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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:08
Stefan Zweig, l'écrivain face au chaos

 

Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain,dramaturgejournaliste et biographe autrichien.

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Biographie

La lente maturation d'un écrivain (1881-1904)

 

Stefan Zweig est le fils de Moritz Zweig, né en 1845, d’abord marchand puis fabricant fortuné de tissus, et d’Ida (Brettauer) Zweig, née en 1854, fille d’un banquier récemment installé à Vienne après avoir fait ses débuts à Ancône. Il est né le 28 novembre 1881 à Vienne. Avec son frère aîné, Alfred, il complète une famille « (qui) a voulu réussir son intégration et tenu à (leur) donner une éducation laïque. À l’exemple de ses parents, il(s) ne parle(nt) pas l’hébreu, ne fréquente(nt) pas la synagogue, ne cultive(nt) pas (leurs) racines…, et (Stefan) n’aime pas s’entendre rappeler qu’il est juif2 ».

 

Zweig est élevé à Vienne, dans le quartier du Ring à l’atmosphère bourgeoise et conformiste si caractéristique du règne de l’empereur François-Joseph. Inscrit au Maximilian Gymnasium, il subit l’enseignement scolaire, extrêmement rigide et autoritaire, comme un bagne. Il réussit malgré tout à obtenir son baccalauréat en 1900, avec une distinction en allemand, en physique et en histoire. À l’université, il s’inscrit en philosophie et en histoire de la littérature. À Vienne, il est associé au mouvement d’avant-garde Jeune Vienne.Zweig étudiant054

 

Il quitte alors le foyer familial pour une chambre d’étudiant et commence enfin à profiter de ses dix-neuf ans. Il suit ses cours occasionnellement, fréquente les cafés, les concerts, le théâtre. Il s’intéresse aux poètes, en particulier Rainer Maria Rilke et Hugo von Hofmannstahl, déjà adulés en dépit de leur jeune âge. Zweig s’essaie lui-même à l’écriture, qui l’attire de plus en plus. Il compose plusieurs poèmes, dont une cinquantaine seront réunis dans un recueil, Les Cordes d’argent, publié en 1901. Même s’il reniera ensuite cette première publication, elle lui attire un succès d’estime. Outre ces poèmes, Zweig écrit également de courts récits, dont Dans la neige (Im Schnee) qui paraîtra également en 1901 dans le journal viennois Die Welt.

 

« Ma mère et mon père étaient juifs par le hasard de leur naissance ». Ses premiers essais, sous forme de feuilleton au « rez-de-chaussée », sont publiés dans « Die Neue Freie Presse », dont le rédacteur littéraire est Theodor Herzl  cependant, Zweig ne sera pas attiré par le sionisme ; ce n’est que tardivement qu’il rendra hommage à l’homme engagé. Cette publication incitera ses parents à accepter une carrière d’écrivain.

 

Encouragé par ces premiers succès, mais doutant encore de son talent, Zweig séjourne à Berlin. Il y découvre une autre avant-garde : les romans de Dostoïevski et la peinture de Edvard Munch. À son retour à Vienne, il défend sa thèse sur Hippolyte Taine, philosophe et historien français (printemps 1904) ce qui lui confère le titre de Herr Doktor, docteur en philosophie.

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Avant la Première Guerre mondiale, porté par une curiosité insatiable, il fait de nombreux voyages (Wanderjahre) : il parcourt l’Europe, passe de longs séjours à BerlinParisBruxelles et Londres, et se rend en Inde en 1910 puis aux États-Unis et au Canada en 1912. Dans son journal, il se plaint de cette inquiétude intérieure déjà intolérable qui ne le laisse jamais en paix et justifie son goût incessant des départs. Zweig voyage autant pour connaître et apprendre que pour se fuir lui-même, dans le mirage des changements d’horizons3.

Les rencontres décisives (1904-1933)

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Signature.

1904-1914 : période d'écriture

 

Ses nombreux voyages ne l’empêchent pas de poursuivre ses activités d’écriture (un recueil de nouvelles publié en 1904) et de traduction, notamment de Verlaine qu’il admire passionnément. Il traduit également le poète Émile Verhaeren qu’il a rencontré à Bruxelles et dont la vitalité, à l’opposé de l’atmosphère engoncée de Vienne, influencera durablement le jeune Zweig. Après une tentative théâtrale avec sa pièce Thersite, sorte d’antihéros de la guerre de Troie, Zweig rencontre l’écrivain français Romain Rolland, dont il partage les idéaux paneuropéens, esprit de tolérance à l’opposé des visions nationalistes étriquées et revanchardes. Zweig et Rolland deviendront des amis proches, unis par leurs intuitions sur l’Europe et la culture. Ci-dessus Romain Rolland et Babr chez Stefan ZweigRomain Rolland(à droite) et Herman Babr en 1923 Le jeune Stefan Zweig a d’emblée été conquis par l’œuvre de Romain Rolland et plus encore par l’homme. Il a été séduit par son humanisme, son pacifisme, sa connaissance de la culture allemande qui lui semble représenter une synthèse entre leurs deux cultures. Ils s’écrivent beaucoup : on a retrouvé 520 lettres de Stefan Zweig à Romain Rolland et 277 lettres de Romain Rolland à Stefan Zweig.

 

Le 22 décembre 1912 paraît Jean-Christophe, Stefan Zweig publie un article dans le Berliner Tageblatt : « Jean-Christophe est un événement éthique plus encore que littéraire. »

 

Entre ces deux hommes, c’est l’histoire d’une grande amitié qui commence par une relation de maître à disciple. Stefan Zweig fait connaître Romain Rolland en Allemagne, travaillant inlassablement à sa renommée. Il fait représenter son Théâtre de la Révolution et Romain Rolland lui dédie la pièce qu’il termine en 1924 intitulée Le jeu de l’amour et de la mort avec ces mots : « À Stefan Zweig, je dédie affectueusement ce drame, qui lui doit d’être écrit. » Durant cette période, ils se voient souvent, chaque fois qu’ils en ont l’occasion : (en 1922, Stefan Zweig est à Paris et l’année suivante, c’est Romain Rolland qui passe deux semaines au Kapuzinerberg; en 1924, ils sont à Vienne pour le soixantième anniversaire de Richard StraussRichard Strauss053-001 où Stefan Zweig présente son ami à Sigmund Freud qu’il désirait rencontrer depuis longtemps ; en 1925, ils se retrouvent à Halle pour le festival Haendel puis ils partent pour Weimar visiter la maison de Goethe et consulter les archives de Nietzsche ; en 1926, pour les soixante ans de Romain Rolland, paraît son livre jubilaire conçu en grande partie par Stefan Zweig qui va donner dans toute l’Allemagne de nombreuses conférences sur l’œuvre de son ami à propos de qui il a cette phrase magnifique : « La conscience parlante de l’Europe est aussi notre conscience. »

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En 1927, c’est à Vienne qu’ils célèbrent ensemble le centenaire de la mort de Beethoven. À l’initiative de Stefan Zweig, Romain Rolland fait partie des personnalités invitées au festivités et ses articles, son hommage à Beethoven paraissent dans nombre de journaux.)

 

À trente ans, Zweig connaît une première idylle en la personne de Friderike Maria von Winternitz, déjà mariée et mère de deux filles. Durant les années qui vont suivre, les deux amants se voient régulièrement et coulent des jours paisibles.(ici à Salzbourg) Zweig poursuit ses voyages et entame un ouvrage sur Dostoïevski . À l’été 1914, en compagnie de Friderike, son bonheur est parfait.

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Il est loin de se douter que  l'assassinat de François-Ferdinand le 28 juin 1914 va plonger l’Europe dans une folie meurtrière et dévastatrice. Emporté par la folie patriotique et ses clairons, Zweig revient à Vienne et cède durant une brève période à ce tourbillon. Il rédige des articles dans lesquels il prend parti pour l’esprit allemand, avant de retrouver bientôt la trace de ses idéaux de fraternité et d’universalité. Romain Rolland et Stefan Zweig sont atterrés par la guerre qui commence et le 3 août 1914, Romain Rolland écrit : « Je suis accablé. Je voudrais être mort. Il est horrible de vivre au milieu de cette humanité démente et d’assister, impuissant, à la faillite de la civilisation. » Mais contrairement à Stefan Zweig, il se reprend vite et publie en 1915 l’un de ses textes les plus connus : Au-dessus de la mêlée  . C’est l’opiniâtreté de Romain Rolland dans sa lutte contre la guerre qui sauve Stefan Zweig de la dépression et fait qu’il admire de plus en plus celui qu’il considère comme son maître.

 

1914-1916 : Zweig pendant la guerre 

 

D’abord jugé inapte au front, Zweig est néanmoins enrôlé dans les services de propagande. Il y apprend les nouvelles du front, les morts par milliers, les villages anéantis. Quelques rares voix s’élèvent pour appeler à la raison et au dépôt des armes. Elles sont mal reçues. Plusieurs de ses anciens amis, dont Zweig est maintenant coupé, entretiennent le feu. Même Verhaeren que Zweig admirait tant, publie des textes remplis de haine et de vengeance.Emil Verhaeren052

 

Envoyé sur le front polonais pour statuer sur la situation matérielle des troupes, Zweig a l’occasion de constater concrètement ce que la guerre entraîne de souffrance et de ruine. Les scènes déchirantes dont il est témoin renforcent sa conviction que la défaite et la paix valent mieux que la poursuite de ce conflit insensé. Il prend également conscience du sort que subissent nombre de juifs, confinés dans des ghettos insalubres et désespérants

1916-1933 : le succès

 

De retour en Autriche, Zweig quitte Vienne et s’installe en compagnie de Friderike à Kalksburg. Plus loin des rumeurs de la guerre, Zweig est en mesure de terminer sa pièce de théâtre Jérémie(1916), où il laisse entrevoir la possibilité d’une défaite de l’Autriche. L’ouvrage lui donne l’occasion d’aller en Suisse en 1917 pour assister aux répétitions lors de sa création à  Zurich. Il en profite pour rencontrer nombre de pacifistes, en particulier son ami Romain Rolland à Genève. Ils somment les intellectuels du monde entier de se joindre à eux dans un pacifisme actif — qui fut décisif dans l’attribution du prix Nobel de littérature à Romain Rolland. Zweig reste pacifiste toute sa vie et préconise l’unification de l’Europe.

 

L’armistice sera enfin signé en 1918. En mars 1919, Zweig, en compagnie de Friderike et de ses filles, peut enfin revenir en Autriche et s’installe à Salzbourg, déterminé à « travailler davantage » et à laisser derrière lui les regrets inutiles.Zweig et Frédéruique à Salzbourg048

 

Les années 1920 voient effectivement Zweig se consacrer à une production abondante : ce seront Trois Maîtres (BalzacDickensDostoïevski)Trois-maitresLe Combat avec le démon (sur KleistHölderlin etNietzsche) enfin Trois poètes de leur vie (essais sur StendhalCasanova et Tolstoï) ; viendra plus tard La Guérison par l’esprit (sur Freud, — à qui il fait lire ses nouvelles avant parution et dont il rédige l’oraison funèbre en 1939 —, Mesmer et Mary Baker Eddy)Zw ary Baker059. Polyglotte accompli, Zweig traduit de nombreuses œuvres de Charles BaudelaireArthur RimbaudPaul VerlaineJohn Keats… Grand connaisseur du monde des arts et des lettres, il nourrit toute sa vie une grande passion pour les autographes et les portraits d’écrivains, qu’il collectionne.

Zweig parcourt l’Europe, donne de multiples conférences, rencontre des écrivains, des artistes et tous ses vieux amis dont la guerre l’avait séparé. Fidèle à ses idéaux pacifistes, il invite les pays à panser leurs plaies et à fraterniser entre eux plutôt que de nourrir les antagonismes et les conflits. Il prêche pour une Europe unie, conviction qu’il défendra jusqu’à la fin de sa vie.

Ces activités apportent à Zweig la célébrité, qui commence par sa nouvelle Amok, Amok (3)publiée en 1922. Dès lors, tous ses ouvrages sont des succès de librairie. Sa notoriété grandit et le met à l’abri des soucis financiers dans les difficiles années d’après-guerre. En contrepartie, la notoriété, nourrie par les traductions en plusieurs langues, entraîne son lot de sollicitations et d’engagements. Zweig s’épuise dans d’interminables tournées. Il ne trouve le repos que dans l’isolement de sa villa à Salzburg, auprès de Friderike. Là, il reçoit ses amis, écrivains, musiciens, penseurs, d’où qu’ils viennent. Il tisse des liens avec de jeunes auteurs qui lui seront reconnaissants de l’aide et des encouragements qu’il leur a apportés.

En 1925, Zweig remanie la pièce Volpone de Ben Jonson. La pièce, traduite dans plusieurs langues, reçoit un accueil enthousiaste et contribue à sa renommée.

Zweig ne délaisse pas pour autant ses biographies. Il consacre un ouvrage à l’homme politique français Joseph Fouché fouchc3a9-stefan-zweig, qui, en son temps, préfigurait déjà les jeux de coulisse que Zweig pressent dans les États européens. Les biographies, pour Zweig, sont l’occasion d’éclairer le présent à la lueur des agissements passés. Elles questionnent toutes l’incapacité apparente de l’homme à apprendre de ses erreurs, surtout en cette époque où apparaissent déjà les premiers signes avant-coureurs des catastrophes à venir. Parallèlement à sa carrière d’écrivain, Zweig consacre une grande part de son temps et de ses revenus à sa collection de manuscrits, de partitions et d’autographes. Elle constitue un véritable trésor, assemblée comme une œuvre d’art, où on retrouve notamment une page des Carnets de Léonard de Vinci, un manuscrit de Nietzsche, le dernier poème manuscrit de Goethe, des partitions de Brahms et de Beethoven. Cette collection inestimable sera confisquée par les nazis, dispersée et en grande partie détruite. Elle lui aura cependant inspiré quelques textes, dont La collection invisible.

 

À l’aube de la cinquantaine, Zweig subit l’usure du couple avec Friderike. Il entreprend un ouvrage sur Marie-Antoinette,Marie-Antoinette-Stefan-Zweig où il explore le thème des gens frappés par la tragédie, qui savent trouver dans le malheur une forme de rédemption et de dignité. L’ouvrage connaîtra un grand succès, tout juste avant la prise du pouvoir par les nazis en 1933.

Les années d'exil (1933-1942)

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la maison de Stefan Zweig à Petrópolis.

L’arrivée au pouvoir d’Hitler vient bouleverser la vie de Zweig, qui a très tôt une conscience claire du terrible danger que représente le dictateur pour les Juifs, pour l’Autriche et pour toute l’Europe. Cette année charnière voit l’exil forcé d’un grand nombre des amis allemands de Zweig. Lui-même juif, il suit avec effarement les troubles qui agitent le pays voisin. Il hésite à prendre position, voulant comme toujours se situer en dehors des choix politiques qui conduisent trop souvent à l’affrontement. Il est soutenu par le compositeur Richard Strauss qui lui commande un livret et qui refuse de retirer le nom de Zweig de l’affiche pour la première, à Dresde, de son opéra Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse). Mais Zweig se sent partagé de collaborer avec cet homme proche du pouvoir nazi. L’opéra ne sera d’ailleurs présenté que trois fois, jugé comme une « œuvre juive »4. Zweig suscite également la colère des nazis lorsque l’une de ses nouvelles (Brûlant secretBrennendes Geheimnis, publié en 1911) est adaptée au cinéma en 1933 par Robert Siodmak sous le titre Das brennende Geheimnis. Un autodafé de ses œuvres a même lieu à Berlin.

 

De son côté, Zweig s’intéresse ensuite à Érasme, en qui il voit un modèle humaniste proche de ses conceptions. La neutralité de Zweig est cependant bientôt mise à mal, lorsque l’Autriche, à son tour, succombe à la répression politique. Des partisans de la Ligue républicaine sont mitraillés dans les banlieues ouvrières. Zweig lui-même est l’objet d’une perquisition qui a raison de toutes ses hésitations. Aussitôt, il fait ses valises et décide de quitter le pays, en février 1934. Il laisse tout derrière lui, persuadé, à juste titre et contre l’avis des siens, que le bruit des bottes n’ira qu’en augmentant. Ses rêves de paix s’évanouissent. Zweig quitte l’Autriche sans grand espoir d’y revenir.

Réfugié à Londres, Zweig entreprend une biographie de Marie Stuart. Le personnage l’intéresse au même titre que Marie-Antoinette, dans la mesure où leurs deux destins illustrent le côté impitoyable de la politique que Zweig a en aversion. Il entame également une liaison avec Lotte (Charlotte Elisabeth Altmann), sa secrétaire, tandis que Friderike refuse de le rejoindre à Londres, jugeant non fondées les appréhensions de son époux. Elle et bien des amis, aveugles aux nuages toujours plus sombres qui envahissent l’Europe, lui reprochent d’agir en prophète de malheur.

Mais Zweig persiste dans ses craintes et ses intuitions. Il refuse de choisir son camp, comme Érasme en son temps, privilégiant la neutralité et la conscience individuelle à l’asservissement à un courant politique. Cette attitude prudente éloigne ses vieux amis, dont Romain Rolland, qui a épousé la cause du marxisme-léninisme et l’écrivain Joseph Roth.

Ci-dessous Zweig et Joseph RothJoseph Roth et Zweig

Durant l’été 1936, au moment où éclate la guerre d’Espagne, Zweig accepte l’invitation de se rendre au Brésil, laissant derrière lui une Europe divisée et troublée. Précédé par sa célébrité, Zweig est accueilli avec tous les honneurs. Lui-même est subjugué par la beauté de Rio de Janeiro.

Il y entreprend la rédaction d’une nouvelle biographie. Elle est consacrée à l’explorateur Magellan stefan-zweig-magellan-livre-ancien-874699743 ML, en qui Zweig voit un héros obscur, comme il les affectionne, demeuré fidèle à lui-même en dépit des embûches. Il termine l’ouvrage tant bien que mal, en proie à des tourments qui présentent tous les aspects d’une dépression.

 

De Londres, Zweig suit l’actualité autrichienne de près. Ce qu’il appréhende depuis des années finit par se réaliser. Le 14 mars 1938, Hitler traverse la frontière et proclame l’annexion de l’Autriche. Du coup, Zweig se voit dépossédé de sa nationalité autrichienne et devient un réfugié politique comme les autres. Désireux d’échapper aux brimades réservées aux expatriés, considéré comme ennemi quand la guerre éclate, Zweig demande et reçoit enfin son certificat de naturalisation.

Entretemps, il a rompu avec Friderike et a épousé Lotte Altmann. C’est avec elle qu’il quitte l’Angleterre, à l’été 1940, juste avant le début de bombardements allemands sur Londres. Zweig cède de plus en plus au désespoir.Zweig et Lotte049

Comme pour compenser sa condition d’expatrié, il se plonge dans le travail. Avant de partir, il laisse un roman La Pitié dangereuse,stefan-zweig-la-pitie-dangereuse-livre-ancien-495218934 ML paru en 1939. Il abandonne d’ailleurs derrière lui notes et manuscrits inachevés. Sa première escale est à New York où sa condition d’Allemand lui attire l’hostilité. Il part donc pour le Brésil, pays qui lui avait fait une forte impression et où il avait été bien reçu. Il est toujours accompagné de Lotte, dont la santé fragile commence à peser sur le couple.

Installé à Rio, Zweig parcourt le pays. Il se rend également en Argentine.

Ici à Buenos Aires en 1940 ave Lotte AltmannBuenos Aires 1940 avec Lotte045 et en Uruguay pour une série de conférences. Il revient ensuite à New York, en mars 1941, pour la dernière fois. Il y revoit Friderike qui a réussi à émigrer aux États-Unis. Zweig demeure quelques mois là-bas et fréquente ses vieux amis, expatriés comme lui. Le 15 mai, il prononcera sa dernière conférence. Désespéré et honteux du tort que cause l’Allemagne, il réitère néanmoins sa confiance en l’homme, mais on le sent déjà désabusé.

De retour au Brésil durant l’été, il entreprend la rédaction de ses mémoires qui seront publiées après sa mort sous le titre Le Monde d’hier, hymne à la culture européenne qu’il considérait alors comme perdue. Il revient sur les principales étapes de son existence, marquant de son témoignage un monde en destruction, comme s’il souhaitait qu’une trace de ce monde d’hier qu’il chérissait soit conservée. Il déménage ensuite à Petropolis au Brésil  où il fêtera le 28 novembre, loin de ses amis et des honneurs, son soixantième anniversaire.Casa Stefan Zweig in Petropolis-copie-1

Avec l’entrée en guerre des États-Unis, Zweig perd de plus en plus espoir. Il n’en continue pas moins son œuvre, dont Le Joueur d’échecs,Zw Joueur061 bref roman publié à titre posthume qui met précisément en scène un exilé autrichien que les méthodes d'enfermement et d'interrogation pratiquées par les nazis avaient poussé au bord de la folie. Au mois de février, en plein Carnaval à Rio, il reçoit le coup de grâce en apprenant la défaite des Britanniques en Indonésie.

Hanté par l'inéluctabilité de la vieillesse, ne supportant plus l'asthme sévère de Lotte et moralement détruit par cette guerre, il décide qu’il ne peut plus continuer à assister ainsi, sans recours, à l’agonie du monde5. Il rend, à  Barbacena, visite à l’écrivain Georges Bernanos qui tente, en vain, de lui faire reprendre espoir6.

Le 22 février 1942, après avoir fait ses adieux et laissé ses affaires en ordre (il laisse un mot concernant son chien, qu'il confie à des amis7), Stefan Zweig met fin à ses jours en s'empoisonnant au Véronal (barbiturique), en compagnie de Lotte qui refuse de survivre à son compagnon. Il aura droit à des funérailles nationales lors de son enterrement à Petrópolis, contrairement à ses vœux.stefan zweig and elizabeth zweig death phistars

« Un peuple qui a donné au monde le livre le plus sacré et le plus précieux de tous les temps n’a pas besoin de se défendre quand on le décrète inférieur et n’a pas besoin de se vanter de tout ce qu’il a produit inlassablement dans tous les domaines de l’art, de la science, des actes de la pensée : tout cela est inscrit, on ne peut l’effacer de l’histoire de ce pays dans lequel nous étions chez nous. »

— Stefan Zweig, Lettre à Max Brod .

Le Petit Parisien
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Entrefilet du journal collaborateur Le Petit Parisien du 26 février 1942, annonçant le suicide de Stefan Zweig, présenté comme un « écrivain juif ». Dans la même page, le journal publie un article reprenant un discours de Hitler expliquant que « Les juifs seront exterminés ».

ŒuvresZweig Portrait041

Son œuvre, particulièrement éclectique, comporte quelques recueils de poésies, quelques pièces de théâtre (Thersite 1907Volpone 1927…). Mais Zweig est surtout connu pour ses nouvelles (Amok 1922, La Confusion des sentiments 1926, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme 1927), histoires de passion intense pouvant aller parfois jusqu’au morbide ou à la folie. Le Joueur d’échecs, a été publiée à titre posthume. Il a écrit de nombreuses biographies (FouchéMarie StuartMagellanMarie-Antoinette…) d’une grande acuité psychologique et qui comportent une réflexion sur les problèmes de son temps (Érasme 1935). Il travaille durant plus de vingt ans à son recueil de nouvelles Les très riches heures de l’humanité qui retracent les quatorze événements de l’Histoire mondiale les plus marquants à ses yeux.

Poésie

  • Cordes d’argent , Berlin, 1901, Silberne Saiten)
  • Les Couronnes précoces10 , 1907,(Die frühen Kränze)

Romans et nouvelles

  • Romans et nouvelles, tome 1, Paris, Le Livre de Poche, coll. « La Pochothèque », 1991.
  • Romans et nouvelles, tome 2, Paris, Le Livre de Poche, coll. « La Pochothèque », 1995.
  • Romans et nouvelles, tome 3, Paris, Le Livre de Poche, coll. « La Pochothèque », 1996.
  • Printemps au Prater (Praterfrühling, nouvelle publiée à l’automne 1900 dans une revue littéraire mensuelle)
  • L’Étoile au-dessus de la forêt (Der Stern über dem Walde, écrit v. 1903)
  • Les Prodiges de la vie (Die Wunder des Lebens, 1904, tr. fr. 1990)Les Prodiges de la vie
  • L’Amour d’Érika Ewald (Die Liebe der Erika Ewald, 1904, tr. fr. 1990)
  • La Marche (Die Wanderung, 1904)
  • La Scarlatine (Scharlach, nouvelle publiée en mai-juin 1908)
  • Première épreuve de vie. Quatre histoires du pays des enfants (Erstes Erlebnis. Vier Geschichten aus Kinderland, 1911) : Conte crépusculaire (Geschichte in der Dämmerung, tr. fr. 1931), La Gouvernante (Die Gouvernante, tr. fr. 1931), Brûlant secret (Brennendes Geheimnis, tr. fr. 1945) et Le Jeu dangereux (Sommernovelette, tr. fr. 1931)
  • Amok, recueil qui, dans sa version originelle de 1922, Amok -Amok (3) Novellen einer Leidenschaft (Nouvelles d’une mauvaise passion), incluait, outre la nouvelle Der Amokläufer (tr. fr. 1927 Amok ou Le Fou de Malaisie), quatre autres nouvelles dont Die Frau und die Landschaft (tr. fr. 1935 La femme et le paysage), Phantastische Nacht (tr. fr. 1945 La Nuit fantastique. Notes posthumes du baron de R…), Die Mondschein Gasse (tr. fr. 1961 La Ruelle au clair de lune) et Brief einer Unbekannten (tr. fr. 1927 Lettre d’une inconnue)Stefan-Zweig-Lettre-dune-inconnue
  • La Confusion des sentiments, recueil qui, dans sa version originelle de 1927, Verwirrung der Gefühle - Drei Novellen, incluait, outre la nouvelle du même titre (sous-titrée Notes intimes du professeur R de D, tr. fr. 1948)ZWEIG (2)la-confusion-des-sentiments-stefan-zweig-9782253061434
  • Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau, tr. fr. 1929, révisée 1980) et Destruction d’un cœur (Untergang eines Herzens, tr. fr. 1931)Zw 24 H058stefan-zweig-vingt-quatre-heures-vie-dune-fem-L-1
  • Un mariage à Lyon, recueil (1992) incluant, outre la nouvelle du même titre (Die Hochzeit von Lyon, publ. 8.1927), les nouvelles : Dans la neige (Im Schnee, publ. 8.1901, tr. fr. 1904 et 1992) ;La croix (Das Kreuz, publ. 1.1906, tr. fr. 1992); Histoire d’une déchéance (Geschichte eines Untergangs, publ. 9.1910, tr. fr. 1992) ; La légende de la troisième colombe (Die Legende der dritten Taube, publ. 12.1916, tr. fr. 1992) ; Au bord du lac Léman (Episode am Genfer See, publ. 1919, tr. fr. 1992 ; La contrainte (Der Zwang, écrit en 1916, publ. 1929, tr. fr. 1992)
  • La Peur, recueil (Angst, publié en 1925, tr. fr. 1935) incluant, outre la nouvelle du même titre (Angst, publiée en 1910) LaPeur
  • Révélation inattendue d’un métier (Unerwartete Bekanntschaft mit einem Handwerk), Leporella (id.), Le Bouquiniste Mendel (Buchmendel) et La Collection invisible - Un épisode de l’inflation en Allemagne (Die unsichtbare Sammlung - Eine Episode aus der deutschen Inflation), ainsi que, dans la v. fr., La femme et le paysage (tr. fr. 1935, Die Frau und die Landschaft, originellement publiée en 1922 dans le recueil Amok - Novellen einer Leidenschaft)
  • Le voyage dans le passé (Die Reise in die Vergangenheit / Widerstand der Wirklichkeit1re publication partielle 1929, v. complète publiée en 1976, tr. fr. 2008)
  • Le Jeu dangereux, 1931
  • Le Chandelier enterré , recueil (1937) incluant, outre la nouvelle du même titre (Der begrabene Leuchter, 1937, tr. fr. 1937), Rachel contre Dieu (Rahel rechtet mit Gott, 1928, tr. fr. 1937) etVirata (Les yeux du frère éternel. Une légende -- Die Augen des ewigen Bruders. Eine Legende, 1922, tr. fr 1927 initialement publiée en 1927 dans le recueil Amok ou le fou de Malaisie(3 nouvelles) de 1927)Zw Le Chan060
  • Un soupçon légitime (War er es, nouvelle probablement écrite entre 1935 et 1940, première publication 1987, tr. fr. 2009)
  • Les Deux jumelles. Conte drôlatique (Die gleich-ungleichen Schwestern, nouvelle publ. 1936 in recueil Kaleidoscop)
  • La Pitié dangereuse (Ungeduld des Herzens, 1939, tr. fr. 1939) - roman, le seul (au sens de la taille de l’œuvre) que l’auteur ait achevé.41QT7C9GDCL. SL500 AA300
  • Le Joueur d’échecs (Schachnovelle, nouvelle écrite par l’auteur durant les quatre derniers mois de sa vie, de nov. 1941 à février 1942, publ. 1943 ; tr. fr. 1944, rév. 1981)Zw Joueur061
  • Un homme qu’on n’oublie pas (Ein Mensch, den man nicht vergisst, nouvelle, publ. posth. 1948, tr. fr. 1990)
  • Wondrak (id., nouvelle, publ. posth., tr. fr. 1990)
  • Ivresse de la métamorphose, roman inachevé (écrit en 1930/31 et 1938/39), publié à titre posthume sous le titre original Rausch der Verwandlung (titre emprunté à une phrase du roman, car l’auteur ne lui en avait pas donné un) ; en collaboration avec Berthold Viertel, il en fera en 1940 un scénario de film, Das Postfraülein (La demoiselle des postes), qui sera réalisé en 1950 par Wilfried Franz sous le titre Das gestohlene Jahr (L’année volée) ; tr. fr. 1984d1909i46270h105926
  • Clarissa, roman inachevé, retrouvé dans les archives de Zweig en 1981, et portant la mention suivante : « Vu à travers l’expérience d’une femme, le monde entre 1902 et le début de la guerre » - la seconde, en l’occurrence ; tr. fr. 1992clarissa-stefan-zweig-9782253095286

Théâtre

  • Thersite. Tragédie en trois actes (Tersites. Ein Trauerspiel in drei Aufzügen, 1907)
  • La Maison au bord de la mer (Das Haus am Meer. Ein Schauspiel in zwei Teilen, 1911)
  • Le Comédien métamorphosé. Un divertissement du Rococo allemand (Der verwandelte Komödiant. Ein Spiel aus dem deutschen Rokoko, 1913)
  • Jérémie. Drame en neuf tableaux (Jeremias. Eine dramatische Dichtung in neun Bildern, 1916)
  • Légende d’une vie, (Legende eines Lebens. Ein Kammerspiel in drei Aufzügen. , 1919, tr. fr. 2011)
  • Volpone (Ben Johnson’s Volpone. Eine lieblose Komödie in drei Akten, 1926, tr. fr. de Jules Romains 1927)
  • L’Agneau du pauvre. Tragicomédie en trois actes (Das Lamm des Armen. Tragikomödie in drei Akten, 1929, tr. fr. 1930)
  • Un caprice de Bonaparte. Pièce en trois actes (tr. fr. 1952)

Essais et biographies

  • Émile Verhaeren : sa vie, son œuvre (Emile Verhaeren, 1910), tr. fr. 1910.
  • Souvenirs sur Émile Verhaeren (Erinnerungen an Emile Verhaeren, 1917), tr. fr. 1931.
  • Marceline Desbordes-Valmore : son œuvre (Marceline Desbordes-Valmore - Das Lebensbild einer DichterinMit Übertragungen von Gisela Etzel-Kühn, 1920), tr. fr. 1928.
  • Romain Rolland : sa vie, son œuvre (Romain Rolland : der Mann und das Werk, 1921), tr. fr. 1929.
  • Trois Maîtres : Balzac, Dickens, Dostoïevski (Drei Meister : Balzac, Dickens, Dostojewski [Die Baumeister der Welt. Versuch einer Typologie des GeistesBand 1], 1921), tr. fr. 1949 et 1988.
  • Le Combat avec le démon : Kleist, Hölderlin, Nietzsche (Der Kampf mit dem Dämon : Hölderlin, Heinrich von Kleist, Friedrich Nietzsche [Die Baumeister der Welt. Versuch einer Typologie des GeistesBand 2], 1925), tr. fr. 1937.
  • Les Très riches heures de l’humanité1927 (Sternstunden der Menschheit - 14 textes de nature historique, dont les premiers furent publiés en 1927), tr. fr. de 12 textes 1939.
  • Trois poètes de leur vie : Stendhal, Casanova, Tolstoï (Drei Dichter ihres Lebens: Casanova, Stendhal, Tolstoi [Die Baumeister der Welt. Versuch einer Typologie des GeistesBand 3], 1928), tr. fr. 1937.
  • Joseph Fouché (Joseph Fouché. Bildnis eines politischen Menschen, 1929), tr. fr. 1930.fouchc3a9-stefan-zweig
  • La guérison par l’esprit : Mesmer, Mary Baker-Eddy, Freud (Die Heilung durch den Geist : Franz Anton Mesmer, Mary Baker-Eddy, Sigmund Feud, 1931), tr. fr. 1982.
  • Marie-Antoinette (Marie Antoinette, Bildnis eines mittleren Charakters, 1932), tr. fr. 1933.Marie-Antoinette-Stefan-Zweig
  • Érasme, Grandeur et décadence d’une idée (Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam, 1934), tr. fr. 1935.
  • Marie Stuart (biographie) (Maria Stuart, 1935), tr. fr. 1936.
  • Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin (Castellio gegen Calvin, oder Ein Gewissen gegen die Gewalt, 1936), tr. fr. 1936.
  • Magellan (Magellan. Der Mann und seine Tat, 1938), tr. fr. 1938.
  • Amerigo, Récit d’une erreur historique (Amerigo, Die Geschichte eines historischen Irrtums), écrit en 1941, publ. posth. 1944), tr. fr. 1992.
  • Le Brésil, Terre d’avenir (Brasilien. Ein Land der Zukunft, 1941), tr. fr. 1942.
  • Balzac, le roman de sa vie (Balzac. Roman seines Lebens, publ. posth. 1946), tr. fr. 1950.
  • Hommes et destins, Belfond, 1999
  • Le Mystère de la création artistique (Das Geheimnis des künstlerischen Schaffens, 1943), tr. fr. 1996
  • Le Monde sans sommeil (Die schlaflose Welt)
  • Aux Amis de l’étranger (An die Freunde in Fremdland)
  • Montaigne. Essai biographique, publ. posthume, tr. fr. 1982
  • Le Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen - autobiographie (Die Welt von Gestern - Erinnerungen eines Europäers, 1942, publ. posth. 1944) ; Zweig commença à l’écrire en 1934 ; il posta à l’éditeur le manuscrit, tapé par sa seconde femme, un jour avant leur suicide.
  • En cette heure sombre (In dieser dunklen Stunde)

Correspondance

  • Sigmund Freud-Stefan Zweig, Correspondance, Paris, Rivages, 1991.9782253157045-T
  • Arthur Schnitzler-Stefan Zweig, Correspondance, Paris, Rivages, 1994.
  • Richard Strauss-Stefan Zweig, Correspondance 1931-1936, Paris, Flammarion, 1994.
  • Friderike Zweig-Stefan Zweig, L’Amour inquiet, Correspondance 1912-1942, Paris, Des Femmes,1987.
  • Romain Rolland-Stefan Zweig, Rencontre 1911
  • Amélie Breton-Stefan Zweig, Lettres 1922
  • Émile Verhaeren-Stefan Zweig, Genève, Labor, 1996.
  • Stefan Zweig, Correspondance 1897-1919 (préface, notes et traduction de l’allemand par Isabelle Kalinowski), Paris, Le Livre de Poche, coll. "Biblio" no 3414, 2005.
  • Stefan Zweig, Correspondance 1920-1931 (préface, notes et traduction de l’allemand par Isabelle Kalinowski), Paris, Le Livre de Poche. coll. "Biblio" no 3415, 2005,.

Bibliographie  

Stefan Zweig, l’ami blessé, Paris, Plon, 1996, 355 p.  + 8 p.  de planches illustrées, Stefan Zweig (Bona), Paris, Grasset, 2010, 460 p.  + 8 p.  de planches illustrées, 

  • Jean-Jacques Lafaye, L’Avenir de la nostalgie : une vie de Stefan Zweig, Paris, Editions du Félin, 1989, 207 p.
  • Jean-Jacques Lafaye, Stefan Zweig. Un aristocrate juif au cœur de l’Europe, Paris, Editions du Félin, 1999, 141 p. Paris, Hermann, coll.« Savoir. Lettres », 2010, 141 p.,q).
  • Serge Niémetz, Stefan Zweig : le voyageur et ses mondes : biographie, Paris, Belfond, 1996, 599 p.  + 12 p.  de planches illustrées, 
  • Daniel ParrochiaLe Joueur d’échecs” : finales avec un fou, Paris, Editions du Temps, coll. « Lectures d’une œuvre », 2000, 95 p., .
  • Donald A.Prater, Stefan Zweig, Paris, La Table Ronde, 1988.
  • Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig, Paris, Flammarion, 2011. L'auteur a signé le scénario de la bande dessinée éponyme parue chez Casterman en 2012, dessin deGuillaume Sorel.

 

LIRE Bio056LIRE Bio 2057Le voyage dans le passé de Stefan Zweig

 

PAR JEAN-MARC PARISIS Mis à jour le 28/05/2010 à 17:42 | publié le 28/05/2010 à 08:55 
L'écrivain autichien sur la Côte d'Azur. Polyglotte accompli, il traduisit notamment des oeuvres de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud lors de son séjour sur la Riviera au début des années 30.
L'écrivain autichien sur la Côte d'Azur. Polyglotte accompli, il traduisit notamment des oeuvres de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud lors de son séjour sur la Riviera au début des années 30.

20090523PHOWWW00183.jpgPrès de soixante-dix ans après son suicide, l'écrivain autrichien continue à fasciner des millions de lecteurs. Ses inédits s'arrachent, les biographies qui lui sont consacrées, aussi. Mais comment devient-on un écrivain culte?

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Entre 1911 et 1933, Brûlant secret, l'une des plus fortes nouvelles de Stefan Zweig, fut diffusé à plus de 140 000 exemplaires en Allemagne. Celui qui exécrait le succès y sera abonné jusqu'à son suicide en 1942, et après. Vivant, on le traduisait déjà presque partout en Europe, sur le continent américain, et aussi en russe, en chinois, en turc, en arménien. Brûlant secret,Amok, Lettre d'une inconnue ont chacun connu trois adaptations au cinéma,Vingt-quatre heures de la vie d'une femme en compte six. Aujourd'hui, la Zweigmania se poursuit, en France notamment, où l'on s'est récemment emballé pour deux inédits en français: Le Voyage dans le passé levoyagedanslepasse et Un soupçon légitime, traduits en 2008 et 2009 chez Grasset, qui réédite ce mois-ci La Pitié dangereuse.Symptomatique, aussi, le succès en librairie de Laurent Seksik imaginant Les Derniers Jours de Stefan Zweig (Flammarion).

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Pourquoi cette passion? Dans la sagace et vibrante biographie qu'elle lui a consacrée et qui vient d'être rééditée (récit fluide, empathique, quasiment sans notes, à la Zweig), Dominique Bona avance des explications. Il «écrit vite et efficace», ses nouvelles sont intemporelles, «détachées de l'Histoire»et «visent l'humain». Il y a autre chose. Crépusculaires, ses fictions ont la couleur de notre époque, elles parlent à des consciences troublées. De plus, elles explorent souvent le thème du secret, et ce monde a perdu le sens du secret, le code qui chiffre et déchiffre les coeurs dans le temps.

Avec Lotte Altmann, sa seconde épouse, qui se suicidera avec lui le 22 février 1942.
Avec Lotte Altmann, sa seconde épouse, qui se suicidera avec lui le 22 février 1942.

 

 

Secret et crépusculaire, mais aussi sombre et sensuel, solitaire et amical, sage et victime, c'est bien le cas de Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 dans les beaux quartiers de Vienne, la capitale d'un empire austro-hongrois opulent et figé dans sa magnificence. Son père a gagné des millions dans l'industrie textile. Sa mère porte des robes de taffetas et sillonne les salons de la bourgeoisie. Stefan Zweig est juif, mais ne pratique pas. Comme son frère aîné, il fréquente le Maximilian Gymnasium. A ce lycée qui sent la prison, l'élève passable préfère le théâtre, les concerts de Brahms ou de Schönberg, les cafés fumants de littérature. Il n'ose cependant s'aventurer au Café Central, où s'attablent Hugo von Hofmannsthal et Arthur Schnitzler, avant d'avoir fait ses preuves en poésie. Il les produira à 19 ans avec le recueil Cordes d'argent.Rainer Maria Rilke a beau lui écrire à cette occasion, Zweig doute de ses propres dons. Et déjà, il songe à partir. A Berlin, l'avant-garde le change quelques mois des chocolats de l'empire. Revenu à Vienne, il boucle un doctorat en philosophie en 1904, puis va et vient pendant dix ans: l'Europe, l'Inde, l'Indochine, les Etats-Unis, les Antilles, Cuba. Il débute comme il finira, en errant, avec pour visa permanent sa propension à l'admiration et au partage des idées. A Montparnasse, en 1911, il rencontre Romain Rolland, qui notera un jour: «L'amitié est sa religion.» Sur la toile du Vieux Monde bientôt déchirée par la Grande Guerre, il tisse des liens puissants: Emile Verhaeren, Hermann Hesse, Heinrich Mann, James Joyce. Plus tard, sa maison de Salzbourg accueillera Pierre Jean Jouve, Paul Valéry, Rabindranath Tagore; Béla Bartók, Maurice Ravel, Richard Strauss y joueront du piano.

Depuis la terrasse de sa maison à Salzbourg (vers 1930).
Depuis la terrasse de sa maison à Salzbourg (vers 1930).

 

Avec les femmes, malgré sa timidité, c'est une autre affaire, joyeuse et prolétaire. Il apprécie les lingères, les vendeuses de bonbons, les serveuses, les fleuristes, les prostituées, les étudiantes. Rien qui n'engage, que des extases, parfois multipliées, pour dissoudre l'angoisse. Dans son journal de 1912, on lit qu'il a amené chez lui «deux amies dont les beaux corps» le «réjouissent». Cette année-là, il se lie avec Friederike von Winternitz. Séparée, émancipée, elle écrit des romans sentimentaux. Elle l'aime, respecte sa liberté. Lui l'aime, à sa façon: «J'aimerais qu'elle se débarrasse de sa sensualité, qui perturbe chez elle la pure sensation que j'ai de son admirable univers.» Mariés en 1920, elle se peindra en épouse protectrice, «prophylactique», «gardienne de son oeuvre». Une femme de paix, en somme.

 

Belliciste, Zweig le fut une fois, en 1914. Pétri de culture allemande, il tempête contre la France qui «se bat pour sa naïveté et l'Angleterre pour son portemonnaie». Il reviendra de sa colère en visitant comme adjudant l'horrible front de Cracovie à Budapest. Face au désastre, il écrira une pièce de théâtre, Jérémie, à la gloire d'un prophète de la paix. Jérémie est un vaincu, c'est important pour Zweig,

Stefan Zweig, l'écrivain face au chaos
Stefan Zweig, l'écrivain face au chaos

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Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
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commentaires

Josette ATTUEL 23/02/2014 21:20


C'est l'émotion à la lecture de votre immense travail concernant cet auteur " majeur " de nos jours. C'est en ce qui me concerne un de mes auteurs préférés, et je garde en mémoire le
livre de Selsik sur " les derniers jours de Zweig. Je le garde en mémoire parce que longtemps je ne concevais pas le geste de Zweig, de mettre fin à ses jours.Dans le contexte de l'époque, il me
semblait que sa renommée, son audience se devait d'être aux cotés de ceux qui luttaient contre le nazisme et ses atrocités, afin de les encourager dans leur " résistaance " Aujourd'hui je suis
moins intransigeante et je peux comprendre qu'il con sidérait une " reconstruction " comme une tâche gigantesque qu'il ne pouvait assumer, du moins le croyait il. A cette époque aussi 60 ans
était la porte opuverte à la vieillesse. Mais pourquoi n'a t-il pas laissé à Lotte cette possibilité ? c'est la question que je continue à me poser. Souvent l'amour est un dépassement de
soi.Merci encore pour ce magnifique travail et j'en reste émue aux larmes

Christian VANCAU 24/02/2014 09:57



Josette vos questions sont pertinentes et je n'ai pas de réponse. Mais il peut y avoir d'autres raisons que politiques et éthiques.  Mystère. Ce que je me demande c'est pourquoi il se
trouvait en exil en ARGENTINE, pays qui a accueilli tant de collaborateurs du Nazisme. Un chainon me manque; Mais je n'ai pas lu Selsik. Peut-être en savez-vous plus. merci de vos encouragements



Moniquer Bossicart 23/02/2014 14:59


C'est un travail de recherches très complet sur l'oeuvre et la vie fascinantes de l'auteur.

Christian VANCAU 24/02/2014 09:59



Merci Monique. Cette période de guerre et de nazisme reste à jamais troublante et infernale. Je l'ai tout de même vécue pendant mes 8 premières années, mes souvenirs d'enfance sont remplis de
croix gammées et de sons gutturaux



ATTUEL Josette 18/03/2013 21:38


C'est avec une émotion très dense que j'ai lu et relu votre " biographie " de Zweig, émotion d'abord parce que j'aime cet auteur, émotion ensuite parce que son destin m'a toujours bouleversé et
que son suicide reste pour moi d'une intensité forte. Votre travail est remarquable, il n'y man que rien , c'est une biographie parfaite.  Ses amis de la première heure joints au soir de sa
vie par G. Bernanos venu le supplier d'attendre des meilleurs jours je crois, enfin tous les livres, toute l'oeuvre de Zweig ainsi déclinée. Bravo à vous et quel dommage encore, que vous puissiez
en faire des biographies, comme celle de char et d'autres que je relirai à mon temps.Je vous remercie pour cette belle soirée passée en compagnie d'auteurs ausdsi célèbres, et en revisitant Zweig
que vous faites revivre. Revivre ? non...il ne nous quitte pas . BRAVO encore et merci 

Christian VANCAU 19/03/2013 12:01



Merci Josette de votre présence et de vos encouragements à un moment où je commence à désespérer de Facebook où mes articles sont très peu lus. Tous mes lecteurs ou à peu près m'arrivent par les
moteurs de recherche. la rédaction de des articles c'est un énorme travail qui récolte qques J'aime" et quasi pas de commentaires. Je sais c'est trop long à lire et FB n'est pas fait pour cela,
alors des réactions-rares-comme les vôtres sont précieuses...infiniment et c'est moi qui vous remercie. Je suis plongé dans ma propre biographie qui est aussi la transcription partielle de mon
journal qui depuis 1980 compte plus de 50.000 pages. Je n'en recopie que des extraits évidemment, abondamment illustrés. Là aussi je cesse de publier sur FB car on ne la lit pas alors  que
j'ai de nombreux lecteurs qui viennent d'ailleurs. Pour la lire il suffira d'aller sur mon blog dans la rubrique "Ma Biographie". Amicalement