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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:41
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:39
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 10:19
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 08:39
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 11:06

 

Il s'agit d'un petit rongeur de la famille des Marmottes, tout comme le Lemming.

 

L'histoire de leur suicide collectif annuel est racontée par Jean Giono dans le Nice-Matin du 12 septembre 1964 et repris par René Barjavel dans son livre remarquable, intitulé "La Faim du Tigre", édité chez Denoël et que je vous recommande chaudement

 

Certaines photos sont publiées sous licence "creation common. Attribution paternité share alike 3.0 unportedbobacs 

 

Comme les Lemmings vivant dans les montagnes scandinaves, les Bobacs, qui vivent en Sibérie méridionale ont commencé à se suicider vers 1875-1876. La date nous indique à voir là une conséquence indirecte du massacre par les hommes de quelque espèce prédatrice équilibrante, probablement le loup en l'occurence. N'oublions pas que le fusil de chasse est une invention du XIXe siècle. Le loup raréfié, le bobac s'est mis à proliférer jusqu'au nivbeau de rupture

 

Alors le trop-plein s'est mis à couler vers l'océan Glacial Arctique. Le géographe et biologiste russe Potanine a assisté pour la première fois en 1880 au suicide des bobacs et il l'a fait pendant 20 ans

Mais laissons raconter Jean Giono:

 

"...au mois de mai, les bobacs sortent de leur galerie souterraine Lemming 

 

Ils se réunissent par centaines de mille, voire par millions, et se mettent en marche. Le chemin dans lequel ils s'engagent a trois mille kilomètres de long
Le premier jour du voyage, une sorte de clivage se fait entre les bobacs destinés au suicide et ceux qui doivent assurer la continuité de l'espèce. Tout le monde part, mais au crépuscule quelques millions de bobacs retournent aux labyrinthes souterrains. Comment se fait le clivage? Personne ne le sait.
On a remarqué que la troupe destinée à se suicider est fort joyeuse. Les animaux jouent entre eux, lutinent les femelles..."marmotte7

 
Parenthèse: au moment où paraissait l'article de Giono, les télévisions française et allemande projetaient une rétrospective de la déclaration de  la guerre de 1914. Le parallélisme des deux tableaux est saisissant. Nous avons vu sur le petit écran des population entières-française, allemande, autrichienne, russe...partir vers les gares dans un délire de joie. On aurait pu écrire les mêmes phrases "... la troupe destinée à se suicider est fort joyeuse. Les hommes jouent entre  eux, lutinent les femmes..."Puis le clivage se fait. Une partie de la population retourne à ses demeures. Une autre partie toujours joyeuse, s'embarque vers la mort.

Mais retournons aux bobacs.
Ils mettent quatre mois à franchir les trois mille kilomètres qui les séparent du lieu où ils vont mourir. Ils suivent la rive gauche de l'Iénisséi.marmotte-20

"Les bobacs marchent nuit et jour sans arrêt. Ils se nourrissent en marche, ils ne maigrissent pas , ne manifestent jamais de fatigue. Aux environs de juillet, ils sont à la hauteur de Touroukhansk. Dès qu'ils ont dépasé le confluent de la Toungouska inférieure, ils traversent l'Iénisséi pour passer sur la rive droite. A travers la toundra, ils se dirigent vers le bord occidental de la prequ'île de Taïmyr. Arrivés là, ils se jettent dans l'océan Clacial Arctique et se noient tous" A l'endroit où les bobacs traversent l'Iénisséi, le fleuve a plus de deux kilomètres de large. " Ils déploient à cette occasion, dit Albin Kohn, une science de la nage aussi subtile que celle de la loutre, ils sont aussi à leur aise dans l'eau que des poissons, il ne se perd pas un seul animal pendant la traversée"

Et voici comment Giono décrit leur comportement final, d'après Potanine:
"Ils arrivent à petit pas au bord de la mer, entrent dans l'eau et se noient instantanément, sans esquisser le moindre mouvement. Bientôt la  petite baie est remplie de cadavres, peu à peu emportés vers le large, pendant que toute la troupe se noie, délibérément, sans hâte et sans une seule exception
Ce suicide collectif dure chaque fois deux à trois jours ou, plus exactement, de quarante-huit à soixante douze heures, car il n'y a pas d'arrêt, et la nuit la cérémonie continue"Le suicide des Bobacs-La faim du Tigre de Barjavel
La différence du comportement des bobacs dans l'Iénisséi et dans la mer montre bien qu'ils ne sont pas la proie d'un réflexe d'aoutodestruction anarchique. Ils ne doivent pas mourir n'importe comment n'importe où

Ils obéissent à une ordre précis. Ils marchent vers la mort pendant quatre mois, joyeusement, ignorant sans doute où ils vont et pourquoi ils y vont. Comme ils ignorent le pourquoi de ce qu'ils font quand ils s'accouplent
C'est bien effectivement, un instinct du même ordre que l'instint de reproduction qui semble avoir surgi pour les jeter à la mer?. Il joue en sens inverse, pour la mort au lieu de la vie, mais il se manifeste de la même façon: un appel impératif inéluctable, auquel on obéit avec une joie puissante. Tous les savants qui ont étudié  le suicide des bobacs sont en effet d'accord pour constater, avec étonnement , que les millions de petits êtres qui trottinent à travers tout un continent pour aller se noyer, y vont joyeusement, comme on va vers un but délectable. Et peut-être l'instant où ils entrent dans la mer et se donnent la mort est-il un instant de plaisir inicible, comme l'instant où se transmet la vie. L'instinct de vie et l'instinct de mort ne s'inhib
ent d'ailleurs pas l'un l'autre. Pendant leur voyage, les bobacs s'accouplent et mettent bas. Mais ils abandonnent leurs petits, car ils ne doivent pas s'arrêtermarmotte ld4
Pendant les guerres des hommes, on voit aussi les permissionnaires venir semer des enfants, puis repartir vers la mort en abandonnant le terrain et la récolte.

L'individu n'est rien. L'espèce le commande. Et la loi d'équilibre commande les espèces. Pour obliger les hommes à se faire tuer, l'espèce a mis au point, sous des formes sociales, des moyens de contrainte auxquels il ne peut pas résister. Propagande d'abord, qui lui fera remplacer la peur de sa propre mort par l'ardent désir de provoquer celle de son semblable. Puis, lorsque la réalité le frappe et efface la propagande, l'impossibilité de s'échapper du mécanisme à tuer et à mourir dont il est une pièce à la fois active et passive
marmotte-26

La différence entre l'homme et le bobac, c'est que le bobac ignore qu'il va mourir-du moins nous le supposons-et que l'homme ignore seulement pourquoi il meurt
Dans l'un et dans l'autre cas, il y a mensonge. Le bobac croit aller vers une nouvelle joie alors qu'il va vers la dernière. L'homme croit mourir pour défendre sa terre, sa femme, sa liberté, ses idées, alors qu'il meurt simplement parce qu'il est de trop
A moins que...
A moins que le bobac sache  vraiment qu'il va mourir. Et qu'il soit joyeux parce qu'il sait ce qu'est la mort.

Dans ce cas, nous devrions regretter de n'être pas bobacsmarmotte-21Et ce 13 Juin les belges vont se précipiter dans leurs bureaux de vôte...., COMME DES BOBACS

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Published by Christian VANCAU - dans ECRITS et Archives perso.
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 08:47
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:55

 

Je ne puis résister à l'envie de reproduire ici un très bon texte de Jérôme Dupuis, publié le 17/08/2005 et illustré par votre serviteur et ses photos prises en 2007, avec quelques ajouts de mon cru aussi au niveau du texte

"A quoi sert le prix Nobel de Littérature? A s'acheter une belle maison dans le Luberon. Avec son chèque suédois, Albert Camus s'offre en septembre 1958 une ancienne magnanerie-ferme où l'on élève le vers à soie-à Lourmarin. Elle est toujours là, habitée par sa fille Catherine, avec ses volets verts, sa terrasse arrondie, son cyprès .

 

Camus de Todd119Extrait de la biographie d'Olivier Todd, "Albert Camus, une vie"

Albert Camus va acheter cette maison pour 9 millions trois cent mille francs, au Docteur Olivier Monod, chirurgien "Ca sert au moins à ça, un chèque de Nobel " remarque René Char.

Dans cette belle bâtisse, une ancienne magnanerie, flotte une bonne odeur de cire et de moisissure discrète. Certains journaux parleront d'un palais. Au rez-de-chaussée: entrée, cuisine, salon, deux chambres d'enfant, au-dessus de caves, ouvrant sur une courette en contrebas. Le jardin s'étend au-delà d'un muret et d'un chemin semi-privatif pour les Camus et les voisins. Camus assure les Monod qu'il entretiendra les oliviers. Au premier étage, une grande pièce et une salle de bains. A gauche la chambre monacale d'Albert, avec un lit en bois d'un inconfort absolu, une table, une écritoire. A droite la chambre de Francine, vite surnommée la chambre rose. Les époux cohabitent dans une fraternité unifiée par les enfants- et Francine paraît s'y résigner. Au second étage, le grenier sera transformé en bureau. Camus fait abattre un mur d'alcôve par Leonce Ginoux, qui exécute différents travaux de maçonnerie. César Raynaud, forgeron et maréchal-ferrand contribue aussi aux aménagements. La femme de Leonce, Suzanne quarante ans, travaillait pour les Monod. Elle se met au service de Camus. Grâce à elle, Francine s'habituera à la maison "Camus Todd verso194

C'est là que Camus va écrire don dernier livre "Le Premier Homme"Camus 1er Homme192-copie-1Camus au 1er rang avec sa casquette, gardien de but au Racing universitaire d'Alger en 1930Camus Prem Homme Verso196

 Maison Camus à Lourmarin-2007Seul le nom de la voie a changé: la grand'rue de l'Eglise a discrètement été rebaptisée rue Albert Camus.
On peut encore aujourd'hui s'asseoir à une table du restaurant Ollier, où il avait coutume de boire son apéritif "Un pastis pour Monsieur Terrasse!" commandait le garçon, soucieux de garder secrète l'identité du prestigieux client
Un peu plus loin, le stade de foot, autre passion de l'écrivain. " Il a même offert des maillots à la Jeunesse sportive loumarinoise" raconte Michel Pichoud.

Très vite, par sa simplicité, le Prix Nobel, séduit le village. "Chaque matin, de très bonne heure, je préparais son café à M.Camus et il partait faire son" tour de plaine", se souvient Suzanne Ginoux, sa voisine, aujourd'hui âgée de 87 ans. une promenade qui l'emmène sur la route de Cavaillon, en passant par le magnifique chateau de Lourmarin, dans cette campagne austère, lumineuse, paisible, qui a bien peu changé en un demi-siècle.Château de Lourmarin-2007"Il a retrouvé ici la lumière et les couleurs de son Algérie natale", explique Michel Pichoud, initiateur enthousiaste et érudit des promenades littéraires de LourmarinIci Camus fréquente aussi bien le forgeron du village et les brocanteurs, chez qui il adore chiner, que le poète René Char, son voisin de l'Isle-sur-la-Sorgue (Camus n'était pas petit, c'est Char, le "Capitaine Alexandre" qui était un géant de près de deux mètres)Albert Camus et René Char à LourmarinEn revanche on ne le voit jamais avec l'autre célébrité littéraire du village, Henri Bosco. Henri Bosco, administrateur du château,  a choisi de vivre un peu à l'écart dans un bastidon de pierres sèches "C'était un homme simple et un peu sauvage"Henri Bosco à Lourmarin
Bosco (Né en 1888 à Avignon et mort à Nice en 1978. Installé à Lourmarin depuis 1923 alors que Camus n'y a vécu que quinze mois) survivra de longues années à Camus (décédé en.1960).

Car c'est de Lourmarin que l'auteur de la Peste (NB: Tiens donc, la peste a dévasté le village de Lourmarin au XIVe siècle et ce sont les protestants vaudois qui l'ont repeuplé. Curieuse coïncidence que je viens de noter en écrivant cette page) entama son ultime et funeste voyage. On connaît la suite. La Nationale 5, la Facel Vega, le platane. Albert Camus meurt le 4 janvier 1960. Ce sont les footballeurs de Lourmarin qui portent son cerceuil au cimetière, à deux pas du château. Sa tombe est toute simple, couverte de laurier et de romarin. A deux pas de celle de Bosco. La mort les aura enfin rapprochésTombe de Camus à Lourmarin-2007Tombe d'Henri Bosco à Lourmarin-2OO9Catherine CamusVoici Catherine Camus que j'ai aperçue sur son seuil à Lourmarin



 

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Published by Christian VANCAU - dans CAMUS
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:42

Plotin

 

 

L'originalité de la pensée de Plotin tient dans sa réflexion, à partir de Platon et d'Aristote, sur la nature de l'Intelligence, et sur l'au-delà de l'Intelligence, à savoir l'Un. Pour Plotin, l'univers est composé de trois réalités fondamentales : l'Un, l'Intelligence et l'Âme. L'homme, partie du monde sensible, doit par l'introspection remonter de l'Âme à l'Intelligence, puis de l'Intelligence à l'Un et accomplir ainsi une union mystique avec le Dieu par excellence.

 


Biographie

On sait peu de choses de la vie de Plotin. La plupart de nos connaissances à son sujet viennent de Porphyre dans la biographie qu'il consacra à son maître, la Vie de Plotin, en introduction à son édition des Ennéades entre 300 et 301. La pauvreté de nos informations au sujet de Plotin peut s'expliquer par le peu de place qu'il accorde dans sa philosophie à l'individualité de la personne humaine, celle-ci constitue un obstacle majeur à la quête du philosophe vers la sagesse, dans l'identification de l'homme avec l'Un, premier principe à l'origine du monde.

 

Selon toute vraisemblance, Plotin naquit en 205, à Lycopolis (Égypte), ville qui appartenait alors à l'Empire romain, probablement au sein d'une famille de hauts fonctionnaires romains. À 28 ans Plotin partit étudier la philosophie à Alexandrie, auprès d'Ammonios Saccas, qui devint son maître pour onze années, de 232 à 243.

 

À 39 ans, en 244, son intérêt pour les philosophies orientales et indiennes le poussa à rejoindre l'armée de Gordien III qui marchait contre la Perse. Cette armée vaincue, Gordien tué en 244, Plotin dut, non sans difficulté, se réfugier un temps dans la ville d'Antioche.

 

Plotin gagna ensuite Rome, où il rassembla quelques disciples dans une école philosophique, l'école néoplatonicienne de Rome (246), sous le règne de l'empereur Philippe l'Arabe. Il faut comprendre le terme école de manière très large. Ce n'était pas une institution, mais plutôt une association informelle de personnes.

 

Il enseignait en grec dans la maison de Gémina, la femme du futur empereur Trébonien et s'attira la protection de l'empereur Gallien. Son enseignement était essentiellement oral ; il eut pour disciples Porphyre de TyrAmélius, Paulinus de Scythopolis (qui était son médecin traitant), et quelques hommes influents, les sénateurs Castricius Firmus, Marcellus Orontius, Sabinillus et Rogatianus. Il fallut attendre 254 pour qu'il commence à rédiger des textes, qui formeraient plus tard son œuvre fondamentale : les Ennéades.

 

En 268, Plotin envoya son disciple Porphyre, en proie à des pensées suicidaires, loin de l'atmosphère de Rome, à Lilybée en Sicile, espérant qu'il y pourrait trouver repos et apaisement. En 269, Amélius le quitta pour rejoindre l'école néoplatonicienne de Numénios d'Apamée. Après l'assassinat de Gallien, Plotin, très proche de l'ancien empereur, dut quitter Rome. Accablé par la maladie, il fut accueilli en Campanie, dans les propriétés de son disciple Zéthus. Il mourut à Naples, en 270, des suites de sa maladie (probablement une tuberculose) assisté par Eustochius, dernier disciple resté à son chevet.

 

Durant les deux dernières années de sa vie, Plotin continua à écrire et envoya ses traités en Sicile à Porphyre pour que celui-ci les corrige et les édite par la suite. Porphyre s'exécuta en publiant les Ennéades entre 300 et 301, complétées en introduction par une courte biographie de Plotin. Porphyre ne se contenta pas de compiler les œuvres de Plotin, il les sépara ou fusionna pour les classer dans un ordre particulier.

 

À la fin de son œuvre, Vie de Plotin, Porphyre confie que son maître avait réussi à atteindre par quatre fois l'union mystique avec Dieu.

 

L'influence de Platon

Plotin connaissait bien ses prédécesseurs philosophes. Dans ses traités se trouvent de nombreuses allusions (explicites ou non) à Aristote, aux péripatéticiens, au stoïcisme, à l'épicurisme ou encore aux gnostiques auxquels il s'opposait. Mais Platon reste la principale influence sur Plotin, de là cette expression de néoplatonisme attribuée à la doctrine plotinienne. Plotin prend chez Platon des thèmes importants : la transcendance de l'Un comme premier principe (Le Parménide), le problème de l'un et du multiple, la théorie des Idées (La République), les genres de l'être (Le Sophiste), ou l'intérêt pour l'amour (Le Banquet). Il se présente d'ailleurs comme un exégète de l'enseignement de Platon :

« La Cause étant l'Intelligence, Platon nomme Père le Bien absolu, le Principe supérieur à l'Intelligence et à l'Essence. Dans plusieurs passages, il appelle Idée l'Être et l'Intelligence. Il enseigne donc que du Bien naît l'Intelligence ; et de l'Intelligence, l'Âme. Cette doctrine n'est pas nouvelle : elle fut professée dès les temps les plus anciens, mais sans être développée explicitement ; nous ne voulons ici qu'être les interprètes des premiers sages et montrer par le témoignage même de Platon qu'ils avaient les mêmes dogmes que nous. »

— Plotin, Ennéades V,1 [10]

 

Tout en se tournant vers Platon et en se plaçant sous son autorité, Plotin l'adapta à sa propre pensée. Sa lecture de Platon eut une importance telle qu'elle influença longtemps la compréhension du platonisme originel, notamment en surévaluant la place de la contemplation dans l'œuvre de Platon.

 

Doctrine

 
Plotin et ses disciples.

Les trois hypostases

Plotin est connu avant tout pour sa compréhension du monde qui fait intervenir trois « hypostases » :

  • L'Un ou le Bien (ἕν, en grec)
  • L'Intelligence (l'Intellect, νοῦς, en grec)
  • L'Âme du monde (ψυχή, en grec)

 

En réalité, le terme d'« hypostase » ne fut introduit que tardivement par Porphyre (dans le titre de Ennéade V, 1 [10] : Sur les trois hypostases qui ont rang de principes) pour désigner ces trois principes fondamentaux à l'origine du monde. Si Plotin emploie bien le terme, il ne l'utilise cependant jamais dans un sens différent de son acception courante à l'époque, signifiant « existence ». L'Un, l'Intelligence et l'Âme sont les trois principes d'où découle le monde sensible, et fonctionnent comme trois niveaux de réalité distincts.

 

L'Un est le principe suprême pour Plotin : il est sa propre cause et la cause de l'existence de toutes les autres choses de l'univers. Il n'a besoin d'aucun autre principe d'ordre supérieur pour « exister ». Assimilé au Bien par Plotin qui reprend, pour expliquer sa fonction, l'image du Soleil dans La République de Platon (voir allégorie de la caverne), il ne contient en lui aucune multiplicité, aucune altérité, aucune division et il n'est pas sujet au changement ; il est entièrement Un. Les explications de Plotin sur la nécessité d'un tel principe s'enracinent dans la tradition pré-socratique qui cherche une explication simple et ultime à des phénomènes complexes. Plotin a trouvé ce principe dans la République de Platon et dans le Parménide.

 

L'Intelligence, elle, dérive de l'Un qui est son principe. Elle contient en elle tout le pensable, c'est-à-dire l'ensemble des idées ou des intelligibles ou des Formes au sens de Platon. À ce titre, l'Intelligence est le lieu par excellence de la réalité et de la vérité. Elle est l'être véritable. Elle contient en elle la multiplicité des idées. Pour Plotin sans ces Formes, il n'y aurait pas de justification non arbitraire pour déclarer qu'une chose a telle ou telle propriété. Sans le postulat du Un, les Formes seraient éternellement désunies. Pour lui « L'intellect est le principe de l'essence… ou de l'intelligibilité comme l'Un est le principe de l'existant ».

 

L'Âme du monde, enfin, a son principe dans l'Intelligence et est, elle-même, principe du monde sensible. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'Un, le monde comporte en lui une part de plus en plus grande de diversité, il perd donc en unité et en perfection. L'Âme se décline par conséquent à des degrés divers : l'Âme du monde est la plus parfaite, tandis que chaque âme a son propre degré de perfection. L'Âme déploie dans le temps le contenu de l'Intelligence. L'âme n'est pas comme chez Aristote principe de vie, elle est l'activité la plus élevée de la vie. Il existait déjà un concept (beaucoup moins développé) d'âme du monde chez Platon.

 

L'Âme du monde étant le principe du sensible, elle est elle-même au-dessus du sensible en tant que tel, qui en est séparé.

 

L'émanation de l'univers

En plus d'être constitué par trois principes fondamentaux, comme trois couches géologiques superposées, le monde, l'ensemble de ce qui existe, selon Plotin, obéit à une logique très spécifique. Le monde, dans son entièreté, émane de l'Un dans un mouvement logique qu'on appelle la « procession », et qui, dans son sens logique (pratiquement identique à son sens métaphysique, car la philosophie de Plotin est un idéalisme), ressemble beaucoup au concept platonicien de participation (une chose « procède » de ce dont elle participe, et inversement). La nature de l'Un, qui est le principe premier selon Plotin, est telle que de lui émane nécessairement le reste du monde. Cependant, pour Jean-Louis Chrétien, Lloyd Gerson et d'autres philosophes, le mot émanation peut induire en erreur. En effet, il ne faut entendre par là ni un processus temporel ni la division d'une unité potentiellement complexe (car, l'Un étant absolument un et donc absolument simple, il ne peut avoir en lui nulle complexité, et s'il donne lieu au monde et à sa complexité, c'est que « le Bien donne ce qu'il n'a pas » : il n'a rien d'autre que lui-même et ne se donne pas lui-même) ; l'émanation est comprise plutôt « en termes de dépendance ontologique atemporelle ». D'autres termes, comme celui de « dérivation », ont été proposés pour le remplacer.

 

L'émanation explique d'une part que l'Un engendre l'Intelligence. Ensuite, l'Intelligence, elle-même sujette à la procession, engendre une réalité inférieure à elle, l'Âme et, enfin, l'Âme produit à son tour le monde sensible qui lui n'est plus le principe de rien du tout. D'autre part, la théorie de l'émanation montre que la procession est un processus logique qui ne dépend pas de la volonté d'un Créateur. Cette attitude vis-à-vis de l'origine du monde constitue une différence capitale entre le néoplatonisme païen (de Plotin) et le néoplatonisme chrétien d'un saint Augustin. En effet, ici contrairement aux penseurs juifs et aux premiers chrétiens, il n'y a aucun « acte » créateur à l'origine du monde, il n'y a aucune volonté divine à l'œuvre dans la création. L'Un donne naissance à tout, sans qu'il faille voir là l'action de sa volonté, à proprement parler.

 

La différence n'est d'ailleurs pas que dans l'origine du processus d'émanation ; elle est aussi interne à ce processus, car ce qui est engendré par l'Un (puis par l'Intelligence, puis par l'Âme, et ainsi de suite) est entièrement fait d'un seul coup : la succession n'est pas chronologique, mais uniquement logique, c'est-à-dire structurelle, pratiquement dialectique (comme dans l'idéalisme de Hegel) ou cognitive. De ce fait, il est impossible de distinguer un avant, un pendant et un après l'émanation, et il est donc également impossible de parler de création, y compris dans le sens d'une création sans intention de créer ni créateur. Contrairement à l'émanation par laquelle la lumière s'éloigne du soleil, l'émanation de Plotin n'est pas un mouvement ni un changement au sens strict de ces termes, et il n'y a donc dans la philosophie de Plotin d'émanation qu'en un sens métaphorique. Pour toutes ces raisons, Plotin est un défenseur radical de l'éternité du monde ; pour lui, le monde n'a jamais eu de commencement. Malgré cela, sa pensée eut une influence considérable sur de nombreux philosophes chrétiens, dont certains même se sont contentés de la modifier afin de l'adapter.

 

L'Un est immuable et immobile, il n'a pas d'esprit, pas de volonté. Il est absolument transcendant et, à ce titre, il serait erroné de penser que le mouvement de procession d'où naît l'Intelligence l'affecte en quelque façon que ce soit. L'Un n'y perd rien, il ne se divise pas non plus, ni ne se morcelle en une multitude d'êtres inférieurs. Il reste entier mais « déborde » en quelque sorte vers les niveaux de la réalité qu'il domine et soutient. L'Un se comporte à l'égard du réel un peu comme le Soleil qui, par ses rayons, donne aux objets la possibilité d'être vus, sans pour autant que l'intensité de sa lumière en perde quelque chose.

 

L'Un est absolument transcendant, mais il est aussi immanent en tout. Il n'est nulle part, mais il est partout. Tout a rapport, à des degrés divers, à l'Un, qui est la mesure de toutes choses. Puisque tout est issu de lui, directement (dans le cas de l'Intelligence) ou indirectement, puisqu'il n'y a pas de séparation entre l'Un et le monde comme entre Dieu et sa création, tout est également lié à lui. Il est donc possible de retrouver en chaque être la trace de ses principes supérieurs. Ce mouvement de retour vers ses propres principes, complémentaire à la procession, est appelé la « conversion », et jouera un rôle primordial dans la mystique de Plotin.

 

L'Un, le Bien et le mal

 

« Pour Plotin, la matière est identifiée au mal et à la privation de toute forme ou intelligibilité ». Sur ce point, il est consciemment en opposition avec Aristote pour qui la matière n'est pas privée de toute intelligibilité. Le problème est qu'alors, le mal qui est la matière est produit par l'Un qui est le bien. C'est la thèse gnostique. Mais Plotin raisonne différemment. Le début du mal réside dans la séparation de l'Un par l'intellect. En effet, la matière, le monde sensible en général, est le dernier degré de développement de l'Un. Elle est associée au mal et à la nécessité. Le mal est donc pour lui ce qui est le plus privé de perfection ; c'est un défaut de bien.

« De manière générale, il faut poser que le mal est un défaut de bien. Il est nécessaire que se manifeste ici-bas un défaut de bien, car le bien se trouve alors en autre chose. »

— Plotin, Ennéades III, 2 [47]

En fait la matière est le mal seulement lorsqu'elle devient la fin ou le but, de sorte qu'elle empêche le retour vers l'Un. Le corps humain n'est pas le mal en soit, il ne le devient que si l'être humain s'attache à son corps et l'idolâtre. De sorte que « le mal dans les corps est l'élément en eux qui n'est pas dominé par la forme ».

Le statut ambigu du corps

 

Pour Plotin, le corps ne semble jamais être autre chose que la prison de l'âme. En effet, la matière, le monde sensible en général, est le dernier degré de développement de l'Un comme nous l'avons vu. Pour atteindre la sagesse, l'homme doit accorder à son âme toute l'attention, au détriment même de son corps. Il doit se tourner vers la raison et éviter à tout prix de se laisser perturber par son environnement extérieur qui ne fait que le détourner de ce qu'il a en lui de proprement humain.

 

Mais cette apparente superfluité du corps résiste difficilement à une analyse plus poussée. En dépassant la première lecture, il faut se demander si Plotin encourage réellement l'homme à se débarrasser de son corps. En effet, Plotin sauve Porphyre du suicide, et il indique dans son apologie de l'amour qu'il est possible d'aimer les corps ici-bas, sans incliner vers le mal, à partir du moment où la beauté des corps est comprise comme la trace du Beau dans le monde sensible. Ainsi l'Un et l'Intelligence ne sont pas perdus dans la matière, ils y sont toujours bel et bien présents, mais à un degré moindre.

 

Pour Pierre Hadot, ce n'est pas le corps en tant que tel que Plotin rejette, au contraire il prenait lui-même soin de son corps, mais les affections susceptibles de venir perturber l'âme en ce corps :

« Ce n'est donc pas par haine et par dégoût du corps qu'il faudra se détacher des choses sensibles. Celles-ci ne sont pas mauvaises en elles-mêmes. Mais le souci qu'elles nous causent nous empêche de faire attention à la vie spirituelle dont nous vivons inconsciemment. »

— Pierre Hadot, Plotin ou la simplicité du regard

 

La question du bonheur et du mal

Plotin affirme d'emblée que « le bonheur se trouve dans la vie », mais il faut bien se garder de penser que Plotin encourage par-là un quelconque hédonisme. Il faut comprendre la vie en un sens bien particulier : il s'agit ici de la vie conforme à l'Intelligence. Ce type de vie est seul à pouvoir offrir un réel plaisir à l'homme. L'homme, pour être heureux, doit utiliser sa volonté pour tendre vers le bien jusqu'à s'y identifier : il doit donc se tourner non pas vers les éléments du monde sensible qui n'ont qu'un degré très limité de bonté, mais vers l'Intelligence qui est directement issue de l'Un (ou du Bien).

 

Le bonheur n'a rien de commun avec le corps, le monde sensible, ou la matière, en qui est présent le mal. Néanmoins, contrairement aux gnostiques, Plotin ne pense pas que le mal soit une puissance active et réelle.

 

 

 

Les niveaux du moi[modifier | modifier le code]

Pour Plotin, « le moi humain n'est pas irrémédiablement séparé du modèle éternel du moi tel qu'il existe dans la pensée divine » que nous pouvons lors d'expériences spirituelles nous identifier à ce moi éternel. Plotin écrit

 

« Et, s'il faut avoir l'audace de dire avec plus de clarté…notre âme non plus ne s'est pas enfoncée en sa totalité dans le sensible, mais il y a quelque chose d'elle qui demeure toujours dans le monde spirituel (IV 8,8,1.) »

 

Plotin se pose alors la question de savoir pourquoi nous utilisons si peu voire pas ces capacités supérieures. Pour lui cela vient du fait que nous n'en sommes pas conscient car la conscience est située entre « la vie silencieuse et inconsciente de notre moi en Dieu, la vie silencieuse et inconsciente du corps ».

 

Pour atteindre la sagesse et le bonheur, l'homme doit continuer ce mouvement introspectif, la conversion, jusqu'à retrouver en lui l'Intelligence et, au-delà d'elle, l'Un dont elle est issue. Cet idéal du bonheur (que Plotin semble avoir atteint quatre fois durant les six années où Porphyre était dans son entourage est une union mystique avec Dieu, la contemplation de Dieu dans l'extase. André Bord rapproche ainsi la philosophie de Plotin des visions extatiques de saint Jean de la Croix, dans la mesure où elle préfigure la conception chrétienne de l'âme incarnée pouvant se tourner vers Dieu, par l'introspection

Les Ennéades

Présentation

Les œuvres de Plotin ont été éditées par Porphyre de Tyr qui les a présenté en six Ennéades comprenant chacune neuf traités (Ennéade en grec veut d'ailleurs dire neuf). Ce regroupement est thématique et non chronologique. On sait par exemple que le premier traité de la première Ennéade est chronologiquement l'un des derniers qu'a écrits Plotin.

 

L'Énnéade une est dévolue aux questions éthique, la deux et la trois à la philosophie naturelle et à la cosmologie, la quatre à des questions relatives à l'âme, la cinq à l'Intelligence, la six aux nombres en général et à l'Un en particulier. Les écrits constituant les Énnéades sont de taille très diverses allant de deux ou trois pages à une centaine. Ils semblent être des réponses écrites à des questions ou problèmes soulevés lors des cours que donnait Plotin.

 

Le langage de Plotin

Plotin n'est pas un auteur facile à lire ; même si ses traités sont courts, le vocabulaire toujours très dense résiste souvent à une appréhension directe ou immédiate. Chacun de ses traités, bien qu'il tente de répondre à une question particulière, ne peut faire l'économie de tout le système plotinien. Il faut donc souvent s'aider de connaissances extérieures (commentaires ou autres traités) pour saisir intégralement ce que veut dire Plotin.

 

Ce caractère ésotérique des écrits de Plotin est encore renforcé par l'utilisation particulière qu'il fait du langage. Pour Plotin, le langage ne peut pas rendre compte de toute la réalité. L'Un se dérobe à tout énoncé à son sujet ; étant au-delà de l'être, au-delà de la vérité, il est impossible de dire quoi que ce soit à son sujet. L'Un est ineffable ; on ne peut lui attribuer aucune détermination particulière. En cela, Plotin est le père de la théologie apophatique, ou théologie négative. Le seul discours possible sur l'Un est un discours négatif ; on ne peut pas dire ce que l'Un est, on peut simplement essayer de l'approcher en disant ce qu'il n'est pas, ou en parvenant à le contempler :

« Qu'on le saisisse donc lui-même en prenant notre essor à partir de nos propos : on le contemplera alors, bien que l'on soit incapable de parler comme on le veut. Mais si on le voit en soi-même en abandonnant tout discours, on soutiendra qu'il est par lui-même ce qu'il est. »

— Plotin, Ennéades VI,8 [39]

 

Pourtant, Plotin ose parfois des assertions fortes au sujet de l'Un. Mais il faut bien comprendre que celles-ci ont un statut particulier. Elles relèvent de la métaphore (« Il est à la fois objet d'amour et lui-même amour, c'est-à-dire qu'il est amour de soi ») et n'ont d'autre usage que la persuasion. En effet, les traités de Plotin se veulent la transcription de débats vivants et des échanges ou objections faites à Plotin lors de ses cours et, à ce titre, l'usage de la métaphore est nécessaire pour tenter de faire comprendre ce qu'est l'Un à un auditoire diversifié. De la même façon, le discours mythique vient encore renforcer l'attirail de Plotin pour parler de ce dont on ne peut rien dire. Plotin comprend le mythe, non comme un récit fabuleux de quelque poète antique, mais comme un discours à finalité didactique, qui permet de rendre accessible à la raison humaine quelque chose qui dépasse de loin ses capacités.

Influence de Plotin

Influence sur la philosophie

 
Buste de Marsile Ficin, traducteur de Plotin à la Renaissance, par Andrea Ferrucci à la cathédrale de Florence.

Plotin eut une influence majeure sur toute la philosophie antique après lui puis sur toute la philosophie médiévale. Il fut le responsable d'une résurrection magistrale de Platon et Aristote durant l'Antiquité, et alla même plus loin encore puisqu'il parvint à les réconcilier et à créer une synthèse de toute la philosophie grecque, si bien que la plupart des philosophes non-manichéens et non-chrétiens originaires de l'Empire romain furent inspirés ou du moins profondément marqués par le néoplatonisme. Cependant, peut-être en partie grâce à des influences communes comme celle de Philon d'Alexandrie, son rayonnement fut considérable même parmi les chrétiens, pour commencer sur Augustin d'Hippone, puis, à travers lui, sur toute la philosophie moderne. Il fut également à l'origine d'un courant mystique tenace dans le christianisme médiéval, dont quelques représentants sont Boèce et le Pseudo-Denys l'Aréopagite, et qui resta important même à l'époque de la scolastique, avec par exemple Robert Grossetête et Nicolas de Cues. Pour finir, sa pensée fut au cœur de celles des philosophes byzantins du Moyen Âge, les chrétiens (dont Michel Psellos) comme les très rares non-chrétiens (dont Gémiste Pléthon).

 

Ces influences sont cependant indirectes pour la plupart, jusqu'à la redécouverte de Plotin à l'époque moderne. L'édition de l'œuvre majeure de Plotin, les Ennéades, fit de Plotin le principal interprète de la pensée de Platon quasiment jusqu'au xixe siècle. Grâce à la traduction de Marsile Ficin en 1492, la pensée de Plotin put se déployer à l'Ouest de l'Europe où elle a marqué les écrits d'Érasme, de Thomas More et au xviie siècle les platoniciens de Cambridge. À travers Proclos, qui en était extrêmement proche, elle influença également Leibniz. Enfin, elle marqua l'idéalisme allemand au xixe siècle, tout spécialement Hegel, et de nombreux métaphysiciens importants du xxe siècle, dont Bergson et Deleuze. Aujourd'hui encore, Plotin continue d'inspirer des penseurs reconnus comme Pierre Hadot et Jean-Louis Chrétien.

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Published by Christian VANCAU
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 16:09
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
 
   albania-mineral-map
 

FATBARDHA SULAJ ECRIVAIN ALBANAIS..." L'OMBRE FEMININE"

par Christian Vancau, mardi 13 décembre 2011, 15:5615725 10899442578Fadbartha Sulaj

  carte geographique albanie

Elle habite HEKAL a 144 Kms au Sud-Est de TIRANA,Tirana800px-Boulevard, Tirana près du site archéologique de BYLIS   Albania Byllis theatre Albania Byllis-01-Albet elle est institutrice. Cette jeune femme a appris le français et j'ai tout de suite compris qu'elle voulait sortir de son ghetto et communiquer avec la culture occidentale. Nous sommes donc "entrés en courriel", en mars 2010. Je l'aidais à perfectionner son français et en échange elle m'apprenait un peu d'albanais. Je suis allé jadis en bordure de son pays à plusieurs reprises,, au Montenegro et au Kosovo. A l'époque j'avais appris le Serbo-croate car j'allais régulièrement dans l'ex-Yougoslavie, mais cette langue n'a rien à voir avec l'albanais.

 

Et voici que fin mai 2011, Fatbardha m'envoie un texte qu'elle a écrit en français et qui aurait déjà été corrigé. J'ai frémi en voyant les multiples fautes d'orthographe et de syntaxe qui avaient été laissées. Mais je me suis dit que cette femme avait tellement de courage, le courage d'écrire dans une autre langue que la sienne. j'ai trouvé cela formidable et je me suis mis au travail. Tellement épique qu'il m'a fallu deux mois, juin et juillet. J'ai failli plusieurs fois abandonner. je ne comprenais pas le sens de certaines phrases, craignais de détourner son écriture originale, posais des questions à chaque page, tout cela par le Net.

 

A l'époque j'avais le tournage de mon film "Homme de Boue". Hugo Horiot était à la maison. Je luttais contre la sécheresse, en tirant ds mes étangs des tonnes de boues pour que mes poissons survivent. Je me suis accroché et voilà aujourd'hui il est là son livre en français, publié à Tirana. Je lui souhaite bien du succès. j'ai pu constater qu'une autre belge avait écrit une préface, Josiane Hubert. Je l'apprends à l'instant en allant chercher mon courrier à la Poste de Libramont. J'intègre donc son texte dans mon article.

 

Signaler que Fatbardha a une autre passion: la peintureX100 1052Image070Image393

 

"Fat, te perqafoj shume forte. Edhe une jame te puth shume. Ti je e bukur. Une jamne. Te dua. Dobroï vecero. Dasfidania "

.....

Fatbardha m'a appris l'Albanais...

Fatbardha au Lac d'Ohrid où je suis allé en 1968. Le Lac aux 3 frontières, Yougoslavie à l'époque, Albanie et GrèceLe lac le plus profond des Balkans et aussi un des plus vieux du monde avec une flore exceptionnelle, faisant partie du patrimoine de l'Unesco. Ce lac est sitié en Macédoine, à la frontière Est de l'Albanie. Voici l'Eglise byzantine San Johan (j'y suis allé)Ohrid San Johan dsc8258acr-copie-1Ohrid640-view-of-the-lakeohrida8wOhrid img 4703-1Et revoici Fatbardha à Bylis

Fatbardha dans les ruines de BYLIS

Toujours dans les ruines de Bylis

dans ses montagnes albanaises, les Crna gora comme on dit en Serbe (Montagne noire ou Montenegro)

Voici l'enveloppe qui m'est arrivée d'Albanie vendredi dernier

Le livre(recto))" L'Ombre Féminine" en albanais et en français

le verso

la page de garde

La Préface de David Laurençon

David Laurençon(suite)

David Laurençon(fin) l

La préface de Josiane Hubert

 

Voici un extrait du livre deFatbardha Sulaj, intitulé LA LANTERNE ROUGE

"La lumière envoie mille reflets dans chaque direction sur la petite route , l'ombre apparaît, son image s'agrandit sur les murs des maisons, dans les maisons rouges, une ombre rouge, une ombre couverte avec du satin rouge, elle ne marche pas, elle vibre légèrement. A peine perceptible, c'est effrayant, c'est gai. Un bruit bizarre casse sa trajectoire, comme un long flash, elle dessine la trace, c'est rouge, partout rouge et les pensées transmettent seulement les impulsions rouges. Pensées?. Que dis-je, les ombres n'ont pas de pensées, personne ne l'ignore, elles existent juste dans une autre dimension.

Puis-je dire ce que c'est ? Une ombre mystérieuse. Elle se démultiplie sur la route, au loin, comme la musique d'un tambour qui nous parvient, de plus en plus fort, l'ombre comme un drapeau qui claque dans l'air, le rouge plus que rouge. Les bruits se répètent, se répètent, l'ombre rit, rit de ses images qui ne sont plus très nombreuses, en voilà seulement encore une, encore le bruit. Chuuuuut...la dernière lanterne rouge s'est cassée. L'ombre, elle, est en train de rechercher touts les lanternes rouges pour n'être pas surveillée dans sa promenade "

Encore à Byllis164175 184606994889204 100000197134835 709823 2784830 n

 

HEKAL à quelques kilomètres de TIRANA, direction Sud-Est. Moi je suis allé sur le Lac d'OHRID, à l'Est, donc vraiment pas loinmap of albania

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carte geographique albanie

 

Les Beaux paysages d'Albanie:

 

HISTOIRE

 

L'Albanie, le PAYS DES AIGLES, est une République d'Europe du Sud, ouverte sur la Mer Ionienne (Adriatique). Au Nord le Montenegro, au N.E le Kosovo, à l'Est la Macédoine et au Sud, la Grèce. Elle compte 2 millions 810.000 habitants (recensement de 2011), et 29.000 Kms2 de superficie. Les ancêtres des  albanais sont les ILLYRIENS (Indo-européens) qui apparaissent au 20e siècle avant J-C . Population en majorité musulmane. Pays occupé par l'Empire ottoman de 1478 à 1870.

 

L'Albanie proclame son indépendance le 28 novembre 1912 . Ensuite Ahmed Ben Zogulli, un chef de clan musulman, devient Premier Ministre, puis Président de la République, puis se fait proclamer Roi en 1928 sous le nom de ZOG (ou Zogu) Ier.. Il épouse Géraldine, une Princesse hongroiseZOG 1er

 

Enfin Mussolini l'annexe en 1939 en tant que protectorat italien. Occupée pendant la guerre 40 par les allemands et les italiens mais foyers de résistance nombreux.

 

En 1946 Enver HOXHA, stalinien devient Président de la République autonome d'Albanie. HOXHA se sépare de Staline et s'ouvre à la Chine n 1961.

Il meurt en 1985. Et en  1992, Sali Berisha est le 1er président démocratiquement élu.

 

L'Albanie est un pays montagneux à 70%, essentiellement agricole, tenu à l'écart du reste du monde par son dictateur Stalinien Hoxha pendant 40 ans, un pays qui auparavant fût entravé par la domination ottomane pendant 400 ans.

 

 

Les beaux paysages d"Albanie

  albania 7 galleryfull-1-copie-1albanian raind kurveleshialbanie-plage Un autre lac situé au Nord-Ouest de l'Albanie, à ULCINJE (J'y ai passé 10 jours à camper sur la plage en 1967) est le LAC de SHKODËRLac de SKöder au N-O (Ulcinje)800px-Grmozur

Hekal est une petite ville albanaise, située dans le district de Mallakastër et la préfecture de Fier.
La ville compte 4 717 habitants depuis le dernier recensement de la population.
Entourée par
Ballsh, Fratar et Qendër, Hekal est située à 6 km au sud-ouest de Ballsh la plus grande ville aux alentours.
Située à 298 mètres d'altitude, la ville de Hekal a pour coordonnées géographiques Latitude: 40° 33' nord
Longitude: 19° 43' 60'' est

 

 

.Byllis (grec moderne : Βυλλίς) était la plus grande cité d'Illyrie du sud, sur la rive orientale de l’Adriatique, dans le sud-ouest de l’Albanie, entre Fier et Gjirokastre. Proche d’Apollonie et de Buthrote, c'est un site archéologique de grande taille (30 ha), mais difficile d'accès sur un plateau dans les collines de Mallakastër à plus de 500 m au-dessus de la rivière Vjosa et donc peu visité.

Origine et fondation

Étienne de Byzance évoque la création légendaire de la cité par Néoptolème au retour de la Guerre de Troie probablement en raison d'une étymologie fantaisiste : Byllis / Ilion. De plus, selon cet auteur, un peuple voisin, les Amantini affirmaient être descendants des Abantes d'Eubée et s'être installés dans la région après cette même guerre de Troie1. D'autres étymologies fantaisistes font le lien avec Tbilissi et voudraient que les peuple local des Bylliones fût indo-européen originaire du Caucase.

Les fouilles archéologiques ont révélé une fondation dans la première moitié du IVe siècle av. J.-C.. Elle était sûrement le résultat d'un synœcisme de divers villages voisins dont Nikaia (près du village moderne de Klos), Gurezeza (près du village moderne de Cakran), Margelliç (près du village moderne de Patos), Rabije et Kalivaç près de Tepelen1.

Histoire

La région sous domination de rois locaux fut conquise vers 314 avant J. C. par Cassandre de Macédoine. La cité aurait ensuite été dirigée par des rois illyriens avec un intermède de domination par Pyrrhus Ier. La cité s'allia aux Romains contre la reine Teuta et devint colonie impériale à l'époque d'Auguste1.

Au début du IIIe siècle av. J.-C., la région autour de la cité s'était organisée en koinon (communauté) avec une constitution, des institutions et une monnaie de bronze. En 167 avant J. C. les Romains exigèrent l'arrêt de la frappe de la monnaie puis la transformation en colonie fit disparaître les institutions particulières remplacées par l'organisation coloniale romaine1.

À la fin du IVe siècle la ville fut presque entièrement détruite par les Wisigoths, mais reconstruite à l'époque de Théodose II. Elle fut alors siège d'un évêché. Au VIe siècle les invasions slaves entraînèrent son abandon définitif1.

Ville et monuments

Le plan de la ville de Byllis, ainsi que ses remparts (3,5 m de large, 9 m de haut et 2,250 m de long), ont pris leur forme définitive entre 370 et 350 av. J.-C. Quatre grands axes, larges de 8,3 m, traversaient la ville du nord au sur, à 134 m l’un de l’autre, croisant des rues tranversales de 6,6 m à tous les 64 m. Ainsi ont été déterminées des insulae de huit résidences, comme on en retrouve par exemple à Pompéi, en Italie du Sud, où elles sont plus petites et plus récentes.

Le cœur monumental hellénistique de Byllis comprend un théâtre érigé au IIIe siècle av. J.-C., d'une hauteur de 16 m, d'un diamètre de 78 m et pouvant accueillir 7 500 spectateurs; un grand portique dominant la Vjosa; une grande Agora (4 ha) bordée de stoas en équerre; un stade et un gymnase. Le stade est construit en partie sur une immense citerne (1 200 m3).

La plupart des vestiges visibles aujourd'hui datent de l'Antiquité tardive, notamment la cathédrale (Basilique B) et ses dépendances, qui constituent le plus vaste ensemble dégagé, les autres églises (Basiliques A, C, D, E), le rempart tardif élevé sous Justinien Ier, mais aussi des maisons urbaines (dont l'une à l'emplacement du monument dit de Terentianus), des citernes, etc.

Sources

Les premières sources historiques concernant les Billions se trouvent chez l’historien Grec Pseudo-Scylax, qui fait une description des côtes Illyriennes entre Byllis et l’antique Épire. Par la suite ont été retrouvées les inscriptions de l’Oracle de Delphes et de Dodone, les tablettes des Jeux olympiques antiques, mais surtout celles des Jeux Pythiques, auxquels les Billiones, qui parlaient l'illyrique et le grec, ont été invités comme des Hellènes. En plus, citons les œuvres de Étienne de Byzance, Pyrrhus II Roi d’Epire, les Romains Tite-Live, Jules César, Cicéron et Strabon.

Travaux archéologiques

En 1820, l’explorateur Britannique Henry Holland a fait la découverte des monnaies antiques et de mosaïques anciennes sur une des collines dominant la vallée de la rivière Vjosa, ce qui a attiré l’attention du consul local de France. Les premières fouilles ont été menées pendant la Première Guerre mondiale par des troupes autrichiennes stationnées dans la région de Mallakastër. Outre les recherches épigraphiques de Pierre Cabanes, les premières recherches archéologiques systématiques ont été menées pour le compte de l'Institut archéologique de Tirana par Neritan Ceka et Skënder Muçaj de 1978 à 1991. Une mission franco-albanaise a été créée en 1999 sous l'égide de l'Institut archéologique de Tirana et de l'École française d'Athènes pour assurer la publication de vestiges de l'Antiquité tardive puis, à partir de 2000, pour explorer le quartier de la cathédrale, les carrières et d'autres parties de la ville. Dirigée Skënder Muçaj et par Jean-Pierre Sodini, auquel a succédé Pascale Chevalier, la mission comprend actuellement des archéologues albanais (Institut archéologique de Tirana), français (École française d'Athènes, Université de Clermont-Ferrand, CNRS) et québécois (Université du Québec à Rimouski).

Notes et références

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Le livre de Fatbardha;.." L'OMBRE FEMININE"

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En Albanie, à Hekal une institutrice, écrivain : Fatbardha Sulaj
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:54
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