Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
 


LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


POUR TRADUIRE MON TEXTE DN ALLEMAND OU EN ANGLAIS CLIQUEZ CI-DESSOUS

 

Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

<a href=

Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

<a href=

  

J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Articles Récents

  • Extrait de ma Bio 1986.
    Extrait de ma Bio 1986. Sur Télé 2 un autre reportage sur un peintre, écrivain, cinéaste belge Pierre MICHEL,... https://t.co/sQVwwdFtNG Christian Vancau (@VancauChristian) October 17, 2017 Extrait de ma Bio 1986. Sur Télé 2 un autre reportage sur un...
  • Extrait de ma Biographie-1986.
    Extrait de ma Biographie-1986. Voici la Bibliohèque communale de Verviers et son conservateur André BLAVIER,... https://t.co/gAukzjYp4f Christian Vancau (@VancauChristian) October 17, 2017 Extrait de ma Biographie-1986. Voici la Bibliohèque communale...
  • Extrait de ma Bio. Bruxelles, fin 1985.
    Extrait de ma Bio. Bruxelles, fin 1985. En cette fin novembre, abominable abattage à LA REID, près de Spa, de 3... https://t.co/qXPrEgBTQ5 Christian Vancau (@VancauChristian) October 16, 2017 Extrait de ma Bio. Bruxelles, fin 1985. En cette fin novembre,...
  • Extrait de ma Bio. Croisière au ZIERIGZEE...
    Extrait de ma Bio. Croisière au ZIERIGZEE (suite)L'impression de me trouver en Scandinavie. C'est la fête sur... https://t.co/LJCJvdoOqL Christian Vancau (@VancauChristian) October 16, 2017 Extrait de ma Bio. Croisière au ZIERIGZEE (suite)L'impression...
  • Extrait de ma bio à travers mon journal quotidien...
    Extrait de ma bio à travers mon journal quotidien de 1985 Il y a un gouffre énorme entre Vian, que Gainsbourg a... https://t.co/PecKi6rQUr Christian Vancau (@VancauChristian) October 16, 2017 Extrait de ma bio à travers mon journal quotidien de 1985 Il...
  • Extrait de ma Biographie-1985. Mes réflexions...
    Extrait de ma Biographie-1985. Mes réflexions d'enfant. Quelques extraits d’un cahier de notes de mes mots... https://t.co/fiZxYpwzAa Christian Vancau (@VancauChristian) October 16, 2017 Extrait de ma Biographie-1985. Mes réflexions d'enfant. Quelques...
  • https://t.co/bKj2tYNBPY
    https://t.co/bKj2tYNBPY Christian Vancau (@VancauChristian) October 13, 2017 Christian Vancau shared his post.
  • Extrait de ma Biographie-Tome 2 J'ai compris ce...
    Extrait de ma Biographie-Tome 2 J'ai compris ce jour-là que la vraie mort était, non la sienne propre mais celle... https://t.co/4gM528xIUH Christian Vancau (@VancauChristian) October 13, 2017 Extrait de ma Biographie-Tome 2 J'ai compris ce jour-là que...
  • Un extrait de ma Biographie Mon thème...
    Un extrait de ma Biographie Mon thème astrologique fouillé m'a été dressé en 1977 par un professeur d'Arlon,... https://t.co/gHKg6cyGRz Christian Vancau (@VancauChristian) October 13, 2017 Un extrait de ma Biographie Mon thème astrologique fouillé m'a...
  • Voici l'impression définitive de mon premier...
    Voici l'impression définitive de mon premier album avec des améliorations. https://t.co/D1HziXIbtC Christian Vancau (@VancauChristian) October 12, 2017

Pages

Texte Libre


-->
<

Texte Libre

Texte Libre


Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

Texte Libre

COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song

Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 06:59

Nous quittons Belgrade le 26 mai à 13hoo et arriverons à Nis en Serbie, vers 16h40. Et avant d'aller à notre camping qui se trouve sur la route de Sofia, nous allons visiter La Tour aux Crânes, dite Cele Kulu en serbe.

En 1809, 3.000 Serbes dirigés par Stevan Sindelic ont été massacrés par 16.000 Turcs. 952 crânes serbes ont été empilés et cimentés dans une tour en pierres
Voici ce que celà donne, c'est un tableau charmant. Il ne reste de nos jours que 58 crânes et la tour a été enfermée dans une petite chapelle


Autant dire que ce spectacle est assez impressionnant et que la nuit nous avons fait des cauchemars épouvantables
Sindelic  était chef de la première révolte et cette révolte valut  à Nis de n'être libérée du joug ottoman, qu'en 1878
Lors de cette bataille du Mont Cegar 10.000 turcs et 3.000 serbes périrent. Sindelic résista héroïquement, entraîna un grand nombre de turcs auprès de barils de poudre et au moment de mourir, tira dans les barils faisant exploser les turcs qui l'encerclaient et lui-même.
En 1882, Lamartine apposa une plaque sur le mur de la tour disant: "Qu'ils laissent subsister ce monument. Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l'indépendance d'un peuple, en leur montrant à quel prix, leurs pères l'ont payée "

 

 

Après une nuit passée au Camping de Nis, nous reprenons la route en direction de la Bulgarie. Longue file de voitures et fouilles intenses à Dimitrovgrad, ville frontière. Une heureSofia-Mai 1968-Jivkov

cinq pour quitter la douane et nous avons eu de la chance. Que voulez-vous, nous entrons dans un pays dictatorial et plus soviet que les Soviets eux-mêmes. Le tyran c'est JIVKOV, au pouvoir depuis 1954. Trent-cinq ans de despotisme à la solde de l'Urss. Il est chassé en 1989, lors de la chute du régime communiste. La Bulgarie esr sous stalinisation totale depuis 1947. La bulgarie est le seul pays de l'Est à ne pas être occupé par les troupes soviétiques.

Mieux, elle sera à leur côté, lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie précisément en cette année 1968, où nous sommes en Bulgarie. Voici la Cathédrale de Sofia et la préfecture et sur la photo, ci-dessous à droite, une église byzantine, miraculeusement sauvée, pour combien de temps, de la hideur soviétique.A Sophia nous allons passer une soirée au Restaurant, avec Céline et une amie Bulgare de Sofia, qui a accepté de nous piloter à la demande d'un ami commun Boris Rousseff, ami du Droit à Liège, dont j'ai déjà parlé. Cette amie,nous accueille très gentiment, nous présente à son père qui est un ponte du parti communiste, c'est plutôt comique. Elle parle français et au Mont Vitocha, dans un restaurant d'Etat sinistre, elle nous montre le manège des femmes qui sont là pour essayer de se faire embarquer par des hommes de l'Ouest après leur avoir offert leurs charmes. Elles se risquent à passer la frontière dans le coffre, quand ça marche. En tout cas elles sont prêtes à tout pour quitter la Bulgarie. No comment !
 

Je me souviens m'être promené dans la ville au petit matin. Des travailleurs qui prennent leur bus, des vitrines de magasin minables, poussiéreuses et peu achalandées et pas de voitures dans la rue si ce n'est de temps en temps, celle d'un dirigeant du parti. Pas de doute, la Bulgarie est dans la misère et le fossé avec la Yougoslavie est immense. Nous avons vraiment franchi le rideau de fer et croyez-moi, c'est pas la joie.
 

Il est d'ailleurs frappant de constater que nous n'avons aucun écho des évènements de Mai 68, ni à Paris, ni à Prague, ni de la révolution culturelle en Chine. En Bulgarie, on ne sait rien, alors que leurs troupes s'apprêtent à envahir la Tchécoslovaquie. Ce n'est qu'à notre retour, le 9 Juin, en Macédoine yougoslave, à Skopje, que nous entendrons ce qui se passe, à la radio

Bio 103 -1968 suite - Bulgarie - Nis - Sofia
Bio 103 -1968 suite - Bulgarie - Nis - Sofia
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 06:52

 

Nous partons à deux voitures le 23 mai 1968 pour une première étape, Liège-Salzbourg et dormons dans un camping au Centre de Salzbourg. Km.836. Durée = 12h30.
Le 2e jour, nous faisons Salzbourg-Zagreb. Douze heures de route, via Hallein, Podkoren et Ljubljana (492 kms). Km.1338.
Le 3e jour, Zagreb-Belgrade = 436 Kms.   Km.1774.
Le 4e jour: Belgrade-Nis= 253 Kms   Km.2027
Le 5e jour, Nis-Sophia = 229 Kms   Km.  2249
Le 6e jour, Sophia-Edirne (Frontière Turque) = 368 Kms   Km.2592 Camping au pied d'une Mosquée.
Le 7e jour, Edirne-Istambul = 241 Kms      Km 2884

Donc Liége-Istambul = 2884 Kms

 

Sur la carte ci-dessus, le trajet Zagreb-Istambul
Nous avons roulé à notre aise et à l'époque l'autoroute Yougoslave était dans un état médiocre.

Je reprends donc au départ. D'abord, l'interminable autoroute allemand, Munich, Salzbourg, puis la traversée de la montagne autrichienne. On pourrait le faire en voiture pat le Grossglockner mais les montées sont terribles et c'est long. Alors on met la voiture sur le train, après Villach, à Badgastein-Böckstein, juste en-dessous du repaire d'Aigle d' Hitler à Berchtesgaden. De sa terrasse, enlaçant Eva Braun, mon dieu quel bel homme, Adolphe assiste à notre embarquement. Les trains ça le connait !. Donc à l'avant-plan ma merveilleuse petite coccinelle et juste derrière, la voiture de nos amis, une Simca je crois (Jamais été très fort en matière de bagnole)..
Badgastein-1967-Le petit train-Berchtesgaden

 

La file et l'embarquement peuvent prendre une heure et encore, hors saison. C'est la deuxième fois que je prends ce train. En 1961 nous avions essayé par Le Grossglockner et nous avons eu les pires difficultés à cause de la raideur des côtes, où de nombreuses caravanes restaient bloquées et entravaient la route.

La photo suivante prise à Berchtesgaden précisément donne une idée de la montagne qu'il nous faut franchir pour accéder à la Slovénie. Nous sommes en fait dans les Alpes bavaroises et de l'autre côté nous allons entrer en Slovénie, via Bled et Ljubljana (ville de la fameuse biennale de sculpture)
 La traversée de la Yougoslavie via Zagreb et Belgrade est assez nulle. Belgrade est une horrible ville de style Stalinien que je n'aime pas du tout. Je ne m'y suis donc jamais attardé. Quant à Zagreb c'est bien joli, mais c'est l'Autriche adonf, un petit Innsbrück, en moins beau, rien de plus. Nous y avons néanmoins logé chez l'habitant. Pour le reste c'est un autoroute chaotique dans un paysage plat, vraiment y a rien à voir.Belgrade 1967-la ville-le Danube

 

Et voici précisément Belgrade, d'affreux buildings partout. Belgrade capitale de la Serbie et du Montenegro, environ 1.700.000 habitants, au confluent de la Save et du Danube, le Danube que l'on voit sur cette photo, ci-à gauche. Que c'est triste Belgrade mais nous allons trouver encore bien plus triste et plus pauvre, à Sofia, car la Yougoslavie de Tito est relativement prospère, à côté des autres pays de l'Est et Tito ne mourra qu'en 1980
C'est la deuxième fois que je viens dans cette ville et cette fois nous y passerons la nuit dans un camping. Nous arrivons là-bas le 3e jour de voyage, à 17h00. Nous y resterons le lendemain matin, mais c'est dimanche et tout est fermé. Je retiens deux chose, la cathédrale et le vieux marché.

 

Ce n'est qu'à 13h00 que nous prendrons la route de NIs ((Pron.Nich), en direction de la Bulgarie)
 

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 08:51

 

Il y aura encore un petit voyage à Amsterdam avec un détour sur La Haye, en toute fin d'année 1967. Outre les Van Gogh, j'ai la révélation de Piet Mondrian, que je connaissais peu et de Karel Apple. Amsterdam, ville d'eau, moitié Bruges, moitié Venise

Et nous voici en 1968. Nous sommes loin de nous douter que nous allons vivre un mois de mai historique. Mais en attendant Céline a trouvé un emploi dans une boutique Louis Féraud à Liège, installé chez Butch, rue Vinâve d'Ile.Je dois dire que je la pousse un peu; mes appointements n'augmentent guère et nous sommes assez serrés. Curieusement Céline a toujours refusé d'exercer son diplôme de puéricultrice???

La voici donc dans la mode, la haute-couture. Ca lui va bien, elle est jolie, taille 1m.68 ce qui à l'époque était grand pour une femme et elle de débrouille très bien, en couture. Actuellement nos girafes oscillent entre 1m75 et 1m85, on n'arrête pas le progrès. Cet emploi ne sera effectif qu'au mois de septembre.

Au niveau de mon boulot, le Crédit Foncier a déménagé en plein centre ville, Place Xavier Neujean, dans un building, à côté de la Générale de Banque. Dés le mois de mai, je ferai engager un ami, comme inspecteur adjoint. Il s'appelle J.P Michaux. Au mois d'avril, ma belle-soeur, Marie-Henriette, épouse Jean-Pierre Ransonnet; elle nous quitte pour aller s'installer à 1 km.de chez nous, rue des Anglais, derrière l'Académie des Beaux-Arts.

Nous avons cette fois programmé un voyage plus périlleux, en voiture, avec un couple ami, celui de Michel Hody, rencontré à l'armée. Traverser la Yougoslavie et la Bulgarie pour nous rendre à Istambul. Et en avant toute..

Voici donc en avril 1968, le mariage à Lierneux (Belgique), de la soeur de mon ex-épouse Céline, Marie-Henriette Nassogne, avec le peintre Jean-Pierre Ransonnet, âgé de 23 ans
Couple aujourd'hui "disloqué".
Comme le mien.
 

Aucune amertume dans mes propos. Juste un peu de nostalgie sur l'époque merveilleuse de la fin de ces années 60 où Jean-Pierre ressemble à un personnage d'un film de Joseph Losey (The Go-Between - le Messager avec Alan Bates)

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:48



Voici la carte de notre itinéraire yougoslave. Elle n'est guère lisible- je n'ai pas pu faire mieux, mais en gros nous allons faire toute la côte jusqu'à l'extrême sud, à savoir la frontière albanaise(albanie en jaune). Ulcinje point d'arrivée, dernière plage avant ll'Albanie. Split à mi-chemin sur la côte. Nous campons donc à Starigrad-Paklenica et après une nuit de délire, au pied du Mont Vitocha, dans un café en cube de béton où nous faisons la connaissance d'un allemand, d'un anglais et d'un américain, nous émergons de nos tentes et nous apercevons qu'il fait aussi laid que la veille. Ras-le-bol, nous décidons de descendre vers le Sud jusqu'à ce que nous trouvions le soleil.

 

Et je ne sais pas pourquoi, je vais réveiller l'américain et lui proposer de descendre avec nous, sur sa moto BMW noire. Okay ! Nous chargeons une partie de ses bagages dans la VW et il nous ouvre la route avec sa moto. David est un petit bonhomme d'environ 25 ans, baraqué, T-shirt en filet blanc et short. Il nous a laissé son passeport, nous l'ouvrons et apprenons qu'il s'appelle David Hoffman et qu'il a déjà voyagé un peu partout dans le monde, en Afrique, en Urss et en Asie. Il est originaire de San Francico, où ses parents habitent (son père est marchand de papiers peints à San Francisco). Nous dépassons Zadar et arrivons à Split,

(photo ci-dessous), cette ville étonnante, entirement bâtie dans un Palais de Dioclétien. Et il pleut toujours ! Tant pis on continue. Nous voici à Dubrovnik, l'ancienne Raguse, la perle de l'Adriatique, je la connaissais déjà (1961). On la visite avec l'américain mais il ne fait toujours pas beau, donc nous continuons et nous nous arrêtons dans un beau camping à Cavtat, au Sud de Dubrovnik, au Km 2.131. Le lendemain nous reprenons la Split-Dubrovnik-1967

route et entrons dans le Montenegro par les bouches de Kotor, quelle merveille !!! Ci-contre une photo de Dubrovnik et de ses fameux remparts. On peut faire le tour de la vile à pied en se promenant sur ces remparts  et on a donc une vue magnifique sur la ville et son environnement. Dubrovnik  l'ancienne Raguse a aussi été baptisée "La Venise du Sud" . Et juste après nous entrons effectivement dans les fameuses BouchesBouches du Kotor-Sveti Stefan-Ulcinje 1967 de Kotor dans lesquelle nous roulons lentement et longuement, tant il y a de lacets et de très jolis petits villages, en bord de mer. Oui nous sommes bien dans le Montenegro, la Montagne noire, CRNA GORA en serbo-crate
Puis nous arrivons dans cette autre perle de l'Adriatique qu'est le petit village de SVETI  STEFAN, ( photo ci-dessous) perché sur une presqu'île. Déjà à l'époque, on l'appelle le village des milliardaires, quelques maisons très onéreuses ayant été achetées par des américains, qui n'étaient pas nécessairement des SDFs

 

Et ensuite nous continuons jusqu'à l'extrême sud de la côte, à la frontière albanaise, dans le village musulman d'ULCINJE et nous découvrons là-bas, une plage de 10 kms de sable fin sur laquelle nous pouvons camper.

 

Voici Ulcinje, la plage étant derrière le fort et allant jusqu'à la péninsule boisée. Sur la plage, des ruisseaux partout quadrillant le sable avec des installations de pêche en bambou destinées à la pêche au thon. Décor d'Indochine et de rizières. Sur cette plage il n'y a que nous et nos deux tentes. David l'américain ayant une minuscule tente de montagne. Mais il y a tout de même aussi, des gosses du village qui crient RIBA, Riba (poisson) en courant sur le sable mouillé. Je me souviens aussi d'un écriteau en bois où il était écrit "RIBOLOVNI ZABRAN", Défense de pêcher. Je commence à me débrouiller en Serbo-Croate car je l'ai potassé entre mes deux voyages en Yougoslavie. Quant à l'alphabet cyrillique, ayant fait un peu de russe, je n'ai aucune difficulté à le déchiffrer

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:37

Dès mon retour de Yougoslavie, je ressens le besoin de peindre à nouveau. Je ne suis nulle part; après quelques papiers peints à l'huije, je m'acharne à écraser des formes visqueuses sur des morceaux de contreplaqué. Comme des ciels et des nuages étirés, bleus, jaunes et roses mélangés. Un ami peintre vient voir. Il s'appelle Armand SILVESTRE (voir photo ci-dessus), a 10 ans de plus que moi et a eu son heure de gloire dans les années cinquante. Armand habite à cinq minutes de chez moi, (rue Fond Pirette), rue Xhovémont, (près de chez les Klimov's où j'allais écouter Brassens, Brel, Gréco et Ferré en cachette, dans les années cinquante) et il me dit"ça ne va pas", on va essayer de te débloquer". Et il vient un dimanche, avec un grand panneau en bois d'1m10 sur 0.82, des couleurs à lui et à l'huile, une palette pour faire les mélanges et des pinceaux et spatules. Il me montre comment on mélange les couleurs et puis il attaque le panneau, y jette 2 ou 3 signes et me dit d' y aller!!! Chaque fois que je laisse des traces, il les encercle en partie, pour me forcer à réagir. C'est un vrai duel qui va durer plusieurs heures. Le plus incroyable est que nous parvenons finalement à sortir une peinture cohérente (photo ci-dessous), qui se trouve à ma gauche dans mon bureau au moment où j'écris ces lignes , une peinture commune, qui tient parfaitement la distance, 41 ans plus tard.
 

Ce geste d'un peintre vis à vis d'un peintre débutant est exceptionnel et je ne l'oublierai  jamais. On voit ci-dessus, Armand, venu à ma première exposition, à Libramont, en 1976, voir mon oeuvre pour la première fois depuis mon départ de Liège en 1971 et nous discutons ferme pendant mon vernissage au Centre de Lecture Publique.

Et en juillet 1967 me voici effectivement décoïncé et je commence à entreprendre des pièces à l'huile, sur base de collages réalisés avec de vieux" Marie-Claire et Marie-France", d'arrachages , de White Spirit et de brûlages, des peintures beaucoup plus matiéreuses et primitives. Je travaille dans une cave de 4m sur 4, éclairée par une ampoule. Dans la maison c'est impossible car je fais une crasse infernale.

 

Armand est mort il y a peu, à plus de 80 ans ( l'autre, celui sans "d", vit encore ). Je ne l'ai jamais revu, mais on s'est parlé au téléphone. Il était malade depuis plusieurs années.
Je lui serai à jamais reconnaissant

 

Il est clair que les autres peintres liégeois m'ont regardé d'un autre oeil, je jour où je me suis mis à peindre. Tant que je ne faisais qu'acheter leurs oeuvres, ils me trouvaient très sympa. Mais que je me mette à peindre et sans avoir été à l'école.... Cette réaction d'il y a quarante ans est encore tout à fait courante. Les peintres entre eux c'est catastrophique. La peinture est un territoire fait de chair et de sang. Jean Dubuffet a vécu toutes ces vicissitudes bien avant moi, avant la guerre quarante et il a beauoup écrit là-dessus. Il faut lire notamment, de lui "L'homme du commun à l'Ouvrage" (Idées/Gallimard-Poche), qui m'a été offert par Jean-Pierre Ransonnet

Non vraiment pas brillant le monde des peintres. Armand était une exception. Jean-Pierre Ransonnet en sera une autre car beaucoup plus tard lorsque j'habiterai à Libramont, il finira par prêter attention à mes travaux. C'est lui qui m'a offert le livre de Jean Dubuffet" en 1975. Il n'y a pas de hasard puisque ce même Dubuffet allait être la troisième personne à s'intéresser à mon travail, avec aussi Michel Thévoz, Directeur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne
 

Jean-Pierre Ransonnet m'aura aussi initié à beaucoup de peintres contemporains et d'écrits sur la peinture et sur le reste car j'étais totalement déconnecté par rapport aux avant-gardes. Mais tout celà se passera après 1976. Il faut dire que j'ai travaillé pendant neuf ans, dans un isolement total, sans jamais avoir même l'idée que je pourrais, un jour, exposer. Je me demande d'ailleurs encore si j'ai bien fait.
 

Mais vrai, ceci est un autre débat sur lequel je reviendrai plus tard


 Sur la photo du bas, Valérie qui vient d'avoir 4 ans et sa mère. C'est beau non??? et tout celà devant une peinture de Jean-Pierre Ransonnet (notre beauf) que nous venions d'acheter. Je pense que nous avons été ses premiers acheteurs. C'est une peinture à l'huile, à base de collages, deux gendarmes qui s'embrassent, qui se trouve chez mon ex-épouse. Nous avons failli la scier en deux lors du partage de la communauté mais le notaire nous a dit que celà ne se faisait pas pour les peintures. Ah bon???

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:24

Photo: Dans le fond l'Albanie

Ulcinje est un petit village-frontière qui a gardé un look italien mais avec en plus une Mosquée, car nous sommes, en fait, en plein Islam dans ce Montenegro, peuplé également d'albanais musulmans ou non , avec leur petite calotte blanche. Et au Syndicat d'initiative, nous découvrons une dame qui bredouille le français et nous raconte l'historique de cette région "Et puis ce sont venus les Turcs, et puis ce sont venus les Italiens ( ci sono venuti Italiani) e poï sono venuti etc..."
 

La voici (photo du haut) notre fameuse plage, photographiée peut-être 40 ans plus tard, car en effet tous les films que j'ai pris là-bas, ne se sont pas enroulés et je n'ai pu ramener aucune photo. Ce fût une terrible frustration à mon retour. Alors ici, il y a du monde et quelques habitations et complexes hôteliers. A l'époque il n' y avait rien que trois campeurs, nous. Dans le fond vous apercevez les montagnes albanaises. Ci-dessous vous avez ces installations de pècheurs, qui donnaient au paysage ce caractère sud-est asiatique qui nous dépaysait complètement. et ensuite, c'est le village s'Ulcinje qui a dû à peu près décupler depuis lors. Un autre dépaysement est la présence de populations musulmanes et en conséquence de  nombreuses mosquées à Muezzins
 

Et nous, nous sommes au paradis avec notre ami américain. Mon anglais ou plutôt mon américain est encore trop sommaire pour que nous ayons des

échanges vraiment approfondis et David ne parle pas un mot de français.Pour moi, celà va être un écolage extraordinaire de la langue américaine, écolage déjà commencé avec Henry Miller.

Mais il y a plus encore :

Nous découvrons que notre ami a quitté San Franciso vers 18-19 ans, après un an de physique à l'Université de Berkeley. Il avait eu l'occasion de faire un voyage en Europe et en Afrique du Nord, pendant ses grandes vacances scolaires. Et il n'était pas revenu en Californie. Il s'était tapé toute l'Europe, en passant par la Suisse où il avait travaillé en cuisine penfant 6 mois, pour se refaire du pognon.

C'est ainsi qu'il voyageait à la Kerouac, un sac à dos, une tente minuscule, juste de quoi se rouler dedans, une vieille moto et vivant de traficotages en tous genres. C'est ainsi que le dernier jour, alors que Céline et moi, allions retourner à notre petite vie sage, il nous montre ses jarretelles à savoir deux ceintures élastiques noires, tendues le long de ses jambes, sous son pantalon avec 10 montres suisses, adccrochées à chaque jarretelle, et qu'il comptait revendre à Moscou, sa prochaine destination.

David Hoffman grand débrouillard devant l'éternel, d'origine juive allemande, un père marchand de wallpapers) à Frisco, s'était ausi arrêté un an, au Népal et en Inde du Nord, où il avait été fasciné par le bouddhisme tantrique. Il avait eu de longues discussions avec le Dalaï Lama en exil à Daramsala. Comme je me sens de plus en plus attiré par l'Orient, ça tombe vraiment à pic.

C'est dans l'air du temps et on relit Alexandra David Neel, René Guénon, Madame Blavatsky, et autres Gurdjeff. Grâce à David je vais pouvoir me plonger dans le bouddhisme tantrique, une philosophie, pas une religion.et découvrir" Le Véhicule de Diamant" qui est le troisième vehicule du Bouddhisme, après le Grand et le Petit Véhicule.
 

Nous essaierons ensemble  de franchir la frontière albanaise par un poste de montagne mais nous serons refoulés par deux soldats, mitraillettes au poing, qui voudront saisir nos appareils photographiques. Pas question bien entendu. Je n'ai pas encore entendu parler de la Dictature d'Enver Hodja et j'ignore que l'Albanie a des accords avec la Chine communiste et est truffée de chinois
 

Et puis nous ferons une excursion au Lac de Scutari au Nord de l'Albanie
 

C'est donc à Ulcinje que nous aurons fini par trouver le soleil, en compagnie d'un californien qui revenait d'Asie et se préparait à y retourner. Nous le quitterons là-bas, car il remonte directement sur l'Urss en passant par la Bulgarie, en moto, tout simplement. Mais il viendra chez nous en Belgique et nous lui ferons découvrir Paris. Mais ceci est une autre histoire. Quant à nous, nous remonterons par la côte Yougoslave. Nous sommes séduits et nous retournerons dans ce pays, les trois années suivantes. Adieu Ulcinje, nous n'y sommes jamais retournés

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:13

 

Eh oui, pour la première fois depuis 1961 et cette fois avec ma première voiture, celle de la banque, la coccinelle. pourquoi la Yougoslavie ? D'abord parce que ça ne coûte rien. Ensuite parce que c'est encore sauvage et enfin, parce qu'il y a au moins 6 pays différents en un seul. La preuve c'est qu'il n'y a plus de Yougoslavie aujourd'hui.

J'ignore où l'on ira exactement mais la route je la connais. De Liège nous remontons sur Aix-la-Chapelle, prenons l'autoroute allemand,  redescendons sur Cologne, Heidelberg, Nüremberg (Heil ça me rappelle quelquechose) Munich, ensuite direction Salzbourg-Vienne et à Hallein, on quitte l'autoroute et il faut traverser la montagne. La meilleure solution étant de mettre la voiture sur le train à Villach, très exactement à Bockstein, au pied du repaire d'aigle d'Adolph Hitler, à Berchtesgaden.

Je roule de nuit. Départ à 21h30. Sept heures 15 pour arriver à Munich à 4h45, 35  minutes de repos. Arrivée à Salzbourg à 7h15. Départ à 8h30. Arrivée Villach à 12h15. Embarquement. Départ du train de montagne à 13h45. Arrivée à Bled à 12h45. Nous sommes en Yougoslavie. Un peu plus de 16h00 de route et près de 1200 Kms, pour être à pied d'oeuvre, à savoir en Slovénie. Une nuit à Bled au bord du Lac et à 6h30, on repart sur Ljubljana, Postojna, Rijeka et Starigrad-Paklenitsa un peu avant Zadar. Il y a là un camping désert dont je me souviens, au bord de l'Adriatique et au pied du Mont Velebit et du Parc National de Starigrad-Paklenica. Il est aux environs de 14h00. On a donc encore mis près de 8h00 (24 heures en tout) et nous sommes à 45 minutes au Nord de Zadar. La côte Yougoslave est tellement découpée qu'elle fait près de 1200 Kms de long. En plus les routes sont en mauvais état; il y a dependant un mieux depuis 1961
 

C'est donc ce deuxième soir, un 11 Juin que l'aventure va commencer. Nous installons notre tente où nous voulons car il n'y a personne, donc au bord de la mer. D'un côté le Mont Velebit que l'on aperçoit sur la photo, de l'autre côté, l'Adriatique, face à l'Italie. Nous sommes en Croatie, sur la côte Dalmate.. Après une petite mise en condition au bord de la mer, à l'entrée de la tente, au Slivovitch, j'entends encore les chants des pêcheurs sur leur barque au couchant, des mélopées balkaniques, Nous décidons d'aller vers la montagne, faire un tour car nous avons entrevu un défilé (au fond de la photo), les Gorges du Mont Velebit, ouh la la. et tout à coup nous apercevons sur notre droite, une sorte de cube de couleur, dans le plus pur style Bogota, ocre rouge et bleu percutant. Incroyable c'est un café-resto de village (Où il est le village?). Nous entrons et apparemment nous sommes les seuls étrangers car c'est bourré de paysans croates au comptoir. Nous nous asseyons à une table et nous commandons un Raki (alcool de raisin).

Et à ce moment-là s'amène une bande de joyeux drilles, nous les avions repérés au camping, et il ya un saxophoniste et un guitariste, chic ! Et ils commencent à jouer du Jazz en attendant d'être servis.

Moi à ma table je ne me tiens plus et commence à chanter comme Armstrong. Le groupe se retourne vers nous et nous invite à sa table (A mon avis j'ai dû laisser ma guitare au camping, n'imaginant jamais que j'aurais à m'en servir). Et toute la soirée, on va improviser et aussi parler. Il y a un anglais, un autrichien et un américain. Nous communiquons en anglais. C'est délirant parce que la patronne nous offre à boire en déposant sur notre table des litres entiers de Marachkino étant donné que nous mettons une sacrée ambiance. Mais ce qui est plus extraordinaire, c'est que les villageois se regroupent et nous répondent en entonnant leurs chants balkaniques; on dirait des Corses et nous alternons, en musique, faute de parler la même langue. Et puis tout le monde se met à danser. J'entends encore la voix grave de la patronne Marachkino, Marachkino (roulez les "r" s'il vous plaît !)
 

J'ignore comment nous sommes rentrés vers les 4-5 heures du matin. Nous avons dû traverser la route à plat ventre et par miracle nous avons retrouvé notre tente après avoir largué l'américain dans la sienne

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:45

 

Je pense me souvenir que c'est en juin1967 qu'on m'annonce, alors que je suis dans mon bureau, au boulot, que ma soeur Danièle, vient de mourir, à 28 ans, dans son asile, à Dave (Belgique). Elle, que je n'ai plus vue depuis des années. Elle, que j'ai gommée de ma vie au point de ne même pas savoir qu'elle laisserait pour toujours en moi une blessure indélébile. C'est sa mort qui va me l'apprendre et va libérer un refoulement de plus de 20 ans.

Je suis embarqué dans une voiture avec la famille et nous nous retrouvons dans la chapelle de l'asile. Puis dans un brouillard, je me revois, marchant derrière le corbillard, juste derrière des pleureuses, une bande de copines à elles, je suppose, des" folles", qui se comportaient exactement comme des pleureuses. Et là, j'ai commencé à sangloter, vous savez les épaules qui tressaillent et cela a duré tout le temps de l'enterrement. Vingt deux ans d'asile sur 28 ans de vie. Et c'est moi qui suis allé la conduire dans son enfermement définitif. J'avais 7 ans et demi, elle en avait juste 6. Je ne comprenais pas et on ne m'a rien dit, jamais rien expliqué. Le silence de mort. Enterrée vivante
 

Voici le souvenir que je veux garder d'elle. Ces photos. Je n'en veux pas d'autre. Car j'en ai vu d'autres, celle d'une fille hagarde, devenue folle à l'asile, tournant en rond dans le parloir, se frappant la tête contre les murs, habillée comme une pauvresse et les cheveux taillés à ras, une vraie coiffure de folle, quoi !
 

Nous voici tous les deux, sur le balcon du Quai Mativa , en 1943, je crois. En-dessous de nous des allemands casqués et bottés, mitraillettes au poings
A t'on l'air malheureux ? On se marre comme des cons et surtout on s'entend à merveille et ça se voit ! Je suis le grand-frère et je la protège car notre père est absent et on n' a pas l'air malheureux pour autant. C'est plus tard qu'on va passer à la caisse. Surtout elle. Pourquoi ne m'a t'on pas enfermé avec elle ? nous nous serions échappés du monde des hommes et de leur folie.  Comment après un tel évènement, croire encore au monde des hommes, au progrès de l'espèce humaine. A, même pas sept ans, j'avais compris. Sans compter la guerre, l'occupation, les bombes. Grandir, enfin essayer de le faire, dans un tel univers et ne parlons pas de celui que nous vivons aujourd'hui qui est pire encore

 

Adieu ma soeur, mais tu resteras toujours en moi car ton départ m'a coupé en deux, coupé de ma part féminine, brutalement et jeté dans le monde de la folie. Je serai toujours un frontalier de la folie. Mais étais-tu folle, j'en doute (et cela signifie quoi, être fou, sinon être non-conforme à un type de société, donné) et c'est ce qui me ronge le plus. On t'a collé  une étiquette et du jour au lendemain, tu es denenue "Une Démente Précoce" c'est ce que j'entendais autour de moi. Sans doute l'expression était-elle plus poétique que Schizophrène, l'imagination des hommes est sans limites..
 

Mais mon année 1967 me réserve une autre surprise. En Juillet, nouvel appel à mon bureau. Mon frère Marc, autiste lui, 17 ans, qui vit chez mes parents, a fait une fugue, enfin s'est égaré en allant seul chez sa logopède au Mont St Martin, et aurait bifurqué de son itinéraire, en direction de Rocourt. Il est introuvable . Je pars directement à sa recherche, interroge les gens sur le parcours, personne ne l'a vu (Disons qu'il est plutôt visible comme le sont tous les autistes qui se promènent en rue). Le lendemain nous apprenons qu'on l'a amené en réanimation à l'Hopital de Bavière. J'y cours et tombe sur le professeur Honoré, une sommité chirurgicale de l'époque. Mon frère est alité, recouvert, bardé de tuyaux; peu de chances qu'il en réchappe, me dit le Professeur, il s'est fait écraser par un autobus. Eh bien, on va le tirer d'affaire tout de même et il vit toujours, enfermé lui aussi à Ottignies; il a 58 ans. La dernière fois que je l'ai vu, c'était en 1978, avec ses prothèses, dans la nouvelle maison de mes parents, boulevard Sainte-Beuve, maison dans laquelle je ne retournerai jamais. Mon frère est mort à 60 ans dans son établissement d'Ottignies, en 2010
 

Voilà il fallait la sortir cette page-ci, mais je n'avais pas le droit de vouloir dire ma vie sans parler de cela sinon j'aurais failli à l'essentiel. J'en suis complètement remué mais ça va passer. Il y a du soleil, je vais aller m'imbiber de nature. Rien de tel que la nature pour cautériser ses blessures
 

On comprendra aussi pourquoi je ne pouvais pas m'en tirer sans une psychanalyse. C'était ça ou le suicide !!

 

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:30

Voilà donc, la revue Planète me passionne. Il y a dans ce livre et dans cette revue, une ouverture sur les recherches contemporaines, les civilisations englouties et ressuscitées, un anti-rationnalisme (c'est la fin des clercs, proclame Pauwels) et donc un intérêt pour toutes les démarches irrationnelles, une nouvelle mystique humaniste, la découverte des philososophies orientales, une espèce de néo-surréalisme dadaïste et pataphysique, qui annonce déjà 1968. Et curieusement dans mon entourage, personne ne lit cette revue donc

 

j'en parle
 

Voici le livre qui marque le point de départ de cette aventure et la Revue qui s'en suit, le n°1, d'Octobre-Novembre 1961. J'ai les 64 numéros qui s'étalent jusqu'en 1971, plus des collections annexes telles que Plexus.
 

Cette manière de voir les choses remet en question toute mon éducation rationnaliste et traditionnaliste et c'est évidemment bien celà qui m'intéresse. Je suis loin de me douter que celà va m'amener à aller travailler à Paris avec Pauwels pendant un an, après 1968. J'y arriverai bientôt.
 

 Ceci tout en construisant ma carrière, comme on dit, parcourant la province et ses campagnes, explorant chaque village,Revue Planète 1971-1er numéro

recrutant des agents et constituant peu à peu mon réseau. Bref on est content de moi et je suis nommé Inspecteur
 

Cela doit être aussi en cette même année 1966 que ma belle-soeur commence à fréquenter un jeune peintre de Lierneux qui fait ses études artistiques à Saint-Luc à Liège. Il s'appelle Jean-Pierre Rensonnet et est actuellement un des meilleurs peintres belges. Lierneux, son village est situé dans les Ardennes liégeoises. Son père est peintre en bâtiments et sa mère tient une épicerie dans le village, face au cimetière. Lierneux est connu pour son Institut Psychiatrique, établissement semi-ouvert, ce qui amène ses pensionnaires à se promener dans le village et à partager dans une certaine mesure, la vie des habitants. J.P Rensonnet a sept ans de moins que moi. Pour lui je ne suis qu'un bourgeois, donc pas très recommandable. Celà ne l'empêche pas de venir loger à la maison. Nous allons devenir beaux-frères, deux années plus tard et une amitié éternelle va nous lier.
 

Mais c'est un  peintre comme par hasard et mon destin est en train de "se dessiner" c'est le cas de le dire

A cause de notre emménagement, Il n'y aura,  en été 66, qu'un petit (mais nullement anodin), voyage au Grand Duché où j'irai à la recherche de Victor Hugo à Vianden, notamment, où il existe un "Musée Victor Hugo". Pour la première fois je vais découvrir le Victor Hugo peintre et pas seulement l'écrivain. Il adorait les châteaux et il a aussi séjourné de nombreuses fois en Belgique, notamment à Spa

Mais le 2 Novembre 1966, lendemain de mes 29 ans, mon ami Jean-Marie Flamand, futur Directeur des Editions du Seuil, meurt à 27 ans à Dakar pendant son service militaire qu'il éxécutait en tant que coopérant. Il était en Afrique depuis décembre 1965 et devait rentrer en France fin janvier 1967. Il venait de se marier. Sa dernière lettre datait du 27 novembre 1965, juste avant son départ et je n'avais plus de nouvelles. Et voilà que je reçois un faire-part foudroyant. J'hallucine et je téléphone directement rue Mabillon et tombe sur sa soeur Véronique que je n'ai vue qu'une fois, en sortant du resto 1900, boulevard Saint-Germain, dans lequel Jean-Marie nous avait invités Céline et moi. Nous étions loin de nous douter que ce serait notre dernière entrevue.

C'était en  1964, car lorsque nous sommes retournés rue Mabillon en 65, il était en Grèce. Donc Véronique me raconte au téléphone. C'est une maladie du style obstruction intestinale qui l'a emporté, si je me souviens bien.Je dis à Véronique, que je vais lui écrire en attendant de venir les voir à Paris en janvier 1967. Et on s'écrit plusieurs fois.
 

La famille Flamand est actionnaire majoritaire des Editions du Seuil. A cette épopque c'est le père qui tient les rênes et Jean-Marie est appelé à lui succéder. Outre Jean-Marie, il y a trois autres enfants, que je connais un peu, Bruno, Véronique et Pascal, l'actuel Directeur du Seuil. Jean-Marie avait épousé il y a peu, une certaine Marie-Claude qui tient une librairie. Véronique va épouser le cousin de Claude Chabrol, Bernard Chabrol, architecte.

C'est tout ce petit monde que je vais rencontere en janvier 1967, rue Mabillon, sauf Bruno qui termine son service à Abidjan et va aussi se marier; Véronique épousera  Bernard Chabrol en septembre 1967. Je fais la connaissance de Pascal, le jeune frère, qui deviendra Directeur bien plus tard car il est encore tout jeune. Le courant passe bien entre nous mais la disparition de Jean-Marie pèse très lourd
 

Nous logeons cette année-là à l'Hôtel Parisiana près de la rue Saint-Jacques. Un matin, descendant à ma voiture garée devant l'hôtel, pour y chercher ma guitare et mon appareil photographique, (à l'époque on laissait ses affaires dans la voiture), je constate qu'il n'y a plus rien. Le serrure a été délicatement crochetée et je n'y ai vu que du feu en ouvrant la portière. Effroi, c'est comme si on m'avait volé à la fois ma voix et ma vue.
 

Mais c'était entièrement de ma faute et depuis ce jour-là de janvier 1967, je n'ai plus jamais rien laissé dans ma voiture

Sur la photo de droite, Jean-Marie est le 2e à partir de la gauche
Sur la photo de droite, Jean-Marie est le 2e à partir de la gauche

Sur la photo de droite, Jean-Marie est le 2e à partir de la gauche

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:25

Maurice Pirenne-Peintre-Verviers-Henri Pirenne-André BlavierImaginez alors ce qui va se passer, lorsqu'au printemps 1967, une lubie me prend. Je vais acheter chez Sauveur, magasin bien connu des peintres à Liège, trois pinceaux et 6 tubes de couleurs et je commence à peindre à l'huile sur des papiers cartonnés. Mais quelle mouche a piqué ce banquier ??
Et à peine ai-je commencé mes premières peintures que le couple de peintres amis, les Vandeloise, nous emmène Céline et moi, à Verviers, chez Maurice Pirenne, un peintre qui s'avère être mon grand'oncle maternel et dont j'ignorais l'existence. Le voici sur la photo à 95 ans, donc tel que je l'ai vu (Il est mort l'années suivante). On me présente: " son neveu, la famille, rien à foutre ". Je tombe sur un vieillard superbe, un asiatique, un vieux sage chinois ou un vieux chef Peau-Rouge. Regardez-moi cette gueule !!!. Il est veuf depuis longtemps. (Il avait épousé la soeur de mon grand-père maternel, Jules Duesberg - voir en début de biographie - ma tante Maria). Enfin un vieux renégat presqu'aveugle et occupé à réaliser ses plus belles peintures, celles de sa chambre dans une maison ouvrière, route de Stembert. Il ne peint plus que les objets de sa chambre, Maurice Pirenne, cet illustre inconnu, frère de l'historien Henri Pirenne. C'est André Blavier, dont je fais la connaissance ce jour-là, prélude à une longue amitié avec lui et sa femme Odette, cest donc André qui fait son ménage, range et classe ses peintures etc...; André Blavier, conservateur de la Bibliothèque de Verviers, écrivain, Pataphysicien, grand ami de Raymond Queneau qui lui lèguera ses archives, directeur aussi d'une remarquable revue "Les Temps mêlés". Voilà tout ce que je découvre ce jour-là. Et je lu
Maurice PIRENNE-Bouteille aux couteaux-Huile-Appartient à Christian Vancaui montre mes premières peintures à mon oncle et il ne dit rien le pauvre homme. Que voulez-vous qu'il dise devant mes balbutiements, ce n'était pas bon évidemment ! Et bien entendu je regarde ses dernières peintures rangées dans une caisse. J'ai un coup de foudre immédiat pour ses natures mortes. Combien celle-là? Il ne sait pas trop? Blavier intervient ! 3000 francs belges, le tiers de mon salaire et je puis payer en 6 fois.
OK je prends ! Et la voici ci-dessus. Un chef d'oeuvre! Regardez le trou dans le mur par exemple. Cette peinture est aujourd'hui convoitée par de nombreux collectionneurs car Maurice Pirenne est maintenant connu en vertu du vieux principe selon lequel "la réputation monte quand le cercueil descend". Pas seulement pour celà, bien sûr mais tout simplement parce qu'il est un peintre énorme. Il était autodidacte et il a peint pendant près de 90 ans. Ils s'est toujours foutu de l'argent et de la renommée. Après avoir reçu mon dernier versement, il a dit à André Balvier "Je n'aurais jamais cru que mon neveu allait me payer"
Aujourd'hui je ressens cette visite comme une transmission de la peinture entre mon oncle et moi, un passage de relais d'un vieil homme qui va mourir un an plus tard. C'est aussi un clin d'oeil entre anarchistes
Jamais dans ma famille on ne m'avait parlé de cet oncle qui s'était toujours tenu à l'écart des écoles, de la renommée, de l'argent et de la famille. On m'a raconté qu'il venait parfois, à la Noël, conduire sa femme à la grande réunion annuelle de la famille Duesberg, Quai Mativa, là où j'habitais, chez mon Grand-Père; mais il n'entrait pas. Il s'asseyait sur un banc au bord de la Meuse, face à la Boverie (actuel Musée d'Art Moderne) et il déballait ses tartines...Quelle leçon. Voyez pour moi, un grand homme, c'est celà

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Ma BIOGRAPHIE
commenter cet article