Un DVD de Jean-Max Peteau.
Il s'agit bien d'un film réalisé sur une pièce "Lettres de délation" pièce présentée au Festival d'Avignon en 2005, et grâce
à laquelle, le comédien et metteur en scène, François Bourcier, obtînt le Molière 2006 des Etudiants. Cette pièce est tirée du livre "La Délation sous l'Occupation"d'André Halimi.
Mais ce film est aussi un dyptique sur la seconde guerre mondiale, ses douleurs, ses combats: deux films qui s'opposent ou
plutôt se répondent.
Le premier film: "Lettres de délation", mis en scène par Renato Ribeiro d'après le livre d'André Halimi, réalisé par Jean-Max Peteau (1H11), offre un témoignage de l'époque, sur l'esprit et les lois de la France de Vichy. D'authentiques
lettres, interprétées par le comédien François Bourcier, nous éclairent sur les délateurs et les motivations de leur collaboration. Juifs, communistes, homosexuels, voisins, époux, étaient les
cibles de leur infamie
Le deuxième film "Résister, c'est exister" , mis en scène par Isabelle Starkier, réalisé par
Jean-Max Peteau (1H26), rend hommage aux héros anonymes qui se sont opposés à la politque de collaboratio menée par le Maréchal Petain. Un vingtaine de personnages, incarnés par
François Bourcier, se succèdent pour nous faire revivre ces actes de résistance populaire.
Voici le DVD en question: C'est un MONUMENT
et un CHEF- D'OEUVRE......
"Résister c'est Exister" Deuxième film. Bande annonce
A ces deux films s'ajoute un BONUS :
1. A propos des créations (durée totale 1h27'51), avec des interviews de François
Bourcier, comédien et metteur en scène, de Jean-Claude Dreyfus et de Stephane Freiss ainsi que d'Alain Guyard, dramaturge, d'André Halimi auteur du livre"La Délation sous l'Occupation", de Renato Ribero metteur en scène
de" Lettres de Délation" et Isabelle Starquier, metteuse en scène de "Résister c'est Exister"
Ce que dit, en substance, François BOURCIER à propos du film de Jean-Max Peteau:
"Il ne s'agit pas d'une pièce de théâtre filmée. En prenant une pièce de théâtre, en la mettant dans une boite pour en faire
un film, il y a souvent une déperdition de dimension...
...Ici non seulement le film reproduit exactement l'univers et la volonté du metteur en scène mais en plus il injecte une
véritable création nouvelle, à l'intérieur de la pièce et en même temps cette création, reproduit exactement l'esprit de la pièce "
2. Témoignages et réactions (durée totale 1h05'58) avec
Roger Belbeoch, grand résistant
Marie Debelle, à propos de la déportation des Tziganes en France
Alain Ducreux, membre de la Grande Loge de France
Noël Mamere, Député de la Gironde
Geard Miller, auteur et chroniqueur
Jacques Ralite, Sénateur de Seine Saint-Denis
3. Entretien avec Raymond AUBRAC, ingénieur et Ministre du Mouvement de
Libération-sud et de l'Armée secrète (22'45)
Durée totale du DVD: 5H33'42". Une véritable somme par conséquent. Ce Dvd peut être acheté sur Internet notamment, aux
Editions l'Harmattan, pour le prix de 15 Euros
Tout d'abord voici le réalisateur du film, Jean-Max PETEAU . Le voici tel qu'il se décrit dans son Bull-Blog :
http://jeanmaxpeteau.over-blog.net
"Entré très jeune dans le spectacle comme musicien, je passe côté coulisses, au théâtre, auprès de nombreux metteurs en scène:
Jean-Hugues Anglade, Yasmina Réza, Patrice Chéreau, Daniel Mesguich, Claude Régy, Daniel Benoin...et bien d'autres pendant une dizaine d'années en occupant plusieurs fonctions (Créations
éclairages, effets spéciaux, Régisseur général, assistant metteur en scène et metteur en scène). Puis je me retrouve derrière la camera et réalise des documentaires, des courts et moyens-métrages
de fictions plusieurs fois primés ainsi que des clics et des pubs, et captations de spectacles vivants ".
Jean-Max réalise des fictions telles que Histoire du Violon... et
MEMENTO, qui remporte de nombreux prix, dont le Grand Prix du film fantastique d'Avoriaz, le Prix du Scenario au Festival de
Lille et le Prix du Festival International du film de Valenciennes Dans ce film joue sa compagne Michèle Laurence, comédienne et
auteur (Voir son blog : http://coulisses.over-blog.com)
Synopsis de Memento:
Un soir où se joue Macbeth de Shakespeare, la comédienne qui interprète Lady Macbeth entre en scène pour le monologue de
l'Acte 5 mais elle reste sans voix. Panique, le plateau est envahi d'une épaisse brume, elle est prise dans un tourbillon et bascule dans un trou...de texte... Dans un étrange labyrinthe, elle
part à la recherche de son personnage et de son texte
Lady Macbeth alias Michèle Laurence
EXTRAITS DE PRESSE à propos de MEMENTO
Jean-Max Peteau rejoint l'univers de Terry Gilliam, avec des décors et un imaginaire sans limites...des images superbes..(Studio
magazine).
Memento est une réussite rare de cinema baroque français qu'il ne faudrait pas bouder au nom d'un soi-disant bon goût qui se
traduit souvent par une timidité esthétique, propre à beaucoup de nos réalisateurs de court-métrage. Jean-Max Peteau meuble son espace par des éclairs visionnaires qui pourraient rappeler à
certains la démarche d'un Fellini où rôles et fantasmes se mélangent parfois.(Raphaël Bassan-BREF-Journal du cinéma)
Memento et un film d'une imagination foisonnante. Un hommage coloré à la fois au théâtre et au cinéma. Jean-Max Peteau est en
passe de devenir un cinéaste reconnu (JMTB-Journal La République-Fest.Clermont-Ferrand)
En outre Jean-Max Peteau réalise des Documentaires, tels qur Barbarians, Château de Comper, Brocéliande et Jeux de rôles
Grandeur Nature
Des réalisations DVD sur Sylivie Joly
Et de nombreux scenarii, écrits en collaboration avec Michèle Laurence
J'ai rencontré Jean-Max et Michèle à Paris début octobre 2010, dans leur appartement de Montmartre. Michèle m'a désenseveli
du Cimetière de Montmartre, où nous avions rendez-vous, sous une chaleur torride, pour me ramener chez elle en traversant la fête des vendanges et me présenter à son compagnon Jean-Max. Michèle
et moi nous connaissions uniquement à travers nos blogs respectifs sur Overblog et celà depuis 3 ans (2007)
Quelques mots sur le parcours de François
BOURCIER
Comédien et metteur en scène, il est
issu du Conservatoire national supérieur d'art dramatique et de l'ENSATT de Lyon. Nominé aux Molères en 1994 et en 1996 pour le spectacle comique de Sylvie Joly, il décide deux ans plus tard de
tourner "Karine et Ari" d'Antoine RIchter, dont il tient le rôle principal
En 2005, il joue dans les spectacle "Lettres de délation", pièce présentée au Festival d'Avignon, grâce à laquelle il obtient le
"Molière des étudiants" en 2006 .
Il joue ensuite aux côtés de Valérie Ceccini et de Laetitia Vives dans "In-sect", un drame de Jules Bauman, avant de mettre en
scène "L'Avare" au théâtre Gérard Philippe , "Le dernier Templier" ou "Marion Delorme" de victor Hugo, au théâtre du Nord-Ouest.
En outre l'artiste polyvalent tourne dans "Valmont" de Milos Forman ou "Les Apprentis", réalisé par Pierre
Salvador.
Il met également en scène près de quarante émissions télévisées pour France 2 et France 3.
Directeur du Studio Théâtre de Charenton, François Bourcier enseigne à présent en classe de deuxième année au Sudden Théâtre, une
compagnie dirigée par Raymond Aquaviva, ainsi qu'à l'Université d' Evry et au Centre des Arts de la scène
C'est sans aucun doute la sensibilté éclectique de François Bourcier qui lui a permis d'être à l'affiche dans plus d'une trentaine
de pièces de théâtre originales et variées
Voici quelques extraits concernant le spectacle "Les Lettres de délation, d'un article très bien écrit et qui figure sur Overblog
dans "Les petits mots de Cat http:// www.lespetitsmotsdecat.over-blog.com
Lettres de délation, un spectacle tiré du livre "La Délation sous l'Occupation" d'André
Halimi
"Un homme surgit, nu, sorti de nulle part, dans un brouillard de quai de gare, dans le bruit d'une
locomotive qui se met en marche. Des valises suspendues, une chaise, un rideau de velours rouge. Des lettres qui surgissent de partout, des mots, des dénonciations. Chacun y va de sa raison
pour dénoncer, qu'il soit pauvre ou notable, qu'il souffre ou non de mots/maux de la société. Accompagné par la musique déchirante des violons, en alternance avec le bruit des marches
nazies, ces lettres nous crachent à la figure, une réalité sociale passée mais aussi présente..
Nous sommes resortis de ce spectacle, enchantés, ravis et bluffés aussi. Le thème, hélas, n'a rien
de nouveau, rien d'exceptionnel< Ce qui est nouveau depuis quelques années, c'est la manière dont le sujet est traîté. Il ne d'agit plus de juger les comportements des uns et des autres,
il ne s'agit plus de donner une vision manichéenne de cette période, il s'agit bien au contraire, de faire comprendre aux gens, au public, à l'humanité, que nous ne sommes rien pour juger, que
chacun a ses raisons de se comporter ainsi, bonnes ou mauvaises, mais que rien n'est aussi simple que les apparences, rien n'est jamais simple...
Des lettres ont été envoyées aux administrations du régime de Vichy, dénonçant israëlites,
communistes, tziganes, homosexuels et j'en passe. Ce qui est intéressant c'est de savoir que tout le monde a été l'auteur des ces drames humains. La jalousie, la vengeance, la colère, la
haine, l'anti-sémitisme, le principe d'être un bon français, l'envie et j'en passe, sont autant de motivations qui sont les moteurs de réponses à certains appels des
autorités
Ce qui donne une autre dimension à ce témoignage, c'est incontestablement la remarquable mise en scène et le jeu formidable de François Bourcier
André Halimi publie son livre "La Délaton sous l'Ocupation". François Boursier met ce livre en scène et le joe à partir de
2005, pièce qu'il présente au Festival d'Avignon et grâce à laquelle il obtient le MOLIERE 2006 des Etudiants. La manière dont il incarne ces messieurs et mesdames" tout le monde", issus de
toutes les catégories sociales et intellectuelles, est époustouflante. Ce spectaclz n'a rien d'une supeprouction, un décor simple mais suffisamment évocateur por rappeler les drames des raffles,
des déportations, le rôle des déplacements de population. La présence des valises, du bruit des gares, ders cvhemins de fer, les violons déchirants s'opposant aux marches nazies, la voix
d'Hitler, chaque détail rappelle ce qui est arrivé...
François Bourcier par son remarquable jeu de comédien, incarne tour à tour des personnages parfaitement différents. Son
arrivée sur scène, en nu intégral, peut évoquer la naissance de l'homme, vierge de tout, dans un monde où les règles s'inscrivent malgré nous. Son train forcé, des marches hitlériennes, qui
s'alternent avec les pas de danses yiddish, n'est pas sans rappeler le personnage du dictateur de Charlie Chaplin
Quand le comédien fait mine de lire les lettres, le nez collé dessus, le visage caché par le courrier, il rappelle au
spectateur, à la fois le caractère anonyme de bien des lettres, mais aussi les masques vénitiens blancs, où chacun de nous pourrait être l'auteur de la dite lettre, chacun de nous, nous-même,
notre voisin, un membre de notre famille
Le spectacle esthétique, symbolique, incarné ou l'humour a aussi sa place, s'est enrichi au fil des représentations, qui
durent depuis cinq ans. Des lettres de délation sont venue s'ajouter, notamment celles sur la "déportation" tzigane... L'homosexuel a lui aussi fait l'objet de délation, mais aucune lettre
n'ayant été retrouvée, puisque les archives furent détruites sur demande du gouvernement dans les années 60, le metteur en scène a choisi d'introduire dans le spectacle, la traduction d'une
partie du discours homophobe de Himmler, en alternance avec le discours d'Hitler en allemand
Les applaudissements cessèrent lorsque François Bourcier, après quatre rappels, prit la parole pour apporter quelques précisions
sur l'évolution du spectacle, qu'il a su mettre en scène et jouer, sans le rendre moralisateur ou diabolisant
François Bourcier, seul sur scène, est accompagné par trois voix off, celle de Catherine Allégret, Francis Lalanne et
Jean-Claude Dreyfus
François Bourcier joue également la pièce "Résister, c'est exister où il incarne un personnage contraire à celui de 'Lettres de
délation"..."
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