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Par Christian VANCAU
Communauté : Arts visuels et littérature - Voir les 1 commentaires
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Jeudi 2 octobre 2008
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Publié dans : Félicien ROPS
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Mondain certe
s, mais attentif aux affres d'une société qui le
fascine par ses extrêmes, Rops compose de grands dessins à résonance social
e, tels que " La
Buveuse d'Absinthe " et "La Dèche " (1882 ) (voir photos ci-jointes, de haut
en bas). La peinture des bas-fonds le retient plus que jamais et de sa pérégrination aux antres malsains, il a ramené cette saisissante Buveuse d'Absinthe au regard dur enchassé dans un visage
glacé; tout est exprimé en condensé: le regard dur et froid de la fille, un mur, l'attente et la quête du client comme seule action
"Je reviens de Paris, avec mes poches pleines de Parisiennes, des folles, des sombres, des étranges, des squelettables; je les ai fait poser, mais comme j'enrage de ne pas encore avoir assez de talent pour bien les rendre, ces terribles filles. Et c'est en 1969 su'il expose au Salon de Bruxelles, sa Buveuse d'Absinthe, "une fille appelée Joliet qui arrivait tous les soirs, ivre au Bal Bullier et qui regardait avec des yeux de mourante galvanisée. Je l'ai fait poser et j'ai tâché de rendre ce que je voyais(...)la vie, tâcher de rendre la vie, et c'est assez rude " Plusieurs oeuvres (aussi " Le Gandin Ivre", "Le Bouge à matelots" et "L'attrapade"incarnent cette froide désepérance du vice. Rops accède ici, à une dimension réaliste et sociale
"La Dèche" (ci-contre) représente une prostituée devant l'affiche des tarifs. Celle-ci n'est éclairée que par un faible réverbère. Ce ne sont pas des femmes, ce sont des nuits, écrit Alfred Delvau en 1860 dans Les Dessous de Paris. L'ambiance est celle de la rue, exprimée en condensé par le décor et l'attitude de la femme.
"Mais ce sont les jeunes femmes, écrit Rops à Poulet-Malassis, qui sont formidables ! En voilà qui ont laissé toute espérance; des fatiguées et des rassasiées, la vie leur a charrié de rudes émotions, tout celà a laissé sa trace sur les fronts et sur les bouches en rides et en maculatures sinistres, et ce splendide maquillage qui jette de chaudes lueurs sur tout celà, c'est réellement très beau à faire pour un peintre, mais il faut savoir un outil-comme Baudelaire-il a saisi, lui "
Ci-dessous "Le Bouge à Matelots"
s, mais attentif aux affres d'une société qui le
fascine par ses extrêmes, Rops compose de grands dessins à résonance social
e, tels que " La
Buveuse d'Absinthe " et "La Dèche " (1882 ) (voir photos ci-jointes, de haut
en bas). La peinture des bas-fonds le retient plus que jamais et de sa pérégrination aux antres malsains, il a ramené cette saisissante Buveuse d'Absinthe au regard dur enchassé dans un visage
glacé; tout est exprimé en condensé: le regard dur et froid de la fille, un mur, l'attente et la quête du client comme seule action"Je reviens de Paris, avec mes poches pleines de Parisiennes, des folles, des sombres, des étranges, des squelettables; je les ai fait poser, mais comme j'enrage de ne pas encore avoir assez de talent pour bien les rendre, ces terribles filles. Et c'est en 1969 su'il expose au Salon de Bruxelles, sa Buveuse d'Absinthe, "une fille appelée Joliet qui arrivait tous les soirs, ivre au Bal Bullier et qui regardait avec des yeux de mourante galvanisée. Je l'ai fait poser et j'ai tâché de rendre ce que je voyais(...)la vie, tâcher de rendre la vie, et c'est assez rude " Plusieurs oeuvres (aussi " Le Gandin Ivre", "Le Bouge à matelots" et "L'attrapade"incarnent cette froide désepérance du vice. Rops accède ici, à une dimension réaliste et sociale
"La Dèche" (ci-contre) représente une prostituée devant l'affiche des tarifs. Celle-ci n'est éclairée que par un faible réverbère. Ce ne sont pas des femmes, ce sont des nuits, écrit Alfred Delvau en 1860 dans Les Dessous de Paris. L'ambiance est celle de la rue, exprimée en condensé par le décor et l'attitude de la femme.
"Mais ce sont les jeunes femmes, écrit Rops à Poulet-Malassis, qui sont formidables ! En voilà qui ont laissé toute espérance; des fatiguées et des rassasiées, la vie leur a charrié de rudes émotions, tout celà a laissé sa trace sur les fronts et sur les bouches en rides et en maculatures sinistres, et ce splendide maquillage qui jette de chaudes lueurs sur tout celà, c'est réellement très beau à faire pour un peintre, mais il faut savoir un outil-comme Baudelaire-il a saisi, lui "
Ci-dessous "Le Bouge à Matelots"











e Saint-Antoine" ( ci-dessous). A la peinture réaliste des bas-fonds succède ainsi une vision
allégorique et ironique de l'emprise du sexe sur la réalité humaine
e. Rops est séduit. L'amour des deux soeurs pour lui
est fusionnel; les lettres qu'elles lui adressent portent le doux nom d'Aureleon, ce mélange équitable d'Aurélie et de Leontine. Elles deviendront les compagnes de sa vie:
Le Diable au Salon
paraît en 1851 et atteste d'une étonannte compréhension de l'actualité satirique de son temps pour un artiste qui es esr à ses premières arms. Rops a notamment assimilé le fameux salon caricatural
de 1846 publié à Paris par Baudelaire, Banville et Vitu et s'en inspire librement "Les Cosaques. Invasion au salon de 1854" paraît cette année-là ave 20 lithographies. La dérison se fait toujours
plus ravageuse voire même destructrice. Les Cosaques font oeuvre d'iconoclastes, remarque Michel Daguet qui commente l'illustration de tête :
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