LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU




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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main
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Présentation

Profil

  • : Christian VANCAU
  • totems
  • : Homme
  • : 01/11/1937
  • : Forêt LIBRAMONT Village de Moircy Belgique-SudArdBelgi Ardennes belges
  • : Musique Nature Peinture Littérature Ecriture
  • : Journal quotidien d'un peintre de 70 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

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Je suis un homme de 71 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul mais j'ai une compagne, elle aussi peintre et nous ne cohabitons pas; nous nous invitons l'un chez l'autre. J'ai une fille de 45 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre).

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Mais l'essentiel c'est l'amour que je construis avec ma compagne depuis seize ans. Nous nous sommes rencontré à travers la peinture.(J'avais 55 ans et elle 46 ) Nous avons été mariés tous les deux chacun de notre côté, plus de vingt-cinq ans et avons eu des enfants (4 en tout, aujourd'hui adultes et autonomes). Nous avons décidé de ne pas gâcher cette deuxième occasion qui nous était offerte, donc de ne pas cohabiter. Nous sommes  peintres tous les deux, nous avons donc le sens du territoire, nous sommes tous deux aptes à la solitude, mieux, nous en avons besoin et cet éloignement(100 Kms) nous permet de garder les parfums de la nouveauté. Tous deux, nous sommes des gens de la nature et sans cesse nous construisons nos territoires, intérieurs et extérieurs. Nous ne sommes pas mariés. Pourquoi faire? Nicole a 9 ans de moins que moi. Elle travaille encore à mi-temps. Nous avons des tas d'intérêts communs. Parmi eux les voyages, en France surtout, car c'est finalement le plus beau pays du monde et le plus diversifié. Nous avons décidé de nous installer à temps partiel dans le Luberon, dés février 2009. Nous adorons le Vaucluse et avons un profond besoin de douceur et de soleil

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Communauté : Arts visuels et littérature - Voir les 1 commentaires
Jeudi 2 octobre 2008
- Publié dans : Félicien ROPS - Ecrire un commentaire
Mondain certe s, mais attentif aux affres d'une société qui le fascine par ses extrêmes, Rops compose de grands dessins à résonance social e, tels que " La Buveuse d'Absinthe "  et  "La Dèche " (1882 )  (voir photos ci-jointes, de haut en bas). La peinture des bas-fonds le retient plus que jamais et de sa pérégrination aux antres malsains, il a ramené cette saisissante Buveuse d'Absinthe au regard dur enchassé dans un visage glacé; tout est exprimé en condensé: le regard dur et froid de la fille, un mur, l'attente et la quête du client comme seule action
"Je reviens de Paris, avec mes poches pleines de Parisiennes, des folles, des sombres, des étranges, des squelettables; je les ai fait poser, mais comme j'enrage de ne pas encore avoir assez de talent pour bien les rendre, ces terribles filles. Et c'est en 1969 su'il expose au Salon de Bruxelles, sa Buveuse d'Absinthe, "une fille appelée Joliet qui arrivait tous les soirs, ivre au Bal Bullier et qui regardait avec des yeux de mourante galvanisée. Je l'ai fait poser et j'ai tâché de rendre ce que je voyais(...)la vie, tâcher de rendre la vie, et c'est assez rude " Plusieurs oeuvres (aussi " Le Gandin Ivre", "Le Bouge à matelots" et "L'attrapade"incarnent  cette froide désepérance du vice. Rops accède ici, à une dimension réaliste et sociale
 "La Dèche" (ci-contre) représente une prostituée devant l'affiche des tarifs. Celle-ci n'est éclairée que par un faible réverbère. Ce ne sont pas des femmes, ce sont des nuits, écrit Alfred Delvau en 1860 dans Les Dessous de Paris. L'ambiance est celle de la rue, exprimée en condensé par le décor et l'attitude de la femme.
"Mais ce sont les jeunes femmes, écrit Rops à Poulet-Malassis, qui sont formidables ! En voilà qui ont laissé toute espérance; des fatiguées et des rassasiées, la vie leur a charrié de rudes émotions, tout celà a laissé sa trace sur les fronts et sur les bouches en rides et en maculatures sinistres, et ce splendide maquillage qui jette de chaudes lueurs sur tout celà, c'est réellement très beau à faire pour un peintre, mais il faut savoir un outil-comme Baudelaire-il a saisi, lui "
Ci-dessous "Le Bouge à Matelots"


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Communauté : PEINTURES PASSION - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 septembre 2008
- Publié dans : Félicien ROPS - Ecrire un commentaire
Pornocratès-Félicien Rops-1896 Pris dans la frénésie du salon de 1878 et de la grande exposition, Rops travaille avec acharnement. Son talent s'épanouit pleinement. Il cherche de nouvelles techniques en dessin, associe pastel, aquarelle, gouache, crayon de couleur. Il dessine "Pornocratès"(ci-contre) et "LaTentation d La tentation de St Antoine-Rops- 1877 e Saint-Antoine" ( ci-dessous). A la peinture réaliste des bas-fonds succède ainsi une vision allégorique et ironique de l'emprise du sexe sur la réalité humaine
La nudité ropsienne est née, "cette nudité ornée de notre époque". Rops la montre sous un jour" plus intense, dégageant un frisson inconnu qui doit exister dans le domaine de l'Art". Une femme puissante, souple, langoureuse. Beauté fatale qui lui sert à démasquer l'hypocrisie de la société bourgeoise à travers les moeurs du temps ou simplement à traduire le trouble du désir.
Rops est aussi très accaparé par la constitution d'un marché et d'un public. Très mondain, il "éventaillise" volontiers pour les dames, d'une façon personnelle et originale "une gouache sur simple toile grise, cela fait un effet charmant quand cela est traité haut le pinceau et que lon connait la fleur et les amours"
Il compose aussi des menus pour les repas donnés dans les milieux artistiques et littéraires
Rops n'a rien d'un ermite. Il se rend chez Victor Hugo, fréquente le café Gerbois cher à Manet, le café La rochefoucauld àù il rencontre Degas, le Café Riche boulevard des Italiens...Sa conversation impressionne. Sa mémoire est prodigieuse; il donne l'impresssion d'avoir tout lu et virevolte de citations en références. On sait par Huysmans que le 16 avril 1877, il est du fameux diner chez Trapp, considéré comme le repas du baptême du naturalisme.
Néanmoins, malgré la fascination qu Paris exerce sur Rops, l'envie d'ailleurs se fait sans cesse sentir: "il faut traîter Paris comme un e maîtresse ardente et aller de temps à autre se remettre au vert, en plein bois". Rops voyage, il a besoin de liberté. La nature lui apporte paix et sérénité; "la mer et les bois sont pour moi les grands consolateurs, les apaisants. Vis à vis d'eux l'on sent le côté transitoire, fugace et fragile de toutes les douleurs, et ils ont de mystérieuses paroles qui endorment et calment".
Cette soif d'évasion l'a déjà conduit à fréquenter les bords de la Meuse (Anseremme)e t la mer du Nord ( dès 1871). Il se lance ensuite dans les grands voyages qui font oublier le spleen parisien. Monte-Carlo (1874-1876-1877), " nid de fantaisistes dont les hantises sont chères aux Muses" où il séjourne chez son ami Camille Blanc, la Suède et Stockholm, la Hongrie (1879) qu'il sacrera terre de ses origines. La musique Tzigane l'ensorcèle "odieuse et adorable, folle...qui entre en vous, fouille dans les replis de votre être, en fait sortir les joies et les douleurs oubliées, et sous son étreinte, vous donne le pressentiment des angoisses futures et des bonheurs toujours espérés", l'Espagne (1880), Tolède, Séville "où il sent une plénitude de vie que l'on ne sent nulle part, on est plongé dans l'ivresse de la lumière et des fleurs, il a besoin de Grenade et surtout d'Alhambra "; la Hollande (1882)" un pays qui ressemble à un bain de pied dans lequel on a jeté des épinards, des populaces mornes et mélancoliques" les Etats-Unis (1887) où il accompagnera les soeurs Duluc parties présenter les modèles de leur maison de couture; l'Afrique du Nord et la Bretagne où il retrouve la mer
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Jeudi 25 septembre 2008
- Publié dans : Félicien ROPS - Ecrire un commentaire
Dés 1863, Rops fait des aller-retours incessants entre Bruxelles et Paris. En effet, il étouffe en Belgique. Il écrit à son beau-père "Il est nécessaire que je passe trois mois à Paris par année". Il y rencontre l'éditeur le plus osé du moment, Auguste Poulet-Malassis (c'est le cas de tous les poulets), qui deviendra un intime de Thozée. L'éditeur le présente à Felix Bracquemond, son futur maître en eau-forte. Rops abandonne la caricature et désire réussir dans l'illustration du livre. Il rencontre les frères Goncourt qui le décrivent dans leur "Journal" comme: " un bonhomme brun, les cheveux rebroussés et un peu crépus, de petites moustaches noires pincées, un foulard de soie blanche au cou, une tête où il y a du mignon d'Henri III et de l'Espagnol des Flandres, une parole vive, ardente, précipitée "
Rops se fera de plus en plus souvent absent de Belgique. Charlotte s'installe à Thozée à cause de Paul qui souffre de toux qualifiées par les médecins de "nerveuses", ne se calmant qu'à la campagne. Elle lui écrit de longues lettres, racontant le charme de la gentilhommière, son effet bénéfique sur la santé de Paul et se languit des absences de son mari: " Aime-moi, comme je voudrais être aimée ", lui écrit-elle en 1874.
Mais, dés 1868, Rops rencontre à Paris, deux jeunes couturières, Léontine ( 1849-1915) et Aurélie ( 1852-1924)Duluc. Elles s'occupent avec leur mère d'une maison de coutur e. Rops est séduit. L'amour des deux soeurs pour lui est fusionnel; les lettres qu'elles lui adressent portent le doux nom d'Aureleon, ce mélange équitable d'Aurélie et de Leontine. Elles deviendront les compagnes de sa vie: "Elles ont apporté dans ma vie, charme, consolation, gaieté rayonnante, bonne humeur, belle santé physique, elles m'ont rendu meilleur, positivement, par leur honnêteté simple et pénétrante "
Mais la relation que Rops entretient avec sa femme  devient de plus en plus houleuse. Charlotte a toléré longtemps ses aventures jusqu'à la connaissance d'une nouvelle liaison de son mari avec une cantatrice belge, Alice Renaux, rencontrée sur la plage de Blankenberg en 1872. De son côté Alice ayant appris l'existence de l'épouse légitime ainsi que des deux maîtresses parisiennes, se rend au château de Thozée pour faire à Charlotte, une scène qualifiée par Rops de furieuse et théâtrale.Charlotte ne divorce pas mais demande la séparation de biens et Félicien s'installe définitivement à Paris chez les soeurs Duluc en 1874,au 76 rue de Richelieu. En 1884, elles déménagent rue de Grammont, 19, en plein quartier de couturières. En 1887 et 1889 elles partent pour les Etats-Unis, afin de créer une succursale de leur maison de couture à New-York. Félicien devient pour elles "conseiller artistique" et leur dessine croquis de costumes de ville et de théâtre
Leontine lui donne une fille, Claire: "Ma fille dira Rops, c'est l'enfant des jours pénibles, l'enfant pour lequel j'ai abaissé ma morgue de bourgeois ex-riche pour vendre. . et puis c'est la fille de mon corps et de mon esprit, je l'aime doublement
la vraie vie moderne qui crie, s'amuse, se tue, étale au soleil ses dorures et et ses haillons, ses joies et ses douleurs, avec sa physionomie nerveuse et surmenée q. Rops lui donna une éducation sérieuse, l'envoya en Angleterre pour parfaire son anglais. Elle épousera en 1895, j'écrivain belge Eugène Demolder.
Aurélie Duluc, à son tour donne un garçon à Félicien, Jacques, "qui n'a vécu que le temps de se faire aimer et regretter et qui est mort subitement d'une embolie, âgé de quelque jours. ( A gauche une photo de Claire, fille de Léontine )
Dès 1876, Rops trouve sa place dans la société artistique parisienne. A Paris il trouve enfin  "une vie artistique vivace et vibrante, la vraie vie moderne qui crie, rit, s'amuse, se tue, étale au soeil ses dorures et ses haillons, ses joies et ses douleurs, avec sa physionomie nerveuse et surmenée,
qui n'appartient à aucune autre"
Le modèle vivant qu'il cherchait dés l'académie s'impose à lui: c'est la femme qu'il surped sur les boulevards, dans les bouges, au théâtre, au cirque...
Il se plaît à saisir l'instantané des évènements qui se passent sous ses yeux, à prendre, comme il le dit, en pleine nature le sujet, telle "L'attrapade" 1877 (ci-dessous) dans laquelle Rops représente deux femmes à l'issue d'une dispute, qui se menacent du poing sur l'escalier d'un cabaret, le Moulin vert à Paris
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Mardi 23 septembre 2008
- Publié dans : Félicien ROPS - Ecrire un commentaire
Le jeune illustrateur, cependant réserve un coup de théâtre à ses complices de l'Uylenspiegel ; Il se marie le 28 Juin 1857 avec Charlotte Polet,(voir m es articles sur Thozée) dans cette même rubrique) fille d'un juge au tribunal de Namur et comble de l'inconséquence, retourne vivre en Namurois. Voici une vue de son atelier à Namur à cette époque, rue Neuve n°13 et juste en-dessous une oeuvre de son époque namuroise qui date de 1863 et s'intitule " Un enterrement en pays wallon ";
Dans une lettre à Charles De Coster, Rops décrit un triste cortège funêbre qu'il a suivi, à Namur et qu'il a fidèlement reproduit:
" J'étais à Namur, ne sachant que fire(...)En chemin, je rencontre un enterrement. J'ai toujours eu un faible pour les enterrements. 'était un enterement triste celui-là, c'est rare. Derrière le cercueil(...)suivait un petit garçon blond, de ce blond fade né des cours de récréation sans air et des verbes copiés dix fois en punition d'un sourire. C'était lui, le pauvret qui menait le deuil, avec son petit nez rouge et de grosses larmes à travers les cils. A ses côtés, digne et protectant, ambulait un  monsieur, le "mon oncle" ou le tuteur légal(...) Un gros curé goutteux, avec les bras tombant sur les boucles de ses souliers, deux prêtres psalmo
diant, lugubrement grotesques, encore en luminés par la digestion dérangée, un bedeau avec  de l'ouate dans ses oreilles, deux membres mâle et femelle de quelque congrégation, un enfant de coeur et un chien, c'est tout(...)L'enfant de choeur pendant les derniers oremus, aspergeait le chien, et les porteurs buvaient le pequet de circonstance. Celà m'a plu.  Je l'ai dessiné sur une grande pierre lithographique, et voilà ! "
La presse namuroise a violemment attaqué cette oeuvre qu'elle trouvait anticléricale. Difficile, en effet, de ne pas voir dans cette lithographie, la dénonciation de la bêtise du clergé, absorbé par les conventions cléricales, et celles des adultes, coincés dans leurs fonctions respectables. Pas un geste de consolation ou de tendresse pour le petit orphelin debout, face à la fosse. La seule présence féminine, en face de lui, semble froide, distante et indifférente. L'homme de dos, à côté de l'enfant, ne fait pas un mouvement vers lui. Les deux pieds plantés dans le sol, il paraît plutôt autoritaire qu'amical. N'oublions pas qu'à l'âge de quinze ans, Rops perd son père et est confié à un tuteur avec qui il ne s'entendra jamais. Dans cette oeuvre, l'artiste a t'il stigmatisé une part tragique de sa jeunesse?
On a souvent comparé" Un enterrement en pays wallon" à" l'Enterrement à Ornand de Courbet". Cependant le propos en est différent. Courbet a fait oeuvre de réalisme en peignant un village au grand complet, rassemblé pour un enterrement. Rops, quant à lui, insiste sur la physionomie des personnages, touchant à la caricature On remarquera" L'Ecriture de Rops " qui était aussi un grand écrivain et dans son style, très en avance sur son temps, tout comme dans sa "peinture"
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Lundi 22 septembre 2008
- Publié dans : Félicien ROPS - Ecrire un commentaire
Il est né le 7Juillet 1833 à Namur (Belgique). Son père Nicolas-Joseph Rops fait commerce "d'indiennes"; des tissus imprimés aux couleurs de l'arc-en -ciel par des procédés analogues à ceux de l'impression sur papier et qui sont destinés à l'impresion des robes d'été et des lingeries.
Félicien fera ses études chez les Jésuites à Namur, puis à l'Athénée. Il est également inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de Namur.
En 1851, il s'inscrit à l'Université libre de Bruxelles, pour une candidature en philoosphie préparatoire au Droit. Il plonge avec enthousiasme dans une vie de bohême étudiante dont les points d'ancrage, véritables champs d'expression des premières avant-gardes artistiques et littéraires de la toute jeune Belgique de l'époque (1830), seront les ferments de sa future carrière artistique. Dans les années 1850-1860, on le verra lutter pour le réalisme à l'atelier Saint-Luc et, plus tard, au sein de la Société libre des Beaux-Arts et de la Chrysalide, fonder la Société internationale des aquafortistes et animer au bord de Meuse la fameuse colonie d'Anseremme où il attirera nombre de ses relations bruxelloises. Parallèlement, il découvre le support journalistique et la lithographie, au sein des cecles étudiants qu'il aborde avec certes plus de conviction qu'il n'envisage ses études universitaires.( Noter que son père est mort en 1849 alors que Félicien avait 16 ans ) Les amitiés qu'il nouera à cette époque seront déterminantes et même  capitales, la plus importante étant celle qui le liera avec Charles De Coster. Dés 1851, Rops fait partie de la Société des Joyeux, cercle d'étudiants de l'Université libre de Bruxelles. Rops devient aussi un membre actif du cercle des Crocodiles, joyeuse bande d'étudiants qui se retrouvent au Trou, célèbre estaminet . Cette bande qui se veut loufoque mais conscientisée édite Le Crocodile, journal des Loustics, une feuille dont le succès ira croissant dans le Bruxelles des années 1853-1856. Chaque semaine, pendant trois ans, Félicien y publie un dessin lithographique.( En 1856 en effet, il fonde son propre journal : L'Uylenspiegel, journal des ébats artistiques et littéraires ). Le Bruxelles bourgeois qu'il découvre sera sa première cible avant qu'en 1855, l'afflux des immigrés français du coup d'Etat de Napoleon III ne le pousse peu à peu vers la caricature politique et les idéaux démocratiques, dans l'esprit de Gavarny et de Daumier.
Initié à la satire politique et sociale? Rops se lance également dans la critique artistique et s'attaque à ces véritables instututions artistiques que sont les Salons annuels. Il publie sous l'égide de la Société des Joyeux, une série de petits opuscules caricaturaux qui les mettent directement en pièces
Le Diable au Salon paraît en 1851 et atteste d'une étonannte compréhension de l'actualité satirique de son temps pour un artiste qui es esr à ses premières arms. Rops a notamment assimilé le fameux salon caricatural de 1846 publié à Paris par Baudelaire, Banville et Vitu et s'en inspire librement "Les Cosaques. Invasion au salon de 1854" paraît cette année-là ave 20 lithographies. La dérison se fait toujours plus ravageuse voire même destructrice. Les Cosaques font oeuvre d'iconoclastes, remarque Michel Daguet qui commente l'illustration de tête : "ils renversnt les statues et lacèrent les toiles de leurs lances devenues des plumes acérées. Là où le diable ne se voulait que tentateur, le cosaque se fait destructeur. Là où le Malin révélait aus masses infantilisées les dessous d'une expositon, le barbare détruit ce que d'aucuns considéraient peut-être comme un signe de culture. Le texte des Joyeux rend compte des aspirations de ces jeunes échevelés en rupture de conventions. S'affirme ainsi la primauté pour ainsi dire primitiviste - et la référence au cosaque va en ce sens - de l'intuition spontanée. Rompant le carcan des conventions, les auteurs proclament : " Nous avons le plus profond mépris pour la couleur et pour la ligne; le jet, l'idée, voilà notre idole "."
On peut peut-être mettre en parallèle cette profession de foi collective et les références que Rops se donnera bien des années plus tard, lorsque, artiste reconnu, il voudra mettre son individualisme en images. L'aquafortiste-alchimiste n'affirmera t'il pas à plus d'une reprise, vouloir sauvegarder le jaillissement spontané du dessin au travers de son travail de graveur ? Et l'anticonformiste ne cherchera t'il pas vers de lointaines te
Félicien ROPS-Namur-Graveur-Thozée rres de l'Est qui le séduisent par leur beauté brute, les racines d'une personnalité qu'il veut hors du commun.
Ce sera ensuite au tour d'Uylenspiegel de chambouler les conventions. Les Joyeux se réclamaient de la facétie, les Crocodiles se voulaient "fils du désert", indépendants de toute doctrine ou mouvement. Nul doute que l'indépendance d'esprit prônée en ces cercles ait convenu à la personnalité profondément individualiste d'un Rops qui restera toujours allergique à la soumission aux conventions dominantes. La vocation à la critique artistique qu'il a pu exprimer en ces premières et foisonnantes années ne le quittera jamais.
Rops, sous divers pseudonymes, se fait ainsi la main par le biais de sa collaboration à cs journaux. Il perfectionne sa technique du dessin et de la lithographie qu'il portera bientôt à un remarquable aboutissement. Parallèlement, il s'exerce à la peinture et s'inscrit, en 1853, à l'atelier libre Saint-Luc, un autre centre de ralliement de la bohème bruxelloise de l'époque où s'échangeaient les idées d'avant-garde dans un climat de joyeuse contestation ( à suivre...)

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Mardi 16 septembre 2008
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Photo du dessus avec mon ami Claude PALATE, membre actif de la Fondation
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Mardi 16 septembre 2008
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Fondation Rops- Thozée-Ce 14 Sep.2008
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Jounées du Patrimoine-Rops-Thozee-14/06/08-Fonds Rops Nous avons tout de même pu nous faufiler entre les hordes napoléoniennes, au château de Thozée, dans l'ancienne demeure du peintre et graveur belge, Félicien Rops, lors de ce dimanche matin des journées du Patrimoine.( Voir ma catégorie "Fondation Rops") pour en savoir plus. Cette propriété magnifique se trouve à côté de chez Nicole ma compagne, à Pontaury-Mettet dans le Namurois (Sud de la Belgique). Nous sommes membres de cette fondation initiée par le cinéaste belge Thierry Zéno.
Voici quelques photos de ce lieu superbe
 
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