au théâtre, elle va plus loin encore, à partir des années 1960, dans de courtes pièces (les Dramaticules, Comédie et actes divers, par exemple) qui tiennent parfois plus de l'installation et de la chorégraphie que du théâtre traditionnel...

 

Mais il est encore une autre réalité : celle de l'œuvre « narrative », considérable, tout aussi expérimentale et toujours plus minimale au fil du temps : les excès formels, d'érudition ou d'obscurité, presque délirants dans More Pricks than Kicks (« Bande et Sarabande »)bande-et-sarabande couv ou Murphy, ont progressivement cédé la place à l'aride sobriété du Dépeupleur ou de Compagnie. Il s'agit toujours de textes qui examinent, d'une manière ou d'une autre, leurs propres conditions de possibilité et les mettent en crise, depuis les mécaniques habituelles de la narration, littéralement pulvérisées dans la « Trilogie», à la fin des années 1940, jusqu'à la possibilité même de « proférer », dans le dernier poème écrit en 1988, intitulé Comment dire.

Liste des œuvres 

Le premier livre de Samuel Beckett à être publié en français, Murphy a été publié par Bordas en 1947. Ensuite, les œuvres de Samuel Beckett sont publiées aux Éditions de Minuit. Elles sont publiées en anglais chez Faber & Faber (théâtre) ou chez Calder Publishing (en) (romans) et chez Grove Press aux États-Unis.

Œuvres en français 

Samuel  Beckett
SamuelBeckett
© d.r.

Chronologie

1906. Le 13 avril, naissance à Foxrock, au sud de Dublin, de Samuel Barclay Beckett, deuxième fils d'une famille protestante. Son père a fait des études d"ingénieur et exerce, dans le domaine de l'architecture, le métier de métreur-vérificateur.

 

1915. Entre à l'Earlsfort House School où l'on enseigne le français.
1920. Pensionnaire à la Portora Royal School, à Enniskillen, dans le comté de Fermanagh. Pratique de nombreux sports : natation, cricket, tennis...
 

 

1923. Entre à Trinity College. Son directeur d"études (Arthur Aston Luce) fait autorité sur l’œuvre de Berkeley et de Descartes. Rudmose-Brown, son professeur de français, lui fait découvrir Racine, Corneille, Ronsard et Scève mais aussi Viélé-Griffin, Le Cardonnel, Larbaud, Fargue et Jammes. Avec Bianca Esposito qui lui donne des leçons d’italien, découvre Pétrarque, l’Arioste et s’enthousiasme pour Dante. Fervent de théâtre, assiste aux représentations des pièces d’O’Casey à l’Abbey Theatre et fréquente le Queens Theatre.
 

 

1926. Brillant élève, doué pour les langues, obtient une bourse et Rudmose-Brown l’encourage à se rendre en France. L’été, part à Tours : randonnée à bicyclette dans la vallée de la Loire. Retour en septembre, rencontre le normalien Alfred Péron, alors lecteur de français à Trinity College. Est nommé bibliothécaire de la Société de langues vivantes.
 

 

1927. Voyage à Florence en été et rentre à Trinity College en automne. Bachelor of Arts en décembre.
 

 

1928. Enseigne le français à Belfast au Campbell College. Durant les vacances d’été, voyage en Allemagne. En octobre, se rend à Paris où il a été nommé, pour deux ans, lecteur d’anglais à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Rencontre son prédécesseur à ce poste, Thomas McGreevy, qui lui présente James Joyce. Devient intime de la famille Joyce.
 

 

1929. Travaille avec Joyce et, sur ses conseils, rédige un essai, Dante... Bruno. Vico... Joyce qui prendra place en tête de Our Exagmination Round his Factification for Incamination of Work in Progress. Cet essai et une nouvelle intitulée Assumption paraissent dans la revue transition d’Eugène et Maria Jolas. En décembre Joyce l’invite à collaborer à la traduction française d’Anna Livia Plurabelle, un passage de Work in Progress. Beckett et Péron travaillent ensemble à cette traduction.
1930. S’intéresse à la poésie et à la philosophie, étudie en particulier Descartes puis Geulincx. This Quarter publie trois de ses traductions de l’italien : « Landscape » de Raffaello Franchi, « The Homecoming » de Giovanni Comisso et « Delta » d’Eugenio Montale. Remporte avec Whoroscope le prix du meilleur poème sur le temps (publié par Nancy Cunard). Accepte la commande d’un essai sur Proust. En septembre, est nommé assistant de français à Trinity College. Novembre, première rencontre avec Jack B. Yeats.
 

 

1931. Écrit Le Kid, parodie du Cid pour le festival dramatique annuel du groupe français de la société de langues vivantes. La pièce (non publiée) est présentée au Peacock Theatre et Beckett y interprète le rôle de Don Diègue. Publication de Proust à Londres. Assiste à Paris à la séance consacrée à James Joyce organisée par Adrienne Monnier et à la lecture de la traduction d’Anna Livia Plurabelle. Ses poèmes Hell Crane to Starling, Casket of Pralinen for a Daughter of a Dissipated Mandarin, Text et Yoke of Liberty sont publiés dans The European Caravan, Return to the Vestry dans The New Review, et Alba dans Dublin Magazine. Décembre, est diplômé Master of Arts. Part pour Kassel et envoie sa démission de Trinity College.
 

 

1932. Retour à Paris. Fait partie des signataires du manifeste « Poetry Is Vertical » publié en mars dans Transition avec sa nouvelle Sedendo et Quiescendo qu’il réécrira pour l’inclure dans son roman Dream of Fair to Middling Women dont il achève l’écriture au cours de l’été mais qui ne sera publié que soixante ans plus tard. On trouve la première version de Dante and the Lobster dans la revue This Quarter de Titus. Traduit Le Bateau ivre de Rimbaud (traduction retrouvée quarante ans plus tard).
 

 

1933. Écrit les nouvelles qui constitueront le recueil More Pricks than Kicks. Mort de son père en juin.
 

 

1934. Parution de l’anthologie Negro de Nancy Cunard avec dix-neuf traductions établies par Beckett. Home Olga, acrostiche de dix vers sur les lettres du nom de Joyce, paraît dans la revue américaine Contempo. Publication à Londres de More Pricks than Kicks (Bande et sarabande) sans grand succès. Parution dans Dublin Magazine d’un quatrain intitulé Gnome. Sa nouvelle A Case in a Thousand paraît dans le numéro d’août de The Bookman
 

 

1935. Écrit en anglais le roman Murphy. Assiste à une conférence de Jung. Publication à Paris d’un recueil de poèmes en anglais, Echo’s Bones and Other Precipitates.
 

 

1936. Quitte Londres fin septembre et voyage en Allemagne. Dublin Magazine publie An imaginative Work, compte rendu de The Amaranthers de Jack B. Yeats, et son poème Cascando.
 

 

1937. Rentre à Foxrock. Octobre, décide de quitter l’Irlande et s’installe à Paris à l’hôtel Libéria. Écrit des poèmes en français qui ne seront publiés qu’en 1946 dans Les Temps Modernes. Rencontre les frères van Velde, Duchamp, Giacometti...
 

 

1938. Le soir du 7 janvier, est poignardé et transporté à l’hôpital Broussais. Revoit la pianiste Suzanne Deschevaux-Dumesnil. Son poème Ooftish est publié dans Transition. Depuis avril, vit au 6 rue des Favorites. Péron traduit Alba pour Soutes, la revue de Luc Decaunes. Murphy est publié à Londres.
 

 

1939. Se rend à Dublin en juillet où il se trouve au moment de la déclaration de guerre. Choisit de revenir en France. Est à Paris le 3 septembre.
 

 

1940. Part en juin à Vichy où résident les Joyce puis à Toulouse, Cahors et Arcachon. Fin octobre, rentre à Paris et est introduit dans la résistance naissante par Péron ; joue le rôle de boîte aux lettres et traduit les informations en anglais pour le réseau Gloria.
 

 

1941. Mort de Joyce à Zurich. Commence à écrire Watt.
 

 

1942. En août, Suzanne et lui échappent de peu à une arrestation par la Gestapo. Quittent la rue des Favorites, vont de cachette en cachette et s’installent finalement en novembre à Roussillon dans le Vaucluse.
 

 

1943. Dans une petite maison du village, poursuit la rédaction de Watt. Se lie avec le peintre Hayden avec qui il joue aux échecs. Travaille pour le maquis.
 

 

1944. Le 24 août, les premiers soldats américains arrivent à Roussillon.
 

 

1945. Le 30 mars, pour services rendus au réseau Gloria, reçoit la croix de guerre avec étoile d’or. En avril, retour à Paris, se rend en Irlande où il se porte volontaire dans la Croix-Rouge irlandaise (qui s’installera à Saint-Lô) en qualité d’économe-interprète. À Saint-Lô il écrit deux poèmes et Bosquets de Bondy, resté inachevé. Cahiers d’Art lui commande un essai critique sur la peinture de Bram et Geer van Velde. Rentre à Paris en octobre.
 

 

1946. Quitte son poste à l’hôpital de Saint-Lô. Son poème anglais Saint-Lô est publié dans l’Irish Times. Soumet à Jean-Paul Sartre, qu’il a rencontré lorsqu’il était lecteur à la rue d’Ulm, la nouvelle Suite qui paraît dans Les Temps Modernes et portera ensuite le titre La Fin. Commence en juillet Mercier et Camier, seconde version des Bosquets de Bondy et première tentative romanesque en français. Écrit en une semaine L’Expulsé que Max-Pol Fouchet publie dans Fontaine en décembre. Écrit Premier amour qui ne paraîtra qu’en 1970. Commence une nouvelle intitulée Le Calmant. En novembre, publication de douze poèmes dans Les Temps Modernes et de La Peinture des van Velde dans Cahiers d’Art.
 

 

1947. Termine Le Calmant et écrit Eleutheria, pièce en 3 actes. Commence Molloy en septembre. Publication française de Murphy chez Bordas.
 

 

1948. Maria Jolas vend Transition à Duthuit qui publie trois poèmes français de Beckett. Derrière le miroir lui commande un article sur les van Velde. Écrit Malone meurt. Entre octobre 1948 et fin janvier 1949, écrit En attendant Godot.
 

 

1949. Traduit un poème d’Henri Michaux « À hue et à dia » (« To right nor left ») pour la Review K. Traduit un poème de Gabriela Mistral qui paraît en janvier dans la revue Transition. Collabore régulièrement à cette revue qui réunit, entre autres, autour de Duthuit, de Staël, Riopelle, Bram van Velde, Breton, Éluard, Sartre, écrivains et artistes qui participent à des discussions animées. Évoque la quintessence de ses conversations avec Duthuit sur l’art de Pierre Tal Coat, André Masson, Bram van Velde, dans Three Dialogues qi paraît dans le numéro de décembre. Écrit L’Innommable.
 

 

1950. Rencontre Roger Blin qui s’est enthousiasmé pour son œuvre à la lecture du manuscrit d’En attendant Godot. Part pour Dublin. Sa mère meurt le 25 août. Traduit pour l’Unesco une centaine de poèmes mexicains réunis par Octavio Paz (publication en 1958). Novembre, Jérôme Lindon lit Malone meurt, L’Innommable et Molloy et décide de les publier aux Éditions de Minuit.
 

 

1951. Publication en français de Molloy et Malone meurt.
 

 

1952. Se fait construire une petite maison à Ussy-sur-Marne

Ussy est une commune française située dans le Département de Seine et Marne, Île de France. Située à 4 Kms de la-Ferté-sous-Jouarre, ses habitants, 979 en 2010 sont des Ussois. Voici quelques photos du village et de la maison de Beckett.Vue aérienne d'Ussy-sur-MarneLa Mairie d'Ussy

Mairie d'-Ussy-sur-Marne mairieLa maison de BeckettimagesZ8MF0732Ussy Maison de Beckett

  Il y vivra pendant près de quarante ans. L'Association pour la sauvegarde d'Ussy-sur-Marne a publié cette brochure en Mars 2001. Cette association est présidée par Paule SavaneBeckett à Ussy-sur-Marne007. La secrétaire en est sa fille Laurence Warot, journaliste et bibliothécaire. Paule Savane est la veuve de Joffre Dumazedier

Joffre Dumazedier, né en 1915 et mort en 2002, est un sociologue français.

Sociologue du loisir et de l'auto-formation

Joffre Dumazedier est considéré comme l'un des pionniers de la sociologie du loisir et l’auteur le plus éminent en la matière depuis son ouvrage paru en 1962 Vers une civilisation du loisir ?. Il est également un contributeur fécond dans le domaine de la formation par sa réflexion sur le secteur novateur de l'auto-formation . Après une longue expérimentation, après la seconde guerre mondiale, il inventera une méthode socio-pédagogique de simplification du travail intellectuel : l'Entraînement mental.

 

Voici la brochureBrochure Beckett à UssyBeckett à Ussy-sur-Marne002

Les photos qui suivent sont publiées tous droits réservés

D'abord la colline avec la maison de Samuel BeckettBeckett à Ussy-sur-Marne006L'emplacement, hors village et pas facile à découvrirBeckett à Ussy-sur-Marne003La "Petite maison" de Beckett , un pastel d'Evelyne NoviantBeckett à Ussy-sur-Marne004Et Samuel Beckett en personne devant son bureau à UssyBeckett à Ussy-sur-Marne005

 

Publication d’En attendant Godot. Commence à écrire certains des Textes pour rien.
 

 

1953. Première d’En attendant Godot au théâtre de Babylone. Jérôme Lindon édite L’Innommable. Watt paraît en anglais à Paris chez Olympia Press, interdit par la censure en Grande-Bretagne. Entreprend la traduction anglaise de ses textes écrits en français, notamment d’En attendant Godot.
 

 

1954. Parution de l’Hommage à Jack B. Yeats aux Lettres Nouvelles. Part en Irlande où il reste trois mois et demi près de son frère malade qui décède le 13 septembre. Retour à Paris. Waiting for Godot est publié à New York. Commence Fin de partie.
 

 

1955. Molloy paraît en anglais (interdit en Irlande). Représentation de Waiting for Godot à Londres à l’Arts Theatre Club. Le Calmant, La Fin et une nouvelle version de L’Expulsé sont publiés dans le volume Nouvelles et textes pour rien. Écrit From an Abandoned Work.
 

 

1956. Le 3 janvier, première de Waiting for Godot aux États-Unis (mise en scène Alan Schneider). Traduit Malone meurt en anglais et achève la première version de Fin de partie. Écrit Acte sans paroles. Compose All That Fall, sa première pièce radiophonique. Le journal des étudiants de Trinity Collège publie From an Abandoned Work (D’un ouvrage abandonné ). Malone Dies paraît à New York. Traduit Fin de partie en anglais.
 

 

1957. Publication à Paris de Fin de partie et de Acte sans paroles I. All That Fall est édité en anglais et diffusé sur la BBC. Les Lettres Nouvelles publient Tous ceux qui tombent dans la traduction de Robert Pinget. From an Abandoned Work est publié dans l’Evergreen Review. Traduit L’Innommable en anglais.
 

 

1958. The Unnamable et Krapp’s Last Tape (La Dernière bande) paraissent en anglais.
 

 

1959. Nommé Docteur ès lettres honoris causa par Trinity Collège. La Dernière bande paraît dans Les Lettres Nouvelles. La pièce radiophonique Embers (Cendres) est publiée en anglais et en français. La revue X édite L’Image, fragment d’un nouveau récit qui deviendra Comment c’est. Compose Acte sans paroles II.
 

 

1960. Achève Comment c’est. Rédige en anglais Happy Days (Oh les beaux jours). Publication bilingue de sa traduction en anglais de La Manivelle de Robert Pinget (The Old Tune).
 

 

1961. Mariage le 25 mars avec Suzanne à Londres. Partage avec Jorge Luis Borgès le Prix International des Éditeurs. Publication de Comment c’est (Minuit) et de Happy Days (Grove Press). Traduit Comment c’est en anglais et Happy Days en français.
 

 

1962. Publication de The Expelled (L’Expulsé) en janvier dans Evergreen Review. Écrit la pièce radiophonique Words and Music diffusée par le BBC et publiée dans Evergreen Review.
 

 

1963. Travaille à la traduction française et allemande de Play (Comédie / Spiel). Oh les beaux jours paraît en français.  Sa pièce radiophonique Cascando est diffusée par l’ORTF et est publiée. Madeleine Renaud joue Oh les beaux jours à l’Odéon puis à Venise. Happy Days est représentée à Dublin.
 

 

1964. Play (Comédie), créée à New York, est publiée en anglais et en français. Finit le scénario de Film. Sur le tournage, rencontre et travaille avec Buster Keaton.
 

 

1965. Assume la mise en scène de nombre de ses pièces. Séjour à Londres pour Godot. Termine Eh Joe, courte pièce pour la télévision à l’intention de Jack McGowran et Come and Go, sa propre traduction de Va-et-vient. Film est présenté dans les festivals et remporte une série de prix. Publication d’Imagination morte imaginez.
 

 

1966. Traduit Eh Joe et Words and music en français. La revue Arts publie Dis Joe. Publication de Assez, Bing et Va-et-vient.
 

 

1967. Publication de Come and Go et de Film à Londres, de Têtes-mortes à Paris. Écrit Le Dépeupleur (The Lost Ones).
 

 

1968. Publication en français de Watt, de L’Issue et de Poèmes. Écrit la pièce Breath (Souffle).
 

 

1969. Voyage en Tunisie. Reçoit le prix Nobel de littérature. Publication de Sans.
 

 

 

1970. Lessness, traduction de Sans, est publié à Londres. Premier amour, Mercier et Camier et Le Dépeupleur paraissent aux Éditions de Minuit.
 

 

1971. Dirige à Berlin Oh les beaux jours.
 

 

1972. Écrit Not I (pièce pour une bouche). The Lost Ones est publié à Londres et à New York.
 

 

1973. Premier amour et Not I sont publiés à Londres. La revue Minuit publie Foirades II et lll, inédits des années cinquante. Traduit Not I en français (Pas moi). Commence à traduire Mercier et Camier en anglais.
 

 

1974. Commence That Time. Écrit Footfalls (Pas).
 

 

1975. Met en scène Pas moi avec Madeleine Renaud au théâtre d’Orsay. Écrit Ghost Trio pour la télévision. Publication de Footfalls à Londres. Écrit deux textes courts l’un en anglais, l’autre en français La Falaise et neither.
 

 

1976. Publication en français de Pour finir encore et autres foirades, recueil de textes en prose des années soixante, et en anglais de Ghost Trio et ... but the clouds…
 

 

1977. Met en scène, en allemand, La Dernière bande à l’Akademie der Kunste. Diffusion à là BBC de Ghost Trio et ... but the clouds… avec Billie Whitelaw. Écrit Company.
 

 

1978. Publication en français de Pas, suivi de Quatre esquisses et de Poèmes suivi, de Mirlitonnades. Création en français de Pas.
 

 

1979. Company est édité à Londres. A Piece of monologue (Solo) qui paraît dans The Kenyon Review. Traduit Company en français.
 

 

1980. Publication de Compagnie. Écrit en anglais Quad, pièce pour la télévision.
 

 

1981. Jérôme Lindon édite Mal vu mal dit. Écrit Rockaby (Berceuse) et Ohio Impromptu à l’occasion du symposium Beckett à l’université d’Ohio. Ces pièces sont publiées dans Rockaby and Other Short Pieces par Grove Press. Écrit un texte court en anglais Ceiling.
 

 

1982. Écrit Catastrophe à l’intention de Vaclav Havel, emprisonné pour délit d’opinion. La pièce est publiée et créée en Avignon. Parution de Solo. Écrit en anglais et réalise Nacht und Traüme pour la Süddeutsche Rundfunk. Écrit Worstward Ho (Cap au pire).
1983. Diffusion à la télévision allemande de Nacht und Traüme. Création en français de Solo et Cette fois avec David Warrilow au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Grove Press publie What Where (Quoi Où) et Worstward Ho.
 

 

1984. Supervise à Londres la mise en scène pour une tournée en Australie de Waiting for Godot, Endgame et Krapp’s Last Tape. Festival Beckett à Edimbourgh. Publication de Quad, Nacht und Traüme et de Catastrophe à Londres. Mort de Roger Blin.
 

 

1985. Festival Beckett à Madrid. Adapte Quoi où pour la télévision.
 

 

1986. Écrit Stirrings Still (Soubresauts).
 

 

1988. Publication de L’Image et de Stirrings Still. Crise d'aphasie. Il écrit un poème "COMMENT DIRE

Samuel Beckett Comment dire

 
   

Folie —
folie que de —
que de —

comment dire —
folie que de ce —
depuis —
folie depuis ce —
donné —
folie donné ce que de —
vu —
folie vu ce —

ce —
comment dire —
ceci —
ce ceci —
ceci-ci —
tout ce ceci-ci —
folie donné tout ce —
vu —

folie vu tout ce ceci-ci que de —
que de —
comment dire —
voir —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
folie que de vouloir croire entrevoir quoi —

quoi —
comment dire —
et où —
que de vouloir croire entrevoir quoi où —
où —
comment dire —
là —
là-bas —

loin —
loin là là-bas —
à peine —
loin là là-bas à peine quoi —
quoi —
comment dire —
vu tout ceci —
tout ce ceci-ci —

folie que de voir quoi —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
loin là là-bas à peine quoi —
folie que d’y vouloir croire entrevoir quoi —
quoi —
comment dire —
 

comment dire

 

© Minuit           

 

 

 

1989. Publication de Soubresauts et Le Monde et le pantalon, suivi de Peintres de l’empêchement. Mort de Suzanne Beckett le 17 juillet. 22 décembre, mort de Samuel Beckett qui repose au cimetière Montparnasse.

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Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
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commentaires

Laurence 16/12/2016 12:27

Christian, tu pourras ajouter que Beckett a donné sa " petite maison" d'Ussy à madame Greub, fermière, qui l'a aidé pour faire ses courses etc. Beckett n'ayant comme descendance qu'un neveu, le dit neveu refusa cet héritage dune maison en France dont il n'avait rien à faire.