LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU




POUR TRADUIRE MON TEXTE DANS N'IMPORTE QUELLE LANGUE, CHOISISSEZ VOTRE LANGUE DANS LE RECTANGLE GOOGLE-TRADUCTION CI-DESSOUS ET CLIQUEZ

Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main
/www.gmodules.com/ig/ifr?url=http://www.google.com/ig/modules/tranh=60&title=&border=&output=js "> </ Script></span>

Présentation

Profil

  • : Christian VANCAU
  • totems
  • : Homme
  • : 01/11/1937
  • : Forêt LIBRAMONT Village de Moircy Belgique-SudArdBelgi Ardennes belges
  • : Musique Nature Peinture Littérature Ecriture
  • : Journal quotidien d'un peintre de 70 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • : Marié/Pacsé/Union libre

Recherche

Images Aléatoires

Texte Libre





Je suis un homme de 71 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul mais j'ai une compagne, elle aussi peintre et nous ne cohabitons pas; nous nous invitons l'un chez l'autre. J'ai une fille de 45 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre).

Texte Libre

  



J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Mais l'essentiel c'est l'amour que je construis avec ma compagne depuis seize ans. Nous nous sommes rencontré à travers la peinture.(J'avais 55 ans et elle 46 ) Nous avons été mariés tous les deux chacun de notre côté, plus de vingt-cinq ans et avons eu des enfants (4 en tout, aujourd'hui adultes et autonomes). Nous avons décidé de ne pas gâcher cette deuxième occasion qui nous était offerte, donc de ne pas cohabiter. Nous sommes  peintres tous les deux, nous avons donc le sens du territoire, nous sommes tous deux aptes à la solitude, mieux, nous en avons besoin et cet éloignement(100 Kms) nous permet de garder les parfums de la nouveauté. Tous deux, nous sommes des gens de la nature et sans cesse nous construisons nos territoires, intérieurs et extérieurs. Nous ne sommes pas mariés. Pourquoi faire? Nicole a 9 ans de moins que moi. Elle travaille encore à mi-temps. Nous avons des tas d'intérêts communs. Parmi eux les voyages, en France surtout, car c'est finalement le plus beau pays du monde et le plus diversifié. Nous avons décidé de nous installer à temps partiel dans le Luberon, dés février 2009. Nous adorons le Vaucluse et avons un profond besoin de douceur et de soleil

Texte Libre


-->
<

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Texte Libre

Texte Libre


Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

Texte Libre

COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song
Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy

Articles récents

  • Le Naufrage du LUSITANIA en 1915 (suite)
    Incroyable document découvert dimanche dernier à la brocante de mon village, faisant la couverture de la revue "L'illustration" du samedi 15 Mai 1915 et sous-titré "La Guerre Navale Allemande" " Plus de quarante enfants ont péri dans le torpillage du Lusitania. L'un d'eux, un petit bonhomme...
  • Le Naufrage du LUSITANIA en 1915
    C'est le Radeau de la Meduse, non ?? Ah les leçons de l'Histoire. Voici "la lutte pour la vie" après l'engloutissement du Lusitania et en-dessous, le Lusitania coulant par l'avant, dix-huit minutes après l'explosion
  • LE SUPPLICE CHINOIS dit "Démembrement"
    "Embrasse maman pour moi", c'est ce qu'on lit au dos de cette carte postale envoyée de Tianjin, le 9 juillet 1912 par un soldat français ( celui-ci devait avoir un Oedipe particulièrement gratiné ) La série des " supplices chinois "réunit un jeu de 12 cartes postales représentant la...
  • Un sieur Rimbaud, dit "Négociant" ou Rimbaud en Abyssinie
    C'est en 1883 que Rimbaud arrive à Harar, venant d'Aden, pour y diriger la succursale des frères Bardey, mais l'agence  fermera un an plus tard. C'est Dubar, un collègue qui de retour en France, lui expédiera de Lyon, un appareil photographique qui permettra à  Rimbaud de se tirer...
  • L'AMI BRASSENS
      LES COPAINS D'ABORD Nous sommes en 1954. Je suis encore au Collège et j'ai 17 ans. Et on entend à la radio "Le Petit Cheval dans le mauvais temps" et l'autre côté de...
  • Le Couple Vancau en Avignon-Petrarque et Laure de Noves
     C'est Nicole, ma compagne devant le Palais es Papes, alias Laure de Noves. Nous attendions mon ami Henri Michon, archiviste au Palais des Papes. C'était en 2006, au joli mois de Mai
  • BREL à BOBIGNY
    Voici une photo qui me touche énormment, piquée au zoom par un paparazzi fouille-merde, une photo impudique mais emplie d'une poésie immense. Brel revient de l'Hôpital Franco-Musulman de Bobigny. Il est seul avec Maddly Bamy, à son bras. Il a grossi, il marche avec une canne. On dirait...
  • Ma Fille Valérie et sa collection "Vazizie Vanbeck"
    Vous la trouverez sur Overblog et sur Facebook à l'adresse suivante: htpp://vazizievanbeck.over-blog.com Vous y trouverez une partie de la collection qu'elle est en train de lancer à Saint-Hubert-Belgique, à 9 Kms de chez moi ; bonnets, écharpes, chapeaux tops, vestes, ceintures, bijoux...
  • VANCAU SOUS EAU
    Ceci est mon reflet dans un de mes étangs et j'ai retouné la photo, si bien que je semble être sur la rive. Mais c'est faux, je suis bel et bien en reflet dans l'Etang.On peut d'ailleurs discerner à l'avant-plan des filaments d'herbes aquatiques. A gauche, un de mes totems ! Tout mon territoire...
  • BIG MEMORY de Richard OLIVIER
    BIG MEMORY de Richard OLIVIER Richard Olivier est un ami proche, cinéaste belge, qui après de multiples films (Marchienne de vie, Au fond Dutroux, Peaux de Chagrin, Esther Forever, la Chanson Rebelle, Remember Marvin Gaye, Les Allumés de la Foi etc..) s'est mis en tête de filmer tous les...
liste complète

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

Syndication

  • Flux RSS des articles
Recommander - Ecrire un commentaire - Par Christian VANCAU
Communauté : PEINTURES PASSION - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 septembre 2008
- Publié dans : Serge POLIART - Ecrire un commentaire
En 1986, le film de Luc Hermant, Louis Savary et Serge Poliart, ART GILLE TERRE FRAGILE ou la véritable histoire du peintre Serge Hippolyte Poliart raconte: " Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage du Gille, le peintre Serge Poliart consacrera la meilleure part de son existence à la mettre en scène dans des situations particulièrement originales, chaque fois en dehors du temps et de l'espace "CARNAVAL".
Bien au-delà de la problématique intime du peintre Poliart, le film, tente par le montage de démonter les mécanismes souvent déroutants qui nous poussent aux parcours les plus absolus ou les plus dérisoires
"
Le document décroche le prix Antenne 2 et RTBF au Festival national de Bruxelles et le Prix du meilleur film de genre au Festival International de Mons. Diffusé sur les chaines nationales, il met Binche en émoi. Au Pilori d'Ecaussines, André Claes, fidèle à sa tradition, expose les dessins de Serge dans son restaurant. Un banquet de notables grassement arrosé se termine par une vindicte où les représentants de la morale publique, s'emportent jusqu'à emporter les oeuvres scandaleuses pour les jeter dans le canal. Nourri d'un remords qui l'honore, un des comparses récupère les objets du précieux larcin et les ramène à leur propriétaire.
L'exposition d' Un Art Bul à l'Autre mène Poliart et Duez à Paris en 1982. Ils cheminnt vers le Musée d'Art Moderne sur les pas de BURY qu'ils trouvent désolé de ne pouvoir garder aucune trace de sa prodigieuse exposition. Duez s'arme de sa camera et, avec son technicien improvisé, passe une semaine à réaliser-historique- dans les coulisses du musée mythique puis dans la propriété de Perdreauville
Serge qui avec d'autres a l'intention d'ouvrir un café-théâtre-galerie sulfureux. Or un vieux bistrot qui accueillait les ferrailleurs Place du Béguinage est à remettre et l'aff
aire finit par être conclue avec la Brasserie Michaux, propriétaire des lieux
Le nom du bistrot est arêté, El Batia moûrt soû, hommage à Rimbaud et à son bâteau ivre. L'inauguration a lieu en mai 1983. La foule est aussi nombreuse qu'éclectique, gens de quartier, artistes, agents culturels ou politiciens.
Durant trois années, la Place du Béguinage va connaître une ambiance nocturne délirante, s'animer au rythme des concerts de jazz, des vernissages d'expositions ou des happenings improvisés.
Mais en 1985, le tenancier du Batia est las des nuits interminables et son sens inné des affaires l'a mis dans une situation catastrophique.
En 1986, l'aventure est définitivement terminée
En 1987, Serge obtient un emploi à la médiathèque où il devient responsable des Musiques du Monde  et sillonne les routes du Hainaut au volant du discobus, bientôt accompagné par Thérèse. C'est ainsi qu'à Ville-sur-Haine, le long du Canal du Centre, il découvre une ferme promise à la destruction après une mesure d'expropriation. Il entreprend des travaux car la ferme est en ruines et en devient propriétaire après bien des péripéties.
L'année 1992 est aussi l'année du film de Richard Olivier, les Fous du Roi qui " téléscope l'art au pays des moules frites ". Poliart, Lizène, Evôye, Stas, Bucquoy, Broodthaers, Blavier se retrouvent dans la même marmite. Déguisé en Gille masqué, Poliart porte sa croix et expose son regard d'ar tiste irrévérencieux sur les rituels.. Voici une peinture de 1993 intitulée" Ville sur Haine", là où vit Serge, entre la Haine et la Trouille
Recommander - Ecrire un commentaire - Par Christian VANCAU
- Voir les 0 commentaires
Mardi 30 septembre 2008
- Publié dans : Serge POLIART - Ecrire un commentaire
.En 1980, Poliart quitte la rue des Arquebusiers pour s'installer à Jemappes dans l'ancien entrepôt de l'ébéniste Pierre Moreau situé près du Jeu de Balle Pelote. Plongeon dans les souvenirs d'enfance ! Serg Poliart-Le jeu de Balle Pelote-Jemappes Une série de dessinss fixent des scènes de spectateurs et de joueurs de balle. Présentés au Festival International d'Art de Mouscron, ils emporteront la médaille d'or.
Toujours à l'affût, il rencontre Kenneth White chez André Leto. Le libraire a, en effet, invité le poète écossais pour une soirée littéraire. Comme White souhaite découvrir les ornières du borinage de Van Gog h, Duez et Serge le guident et rendent visite au peintre belge Armand Simon
1981. Nouvelle escale. Gottignies est l'élue. Maison à la campagne. Loyer modique: il a trouvé les conditions idéales à la création
Puis en mai c'est la première et unique Biennale de Quévy le Grand. La volonté est de "Elaborer une harmonie par les différences. Traits de plume ou traits gravés se mêleront aux volumes sonores, tandis que dans le même moule, photo, super 8 et video, s'intégreront au théâtre et à la Bande Dessinée ". Ce festival " synthétise la volonté de quelques artistes du coin, qui veulent s'aventurer en dehors des sentiers rebattus d'une culture qu'ils trouvent trop uniformisée " Vif succès de l'expérience qui restera néanmoins sans lendemain
Ensuite Poliart qui a entrepris un travail sur "Les Gilles de Binche " est invité à les exposer dans une école catholique des bords de la Sambre. L'accrochage terminé, les artistes rentrés au bercail, quelques édiles parcourent les lieux. Leurs regards inqu
isiteurs ont tôt fait de jeter l'opprobre sur le travail de notre compère et veulent éloigner des chastes regards, les emplumées turpitudes. Le débat est animé, la polémique virulente. Le peintre Jean Coenen menace d'enlever ses oeuvres si Poliart est privé de cimaises. L'exposition a donc lieu au grand dam de quelques riverains.
Les avatars du gille revu et corrigé par Serge sont toutefois loin d'être terminés et l'acharnement de quelques puristes binchois ne fait, bien sûr, que titiller d'avantage encore le goût de la
Serge Poliart-Les Gilles de Binche provocation de notre Ecaussinois déjà naturellement enclin à s'y complaire
1984: La ville de Binche charge Bernard Descamps de monter une exposition d'ensemble. Les artistes proposés aux commanditaires sont acceptés à la condition que Poliart soit écarté. La plupart des artistes se désistent par solidarité et pour la défense de l'art libre
Recommander - Ecrire un commentaire - Par Christian VANCAU
Communauté : BLOGS, en parler ... - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 septembre 2008
- Publié dans : Serge POLIART - Ecrire un commentaire
Serge Poliart est né dans la borinage en 1953, à Familleureux,  petit village rural, situé entre La Louvière, une cité minière surgie des pâturages au 19esiècle et Ecaussines (Julos Beaucarne), un petit village moyenâgeux, que jouxtent des carrières de petit granit.Il est le dixième et avant-dernier enfant, né de mère française, Raymonde Alliot et de père anarchiste-Emile, ( fils de Thur, le tailleur de pierres), qui sera tué par une voiture en 1965, à l'âge de 55ans. ( Serge a 12 ans ). La mère a ouvert un café après la guerre "au Grand Milo" à Familleureux et celà jusqu'en 1969. Elle décèdera en 1992 à 80 ans
A 14 ans, Serge s'inscrit en menuiserie à La Louvière. Il quitte la menuiserie pour la Céramique et est engagé a la Faïencerie Boch. Mais les affaires vont mal et Serge démissionne en 1972
Henri lejeune, son cousin et ami anime les Racines du Manoir à Ecaussines et rameute dans le village tous les branchés soixante-huitards. Des concerts, des expositions, des festivals. André Claes, patron du gastronomique Pilori, et féru de Jazz, organise des concerts et transforme ses murs en cimaises. Son restaurant devient le repère de toutes les contestations ou situationnismes de l'époque. Serge s'inscrit dans cette mouvance et oublie de plus en plus la terre, pour s'adonner au dessin et accrocher ses travaux dans des expositions collectives. Lejeune le met en contact avec la Galerie Le Creuset: première exposition personnelle en 1973. Un texte de Jean Louvet commente le travail.
A 19 ans il rencontre Françoise Vispoel, bibliothécaire à l'Albertine avec qui il va vivre à Mons dés 1972, Place du Béguinage. Grâce à une amie de Françoise, il rencontre Jacques Duez pour une amitié sans limites. Les  week-end, il rencontre Jean-Pierre Denèfve qu'il a connu à La louvière, chez Badot. Il rend souvent visite à Armand Simon, peintre surréaliste.
Françoise a évéillé son jeune ami à la littérature. Les murs de la maison sont garnis de livres. Elle a une immense culture littéraire, se passionne pour Baudelaire, Rimbaud ou la correspondance de Van Gogh. Quand le couple se sépare en 1975, Serge déménage rue des Arquebusiers dans un entrepôt qu'il transforme en atelier résidentiel. Il s'y retrouve démuni, sans ressourdes ni relations. Acculé, il trouve un emploi de cuiseur à la Manufacture Royale de Porcelaine de Baudour. Au bout d'un an il ne supporte plus ce boulot, quitte l'usine sur un coup de tête et perd tous ses droits sociaux. Il descend en Provence rejoindre son frè
re et sa belle-soeur qui restaurent une maison pour Julos Beaucarne. Trois mois à prendre le temps de vivre et épuiser ses économies.
A la même époque? Jean-Pierre Denèfve participait aux activités théatrales du Kloak avec Derudder, Savary et Vasseur. Denefve veut faire une intervention au vernissage de la prochaine exposition de Poliart. Il perçoit en effte tout vernissage comme un coma, état intermédiaire entre la vie et la mort et entend déciller le publoc. Au Pilori, Denèfve récite son texte dans un décor qu'il a créé, sur fonds de bruits de guerre et de d iscours d'Hitler; la deuxième intervention se produit  à la galerie Le Tremplin de Fredy Taminiaux. C'est la naissance du groupe KOMA
En 1977, il lance avec son ami Duez, l'idée des expositions 3X3; trois artistes exposent trois fois dans trois lieux différents. L e projet, soutenu par Jean-Pierre Hubert, alors Directeur du Botanique et Echevin de la Culture à La Louvière, prend jolie tournure, mais hélas, Jean-Pierre décède brutalement
En 1979, Serge crée à la Maison de la Culture de Mons, un atelier de Céramique qu'il anime jusqu'en 1990. C'est aussi en 1979 que Michel Discart le met sur le chemin de Franz Van Snick, un ingénieur qui lui propose une rente mensuelle moyennant laquelle il s'autorise à emporter les oeuvres qui lui plaisent. Toutefois quand Van Snick décède en 82, Poliart est confronté à ses associés qui entendent orienter sa production, la rendre plus vendable. Serge rompt le contrat et se retrouve une fois de plus sans ressources fixes
Recommander - Ecrire un commentaire - Par Christian VANCAU
Communauté : Photos de Belgique - Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 septembre 2008
- Publié dans : Serge POLIART - Ecrire un commentaire
"Le drame des types comme moi qui ne veulent pour rien au monde être pris au sérieux, est, justement, qu'on exauce leur voeu ". (Frédéric Shiffer)

C'était, il y a  une semaine, que Jacques JAMINON qui tient une truculente petite auberge, à 20 minutes de chez moi, près d'Houffalize, à ENGREUX, réunissait des gens,, notamment de la région de Mons, à l'occasion de l'exposition du "Journal jovial, crédule, saugrenu mais outrecuidant", le célèbre "El batia moûrt soû", journal satyrique de Mons, trimestriel belge, dont l'éditeur responsable est le peintre Serge Poliart.
 Avec mes amis Francis et Murielle, nous sommes allés à la rencontre de ces joyeux drilles, proches de nous de coeur mais habitant l'extrême Ouest de la Wallonie, ( Région de Mons-La louvière) alors que nous en occupons l'Extrême Est
. Le journal en question est inséré chaque trimestre dans le Charlie-Hebdo. Son nom est tout simplement la traduction en Wallon du" Bâteau Ivre"

 En exergue du journal, on peut lire les deux pre
miers vers du Bâteau Ivre traduit en wallon à savoir:
 "Adon qu'djudèskindoûs les rivières trop faciles, Dju n'm'ai pus sintu n'mîle minè par les sakeûs
Des indiens les-ont twè comme des bièsses inutiles, In les clowant tout nus asto des piquets bleûs"


La photo du haut montre Jacques Jaminon, aubergiste et André Stas, plasticien-collagiste, écrivain et pataphysicien belge.
La deuxième photo montre le même André Stas avec sa compagne , la chanteuse Fanchon Daemers, collaboratrice d'El Batia, elle aussi . En 3, une photo de Serge Poliart et de Jacques Jaminon dans la grange de l'exposition "El Batia" se tenant à l'Auberge du Vieil Engreux jusqu'au 12 Octobre 2008. (Contact O498/437647). Ensuite la photo de deux collaborateurs du journal, situés à droite de la table, Philippe Drumel et Serge Poliart et enfin en 5, mon amie Murielle Noiset, plasticienne  et pour l'occasion, d'un Fez coiffée, ce qui lui va d'ailleurs, comme un gant

Il s'agissait bien en l'occurence de l'intronisation de Serge Poliart et de Philippe Drumel en tant que "Chevaliers du Tastefesse"par Jacques Jaminon, Vice-chevalier mosan de la confrérie

Rédacteur de cet article: Christian Vancau-Libramont-Peintre


 
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus