Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
 


LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


POUR TRADUIRE MON TEXTE DN ALLEMAND OU EN ANGLAIS CLIQUEZ CI-DESSOUS

 

Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

<a href=

Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

<a href=

  

J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Articles Récents

Pages

Texte Libre


-->
<

Texte Libre

Texte Libre


Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

Texte Libre

COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song

Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:31

.Pour se rendre dans l'atelier il faut prendre la passerelle qui est au-dessus de l'escalier. On surplombe alors le Hall d'entrée et l'escalier. On se dirige vers la gauche et on se trouve dans l'atelier, un espace de 60 m2, sous-toiture, avec un velux au Sud et une fenêtre verticale au Nord. Mais l'atelier est complètement ouvert sur le Hall et est donc aussi éclairé par l'immense porte d'entrée. Un grand feu ouvert permet de se chauffer. La sous-toiture est triplement isolée. L'atelier est en outre traversé par les tuyauteries du chauffage central.

Au fond à droite, le piano quart-queue-1901. A droite en contrebas le Hall d'entrée et l'escalierCi-dessous l'atelier côté "Jardin" avec l'ancienne porte du fenil, transformée en fenêtre ouvrante et au fond à gauche mon bureau qui  a été taillé dans l'espace de l'Atelier et qui donne sur le jardin. On en distingue la porte d'entrée. Au-dessus du bureau, une réserve accessible par une échelleVoici le bureau en question, derrière l'installationtotems et tôles avec au-dessus une porte permettant d'accéder à la réserve, sous toitEt au fond à gauche, une porte ouverte dans le mur et qui donne accès à la Galerie d'Art (Oeuvres des autres peintres)Atelier de Christian vancau-Moircy-Libramont Belgique

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans TERRITOIRE DE L'ARTISTE
commenter cet article
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:29

 

Ma porte d'entrée, mon Hall et puis la montée progressive vers mon atelier, lieu de création , lieu sacré, sous le toit, sous le ciel

Où est-on là, dans les Ardennes belges, Au Mexique ou en forêt équatoriale????

C'est un endroit qui fait fuir, à la fois les gendarmes et les voleurs. D'une pierre deux coups

Oui Entrez.....
Hall Moircy + Atelier 008Hall Moircy + Atelier 011Oh qui voilà, Miles Davis dans les feuillages tropicaux (on n'est jamais trop...pical)
Hall Moircy + Atelier 007Hall Moircy + Atelier 010Hall Moircy + Atelier 009Hall Moircy + Atelier 019Hall Moircy + Atelier 012Hall Moircy + Atelier 012On arrive aux Passerelles, l'atelier proprement dit, étant sur la droiteHall Moircy + Atelier 015

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans TERRITOIRE DE L'ARTISTE
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:57

Il était du village, était, car il serait décédé en 1991 ???, mais il  y a encore de la famille. Son nom est TRUC. Comme le facteur cheval, il a mis toute une partie de sa vie ( de 1955 à 1991 ?) à construire son " Jardin du Paradis". C'est ainsi qu'il l'a intitulé.(Tout aurait commencé en 1955 lorsqu'il a commencé à décorer sa cabane à outils avec des céramiques) Gràce à Olivier Rousseau qui travaillait dans les parages à l'époque, j'ai découvert ce territoire incroyable le 1er mai 2001 et l'ai filmé
 

Je tenais asolument à ce que ce site abandonné soit sauvegardé et bien sûr le faire connaître car nous nous trouvons devant un des plus beaux sites de l'Art Brut et personne ne le connaît. J'ai donc prévenu le responsable de l' Association de l'Art Brut à Paris, dont les coordonnées m'avaient été données au Musée Campredon à L'Isle-sur-Sorgue lors de l'exposition Poliakof, car on me l'avait présenté comme un grand spécialiste de l'Art Brut. Il s'agissait de Monsieur Bruno Decharme de Nucourt, Directeur d'une Association "Art Brut" située 69 rue de Richelieu à Paris 2e arrond. Je lui ai écrit pour lui signaler ce lieu exceptionnel et lui ai envoyé une K7 VHS le 19 Juin 2001. Sans nouvelles, je lui ai téléphoné . Il ne savait pas lire ma K7. Il me dira plus tard lors d'un autre coup de fil, qu'il y était allé ou avait envoyé quelqu'un de son association.La moindre des choses aurait été de me tenir au courant! Je n'ai plus jamais eu de nouvelles et il est clair que rien n'a été fait. C'est vraiment incroyable pour ne pas dire scandaleux. J'envoie cette page à Monseur Decharme, Directeur de l'Association Art Brut, abcd à Paris, que j'ai retrouvé sur Internet et je n'aurai de cesse qu'il me réponde et apprenne à être simplement poli

Monsieur Ducharme qui ne me connaissez pas non plus, ce n'est pas pour moi que je plaide mais pour quelqu'un d'autre. sachez tout de même que j'ai été en relation épistolaire avec Jean Dubuffet qui appréciait mon travail (vous trouverez deux de ces lettres sur mon blog; elles parlent d'elles-mêmes) et également avec Michel Thevoz que j'ai rencontré chez lui à Lausanne et à la Collection de l'Art Brut, fin des années 80

J'aurais été incapable de retrouver l'endroit et c'est Olivier qui m'a guidé. Je suis resté sidéré pour la seconde fois. Comme si je redécouvrais un trésor. Quelques pièces sont détruites mais moins que je ne l'aurais cru. Le jardin est entretenu. Par qui? Il paraît qu'il a un fils qui vit au village???


ucune réaction de Monsieur Bruno Decharme à ce jour. Le scenario de 2001 semble donc se répéter. J'ai contacté depuis 1. La Maire de la Commune de Cabrières, Madame GHIGLIONE 2. Michel THEVOZ, Directeur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne, que je connais bien 3. Monsieur Jean-Claude CAIRE bien connu dans les milieux de l'Art Brut 4. Madame Jeanine RIVAIS spécialiste de l'Art Singulier. J'attends réponse


Et ai l'honneur de vous annoncer que ce 18 octobre 2015, je n'ai toujours reçu aucune réponse en dehors de celle de Madame J.Rivais qui m'a aiguillé sur Monsieur Caire qui ne me répond pas non plus. La plus élémentaire des politesses ne serait-elle pas de me répondre, Messieurs -Dames ????

Je puis dire qu'après un mois et demi d'attente et plusieurs relances, je n'ai reçu de réponse, ni de Michel Thevoz, ni de Jean-Claude Caire, ni bien entendu de Bruno Decharme .(Michel Thevoz n'est plus en fonctions e a été remplçé pa Madame Lucienne PEIRY à la Collection de l'Art Brut à Lausanne). J'ai appris que Bruno Decharme s'intéressait surtout à l'art brut pour pouvoir alimenter sa collection personnelle. De là aller jusqu'à vouloir sauver l'oeuvre d'un artiste.....ce n'est plus son problème...

 Force m'est donc de constater que ces spécialistes de l'Art Brut ne s'intéressent nullement à l'Art Brut et qu'en outre ils sont dépourvus de la plus élémentaire des politesses qui consiste à répondre quand on leur écrit.
Je voudrais leur signaler que Jean Dubuffet, autrement célèbre qu'eux et en outre créateur, lui..., répondait aux lettres et s'intéressait aux autres. (Voir sur ce blog deux des lettres que m'a adressées Jean Dubuffet).
Par contre, je rends hommage à la Maire de Cabrières, Madame Ghiglione, qui  m'a répondu et mieux encore, m'a mis en contact avec le petit-fils de Leopold TRUC, Gérard Truc, qui m'a écrit. Bravo Madame La Maire !
Je lui ai envoyé mes articles et photos. Nous devions nous rencontrer en septembre 2009, mais ce Monsieur a ésquivé notre rendez-vous en dernière minute. A vous dégoûter d'aider les gens...Enfin Leopold...j'aurais fait ce que j'ai pu....

Et honte à vous, Messieurs les spécialistes de l'ART BRUT  III


MERCI DE RECOMMANDER CET ARTICLE A VOS CONNAISSANCES

Repost 0
Published by Christian VANCAU
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:39

C'était à Cabrières d'Avignon, au mois de février 2009, dans la campagne, dans un jardin ouvert à tous les vents, un jardin sans habitants avec un écriteau "Mon Paradis" et une pancarte avec "Défense d'Entrer" et un nom "Truc". Je lance un appel pour que l'on puisse sauver ce territoire de la destruction. Je pense que la famille est de Cabrières d'Avignon, tout près de La Fontaine de Vaucluse. Je ne sais rien de plus. L'artiste serait mort aux environs de 1975. C'est un territoire fabuleux. L'adresse exacte du lieu se trouve sur la page précédente de ce blog J'ai déambulé dans ce monde à part en me sentant complètement bouleversé. Même combat que le mien, en dépit de l'indifférence du monde environnant.
 

Enfin un véritable artiste dans toute la noblesse de ce terme. Un authentique. Et bien entendu ignoré de tous, pour n'avoir jamais fait de ronds de jambes dans les vernissages branchés
 

Les surréalistes ont sauvé l'oeuvre du Facteur Cheval. Nous devons sauver Leopold TRUC
J'attends vos commentaires
Artiste Brut-Truc-Cabrières d'Avignon-Luberon-Art BrutLeopold TRUC Sculpteur, Rue des Fileuses à Cabrières d'Avignon

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Leopold TRUC à Cabrières
commenter cet article
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:37

 

Il était du village, était, car il serait décédé en 1991 ???, mais il  y a encore de la famille. Son nom est TRUC. Comme leLeopold TRUC

facteur cheval, il a mis toute une partie de sa vie ( de 1955 à 1991 ?) à construire son " Jardin du Paradis". C'est ainsi qu'il l'a intitulé.(Tout aurait commencé en 1955 lorsqu'il a commencé à décorer sa cabane à outils avec des céramiques) Gràce à Olivier Rousseau qui travaillait dans les parages à l'époque, j'ai découvert ce territoire incroyable le 1er mai 2001 et l'ai filmé

Je tenais asolument à ce que ce site abandonné soit sauvegardé et bien sûr le faire connaître car nous nous trouvons devant un des plus beaux sites de l'Art Brut et personne ne le connaît. J'ai donc prévenu le responsable de l' Association de l'Art Brut à Paris, dont les coordonnées m'avaient été données au Musée Campredon à L'Isle-sur-Sorgue lors de l'exposition Poliakof, car on me l'avait présenté comme un grand spécialiste de l'Art Brut. Il s'agissait de Monsieur Bruno Decharme de Nucourt, Directeur d'une Association "Art Brut" située 69 rue de Richelieu à Paris 2e arrond. Je lui ai écrit pour lui signaler ce lieu exceptionnel et lui ai envoyé une K7 VHS le 19 Juin 2001. Sans nouvelles, je lui ai téléphoné . Il ne savait pas lire ma K7. Il me dira plus tard lors d'un autre coup de fil, qu'il y était allé ou avait envoyé quelqu'un de son association.La moindre des choses aurait été de me tenir au courant! Je n'ai plus jamais eu de nouvelles et il est clair que rien n'a été fait. C'est vraiment incroyable pour ne pas dire scandaleux. J'envoie cette page à Monseur Decharme, Directeur de l'Association Art Brut, abcd à Paris, que j'ai retrouvé sur Internet et je n'aurai de cesse qu'il me réponde et apprenne à être simplement poli

Monsieur Ducharme qui ne me connaissez pas non plus, ce n'est pas pour moi que je plaide mais pour quelqu'un d'autre. sachez tout de même que j'ai été en relation épistolaire avec Jean Dubuffet qui appréciait mon travail (vous trouverez deux de ces lettres sur mon blog; elles parlent d'elles-mêmes) et également avec Michel Thevoz que j'ai rencontré chez lui à Lausanne et à la Collection de l'Art Brut, fin des années 80

J'aurais été incapable de retrouver l'endroit et c'est Olivier qui m'a guidé. Je suis resté sidéré pour la seconde fois. Comme si je redécouvrais un trésor. Quelques pièces sont détruites mais moins que je ne l'aurais cru. Le jardin est entretenu. Par qui? Il paraît qu'il a un fils qui vit au village???

Aucune réaction de Monsieur Bruno Decharme à ce jour. Le scenario de 2001 semble donc se répéter. J'ai contacté depuis 1. La Maire de la Commune de Cabrières, Madame GHIGLIONE 2. Michel THEVOZ, Directeur de la Collection de l'Art Brut à Lausanne, que je connais bien 3. Monsieur Jean-Claude CAIRE bien connu dans les milieux de l'Art Brut 4. Madame Jeanine RIVAIS spécialiste de l'Art Singulier. J'attends réponse

Et ai l'honneur de vous annoncer que ce 21 Mars, je n'ai toujours reçu aucune réponse en dehors de celle de Madame J.Rivais qui m'a aiguillé sur Monsieur Caire qui ne me répond pas non plus. La plus élémentaire des politesses ne serait-elle pas de me répondre, Messieurs -Dames ????

Je puis dire qu'après un mois et demi d'attente et plusieurs relances, je n'ai reçu de réponse, ni de Michel Thevoz, ni de Jean-Claude Caire, ni bien entendu de Bruno Decharme .

 Force m'est donc de constater que ces spécialistes de l'Art Brut ne s'intéressent nullement à l'Art Brut et qu'en outre ils sont dépourvus de la plus élémentaire des politesses qui consiste à répondre quand on vous écrit.
Je voudrais leur signaler que Jean Dubuffet, autrement célèbre qu'eux et en outre créateur, lui..., répondait aux lettres et s'intéressait aux autres. Voir sur ce site les deux lettres  de Jean Dubuffet.
Par contre, je rends hommage à la Maire de Cabrières, Madame Ghiglione, qui  m'a répondu et mieux encore, m'a mis en contact avec le petit-fils de Leopold TRUC, Gérard Truc, qui m'a écrit. Bravo Madame La Maire !
Je lui ai envoyé mes articles et photos

Et honte à vous, Messieurs les spécialistes de l'ART BRUT  III

MERCI DE RECOMMANDER CET ARTICLE A VOS CONNAISSANCES
8l5l1l-copie-1

Il paraîtrait que les coquillages proviendraient du restaurant que le fils de Léopold tenait à Cabrières2l3h3l5h4l6l1h

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Leopold TRUC à Cabrières
commenter cet article
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:29

Visites réalisées par Christian Vancau et Danielle De Wachter en octobre 2015

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse

Thouzon

 
 
Ruines du prieuré de Thouzon

Ancienne commune du Vaucluse, la commune de Thouzon a été annexée en 1815 par la commune de Le Thor.

 

 

 

 

Géographie

Le village est situé entre la route départementale D16, qui relie Althen-des-Paluds (au nord) à Cavaillon (au sud).

Relief

 
La colline de Thouzon

La colline de Thouzon, sur laquelle s'élève le Château de Thouzon, ruines d'un monastère fortifié, a été occupée dès le Néolithique. C'est l'une des rares éminences de la plaine du Comtat Venaissin. De nombreux sentiers la parcourent, ce qui en fait un lieu de promenade agréable et facile. Le sommet culmine à 110 mètres, 50 m au-dessus de la plaine. Aux pieds de la colline s'étend la plaine, limitée au nord par les Dentelles de Montmirail et le mont Ventoux, à l'est par le plateau de Vaucluse, tandis qu'au sud se détachent les massifs du Luberon et des Alpilles. La colline de Thouzon a été classée en 1988, Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

 

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse

Géologie

 
Premier relevé de la grotte de Thouzon, fait en 1902

 

D'origine urgonnienne, la Grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon. Elle a été découverte le , par des ouvriers de la carrière de pierres. C'est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. La cavité, de dimensions raisonnables (230 mètres de longueur), possède un concrétionnement très intense : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes. Elle possède un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex1.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de l'Isle-sur-la-Sorgue auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments2.

Communes limitrophes

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Histoire

Un dessin du XVII° siècle laisse apparaître l'existence de maisons en ruines au sud du château de Thouzon (Arch. municipales d'Avignon) et certains auteurs ont mentionné un village qui aurait existé sur la colline. Un comparatif des impôts versés par les communautés du Thor, de Thouzon et de quelques fiefs voisins a même permis d'évaluer le nombre approximatif d'habitants vivant dans le territoire de Thouzon au XII° siècle : entre 40 et 80 « feux » (foyers).

 

Il est certain que Thouzon a toujours été une communauté distincte de celle du Thor.

 

Et le 14 septembre 1791, eut lieu la réunion du Comtat Venaissin à la France. (Depuis 1274, il appartenait au pape.) 

  Après leur réunion à la France, Thouzon et Le Thor furent chacun érigés en communes distinctes. Les deux comtés d'Avignon et Venaissin furent d'abord réunis au département des Bouches-du-Rhône ; ce fut le décret du 25 juin 1793 qui les constitua ensuite en département de Vaucluse.

 

L'élection du premier maire de la commune de Thouzon eut lieu dans l'église du château de Thouzon : Esprit MARTIN fut élu.

 

Le village abritait le château de Thouzon. Il s'agissait, en fait, d'un monastère, possession des bénédictins de l'abbaye de Saint André, de Villeneuve-lès-Avignon, dès 1014.

 

Ils sont confirmés dans les lieux par le Comte de Toulouse, Marquis de Provence en 1088, ainsi que par le pape Urbain II, en 1096. Les soldats du Vicomte de Turenne occupent temporairement les lieux en 1396. Les terres et les bâtiments sont vendus en 1696.

  • Un décret du 12 octobre 1813 a supprimé la commune de Thouzon en la réunissant à celle du Thor. Cette décision a été ratifiée par Louis XVIII en 1815.

 

Cette décision a été violemment contestée par les habitants de Thouzon qui ont écrit un « Mémorial de la Réclamation de Thouzon » et qui ont fait toute sorte de démarches pour l'annuler, en vain.

Les terres de Thouzon étaient devenues par la culture de la garance une véritable mine d'or très convoitée. 

 Thouzon devint hameau, plus connu alors sous son autre nom : le "tas de granges". Le hameau de Thouzon eut son école, ses commerces (café, épicerie, coiffeur, boulangerie) et sa fête votive, le 3 mai de chaque année, avec bal et baraques foraines. Aujourd'hui cette fête perdure mais a lieu le 1er mai.

sources :

- Blog du hameau : http://hameauthouzon

- Site officiel du château de Thouzon : http://www.thouzon.fr

Période moderne

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Le village est célèbre pour sa grotte, découverte le 23 janvier 1902, par des ouvriers participant à l'extraction du calcaire de la vieille butte témoin (crétacé). La cavité, ancien lit souterrain d'une rivière noyée, contient de nombreuses concrétions.

Lieux et monuments

Le Château de Thouzon, ancien monastère fortifié du XIe siècle sur la Colline de Thouzon. Les vestiges des bâtiments et les anciennes chapelles Saint-Pierre et Sainte-Marie ont été inscrits monument historique par arrêté du 18 juin 1987.

Les Grottes de Thouzon1,5 km au nord du village), grottes souterraines naturelles remontant à la période géologique du crétacé.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (fr) Site de la Grotte de Thouzon [archive]
  2. Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48

Bibliographie

Robert Bailly, Thouzon, in chapitre X de Le Thor, neuf siècles d'histoire, Éd. Scriba, L'Isle-sur-la-Sorgue, 1988.

Géologie

 
Premier relevé de la grotte de Thouzon, fait en 1902

 

D'origine urgonnienne, la Grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon. Elle a été découverte le , par des ouvriers de la carrière de pierres. C'est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. La cavité, de dimensions raisonnables (230 mètres de longueur), possède un concrétionnement très intense : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes. Elle possède un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex.

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse

 

LES GROTTES DE THOUZON
VERITABLE JOYAU SOUTERRAIN

 

 

La GROTTE de THOUZON, dite la Grotte aux Fées, s'ouvre au pied de la Colline de THOUZON.

Cette cavité, avec des dimensions à l'échelle humaine n'en a pas moins l'avantage de posséder un concrétionnement très intense - cristallisation : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes …., mais aussi un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex ….

La GROTTE de THOUZON se différencie par une multitude de stalactites " fistuleuses " d'une extrême délicatesse pouvant atteindre une longueur de 2 mètres pour un diamètre de 3 millimètres.

 

 

La Grotte de Thouzon découverte le 23 janvier 1902, est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. Elle se situe au coeur du Pays des Sorgues à proximité de l'Isle sur la Sorgue.

En Septembre 1902, le premier guide eut la satisfaction de faire décourvrir aux habitants, ces fameuses "pailles" qui étaient en réalité des "fistuleuses" et des "excentriques".

Depuis 1981, les exploitants actuels, Michèle et Denis MATHIEU, ont amené certains aménagements intérieurs et ont valorisé le parcours.

Nos guides vous feront parcourir 60 millions d'années en 45 minutes.

Nous vous attendons.

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
commenter cet article
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:45
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Sous le nom récent de « Village des bories » existe, à 1,5 km à l'ouest de Gordes (Vaucluse), un ancien groupement d'une vingtaine de cabanes en pierre sèche (montées sans mortier) à vocation agricole et à usage principalement saisonnier, constitué depuis trois décennies en musée de plein air.

 

 

Création du site muséologique

 

 
Aux Savournins Bas, le site muséologique créé sous le nom de « Village des bories » par Pierre Viala en 1976.

À l'initiative d'un particulier, Pierre Viala, la partie sud de ce qui était un quartier éloigné du village proprement dit, connu au cadastre sous le toponyme de « hameau de(s) Savournins » et dans la langue populaire sous l'appellation « Les Cabanes » , devait être progressivement rachetée et restaurée entre 1969 et 1976 pour être finalement classée monument historique le  .

On y accède par un chemin bordé de chênes et de murs de pierre et ayant son point d'origine sur la route départementale no 2, en venant de Cavaillon / les Imberts, juste avant d'arriver au col de Gordes (petit rond-point avec connexion à la D15).

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Histoire et occupation du site

 
Les Savournins Bas sur le cadastre napoléonien. Il est question de « cabane », de « sol de cabane », de « sol de maison » — le terme « sol » indiquant un édifice à l'abandon — et non de « borie ». Si la représentation des bâtiments est schématique, leur tracé témoigne de l'absence de certains éléments par rapport aux groupes muséologiques actuels.

 

Appelées « cabanes » dans le cadastre napoléonien (voir ci-contre), les bâtiments n'ont pris l'appellation érudite de « borie » que durant la deuxième moitié du XXe siècle. Le terme est la francisation et féminisation du terme provençal bòri (masculin) (cf l'occitan bòria, féminin) employé au XIXe siècle dans le sens péjoratif de « masure », de « cahute » (comme l'indique Frédéric Mistral dans son Tresor dòu Felibrige) et ce après avoir désigné une ferme, une métairie ou un domaine rural dans les Bouches-du-Rhône aux XVIIe et XVIIIe siècless (ainsi que l'attestent la toponymie et les documents d'archives). Le mot borie, pris dans l'acception nouvelle de cabane en pierre sèche, a été popularisé par des érudits provençaux de la 2e moitié du XIXe et du début du XXe siècle pour habiller linguistiquement et archéologiquement un objet d'étude purement ethnologique et par trop contemporain.

 

L'apparition du hameau des Savournins remonterait au défrichement et à la mise en culture de terrains incultes — jusque là livrés à la pâture et au fustage (exploitation des bois) — lors d'un des mouvements de conquête des terres qu'a connus la Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier celui suscité par l'édit royal du 13 août 1766 donnant permission expresse de défricher. La ruée sur les collines qui s'ensuivit est à l'origine des milliers de tonnes de pierres extraites lors de la fabrication des champs et utilisées à la construction de toute l'infrastructure de pierre sèche encore visible aujourd'hui.

 

La période d'occupation et d'activité du site nous est donnée par les vestiges céramiques trouvés lors de sa restauration dans les années 1960-1970 : ils relèvent de la vaisselle provençale du pays Apt aux XVIIIe et XIXe siècles. Aucune autre céramique n'a été trouvée.

 

Les autres vestiges ramassés en surface (et non lors de fouilles stratigraphiques) — monnaies, objets en bronze, silex — ne sont pas probants :

  • jusqu'aux lois de démonétisation votées au milieu du XIXe siècle, les pièces de bronze d'Ancien Régime servaient de billon (petite monnaie) dans les campagnes ;
  • le fragment de hache et les anneaux de bronze trouvés sous un dallage ne sont pas nécessairement de l'âge du bronze ;
  • les fragments de silex ramassés sur le site ne renvoient pas nécessairement à la Préhistoire, les paysans s'en servaient comme pierres à briquet ;

 

Plus généralement, ces trouvailles nous renseignent sur l'occupation du site et non sur la date de construction des bâtiments que celui-ci porte.

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Architecture des bâtiments

Matériau

Les cabanes sont construites avec le matériau du lieu, pierres plates provenant du substrat rocheux (calcaire burdigalien), épaisses de 10 à 15 cm et appelées localement « lauses » ou « clapes ». Ces lauses étaient généralement équarries pour faciliter la pose.

 

Structure et morphologie

Sur les 29 bâtiments en pierre sèche recensés sur le site muséologique :

  • 17 répondent à la définition de la « nef gordoise », édifice indépendant, non adossé à un autre, de plan en rectangle ou en trapèze rectangle et en forme de carène renversée, consistant en quatre encorbellements opposés deux à deux;
  • 3 sont de plan rectangulaire ou carré, prenant appui sur un autre bâtiment, et en forme de portion de carène renversée, soit trois encorbellements, dont deux opposés l'un à l'autre et une troisième opposé à la paroi d'appui;
  • 3 ont une base carrée ou en trapèze rectangle couverte d'une voûte encorbellée en coupole ou en cul-de-four (petits édicules);
  • 2 sont de plan circulaire ou en fer à cheval et de forme indéterminée (cabanes ruinées);
  • 2 sont en voûte clavée en plein cintre.

Nef gordoise

 
Le groupe de bâtiments n° IV selon la classification de Pierre Viala, avec de gauche à droite : habitation-magnanerie, étable-bergerie et resserre.
 
Intérieur de l'étable-bergerie du groupe de bâtiments n° IV.

 

La présence de 20 bâtiments en carène renversée ou en portion de carène renversée donne au site une certaine homogénéité architecturale (outre l'emploi d'un seul et même matériau, la pierre, et le recours à un seul mode de construction, la maçonnerie à sec) .

 

La nef gordoise est un type de bâtiment dont la plus grande concentration s'observe à l'ouest de Gordes, mais dont quelques exemplaires sont visibles dans d'autres communes du Vaucluse. Une telle concentration doit s'expliquer par la conjugaison du facteur géologique et lithographique et des nécessités agricoles locales aux siècles passés.

 

On a affaire à une grange polyvalente se prêtant à de multiples utilisations et réutilisations : habitation saisonnière, voire permanente, grange à paille, grenier à grain, étable, bergerie, magnanerie, resserre, etc.

Disposition et fonctions des bâtiments

 
Le « Village des bories » d'après Pierre Viala. Les constructions occupées par des pointillés sont celles qui ne semblent pas figurer sur le cadastre de 1809.

 

Le site comporte sept groupes de cabanes, dont six répartis au nord d'une voie de cheminement est-ouest le traversant et un seul au sud de celui-ci. Le principe de ces groupes a été échafaudé par Pierre Viala .

 

Par « groupe », il faut entendre une réunion de deux ou plusieurs bâtiments — maisons ou cabanes — soit adossés, soit se jouxtant, soit proches, et liés les uns aux autres aux niveaux de la parcelle d’inclusion, de la disposition des lieux, et surtout de la complémentarité fonctionnelle.

 

Les critères retenus pour la détermination de la fonction sont principalement la nature des détails d'aménagement rencontrés et les vestiges d'occupation retrouvés.

 

Cette répartition par « groupes » est plus une intuition qu'une vérité scientifiquement établie, sous-tendue qu'elle est par la vision de groupes familiaux vivant côte à côte au sein d'un « village ». Ainsi, un examen des anciennes matrices cadastrales montre par exemple que le groupe II appartenait à deux propriétaires différents au début du XIXe siècle et que son « habitation » était englobée dans le groupe III pour former le No 210 (« sol-cabane »), avec pour propriétaire Tourbillon Paul, « maître maçon au bourg »15.

 

Selon la classification de Pierre Viala, on discerne quatorze fonctions différentes : cinq habitations, quatre étables-bergeries, quatre granges, deux greniers, trois magnaneries, deux fours et fournils, deux cuves et fouloirs, quatre resserres, trois poulaillers, deux soues, une chevrière. Quatre bâtisses restent d'usage indéterminé. Il faut en outre compter avec cinq courettes et deux aires à dépiquer le blé.

 

On note l'absence de tout aiguier ou dispositif de récupération et de conservation de l'eau. Il y a bien un puits, mais de petites dimensions et à cent mètres du centre du village, et qui plus est tari.

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Un témoignage de l'histoire agricole provençale

 
Ancienne grange à blé à Viens (Vaucluse). On a ici une maçonnerie de moellons assisés, liés au mortier, sous une toiture à une pente en tuiles canal.

 

L'énumération des fonctions montre bien le rôle essentiellement agricole de l'ancien hameau. Ce rôle est confirmé par ailleurs tant par les vestiges d'anciennes plantations — souches de mûriers, d'amandiers et d'oliviers — que par la tradition locale à Gordes.

 

Selon les témoignages des gens du pays, il se pratiquait au XIXe siècle une polyculture typiquement méditerranéenne — céréales associées à l'olivier, l'amandier, le mûrier et la vigne, truffes, plantes aromatiques — à laquelle s'ajoutaient l'élevage d'ovins, la sériciculture et l'apiculture, sans oublier le travail du cuir à façon comme l'attestent les abondants vestiges de semelles trouvés sur place.

 

Par leur fonction principale de grange à blé et à paille, leur emploi en conjonction avec des aires à dépiquer et leur présence au milieu d'anciennes « terres » à céréales, les cabanes du « Village des bories » ne sont pas sans évoquer les « grangeons » de la commune de Viens dans le Vaucluse, quoique ces derniers soient d'un modèle architectural différent et plus ancien (bâtiments rectangulaires en maçonnerie liée au mortier, à toiture à une ou deux pentes couvertes en lauses ou en tuiles canal, et à entrée en pierres de taille) et relèvent d'une agriculture commerciale.

Il se pourrait fort bien que certaines des cabanes du plateau de Gordes aient appartenu non pas à des gens de Gordes même mais à des « forains », c'est-à-dire des habitants d'un autre village qui avaient des terres sur le plateau, selon un schéma très répandu dans la France rurale de jadis. L'éloignement du village d'origine rendait indispensable la présence d'un pied-à-terre ou d'un grangeon saisonnier ou temporaire.

Quoi qu'il en soit, ces cabanes constituent un précieux témoignage de l'histoire agricole provençale aux XVIIIe et XIXe siècles.

Exploitation commerciale du site

 
Vue générale du village des bories.

Le site est ouvert aux visiteurs. Organisé en musée d'habitat rural, il abrite, disposés au sein des divers bâtiments, une collection d'objets quotidiens et d'outils agricoles anciens de la région. L'un de ces bâtiments propose une documentation sur le passé du village de Gordes et l'architecture de pierre sèche dans le monde.

Parmi ces objets et outils des XVIIIe et XIXe siècles, on trouve :

  • Pots, assiettes, plats (terre cuite),
  • Couverts et ustensiles de cuisine (métal, etc.),
  • Bouteilles, verres (verre),
  • Meubles, dont tables et chaises (bois, paille, etc.),
  • Ruches (bois),
  • Pressoir à huile (pierre taillée),
  • Petit outillage,
  • Outillage de travail de la terre dont araires, socs (ou reille d'araire), rouleaux et herses de labour (bois et métal).

L’ouverture du site aux visiteurs a nécessité quelques aménagements, dont la création d'un bâtiment pour l'accueil, réalisé dans le style des maisons du village (murs en pierre et vieilles tuiles canal en toiture). Il a aussi été créé un haut mur en pierre sèche pour protéger le site des resquilleurs et des vandales21. Pour protéger les objets, les bâtiments servant à leur exposition ont été équipés de grilles ou de vitrages. Quelques écriteaux invitant les visiteurs à ne pas dégrader les lieux en escaladant ou en démontant les murs, ont été disséminés sur le site. Enfin, un petit jardin de plantes aromatiques a été aménagé.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Pierre Viala, Le village des bories à Gordes dans le Vaucluse, Ed. « Le village des bories », Gordes, 1976, non paginé (16 p.) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Lassure, Problèmes d'identification et de datation d'un hameau en pierre sèche : le « village des bories » à Gordes (Vaucluse). Premiers résultats d'enquête, dans L'architecture rurale, t. 3, 1979. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Lassure, « Les Cabanes » à Gordes (Vaucluse) : architecture et édification, dans L'architecture vernaculaire rurale, supplément No 2, 1980. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Barruol, Pierre Viala, Le village des bories à Gordes dans le Vaucluse, Pierre Viala éditeur, Gordes, 1981 (6e édition), non paginé (24 p.) (réédition de la plaquette de 1976, augmentée d'un texte de Guy Barruol). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Coste, Pierre Martel, Pierre sèche en Provence, Les Alpes de Lumière, 1986.
  • Christian Lassure (texte et dessins), Dominique Repérant (photos), Cabanes en pierre sèche de France, Edisud, 2004.
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Comprendre la restauration du Village des Bories

Le texte qui suit permet au visiteur du Village des Bories de comprendre les différentes étapes de la restauration du Village à travers le récit de Pierre Viala, propriétaire initial du Village et restaurateur passionné

« Alors qu’aujourd’hui, d’un seul regard on découvre le village des Bories dans son équilibre architectural, à l’époque où fut entreprise sa restauration, on ne pouvait avoir une idée de son implantation, tant les bories et les murs disparaissaient dans le fouillis d’une végétation envahissante.

Entremêlés aux chênes-verts et aux cades tentaculaires qui les avaient étouffés, les mûriers et les amandiers morts, avec les oliviers gelés en 1956, formaient un tel enchevêtrement qu’il était impossible d’approcher des cabanes dont on n’apercevait que le faîtage en désordre. Il fallut débroussailler pas à pas pour circuler librement et relever le plan d’ensemble ; arracher les arbres morts et ceux qui avaient pris racines dans les murs et sous les bories, les soulevant et y provoquant des brèches. Des brèches, il y en avait aussi du fait de certains chasseurs de l’époque giboyeuse d’avant la myxomatose qui n’hésitaient pas à démolir un mur pour traquer un lapin réfugié entre les pierres.

En 1886 et en 1909 deux tremblements de terre ont ébranlé le site. Sans doute faut-il leur imputer des linteaux cassés, des lézardes et quelques tassements. Les tassements et leurs conséquences, on peut encore les attribuer au temps, à la végétation comme à la nature du terrain, et à tous ces facteurs conjugués si l’on observe que bien des bories ont été construites sans fondations sur la première couche de rocher tendre d’un sol qui se présente en feuilleté de plaques calcaires. Entre les couches de surface cheminent les racines qui, en se développant, soulèvent les pierres ou, créant des vides lorsqu’elles sèchent et se décomposent, provoquent des affaissements.

empreintedailleurs-6973 - BD

La restauration commencée en 1969 s’est échelonnée sur huit années. Par tranches de travaux, elle a nécessité des milliers d’heures de travail et le transport d’un volume considérable de pierres. Certes le sol en était jonché qui provenaient des murs endommagés et des bories éventrées et décoiffées, mais il en manquait en quantité, notamment des dalles de faîtage. Il a fallu en glaner dans les terres d’alentour en prenant soin de ne pas dégrader ici pour réparer là. Les pierres ont été sélectionnées en fonction de leur patine et de leur nature afin d’assurer le raccordement en matière et en couleur avec celles qu’elles devaient compléter. Les aires, les cours et les ruelles ont été débarrassées de la petite caillasse, de la terre, des racines et des débris de toutes sortes qui s’y trouvaient accumulés. Tous les murs de séparation des terrasses ont été repris, et souvent depuis leur base. Tous les faîtages ont été remis en ordre. Ici un angle était à refaire, là un encadrement de porte à compléter, un linteau à remplacer. Des bories béantes menaçaient de s’écrouler. Le four à pain central semblait vomir tout à la fois la masse de terre qui en avait assuré l’isothermie, et les racines de l’arbre qui, ayant poussé en son centre, avait crevé sa coupole. Sans toiture, voûtes d’arêtes détruites, la petite maison du XVIIème siècle aux rigoureuses proportions et au mur nord aveugle, d’un superbe appareil, risquait de s’effondrer. Sa remise en état fut particulièrement délicate en raison de la fragilité de sa façade lézardée de haut en bas, dont il ne fallait ni modifier ni altérer la sobre et rustique ordonnance.

 

Enfin, pour compléter la renaissance du village, et le replacer dans son cadre naturel, les vergers d’oliviers ont été remis en culture.

empreintedailleurs-6990 - BD

On connaît des bories aux dimensions plus imposantes, d’autres plus archaïques mais ici l’harmonieuse répartition des masses verticales et horizontales, les jeux de lumière du levant et du couchant, l’équilibre végétal-minéral, tout concourt au charme original d’un site privilégié qu’il nous a paru essentiel de remembrer et de restaurer afin de préserver un rare exemple d’architecture spontanée, heureusement intégrée à la nature par l’utilisation du matériau brut dans l’économie des moyens et des formes.

 

Le village des Bories, organisé en musée d’habitat rural, présente des documents d’archives évoquant le Gordes d’autrefois. Il abrite une collection d’objets usuels traditionnels de la région et d’outils agricoles du passé faits par la main et pour la main de l’homme. Enfin une exposition réunissant des photographies de différents types de constructions de pierre sèche réparties en France et dans le monde contribue à une meilleure connaissance de cette forme d’architecture si bien représentée en Haute-Provence. »

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
commenter cet article
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:18
La-SORGUE
La-SORGUE

La Sorgue (Vaucluse)

 
 
Sorgue
La Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
La Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
Carte des réseaux d'irrigation au XVIIIe siècle avec les différents bras de la Sorgue (notés 5)
Carte des réseaux d'irrigation au XVIIIe siècle avec les différents bras de la Sorgue (notés 5)
Caractéristiques
Longueur 35 km
Bassin 1 230 km2
Bassin collecteur Rhône
Débit moyen 18,10 m3/s (Fontaine-de-Vaucluse)
Régime pluvial
alimenté par une source pérenne, régime atypique en zone méditerranéenne
Cours
Source Fontaine de Vaucluse
· Localisation Fontaine-de-Vaucluse
· Altitude 119 m
· Coordonnées 43° 55′ 05″ N 5° 07′ 59″ E
Embouchure Ouvèze
· Localisation Bédarrides
· Altitude 30 m
· Coordonnées 44° 02′ 29″ N 4° 53′ 55″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Canal de L’Isle
· Rive droite Nesque, Auzon et Grande Levade
Pays traversés Drapeau de la France France
Principales localités Fontaine-de-Vaucluse, L'Isle-sur-la-Sorgue, Le Thor, Entraigues-sur-la-Sorgue, Velleron, Bédarrides

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Sorgue (à ne pas confondre avec la Sorgues) est une rivière française issue de la Fontaine de Vaucluse qui est la plus importante exsurgence de France métropolitaine.

 

La Sorgue se partage d’abord en deux en amont de L'Isle-sur-la-Sorgue au niveau du partage des eaux. Elle crée dès lors le « bassin des Sorgues » à partir de deux grands bras, la Sorgue de Velleron et la Sorgue d'Entraigues. Ceux-ci se subdivisent en plusieurs dizaines de cours aux noms différents : Sorgue de Monclar, Sorgue du Pont de la Sable, Sorgue du Travers, Sorgue du Moulin-Joseph, Sorgue de la Faible, Sorgue des Moulins, Sorgue du Trentin, etc.

 

Tous s’écoulent dans la plaine des Sorgues (entre L'Isle-sur-la-Sorgue et Avignon). Les bras principaux d'Entraigues et de Velleron se rejoignent et se jettent dans l’Ouvèze à Bédarrides. Le Canal de Vaucluse (3e bras principal), se sépare de la Rode, déviation de la Sorgue d'Entraigues, au lieu-dit « Les Sept Espassiers » pour se diriger vers Avignon. Il entre dans la ville où il reprend son nom de Sorgue dans la rue des Teinturiers et se jette ensuite dans le Rhône.

 

Histoire

Préhistoire et Antiquité

 

Quelque 10 000 ans avant notre ère, la Durance se jetait dans le Rhône, non pas en aval mais en amont d'Avignon. Son cours partait de Cheval-Blanc pour se diriger vers Vedène, coupant le lit de la Sorgue et rejoignait le fleuve au nord du rocher des Doms. Seuls émergeaient alors la colline de Thouzon et l'oppidum d'Entraigues. Cela a été mis en évidence par des forages à Saint-Saturnin-lès-Avignon, Jonquerettes et Entraigues-sur-la-Sorgue qui ont révélé un épandage alluvial typiquement durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur dans toute la plaine de la Sorgue.

La Sorgue avait trouvé son lit actuel du temps de Strabon puisque celui-ci note dans son Histoire en 43 volumes :

« Le Soulgas (la Sorgue) rejoint le Rhodanos (le Rhône) près d'Oundalon (Le Mourre-de-Sève, près de Sorgues) là où Cn. Ahenobarbus, au cours d'un grand combat, mit en déroute des dizaines de milliers de Celtes4. »

La Sorgue, en grec ancien, était donc appelée Σούλγασ5 ( /sulgas/ ). Son nom varia peu sous les Romains puisque Pline l'Ancien cite la résurgence en la désignant comme la nobilis fons Sorgæ.

 

La colonisation romaine permit la construction d'aménagements durables. Le premier fut l'aqueduc dont on voit encore des vestiges près de la source et qui devait se continuer jusqu'aux portes d'Avenio. Des travaux furent entrepris en plaine afin de drainer les zones marécageuses et de répartir l'eau pour son utilisation tant sanitaire (thermes) qu'agricole (irrigation)1.

 

Moyen Âge

L'importance du débit de la rivière et de ses différents bras incita des villes à protéger leurs fortifications par des douves alimentées par ces eaux. Ce fut le cas d'Avignon, dès le Xe siècle avec le Canal de Vaucluse, puis de l'Isle, au XIIe siècle, dont la première enceinte fut cernée par la Sorgue.

Le droit de pêche étant libre dans les rivières publiques, c’est-à-dire navigables, comme le Rhône, la Durance et la Sorgue quand, en 1271, Giraud IV Amic, seigneur du Thor, fit dresser l'inventaire de ses droits, il avait trois pêcheries sur la Sorgue dont il se réservait la moitié des poissons9.

Sur l'actuelle commune du Pontet, à Réalpanier, dès 1296, furent installées des blanchisseries puis des moulins à partir de 1317.

 

Dès 1339, Vaucluse fut le séjour privilégié de Pétrarque, C’est là que l’éternel amoureux de Laure vint régulièrement écouter « la voix enrouée des eaux ». Le poète explique que ce fut son séjour de prédilection :

« La très illustre source de la Sorgue, fameuse par elle-même depuis longtemps, est devenue plus célèbre encore par mon long séjour et par mes chants. »

— Pétrarque, Senil, X, 2.

 
Pêche au filet
Tacuinum sanitatis (1474),
Paris, Bibliothèque nationale, Ms. lat. 9333
 
Le réseau des Sorgues représenté sur la carte du Comtat Venaissin gravée par Stephano Ghebellino (vers 1580)

Ce fut là, que son serviteur, Raymond Monet, lui apprit l’art de pêcher les écrevisses, les ombles et les truites.

 

Lors du premier retour de la papauté en Italie, afin d'éviter la récession économique, une bulle pontificale daté du et signée Rome par Urbain V. Le pontife conseillait à Philippe de Cabassolle, recteur du Comtat Venaissin et gouverneur d'Avignon, d'accorder libertés et privilèges aux meuniers s'installant sur les rives de la Sorgue et de la Durance.

 

Si le droit de pêche était libre, celui d'avoir des moulins, était plus restrictif. En 1404, Odon de Villars, lors de son acquisition du fief du Thor, se fit confirmer son monopole sur « les molins tant à bled que foulons » et l'interdiction qu'avaient tous « autres d'en faire construire au même endroit » ou d'en dériver les eaux.

 

Les eaux de la Sorgue, à l'intérieur d'Avignon, permirent à partir de 1440, de travailler la soie. Plusieurs ateliers sont connus dont ceux des Catalani, des Gilardi et de Jacques Rovago qui pratiquaient filage et tissage. Cet artisanat prit une ampleur « nationale » au siècle suivant.

 

Renaissance

 

Dès le début du XVIe siècle, « l'art de la soie » devint la grande affaire à Avignon. Mais la cité papale, ville étrangère au royaume de France, devait payer des droits de foraine pour toutes marchandises exportées hors de ses murs. François Ier, qui appréciait cette production et qui avait emprunté 25 000 livres à la ville, donna d'abord aux Avignonnais le statut de « régnicoles », en 1535, puis les exempta de la foraine en 1544 pour le prix de sa créance. Six ans plus tard, la ville comptait 57 ateliers de soierie et de velouterie. Seule la peste de l'été 1580 put mettre un terme provisoire à cet essor.

 

Il retrouva pourtant tout son lustre au XVIIe siècle puisque le travail de la soie (passementiers, veloutiers, taffetassiers) devint l'activité essentielle dans Avignon avec 31 % des métiers recensés. D'autant qu'à cette manne vint s'ajouter la fabrication d'indiennes et que les ateliers d'indienneurs et teinturiers se multiplièrent.

 

Lors des guerres de religion, le Comtat Venaissin fut ravagé par le baron des Adrets. En septembre 1562, les Islois parèrent à la menace qu'il faisait planer sur leur ville en creusant des fossés qui permirent d'inonder la campagne environnante « à portée de canon par le moyen de l'eau de Vaucluse ».

 

Un nouveau seigneur du Thor, Rostaing Cadard, qui possédait déjà le « Moulin Brun », se fit construire, en 1576, un nouveau moulin qui le jouxtait. Le même, le , donna autorisation aux consuls du Thor pour :

« Dévier les eaux du Réal de Monclar et de la Sorgue du Trentain pour y faire croître les herbes au moyen desdites eaux. »

Un de ses successeurs, Vincens Cadard d'Ancézune, le , fit publier un règlement de police qui notifiait, entre autres, cette règlementation :

« Il est interdit de vendre des poissons et écrevisses de la Sorgue à des étrangers tant qu'ils n'auront pas été exposés pendant une heure sur la place publique du Thor. »

Période moderne

 

Ces chicaneries nobiliaires restaient étrangères à Avigon, qui grâce aux eaux pures de la Sorgue, avait continué à développer son industrie de la soie pour arriver à une « trop grande prospérité » jugèrent alors les soyeux de Lyon. Il faut souligner qu'en 1715, année de la mort de Louis XIV, il y avait 1 600 métiers battants. La pression qu'ils exercèrent au niveau du pouvoir royal fut telle qu'en 1732, le nombre de métiers chuta à 415 et deux ans plus tard, il n'en était plus dénombré que 280.

À la vindicte des Lyonnais, s'était ajoutée celle des soyeux de Nîmes puis de Tours. La concurrence entre ces grands centres de la soie fut réglée par le Concordat du . Ce qui permit à Avignon de voir son industrie se maintenir avec 467 métiers en 1746, puis 550 en 1755. Puis elle put retrouver son plus haut niveau en 1786 avec 1 605 métiers battants.

 
Vue du réal de Monclar

 

En 1767, Philippe-Guillaume de Grammont, nouveau seigneur du Thor, voulut empêcher les Thorois d'user de leur droit de pêche dans le réseau des Sorgues. Les consuls l'assignèrent devant le Parlement d'Aix qui le débouta de ses prétentions. Au cours du dernier quart du XVIIIe siècle, les mêmes consuls firent réaliser une prise en maçonnerie sur le bras de la Sorgue de Monclar pour alimenter en eau le Réal de Monclar. Celui-ci s'était substitué à un ancien canal d'irrigation, puisque le Réal de Monclar arrose un quartier dénommé « la Garonne » qui nomme en occitan un canal d'assèchement ou d'irrigation.

 

Mais, à la veille de la Révolution, des aléas climatiques s'accumulèrent. Ce fut d'abord une pénurie de cocons de vers à soie en 1787, suivie d'une récolte de blé déficitaire l'année suivante, puis d'une hiver glacial en 1788-1789. Avignon vit alors s'effondrer son industrie de la soie. Les fermetures d'ateliers, filatures et manufactures réduisirent les métiers à 473. L'activité repris pourtant dès 1803 année où furent comptabilisés 1 000 métiers. L'apogée fut atteinte en 1830 avec 7 000 métiers recensés. Puis ce fut l'irrémédiable agonie à partir de 1848. En 1856, il ne restait plus que neuf fabriques employant 318 ouvriers et seulement deux en 1875 faisant travailler 67 personnes dont 50 enfants.

Période contemporaine

 

Pourtant tout au long du XIXe siècle, près de cent cinquante manufactures exploitaient toujours l’énergie motrice fournie par la Sorgue tant en zone rurale qu'en ville (Avignon, le Thor et l'Isle-sur-la-Sorgue). Les roues à aubes actionnaient différents appareillages. dont des moulins à foulon ou à farine, des machines à triturer la garance, à moudre le marc de colza, à filer la laine ou la soie. Elles servaient aussi à l'irrigation des cultures. Et lors de l'apparition du phylloxéra, le docteur Seigle, qui avait introduit au Thor la culture du chasselas, put sauver une partie de ses vignes en les inondant avec l'eau de la Sorgue.

 

La force hydraulique fut même transformée en force électrique. Ce fut le cas sur la commune du Thor quand, au cours du mois d'octobre 1889, la municipalité, qui avait acquis l'ancienne usine Lajard qui traitait la garance, y fit installer une turbine actionnée par une chute d'eau de 1,30 mètre pour alimenter en électricité la ville.

 

Une des plus anciennes installations sur la Sorgue est, sans conteste, le moulin Reydier sur la commune du Thor. En fonction depuis 1595, il a eu maintes affectations jusqu'au milieu du XXe siècle. Tout d'abord, moulin à draps au XVIe siècle, il fut ensuite affecté au triturage de la garance, le , puis il devint un moulin à farine en 1860, avant d'être transformé en tannerie et enfin en une usine de foulage et de tissage de la laine. Sa dernière affectation fut celle d'usine à carrelages et à ciment juste après la Seconde Guerre mondiale.

 

L'Isle-sur-la-Sorgue, dont les nombreuses roues à aubes ont actionné moulins, filatures, papeteries, teintureries a conservé, même si elle n'utilise plus la force hydraulique depuis longtemps, une fabrique de tapis créée en 1808, et qui commercialise sa production sous le nom de « Tapis d'Avignon »

Mécanisme du moulin à papier à Fontaine-de-Vaucluse.
 

 

À Fontaine-de-Vaucluse, les eaux de la résurgence firent d'abord mouvoir des moulins à foulon ou à farine. Puis, les roues à aubes furent utilisées pour fournir de l'énergie à des usines, en particulier des papeteries. La dernière ferma en février 1968 et les municipalités successives firent démolir les bâtiments abandonnés jugés ruineux et hideux. Sur l'emplacement d'une de ces usines désaffectées, a été créé, en 1975, le site de « Vallis Clausa ». C'est la reconstitution d'un moulin à papier du XVe siècle mû uniquement par la force hyraulique.

 

Six siècles après Pétrarque, une autre grande voix s'éleva pour chanter les eaux de la Sorgue.

Natif de l'Isle, René Char, dans un de ses poèmes du recueil Fureur et mystère, rima :

« Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer,
Où les étoiles ont cette ombre qu'elles refusent à la mer.

Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux,
De l'ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.

Rivière au cœur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l'horizon

 

Étymologie

Il serait abusif de proposer une origine latine venant de surgere (sourdre, jaillir). Cet hydronyme a particulièrement été étudié par Charles Rostaing dans son Essai sur la toponymie provençale. Il propose, en fonction des formes anciennes employées par Strabon et Pline, puis des graphies médiévales Sorgilio (907), fluvium Sorgia (1008) et Sorga (1094), une racine pré-indo-européenne *sul-/*sur- avec le suffixe -ga. Cette dénomination se retrouve dans le domaine de la langue d'oc avec Sorga, la rivière Sorgues qui passe à Saint-Affrique, la Fontaine de Sorp (Sorbo, 1270), à Bauduen, aujourd'hui Fontaine-l'Évêque, ainsi qu'en langue d'oïl dans la Nièvre et le Maine-et-Loire.

Le bassin des Sorgues

 
La résurgence de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
 
Le partage des Eaux de L'Isle-sur-la-Sorgue
 
Confluent de la Sorgue et de l'Ouvèze à Bédarrides

 

La source

La source de la Sorgue est la résurgence de la Fontaine de Vaucluse, la plus grosse de France et la cinquième du monde.

 

Le partage des eaux

Ce site est situé sur la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue. C'est le lieu où la Sorgue se sépare en deux bras qui prennent le nom de Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues.

Article détaillé : Le Partage des Eaux.

Sorgue de Velleron

Ce bras, entre le partage des eaux et Velleron, se subdivise en Sorgue du Pont de la Sable, puis en Sorgue du Moulin-Joseph qui communique avec la Sorgue de Velleron par la Sorgue du Travers. Après Velleron, nouvelle subdivision avec le canal de Ginestou qui encercle le canal du Moulin de la Ville. Un peu en amont du Pont de l'Avocat, la Sorgue de la Faible, se dirige vers la Sorgue d'Entraigues qu'elle rejoint à Trévouze.

Sorgue d'Entraigues

Elle prend d'abord le nom de Sorgue de L'Isle au partage des eaux, et se divise en trois bras à l'entrée de l'Isle-sur-la-Sorgue. Les deux premiers encerclent la ville, le troisième ou Sorgue de Monclar devenu Réal de Monclar après le pont de la Départementale 31 passe au pied de Thouzon avant de rejoindre la Sorgue d'Entraigues. Celle-ci, avant Le Thor, s'est subdivisée en Sorgue des Moulins puis à la sortie de la ville en Réal des Dominicains17 et Sorgue du Trentin. Sur son cours, à la Prise du Prévôt (ou Prise des Dames), une nouvelle déviation, la Rode, qui rejoint cette Sorgue juste en aval du pont de la départemental .

Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues confluent peu avant Bédarrides pour se jeter dans l'Ouvèze.

 

Canal de Vaucluse

 
La Sorgue près de la porte Saint-Dominique

Ce canal, qui fait partie du réseau des Sorgues, prend son cours aux « Sept Espassiers », sur la Rode. Il est doublé, peu après la sortie du Thor, par le Canal de Gadagne, qui le rejoint en amont de Saint-Saturnin-lès-Avignon. Arrivé au niveau du partiteur d’Eyguilles, près du Lycée Professionnel de Vedène, le canal se subdivise en deux bras. Le premier, long de 11 kilomètres, traverse Le Pontet et, via Réalpanier et le Pont des Deux Eaux, rejoint Avignon où il pénètre par la Tour du Saint-Esprit ou Tour de la Sorguette7. Le canal se jette ensuite souterrainement dans le Rhône sud des allées de l’Oulle, près de la Porte Saint-Dominique. Le second, d’une longueur de 4 km, traverse la ville de Sorgues avant de se déverser dans l’Ouvèze au niveau du quartier de Pontillac35.

Article détaillé : Canal de Vaucluse.
 

La rue des roues

C'est le nom que donne tous les Avignonnais à cette artère où coule la Sorgue tant la mémoire collective a gardé le souvenir des 23 roues à aubes qui y furent en activité. Entre le XVe siècle et le XIXe siècle, elles fournirent en énergie toute une industrie textile liée à la soie et à la laine. Son nom récent de rue des Teinturiers est dû à l'installation de cette profession qui utilisait l'eau pure de la Sorgue pour laver ses étoffes.

Article détaillé : Rue des Teinturiers (Avignon).

 

 

Crue de la Sorgue le

 

Les inondations

Elles restent exceptionnelles tant par la géographie du bassin des Sorgues que par le régime de la rivière et de ses bras. Il existe toutefois diverses occasions ou l'on peut parler d'inondations pour la Sorgue. Ce sont des montées des eaux de type fluvial, avec des vitesses d'écoulement faibles qui mettent plus en danger les biens que les personnes. Elles se différencient totalement des crues de type torrentiel qui affectent les autres rivières méditerranéennes.

Économie

Les communes ont confié la gestion de ce cours d'eau non domanial à trois syndicats de rivière locaux, qui sont fédérés au sein du Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues.

Tourisme, sports et festivités

 
Kayakistes sur la Sorgue
 
Course de nego-chins (Les Noie-Chiens

Actuellement, sur la rivière se développe de nombreuses activités sportives, touristiques et artistiques. Sur son parcours, surtout vers ses débuts, l'on trouve plusieurs centres de canoë-kayak. L'embarcation traditionnelle des pêcheurs des Sorgues a profité, quant à elle, de ce renouveau. Des circuits de découverte sont régulièrement organisés et, pour les passionnés, chaque année, est même organisé un championnat du monde.

Article détaillé : Nègo chin.

Chaque année, au mois de juillet, lors de la fête votive, les l'Islois organisent un corso nautique sur la Sorgue, le long des quais.

 

Ouvrages hydrauliques

Historiquement, il y avait de nombreuses roues à aubes pour les minoteries, les usines à garance et les moulins à papier sur son trajet.

 

De nos jours, sur son parcours, on dénombre plus d'une centaine d’ouvrages hydrauliques. Leur usage peut aller de l'irrigation à l'alimentation d'une centrale hydro-électrique, les plus importants ont un rôle structurant pour la rivière.

 

Faune et flore

 

 
Cingle plongeur

 

Parmi la faune, l'on trouve poissons (carpes, ombles, truites, brochets…), castors, cent cinquante-huit espèces d'oiseaux dont le martin-pêcheur d’Europe, le cincle plongeur, le percnoptère d'Égypte, des rapaces forestiers, etc. et une grande variété d'insectes terrestres et aquatiques.

 

La végétation, le long des rives, est atypique en région méditerranéenne. Cette ripisylve, grâce au débit important de la rivière, présente une croissance rapide jointe à une grande variété des espèces et des essences. Le long des berges, l'on trouve : l’aulne glutineux, le frêne oxyphile, l'orme, le peuplier blanc et le peuplier noir, les saules blancs, cendrés et pourpres, le noyer, le chêne pédonculé et le noisetier. Cette variété arbustive n'est rencontrée, généralement, qu'à des latitudes plus élevées. Si elle existe ici c'est que l'importance de la résurgence amortit les variations climatiques extrêmes (orages/sécheresse) et permet la croissance d'essences à « bois durs » comme ormes, frênes et aulnes.

 

Dans le lit se trouvent diverses variétés de plantes aquatiques dont la berle (berula eructa), l'ache nodiflore (apium nodiflorum), le potamot pectiné (potamogeton pectinatus) et la renoncule aquatique (ranunculus flutantis.Le cas du platane

 

Le cas du Platane

Par sa présence massive, c'est la plus importante essence « artificielle » des berges des différentes Sorgues. Il est aujourd'hui atteint par le chancre coloré, un champignon qui attaque les platanes locaux et qui est apparu pour la première fois à Marseille, en 1944, lors du débarquement de Provence, à partir des caisses de munitions venues des États-Unis, dont le bois transportait ce champignon.

 

Provoquant une maladie jusqu'à maintenant incurable, le chancre coloré est apparu dans le bassin des Sorgues au tout début des années 1980. De progression lente, il a été apporté par des engins de terrassement et une première campagne d'abattage des arbres atteints fut entreprise en 1985 à Bédarrides, Monteux et Entraigues-sur-la-Sorgue. Elle ne fut pas suffisante puisque depuis 1998, le Syndicat mixte a dû faire abattre 15 000 platanes infectés au rythme de 1 500 à 2 000 par an.

 

Cette hécatombe a contraint à mettre en place une politique de reboisement très différenciée selon les milieux. En milieu rural, le choix s'est porté sur une régénération naturelle des espèces. Cela a permis de voir se développer une grande diversité d'essences et d'assister à la croissance rapide d'une nouvelle végétation. En milieu urbain c'est le reboisement qui a été choisi permettant une revégétalisation plus rapide et sélective.

Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse

Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse

La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre

La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre

Sorgue de Velleron

Ce bras, entre le partage des eaux et Velleron, se subdivise en Sorgue du Pont de la Sable, puis en Sorgue du Moulin-Joseph qui communique avec la Sorgue de Velleron par la Sorgue du Travers. Après Velleron, nouvelle subdivision avec le canal de Ginestou qui encercle le canal du Moulin de la Ville. Un peu en amont du Pont de l'Avocat, la Sorgue de la Faible, se dirige vers la Sorgue d'Entraigues qu'elle rejoint à Trévouze.

Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat

Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat

Nègo chin

Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

Petit bateau à fond plat utilisé principalement par les pêcheurs sur les rivières du sud est de la France.
C’est une embarcation légère, rapide et maniable.

Étymologie

Du Provençal, Nègo = noyer et Chin = chien, cette appellation fait référence au caractère peu stable de l’embarcation.

 

Description

Il est généralement composé d’un fond de trois planches et d’une planche pour chaque côté.
Il est manœuvré à l’aide d’un long bâton appelé partego, en général en noisetier ou saule rouge, dont la pointe est ferrée.
A la proue du nègo chin se trouve un tuerto, trou par lequel les utilisateurs plantent la perche au fond pour immobiliser l’embarcation.

 

Tourisme

Anciennement utilisés par les pêcheurs, les nègo chin n’ont plus aujourd’hui qu’une fonction touristique et pittoresque.

Un grand marché flottant se déroule chaque année à L'Isle-sur-la-Sorgue le premier dimanche du mois d’août. À cette occasion, les marchands prennent place dans les nègo chin. De nombreux touristes viennent en ville pour voir cette attraction.

À la fin du marché flottant, les nègo chin se réunissent et tous les participants chante la Coupo Santo.

 

Chaque troisième dimanche de Juillet, la confrérie des « Pescaïre Lilen » fait également une démonstration de pêche. Lors de cette manifestation, ils utilisent les anciens instruments de pêche, aujourd’hui interdits. Le poisson pêché est ensuite béni par le curé.

Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue
Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue
Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
commenter cet article
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:09

 

Saignon, superbe village, situé à 6 Kms au Sud-Est d'Apt, un vrai bijou que nous avons visité le lundi 9 février. Depuis la veille la pluie avait cessé enfin et nous allions avoir du soleil durant les trois semaines restantes. Saignon est un village belvédère magnifiquement adossé à un rocher; vue superbe sur la vallée d'Apt

SAIGNON - 84400 - Vaucluse - Luberon

Village d'environ 1200 habitants

Présentation :

Le nom du village vient du latin signum qui signifie « le signe ».
Mentionné "Sagnione" au 10ème siècle.
Co-seigneurie des Simiane et des évêques d'Apt qui cédèrent successivement leurs droits sur Saignon au comte de Provence. Sous François Ier, il semble que le village fut racheté par ses habitants après la vente de la seigneurie. Pendant les guerres de Religion, les protestants s'emparèrent du château. Saignon fut de tous temps une place forte importante, qui commandait l'accès au pays d'Apt.

Saignon est situé sur le flanc nord du Grand Luberon, entre Apt et Auribeau. Saignon, un des plus pittoresques villages anciens du Luberon, adossé à un puissant éperon rocheux (qui surplombe la ville d'Apt).
Panorama semi-circulaire permettant de voir le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, le sud des Alpes de Haute-Provence.Festival de Cinéma François Morénas du 15 juillet au 15 août.
Vie de village importante et conviviale : commerces, restaurants, galeries, ...

Situation géographique :

Saignon est situé sur le flanc nord du Grand Luberon, entre Apt et Auribeau.
Saignon, est un lieu de vacances pour la visite des villages du Luberon

 

Histoirenew 090721174732 75

Préhistoire et antiquité

Les Gallo-Romains d’Apta Julia font de ce site, dominé par son rocher, l'un de leurs lieux de villégiature. Sur le «Mont Flavien» sont construites de nombreuses villae dont la Villa Obaga, où ont été exhumés des autels consacrés à Bacchus, Mercure et Mithra ainsi que l’épigraphe à la gloire du quatrovir Valerius Fronton.

À la même époque, au cours du IIe siècle, le site de la Molière, au sommet d’une butte dominant le Calavon, est occupé par un vicus gallo-romain. Une nécropole y a été mise à jour avec quatre sépultures à incinération dont les cendres étaient contenues dans des amphores avec un abondant mobilier funéraire dont maints objets en verre.

Le site des Tourettes, fouillé par Dominique Carru et son équipe, a permis de dégager les ruines d’une villa gallo-romaine essentiellement consacrée à la production d’huile et de vin. Elle fut détruite par une horde barbare vers l’an 275 de notre ère].saignon-1

Moyen Âge

Blason des Simiane
Blason des Agoult

Au IXe siècle, ce territoire, comme la quasi-totalité de ceux du « Pagus Aptensis », appartient au noble Robert, l’arrière-grand-père de dom Maïeul de Cluny. Un siècle plus tard, il est le fief de Robert II et Farald II Varacon, fils de Raynouard Ier de Saignon. Ils le rétrocèdent à leur cousin Humbert de Caseneuve. Au cours des générations, cette famille, qui va donner les branches cousines des Agoult-Simiane, se partage cette possession avec sa parentèle les Bot et les Gondon.

Dès 976, est édifié sur le rocher un premier castrum au XIe et XIIe siècles, sous les épiscopats d’Alfant et de Laugier d’Agoult, il est remplacé par trois forts, clefs de la défense d’Apt : ces trois castri avaient pour nom Crugière, Méjean et la Roche.

L’abbaye Saint-Eusèbe est prospère, et compte 21 prieurés et églises dans sa dépendance en 1154.

Bas Moyen Âge

Le rocher où se trouvaient les châteaux de Crugières, Méjeau et la Roche

Au XIIIe siècle, ces trois châteaux vont être la cause d’un conflit entre les Simiane et l'Église d’Apt. Il éclate, en 1245, entre l’évêque Guillaume Centullion et Bertrand-Rambaud de Simiane qui s’empare du rocher et rase les fortifications. Ce qui lui vaut d'être excommunié.

La famille s’interpose. Bertrand de Bot obtient un compromis, le 2 juillet 1248, les Simiane renoncent à contester la suzeraineté de l’Église d’Apt sur le rocher et Bertrand-Rambaud voit son excommunication levée par le nouvel évêque Geoffroy de Dalmas.

Calmées, les deux parties vont inféoder Saignon à de multiples co-seigneurs, on en comptera jusqu’à quarante au cours du XIVe siècle. La reine Jeanne, en 1345, récupère l’ensemble du fief à son profit.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Saignon fait partie des premières à se rallier au parti angevin.

Renaissance

Porte des remparts à Saignon
Courtine illuminée

Peu après la mort du Roi René, le roi de France, Louis XI capte à son profit le comté de Provence. Les familles de la vieille noblesse provençale représentées par Foulque d’Agoult, René de Castellane et Jean de Pontevès, refusant cette main mise, font appel à René II de Lorraine, le petit-fils du défunt. En mars 1481, une partie des troupes du prétendant, conduite par Tinteville, s’installe à Saignon et à Apt.

Pour réduire la rébellion, Louis XI dépêche 18 000 hommes sous le commandement de Galeotti. La répression se déchaîne dans les Alpes provençales, mais par politique, Saignon et Apt sont amnistiés au cours du mois de septembre.

Cette lutte était prémonitoire pour préserver les libertés communales, puisque par deux fois au XVIe siècle, les Saignonnais sont obligés de les monnayer à François Ier et à Henri III qui voulaient les inféoder. Leurs droits sont rachetés 500 écus en 1526 et 300 écus en 1596.

Dans cette période d’intégration difficile, en 1503, les magistrats de Saignon mettent en place un règlement de police des vignes et des champs. Pour lutter contre les vols de nuit, l’amende infligée au contrevenant fut doublée. En 1562, à la demande du Conseil de Ville d'Apt, la cité accueille une garnison de cavalerie censée devoir lutter contre les religionnaires qui tiennent Sivergues et le fort de Buoux. Les cavaliers sont licenciés au bout de trois jours car ils avaient exigé que chaque paire de jours leur soient livrés « douze poules, six moutons, quatre perdrix et deux tonneaux de vin ».

Époque moderne

Georges et sa sœur Madeleine de Scudéry, séjournent au château de Valcroissant entre 1630 et 1640. Là, ils se lient d'amitié avec les Rémerville qui habitent le château voisin de Saint-Quentin. Cette relation permettra à Joseph-François de Rémerville, jeune militaire à Paris, d'être reçu dans le salon de la Grande Précieuse.

Époque contemporaine

La gare de Saignon au début du XXe siècle

Jusqu'au début du XXe siècle, au hameau de Saint-Quentin, était exploitée une mine de soufre. Elle fut remise en activité lors de la Seconde Guerre mondiale pour fournir la viticulture en sulfate de cuivre[7].

  Toponymie

 

Il existe deux hypothèses. La première est que ce nom provient d’un homme latin dénommé Sanius qui semble s’être transmis jusqu’au haut Moyen Âge. En effet une charte du Cartulaire de l'Église d’Apt datée de 906 est signée par un Ansegnone (En’ Segnone)[16].

La seconde explique que ce nom vient du latin signum qui signifie « le signe ».[réf. nécessaire] L'énorme rocher à la pointe du village, et qui surplombe la ville d'Apt, servait en effet de lieu de signalisation par les feux qui y étaient allumés pour communiquer de loin en loin entre populations gauloises avant l'invasion romaine (la ville d'Apt fut fondée en 50 avant J.-C.).


Sur cette carte à 3cms au Sud d'Apt, la capitale du LuberonSaignon025.jpgcnew 090721175450 78new 090721175224 79Et dans le fond, le Ventoux comme de bien entendunew 090721151218 76bnew 090721144417 53L'intérieur du Villagenew 090721144537 38xxnew 090721144744 54bbnew 090721145109 69Place de la Fontaine new 090721145153 55L'auberge du Presbytèrenew 090721150538 45new 090721150506 61new 090721145245 69Le rez-de-chaussée de l'aubergenew 090721150209 40new 090721150118 76caA l'étage de l'aubergenew 090721145315 52new 090721145349 5ccnew 090721145510 58new 090721145541 12ccnew 090721145614 47La vue de l'étageL'Eglise de Saignonnew 090721145646 47new 090721145749 91new 090721145827 20new 090721145906 22A nouveau le Ventouxnew 090721151110 68L'Eglisenew 090721173529 88

new 090721173717 86LA MAIRIE face à l'Eglisenew 090721173806 93new 090721173858 28new 090721173941 100

 

 

 

LA MONTEE VERS LE CHÄTEAU ET LE CHATEAU

  new 090721150618 57new 090721150656 78new 090721150731 75new 090721150850 71new 090721150919 71new 090721150949 10

Oui  des hauteurs de Saignon, après la longue montée vers le château, j'ai pu capter le sommet enneigé du Ventoux avec son observatoire grâce à mon zoom bien entendu. De plateau, on a une vue superbe et circulaire, pas seulement sur lei Mont Ventoux, mais aussi sur  les "Monts de Vaucluse", la Chaîne du Luberon, La montagne de Lure, les Alpes de Haute Provence, et toute la vallée d'APTnew 090721151150 40new 090721151110 68gnew 090721151040 11new 090721151253 41new 090721151528 7ccnew 090721151608 74

 

new 090721151652 19

new 090721151725 86cnew 090721151801 100new 090721172720 44new 090721172756 93v

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans LUBERON
commenter cet article
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:07

Simiane-la-Rotonde, nous la découvrons le mardi 10 Février 2009 et comme on peut le voir, il continue à faire soleil. C'est un autre bijou que Simiane (540 hab.), située dans le Département des Alpes de Haute Provence, entre le pays de Forcalquier et le Luberon.

Classé "cité de caractère", le village posède un riche patrimoine historique et nous fait découvrir de très belles curiosités architecturales qui datent du Moyen-âge et de la Renaissance.

 

Du château fort de la famille seigneuriale des Simiane-Agoult, il reste aujourd'hui, la rotonde du XIIe siècle, qui domine le village du sommet de sa butte. Restaurée depuis peu, elle accueille tous les étés, un festival de musique ancienne

 

 

En vous promenant dans les rues du village, vous croiserez de belles façades, des portes sculptées des  16e et 17e siècles et des fenêtres délicatement ouvragées. Aussi quelques grandes demeures et hôtels particuliers.

 

Ainsi que de superbes halles couvertes datant du XVIe siècle, avec une vue immense sur le pays de Forcalquier. Des jardins et es terrasses ont été aménagés aux abords de certaines ruelles et vous permettront d'apprécier de magnifiques panoramas sur les champs bleus de lavandeSimiane-la-Rotonde,-Février 2009-La Rotonde

DSCN0233.JPGDSCN0236.JPGDSCN0240.JPGDSCN0246.JPGgnew 090722154515 79gnnnew 090722154549 36vnew 090722154631 37

 

Simiane-la-Rotonde est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Simianais.

Simiane a reçu le label « village et cité de caractère ».

magnify-clip.png
Simiane-la-Rotonde et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
220px-Simiane-la-Rotonde_-_vue.JPG
magnify-clip.png
Vue d'ensemble du village

 

Simiane-la-Rotonde est situé à 630 m d’altitude  sur les plateaux des Monts de Vaucluse, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, à la frontière du Vaucluse.

Les communes limitrophes de Simiane-la-Rotonde sont Revest-du-Bion, Montsalier, Banon, Vachères, Oppedette, Viens, Gignac, Rustrel, Lagarde-d'Apt et Saint-Christol (ces quatre dernières communes sont situées dans le département duVaucluse).

Villes les plus proches : Apt (84), Sault (84), Forcalquier (04) et Manosque (04).

Géologie

 

La commune, dans sa partie occidentale est située sur un substrat de couches de calcaires à faciès urgonien (Crétacé). Ce calcaire se présente selon un modelé karstique avec lapiaz, avens et dolines. Il est associé à des couches sédimentaires du Bédoulien et de calcarénites du Barrémien (Secondaire), recouvert par des colluvions et alluvions siliceuses et des argiles de décalcification du Quaternaire].

Ce plateau calcaire, percé d'avens, est un énorme bassin aquifère qui va de la Montagne de Lure jusqu’au Mont-Ventoux. Les rivières souterraines du Plateau alimentent la résurgence de Fontaine-de-Vaucluse. On a recensé plus de deux cents gouffres ou avens aux ouvertures parfois très étroites et difficilement repérables.

Relief

Le territoire de la commune est un plateau entaillé par les gorges de Vaumale. Il présente de nombreux avens.

Hydrographie

La commune de Simiane est traversée par le Calavon, la Riaille, ainsi que par le ravin de la Prée.

Environnement

La commune compte 3 143 ha de bois et forêts, soit 46 % de sa superficie.

220px-Fagus_sylvatica11.JPEG
magnify-clip.png
Hêtre

Flore

Sur le plateau d'Albion, et donc sur le territoire de la commune, la flore et les espèces arbustives sont de type montagnard ou supra-méditerranéen et oro-méditerranéen. La sylve est composée de chêne pubescent, chêne sessile, hêtre, tremble, bouleau, pin sylvestre, pin maritime, genêt à balais, bruyère callune et châtaignier.

On rencontre aussi sous forme de landes ou de garrigues la bugrane striée, le brome dressé, le thym, le genêt cendré et la lavande à feuilles étroites. Plus spécifiques des champs, des talus ou des dolines se multiplient la gagée des champs, l'ophioglosse des marais, la danthonie des Alpes, la Ventenatée douteuse et le ciste à feuilles de laurier.

Plus rares, mais spécifiques au plateau, on trouve l'adonis flamme, l'aspérule des champs, la Caméline à petits fruits, le gaillet à trois pointes, le Grand polycnémum, le buplèvre à feuilles rondes, la nielle des blés, l'androsace à grand calice et la vachère d'Espagne (en).

Champignons

Liées à une ou quelques espèces d'arbre, les champignons abondent, en saison, sur le plateau. On y trouve, le lactaire délicieux, dit pinin, le lactaire sanguin (Lacterius sanguifluus), dit sanguin, les bolets dont le cèpe tête-de-nègre, les chanterelles dont la girolle (Cantharellus cibarius), sans oublier le pied-de-mouton, (Hydnum repandum) et surtout le petit gris ou griset du Ventoux (Tricholoma myomyces).

Faune[modifier | modifier le code]

220px-Woodcock_earthworm.jpg
magnify-clip.png
Bécasse des bois
220px-Running_hare.jpg
magnify-clip.png
Lièvre

On trouve des insectes dont les plus caractéristiques sont le grand capricorne, la lucane cerf-volant et l'écaille chinée, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, et un batracien le pélodyte ponctué.

De nombreux oiseaux nichent sur plateau dont les pies grièches (pie-grièche à tête rousse, pie-grièche écorcheur, pie-grièche méridionale, pie-grièche à poitrine rose), les bruants (bruant fou, bruant ortolan, bruant proyer). S'y ajoutent des granivores (caille des blés, moineau soulcie), des insectivores (fauvette orphée, guêpier d'Europe, huppe fasciée, œdicnème criard, pic épeichette, râle des genêts, torcol fourmilier) et des espèces omnivores (cochevis huppé, bécasse des bois, outarde canepetière).

En plus de ces espèces, on retrouve nombre de rapaces diurnes prédateur de la faune locale d'une part, tels que le circaète Jean-le-blanc, le busard cendré, l'aigle royal, l'aigle botté, l'autour des palombes, le faucon hobereau et la bondrée apivore, ou nocturnes d'autre part, comme le petit-duc scops, le grand-duc d'Europe, la chouette chevêche et la chouette de Tengmalm,

Se rencontrent aussi fréquemment des grands et petits mammifères tels que le cerf élaphe, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. Il est à signaler la présence de chauves-souris, espèce prédatrice et nocturne (grand rhinolophe, petit rhinolophe, noctule de Leisler.

Transports

 

La commune de Simiane-la-Rotonde est desservie par la route départementale RD 51, entre Gignac, dans le Vaucluse et Banon, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Hameaux et lieux-dits

220px-Hameau_de_Carniol.jpg
magnify-clip.png
 

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au XIe siècle (castri Simianæ), dérive du gentilice romain Simius, augmenté du suffixe -ana, ce qui signifie domaine de Simius. Le nom propre Simius provient probablement du nom commun simius, singe, d’où le « domaine du singe ». La commune s’appelle Simiane-la-Rotonde depuis 1954. Elle se nomme Simiana-la-Rotonda en provençal selon la norme classique et Simiano-la-Routoundo selon la norme mistralienne.

L’ancienne commune de Carniol, actuellement un village (ecclesia de Carnihols, cité en 1274), voit son nom formé sur la racine préceltique très répandue *Kar-.

Le nom de l’ancienne commune de Valsaintes (apparu dans les chartes en 1248, Vallis Sancta) désigne une vallée consacrée aux saintes.

Les hameaux de Cheyran et du Haut de Cheyran rappellent le nom d’un ancien propriétaire de domaine, Carius].

HISTOIRE

Préhistoire  

Au Paléolithique, différents sites sont fréquentés : les Ribbes, le Saut-du-Loup et Piparoux, le Mazet (Levallois et micoquien). Le Vieux-Carniol est aussi fréquenté au Néolithique, puis à l’âge du fer. On peut aussi citer l’abri du Saut du Moine pour le mésolithique, les sites du Collet-Saint-Marc, des Taillades (Valsaintes) et de Bidousse et la Cabane (Carniol) pour le chalcolithique.

 

Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines de Vachères et Oppedette, est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis .

Antiquité  

 

Sur l’actuelle commune de nombreux ferriers, on a trouvé des traces d’exploitation antique puis médiévale du fer (l’Aramelle, la Ferrière. Près des gorges de Vaumale, a été retrouvée une petite inscription attestant du culte de la foudre, sur un lieu qu'elle avait frappé . En effet, la foudre était considérée comme un phénomène surnaturel, expression du pouvoir d'une divinité (Jupiter ou Taranis). Le sol ainsi touché devenait sacré, isolé du monde profane par une petite enceinte cylindrique (le puteal) et signalé par une inscription . Ce rituel est courant dans une région où la foudre est fréquente, et à une époque où elle est considérée comme à la fois destructrice, et porteuse de vie (car accompagnée de pluie bénéfique à l'agriculture) ; Marcel Le Glay considère que le rituel visait ainsi à conserver avec soi une force bénéfique .

Le site du village est situé sur le cheminement d'une contrevoie de l'ancienne voie Domitienne reliant Sisteron à Apt. Un oppidum se trouvait à 400 m du village de Carniol (Terres Longues).

Moyen Âge 

 

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire.

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes dans le premier tiers du XIe siècle (Simiana). Il s’agit alors d’un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Au Moyen Âge, plusieurs des seigneurs de Simiane se font remarquer. D'abord lors de la première croisade auprès de Godefroy de Bouillon, ensuite par le contrôle d'autres lieux des environs (dont le village de Gordes, le pays d'Apt et le pays de Sault).

Au retour de la première croisade, la Rotonde (donjon de l'ancien château médiéval de Simiane-Agoult) est édifiée.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré, la chapelle castrale, et deux églises rurales (toutes disparues), et perçoit les revenus de ces quatre établissements.

L’abbaye Notre-Dame de Valsaintes est fondée en 1188 (Vallis Sancta) grâce au don à l’abbaye de Silvacane de la seigneurie de Boulinette par les seigneurs de Simiane. Selon certains auteurs, il peut s’agir d’une refondation. Un village s’installe sous sa protection. Les moines abandonnent le monastère en 1425 et la communauté est complètement dépeuplée en 1471.

La communauté de Carniol, citée en 1274 (Carnihols), dépendait de Valsaintes. Ruinée au moment de la guerre de Cent Ans, le village est inhabité au dénombrement de 1471, puis repeuplé par son seigneur, l’abbé de Valsaintes, au XVIe siècle. En 1765, il comptait 75 habitants.

En 1383, l’abbaye de Valsaintes concède une bastide pour la création d’une verrerie à Aiguebelle (ancienne commune de Valsaintes), qui donne par la suite lieu à un ensemble de verriers de Sault à la montagne de Lure. Deux bois étaient concédés avec la bastide, pour alimenter les fours. À partir du XVIe siècle, la verrerie évolue vers la verrerie d’art, avant de décliner et de produire du verre de mauvaise qualité au XIXe siècle

La communauté de Simiane relevait de la viguerie d’Apt, et celles de Carniol et Valsaintes de la viguerie de Forcalquier.

Période moderne

 

À la Renaissance, le village prospère, notamment grâce aux nombreuses verreries (la première est créée au XIVe siècle) dont la production est distribuée sur la Provence entière jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'abbaye, qui est abandonnée depuis XIVe siècle, est réoccupée après 1540. Entretemps, ses possessions avaient été attribuées à l’abbaye de Silvacane. En 1657, l’abbaye déménage à Boulinette, ancien château des abbés qui est restauré à cette époque. L’abbaye disparaît à la Révolution. Le village compte 54 habitants en 1765.

Durant la Révolution, les communes de Simiane et de Carniol comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792.

Période contemporaine

 

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 11 habitants de Simiane sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie (et aucun à Carniol ou Valsaintes.

 

Comme de nombreuses communes du département, Simiane se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants . La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve . Les communes de Carniol et Valsaintes n’ont jamais, jusqu’aux lois Ferry, pourvu à l’instruction de leurs enfants .

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un bombardier Wellington s'est écrasé au hameau de Chavon. Cela eut lieu le 10 mai 1944 à deux heures du matin, alors que l'avion revenait d'une mission de bombardement sur Valence (Drôme), où il avait été gravement touché par un tir d'artillerie anti-aérienne. En hommage aux cinq aviateurs de la RAF qui ont péri brûlés vifs, une stèle a été érigée et une sculpture a été réalisée par Éric Deschamps avec les restes de l'avion calciné. À cet endroit, appelé la combe de l'avion, on peut lire les noms des aviateurs qui furent inhumés dans la journée, et ceux des sept résistants de la section atterrissage parachutage de Simiane qui étaient chargés cette nuit-là de la réception au sol d'un parachutage, et dont les feux de balisage ont pu être confondus par l'équipage avec ceux d'un terrain d'atterrissage. En septembre 1944, leurs dépouilles ont été transférées par la Royal Air Force au cimetière de Mazargues, à Marseille . Depuis 2002, les noms des aviateurs britanniques figurent également sur une plaque près du monument aux morts du village .

 

 

En 1974, la commune fusionne avec celles de Carniol et de Valsaintes .

 

Le plateau d'Albion assez proche, de par son ancienne affectation militaire (silos à missiles nucléaires) est en partie responsable du faible développement de ce secteur. La proximité du Luberon et l'abandon du site de Saint-Christol (plateau d'Albion) par les militaires ont permis un petit essor touristique.

H

220px-Simiane_la_Rotonde_-_Mairie.JPG
magnify-clip.png
Mairie de Simiane la Rotonde
       
         
         
         
         
         
         
         
         

Lhistoire démographique ancienne de Valsaintes est similaire à celle de Carniol : après la saignée du XIVe siècle, qui détruit entièrement la communauté, elle est reconstituée après la fin de la guerre de Cent Ans, et connaît un long mouvement de croissance jusqu’au XIXe siècle. Les années 1830 sont celles d’une courte apogée, autour de 100 habitants ; dès les années 1840 commence un mouvement de diminution. Cette diminution est lente et de longue durée : c’est seulement à la fin du siècle que la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population de 1836 . La baisse s’est poursuivie jusqu’aux années 1970, avec cependant une courte reprise dans les années 1930, et a poussé à la fusion de Valsaintes avec Simiane-la-Rotonde en 1974.

Équipements et services[

Transports urbains et interurbains

Une ligne de bus relie Simiane-la-Rotonde à Banon le mardi matin.

Les gares SNCF les plus proches sont Manosque-Gréoux-les-Bains et à La Brillanne-Oraison. Pour les liaisons aériennes, les aéroports et aérodrome se trouvent à Avignon, Marignane et Gap.

Enseignement 

La commune est dotée d’une école primaire[58].

Sports 

Il n'y a pas d'activité sportive organisée ou fédérée à Simiane. Le boulodrome le plus proche se trouve à Banon.

Santé 

La ville la plus proche (23 km) et la mieux équipée est Apt qui possède un hôpital local  et aussi deux laboratoires d'analyses médicales. Et un cabinet de radiologie.

Économie 

Agriculture

220px-R%C3%A9serve_d%27eau_pr%C3%A8s_de_
magnify-clip.png
Retenue collinaire à Simiane.
220px-Paysage_pr%C3%A8s_de_Simiane_la_Ro
magnify-clip.png
Polyculture.

Sur la commune se trouve la coopérative la Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence (SCA3P) fondée en 1979. C'est la plus importante de France, avec ses 330 adhérents qui exploitent 5 000 hectares de lavande et 15 000 de lavandin soit 90 % de la production mondiale de lavandin. Avec plus de 420 tonnes d'huiles essentielles distillées, la coopérative produit au niveau national 34 % d'huile essentielle de lavande fine et 40 % d'huile essentielle de lavandin. Elle commercialise aussi les huiles essentielles de sauge sclarée, sauge officinale, menthe poivrée, hysope et estragon

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes] dont la production bénéficie des AOC (AOC) huile d'olive de Provence et l'huile d'olive de Haute-Provence.

La commune produit aussi l’AOC banon.

La vigne, composante de la triade méditerranéenne est présente anciennement à Simiane-la-Rotonde. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectare de vigne produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, une petite quantité étant commercialisée sur le marché régional. Actuellement, les surfaces exploitées sont réduite à quelques hectares.

Activités tertiaires

Un point d'accueil touristique se trouve au château de Simiane[65].

Outre la Coopérative des plantes à parfum et un laboratoire d'huile essentielle il y a sur la commune un producteur de fromages de chèvre, une boulangerie-pâtisserie, une alimentation, une librairie, un producteur de rosiers, un fabricant de produits d’épicerie, un atelier de poterie, des artisans.

220px-Clocher_%281585%29_%C3%A0_Simiane_
magnify-clip.png
Clocher Renaissance de l'église de Simiane

 

Cultes

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure qui comprend 18 communes. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[67].

Environnement et recyclage

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Pays de Banon.

Festival

Simiane depuis 1982 organise chaque année un Festival international de musique ancienne qui se déroule dans le cadre de la Rotonde

Lieux et monumentsx

220px-Simiane_La_Rotande.jpg
magnify-clip.png
La rotonde : extérieur
220px-Simiane_La_Rotonde_-_Castle_Tower_
magnify-clip.png
La rotonde : Détail de l'intérieur

Château des Agoul 

 

Le château qui domine le village, date de la fin du XIIe siècle pour ses éléments les plus anciens. Un château existait déjà à cet emplacement en 1031.

Il est connu pour la rotonde dodécagonale irrégulière de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, qui donne son nom au village. Extérieurement, elle est de forme pyramidale, plus régulière du côté sud-ouest, qui fait face au village, que du côté nord-est. Intérieurement, c’est une vaste salle, à l’appareillage très soigné.

 

Les murs sont ornés d’arcatures aveugles, dans lesquelles logent dix niches, avec voussures à double tore . Les piliers qui soutiennent la voûte sont encadrés de colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux et de visages humains. La salle n’est ouverte que par quatre soupiraux . La rotonde, primitivement couverte d’un dôme aplati, porte désormais une plate-forme fortifiée, ce qui permet à Raymond Collier de dater la crypte du début du XIIe siècle, les travaux de la chapelle durant tout le siècle et une partie du XIIIe, la terrasse et les fortifications étant postérieures .

 

L’hypothèse la plus répandue est celle de la chapelle castrale, construite sur une crypte abritant le tombeau de Raimbaud d’Agoult, qui participa à la première croisade et mourut en 1113 . Guy Barruol l’interprète comme un donjon .

 

Cette chapelle est classée monument historique depuis 1862, les autres éléments sont inscrits ou classés progressivement jusqu’en 2000 . La façade principale est restaurée en 1875 , d’importants travaux portant sur l’étanchéité et l’appareillage ont été réalisés en 1979-1980 .

 

Il subsiste encore du château le corps de logis, qui communique avec la rotonde, une tour, le mur d’enceinte. Dans le corps de logis, se trouve une vaste salle voûtée en plein cintre, du XIIIe siècle. Les façades, et notamment les fenêtres, ont été refaites à la Renaissance.

 

Art religieux

 

L’église paroissiale est placée sous le vocable de Saint-Pierre et le patronage de sainte Victoire. Ancien prieuré de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, elle date du XVIe (selon les monuments historiques et l’Atlas historique) ou du XVIIe siècle (Raymond Collier)[77]. La perfection de l’appareillage permet d’exclure que ce soit une main-d’œuvre locale qui y ait travaillé. La nef, longue de trois travées, et bordée de deux bas-côtés, ce qui est exceptionnel pour la région, débouche dans un chœur pentagonal. La voûte, sous croisée d’ogives, retombe sur des piles cruciformes. Elle a été restaurée par le père Corriol, dans les années 1920, et c’est une des plus belles églises de Haute-Provence[78]. Elle est classée monument historique.

  • clocher isolé (église Saint-Jean disparue)
  • à Carniol, église Saint-Vincent (romane du XVIe)

Le château de Boulinette, appartenant aux abbés de Valsaintes (XVIIIe siècle, a été transformé en Abbaye Notre-Dame de Valsaintes au XVIIe siècle. Les ruines du cloître et des bâtiments conventuels, ainsi que l’église située au premier étage du château, ont été restaurées à partir de 1996.

La chapelle Saint-Marc à l’Abbadié (premier site de l’abbaye) date du XIIe siècle ; il en reste le chœur et les murs de la nef. Le chœur sert de cellier.

Au Cheyran, la chapelle Saint-Joseph date de 1779. Elle possède une Adoration des Mages du XVIIe siècle de style archaïque.

La chapelle Notre-Dame de Pitié date de la deuxième moitié du XVIe siècle ; la chapelle Sainte-Victoire, au sud-ouest du village, succède à une fondation plus ancienne. En 1920, on commence sa reconstruction sans la finir. Elle est construite sur une grotte qui a pu servir d’ermitage.

Architecture militaire

  • Tour de Valsaintes
  • Château de la Boulinette (XVIIe siècle)
  • Restes des remparts, portes fortifiées (3, dont 2 tardives[82])

Architecture civile

220px-Simiane_-_Halle.JPG
magnify-clip.png
Halles couvertes du XVIe siècle

Habitat traditionnel

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Personnalités liées à la commune

V

new 090722154719 100vnew 090722154805 4vnew 090722154844 71bnew 090722155452 36bnew 090722155529 93nnew 090722155620 25La Librairienew 090722155654 18vnew 090722155732 20vLa montée vers le châteaunew 090722155816 88cnew 090722155853 41bnew 090722155927 93bnew 090722160149 68bnew 090722160050 50bnew 090722160230 86bnew 090722160313 57bnew 090722160357 71vnew 090722160430 63bnew 090722160959 49xnew 090722161035 72bnew 090722161113 38cnew 090722161241 35cnew 090722161323 10xnew 090722161406 6vnew 090722161442 47bnew 090722161514 27bnew 090722161704 91bnew 090722161821 14La ROTONDE de SIMIANEnew 090722161904 52cnew 090722161941 100bnew 090722162015 62vnew 090722162055 43

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans LUBERON
commenter cet article