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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 09:20

Florence 1960-Arno-Ponte Vecchio-Vancau

1960 ce sera la découverte de Florence avec cette apparition magique du Ponte Vecchio, qui va me foudroyer, comme le fera " Il gran Canale a Venezia, molti anni dopo". (Parlo corramente l'Italiano, si ! ) Nous entrons dans les années soixante et je vais échouer dans mon premier Doctorat en Droit, en première et en deuxième session parce que vraiment le Droit, ça ne me dit rien du tout. En plus les matières à ingurgiter sont volumineuses autant que glaciales et insipides
 

A cette époque je me bagarre pas mal. A la sortie des soirées, on se boxe , whisky aidant et entre deux rocks. J'ai abandonné définitivement les soirées bourgeoises et leurs rocks de salons. De plus en plus de filles dans ma vie mais Cécile reste ma femme de base. Quand on le peut, on fait du lit, quand les parents sont partis ce qui est archi-rare. Mais de toutes façons on ne baise pas. La pilule n'existe pas. Les capotes on doit les acheter en pharmacie et tout le monde vous regarde comme si vous étiez un total débauché. Et puis je baigne encore dans un milieu catho où on a droit au premier baiser, après le mariage. Et puis aussi les filles cherchent à se caser et veulent se présenter vierges devant leurs futurs époux.
 

Bref la naïveté de mon amie est telle qu'un jour je lui fais croire que le sexe des hommes, tombe tous les automnes, comme les bois des cervidés, et bien entendu, repousse chaque printemps. Je raconte cette histoire sans imaginer un instant qu'elle puisse me croire, mais en voyant son visage crédule, je pousse un peu, tout en gardant mon sérieux et elle n 'en revient pas de cette chute des pines en automne. Des semaines après je lui dirai que c'est une plaisanterie. en effet l'automne approche et....
 

Ceci montre l'état d'avancement de l'initiation sexuelle de certaines jeunes filles à la fin des années cinquante; des filles, cathos, universitaires, étudiant la philosophie, les lettres , le droit, coucounées, décidées à ne vivre l'acte sexuel qu'après le mariage, corvée redoutée, postposée, mais incontournable, si l'on souhaite rencontrer un mari potecteur, argenté, voire doré comme Gustave ou comme Julien, bref avant tout un ogino-géniteur. " Les Pines tombent en automne" Un vrai titre de Polar, pour l'ami Patrick  Manchette
 

L'été soixante, j'échoue en première session. J'ai un nouveau copain, Philippe W., étudiant en médecine qui, lui auss,i a échoué. Nous décidons de faire une petite virée avant de remettre le nez dans  nos cours insipides deuxième session oblige. Il a une dauphine à toit ouvrant, la même que celle d'Hughes Auffray et nous mettons le cap sur l'Italie, destination Florence, via le Grossglöckner, Udine (Patrie de Pasolini) et Vérone. Nous avons une petite tente que nous planterons à Fiesole, le village de François d'Assise, sur les hauteurs de Florence, ville que nous allons déguster avec délice. Il fait beau et l'entente est excellente. Un petit accident de voiture nous emmènera dans un commissariat rural, où nous faisons la connaissance de Carabinieri hilares. On se croirait dans un "Don Camillo". Le soir, Florence grouille, c'est la valse des Vespas, celles des "Vacances Romaines" avec Audrey Hepburn. Et dans les musées je fais connaissance avec les femmes de Botticelli, celles du "Printemps" et de la

"Naissance de Venus" (dans une coquille Saint-Jacques ), ce sont des BB d'un autre siècle.

Et justement nous décidons de remonter par la Riviera italienne via Pise et d'aller draguer à Saint-Tropez. Après 10 jours de pérégrinations culturelles à travers La Piazza delle Signoria, le Bargello, l'Arno, Michel Ange, Donatello, Santa Croce, Uccello, Piero di Cosimo, Roméo et Juliette à Vérone, voici Pise et sa tour ivre et la traversée de la région de Pasolini, nous partons vers des jouissances plus futiles "Le soleil, la Mer et les filles". Pardon on a 22 ans. Paul Nizan disait pourtant dans Eden-Arabie "J'avais vingt ans et je ne permettrai à personne de dire que c'est le plus bel âge de la vie "

J'ajouterai encore que la plupart de mes amies on presque toujours eu, quelque chose, non de Tennessee mais bien de Boticcelli. Plus tard, en psychanalyse, j'apprendrai avec Jung, que les femmes de Boticcelli incarnaient mon "Anima" (et la sienne aussi) à savoir l'image de la féminité que chaque homme porte en lui . Pour en savoir plus lisez Jung (et non Michaël Young ) En dessous photo de notre camping sauvage à Fiesole et moi au volant de la Dauphine bosselée

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 09:16
Promenade dans les Fagnes avec Lucie H.

Promenade dans les Fagnes avec Lucie H.


1959, c'est l'année de la nomination dite "pistonnée", de François PERIN, comme professeur de Droit Public. Perin qui est l'élu des métallos liégeois, un intello pourtant, mais enfin ça rime et tout cela tourne autour d' André Renard, figure mythique, véritable initiateur d'une prise de conscience wallonne. Moi la politique, je n'en suis pas. J'ai bien collé des affiches, la nuit, comme un petit con avec et pour les bourgeois cathos du Parti Social Chrétien mais c'est tout. On peut dire que je reviens de loin

Donc comme d'autres jeunes, je suis invité  au Mont Saint Martin, quartier chic de Liège. On y joue notamment au ping-pong dans une grande salle au-rez-de-chaussée (On fait aussi du Hoola-Hoop avec un cerceau, c'est la grande mode) et ce soir-là je reste le dernier à engager une partie avec la fille de la maison, Geneviève, les yeux dans les yeux, raquette de liège ou de caoutchouc, ou alors une raquette mixte, un côté caoutchouté hérissonné, et un côté liège, sec et mat.

Je suis bon au Ping-Pong, depuis quelques années ( à l'armée je jouerai même contre le champion de Belgique Pierrot Julien ), mais j'ai une faiblesse du côté de mon coup droit ( celui du père ) et mes coups décisifs se font en revers (ça doit avoir une signification). Cela file comme l'éclair. En outre je suis très souple, avec des détentes félines et des réflexes ultra-rapides, donc je suis bon en défense (Je suis plutôt un poids léger avec mon mètre 80 pour 65 Kgs. J'en suis à 69,( poids érotique) 50 ans plus tard mais je ne mesure plus qu'un mètre quarante... ). J'ai derrière moi des tournois privés mémorables où je me retrouve régulièrement en finale. Mais une fois de plus, jamais l'idée ne m'est venue de m'inscrire dans un club ou de prendre des cours. L'auto-didactisme sera jusqu'au bout de ma vie, une constante ( y compris en peinture ) et les sports que je pratique sont tous, individuels (tennis, ping-pong, natation, cyclisme, ski et plus tard Boxe et Karaté)
 

Donc, quel suspense..., à un moment donné, il est peut-être minuit, Geneviève et moi posons nos raquettes et contournons la table, pour nous retrouver, sans un mot, corps contre corps et bouche contre bouche. Nous commençons une aventure qui va tout de même durer quelques mois.

Officiellement je suis toujours avec Cécile D. depuis 2 ans et c'est la deuxième fois que je la trompe avec une de ses amies, bougre de petit salopard. Mais elle aussi me trompe . Nous sommes très liés l'un à l'autre mais notre liaison est houleuse et pleine de ruptures. En plus je suis un petit "sorteur"-picoleur-bagarreur, tout le monde le sait (Liège ville de 400.000 habitants à l'époque, est néanmoins un gros village et tout le monde se connait ). J'ai la "Rock 'n Roll attitude". Les WE à liège sont très chauds. On est à l'époque du Saloon, de l'Esquinade, du Wild West, des soirées chez Charlie à Tilff, Saturday's Night Fever, avec toutes ces chapelles que nous enfilons les unes après les autres. Et pas celles de notre enfance, l'alcool a remplacé le vin de messe. En Musique le Rock domine avec Presley, Eddie Cochran, les Everly Brothers, Paul Anka, les Platters, Fats Domino, et les tubes, slows crapuleux, ideaux pour "emballer", Greenfield et Unchained Melody (Voir Bedos et Daumier dans leur sketch célèbre) Les Beatles ne sont pas encore arrivés
 

Et c'est aussi l'époque du Hoola-Hoop, une vraie folie du cerceau (on travaille du cerceau), le faire virevolter, redescendre jusqu'à la jointure des genoux puis remonter jusqu'au cou. Partout ça hoola houppe, dans les salons, dans les soirées, dans les rues. Dans les dancings c'est aussi Hervé Vilar, Bécaud, Alain Barrière (Quand les amants),  , Robert Cogoi ( Je me sens très seul, très seul sans toi..)
 

Il y a aussi la Foire d'Avroy en octobre, où je drague aux " auto-scooters" avec mon ami Claude Ghenêt, de La Louvière, Claude qui suit le même parcours cahotant que le mien, au Droit. Un athlète, à la force tranquille, coureur de jupons, amoureux de la tenancière des scooters, une certaine Yvette (prononcez Yvatttte en liégeois), dont le mari est aussi un malabar, un mari assez complaisant par ailleurs. Claude m'emmènera dans une salle de culturisme, deux fois par semaine, pendant quelques mois; Je m'y fais crever à soulever des poids assez effarants. Et pourquoi faire diraient" Les Inconnus" ?

Et autant vous dire que dans ce genre de lieu, les conversations tournent fréquemment autour de Heidegger et autres Schopenhauer...Claude est deux fois baraqué comme moi. Devant l'Université, Place du XX août, il s'amuse à soulever des voitures; il se campe derrière les pare-chocs, soulève et déplace les voitures d'une quarantaine de centimètres. Ainsi s'amusent certains désoeuvrés, dont je suis à l'époque

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:45
Ma Biographie 59 - Encore l'année 1959

Désormais, je vais être l'amant attitré de BB, à l'instar de Jacques Charrier. Celà veut dire que nous allons nous afficher, enlacés, au Carré ou ailleurs, pendant tout l'été. La tête des mecs. et cela tombait bien puisque cette fois je ne devais pas présenter une deuxième session. Jacqueline était étudiante aux Beaux-Arts et ses parents tenaient un magasin d'optique en Outremeuse. Mais je n'allais pas tarder à déchanter, car cette jolie demoiselle d'Avroy, était profondément perturbée, une peur panique des hommes notamment. Donc avec moi des baisers, rien de plus et c'était déjà beaucoup. Plein de beaux souvenirs. On se promène beaucoup. On flirte dans un château en ruines à Fraiture. Je vais la retrouver à Méry, au bord de l'Ourthe, chez sa copine; petit être souffrant, elle ne parle presque pas. Elle est souple comme une branche de noisetier.Je suis amoureux d'elle mais elle va disparaître très vite. Une dépression? Je téléphone à sa mère qui m'explique; Elle est malade et cela semble bien mystérieux; elle ne veut voir personne. Un côté Grand Meaulnes car je ne la reverrai jamais. Vingt ans plus tard, je ferai la connaissance de sa soeur qui m'apprendra qu'elle avait été internée à plusieurs reprises. Je n'ai pas pu en savoir plus. Secret des familles. Jacqueline, ma soeur, réapparue sous les traits d'une Brigitte Bardot de province, petit animal douloureux. Comme elle était belle et fine !
 

Ce sera l'été des bords de l'Ourthe. J'apprends à conduire. Ma mère me fait louer une voiture de garage, pour que je puisse m'entraîner..Mes parents n'ont jamais eu de voiture. Mon père n'en voulait pas. Il conduisait portant la voiture de son père quand il était étudiant ( une Dina Panhard, celle que j'appelais "Titi Toto de Bon Papa" pendant l'exode ). Pourquoi mon père ne voulait-il plus conduire? Mystère mais ça ne m'arrangeait pas surtout que nous habitions loin du centre ville et que mes copains conduisaient la voiture de leur père ou avaient déjà la leur et que le permis de conduire s'obtenait par une simple déclaration faite à la Police communale. Je suis donc obligé de mendier les volants de mes amis, pour me faire la main "tu me laisses un peu conduire, dis ! ".

J'ai suivi les cours libres à l'auto-école mais je n'ai aucune pratique. En fait, si ma mère fait ce "sacrifice" d'une voiture louée, c'est en espérant que je vais devenir le taxi de la famille (sort que subira plus tard mon frère Etienne). Donc me voici sur les routes avec une vieille Ford, un vrai bac, un vrai Patton, plus vieux qu'Hérode et que Nestor et ça ne se passe pas très bien pour moi avec ce vieux char.

Un jour, en allant voir une amie Micheline Henrion, à Barvaux, mes freins lâchent dans une descente (Arrête ton char !) et je traverse une grande voie de circulation comme un bolide, miraculeusement sans me faire écharper, pour aboutir finalement dans un talus ( un anagramme de salut ). C'est terrible un frein qui vous lâche, pire encore qu'une femme ....

Un autre jour j'accrocherai une voiture, en voulant me garer sur le parking de la Clinique de mon père auquel je rends visite. Effrayé je fais marche arrière et vais me garer plus loin comme  un voleur. Trois jours plus tard, mon père viendra me chercher dans ma chambre "Il y a un Monsieur qui veut te voir ???"Je descends et réalise que je suis devant le propriétaire de la voiture, un familier de la Clinique de l'Espérance, visage émacié et austère. Et moi terriblement gêné quand mon père me dit "Christian n'aurais-tu pas accroché la voiture de Monsieur dans le parking de la Clinique ???" Et bien oui !!!. Mon père va payer pour moi et ça va se régler à l'amiable. J'apprends que c'est un "Délit de Fuite" et que celà peut coûter cher. J'apprends aussi que mon père est un "Juste". il est resté d'un calme olympien et jamais il n'en reparlera. Il sait que la leçon a porté et qu'il n'a pas besoin d'en remmettre, ni de me culpabiliser. Il est donc tout à fait différent de ma mère: il a une éthique et ne s'en sert pas pour guillotiner son entourage. Ma mère, au contraire est une grande châtreuse, "Une Châtreuse de Sperme" comme le dirait Stendhal
 

Et me voici à la rentrée d'octobre 1959 pour aborder mon premier Doctorat en Droit. Le droit se joue en 5 ans et on en sort "docteur ". Donc là je sais que celà devient sérieux, qu'il va falloir bosser et c'est bien ce qui m'ennuie. Et ça commence assez mal de ce côté, car il y a une certaine Geneviève dans mon cours, amie de Cécile ma girl friend de l'époque et que nos regards se croisent (encore) dans cette petite salle  beaucoup plus exiguë que cette salle Godefroid Kurth dans laquelle j'ai vécu pendant mes deux (trois) années de candidature. Forcément, on est moins nombreux qu'en première candi

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:27
Ma biographie 58 - 1959 - Rencontre de Jacqueline A. au Lac aux Dames

 

En Juin 1959, je réussis ma troisième session de deuxième candidature en Droit. Il fait beau et chaud et avec quelques copains du Droit, nous partons guindailler un après-midi, à l'Hôtel du Lac à Sainval-Martinrive, le long de l'Ourthe. C'est  l'Hôtel de "Lac aux Dames" nous sommes en plein Vicky Baum (Mais qui connait encore Vicky Baum ???). Etendus sur la pelouse, nous nous retrouvons à une dizaine de petits connards, en train de vider chope sur chope et vers quinze heures, nous sommes déjà pas mal givrés.
 
Qui est de la virée? Et bien je me souviens de notre chauffeur, un certain Chantraine, assez corpulent, avec une jambe artificielle, il a dû passer sous un tramway, place Saint-Lambert, il y a longtemps déjà. Il conduit donc une grosse voiture avec un débrayage à main. Et puis il ya mon ami Foulek Ringelheim, dit Foulek, un juif assez fou, qui vit avec sa mère en Outremeuse ( Foulek est devenu plus tard, un grand ami de François Perrin, politicien belge célèbre, professeur d'Université et co-fondateur du Rassemblement Wallon, a collaboré avec l'avocat Graindorge, est devenu beau-frère de Jean Gol  ex-ministre belge et est l'auteur de plusieurs livres dont " Le Juge Goth " ). Lui aussi redouble sa deuxième candi et vient de la réussir comme moi en 3e session et il aime les femmes et la picole, comme moi ! On s'est retrouvé souvent en ville, pendant la "bloque", aux alentours de dix-sept heures, au CARRE à Liège, pour déconner et draguer (Le Carré est un réel carré architectural, situé au centre de Liège et où tout le monde se retrouve en fin de journée, comme cela se fait dans la plupart des villes méditerranéennes. En Italie et en Dalmatie on appelle ce rendez-vous, où d'un seul coup, une place vide devient noire de monde en fin d'après-midi, le CORSO ).

Donc on tournait dans les quatre rues du carré, on rencontrait, on draguait et on causait). Foulek c'est mon premier Juif (il y en a eu bien d'autres ensuite, (c'est tellement agréable la fréquentation de gens intelligents). Il a une folie proche de la mienne. Et dans nos dragues de cet Ilôt sacré qu'est le Carré de Liège: Pont d'Avroy, Vinâve d'Ile, Pont d'Ile, Place Cathédrale, on croisait les filles et tout se passait dans les regards, des regards croisés et recroisés, parfois même molletonnés. Et moi je me mettais à attraper un "genre" comme on dit chez nous, traduisez un "style". Déjà anormalement bronzé pour un blond aux yeux bleus, je me promenais en jeans, avec des pulls légers en "V", dégageant des décolletés bronzés et poilus, et je commençais à faire des ravages en rue,  à "Faire des touches" (Tu as vu, tu as fait une touche ! disait-on quand une fille appuyait son regard ), bref des touches comme le docteur-écrivain du même nom, Louis-Ferdinand Destouches dit Céline.

Mais je n'en avais pas encore vraiment conscience car trois ou quatre ans auparavant, j'avais vécu mon insuccès auprès des femmes. Timide, mal fagoté, j'étais le bon copain, celui avec lequel on ne flirte pas. Inconsciemment j'ai dû travailler pour que celà change. Le soleil m'y a aidé et aussi une culture physique assez intensive pratiquée quotidiennement et puis bien entendu mon mental: il n'était pas question que je reste sur la touche.(Encore une )
 

En cette année 1959, une jolie fille, Jacqueline, faisait des malheurs à Liège, une vraie BB miniature, toute fine avec queue de cheval, jupe vichy, corsage froncé et des yeux verts de bleu. Tout le monde en était fou au Carré. La BB de Liège, jamais seule, toujours avec des amies, allumant les mecs et trop belle pour moi, pensais-je. Nos regards s'étaient souvent croisés, mais je pensais qu'elle faisait cela avec tous les mecs et je n'avais jamais essayé de l'aborder.
 

Or tout à coup, cette fille est là, sur la berge, au Lac aux Dames, avec des amies. Putain je rêve ou quoi ? Une conversation s'engage de groupe à groupe. Les guindailleurs et les midinettes. Jacqueline, c'est son prénom est couchée dans l'herbe et Foulek se met à la draguer. Moi je regarde, je n'aurais pas osé.  Il se couche à côté d'elle et elle le repousse. Alors moi je fonce, bien que ce soit mal barré et je fais exactement ce que mon copain vient de faire; ma bouche s'approche de la sienne...aucune opposition votre honneur...et c'est le bouche à bouche à "mords que veux-tu", au feu les pompiers, devant une assemblée applaudissante de garçons et de filles. Je 'en crois pas mes yeux. Nous retournons vers Liège, il fait plus chaud que jamais, et je me retrouve dans la voiture de mon copain Chantraine, étroitement enlacé avec cette beauté, que tout Liège va m'envier et j'apprends qu'elle m'avait pointé depuis des mois au Carré et que ses regards vers moi, se voulaient parfaitement appuyés et moi grosse gourde.... Aussi allumeuse et aussi timide que moi (les deux vont souvent de pair contrairement à ce que l'on pourrait croire ), elle n'aurait jamais fait le premier pas

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:05
Ma Biographie 57 - 1958-1959 Je recommence ma 2e candi

Après de telles vacances, je ne pouvais qu'échouer en deuxième session de ma deuxième candidature en Droit en septembre 1958. Ma déconnexion totale vis à vis de mes études de Droit, date de là. Cela commence à puer le juriste et je ne suis pas fait pour celà. En Octobre 1958, je recommence donc ma deuxième candi. Je vais au cours en amateur, quand ça me prend, en fait surtout pour courir les filles. Et donc, au cours de Droit Romain, je suis interpellé par une blonde vénitienne, pas vraiment jolie mais très séduisante; elle "dégage" comme on dit. Eh oui Micheline. Elle est de Barvaux-sur-Ourthe et suit les cours, étroitement fusionnée avec une sorte de fiancé, on dirait deux inséparables-un Bulgare, prénommé Boris et nommé Rousseff. Et ce couple me prend en sympathie. Faut m'imaginer à l'époque. J'étais déglingué. Il m'arrivait de quitter le bar de"La Mason" (Maison des Etudiants) pour me donner bonne conscience et suivre les cours les plus importants mais j'avais une telle dégaîne que tout le monde se demandait ce que je foutais là. Mes amis avaient, eux, réussi et même brillamment, pour la plupart, et étaient en premier doctorat. Je les voyais toujours mais plus dans les salles de cours.

La belle Micheline tourne autour de moi et en même temps, une amitié s'ébauche avec Boris. C'est assez équivoque. Je commence à réaliser que je plais aux femmes mais ça ne resoud rien à ma "paume". Comme je l'ai dit précédemment, Micheline m'entraîne à son cours de danse. Me voici donc chez Fanny Thibout, ancienne étoile de ballet, blonde, encore très séduisante et je commence à faire de la barre; même qu'elle me retient après les cours, seul, si vous voyez ce que je veux dire. En même temps la barre, quel supplice. Mais la présence de cette jolie femme, en collants, à mes côtés, fait que je m'acharne à assouplir ma colonne vertébrale. Boris, qui lui n'en a rien à foutre de la danse, c'est un homme pardi, vient conduire et rechercher Micheline. Il monte la garde et il fait bien car Micheline est une charmeuse phénoménale. J'ai l'impression d'être son objet de plaisir, un manche d'ivoire, avec lequel elle joue. Je me revois un jour chez elle, étendu sur son lit, et elle, glissant sa main sous mon pull et même plus bas, à la limite des zônes érogènes, et effleurant ma peau nue, pour le plaisir de sentir mon épiderme, ma peau douce, disait-elle. Ca n'a pas été plus loin. C'est peut-être elle qui m'a appris l'érotisme. Merci Micheline.
 

Et dans ce cours, je rencontre un autre garçon de mon âge, qui n'a rien d'un danseur, plus raide que lui, tu meurs. Lui aussi a été amené par Micheline. Et un jour, en fin de cours, il me montre ses peintures, des fleurs très fines , très délicates, et le courant passe, j'ignore pourquoi? Guy Vandeloise épousera la soeur de Boris Roussefff, la slave bulgare.

D'ailleurs Guy aussi a tout d'un Slave (sa mère est hollandaise), un vrai Pope en puissance, un Christ Pantocrator, un Dostoïevskien d'origine batave. "Vent de l'Oise". Mais Juliette est encore adolescente à cette époque et nous ne la connaissons ni l'un, ni l'autre.
 

Je me souviens, je portais des collants verts. Je n'ai jamais dansé vraiment. Rien que de la barre pour m'assouplir. En fait je n'ai pas un corps proportionné; des jambes longues et minces d'échassier et un buste beaucoup trop court pour ces jambes-là. La maison de la rue Saint-Rémy est très belle. Ancienne avec une cour intérieure et du plancher à l'étage, martelé par des pas feutrés et par les éclats sonores de l'inévitable piano droit et... une , deux, trois. Beau souvenir!

Il m'arrive encore d'aller de temps en temps aux cours. Le cours de droit romain par exemple, parce que je ressens bien le professeur, qui, comme Micheline, s'appellel Henrion et qui m'aime bien lui aussi. pourtant je n'ai rien d'un romain. Mais ce type hyper-sensible sent bien ma souffrance. Lors de ma "troisième session, en  juin 1959, on parlera du bonheur. Il me dit vivre toujours dans le présent, sans trop se poser de questions. Carpe Diem en quelque sorte. En fait, c'est exactement ce que je ne parviens pas à faire, mais j'enregistre le message et je ne l'ai pas oublié. A 80 ans, j'y arrive beaucoup mieux qu'avant, car je n'ai plus d'objectifs; un terrible appétit de vie qui ne m'a pas lâché, mais sans objectifs précis

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 09:14

Je reviens donc en passant par Paris, où je retrouve Cécile pendant une journée. Elle revient d'Avignon et remonte directement à Liège car il y a de l'eau dans le gaz entre nous. Je traîne encore quelques jours à Paris, gagne quelques sous, juste de quoi manger, en jouant de la guitare derrière une soucoupe non-volante, au Quartier latin, ce qui me permet d'être invité à manger à gauche et à droite, jamais à loger (Voir Antoine dans l'émission "Je peux dormir chez vous") C'est le vagabondage, l'époque pré-hippie. De temps en temps les flics nous évacuent mais c'est bon enfant, juste pour la forme, trois petits tours et puis s'en reviennent. Aucune agressivité parmi les jeunes. Au contraire un désir fou de découvrir l'autre, de parler sa langue, d'échanger tous azimuths. Me voici photographié par Cécile, près du Pont des Arts, rive gauche (Photo de haut). Sur la photo du bas c'est "Vancau le clochard". C'est je pense mon troisième séjour à Paris et il y en aura des dizaines d'autres par la suite.

 

J

On dormait donc dans les pelouses du derrière de Notre Dame, enfin on essayait car les CRS nous délogeaient sans arrêtIledelaCite

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:40

Et puis, à mon retour de Paris, je me réfugie à Anseremme. heureusement, la soeur de mon père, Ginette et son mari , Lucien Brunin, m'y accueillent, dans ce refuge que je fréquente depuis mon enfance, en bordure de Meuse (tout comme Félicien Rops, je l'apprendrai des années plus tard). Anseremme, territoire de bonheur, exempt de toute culpabilisation. Un Eden mosan. Au-dessus de la maison verte et rose, ma chambre est sous le toit (voir photo)

et je vais préparer ma seconde session, en plein soleil, à même l'ardoise, m'étalant en maillot sur la plate-forme qui surplombe ma chambre, avec mes livres et mes notes de cours, dont je n'ai strictement rien à foutre.
 

Plusieurs fois par jour, je plonge dans la Meuse, c'est là que j'ai appris à nager à huit ans. Juste un quai de halage à traverser en sortant de la villa, je saute dans une barque, et je rame. Je suis bien un indien mais je ne le sais pas encore vraiment. Sur la photo du bas, on voit un morceau de la villa "Le Pâchis" sur la droite et la Meuse sur la gauche du chemin de halage, qui débouche sur la Lesse et si on continue, on arrive à Dinant.

 

Et un jour, de mon canoë, je me mets à héler deux nanas qui roulent à vélo sur le quai (celui de la photo); tout un manège de pirouettes successives des deux velos et de mon canoë. La fille qui me plaît est noire de cheveux, très éveillée et allumeuse; l'autre, une blonde me paraît trop rose et empotée, un begonia délavé. Marie-Rose, si tu me lis ???. Hélas, la noire va partir le lendemain et notre aventure va s'arrêter là (Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais, fugitive beauté dont le regard m'a fait soudain renaître, comme le raconte Baudelaire dans " A une passante " ).

Reste donc la Rose lorsque je redrague la Meuse, le jour suivant. Et je l'aborde. Elle n'est pas dupe: "ma copine est partie c'est elle que tu voulais". "Mais non pas du tout, répond l'hypocrite que je suis et qui pense, faute de grives on mange des merles". Et néanmoins notre flirt s'engage. Promenades avec Marie-Rose dans les rochers d'Anseremme; je quitte de plus en plus souvent mon toit brûlant et mes cours de Droit glacés pour enlacer et butiner le "Rose". Elle vient en vacances à Anseremme, avec sa mère et ses deux frères. Ils habitent Bruxelles, avenue Brugmann, sa mère est divorcée, et il y  a des années, le père a pris le chemin du Brésil. Il vit à CopacabanaAnseremme- 1958-Christian Vancau-Villa le Pâchis

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 07:00

Pourquoi à Cavalière ?. Parce qu'en fin de parcours je prends un car, abandonnant le stop après avoir traversé tous les faubourgs de Marseille, sans être chargé, sympathise avec un petit français, sorte de Brialy de poche 

 Il n'a pas de tente, j'en ai une, il me demande de la partager, j'accepte et il m'emmène dans son camping préféré, en bord de plage. C'est un vrai petit dragueur à la con et là je vais vivre une semaine totalement creuse, une semaine de plage, sous un soleil implacable, car dragueur je ne suis pas, du moins pas à la con. Et puis je pense à ma compagne Cécile qui est restée en Avignon.

En outre, j'ai raté ma première session, je vais devoir rentrer chez moi pour" bûcher" et tout cela n'est pas très gai. Je ne suis pas encore rôdé au soleil du Sud et j'attrape des brûlures féroces surtout aux jambes (Voir la photo ci-contre), c'est presque Rimbaud en Abyssinie," un sieur Vancau, dit négociant". Après tout je suis un blond à la peau claire et mon père est à la limite de la rousseur. Sur la plage, il porte un chapeau sous un parasol et cette double protection ne lui suffit pas. Alors il entoure ses jambes écrevissées, de journaux entortillés. Ah la vie au grand air !!! Ce sont pour moi des images fortes. Mon père aime la mer mais seulement à l'aube ou au crépuscule, sur les plages du Nord de préférence. Ce que voyant, je décide de devenir le contraire. Je serai l'Indien que j'étais lorsque j'avais cinq ans. Je bronzerai ma peau à tous les soleils, des mers du Nord à celles du Sud. J'ignore à l'époque, que cette offrande perpétuelle au soleil, va faire de moi un véritable Sioux, aux totems de cocagne. Ce que je suis aujourd'hui, à quatre-vingt ans: Un Indien Peau-Rouge, Gitan blond (enfin gris)

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 06:55

 

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Les Tricheurs167061156f

Un an, après la fin de ce cours de danse, je suis passé un soir par hasard, devant la maison Daems, et ai été intercepté par une amie, Danielle Firquet, qui m'a invité à la soirée dansante qui s'y tenait. Pas de problème puisque j'étais connu de la maison, en tant qu'ancien élève. Soirée dramatique où je bois trop. Je suis dragué par une petite noire aux cheveux courts qui me dit que je ressemble à Jacques Charrier (On est en pleine époque des "Tricheurs" de Marcel Carné). Ensuite je drague une autre nana, la blonde Françoise V. et on se bécote sous l'escalier. Son mec, j'ignorais qu'elle en avait un, un géant rougeaud qui était dans mon cours de danse de l'année précédente, un fils de bourgeois, veste de cuir et grosse moto, et plutôt balèse, m'assène un coup de poing en plein front. Je ne vacille pas et lui renvoie le même coup de poing, tout ceci se déroulant face à face, très correctement, en vrai gentlemen et dans un silence total. Le géant croyait que son coup de poing "massue" serait définitif et ne s'attendait pas à ma réplique. Cinq minutes plus tard, je m'écroule. Je ne me souviens de rien mais je me réveillerai à cinq heures du matin, sur le béton gelé du garage (mes parents doivent être absents). Le lendemain j'apprendrai que j'ai été ramené par le Procureur du Roi, venu chercher sa fille. Il m'a largué dans le garage qui était ouvert. J'avais bien entendu oublié mon pardessus et suis allé le chercher chez les demoiselles en présentant mes excuses "Un garçon de si bonne amille, quel malheur pour ses parents"Les tricheur-1958-cheaters

Mais en 1958-1959, je vais à un autre cours de danse, chez Fanny Thibout , rue Saint-Remy, un cours de danse classique où je fais surtout de la barre fixe pendant un an. C'est une amie du Droit qui m'a emmené à ce cours, une certaine Micheline H.de Barvaux, compagne d'un de mes futurs amis, le belgo-bulgare Boris Rousseff. Micheline trouve que j'ai un corps de danseur, un corps tout sec et basané, qu'elle me dit en glissant sa main sous mon T-Shirt, un corps complètement différent de celui de son amant en titre, et elle me convainc sans trop de peine, de venir avec elle à son cours de danse, chez une ex-étoile. Pendant un an je vais faire de la barre, en collants verts, entouré de filles. Et rencontrer un autre garçon, nous ne sommes que deux, Guy Vandeloise peintre, lui aussi amené par Micheline. Micheline que Maurice R. vient chercher à la sortie du cours. Cela finira par un mariage entre Guy et la soeur de Maurice, la peintre Juliette Rousseff.
Benezet-58-1.jpg

En 1958 je rate ma deuxième année de droit (il commence à y avoir trop de droit et trop peu de littérature, bref ça devient barbant). Au lieu de préparer ma deuxième session, je m'inscris à un stage de théâtre en AVIGNON. Pofesseurs: Jean Vilar, Gérard Philippe, Maria Casarès, Daniel Sorano, Georges Wilson, et Maurice Jarre, le père de l'autre. Excusez du peu. Nous prenons nos cours de théâtre dans les Jardins d'Urbain V et nos apéros et nos repas avec les comédiens et quels comédiens ! C'est la grande époque du TNP (Théâtre National Populaire). Chaque soir les commerçants ferment boutique et montent vers le Château des Papes aux sons des trompettistes de Maurice Jarre situés dans la cour d'honneur (je suppose qu'aujourd'hui aux mêmes moments du grand Festival, leurs enfants doivent regarder la télévision). J'assiste aux représentations  " d'Oedipe-Roi" d'André Gide avec Jean Vilar, de" Lorenzaccio" et des "Caprices de Marianne" de Musset avec Gerard PHILIPE. Quelle aventure d'avoir pu côtoyer ces gens-là.

Cette même année Gerard Philippe avait défilé contre le retour de De Gaulle au pouvoir.Gerard PhilippeEt comment oublier Maria Casarès...Maria CasaresMaria Casarèsorphee 1949 diaporamales dames du bois de boulogne 1944 diaporama
Et Jean Vilar que j'ai vu dans "L'Oedipe" d'ANdré GIDE et qui est enterré dans le même cimetière que Valéry et Brassens220px-Tombe de Jean Vilar à Sète-copie-1

Souvenirs étranges. je suis au bord des choses de la vie, rencontre des gens passionnés et passionnants, au sein d'une époque de fêtes, mais je suis mal dans ma peau. je sors du cocon de ma mère et je me heurte maladroitement aux vitres, mouche naissante, pleine de vitalité, mais trop pressé (ça na pas changé, je suis resté un "homme pressé" mais différent de celui de Paul Morand)

J'ai une compagne plus ou moins attitrée, Cécile D. qui fait la Philosophie à Liège, mais nos rapports sont très conflictuels et j'ai pas mal d'autres aventuresParis-58-Le-clochard.jpg

Après Avignon, je descends vers cette Méditerranée qui m'aspire depuis 1956.Je repasserai par Paris au retour et y retrouverai ma compagne Cécile. Mais je suis très mal dans ma peau, quasi suicidaire. Je porte jeans et t-shirt à rayures horizontales bleues et blanches, tel un petit mousse, maigre comme un clou, graine de voyou. Interminables attentes en stop, le lond de la Nationale 4,  notamment dans la région du Luc et de Draguignan. Je vise Saint-Tropez mais en fait aboutis à Cavalière (Photo du bas), dans un camping. Vacances nulles sous un soleil brûlant. Je suis maigre comme un clouVancau----Cavali-re-1-copie-1.jpg

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:50
Interview
LE PLAT PAYS
Interview de Brel. C'est comme celà que je l'ai connu pendant un an, c'est comme celà qu'il me parlait

Brel53430

Un autre soir, mon ami politicien, j'ignore encore ce qui me vaut l'honneur d'une telle amitié pour le petit jeune-homme informe que je suis, m'emmènera à un spectacle"Le Sacre du Printemps" de  Maurice BEJART à Bruxelles, et lors de la réception qui s'ensuivra, me présentera au "grand homme" étrangement petit pour un danseur.

Et puis très vite, ce sera la présentation à Jacques BREL et à son épouse Miche, dans les caves de l'Eden, en-dessous d'un cinema Liégeois, le Palace, rue Pont d'Avroy, après un spectacle de Jacques en sous-sol mineur quasi familial et confidentiel. Je passerai donc l'après-soirée avec les Brel dans la salle des fêtes et c'est là que j'ai Invité Miche Brel à danser. Je vais revoir Brel un certain nombre de fois dans les mois qui suivront, après des spectacles, dans des cafés et es restos, à bruxelles et à Knokke et même chez lui. Un jour j'arrive chez lui avec mon ami. Sa femme et ses deux filles sont dans un grand salon sombre: Jacques a disparu depuis 3 jours; Il a pris son avion (il est pilote depuis peu). Il n'a donné aucune nouvelle, c'est la panique. Une seule fois je me retrouve seul avec lui et il me tend sa guitare et me dit "Joue petit". Là c'est la vraie panique. Et je joue "Quand on a que l'amour" qui vient de sortir. Et il me félicite. Moment inoubliable!!! (Brel n'est pas encore au sommet de sa carrière mais il vient de remporter le prix Charles-Cros pour son deuxième 33 Tours). Il à 8 ans de plus que moi qui vais ves mes 21 ans. Brel m'a montré la route. Comment un fils de bourgeois pouvait tout quitter et devenir un saltimbanque en disant merde aux bourgeois. C'était donc possible??? Ca m'a aidé beaucoupBREL33875-jacques-brel-637x0-1

Cette relation avec Jacques Brel va malheureusement se couper net, car ma relation avec JP va être interrompue brutalement. Parce qu'un jour, il me ramène dans son Kot à Bruxelles et je comprends qu'il ne s'agit pas seulement d'amitié. Bon sang mais c'est bien sûr ! La voilà l'explication!!!. Je ne savais même pas que l'homosexualité existait; personne n'en parlait dans notre milieu catholique. Ma surprise est totale. Et manifestement ce n'est pas du tout mon truc. Nous rentrons donc illico à Liège, en Porsche, dans la nuit et dans un silence de mort. Car en plus je suis mineur (la majorité était à 21 ans à l'époque, en Belgique du moins). Après 48 heures je vais lâcher le morceau à mes parents car j'en ai gros sur la patate. JP est fiancé avec la fille d'un couple "ami", fille que je connais très bien. Les fiançailles sont rompues quelques jours plus tard.
jacques-brel
La danse aussi entre dans ma vie cette année-là, car ma mère m'inscrit au très élégant cours de danse des demoiselles Daems au boulevard d'Avroy. Sus aux filles de la bonne société. Laides, bas-cul ou alors trop grandes, à la Lady D, osseuses, Bcbg, poitrines plates, sourires au forceps, bref l'enfer. Les demoiselles Daems recoivent chez elles, grand salon à la con, et je te rumba, et je te samba, et je te tanguise, mais attention, "Tango de salon", je te renversotte ma cocotte et hop, je te relevote ma bigotte et rebelote, et même, après le paso-doble, un peu de rock. Le" rock de salon", vous connaissez? Rien à voir avec Elvis. Il s'agit d'un rock relaché, bras détendu, mou et racé, les jambes arquées en pied de fauteuil Louis XV, de la dignité Majesté, c'est ça le pied et moi ça me fait chier. Ma sauvagerie est vasectomisée. Une vraie catastrophe. Car on se voit à l'extérieur en plus, soirées "je t'invite tu m'invites", promenades en Fagnes, c'est fou ce qu'on s'aime. Filles à placer, filles à marier, Princesses des hauteurs de Liège, Embourg, Sart-Tilman, Beaufays, Cointe, il n'y a pas à s'y tromper. elles ont fait leurs "Humanités" à Jupille, chez les Bénédictines ou au Sarthé. Elles sont totalement anachroniques. Des anti-BB, sexe anesthésié, pieds plats et mollets arqués, on croit rêver !

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