LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU




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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main
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Présentation

Profil

  • : Christian VANCAU
  • totems
  • : Homme
  • : 01/11/1937
  • : Forêt LIBRAMONT Village de Moircy Belgique-SudArdBelgi Ardennes belges
  • : Musique Nature Peinture Littérature Ecriture
  • : Journal quotidien d'un peintre de 70 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

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Je suis un homme de 71 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul mais j'ai une compagne, elle aussi peintre et nous ne cohabitons pas; nous nous invitons l'un chez l'autre. J'ai une fille de 45 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre).

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Mais l'essentiel c'est l'amour que je construis avec ma compagne depuis seize ans. Nous nous sommes rencontré à travers la peinture.(J'avais 55 ans et elle 46 ) Nous avons été mariés tous les deux chacun de notre côté, plus de vingt-cinq ans et avons eu des enfants (4 en tout, aujourd'hui adultes et autonomes). Nous avons décidé de ne pas gâcher cette deuxième occasion qui nous était offerte, donc de ne pas cohabiter. Nous sommes  peintres tous les deux, nous avons donc le sens du territoire, nous sommes tous deux aptes à la solitude, mieux, nous en avons besoin et cet éloignement(100 Kms) nous permet de garder les parfums de la nouveauté. Tous deux, nous sommes des gens de la nature et sans cesse nous construisons nos territoires, intérieurs et extérieurs. Nous ne sommes pas mariés. Pourquoi faire? Nicole a 9 ans de moins que moi. Elle travaille encore à mi-temps. Nous avons des tas d'intérêts communs. Parmi eux les voyages, en France surtout, car c'est finalement le plus beau pays du monde et le plus diversifié. Nous avons décidé de nous installer à temps partiel dans le Luberon, dés février 2009. Nous adorons le Vaucluse et avons un profond besoin de douceur et de soleil

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Christian VANCAU

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    Vous la trouverez sur Overblog et sur Facebook à l'adresse suivante: htpp://vazizievanbeck.over-blog.com Vous y trouverez une partie de la collection qu'elle est en train de lancer à Saint-Hubert-Belgique, à 9 Kms de chez moi ; bonnets, écharpes, chapeaux tops, vestes, ceintures, bijoux...
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Lundi 29 juin 2009
- Publié dans : Ma BIOGRAPHIE - Ecrire un commentaire
Louis Pauwels, sachant mon intérêt pour Henry MILLER m'a fait à l'époque lire une lettre de lui,qu'il avait reçue en 1968. Elle est tellement d'actualité et proche de ce que je ressens aujourd'hui, que je ne résiste pas au plaisir de la partager (Miller a 76 ans en 68 et j'en ai 71, à ce jour). Voici donc ce que Miller écrit à Pauwels, sur la Liberté, le 28 mars 1968 :      
Henry Miller-1968-Lettre à Louis Pauwels Cher Louis Pauwels
Quoique je sois d'accord avec vous sur l'effrayante condition du monde, je ne suis pas aussi certain que vous semblez l'être sur la façon de redresser les choses.
Comme vous le savez je n'ai jamais appartenu à aucun groupe politique, religieux ou social: je me suis contenté d'écrire et de peindre. En vieillissant, je m'interroge sur la force du mot écrit. Lorsque j'étais plus jeune, je lisais tous les révolutionnaires enflammés, les libertaires, les sages, les saints, et dans mon oeuvre je me suis efforcé de faire jaillir chez le lecteur, l'étincelle qui l'encouragerait à changer sa façon de vivre. Mais quand je vois ce qui se passe ici, là, partout, je me demande si mes mots ont eu le plus léger effet. Aucun doute le monde présent est bien pire que celui où je suis né (Que dirait-il aujourd'hui???)
Ce que j'essaie de dire, mon cher Pauwels, est que, si les mots des plus grands esprits tout au long de la civilisation n'ont eu aucun effet sur la masse du public, ne serait-ce pas qu'il y a quelquechose de vicié dans cette méthode de régénération? Les grandes vérités sur la vie ont été rabachées des milliers de fois, mais une poignée d'individus seulement ont su en profiter. De grands exemplaires ont apparu, mais leurs disciples n'en sont que les caricatures. Hors les chefs spiriruels connus, il y a et il y a toujours eu de grands maîtres qui restent cachés du monde et qui ne font aucun effort pour atteindre les foules.
Quand je pense à ces grandes figures, connues ou inconnues, le mot liberté ne me semble pas convenir tout à fait. Je dirais plutôt émancipation, réalisation de soi, accomplissement, service. ou pour être plus précis, liberté de servir l'humanité. Pour ce but, il faut se libérer non seulement des liens de la société, aussi de sa propre ignorance

Une réalité d'un ordre différent

Une autre idée me vient à l'esprit. Quelle est la vraie nature des problèmes qui nous assaillent? Peut-on les résoudre par une pensée juste, un comportement juste, un front uni, ou font-ils partie de l'esprit du temps, de la destinée humaine? Les problèmes doivent-ils être résolus, ou ne sont-ils là que pour nous mettre à l'épreuve? Les sages, nous l'observons, ne semblent pas du tout s'en préoccuper- pour eux, ils sont illusoires. L'être vraiment intégré les accepte comme faisant partie de l'ordre de la vie et ce faisant, s'immunise.
La question que je me pose est: les choses peuvent-elles être réellement changées en un paradis sur terre, ou une utopie, en supposant qu'un tel état soit définissable, ou ce que nous nommons nos problèmes disparaîtraient-ils automatiquement dans une vision exaltée de la vie? Bref avançons-nous aux pas lents et pénibles de ce que nous appelons "progrès" ou par des bonds inattendus, produits par des évènements imprévisibles et quasi miraculeux? Nous savons que des découvertes et de grandes inventions ont introduit de profondes innovations dans la société. Nous savons que l'apparition d'individus extraordinaires, bons et mauvais, ont amené de grands changements. Il nous reste à savoir quels changements incalculables entraînerait l'exploration de l'espace. La possibilité d'entrer en contact avec des êtres supérieurs d'autres planètes porte en elle des révolutions imprévisibles dans la vie de cette terre. Toute notre conception de paradis sur terre peut sembler naïve ou puérile si nous entrons un jour en contact avec de tels êtres

La symphonie de l'Homme


Je ne prétends pas que la voie du sage ou du Maître soit celle qui convienne à chacun de nous; son rôle comme le nôtre est sans doure provisoire. Il n'est pas plus à même de choisir un autre genre de vie que nous, qui sommes assassins, menteurs, voleurs, tricheurs et le reste. Tous ensemble, saints et pêcheurs, nous composons la symphonie (ou la cacophonie ?) de l'homme au stade présent de l'évolution. Le problème pourtant est qu'il y a symphonie et symphonie. La nôtre n'est pas la première, ne sera pas la dernière. Mais, et voici le point crucial, selon moi - sommes-nous capables d'orchestrer les notes de la prochaine symphonie, ou nous contenterons nous de jouer notre partie lorsqu'elle viendra ?
J'allais dire quand elle éclatera car les "éclatements" font partie de cette chose obscure, nommée création. Si nous ne pouvons régir la conduite de notre propre vie, nous ne pouvons certainement pas diriger l'ensemble. Malgré nos plans et nos prévisions, des choses arrivent qui échappent totalement à notre contrôle. Nous n'avons aucune part à notre naissance, nous n'en avons pas non plus, ou très peu, à notre mort. Nous pouvons au plus accepter ce qui nous arrive. la manière dont chaque individu agit ou réagit est inscrite dans son destin intime. Le héros ne mérite pas plus de louanges que le lâche d'ignominies. Le grand péché est l'igorance. Mais comment rendre un fou, sage, en un tournemain ?
J'ai été évidemment influencé par les grands libertaires, les grands sages, les grands maîtres spirituels d'hier et d'aujourd'hui; mais peut-être ai-je eu de la chance, d'avoir été ouvert à de telles influences. Je dois admettre que les idiots, les crétins, les crédules, les charlatans m'ont aussi influencé. Tous ont joué leur rôle. je ne connais aucun précepte qui nous permette de bien choisir.

A chacun sa voie

Je ne sais pas mon cher Pauwels si ceci répond à vos questions. Probablement pas ! Mais parfois une question en fait surgir une autre. Je ne suis même pas sûr de partager votre intense souci pour l'état présent du monde. Il me semble qu'il y a deux manières de considérer les maux qui nous affligent. La première est de se ruer pour faire quelquechose, intelligemment ou non. Mai j'ai toujours pensé qu'il fallait d'abord découvrir ce qui n'allait pas en nous et si c'est possible ce qui allait. C'est une tâche qui peut prendre toute une vie. Avec la compréhension, viennent le pardon et l'acceptation, non seulement des autres mais de nous-mêmes
Il y a des gens qui ont trouvé leur salut derrière des barreaux de prison. Il y a des hommes, de grands hommes qui ont choisi de mendier. II y a des hommes qui ont choisi de mourir plutôt que de prendre les armes pour leur foi. Il y en a qui ont choisi de rejeter le Nirvana et de reprendre la ronde de la vie jusqu'à ce que le dernier homme ait trouvé sa voie vers l'accomplissement. A chacun sa voie; à chacun son dû.
Je veux bien que les mots aient un  pouvoir, mais leur puissance demeure pour moi, une grave question. Ecoutons-les tous, car parfois même le fou ( je dirais surtout le fou)dit des paroles de sagesse
Sincèrement vôtre

Heny Miller

Photo d'un Fou-Sage prise dans l'Himalaya, fin des années soixante par mon ami le Californien David Lee Hoffman


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Jeudi 18 juin 2009
- Publié dans : Ma BIOGRAPHIE - Ecrire un commentaire
Forêt de Libramont-1974-Bois Voltaite-Bernihè-Briquetterie-Thier du Mont-travail artistique de Vancau D'abord encore une photo de cette forêt récréée, mythifiée, repeinte sur des photos noir et blanc, dont je le précise que je suis l'auteur. Mais la photo ne me suffit pas, ce n'est qu'un matériau de base, un cliché, que je retravaille ensuite en tant que peintre. Et nous allons passer au monde du sanglier. Le voici:
"Le mythe du sanglier, extrêmement ancien, est issu de la tradition hyperboréenne. le sangler y figure l'autorité spirituelle. A lui s'oppsoe l'Ours, emblême du pouvoir temporel.
La chasse au sanglier c'est l'image du spirituel, traqué par le temporel
Si le sanglier apparaît au centre de la roue de l'existence bouddhique, c'est sous la forme d'un animal noir, symbole de l'ignorance et des passions

Le sanglier est comme le druide, en rapport étroit avec la forêt; il se nourrit du gland du chêne et la Laie, symboliquement entourée de ses 9 marcassins, fouit la terre au pied du pommier, arbre d'immortalité
Dans la tradition chrétienne, le sanglier symbolise le démon"
Des photos comme celles-là, il faut bien les connaître les sangliers, pour pouvoir les réaliser ou plutôt il faut qu'ils vous connaissent, enfin, vous, votre odeur et votre comportement, pour qu'ils sachent que de votre appareil photographique, aucune ferraille meurtrière ne va être vomie; il faut qu'ils aient compris que vous n'êtes pas un homme comme les autres, bref que vous n'êtes pas un tueur. Voici sur la photo du dessus un vieux solitaire que j'ai croisé en pleine tempête de neige. une boule de feu, un météore !
Et ensuite au printemps, à partir de mars, il y a la naissance des marcassins
et là Il faut être très prudent parce qu'à ce moment ce sont le LAIES qui vous chargent. Ici je surgis et provoque un mouvement de recul significatif. Et en fin de page, voici une photo avec laquelle j'ai remporté à l'époque, le premier prix d'un concours photographique, organisé par la Revue "'Forêt-Chasse-Pèche" Premier prix, une carabine...à plombs" Quelle ironie!. Ils sont pas beaux ces petits toutous ??? Et pour terminer, je voudrais vous livrer cer extrait du chef d'oeuvre d'Yves Berger (ben oui celui qui est devenu le directeur de Grasset), LE SUD, qu'il faut lire à tout prix, et qui peut-être contredit ma démarche en même temps que la sienne mais ce texte est plein de lucidité et de recul par rapport à soi:
"Je me demande si je n'aurais pas dû m'en tenir, sans rien dire, sans rien faire, disant et faisant tout autre chose, aux rêves et aux images, me contentant d'une Virginie intérieure, au lieu d'essayer par le biais des choses, de la retrouver comme elle fût, et tout le temps que j'ai passé à la reconstruire, j'aurais dû l'employer à la mûrir, caresser en moi la Virginie, et il m'aurait fallu quarante, cinquante ans, mais je me dis qu'à la fin, les vrais mots, peut-être, me seraient venus, radieux, définitifs, qui auraient entraîné les choses avec eux, et je ne serais pas contraint, pour donner souffle et merveille à un discours forcément imparfait, de parcourir ma trop petite virginie, de sorte que jamais, je ne te mettrai assez en garde contre les choses qui se voient, s'entendent, se palpent, la maison, le domaine où je devrais, peut-être, sans attendre, mettre le feu...ON NE RÊVE JAMAIS ASSEZ..."
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Jeudi 18 juin 2009
- Publié dans : Ma BIOGRAPHIE - Ecrire un commentaire
1975, c'est d'abord l'accentuation de mon travail sur la forêt qui prend de plus en plus d'ampleur. Sur ce territoire de 800 ha,(Libramont-Bras) je vais découvrir différents lieux, les photographier, peindre les photos, faire des relevés topographiques, étudier la flore et la faune de cet endroit magique.Je suis toujours seul, sans ma femme, ni ma fille et à l'époque je n'ai pas encore de chien hélas (Ca n'arrivera qu'en 1985). Mais ce n'est pas plus mal car je suis à l'écoute du moindre bruit et peu à peu, je deviens Sanglier, Chevreuil et Cerf. En même temps je ramasse de nombreux objets, bois de cervidés, mâchoires, champignons, objets en cours de combustion dans la déchetterie et je retravaille le tout dans mon atelier. Voici un premier exemple avec des branches peintes à l'huile, avec les cors du Cerf que je n'ai pas peints, des lichens, le tout placé dans une caisse ramassée à la déchetterie. Nous sommes forcément en pleine peinture tri-dimensionnelle. Je ne sculpte pas, je peinds des objets que je mets en scène. Je suis un homme de l'espace et même des grands espaces, j'ai le milieu du ciel en Verseau, les astrologues me comprendront . ( L'Ere astrologique du Verseau dans laquelle nous nous trouvons depuis 2001 est l'Ere de l'espace et de la communication dans toutes ses manifestations. Développement des voyages, des satellites depuis Apollo IX, des Portables, d'Internet. Je pense que c'est évident. C'est un véritable bouleversement de société que nous sommes en train de vivre)
Ensuite en deuxième photo, une petite caisse d'une vingtaine de centimètres de large, ramassée au déversoir, complètement peinte à l'huile, avec dans le fond des crasses qui ont été figées au liant acrylique, afin de constituer un paysage, un "plateau" avec des montagnes dans le fond, un arrière-pays dirait Yves Bonnefoy, et dans lequel j'ai inséré et collé, au-dessus, le crâne d'un lapin et en-dessous, les os de sa colonne vertébrale
Ensuite quelques champignons, arrachés aux pieds des hêtres coupés, on les appelle des ganodermes. Je les ai aussi durcis, comme tout le reste, pour arrêter le processus de décomposition. Ils sont toujours bien entiers, 33 ans plus tard. Je dois en avoir environ 150. Mon travail consiste en partie à arrêter la mort en récoltant des objets en cours de destruction totale (et la fréquentation de la déchetterie en est un fameux symbole ) pour les détourner de leur fonction initiale et leur redonner une nouvelle vie, en en faisant des objets flamboyants, magiques et érotiques. Déployer Eros avec un cri sauvage à la face de Thanatos. Je suis un Scorpion, obsédé par la mort et j'ai décidé de la conjurer. C'est peut-être pour celà que je vis encore. Voici ensuite une photo de forêt que j'ai coloriée au crayon y placant des cervidés collés, c'est donc un montage, pour ressusciter cette émotion extraordinaire lorsque tout à coup, on se trouve face à une harde, en pleine forêt, à l'aube ou au coucher du soleil. Là c'est un grand panneau d'1m20 sur 60 Et puis voici d'autres photos prises au-dessus de la côte qui me mène chaque soir au Plateau, cette sortie soudaine de l'ombre vers la lumière, cet éclatement solaire, ce contact direct avec le ciel. A nouveau des photos en noir et blanc, coloriées au feutre, donnant presqu'une lumière de projecteurs sur une scène de théâtre, une ambiance tout à fait irréelle. En fait je suis occupé à transformer une forêt réelle en une forêt mystique et métaphysique. Du jaune, du bleu, du vert, je ne sais pas pourquoi, toute ma production ayant toujours été inconsciente, venue du fond de mes abysses, sans aucun projet préconçu, avec une réflexion ne s'exerçant qu'après coup

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Jeudi 18 juin 2009
- Publié dans : Ma BIOGRAPHIE - Ecrire un commentaire
Cest le 28 Juin que nous repartons pour Paris, chez nos amis Rousseff, pour voir lr'Expo Max ERNST au Grand Palais.
Mais dès le lendemain nous partons pour les Gorges du Tarn, très exactement à La Malène pour commencer. Voici les cartes de notre itinéraire, pas très lisibles. Tout au-dessus on voit le parcours des Gorges du Tarn avec, marqué d'une flèche le village de La Malène, où nous allons passer la première nuit. Sainte Enimie est encerclé de noir au crayon au Nord-Est de La Malène. un peu plus à droite c'est Florac (Cévennes). Au centre de la carte, en-dessous des Causses Mejean, c'est Meyrueis. Plus bas, à l'Est c'est le Mont Aygoual et à l'Ouest, Montpellier-le-Vieux et Millau. Rozier est juste au-dessus de Montpellier-le-Vieux
Le Tarn et Les Causses-1975La Malène-Ste Enimie-Cirque de Navacelles-Meyrueis Sur la carte ci-dessus qui prolonge la première vers le Sud, nous traversons le Parc National des Cévennes vers Le VIgan et puis, nous obliquons vers les Causses du Larzac avec La Couvertoirade (Templiers) et Le Cirque de Navacelles. Voilà en très gros notre périple avant de remonter vers l'Auvergne et la Bourgogne
.




 Voici
 La Malène et Sainte Enimie.


LES GORGES DU TARN ci-dessus

MEYRUEIS ci-dessous



En suite LA COUVERTOIRADE (couvent des Templiers)
Sainte Eulalie du Cernon


Puis les Causses du Larzac











et L'ESPEROU (Meyrueis)

LE VIGAN

La Corniche des Cévennes
Montpellier-le-Vieux

Et LE CIRQUE DE NAVACELLES, une splendeur !!!!


Et via Mende, nous allons remonter par l'Auvergne, superbe pays et loger à Saint-Flour , près du Puy de Dôme, cette photo a été prise de la fénêtre de la chambres de notre hôtel, puis repartir sur Clermont-Ferrand Et maintenant en route pour la Bourgogne du Sud, via Vichy, La Palisse et Digoin
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Jeudi 11 juin 2009
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Il y a un an je suis arrivé dans une clairière de ma forêt et me suis trouvé face à face avec un château silencieux. Croyant qu'il était habité, j'ai rebroussé chemin, intrigué, inquiet même. Que faisait ce chateau en plein forêt, dans une clairière, sans aucune clotûre ni  indication de Propriété privée. Existait-il vraiment??? E ce n'est que maintenant en juin 1976 que j'y retourne et ose m' y aventurer, m'apercevant que ce château tombe en ruines et n'est manifestement plus habité . Précisons que l'Eté 1976 est canuculaire. Nous sommes le 5 Juillet et il n'y a plus eu une goutte de pluie depuis le 4 Juin. La bâtisse semble être en cours de démolition ou alors s'écroule toute seule, les tourelles des deux angles sont tombées, fracassées avec leursclocherd d'ardoises.
Pour la première fois je vais me hasarder à l'intérieur du château et je vais tourner dans cette demeure pendant des semaines, prenant des tas de photos en noir et blanc et les coloriant au feutre le soir en rentrant, puis les collant sur des planches en carton et sous plastique afin de les protéger car les couleurs ne sont pas fixéesA l'intérieur , tout est délabré, les murs sont éventrés, les plafonds s'écroulent, les planchers sot arrachés. Il y a deux étages avec des vues superbes sur la forêt, des vieux lits-cages, des lampadaires. J'avise un plafond avec des moulures en plâtre qui sont en train de glisser le long de barres d'acier qui se sont elles-mêmes effondrées. Je parviens à faire glisser ces moulures,sans les casser, à savoir d'étranges animaux mythologiques, 6 sculptures d'animaux naissants ou agonisants, que plus tard j'analyserais comme étant des salamandres mythologiques, symboles de feu. Je les décroche une à une et j'en ferai une oeuvre, en les peignant et en les plaçant dans un grand rectangle de terre , puis en y semant de l'herbe et en arrosant le tout, les sculptures en plâtre étant protégées par du liant acrylique, une fois de plus. Il y a des crottes de chevreuil et de biches au rez-de-chaussée. Pas de doute le gibier rentre dans le château. J'ai l'impression que tout peut s'effondrer d'une minute à l'autre et je me retiens d 'éternuer
Tout autour, rien que les bruits de la forêt. un calme étonnant.
En pleine forêt, je s uis dans la maison de mes rêves et elle va disparaître. Je suis le dernier témoin . Le terrain est rempli de galeries souterraines, voûtées. Il y a encore des machines. On m'a dit que l'on y avait fabriqué des allumettes, jadis J'apprendrai que les propriéraires, qui vivraient en Suisse ou en Savoie, auraient l'intention de revenir et de faire construire un chalet . On parle aussi de soirées "Ballets Roses" qui auraient eu lieu dans ce château. Il y a aussi une histoire concernant l'épouse de  l' ancien propriétaire, qui se serait noyée dans un étang situé de l'autre côté de la route mais faisant partie de la même propriété. Nous sommes ici au deuxième étage de la maison. Maison abandonnée depuis quand???. J'aurais très bien pu ne jamais tomber dessus. Deux mois plus tard elle n'existera plus. J'apprends que c'est un démolisseur de Forrières qui l'a abattue et a mis en vente ,en pièces détachées, les pierres bleues encadrant portes et fenêtres. A ma connaissance aucun chalet n'a jamais été construit. En attendant j'ai du pain sur la planche pour mon exposotion de Marche
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Mercredi 13 mai 2009
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Nous sommes en Novembre 1976 et le Centre Dramatique Ardennais  a organisé une expo commune sur les deux amis et beaux-frères, Jean-Pierre Ransonnet et Christian Van Cauwenberghe. Voici un premier article avec une photo de mon aquarium forestier. En voici quelques extraits : Jean-Pierre Ransonnet et Christian Vancau exposent à Marche-en-Famenne-1976 " Ils sont beaux-frères et l'on connait sans doute mieux, chez nous, l'un que l'autre, Christian Van Cauwenberghe (Vancau pour les toiles) nous avait heureusement surpris, voici peu avec une exposition au Centre de Lecture Publique de Libramont... "Mon entreprise précisait-il, s'inscrit dans un contexte général de pénétration dans des voies nouvelles se manifestant partout dans le monde "
Toujours est-il que cet artiste solitaire qui travaille depuis 9 ans dans son grenier sans jamais avoir rien montré nous revient à partir du 1er Novembre, au Casino de Marche-en-Famenne.
A ses côtés, un liégeois d'origine luxembourgeoise, Jean-Pierre Ransonnet. Il est né à Lierneux et vit à Crisnée. Indépendemment d'une oeuvre picturale assez importante et résolument tournée vers les mêmes voies contemporaines, il a poursuivi de son côté un travail qui procède à peu de chose près du même esprit que celui fourni par Van Cauwenberghe. un petit ouvrage a vu le jour " Lierneux, les lieux et les liens" publié chez Yellow. Parallèlement depuis 5 ans, Vancau s'attachait à Libramont "cheminement de l'inconscient dans l'espace et le temps à travers 4 plateaux, par le biais d'archétypes, itinéraires des lieux et des objets, qui prit sa source sur le plateau forestier de Libramont..."Ce sont les résiultats très différents de ces recherches personnelles que l'on trouvera aux cimaises du Casino, à partir du 13 novembre, sous la houlette du Centre Dramatique ardennais

Précisons que cette expo a lieu dans une ancienne église et non dans un Casino au sens propre du terme. Il n'y a donc aucune fenêtre et c'est une véritable mortuaire que nous allons installer Jean-Pierre et moi. La voici: Pas de murs non plus dans une église, il a donc fallu installer des panneaux, et des tables....et des spots partout. Jean-Pierre occupe la partie de gauche et moi celle de droite. Logique, d'une part le socialiste militant et d'autre part, l'ex-bourgeois en cours de transformation...à gauche...à droite. Voici mon côté avec tout mon travail sur la forêt et le déversoir, accompli depuis un an. On aperçoit le fameux coffre d'Opel des Fêtes de Wallonie, avec ses huit paysages, qui est devenu la propriété de Jean-Pierre Devresse, un autre peintre libramontois, qui vit à Liège Un autre article paru dans la Presse et lisible celui-ci et enfin une photo d'un coin de mon expo. Des bois, des cors, des mâchoires, des tôles et des photos Nos amis français les Michon, merveilleusement fidèles, sont venus de Bourgogne pour la deuxième fois cette année 1976  et ils ont amené dans leurs bagages, un jeune écrivain bourguignon, qui débute et nous dit "Plus tard je serai écrivain". Il loge à la maison à Libramont (toujours au-dessus de la Banque). Il s'appelle Christian BOBIN! Ca vous dit quelque chose ????. Christian m'enverra peu après ses premiers textes manuscrits (Début 1977)
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Samedi 9 mai 2009
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Nous avons réservé un Mas à Biot, chez les souffleurs de verre, près d'Antibes et nous quittons Libramont le 28 Mai. Voici la région que nous allons visiter et que je connais depuis 1956. Il manque juste Saint-Tropez. Le premier soir, nous ferons escale à Vienne dans la Drôme Biot-Antibes-Nice-Chez Ben-Promenade du Paillon-Pluchart-Ponchettes-Vasarely à Aix . N'oublions pas qu'à cette époque, quand on vient du Nord, l'autoroute ne commence qu'après Dijon, au Km 405 et que nous devons traverser cette ville moutardière. Donc 5h25 pour arriver à l'entrée de l'Autoroute, à 16 Kms au Sud de Dijon. Voici Vienne où nous arrivons à 20H20, Km 623. Notre hôtel sous la flèche rouge à droite. Débarquement des bagages et on cherche un resto. Et qui vois-je à la table à côté ,. Le Docteur Claude Olivenstein, l'auteur de "Il n'y a pas de drogués heureux", le Directeur du Centre Marmottan. A l'époque on ne parle que de lui. Homme courageux. Grand respect. Il dîne avec un jeune, drogué ou non. J'irai le saluer et lui dire toute mon estime, à la fin du repas. "Tu prends des Olives, Einstein" Le lendemain nous repartons pour Aix- en-Provence où nous arrivons à 10 heures, principalement pour visiter la Fondation Vasarely Ensuite par Le Luc et Cogolin et La Garde-Frenet, Salut Serge Rezvani, nous atterrissons à Saint-Tropez, dans le vieux port. Quelle nostalgie, dix-huit ans plus tard, cette enclave qu'aucune mondanité n'a emportée. Nous sommes un 27 avril et comme on peut le deviner, il ne fait pas beau du tout. Nous arriverons à Biot à 16h00, au Km 1135. Nos propriétaires belges sont charmants et leur lieu tout autant. Dommage qu'il pleuve. ici probablement le seul rayon de soleil qu'il y ait eu de tout le séjour. Le seul avanyage de ce type de temps, c'est que l'on visite tout le temps au lieu de se faire bronzer en terrasse Et donc nous avons commencé par visiter Biot et ses souffleurs de verre, puis le Musée de Fernand LEGER, car Léger avait acquis un domaine au Mas Saint-André peu avant sa mort en 1955 et c'est sur ce terrain que le Musée a été construit. Biot est un bien beau village perché sur une colline et ses ruelles m'ont permis de réaliser une très belle photo avec un chien, que j'ai aussitôt intitulée " Biot Dog" ou" Bi-Hot-Dog", au choix Ensuite c'est Antibes et son fort, celui du Musée Picasso(Château Grimaldi) mais aussi celui à côté duquel Nicolas de Staël s'est auto-défenestré de son atelier, en 1954, à l'âge de 41 ans au pied du rempart Vauban. L'Antibes aussi de Sidney Bechet. Il faut réécouter "Dans les Rues d'Antibes" de Bechet Et puis on va pousser vers l'Est de la côte d'Azur, avec une première étape à la Fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence avec ses Miro, Klee, Giacommetti, Henri Moore et autres Germaine Richier Et un petit tour à Grasse dans les "Parfums de Süskind" Nous voici donc à la parfumerie Fragonard....Et il pleut toujours !!! Et puis c'est Villefranche-sur-mer, souvenirs de 1956 (voir dans cette bio). C'est charmant Villefranche Et puis l'horreur, Monte Carlo et Monaco, à la veille du Grand Prix, à deux pas de la Riviera italienne, ensuite un petit détour à Tourettes-sur-Loup, ci-dessous, nettement mieux. Et enfin, Nice où j'ai rendez-vous avec Ben Vautier et ausi avec François Pluchard, qui tient une revue d'art contemporain "Artitudes" et vient de sortit un livre sur le Pop Art. Donc d'abord un tour au vieux port de Nice que voici, puis chez Ben dans sa galerie de l'époque, La Différence, à la Promenade du Paillon ((au-dessus de la gare des Autobus). Très bien accueillis, nous découvrons un personnage assez truculent et nous discutons longuement." Vancau, me dit-il c'est un nom occitan" et j'apprends son intérêt pour les langues dialectales en voie de disparition. Puis il regarde mon catalogue de peintures. Il flashe sur une des pièces "Ah Vancau, celle-là, je la veux" OK, je dis, on échange, OK qu'il me répond, tu me l'envoies et je t'en envoie une à moi "(Je viens d'apprendre que Beaubourg lui a racheté son ancien Kiosque niçois pour 50.000 Euros) Heu...heu..bon, on verra. A propos de mon oeuvre (qu'il viendra voir à Liège au Cirque Divers début 1981, il me dit "Vancau, tu es un envahisseur, tu as un côté "Facteur Cheval". Il te faudrait une maison où tu peindrais tous les murs " J'ignore encore que trois mois plus tard, je vais acheter la maison actuelle à Moircy et l'envahir complètement. J'apprends aussi que sa femme s'appelle Annie, qu'ils vivent à 6 Kms de NIce, route de Saint-Pancrace avec leurs deux enfants de 13 et 11 ans. Il me parle aussi du principe de compensation "tout ce que tu perds d'un côté, tu le gagnes de l'autre, c'est le Principe des vases communicants". Entretemps Noël Dolla est entré dans la galerie. Un ours, très anti-pathique qui nous ignore complètement. Sur la photo, ma femme et ma fille à l'avant-plan et Ben, debout et plié sur la gauche. Je crois qu'il y avait une expo Maccaferri
Enfin deux heures plus tard nous fermons la galerie avec lui et il ouvre sa deuxième galerie située juste à côté, avec une expo de photos et il y fait entrer les clochards du Paillon, pour la nuit. Ensuite il les enferme jusqu'au lendemain matin
Eh bien moi je dis "châpeau à cet homme-là" et vais lui envoyer cet article
Ensuite j'ai rendez-vous avec Pluchard aux Ponchettes. Les voici les Ponchettes, c'est à voir. Mais pas de Pluchard. Je l'aurai au téléphone, il vit à Saint-Jeannet et j'apprends que son ami, avec lequel il avait fondé son journal, s'est suicidé. Je ne verrai jamais Pluchard
En rentrant en Belgique j'ai donc envoyé cette petite huile sur bois d'environ 20cms sur 10,
une planchette peinte en quelque sorte, représentant une plage de Nice, comme on peut le voir avec certitude (je plaisante mais c'est tout de même une plage qu'il a choisie) et ai reçu un mois plus tard, une peinture de Ben de 29 cms.sur 38 que voici, donc en Juin 1978 ; elle est datée de 1976
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Jeudi 7 mai 2009
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Article de l'Avenir du Luxembourg
Le 22 Juin 1978 je décide de partir à Paris pour assister au Congrès du C.I.E.L, le Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés et j'emmène Jean-Pierre Devresse avec moi. Rendez-vous au Sheraton-Montparnasse. Mais le congrès ne commence que le lendemain et donc nous visitons Beaubourg et l'IRCAM de Boulez( photo ci-dessus) (pour rappel l'Institut de Recherche Acoustique-Musique) avec Christine Groult et Andy Moorer, et ensuite la célèbre librairie Shakespeare and C°, au 37 Rue de la Bucherie (Saint-Julien le Pauvre), "The bookstore Henry Miller calls a wonderland of books car il y venait souvent et y avait même une chambre  minuscule au 1er étage où il emmenait ses conquêtes "littéraires". C'est le patron écossais, Georges Whitman qui me l'avait montrée au début des années 60. Quelle merveille de petite librairie, fréquentée par une faune des plus diversifiées et dans laquelle les amis de Georges pouvaient passer la nuit sur des matelas de fortune, après un repas en commun, bien arrosé. J'ai eu cette chance à l'époque. Une majorité d'anglo-saxons évidemment. Durrell y est venu maintes fois, Anaïs Nin aussi
Le lendemain matin, nous sommes allés au nouveau Musée d'Orsay,
l'ancienne gare du même nom, voir une exposition d'art contemporain intitulée "Comparaisons 1978". Je n'ai pas du tout trouvé que l'aménagement de cette gare magique était une réussite; c'est une très mauvaise utilisation du lieu. Reste heureusement la verrière qui est magnifique mais qui n'a pas été intégrée au reste du lieu à savoir principalement le rez-de-chaussée. Nous passons aussi à la Librairie de la Hune à Saint-Germain,
Et l'après-midi nous allons vers Montparnasse, j'achète mon liant acrylique comme d'habitude au magasin Adam, Boulevard Edgard Quinet  et à 15h00 nous entrons dans le Sheraton que voici
i, vu de la rue Commandant Mouchotte.. En arrivant dans le hall du Sheraton, une idée me vient: je vais trouver les organisateurs et leur propose d'informer la Presse belge dès mon retour. Ceci nous vaudra d'être placés dans les premiers rangs avec les journalistes et surtout repérés par cette intelligentsia parisienne. Le but de ce mouvement est de lutter contre tous les totalitarismes, qu'ils soient de gauche ou de droite. Il y a des gens d'Art Press International, de Tel Quel (Sollers), un énorme mélange de gauche et de droite, Raymond Aron et Domenach (Revue Esprit) d'un côté et de l'autre Ionesco et Arrabal. Jean-François Revel aussi. Voici la grande salle de conférence et la tribune Ci-dessous Cogrès du Ciel-Paris Sheraton-1978-Comité des Intellectuels pour l'Europe des Libertés-Fin Juin 1978-Raymond Aron, Philippe Sollers, Eugène Ionesco-Fernando Arrabal nous avons de gauche à droite, Maria Antonietta Macchiochi, Philippe Sollers, je ne connais pas le suivant et Raymond Aron. Très vite en fin d'après-midi nous formons des commissions et je tombe dans la commission sur le terrorisme en Italie dirigée par Philippe Sollers. Et voici à la Tribune, Arrabal qui dit tout le temps" yé souis oune libertaire", ce qui fait marrer Sollers juste à côté. En allant vers la droite, nous avons encore un organisateur, puis Ionesco, puis Aron le grand philosophe, auteur de" L'Opium des Intellectuels" avec lequel j'aurai un échange lors d'un entr'acte Le lendemain rebelotte. Je fais forcément la connaissance de Sollers, Ionesco s'endort tout le temps à la Tribune et en fin de journée, nous prendrons un verre avec Arrabal. Nous discuterons aussi avec Marc Devade et Guy Scarpetta (Mouvement Support-Surface). Jean-Pierre est totalemnet étourdi de tout ce qu'il a vécu. Pensez, il a 21 ans! Je vais en avoir 41 !
En fin de parcours Sollers me dédicacera un Tel Quel, sa revue, à côté d'un extrait de "Paradis" le livre sans ponctuation, qu'il vient de publier
A mentionner aussi une rencontre bien sympathique dans un petit resto de Montparnasse avec un certain Paul Roy de Houville-la-Branche. Jean-Pierre Devresse s'en souvient sûrement
"Pour Vancau, au ciel un peu bas et couvert, avec sympathie". Le travail en commission avec lui avait été très intéressant. Une commission composée majoritairement d'italiens en pleine période de terrorisme

 
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