Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
 


LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


POUR TRADUIRE MON TEXTE DN ALLEMAND OU EN ANGLAIS CLIQUEZ CI-DESSOUS

 

Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

<a href=

Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

<a href=

  

J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

Articles Récents

  • https://t.co/qDedZTqZrS
    https://t.co/qDedZTqZrS Christian Vancau (@VancauChristian) June 25, 2017 Christian Vancau shared a memory.
  • Interview de Catherine Camus à propos du "Premier Homme"
    Cet interview de Catherine Camus a été réalisé à Londres, en octobre 1995, à l'hôtel Brasil, par Russell Wilkinson, Editeur de "Le Premier Homme" qui va être publié en anglais, 30 ans après la mort de Camus. Il s'agit bien du manuscrit inédit découvert...
  • "Monsieur le Président, devenez Camusien" Michel...
    "Monsieur le Président, devenez Camusien" Michel Onfray https://t.co/AiQwej9o6l Christian Vancau (@VancauChristian) June 25, 2017 Texte de Michel ONFRAY, Philosophe français, paru dans "Le Monde" du 25 Novembre 2009 M O N S I E U R L E P R E S I D E N...
  • "Monsieur le Président, devenez Camusien" Michel Onfray
    Texte de Michel ONFRAY, Philosophe français, paru dans "Le Monde" du 25 Novembre 2009 M O N S I E U R L E P R E S I D E N T D E V E N E Z C A M U S I E N !!!
  • https://t.co/zreRYDefkl
    https://t.co/zreRYDefkl Christian Vancau (@VancauChristian) June 25, 2017 Christian Vancau shared a post.
  • Voici une citation de Colbert et Mazarin qui n'a...
    Voici une citation de Colbert et Mazarin qui n'a pas pris une seule ride !!! O Colbert : « Pour trouver de... https://t.co/AoTYNWfA3P Christian Vancau (@VancauChristian) June 25, 2017 Protect your devices with the best free antivirus on the market. Download...
  • Lettre de la mère d'Albert Camus à Michel Onfray...
    Lettre de la mère d'Albert Camus à Michel Onfray https://t.co/nAl4BYLrSh Christian Vancau (@VancauChristian) June 24, 2017 FIGAROVOX/PASTICHE - Après la polémique autour du tweet de Michel Onfray, instrumentalisé par Daech, Catherine Camus, alias David...
  • Durée 22 minutes. Filmé à Moircy en juin 2011...
    Durée 22 minutes. Filmé à Moircy en juin 2011 https://t.co/imZYsDleQ4 Christian Vancau (@VancauChristian) June 23, 2017 "Je suis un vieux peau rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne." Achille Chavée. C'est ainsi que se définit Christian Vancau...
  • Un Homme de Boue, Avant-première à Paris-Octobre 2011
    Nous sommes le mercredi 26 octobre. Je suis arrivé la veille à Montreuil. Françoise Lefèvre est arrivée vers 14h00 en droite ligne de Dijon. Emotion. Amis virtuels depuis février 2010, ayant travaillé ensemble sur son oeuvre que j'ai publiée entièrement...
  • Les Livres de et sur...Françoise...
    Les Livres de et sur...Françoise Lefèvre...Sabine Bourgois https://t.co/AbTEsTwl0w Christian Vancau (@VancauChristian) June 23, 2017 PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE 1. 1974 - La Première Habitude (Editions Pauvert-Republié dans "J'ai Lu ")(Grand Prix des Lectrices...

Pages

Texte Libre


-->
<

Texte Libre

Texte Libre


Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

Texte Libre

COHEN Eveybody Knows
Tibetan Song

Je suis sur les blogs pro-tibétains:

www.candle4tibet.org
www.ning.com

VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 14:38

Le jour de mon arrivée le mardi 25 octobre, Charlyne vient me chercher en Gare du Nord à 9h47. Je suis en route avec le Thalys depuis 5h10, levé à 4h00 du mat. Pas facile quand on habite la brousse. Pas facile avec une côte fèlée et des jambes en compote depuis 3 mois, because les 24 tonnes de boues que j'ai dû extraire de mes étangs pour sauver mes poissons de la sécheresse.

Heureusement des gens m'ont aidé à hisser ma valise, mais je me suis retrouvé sans aide au changement de train à Namur. Avec une côte félée 3 semaines auparavant, on ne peut plus rien porter, encore moins hisser. Mais bref je suis à Paris. Un petit miracle. Quatre jours auparavant, j'y avais renoncé, jugeant ce voyage, seul, déraisonnable et puis voilà, Charlyne m'a dit "Viens, tu dois venir, je m'occuperai de toi". Et en effet elle est là, elle va surgir de derrière le pancarte. On va prendre un taxi, direct pour MontreuilGare du Nord P1070523Vers 11 heures du mat, on quittera Montreuil, en metro cette fois, j'ai déposé ma valise chez Hugo qui travaillait cet après-midi-là, Charlyne et moi prenons l'apero avec Hugo et Hermine que je vois pour la première fois et que j'ai l'impression de connaître depuis toujours et nous repartons pour St Germain-des-Prés. J'emmène Cha au Relai de l'Odeon, "Le Bistro", une entrée au Boulevard St Germain, face à l'Odeon, et une autre dans la cour de Rohan(cour du Commerce St André), cette rue piétonniaire qui mène au Procope et descend sur la Seine. J'en ai longuement parlé dans d'autres articles sur Paris. C'est vachement retro, le BistroRelai de l'OdeonP1010835Relai de l'Odeon P1070537Après un repas, ma foi, bien arrosé, j'emmène en priorité Cha, au PROCOPE, le plus ancien café-resto de Paris, réputé dès le 17 e siècle pour son café. En effet,en 1686 un certain Francesco Procopio Dei Cotelli vint d'Italie ouvrir un toquet à Paris, y introduisant un breuvage nouveau appelé à un fulgurant succès: Le Café. La proximité de l'ancienne Comédie-Française en fit d'emblée un lieu littéraire et artistique. Au XVIII e siècle, les philosophes s'y réunissaient, et l'Encyclopédie naquit ici d'une conversation entre Diderot et d'Alembert. Beaumarchais y attendait le verdict de ses pièces jouées à l'Odeon. Danton, Marat et Camille Desmoulins y prirent des décisions importantes pour la Révolution. Plus tard Musset, George Sand, Balzac, Huysmans, Verlaine et bien d'autres aimaient à s'y retrouver.  Hemingway  y avait son quartier général, parallèle à celui du Ritz.(Sur le plan juste au-dessus du Metro Odeon, vous avez un passage couvert dans le Boulevard St Germain qui vous mène à la Cour du Commerce St André et à la Cour de Rohan. Il faut vraiment le savoir )Cour de Rohan P1070532Cour de Rohan P1070533Plan Odeon

. Alors là on va se promener à tous les étages, dans une ivresse allègre et c'est Cha qui va prendre la plupart des photos avec mon appareil. D'ailleurs je n'arrive pas à l 'arrêter. C'est le soir que le monde arrive au Procope. Là nous sommes dans les heures creuses et on nous laisse déambuler et flasher, sans problèmes et çela donne ceci...Avant d'entrer dans le Saint des Saints, on tourne autour, on hume..P1070534P1070542P1070543Nous lisons un peu de l'histoire du Procope, en façadeP1070544Puis on entre dans le sanctuaire. Le grand escalier d'abord...a-a-ah classieux.P1070545-copie-1P1070547Puis très vite les étages...P1070567P1070589P1070569P1070572P1070595P1070548Et puis il y a des tas de miroirs et nous adorons cela, nous les "Narcisses", et puis c'est le seul moyen de nous prendre ensemble. Voici Cha statufiée en "Statue de la Liberté"P1070577P1070585P1070587P1070624P1070565P1070644P1070641P1070640P1070638P1070582P1070613P1070571Ici c'est moi essayant d'échapper à mes admiratrices, après m' être hissé dans un ballon, à la sortie du Procope...

Ensuite nous gagnerons la Seine par la rue de l'Ancienne Comédie et la Rue Mazarine, voici Le Procope et son entrée du côté de la rue Mazarine,
P1010840, frôleront quelques librairies boisées   P1070651P1070656et par la rue de l'Ancienne Comédie, arriverons à l'Institut de France (Académie française)Ancienne comédie P1070649Ancienne Comédie, face au Pont des Arts, que je retrouverai toujours bien" cadenassé".P1070663 Les amoureux gravent leur nom sur un cadenas, l'accroche au parapet, le verrouillent et jettent la clé dans la Seine. Ainsi leurs coeurs cadenassés ne pourront jamais être séparés. En mai 2010, deux-mille cadenas ont été fracturés et enlevés. Comme le montrent mes photos, ils ont bien "repoussé"Pont des Arts P1070664Pont des Arts P1070658Pont des Arts P1070661P1080202

P1070662

Ensuite j'irai montrer à Charlyne le squareVviviani, l'Eglise catholique grecque Saint-Julien-le-Pauvre et la Rue GalandeSt Julien P1070665St Julien P1070668Rue Galande P1070670Sans oublier l'Eglise Saint-Severin, celle du Quartier LatinSt Severin P1070672

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans PARIS
commenter cet article
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 14:35

Plan St Julien

Alors là, il s'agit d'un de mes quartiers préférés. Le square Viviani et l'Eglise Saint-Julien à l'ombre de Notre-Dame, donnant sur le Quai de Montebello et construite avec les pierres qui n'ont pas été utilisées pour la construction de Notre Dame. C'était en 1170. La façade actuelle date du 17e siècle. C'est une église de rite grec melkite catholique. C'est là que je vais m'asseoir sur un banc à  l'ombre du celèbre Robinier "Faux acacia", vieux de 400 ans, ce lundi vers 16h30 parce que tout de même quelle journée!!!. Voici Notre Dame vue du SquareP1020333 P1020334 Et voici l'Eglise Saint-Julien le PauvreP1020335P1020336 P1020330

P1020339Les rues avoisinantes (Galande etc..) 

P1020344P1020345P1020346P1020338P1020348P1020347P1020349Mais avant de me reposer dans le Square, je suis allé revoir pour la Xe fois ma librairie anglo-saxonne Shakespeare and Company. J'y suis allé loger et servir pendant 3  jours dans les années soixante. Le fondateur de la Librairie était américain et s'appelait George Whitman. Il a ouvert cette librairie en 1951, pour faire renaître la librairie anglo-saxonne qui avait été tenue rue de l'Odéon par une certaine Sylvia Beach, de 1910 à 1941,Sylvia Beach la première à avoir publié l'Ulysse de Joyce. La librairie avait été fermée en 1941, Sylvia ayant refusé de vendre un exemplaire du Finnegan's wake de Joyce à un officier allemand

En 1951 Whitman ouvre au 37 de la rue de la Bucherie, "Le Mistral" qui deviendra Shaekspeare and Company à la mort de Sylvia Beach

Cette librairie était fréquentée par des américains de la Beat Generation, tels que Ginsburg et Burroughs. Fréquentée aussi par Henti Miller. A l'époque, George m'a montré la petite chambre, un réduit où Henri Miller emmenait ses conquêtes draguées dans la librairie. Un lit et un petit lavabo (même pas un bidet)

Au jourd'hui encore, environ 13 personnes passent les nuits sur des matelas étalés par terre en échange de quelques heures consacrées à la Librairie. Le soir on soupait ensemble dans une petite kitchenette ouverte sur les rayons et on refaisait le monde comme aujourd'hui, on défait le monde. Environ 40.000 personnes ont logé là-basP1020354

P1020359

P1020356

P1020360

P1020355

P1020357

C'est donc de retour dans ce square que je vais recevoir deux appels sur mon portable. Le premier de l'écrivain franco-algérien Leila Marouane, qui me dit disposer d'une heure et qu'elle m'attend à 17h00 en face du Metro Saint-Placide, dans un café de la rue de Rennes et un autre de Poline Carton qui m'attend à la Mosquée de Paris. Trop tard Poline, je viens de m'engager mais on se retrouve demain, jour de grève, à la Fnac de la Place d'Italie. 

Me revoici donc parti pour Saint-Placide et la journée est loin d'être finie, car une heure va durer 5 heures, jusqu'à minuit. Voir l'article suivant

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans PARIS
commenter cet article
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 16:59
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray
 
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
CineyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Mieczysław GrajewskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité

Autres informations Site web

Martin Gray, pseudonyme de Mieczysław Grajewski ou Mietek Grajewski, est un écrivain franco-américain, d'origine juive polonaise, né à Varsovie (Pologne), le et mort à Ciney (Belgique), le .

 

Il est d'abord connu pour son livre Au nom de tous les miens (1971), dans lequel il décrit une partie de sa vie et notamment le drame d'avoir perdu à deux reprises toute sa famille, d'abord dans les camps d'extermination nazis, puis dans l'incendie de sa maison dans le Sud de la France. Rédigé par le journaliste Max Gallo, ce livre a été réputé mêler fiction et réalité. Ce témoignage est par conséquent sujet à controverse.

Biographie

 
« Faire que les blessures deviennent, si l'espérance l'emporte sur la souffrance, les veines dans lesquelles ne cesse de battre le sang de la vie. » (Martin Gray). Monument érigé non loin de sa résidence bruxelloise2.

 

Seconde Guerre mondiale

 

Le , les nazis envahissent la Pologne. Martin Gray a alors dix-sept ans. Transféré dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des aller-retour pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.

 

Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique, il n'est pas tué, et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il réussit à s'échapper de ce secteur et à retravailler dans les secteurs de réception des déportés.

 

Il travaille alors dans un kommando chargé de trier le linge et de le charger dans les wagons. Il peut ainsi s'enfuir de Treblinka en se camouflant dans un wagon. De nuit, il se jette hors du train et traverse divers villages où il informe la population de ce qui se passe à Treblinka, mais personne ne le croit.

 

À son retour à Varsovie, il retrouve son père, qu'il croyait mort, mais qui, quelques jours plus tard, lors de l'insurrection du ghetto, sera abattu devant ses yeux, parmi un groupe de Juifs qui s'étaient jetés sur des SS après s'être rendus.

 

Il rejoint ensuite l'Armée rouge où il finit la guerre, et marche sur Berlin le . Comme officier de la NKVD, il est décoré d'ordres prestigieux de l'Armée rouge : ordre de l’Étoile rouge, ordre de la Guerre patriotique et Ordre d'Alexandre Nevski4. Cent dix membres de sa famille sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale5.

 

Après la guerre

 

Après la guerre, il décide d'aller rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947.

 

Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe.

 

Citoyen américain en 1952, il rencontre Dina Cult en 1959 qui devient son épouse. Ils s'installent dans le Sud-Est de la France, à Tanneron, non loin de Mandelieu, où il devient exploitant agricole.

 

Le , lors de l'incendie du Tanneron, il perd son épouse et ses quatre enfants. Au bord du suicide, il déclare avoir décidé de lutter pour devenir un témoin et trouver encore une fois la force de survivre, l'écriture devenant alors, d'après lui, une thérapie.

 

Depuis, Martin Gray s'est remarié deux fois et est père de cinq enfants.

 

En 2001, après plus de quarante ans passés dans le Var, Martin Gray s'installe en Belgique, à Uccle, dans l'agglomération de Bruxelles. À partir de 2005, il habite à Cannes. En 2012, il s'installe à Ciney dans le Condroz belge où il est fait citoyen d'honneur le 21 juillet 2013. Il est retrouvé mort à son domicile dans la nuit du 24 au 25 avril 2016.

 

Activités philanthropiques

Fondation Dina Gray

 

S'attachant à faire vivre le souvenir des siens, il crée la fondation Dina Gray18 à vocation écologique, chargée de lutter contre les incendies de forêts et pour la protection de l'Homme à travers son cadre de vie.

 

Arche de la Défense

Martin Gray a été le président de l'Arche de la Défense à Paris durant plusieurs années (1989-2001).

 

Coordination française pour la Décennie

Il a été également membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

 

Œuvre

Malgré une douzaine d'ouvrages publiés, Martin Gray dit ne pas se considérer lui-même comme écrivain, mais plutôt comme un témoin. « Je n'écris pas, je crie », affirme-t-il dans une interview en 2004.

 

Ses livres sont au service de ses activités philanthropiques, comme le montre la préface de Max Gallo à Au nom de tous les miens : « Martin Gray voulait dire sa vie. Parce que, pour les siens disparus, pour lui-même, pour sa fondation, il avait besoin de parler, besoin qu'on sache. »

 

Controverse

Une controverse existe au sujet d’Au nom de tous les miens. Gitta Sereny accuse Gray et Max Gallo d'avoir inventé le séjour de Gray à Treblinka. Pierre Vidal-Naquet, après avoir d'abord emboîté le pas à Gitta Sereny, s'est laissé convaincre par des attestations fournies par Martin Gray et a retiré ses accusations contre lui, mais a continué à reprocher à Max Gallo d'avoir pris des libertés avec la vérité.

 

En 2010, Alexandre Prstojevic, universitaire spécialiste de littérature, mentionne dans une même phrase les livres de Martin Gray, de Jean-François Steiner et de Misha Defonseca comme exemples de récits « qui ont tous en commun de laisser planer un doute sur l'identité de leurs auteurs et la réalité de leur présence durant les événements relatés ».

 

Publications

Distinctions

  • 2007 : citoyen d'honneur de la commune d'Uccle en Belgique.
  • Prix international Dag Hammarskjoeld pour Au nom de tous les miens.
  • Docteur honoris causa de l'université américaine de Paris, de l'université de Genève de diplomatie et relations internationales
  • Médaille d'or du Mérite européen.
  • 2013 : citoyen d'honneur de la ville de Ciney en Belgique.
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens

Au Nom de Tous les Miens

Paris, 1971

Martin Gray a subi les épreuves les plus atroces. Trois fois la mort a frappé à ses côtés les êtres qui lui étaient chers, le laissant seul survivant : sa mère et ses frères tués dans la chambre à gaz du camp de Treblinka, son père abattu sous ses yeux à la tête des insurgés du ghetto de Varsovie. Le 3 octobre 1970, sa femme Dina et ses quatre enfants mouraient dans l'incendie de forêt du Tanneron.

Martin Gray a voulu qu'un livre rende hommage à la mémoire de ceux qu'il a perdus, à la mémoire aussi de tous ceux qui ont disparu comme les siens. Son récit est l'un des plus bouleversants qui se puissent lire.

 

Le livre de la vie

 

Le Livre de la Vie

Paris, 1973

Cet ouvrage a obtenu le prix du Mérite littéraire « Dag Hammarskjöld ».

 

Dans ce livre qui est la suite d’Au nom de tous les miens, Martin Gray analyse sa vie après le décès de son épouse Dina et de ses quatre enfants lors de l’incendie survenu à Tanneron le 3 octobre 1970.

 

Pendant dix ans, l’écrivain avait vécu des moments de bonheur avec sa famille ; il nous les fait partager. Ensuite survient le drame. Martin Gray perd les siens pour la seconde fois. Durant des semaines, il vit dans leur souvenir, ne changeant aucun jouet de place.

 

Il nous dévoile aussi les problèmes, les malheurs d’autres couples. Il nous décrit comment ceux-ci réagissent face aux épreuves de l’existence. Dans la vie, la passion que l’on voue à quelque chose peut nous aider à vivre, à aller plus loin. Martin Gray nous apprend aussi combien « l’autre » peut nous réconforter, nous redonner espoir grâce à une simple parole, un geste bénin. Tout comme cette vieille femme qui vint un jour le voir, non pour lui demander un autographe, mais pour le remercier d’avoir redonné courage à sa petite fille.

 

Ce livre est destiné à chaque homme qui, un jour, s’est interrogé sur le sens de sa vie ; a rencontré le désespoir, la tristesse, afin qu’il retrouve « le bonheur, le courage et l’espoir » par lui-même.

 

On remarquera que chaque chapitre se termine par un dessin : un arbre. Celui-ci a été dessiné par Cécile, la fille d’un imprimeur, ami de Monsieur Gray. « Elle avait du talent malgré ses 12 ou 13 ans. De plus, le thème de l’arbre a été choisi car il est le symbole de l’Homme. L’un et l’autre vont ensemble ».

 

 

Les Forces de la Vie

Paris, 1975

Ce livre, Martin Gray l'a écrit pour aider les personnes qui s'interrogent sur le sens de la vie.

Pour ceux qui cherchent comment exprimer la richesse, l'invention, le besoin d'amour qu'ils portent en eux. Ce n'est donc pas un roman. Il comprend des exercices à pratiquer chez soi afin de se connaître et de savoir rester maître de soi.

Nous noterons qu'il est parsemé d'interrogations ainsi que de pages blanches lignées pour que le lecteur puisse y inscrire ses réflexions personnelles.

 

  haut de pageVotre avis

 

   

 

Les pensées de notre vie

Les Pensées de notre Vie

 

Seghers, 1976

Martin Gray reprend les pensées exprimées en italique dans le Le livre de la vie et les développe plus amplement. Il s'agit en quelque sorte d'un résumé du second livre.

  haut de pageVotre avis

 

   

La Vie Renaîtra de la Nuit

Paris, 1977

Ce livre, Martin Gray l’écrit pour son épouse, « pour Virginia, qui m’a donné Barbara ».

 

Le premier chapitre nous présente un homme confronté avec la joie que la naissance de sa fille Barbara lui procure et le tourment qui le ronge lorsqu’il pense aux siens exterminés à Treblinka, ou tragiquement disparus lors de l’incendie de Tanneron, sept ans plus tôt.

Ayant laissé son épouse à l’hôpital, Martin Gray se dit qu’il est « heureux ». Cependant, il n’arrive pas à l’admettre. Ses souvenirs le tourmentent. Il n’a plus le courage de vivre. En rentrant chez lui en voiture, il adopte une conduite plus que dangereuse sur la route des « Barons », afin de provoquer la Mort. Lorsqu’il retourne chercher son épouse et sa fille, Martin Gray est en paix avec le passé.

Ensuite, Martin Gray nous dépeint les sept années qui ont précédé sa rencontre avec Virginia, sa jeune épouse. Ces sept années sont peuplées de doutes, de questions, d’espoir et de désespoir, d’insinuations scandaleuses quant à la perte des siens. Mais il y a aussi les amis qui, par leur sollicitude, constituent un facteur d’encouragement.

 

  haut de pageVotre avis 

 

Le Nouveau Livre

Paris, 1980

 

Dans ce livre, Martin Gray traite de 365 thèmes différents. Un thème pour chaque jour de l’année. Cela va de la naissance à la mort, en passant par l’amour, la vie et d’autres sujets qui peuplent notre quotidien.

 

   

J'écris aux hommes de demain

 

J'écris aux hommes de demain

Paris, 1983

Comme le titre l'indique, dans ce livre, Martin Gray s'adresse « aux hommes de demain », aux générations à venir qui devront vivre dans le monde que nous leur aurons laissé, un monde d’incertitude, tournant entre « la haine et l’amour », la tendresse et la violence, l’amitié et la haine, l’exploitation d’autrui.

 

  

La maison humaine

 

La Maison Humaine

Paris, 1984

« J’ai donné la forme d’une fable à ce qui surgit de ma mémoire. Jadis, dans une ville complètement détruite, alors que je n’étais q’un combattant malheureux errant parmi les décombres, j’ai découvert au milieu des ruines et dans la nuit, une petite fille. Et j’ai essayé, en ce temps-là déjà, de construire pour cet enfant une Maison humaine ».

   

 

Entre la haine et l'amour

 

Entre la haine et l'amour

 

Paris, 1990

« A ceux que le présent et l’avenir inquiètent et qui ne se résignent pas »
« On n’attend pas l’avenir comme on attend un train. L’avenir, on le fait »
(Georges Bernanos)

Voilà la première page, l’introduction de ce nouveau livre dans lequel Martin Gray nous confie qu’il a peur, non pas de mourir car la mort vient toujours un jour, mais cette crainte qu’il éprouve est pour le futur de ses enfants, de tous les enfants.

Pour vous, vos enfants, pour moi et les miens, pour chacun de nous, les dix ans qui viennent sont le moment du grand choix de nos vies.
L'an 2000 est à nos portes. Sera-t-il pour nous, nos enfants, un âge barbare, celui de la haine, ou bien, parce que nous avons les moyens, le temps de l'amour ?
J'ai parcouru le monde, j'ai vu notre temps tel qu'il est. L'aventure de notre futur, de notre avenir commence ici.

  haut de page

 

   

 

Vivre debout

 

Vivre debout

Paris, 1990

 

Partant d’un « fait divers » survenu en Grande-Bretagne, Martin Gray essaie de comprendre ce qui a pu pousser deux enfants de dix ans à torturer, puis à tuer, un autre enfant de trois ans. Ce drame lui permet d’introduire le thème de son livre : pourquoi cette haine, cette destruction de l’autre ; pourquoi cette crise ?

 

 

  La prière de l'enfant

 

La prière de l'enfant

 

Paris, 1994

 

Un matin, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, Martin Gray est entré dans la chambre de ses parents. Ceux-ci étaient assis dans le lit et avaient passé leurs bras au-dessus des épaules l’un de l’autre : leurs têtes se touchaient. Il les avait contemplés et, goûtant à cette paix, il s’était mis à prier « pour que cet instant dure toujours ».

 

 

 

  Au nom de tous les hommes

 

Au Nom de Tous les Hommes

Seghers 2004

"J'avais depuis dix ans choisi le silence. Mais comment ne pas crier quand me senfants, mes proches, mes lecteurs m'interrogent. Ils sanvent que je suis un témoin de la barbarie. Est-ce que cela recommence ? me demandent-ils.

 

Ils parlent de cimetières profanés. Des mots de haine. De la guerre. De l'inquiétude. Est-ce que l'injustice, le racisme, la violence vont toujours obscurcir l'avenir des hommes ? Je dois répondre à ces angoisses. je dois montrer d'autres chemins pour l 'homme. Je dois dire que l'espoir demeure. Je veux qu'on entende ma colère, et aussi mon espérance."

 

A quatre-vingt-deux ans, Martin Gray est la mémoire vivante de la tragédie du XXè siècle, et l'incarnation de l'espoir dans la vie. Evadé du camp d'extermination de Treblinka, combattant du ghetto de Varsovie, il entre en vainqueur à Berlin avec l'armée russe. Aux ETats-Unis, il fait fortune. En France, où il vit, la tragédie le frappe de nouveau. Sa femme et ses quatre enfants succombent dans un incendie de forêt près de Cannes. De ce malheur, il fait une force. Ses livres, Au nom de tous les miens et dix autres ouvrages apportent, sagesse, raison de vivre et d'espérer à àdes millions de lecteurs dans le monde.

 

Au nom de tous les hommes est un cri de colère, un acte de fraternité et un message d'espoir.

 

 

Martin Gray : Le survivant

Toute sa vie, la mort lui a soufflé dans le cou. Après l'avoir traquée durant les années où il vivait dans le ghetto de Varsovie, elle a d'abord frappé sa mère et ses jeunes frères qui ont été gazés dans un camp de la mort. Quelques semaines plus tard, il voyait son père tomber sous les balles lors d'une rafle nazie. Après la guerre, il reconstruit sa vie aux États-Unis puis en France où le destin lui devait bien de le laisser vivre des moments plus heureux. Mais celui-ci a plutôt choisi de le plonger encore dans le drame de voir sa femme Dina et ses quatre enfants périr dans un incendie de forêt en 1970. C'est l'écriture du livre Au nom de tous les miens qui l'a sauvé du désespoir. Ce livre fut traduit en 26 langues, s'est vendu à 30 millions d'exemplaires et a été porté à l'écran. Parlant six langues, Martin Gray donne aujourd'hui des conférences partout à travers le monde, afin de mettre en garde les jeunes contre des actes de folie possible. À 85 ans, ce père de 5 enfants rendrait fier son père qui lui rappelait : « Souviens-toi que la vie est sacrée ».

En 2004, vous avez publié votre 12e livre Au nom de tous les hommes alors que vous aviez choisi de ne plus écrire. Qu'est-ce qui vous a remis à l'écriture ?

C'est la recrudescence de l'antisémitisme et du fanatisme qui a provoqué cette nécessité. Il m'a suffi d'entendre « Mort aux Juifs » ou « Sale Arabe ». Ma fille m'a raconté avoir vu dans une gare un jeune Juif attaqué, insulté, blessé. Cette haine a accompagné ma jeunesse à Varsovie, dans cette Pologne antisémite où j'ai grandi. Sachant cela, je ne peux pas me taire. Je ne peux pas admettre que le monde n'apprend rien de nos expériences.

 

Votre livre est à la fois vibrant de colère et rempli d'espoir. Quel est votre message ?

Ce que je veux, c'est alerter, être ce que j'appelle un « démineur ». Je crois que ce qu'on attend de moi c'est que je sois la voix d'un témoin qui doit crier ce qu'il a vu, vécu, ressenti. Comme si tous ceux qui m'ont aimé et qui ont disparu exigeaient de moi que je prenne la parole. Écrire, c'est une manière de les faire revivre. Mais je ne suis pas seulement un homme qui crie, ma vie est aussi faite d'espérance.

 

Comment s'est passée votre enfance à Varsovie ?

 

J'ai très peu de souvenirs de mon enfance. Je me souviens avoir vécu dans une famille unie où régnaient l'amour et la fraternité. Je suis devenu adulte d'un seul coup quand la guerre a éclaté. J'étais adolescent et tout d'un coup, je suis devenu une bête traquée poursuivie par des gens qui voulaient me tuer. Moi qui n'avais connu que l'amour, de brusquement faire face à ces animaux au visage d'homme fut une

expérience terrible.

 

Qu'avez-vous ressenti à la mort de vos parents et de vos frères ?

Ma douleur s'est transformée en combat pour la liberté. C'est la haine qui m'a poussé vers l'avant. C'est terrible à dire, mais la haine est une force. J'avais une haine profonde envers ces bourreaux qui ont tué non seulement mon père, ma mère et mes frères, mais tous les miens autour de moi. J'ai perdu 110 membres de ma famille dans l'Holocauste. C'est ma haine qui m'a poussé dans la résistance puis dans l'armée russe vers la victoire. Quand nous sommes entrés victorieux en Allemagne, je voulais tous les tuer. J'ai vu dans les yeux des hommes, des femmes et des enfants allemands la même frayeur que ce que j'avais vu chez les miens. Alors, je me suis demandé comment je pouvais me venger contre des innocents. Ma haine a disparu pour laisser toute la place à l'amour. À partir de ce jour, l'amour m'a toujours comblé.

 

Vous avez deux jeunes fils qui sont à l'âge qu'avaient vos frères durant la guerre. Quand vous les regardez, pensez-vous à vos jeunes frères qui n'ont pas survécu ?

 

J'ai peu connu mes frères. Comme je n'ai pas de souvenirs d'avant la guerre, j'ai eu peu l'occasion de les connaître. Lorsque le mur a été érigé pour former le ghetto de Varsovie, je passais la journée à le traverser en contrebande pour rapporter de la nourriture à ma famille. Je regrette beaucoup de ne pas avoir mieux connu mes frères. Quand je regarde des photos de ma famille aujourd'hui, ça me fait mal de ne pas en savoir plus sur eux.

 

Après la guerre, vous avez fait fortune puis vous vous êtes installés en France avec votre femme Dina. Les 10 années qui ont suivi ont-elles apaisé les douleurs de votre passé ?

 

Je n'ai jamais oublié les miens, mais je pouvais maintenant avoir le bonheur de transmettre la vie, moi qui avais vu tant de gens mourir. Dina et moi avons eu quatre enfants qui baignaient dans l'amour, la musique, la joie. Ce furent des années de pur bonheur.

 

Puis il y a eu l'incendie de forêt. Parlez-moi des premiers mois qui ont suivi la mort de votre femme et de vos enfants.

 

C'était la deuxième fois que je perdais tous les miens. C'était une dévastation totale. Un médecin m'avait proposé de prendre des calmants pour m'engourdir et m'endormir quelques semaines. J'ai refusé. J'ai affronté la souffrance de façon consciente. Je ne voulais pas souffrir, mais je ne voulais pas oublier les miens.

Durant un an, j'ai passé des nuits à regarder des photos, à frapper ma tête contre le mur, à hurler ma douleur, à serrer contre moi les jouets de mes enfants. La mort de ma famille était comme un cyclone qui m'aspirait vers la mort.

 

Vous vouliez intensément des enfants pour faire revivre vos frères disparus trop jeunes. Avec la mort de vos enfants, avez-vous revécu la peine d'avoir perdu vos frères ?

 

La mort de ma famille a rouvert la plaie de la mort de mes parents et de mes frères. Toutes les douleurs se sont confondues. C'est comme si, 30 ans plus tard, le Mal s'était échappé du camp d'extermination de Treblinka pour accomplir son œuvre et me terrasser.

 

Vous aviez vu plusieurs hommes s'enlever la vie lorsque vous étiez au camp de la mort. Pensiez-vous à eux ?

 

C'était omniprésent en moi. Les plus vigoureux d'entre nous avaient été affectés à l'horrible tâche d'extraire les corps des chambres à gaz pour les jeter dans des fosses communes. Nous trouvions parfois des enfants qui respiraient encore. Nous les achevions de nos mains pour mettre fin à leur souffrance. Certains de mes camarades y ont vu leur femme, leurs parents, leurs enfants. Lorsque l'un de nous devenait trop épuisé, il était poussé dans la fosse. Alors, chaque nuit, des hommes désespérés se pendaient à une poutre avec leur ceinture, afin d'échapper à cet enfer. Tant de fois j'ai tenté de les convaincre de ne pas se tuer, de ne pas abandonner. Leur souvenir me revenait lorsque j'ai songé moi-même au suicide. Je voulais vivre pour témoigner à leur place. Il m'est arrivé souvent de penser que survivre était ma malédiction.

Où avez-vous puisé la force de revivre après la mort de votre femme et de vos enfants ?

J'ai fait appel à mon père durant cette période : il m'avait dit « La vie est sacrée. Il faut que tu vives, que tu témoignes, que tu continues notre peuple. Tu dois aller jusqu'au bout. » Ces mots venaient de très loin, comme s'ils venaient d'Abraham.

J'avais tellement souvent échappé à la mort durant la guerre qu'il me semblait impossible de me l'arracher maintenant, même si cela aurait mis fin à ma souffrance. Durant plusieurs mois, je ne voulais plus vivre. Mais des millions de personnes ont été abattues, je devais vivre pour raconter leur histoire et les faire vivre à travers moi.

 

C'est alors que vous avez écrit Au nom de tous les miens ?

 

Dina m'encourageait depuis longtemps à écrire l'histoire de ma vie. Elle m'avait fait aménager un bureau dans notre maison afin que je puisse m'y consacrer. Un jour, j'ai pris la résolution de ne pas oublier Dina et les enfants, mais de ne pas me laisser étouffer par le désespoir de les avoir perdus. J'ai survécu en écrivant Au nom de tous les miens. Témoigner a été ma façon de continuer de vivre.

 

Et le livre a été un succès mondial.

 

Pour moi, le succès du livre n'est pas dans le nombre de copies vendues. J'en étais heureux, car tous les droits sont allés à différentes fondations humanitaires, écologiques ou culturelles. Mais le succès de ce livre, c'est ce qu'il a fait à chacun de mes lecteurs.

Une fois mon livre publié, j'ai commencé à recevoir des dizaines, puis des centaines de lettres de lecteurs de toutes les couches sociales, tous touchés par mon livre. Parce qu'ils avaient trouvé à travers mon destin et ma vie leur courage à eux. Donc, ce que je leur ai donné, ils me l'ont rendu mille fois avec leurs lettres. Avec les années s'est forgée une chaîne de fraternité avec les lecteurs. Et j'ai trouvé une forme de paix.

 

Et puis vous avez créé la Fondation Dina Gray.

Oui, c'était une autre façon de donner un sens à la tragédie. La Fondation Dina Gray œuvre à la prévention des incendies de forêt et la protection de l'homme à travers son cadre de vie.
En toute modestie, nous avons fait beaucoup en France. Notre action a contribué à réduire le nombre d'incendies de forêt et le nombre de morts dans les incendies.

Martin Gray dans son bureau avec la photo de sa femme Dina

 

Qu'est-ce qui vous a indiqué que vous aviez terminé votre deuil ?

 

Un deuil n'est jamais terminé, on est toujours en deuil. La mort ne fait pas disparaître l'amour que nous avons pour les gens. On n'oublie jamais et on ne veut pas oublier. Aujourd'hui encore, chaque matin à mon réveil, je revois mon père, ma mère, mes frères, ma femme Dina et mes quatre enfants disparus. Ils sont en moi et c'est toujours difficile. Ils me manquent toujours, mais leur souvenir me donne de la force.

 

Avez-vous craint de vous attacher à nouveau, d'aimer une femme et des enfants après l'incendie ?

 

Je me disais que je ne pourrais plus jamais aimer une femme. J'avais du mal à être en compagnie d'une femme. J'avais peur de revivre le malheur, de m'attacher et de perdre encore les gens que j'aime. Et pourtant, je me suis remarié et j'ai aujourd'hui cinq enfants.

 

Et comment s'est passée la naissance de vos enfants ? Avez-vous eu immédiatement de l'amour pour eux ?

 

Oui, et j'ai retrouvé du temps, de l'énergie et de l'amour. La naissance de ma fille Barbara en 1976 fut le plus beau jour de ma vie. Dans un de mes livres, La vie renaîtra de la nuit, j'ai dédié un petit poème à Barbara.

 

Avez-vous le plaisir d'être grand-père ?

Non malheureusement. Je disais récemment à mes enfants que je ne veux pas mourir avant d'avoir des petits-enfants devant moi! Les trois premiers sont en âge d'avoir des enfants, alors j'attends.

 

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd'hui ?

 

Je suis fier de ce que mon père m'a légué et d'avoir pu partager ses enseignements avec le monde entier. Je suis fier de mes enfants. Je suis fier des actions et des projets que je mène.

 

Beaucoup de lecteurs de Profil vivent un deuil. Que savez-vous du deuil que vous aimeriez leur dire ?

 

C'est en allant vers les autres qu'on trouve la force de continuer sa vie. Tout ce que je fais aujourd'hui est comme un boomerang. Ce qui vient de moi me revient avec plus de force. Depuis 30 ans, j'ai reçu plus de 800 000 lettres de tous les pays, beaucoup provenant de jeunes qui s'inquiètent de leur avenir. Les gens disent qu'ils ont trouvé dans mes livres le courage de poursuivre. Il faut trouver la force de donner un sens à notre vie. La vie est belle malgré ce qui nous arrive. On peut toujours reconstruire, même sur les ruines.

 

Et comment voyez-vous la mort aujourd'hui ?

 

Je ne crains pas la mort, je ne crains que la souffrance. La mort est une seconde naissance pour moi. C'est une partie naturelle de la vie : on ne peut pas avoir l'un sans l'autre. La vie est un combat contre la mort, et ce combat me plaît.

Vous semblez en excellente santé. Quels sont vos projets pour les années à venir ?

 

J'ai un mode de vie très sain depuis l'âge de 35 ans. Je suis végétarien, je fais chaque matin un kilomètre de nage. Je n'ai jamais été aussi fort qu'aujourd'hui.

 

J'ai tellement de projets que je ne pense pas vivre assez longtemps pour les réaliser. J'aimerais écrire un livre sur mon père. J'aimerais aussi écrire un livre sur ce que j'ai appris de la vie saine. J'ai fait beaucoup de recherches et je voudrais les partager avec les lecteurs.

 

Vous avez survécu à la guerre, la faim, la torture, l'épuisement, le désespoir, la mort de toute votre famille. Au soir de votre vie, diriez-vous que ça en valait le coup ?

 

La vie est quelque chose d'extraordinairement beau, et transmettre cette belle vie est un événement magnifique. Il n'y a pas de plus belle chose que la vie. Il faut la vivre pleinement avec les bras tendus vers le haut pour mieux approcher l'essentiel.

______________________________

Pour joindre Martin Gray :

Martin Gray
83440 Tanneron
FRANCE
Courriel :
info@martin-gray.fr

Sites d'intérêt sur Martin Gray :

Citations extraites de ses livres :

J'ai traversé tous les malheurs. J'ai été témoin du plus grand crime perpétré dans l'histoire des hommes. J'ai subi l'injustice. J'ai souffert de la haine. J'ai été frappé plus qu'aucun autre. J'ai connu la disgrâce de voir disparaître ceux auxquels j'avais donné la vie, et il n'est pire malheur. Et cependant, parce que j'ai côtoyé des hommes généreux, prêts à tout donner d'eux-mêmes pour les autres, parce que j'ai été bouleversé par le geste d'une mère, la beauté d'un tableau et l'infinie douceur d'une sonate, je suis heureux d'avoir connu cette aventure exaltante qu'est la Vie.

Au nom de tous les hommes

Dans chaque vie vient un moment où s'ouvre devant soi, à côté de soi, en soi un gouffre. Vivre c'est réussir à ne pas y tomber. Vivre c'est savoir le regarder et s'écarter. Vivre c'est avancer : c'est-à-dire croître, s'épanouir par le bonheur mais aussi apprendre à tirer du malheur sa leçon.

Croire c'est vouloir vivre. Vivre jusqu'au bout malgré la mort. Croire, c'est croire en la vie. Et donner la vie c'est combattre la mort. Car la vie doit chasser la mort. À chaque printemps l'arbre refleurit. Et l'automne alors, et l'hiver, ne sont plus que des saisons parmi d'autres. Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.

Le livre de la vie

D'autres enfants sont venus, cinq, qui sont rassemblés autour de moi. Je les regarde intensément : Barbara, Larissa, Jonathan, qui sont déjà de jeunes adultes. Et près d'eux, Gregory et Tom, encore enfants. À les voir si riches de leur avenir, pleins de vitalité et de joie, j'ai l'impression que ma poitrine s'emplit d'un air vif. J'oublie que je suis mortel. Et l'ombre de ce que j'ai vécu, qui stagne toujours en moi, se réduit, comme absorbée par la plénitude de cet instant.

Martin Gray au nom de tous les siens
Martin Gray au nom de tous les siens

Le dernier combat de Martin Gray

Par Leblond Renaud, publié le
 

L'écrivain a édifié dans son jardin un temple dédié à la jeunesse. Il n'a oublié qu'une chose: la terre agricole n'est pas constructible. Devra-t-il tout démolir"

Il dit que c'est l'Arche du futur. Sur la colline de Tanneron, qui domine majestueusement la baie de Cannes, celui qu'on nomme ici l' «estranger» explique avec des accents exaltés le sens de son hallucinante composition: un amphithéâtre fabriqué à partir de 150 tonnes de chenilles prélevées sur 200 tanks de la Seconde Guerre mondiale, un bassin d'empereur romain en granite noir autour duquel se dressent 12 colonnes de bois de fer, des fontaines somptueuses en chutes de marbre de Carrare, une plate-forme télécommandée qui s'élève d'un pool-house à hublots, mais aussi une guillotine, quatre totems géants et un mirador, dont le maître des lieux précise qu' «il sera bientôt fondu dans un épais cristal afin de créer l'indispensable source de lumière».
 

Cet «estranger» a un accent polonais, des mains calleuses et le regard très fixe. Très bleu. Il se nomme Martin Gray. Et il est ici dans son jardin. Là où, le 3 octobre 1970, le destin s'est acharné contre lui: le mistral qui claque soudain entre les arbres et, dans un éclair, un front de flammes qui dévalent et rattrapent sa femme et ses quatre enfants. La mort des siens. Comme trente ans plus tôt, lorsque les 110 membres de sa famille ont atrocement péri sous la botte nazie. Le vide. De nouveau. Puis ce livre - «Au nom de tous les miens» - écrit pour exorciser un parcours de survivant et qui, grâce à plus de 20 millions de lecteurs, a fait de lui une sorte d'apôtre. «Je veux vivre, jusqu'au bout, disait-il, et un jour, si vient le temps, donner à nouveau la vie pour rendre ma mort et celle des miens impossibles.»
 

Il l'a fait. Avec peut-être encore un signe du destin: Martin Gray, remarié, est, une nouvelle fois, père de deux filles et de deux garçons. Comme hier, comme avant le drame, il a dissimulé des enceintes sous les bosquets et s'enivre à l'air libre d'opéras de Mozart. Divine inspiration. Qui l'aide maintenant à bâtir ce temple bourré de symboles. La piscine? Une métaphore, le symétrique en creux de la maison, la conjuration du feu par l'eau. Les colonnes de bois de fer? L'éternité, un matériau inaltérable, indestructible.
 

A moins que les bulldozers ne viennent détruire tout ça. A 69 ans, Martin Gray revit l'angoisse du chaos. Son temple - sa trace - est en sursis. Il s'est mis hors la loi. Il a oublié - ou ignoré - que son jardin est un terrain agricole inconstructible et qu'autour de lui les planteurs de mimosas n'ont pas le droit de bâtir le moindre cabanon, la plus petite remise. Alors, le 11 mars prochain, les juges de la cour d'appel devront trancher: au mieux, pour lui, une seconde amende - il a déjà été condamné à 100 000 francs en première instance; au pis, la destruction partielle ou totale de son oeuvre. «Je ne veux pas y croire, soupire Martin Gray. Cette arche doit me survivre et accueillir tous les jeunes en quête d'idéal.» Alors que d'autres juifs, dont les familles ont été décimées, choisissent de traquer les anciens nazis, lui dit vouloir regarder l'avenir et offrir les leçons de son passé. Déjà plus de 300 enfants des collèges de la région ont visité son jardin et, chaque jour, il contacte des professeurs pour les amener à Tanneron. A l'entendre, l'arche - symbole de sa vie en dents de scie - ne lui appartiendrait déjà plus. Pourquoi dès lors le condamner?
 

Un argument fort dans la bouche d'un rescapé du ghetto de Varsovie et du camp d'extermination de Treblinka. «Quand on connaît son histoire, que peuvent signifier pour lui des autorisations administratives?» se demande l'un de ses amis. Il continue d'ailleurs de peaufiner son arche comme si rien ne pouvait arriver. Accrochant des toiles de jeunes peintres dans les galeries souterraines éclairées par le fond de la piscine. Vérifiant avec sa télécommande si la coupole s'élève bien en silence. Briquant les chenilles de ses chars, «qui, dit-il, ne connaîtront plus jamais les combats ni la guerre et sur lesquels on s'assoira».
 

Soit. Mais au village, en contrebas, il n'est pas sûr que cet idéal de paix et de fraternité émeuve vraiment la population. L'ambiance est plutôt à la sourde colère. «Le destin d'un homme donne-t-il des passe-droits?» fulmine le maire, Jacques Chiabaut, qui redoute qu'une «jurisprudence Martin Gray» n'ouvre des brèches dans un environnement fragile et ultraprotégé. «Après tout, dit-il, dans le même département, l'administration n'a-t-elle pas contraint Olivier Mitterrand, neveu du président de la République, à détruire une partie de sa propriété?» Surtout, le maire ne comprend pas. Il reste confondu devant les risques d'incendie, dont Martin Gray plus que tout autre a déjà eu à souffrir. Et qui, à tout moment, peuvent menacer sa colline. «Que se passera-t-il si le feu prend alors que des dizaines d'enfants arpentent son labyrinthe? Comment les protégera-t-il, alors qu'il est bien placé pour savoir que les mimosas qui brûlent dégagent une essence asphyxiante?»
 

Martin Gray ne répond pas. Sûr que cette arche sera bien plus que le célèbre palais du facteur Cheval, dans la Drôme: un lieu de vie, de rencontre, de connaissance. Avec des amis parisiens, il rêve d'en faire l'épicentre d'un réseau de clubs répartis dans toute la France. «Des clubs du futur, explique-t-il, où les jeunes disposeront de banques de données sur tous les sujets.» Pour financer l'opération, il s'est mué (sans trop de problèmes...) en homme d'affaires et a fait appel aux grandes entreprises. «Déjà, assure-t-il, nous avons obtenu le partenariat de Gaz de France et du groupe BSN. Et demain nous créerons de vrais journaux pour les jeunes.» Difficile de ne pas adhérer à cet enthousiasme puisé dans les secrets de son histoire. En l'apprenant, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a d'ailleurs décidé - fait rarissime - de se transporter sur le lieu du délit. «C'est ma dernière bataille», a alors confié au juge le rescapé de Treblinka. Le maire, lui, a prévenu: «Les habitants de Tanneron n'accepteront aucune dérogation au droit commun. Que son bénéficiaire se nomme Martin Gray ou pas.»

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
commenter cet article
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:30
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
 

Hôtel - Restaurant Gastronomique
21, Grand Rue - B-6870 Awenne (Saint-Hubert)
Tél Restaurant : + 32 (0)84 / 366.504
Tél Hôtel : + 32 (0)84 / 366.523
Fax : + 32 (0)84 / 366.368
 


E-mail : info@aubergedusabotier.be
GPS : 50°04' 50.07 5°18' 5.30 21m12s
ING    BE18 3601 1101 2765
BBRUBEBB
Fortis BNP Paris    BE85 2670 1188 1206
GEBABEBB

Gastronomie

Au cœur de ce petit village d'Awenne, pays des sabotiers d'autrefois, s'insert un espace consacré à la gastronomie: le restaurant


les 7 Fontaines d'Awenne.


Que vous soyez client privilégié ou de passage dans notre belle région, vous y êtes toujours le bienvenu. Notre équipe vous y attend. Une cuisine intuitive et raffinée mise en oeuvre au fil des produits de saisons, comblera tous vos désirs.

Luc Dewalque, chef-propriétaire, et son équipe, l'ont bien compris, il faut aller au delà des clichés coutumiers. A l'écoute de tous et conscients de la curiosité de certains gourmets, c'est dans la cuisine, endroit habituellement censuré, qu'ils ont installé une table d'hôtes qui vous permet de participer à cette fête de la bonne humeur et des sens. Au gré des saisons la cuisine évolue.

Bien entendu le raffinement suprême ne peut être atteint sans une généreuse carte des vins.
Avec les années Luc Dewalque est devenu expert dans l’art de vous proposer un produit qu’il aura recherché sans préjugé. Outre les valeurs sûres, vous trouverez des vins d’origines parfois inattendues, mais toujours d’une grande qualité.

Luc Dewalque et toute son équipe feront de chacun de vos repas chez nous un moment inoubliable.

E-mail : E-mail aubergedusabotier@skynet.be

 

Un ancien relais de poste du 17e siècle que nous avons visité ce 15 août 2012, à Awenne, le village de ma compagne Danielle

Nous y sommes retournés ce Vendredi 22 avril 2016 dans la soirée pour y dîner cette fois. Une vraie merveille et un diaologue très chaleureux avec Luc Dewalque, le patron, ainsi qu'avec Salvatore le Sarde. Voir les photos en bas de et articleAuberge du Sabotier2002Auberge du Sabotier001-copie-1

Un ancien relais de poste du 17e siècle

  A un jet de pierre de Saint-Hubert, dans la province de Luxembourg

 

Voici son patron, Luc DEWALQUEAuberge du Sabotier3 Le Patron Dewalque003-copie-1

 

 Des préparations inspirées par l'authenticité de l'homme. Une cave qui regorge de milliers de millésimes rares.

 

Luc Dewalque à la Foire de LibramontAuberge du Sabotier 4 004-copie-1Auberge du Sabotier 5 005-copie-1Auberge du Sabotier 6 007Voyez le site de l'Auberge http. www.aubergedusabotier.be ou http.www.les7fontaines.be

Nouivel e-mail    aubergedusabotier@skynet.be

 

Nous entrons dans ce paradis du 17e siècleP1110562Wow...l'ambiance. Un restaurant-MuséeP1110563P1110565Et on se promène de salles en salonsP1110566P1110567On se croirait au Procope à Paris...P1110568P1110569P1110570La sortie vers le jardin car il y a un grand jardin et on peut y manger sur le temps de midi et y prendre des consommations à toute heureP1110572P1110574Nous nous y installons et Charlyne viendra nous y rejoindreP1110603Danielle et moi photographiés par CharlyneP1110600P1110596.JPGMais je ne me lasse pas de revisiter ce lieuP1110575Le BarP1110576P1110583P1110578P1110579P1110580P1110581P1110582P1110583P1110584P1110585P1110586P1110587P1110589P1110590Merci Patron......P1110604.JPG
A Awenne, en Belgique, l’HOTEL L'AUBERGE DU SABOTIER est un havre de paix pour ceux qui viennent y passer quelques jours. Cet hôtel de charme, proche de Tellin et de Libramont, est situé au cœur de la forêt de Saint-Hubert. Ancien relais de poste du XVIIe siècle, il est entouré de jardins et de vergers.

Les chambres sont toutes équipées d’une salle de bain privée, avec sèche-cheveux, de téléphone et télévision. La décoration sobre aux teintes douces en fait de véritables cocons douillets et raffinés. La présence de boiseries (poutres, plancher, meubles…) leur donne un cachet rustique qui fait le charme de l’hôtel. Les visiteurs peuvent profiter des différents salons et, l’hiver, de leurs feux de cheminée.

Pour les activités, l’Auberge du Sabotier organise des week-end thématiques permettant de découvrir le charme de cette partie de la province du Luxembourg. Vous pouvez également visiter la basilique de Saint-Hubert, la forêt du même nom, dans le domaine de Chasses Royales, et son musée. A une quinzaine de kilomètres, le Parc Naturel des deux Ourthes offre également un grand choix de promenades et de randonnées.

Ici, le propriétaire de l’hôtel de charme du Luxembourg est aussi le chef de son restaurant, les 7 Fontaines d’Awenne. Pour faire partager sa passion, c’est dans la cuisine, une belle salle rustique, qu’il a installé sa table d’hôte. Intuitive et raffinée, sa gastronomie fait la part belle aux produits de saison et s’accompagne d’une carte des vins, parfois surprenante mais toujours juste.

3 étoiles. 18 chambres. Table gourmande. Séminaires. Parking. Animaux refusés au restaurant. Wifi.

 

Retour à l'Auberge ce 22 avril 2016 en soirée pour ne pas dire en "Nuit"

Un repas magnifique, terminé en beauté par un Calva de 45 ans d'âge

Installés dans le salon à 19h30, pour l'apéro Un flûte de champagne pour Danielle et un Bourbon pour moi

A table (de mémoire)

Comme vin, un Saint-Julien de 2008 (Gruault-Larose)

En entrée le Foie gras poêlé sur lit d'oignons rouges 

le Bouillon d'Ail des Ours avec langoustine aux fèves des marais

Agneau avec mousse de petits pois et légumes de saison

Dessert : Tiramitsu au Kiwi et Sorbet Pommes et Poires

 

Et en digestif, un calvados de 45 ans d'âge et un autre calvados, offert par le patron dans le salon

L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
L'Auberge du Sabotier à Awenne-Ardennes belges-St Hubert
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Autres Voyages
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:41
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite

 Photos de notre excursion à LA PEURRIE, lieu Mythique, avec Claudine et Denis VIncenot ce mardi 2 septembre.Rendez-vous à 14h00 à La BUSSIERE-sur-Ouche avec Claudine et Denis. Nous sortons de table-Châteauneuf en Auxois- où nous avons mangé avec le Maire de Commarin, Michel Raiffeau et ses deux adjoints, dont Christian Kubala, artiste peintre à Commarin

Nous retrouvons les Vincenot sur la petite place de La Bussière et nous les suivons en voiture par des chemins agricoles. Pour accéder au lieu-dit nous devons en finale monter dans le 4/4 de Denis Vincent, puis continuer à pied jusqu'à la maison de La Peurrie avec les 3 tombes d'Henri Vincenot, de sa femme Andrée Baroin et de son fils François

Voici d'abord le village le plus proche...LA BUSSIERE

Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite

De La Bussières, nous prenons le chemin de La Peurrie. Des prés et des bois sans nombre. On abandonne les voitures. Danielle ma compagne et Claudine la fille d'Henri Vincenot ouvrent la marche. L'endroit est magnifique et puis tout à coup, la maison et sa source, ni eau courante, ni électricité. Nous visitons l'intérieur mais Denis Vincenot ne veut pas que je prenne des photos. Il devait y avoir jadis un groupe de fermettes (un Hameau) car il y a des murs en lambeaux, au-delà de la maison principale

Et derrière la maison, les trois tombes d' Henri, de sa compagne et de son fils

Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Henri Vincenot et &quot;La Peurrie&quot;, en Bourgogne. Visite
Repost 0
Published by Christian Vancau - dans ECRIVAINS
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:38

Henri Vincenot

 
 
 

Henri Vincenot

Activités écrivainpeintre et sculpteur
Naissance 2 janvier 1912
Dijon
Décès 21 novembre 1985 (à 73 ans)
Dijon
Langue d'écriture françaisbourguignon
Genres roman
Distinctions Prix Lamartine
Prix de la revue indépendante
Prix Franco-Belge/Prix Renaissance/ prix Olivier de Serres.,

Henri Vincenot, né le 2 janvier 1912 à Dijon et mort dans la même ville le 21 novembre 1985, est un écrivain, peintre et sculpteur françaisest un écrivainpeintre et sculpteur français.

BIOGRAPHIE

Né à Dijon, dans le quartier cheminot, 8 rue des Perrières, près de la gare, Henri Vincenot passe son enfance dans une famille d'employés du chemin de fer. Son père est dessinateur-projeteur à la Voie, dans les bureaux du PLM (ligne Paris-Lyon-Marseille) en gare de Dijon, son grand-père paternel, d'abord compagnon-forgeron à Châteauneuf, s'était engagé comme mécanicien de locomotives à vapeur sur le dépôt de Dijon. Son grand-père maternel étant lui aussi compagnon-sellier-bourrelier, ses deux grands-pères, Compagnons-Passants-du-Devoir, l'initient à l'esprit compagnonnique.

Il passe ses vacances d'enfant et d'adolescent chez ses grands-parents maternels à COMMARIN. Là, son grand-père Joseph (le Tremblot de La Billebaude, best-seller des années 1970-80) lui enseigne la vie de la nature, la faune, la flore, l'apiculture et la chasse (tous des thèmes de ses nombreux romans). Lors d'une battue au sanglier, le jeune Vincenot (17 ans) s'égare en pleine forêt et découvre un petit hameau en ruines : il se jure qu'un jour il le fera renaître et y finir sa vie. Il s'agit du lieu-dit de la Peurrie (ou Pourrie, ou Peût riot : petit ruisseau, en patois). Avec son épouse et ses enfants, il tiendra parole et parlera de cette aventure comme de « la folie de [sa] vie jusqu'à [sa] mort ».

 

Après des études secondaires au lycée Saint-Joseph, il intègre l'ESC de Dijon où il rencontre Andrée Baroin qui deviendra sa femme. Parallèlement, il étudie le piano, fréquente les Beaux-Arts (sculpture, dessin, peinture) et le Conservatoire (Théâtre). Il est reçu au concours d'entrée à HEC, à Paris en 1931. Son diplôme en poche, Henri part au Marocpour y effectuer son service militaire. Blessé lors d'une embuscade dans le Haut-Atlas, il séjourne en maison de convalescence à Salé : il y réalise alors de nombreux croquis etaquarelles.

 

À son retour en France, il entre à la SNCF au titre d'ingénieur à Louhans et à Saint-Jean-de-Losne. Le travail de bureaucrate ne lui plaît guère. Il réalise alors un reportage sur le transport et l'expédition des poulets de Bresse, à Notre métier, journal ferroviaire parisien. Cela lui ouvrira plus tard les pàrtes du journalisme.

 

En 1936, il épouse Andrée Baroin (personnage récurrent dans plusieurs romans sous divers prénoms très symboliques), qui fut l'unique amour de sa vie. En 1944, il est arrêté par la Gestapo à Dijon ; blessé, il s'échappe du QG de celle-ci et se cache dans les bois de la Montagne bourguignonne.

La Libération intervient : in extremis, Vincenot a la vie sauve. Le jeune couple a alors quatre enfants : Jean-Pierre, Marie-Claudine, François et Denis. La surdité de l’aîné oblige la famille à s'installer à Paris pour la rééducation en institut spécialisé. Ils y restent vingt-cinq ans, au cours desquels Henri fait du journalisme comme reporter, rédacteur et illustrateur à La vie du rail, il met en scène ses pièces de théâtre, réalise plusieurs expositions de peinture tout en écrivant. Il est également passionné de rugby : il y joue encore avec fils, gendre et un ami : Haroun Tazieff. En 1951, après le Prix du Théâtre Universitaire et Amateur, décerné à sa pièce Ceux du vendredi, les éditions Denoël lui proposent un contrat pour sept romans : le premier, Je fus un saint, est publié en 1952.

À l'âge de la retraite, Vincenot s'installe à Commarin (Côte-d'Or), où il a écrit ses ouvrages les plus connus. Il continue à peindre, à dessiner et à sculpter, tout en jardinant, en s'occupant de son troupeau de moutons et en entretenant le hameau perdu. Ce chantier, qu'il considère comme la Grande Œuvre de sa vie, est le symbole du retour à la terre de ses ancêtres, loin des turbulences de la vie concentrationnaire des villes, dans une nature sauvage où la vie est belle et simple. En 1983, sa femme Andrée meurt brutalement. Henri meurt en 1985 d'un Cancer de la plèvre. Il repose, dans son hameau ressuscité, sous une croix celtique aux côtés de sa femme et de son fils François.

Henri Vincenot a donné son nom au collège et au lycée polyvalent de Louhans (Saône-et-Loire).

Esprit de l'œuvre d'Henri Vincenot

L'œuvre d'Henri Vincenot est profondément marquée par son attachement à la Bourgogne. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon qui, d'après Vincenot, dérive tout droit du celtique.

Les romans d'Henri Vincenot ne peuvent cependant le placer dans le groupe des écrivains du terroir tels que ceux de l'école dite de Brive. En effet, il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l'Histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu'il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s'est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fer et à l'automobile. Certains de ses romans quittent l'univers bourguignon pour la Bretagne ou le Maroc.

Une autre partie de son œuvre, non moins importante, est consacrée aux chemins de fer, qui constituent son univers familial, univers dans lequel il a grandi à Dijon. Il a également écrit plusieurs pièces de théâtre, dont "Ceux du vendredi" qui obtint, en 1951, le prix du "Théâtre Universitaire et amateur", prix qui lui ouvre les portes de l'édition grâce à Robert Kanters. Il a publié un livre de poèmes: "Psaumes à Notre-Dame, en faveur de notre fils Jean-Pierre."

Henry Vincenot a préfacé le livre de poèmes Mon Refuge de son ami, l'artiste Alain Longet, aujourd'hui devenu célèbre pour ses sculptures et trophées du show-biz.

Bibliographie

  • Je fus un saint (1953). Roman en compétition pour le prix Goncourt 1953.
  • Walter, ce boche mon ami (1954). Walter Linz était un soldat allemand, professeur de français et de philosophie, passionné par les Celtes, avec qui il se lia d'amitié pendant la guerre.
  • La Pie saoûle (1956).
  • Les Chevaliers du chaudron (1958).
  • Les Yeux en face des trous (1959). L'écologie réelle si différente de l'écologie légale.
  • A rebrousse-poil (1962).
  • Pierre, le Chef de gare, éd. Nathan, 1967.
  • La Princesse du rail, éd. Denoël, 1969, écrit pour la télévision.
  • Les Voyages du Professeur Lorgnon, N.M., 1967. Réédité en 2 vol. en 1983 chez Denoël. Chroniques sur la France et les Français.
  • Robert, le Boulanger, éd. Nathan, 1971.
  • Le Pape des escargots (1972), Prix Sully-Olivier-de-Serres. Adapté à la télévision en 1979.
  • Le Sang de l'Atlas, éd. Denoël, 1975.
  • La Vie quotidienne dans les chemins de fer au xixe siècle, éd. Hachette, 1975. Bourse Goncourt et Prix de la revue indépendante
  • La Vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine, éd. Hachette, 1976. Réédition en 2000 sous le titre Hommes et terres de Bourgogne.
  • Locographie (1976).
  • La Billebaude, éd. Denoël, 1978. Son plus grand succès.
  • Psaumes à Notre-Dame en faveur de notre fils, poèmes, éd. Denoël, 1979.
  • Famille Vincenot : La Cuisine de Bourgogne.
  • Terres de mémoire, livre d'entretiens, éd. Delarge, 1979.
  • L'Âge du chemin de fer, éd. Denoël, 1980.
  • Mémoires d'un enfant du rail, éd. Hachette, 1980. Réédité sous le nom : Rempart de la Miséricorde, éd. Anne Carrière
  • Les Étoiles de Compostelle, éd. Denoël, 1982.
  • Les Canaux de Bourgogne (1982).
  • L'Œuvre de chair (1984).

Publications posthumes

  • Le Maître des abeilles : chronique de Montfranc-le-Haut, éd. Denoël, 1987.
  • Le Livre de raison de Glaude Bourguignon, éd. Armançon-Denoël, 1987, 1989.
  • Le Maître du bonheur . Mon père Henri Vincenot, par Claudine Vincenot, éd. Anne Carrière, 1995.
  • Récits des friches et des bois, éd. Anne Carrière, 1997.
  • Du côté des Bordes, éd. Anne Carrière, 1998.
  • Nouvelles ironiques, éd. Anne Carrière, 1999.
  • Toute la Terre est au Seigneur, éd. Anne Carrière, 2000.
  • Les Livres de la Bourgogne, éd. Omnibus, 2000, ré éd. 2012.
  • Les Livres du rail, éd. Omnibus, 2003.
  • Henri Vincenot, la vie toute crue. Biographie, éd. Anne Carrière, Paris, 2006, 687 p.par Claudine Vincenot (ISBN 978-2-84337-386-2)
  • Le peintre du bonheur, une promenade littéraire dans l’œuvre peint et sculpté d’Henri Vincenot, éd. Anne Carrière, 2011.
  • Prélude à l'aventure, éd. Anne Carrière, 2012.
   Tous ouvrages préfacés par Claudine Vincenot.

Ouvrages inédits non publiés1

  • 1927 : Le Curé de Chavans. Roman.
  • 1927-1934 : Carnets intimes,Vol. 1-3.
  • 1929 : La Vie amoureuse d'un enfant pauvre. Roman.
  • Années 1930 : Ahmed. Roman.
  • Années 1930 : L'Or du Hoddar. Roman.
  • 1934 : Psychanalyse du patriotisme destinée à mes enfants. Etude inachevée.
  • 1934-1947 : Notre vie. Cahiers intimes, A, B, C.
  • 1935 : Eugénie et ses parents. Roman.
  • 1936-1940 : Cabrioles secrètes. Poèmes.
  • Vers 1940 : Les Pharisiens. Théâtre.
  • 1941 : Les Vaches. Roman.
  • V. 1944 : Sinistré Total. Roman.
  • V. 1944 : Châtrer le début. Nouvelle. Reprise en 1948 et 1950.
  • 1945 : Les Coups de Dieu. Théâtre.
  • 1950 : L'Equipe, ou la folie de ma vie jusqu'à ma mort. Récit.
  • 1950 : Escales pour un cadavre. Roman.
  • 1950 : Je fus un infâme. Roman inachevé.
  • 1950-1985 : Idées sur tout. Pensées.
  • 1957 : Par l'étoile et par le feu.
  • 1959-1969 : Graffitis. Poèmes.
  • Années 1970-1980 : Psaumes de la quête de foi. Poèmes.
  • 1984 : Répons de l'Etoile du matin. Poème.

Décoration[modifier | modifier le code]

Le 21 octobre 1978, le ministre de la culture Jean-Philippe Lecat lui a remis les insignes de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.

Émissions de radio et de télévision2

  • 1975 : Radioscopie de Jacques Chancel.
  • 26/2/1976 : Le Grand Echiquier avec Jacques Chancel.
  • 25/3/1977 : Apostrophes, "dis grand-père...". Présentation de son livre La Vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine.
  • 19/5/1978 : Apostrophes, "Itinéraires d'hommes". Présentation de La Billebaude.
  • 19/10/1979 : Apostrophes, "la sensibilité gastronomique". Promotio,de Cuisine Bourguignonne.
  • 9/5/1980 : Apostrophes, "les transportes". Promotion de son ouvrage Mémoires d'un enfant du rail.
  • 4/6/1982 : Apostrophes, "en route compagnons". Présentation des Etoiles de Compostelle.
  • 30/11/1984 : Apostrophes, "recherche et filatures". Présentation de son livre L'Oeuvre de chair.

Expositions

  • Henri Vincenot : Dessins - peintures, 20 septembre-19 octobre 1997, Palais ducal - Centre Culturel Jean Jaurès ; Préface de Jean-Louis Balleret et de Claudine Vincenot - Nevers ville de Nevers, Bibliothèque municipale de Nevers, 1997.
  • Vincenot, 1912-1985, rétrospective, au musée de la Vie bourguignonne - Perrin-de-Puycousin, au musée d'Art sacré, à la Bibliothèque municipale de Dijon  du 23 juin 2012 au 24 septembre 2012.

Filmographie

  • En 1979 :
  • En 2012, un reportage réalisé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, Henri Vincenot, l'homme qui voulait être heureux,avec la participation des enfants d'Henri Vincenot.

 

La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot
La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot

La Maison de la Peurrie en forêt, puis sa maison natale de Dijon,puis celle de Commarin, photographiée par moi, puis la garnd rue de Commarin, puis la plaque sur sa maison de Commarin, puis la plaque commémorative dédiée au père d'Henri Vincenot

Biographie et informations

Nationalité : France 
Né(e) à :
Dijon , le 02/01/1912 
Mort(e) à :
Dijon , le 21/11/1985 

Biographie : 

Né à Dijon
 en 1912, Henri Vincenot fut considéré comme l’un des plus grands écrivains identitaires du siècle précédent. Homme de lettres, peintre et sculpteur, il incarnait son identité dans la vie de tous les jours, et sut la transmettre dans ses créations artistiques ou littéraires.Elevé par ces deux grands-mères, elles lui apprennent très vite le secret de la nature, des plantes, des vertus du soleil et de la lune, à lire dans les étoiles, tout cela autour de veillées autour du feu. Mais c’est surtout auprès de ces deux grands pères qu’il va pouvoir acquérir un solide sens paysan qui va lui servir de ligne directrice tout au long de sa vie. Ils lui transmettront la flamme de ce qui deviendra la grande passion de sa jeunesse : la chasse au sanglier, cette chasse qui incarne l’identité gauloise à laquelle Henri Vincenot était si attaché.Ecrivain de combat, sa littérature est profondément marquée par son attachement à sa région natale, la Bourgogne.
Toujours dans ces écrits, il nous parle et remet en valeurs différentes anciennes pratiques païennes, celtiques, tout en montrant qu’elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Son premier succès littéraire viendra en 1978 avec la « Billebaude », roman qui incarne la sagesse de la paysannerie française, ce livre nous rappel à nous Français, que nous n’avons jamais cessés d’être un vieux peuple des sources et des forêts, un vieux peuple de paysans que le modernisme actuel est entrain d’effacer.Ce succès va raviver celui d’un livre écrit cinq ans auparavant, le « Pape des escargots ». Viendra par la suite, les fameuses « Etoiles de Compostelle » qui mènent un jeune essarteur Bourguignon du XIII siècle à pénétrer dans les secrets des mystérieuses aventures des bâtisseurs des cathédrales. Henri Vincenot fut toujours prêt à défendre l’héritage de sa région, de son pays et de l’Europe face à un monde désenchanté, individualiste, matérialiste et mercantile. Il mourut le 21 novembre 1985 à Dijon.Fidèle à sa terre et à son peuple de son vivant. Henri Vincenot l’est encore dans la mort, reposant désormais dans la terre nourricière, au milieu des siens, au cœur de la forêt, dernier refuge des dieux de la vieille Gaule, à l’ombre d’une croix celtique de pierre. Une rétrospective lui est consacrée du 22 juin jusqu'au 24 septembre 2012, afin de célébrer le centenaire de sa naissance, à la Bibliothèque municipale et au Musée de la Vie bourguignonne de Dijon
Pour cette 676 ème émission, Bernard Pivot a choisi sept invités pour nous inciter à lire quelques romans français et étrangers pendant la période des grandes vacances: - romans anglais, avec Frédéric FERNEY (journaliste, proposant "Le négociateur" de Frédéric Forsythe), et Auberon WAUGH (fils du romancier britannique Evelyn Waugh et romancier lui même, pour "La fin d'une époque" d'Evelyn Waugh et "Bagages enregistrés" d'Aauberon Waugh) - un roman espagnol, avec Olivier ROLIN (pour "La joyeuse bande d'Afzavara" de Manuel Vasquez Montalban) - romans des Etats Unis, avec Philippe LABRO (qui présentent "Dalva" de Jim Morrison et "Privilège" d'Eduard Stenard) et Michaël Korda (pour son roman "La succession Bannerman") - -et des romans français, avec Félicien MARCEAU (pour son dernier titre "Un oiseau dans le ciel") et Claudine VINCENOT-GUIHENEUF (fille d'Henri Vincenot qui a préfacé un ouvrage inédit de son père "Le livre de raison de Claude Bourguignon" et qui conseille la biographie de Jean Louis Pierre intitulée "Vincenot") - Claudine Vincenot-Guiheneuf parle longuement de son père (avec un extrait d' Apostrophes de 1978, où Henri Vincenot parle de son roman "La billebaude"), Philippe LABRO évoque la biographie de Jackie Kennedy Onassis, Michaël Korda (auteur et éditeur) que Bernard Pivot présente comme l'observateur privilégié de la jet society new yorkaise, raconte le sujet de son livre (la vie et la mort d'un milliardaire américain) et exprime son plaisir d'écrire, lui qui est éditeur depuis plus de trente ans; Frédéric Forney présente Frederic FORSYTHE, auteur de best sellers qui adore "fabriquer des histoires" ("Le négociateur" se passe dans un futur proche au cours d'une crise pétrolière menaçant les grandes puissances), tandis que Philippe Labro vante deux écrivains américains mal connus en Europe. Puis Bernard Pivot laisse la parole à Auberon WAUGH en lui confiant: "Après Shakespeare, c'est votre père que j'aurais aimé interviewé" (l'écrivain britannique en profite pour raconter de nombreuses anecdotes sur son père qu'il admirait et redoutait) , puis c'est au tour de Félicien MARCEAU d' expliquer le sujet de son dernier livre, et enfin à Olivier Rolin de disserter sur le roman de Montalban.

Le pape des escargots, Henri Vincenot

08fév08

Bon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure Le Pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.

Vincenot, éditions OmnibusAds By Jump Flip

Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.

Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.
Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.

 

Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.
Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l’auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture… Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.

 

Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.

En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.

4etoiles.gif

Du même auteur : La billebaude et Les étoiles de Compostelle

Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon

COMMARIN. UN DES ANCIENS MAIRES DU VILLAGE NOUS PARLE DE L’ENFANT DU PAYS.Henri Vincenot, mon ami

Notez cet article :

 
 
 
 
 
 
 
 
 

le 11/03/2012 à 05:03 | Adrien Virely, ancien maire du village Vu 419 foisAdrien Virely a tous les livres d’Henri Vincenot, souvent donnés par l’écrivain et dédicacés.  Photo Pascale ThibeautAdrien Virely a tous les livres d’Henri Vincenot, souvent donnés par l’écrivain et dédicacés. Photo Pascale Thibeau

 

Cette année (2012) on célèbre le 100eme anniversaire de la naissance de l'écrivain, peintre et sculpteur Henri Vincenot. Adrien Virely, ancien maire était son ami. Il évoque quelques souvenirs

 

 

Pour beaucoup aujourd’hui, Henri Vincenot, c’est le chantre de la Bourgogne, l’écrivain de La Billebaude. Mais c’est aussi l’homme de Commarin, le village qu’il aimait et où il a passé toute sa retraite, parfaitement intégré à la vie locale.

Cette année, il aurait eu 100 ans. Ceux qui l’ont bien connu sont donc peu nombreux à Commarin. Adrien Virely, ancien maire du village, est de ceux-là. « Mais attention, j’avais 20 ans de moins que lui. Quand il travaillait aux Chemins de fer, il ne venait ici qu’aux vacances. Mais mon père, né en 1906, le connaissait bien. Vers 17 ou 18 ans, je suis allé le voir à Paris, dans le tout petit appartement où il vivait avec sa famille. De sa fenêtre, il m’avait montré la direction de Commarin. C’était vraiment un enfant du pays ! »

Un homme qui a su rester simple

C’est à sa retraite, en 1969, qu’Henri Vincenot est revenu définitivement à Commarin, vivre dans la maison de famille. « On savait bien qu’il écrivait, mais c’est plus tard, en 1977, qu’il est passé à Apostrophes. À partir de là, il a été la vedette, il y a eu les médias, les touristes, même des cars d’écoliers qui venaient le voir », se souvient Adrien Virely. « Ça l’amusait, mais il est toujours resté simple, habillé comme nous, souvent en sabots en caoutchouc. Le gilet qu’on voit sur les photos, avec le foulard ou le ruban au cou, c’était pour le dimanche, la messe, les sorties, les interviews. »

L’ancien maire a tenu le café de Commarin pendant plusieurs années. « L’Henri passait à l’occasion, commandait toujours un rouge cassis, qu’il oubliait parfois de boire ! » C’est que l’homme était distrait, la tête occupée par ses livres. « Une fois, il avait organisé une partie de tarot à quatre à Châteauneuf, il voulait faire une photo pour le livre qu’il écrivait. Et c’était pareil pour la chasse, le vrai chasseur, c’était moi. Lui, il tirait, mais sans tuer grand-chose. Ce qu’il recherchait, c’était la nature, les sensations, les idées. »

L’écrivain était cabotin : « Son accent d’ici, il l’accentuait encore, exprès. Sa femme Andrée avait l’accent de Saône-et-Loire, c’était un mélange amusant. Leur mort, elle en 1983 et lui en 1985, ça a vraiment consterné les gens d’ici ! »

La seule toile sur Châteauneuf

Adrien Virely possède tous les livres de l’Henri, il les a lus, mais avoue qu’il ne les a pas toujours finis. « Je ne suis pas un grand lecteur, mais La Billebaude, je l’ai lue jusqu’au bout, je suivais la chasse ! » Il a aussi chez lui une toile d’Henri Vincenot que son père avait achetée : « On me la demande pour toutes les expositions car c’est la seule dont le sujet est Châteauneuf. »

Pour fêter le 100 e anniversaire, l’ancien maire, vieil ami de Vincenot, est très sollicité par les médias : presse, magazines et même télévision.

 

 

  

Le pape des escargots, Henri Vincenot

08fév08

Bon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure Le Pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.

Vincenot, éditions OmnibusAds By Jump Flip

Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.

Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.

Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans Pélagie la charrette sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.
Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, des traditions ancestrales, de l’architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.
Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.
Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l’auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture… Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.
Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.

En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.

4etoiles.gif

Du même auteur : La billebaude et Les étoiles de Compostelle

Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot
Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot

Le Château de Commarin que nous avons visité, tout près de la maison de Vincenot

LE VINCENOT DES TEMPS MODERNES

08/02/2012 | La Gazette de Côte d'Or n° 282 | Par Rédaction

 

Le 2 janvier 2012, Vincenot aurait eu 100 ans. Faisant fi du « foin » de certains « intellectuels » bien-pensants qui voudraient faire croire qu’il n’était qu’un régionaliste rétrograde, un hors série de Bourgogne Magazine replace le personnage et ses valeurs dans un contexte décalé et moderniste. Dominique Bruillot, directeur de la publication de Bourgogne magazine, nous dit pourquoi.

 

Les choses vont et viennent au gré des jugements des époques. Un peu comme pour ces fameuses boules neigeuses qui sont passées du succès mondial dans les lieux de tourisme des années 50, avant de se ringardiser pour redevenir aujourd’hui le « must  kitchissime » des créatifs en vogue du marketing bo-bo.
Henri Vincenot n’avait rien d’une boule de neige, soit. Mais pour celui qui fut un temps le héros de la Bourgogne, son chantre télévisuel, les valeurs qu’il véhiculait dans son œuvre et son être, ont malgré tout été bien malmenées et même parfois « récupérées » depuis sa mort en 1985. Elles auraient de quoi remettre bien des idées en place de nos jours et de quoi le sortir de certaines visions réductrices qu’on a de lui. Sait-on déjà, que ce personnage connu avant tout pour ses passages mémorables dans les émissions de Pivot et Chancel, avait bien d’autres choses à proposer que le Pape des escargots et La Billebaude? Sait-on qu’il peignait et sculptait avec une liberté d’esprit et un sens de la répartie créative qui pouvaient surpasser de loin ses seules aptitudes éditoriales. Vincenot aimait la matière et le cœur de la matière. D’autant plus quand elle incarnait la transmission du savoir, le respect de son environnement, le bon sens sans tabous.

De la voie du rail…
Car là est la clé. Homme de paradoxes, Vincenot façonne des saints et des vierges avec son couteau sans vouer le moindre culte à qui que ce soit. Franc du collier et peu calculateur, il démontre (Walter ce boche mon ami) que l’amitié et la foi sont en mesure de se défaire des apparences d’un uniforme fût-il allemand. Tout cela au prix de quelques interprétations équivoques, plus démonstratives que sincères, de la part « d’intellectuels » frustrés des générations suivantes, qui voulaient se payer un peu du mythe régionaliste d’hier, pour se faire un semblant de réputation parmi leurs pairs.
Il est de bon ton
 aujourd’hui encore, de réduire l’image de Vincenot à celle d’un traditionaliste replié sur lui-même, voire rétrograde. Il suffit pourtant de traverser son regard sur l’Afrique du Nord et le Maroc en particulier (Le sang de l’Atlas), empreint de fraternité et de pacification, pour comprendre sa relation à l’autre, quelles que soient ses origines. Il suffit de mettre en vis-à-vis de son intelligence et de son bagage culturel («HV» était aussi diplômé de l’ESC de Dijon), sa capacité à donner le change aux plus humbles, à rendre grâce aux personnages les plus discrets de sa campagne, comme à des héros de la mythologie.

… à la voix du slam
Reprenant le cheminement de Giono en son temps, qu’il admirait pour son « style et son génie, rude et puissant », Vincenot a fait les frais de sa liberté de pensée. Giono fut emprisonné avant la guerre pour ses sympathies communistes, Vincenot fut montré du doigt pour avoir tenté de faire croire que la terre appartient à tous. Tour à tour cheminot, conteur et pourfendeur des idées reçues, artiste inspiré et inspirateur, auteur dont on cause dans les salons parisiens et humble paysan à la ficelle-ceinture, homme de la Pourrie (son havre de paix familial en Auxois) et des plateaux de télé… cet artiste complexe est sans aucun doute plus partageur que les beaux parleurs de notre époque. Il aurait mérité une bien belle tribune en ce début de troisième millénaire. En témoignent les paroles du slameur dijonnais, Kader Boussada, qui a grandi au pied des remparts de la Miséricorde. « C’est l’quartier où j’habitais minot, d’anciennes baraques de cheminots qu’a dépeint Vincenot (…) On était pas des misérables mais des enfants du rail, et comme on était éduqués, on avait donc une vie gérable », écrit notamment celui qui se nomme lui-même Albdelkader de Bourgogne. Avec la bénédiction, où qu’il soit, du Pape des escargots .

Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François
Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee  et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François

Dominique Bruillot et Vincenot, Claudine Vincenot, sa fille, les peintures de Vincenot, plus un portrait de Vincenot devant Châteuneuf, réalisée par Bernard Tournier, enfin la tombe de Vincenot surmontée d' une Croix Celtiquee et les 3 tombes celtiques de Vincenot, son épouse Andrée et son fils François

Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Henri Vincenot, écrivain bourguignon
Claudine VINCENOT
Partager

Après trente années de vie parisienne, un séjour au Maroc où elle enseigna la littérature à la faculté de rabat, Claudine Vincenot vit aujourd'hui à Dijon, sa ville natale. Depuis 1985, elle s'occupe de l'héritage littéraire de son père, Henri Vincenot. Elle vient de publier son premier roman aux éditions de l'Armançon. Son nom : "Coeur de voyou"

Claudine Vincenot 

Née à Dijon en 1938, Claudine Vincenot part avec ses parents et ses trois frères pour Paris en 1945.
Après des études de lettres classiques et quelques années d’enseignement à Paris, Claudine Vincenot quitte la France en 1969 avec son mari et ses trois enfants. Successivement à Fès puis à Rabat, elle enseigne le français  à des élèves marocains. Puis elle soutient, à l’université de Bordeaux, une thèse de doctorat sur l’œuvre en prose de Gérard de Nerval.  Elle enseigne alors la littérature et la linguistique à des étudiants de l’enseignement supérieur à Rabat.
Après un séjour de quinze ans au Maghreb, la famille revient en France. 
C’est alors, qu’après le décès de ses parents, Claudine consacre son temps et ses connaissances à l’œuvre de son père. 
     Après avoir publié un article dans un numéro de Géo consacré à la Bourgogne, elle est sollicitée par le rédacteur en chef de cette même revue pour écrire ses souvenirs d’enfance et de jeunesse auprès d’Henri Vincenot. Sans ambition littéraire particulière, elle est encouragée par son fils Vincent à donner suite au projet qui deviendra :
      « Le maître du bonheur, mon père Henri Vincenot. », publié en 1995 aux éditions Anne Carrière, la fille de Robert Laffont.

Suivront , en 1999, un roman :  « Confidences des deux rivages ».

Puis un ouvrage d’art en 2001: « Le peintre du bonheur : promenade littéraire dans l’œuvre peint et sculpté d’Henri Vincenot ».

En 2005, Claudine publie une importante biographie de son père : « La vie toute crue. »

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans ECRIVAINS
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:34
ARTISTES 252
 

Photos prises entre 1977 et 1981. Quelle gueule magnifique ! Celle qu'il méritait car on n'a jamais que celle-là !

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans Georges BRASSENS
commenter cet article
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:29
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon

 

Ce village est une petite merveille, située près de Ménerbes dans le Luberon , au Sud de la Départementale 900 (Ex-Nationale 100), face à Gordes. On y trouve des cultures en étages sur des terrasses soutenues par de petits murs en pierres sèches. Le village est construit sur un éperon rocheux, envahi par une superbe végétation, avec, en toile de fond, un cadre sauvage de forêts, de combes et de rocs. C'est là que Michel Leeb s'est marié, il y a quelques annéesOppede.jpg

 

 

Oppède est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Oppédois.

 

Géographie

 

Le territoire de la commune d'Oppède est constitué de trois parties différentes : la montagne du Luberon, les collines bordant la montagne et la plaine alluviale du Coulon. L'altitude du village des Poulivets est de 140 mètres.

La commune fait partie du parc naturel régional du Luberon

 
Oppède-le-Vieux (Calade montant à la collégiale Notre-Dame-d'Alydon)

 

Préhistoire et Antiquité

 

Le nom d'Oppède apparaît pour la première fois au début du XIe siècle. Il vient peut-être du mot oppidum (ville fortifiée gauloise, sur un lieu généralement en hauteur), ce qui correspondrait bien au site.

On a trouvé quelques traces d'occupation romaine, un autel au dieu Mercure (au musée de Cavaillon), des monnaies. La voie Domitienne passe en bordure du Calavon.

 

Moyen Âge

 

Après avoir appartenu au comte de Toulouse, Oppède passe sous l'autorité des papes en 1274, après la croisade des Albigeois.

En 1380, Oppède est attribué au routier Bernardon de la Salle, qui le garde jusqu'à sa mort en 1391. Retournant sous l'autorité du pape, les Oppédois n'en n'apprécient pas la lourde fiscalité, surtout quand les troupes de Raimond de Turenne, qui faisait la guerre au pape, endommagent le village en 1394 : les Oppédois reprochant au pape d'être plus efficace pour percevoir des impôts que pour défendre les imposés. Quand les Taillades se soulèvent contre le pape en 1398, les Oppédois se joignent à eux.

Maison médiévale, dite Gabrielli

 

Lors du schisme de la papauté, Oppède accueille l'antipape Benoît XIII — Pedro de Luna — mais ce dernier doit fuir en sautant par une fenêtre du château, pour se réfugier en Espagne.

 

Son neveu Rodrigo de Luna fait d'Oppède une place forte pour la défense des intérêts familiaux et y installe en 1409 une garnison de mercenaires catalans. Les légitimistes (partisans du pape de Rome) assiègent alors Oppède pendant deux ans, jusqu'à ce que la garnison catalane quitte la place et s'enrôle dans les rangs des assiégeants. Oppède revient alors au pape de Rome.

 

Renaissance

Maison Renaissance dans une rue caladée d'Oppède-le-Vieux

 

En 1501, le pape Alexandre VI concède la seigneurie d'Oppède à l'Avignonnais Accurse Maynier (ou Meynier), juge-mage de Provence, pour une redevance annuelle de 230 florins. Les Oppédois s'y opposent et n'acceptent leur nouveau seigneur qu'en 1511, après la garantie que leurs droits seraient maintenus.

 

En 1530, le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent (avec Cabrières et Mérindol), jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’inquisiteur s’enrichissant des pillages)

 

C'est son fils, Jean Maynier, qui s'illustre dans le massacre des Vaudois du Luberon en 1545, causant le massacre de 3000 personnes, ce qui l'amène à comparaitre en 1551 devant une cour royale à Paris, qui condamnera à la décapitation le procureur ayant requis l'acte de répression.

 

La famille Maynier, mal vue en raisons des massacres des Vaudois et convertie au protestantisme, quitte Oppède et Aix-en-Provence pour la région de La Rochelle, Fontenay-le-Comte, Saumur à la fin du XVIIe siècle.

 

Période moderne

Ruines du château

Le château est abandonné vers la fin du XVIIe siècle, puis peu à peu ruiné par les pillages des habitants.

 

Comme l'ensemble du Comtat Venaissin, Oppède reste aux papes jusqu'au 14 septembre 1791 : un décret, rendu sur la proposition du député Camus, réunit à la France Avignon et le comtat Venaissin. Au cours du XIXe siècle, la population descend vers la plaine, l'église et la mairie (en 1912) suivent et le centre de la commune est maintenant à Oppède-les-Poulivets, le vieil Oppède n'étant plus guère habité et tombant en ruines.

 

Période contemporaine

 

Après l'armistice de 1940, des artistes viennent se réfugier au vieil Oppède. Parmi eux se trouve Consuelo de Saint Exupéry, la femme de l'aviateur Antoine de Saint Exupéry. Lorsque Consuelo part en 1942 pour rejoindre son mari aux États-Unis, elle fait serment à ses amis de raconter l'histoire du groupe d'Oppède, promesse tenue dans un livre intitulé Oppède.

Luberon-Oppede-le-Vieux-Michel LeebPR.07 750PR.07 751PR.07 752PR.07 753PR.07 757PR.07 758PR.07 759PR.07 761PR.07 762PR.07 761PR.07 769PR.07 770PR.07 771

La dernière fois que j'y suis allé c'était le 18 septembre 2013, avec Danielle. J'avais subi deux opération successives des hanches en décembre 2012 et en Juin 2013. Je sortais donc à peine de ma convalescence. Et pour la première fois, je me suis tapé le sommet du village, tandis que Danielle qui avait une tendinite m'attendait sur la petite place dans un petit café tenu par des gens très peu aimables. Cette montée fut très dure, le long des rues caladées mais au sommet quelle récompense. Le Château et L'Eglise et un panorama....

  •  
  • Église Notre-Dame-d'Alidon (ou Notre-Dame-de-Dolidon), située tout en haut du vieil Oppède, un des rares bâtiments de ce secteur qui ne soit pas en ruine. D'allure romane, elle a été remaniée à partir de 1500, puis en 1592 avec des adjonctions gothiques, puis encore en 1815 et 1869. C'est une belle collégiale du XVI siècle, dont la restauration est en cours (collecte de dons parrainée par Michel Leeb), dominant un grand panorama.
  •  
  • Ruines (tour et murs) d'un château médiéval et vestiges d'anciennes échoppes. Jolies maisons datant des XVe et XVIe siècles et quatre lavoirs récemment restaurés. On peut également y voir un carré magique dit Carré Sator, gravé sur une des pierres de la fortification.

    Oppède-Le-Vieux OPPEDE

    Oppède le Vieux

     

    Un village perché du Luberon incontournable. Le village n'est pas accessible en voiture. Par contre, sur d'anciennes terrasses de cultures, un parking est aménagé ainsi qu'un beau jardin paysagé. 80 espèces rustiques, plantes herbacées, arbustes et arbres du Luberon y poussent. Oppède-le-Vieux vous attend pour une remontée dans le temps !

    Les Maisons Médiévales et Renaissance, l'Eglise du XIIe, les ruines du Château Médiéval, les lavoirs et chapelles Saint-Laurent et Saint-Antonin créent une ambiance intemporelle.Ceux qui grimpent la ruelle en calade jusqu'au sommet sont récompensés par un panorama à 360°.Des circuits vélos et pédestres traversent le village où il fait bon s'arrêter pour se désaltérer sur la place. Chaque été, l'artiste Michel Leeb y organise le festival d'Oppède.

    A VOIR : l’Église Notre-Dame de Dolidon (ou d'Alidon) située tout en haut ; les ruines (tour et murs) d'un château médiéval et vestiges d'anciennes échoppes. On peut voir les restes des fortifications en se promenant dans le vieux village. Le Moulin Saint Augustin ouvre ses portes aux amateurs d'huile d'olive.
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Oppède-le-vieux, un petit village en Luberon
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans LUBERON
commenter cet article
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 16:31
Le Vaucluse (prononcé [vo.klyz]) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 84.
Ses habitants sont appelés les Vauclusiensdentelles-montmirail-12.
Ici Suzette dans les Dentelles de Montmirail 
  •  

Dénomination et usage

150px-Logo_84_vaucluse.jpg
magnify-clip.png
Logo
Ce nom est la francisation du provençal la Vau-cluso, du latin Vallis Clausa, soit la vallée close d'où sourd la Fontaine de Vaucluse. 1
Pour désigner ce département, la forme courante est depuis sa création « département de Vaucluse », elle est employée par le Conseil général de Vaucluse, la Préfecture de Vaucluse3, l'Inspection d'académie de Vaucluse4, etc. En revanche, la forme adoptée par la Commission nationale de toponymie, dépendant du CNIG, est « département du Vaucluse »5.
En effet le département tient son nom du village du même nom, Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, Vaucluse. Fontaine VaucluseFontaine de Vaucluse
Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945.
Les Conventionnels (1793) ont constaté une homogénéité topographique autour de l’intense réseau des Sorgues qui s’articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse ».
Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d’eau, montagnes). Cette exception issue d’une commune éponyme remarquable se retrouve dans l’appellation du « Territoire de Belfort » et du Département unicommunal « de Paris ».
Le nom du département lui a été attribué après le rattachement à la France du Comtat Venaissin et de l'État pontifical d'Avignon. L'Assemblée nationale, par deux fois les 27 août et 20 novembre 1790 avait refusé de décréter leur annexion. Les « patriotes » des deux États pontificaux élurent leurs représentants qui se rassemblèrent à Bédarrides, dans l'église Saint-Laurent, le 18 août 1791 et ils votèrent leur rattachement à la France à une forte majorité puisque le décompte des mandats s'éleva à 101 046 voix favorables sur un total de 152 919.
Cet acte est considéré comme le premier exprimant le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Le 14 septembre, mise devant le fait accompli, la Constituante proclama que les États d'Avignon et du Comtat faisaient désormais « partie intégrante de l'Empire français ».

Géographie physique

Le département de Vaucluse fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, région située au sud-est de la France. Il est limitrophe des départements du Gard à l'ouest, de l'Ardèche au nord-ouest, de la Drôme au nord, des Alpes-de-Haute-Provence à l'est, du Var (sur quelques centaines de mètres à peine) et des Bouches-du-Rhône au sud.
Également, le Vaucluse possède au nord une partie, le canton de Valréas, entièrement enclavée dans la Drôme.Carte-de-l-Enclave-des-Papes.jpg
 
220px-Gorges_de_la_Nesque_et_Mont_Ventou
magnify-clip.png
Les Gorges de la Nesque et le Mont Ventoux
présentent une alternance de montagnes (les dentelles de Montmirail, le massif du Luberon, les monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.Carte-du-VAUCLUSE.jpg
 
Les Gorges de la Nesque  gorges de la nesque tunnelGorges de la Nesqueindex
 Gorges de la NesqueDSC01484Goges de la Nesqueimagesnew 090723153145 3
 PR.07 2782
  Ci-dessus le Mont Ventoux 
 
 
La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les monts de Vaucluse dont le point culminant est le signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.
Le mont Ventoux, le « Géant de Provence », qui culmine à 1 912 mètres, domine le paysage vauclusien10. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.new_090728120201_13.jpg
Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

 

Hydrographie

Malgré des étés secs et des plans de sècheresses qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.
Le Rhône à l'Ouest et la Durance au Sud délimitent le département.
  • Les sources remarquables : la Fontaine de Vaucluse, qui avec un débit d'eau annuel de 630 millions de mètres cubes est la première résurgence de France et la cinquième mondiale.new_090726075656_89.jpg
530px-Pano_Confluent_Rhone_Durance.jpg
magnify-clip.png
Le Rhône et la Durance

: Climat de Vaucluse.

 
 
 
 
Le département de Vaucluse est soumis à différents types de climats. En effet, son emplacement géographique particulier le place à un point de rencontre entre trois des quatre climats majeurs de France : le climat méditerranéen pour sa partie sud, le climat montagnard pour sa partie nord-est avec le relief élevé des Monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et enfin une influence toute relative du climat semi-continental pour sa partie nord-ouest. Toutefois, cette proximité des trois grands types de climat a pour effet de les niveler avec une nette prédominance du climat méditerranéen. C'est pourquoi pour la partie au nord-ouest l'on parle de climat « méditerranéen à influence semi-continentale ».
  Vaucluse France
  2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie10 700 mm/an
(sur 80 jours)
770 mm/an
Vent10 110 j/an  

Histoire

170px-Blason_d%C3%A9partement_fr_Vauclus
magnify-clip.png
Blason de Vaucluse

Avant le département de Vaucluse

220px-Pope_palace_Avignon_by_Rosier.jpg
magnify-clip.png
Le palais des Papes. Avignon800px-Avignon, Palais des Papes depuis Tour Philippe
L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques.
Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens... mais aussi de Dexsiviates, Menlini, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.
Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le Théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts comme le pont Julien, etc.
Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il deviendra Principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (massacre des Vaudois du Luberon...), de maladie (pestes, choléra…) et de religion (Papauté d'Avignon...).
Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres, etc.).
Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.

 

Les papes d'Avignon

Révolution française et Premier Empire

Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme13.

XIXe siècle

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

XXe siècle

Ludovic Naudeau constatait : « L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées »

Démographie

555 240 personnes habitent en Vaucluse, dont la grande majorité est concentrée autour du pôle urbain et économique qu’est l’agglomération d’Avignon15.
Sur les 151 communes que comprend le département de Vaucluse, 24 ont en 2010 une population municipale supérieure à 5 000 habitants, 13 ont plus de 10 000 habitants et quatre plus de 20 000 : Avignon, Orange, Carpentras et Cavaillon.
 
  • villes de plus de 10 000hab .
 
  1. Avignon : 89 682 habitants (2010) » aire urbaine : 507 626 habitants (2008)
  2. Carpentras : 29 278 habitants (2010)
  3. Orange : 29 135 habitants (2010) » aire urbaine : 39 143 habitants (2008)
  4. Cavaillon : 24 951 habitants (2010)
  5. L'Isle-sur-la-Sorgue : 19 048 habitants (2010)
  6. Pertuis : 18 931 habitants (2010)
  7. Sorgues : 18 046 habitants (2010)
  8. Le Pontet : 17 604 habitants
  9. Bollène : 13 885 habitants
  10. Apt : 11 755 habitants(2010)
  11. Monteux : 10 989 habitants (2010)
  12. Vedene : 10 580 habitants (2010)
  13. Pernes-les-Fontaines : 10 405 habitants (2010)

Villes de 5 000hab/10 000hab .
 
  1. Valréas 9 800 habitants(2010)
  2. Le Thor 8 281 habitants(2010)
  3. Entraigues-sur-la-Sorgue 7 795 habitants(2010)
  4. Morières-lès-Avignon 7 676 habitants(2010)
  5. Vaison-la-Romaine 6 169 habitants(2010)
  6. Sarrians 5 809 habitants(2010)
  7. Mazan 5 792 habitants(2010)
  8. Courthézon 5 387 habitants(2010)
  9. Bédarrides 5 146 habitants(2010)
  10. Piolenc 5 006 habitants(2010)
 
 

Répartition par secteur géographique

15 :
  Population 1999
Agglomération d'Avignon 269 828
Avignon ville 94 000
Orange 29 527
Carpentras 29 015
Cavaillon 25 417
Vaucluse 538 902
 

Croissance 2009, l'Insee a estimé à 540 065 le nombre d'habitants dans le département de Vaucluse.

Depuis plusieurs décennies, la population a beaucoup augmenté : entre 1975 et 1999, elle est passée de 381 912 à 499 685 habitants, soit une hausse de 31 %. Cette augmentation s'est faite principalement par les flux migratoires, et - toujours en 1999 - 97 821 Vauclusiens venaient d'un autre département ou d'un autre pays. Cette croissance se ralentit.

Emploi

Près de 43 % de la population vauclusienne est active15.

Éducation

Article détaillé : Éducation en Vaucluse.
220px-UniversiteAvignon-Cour.jpg
magnify-clip.png
Cour intérieure de l'université
"Trente mille jeunes Vauclusiens ont rejoint cette année l’un des 54 collèges (41 publics et 13 privés) du département"
L'Université d'Avignon est la seule université du Vaucluse. Son histoire est très ancienne puisqu'elle fut fondée en 2 juillet 1303 par le pape Boniface VIII pour concurrencer la création de la Sorbonne, jugée trop proche du pouvoir royal français17.
Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP, et accueille environ 8 000 étudiants à tous les niveaux de formation, jusqu'au doctorat. Elle héberge une quinzaine de laboratoires de recherche reconnus
 
ECONOMIE du Vaucluse
 
Le Vaucluse aujourd'hui, c'est plus de 15 000 commerces, entreprises industrielles et de service, plus de 13 704 artisans et plus de 8 000 exploitations agricoles15.
Le Vaucluse a longtemps été un département profondément rural, dont l'économie était marquée par l'agriculture pastorale et l'industrie centrée sur la transformation des produits agricoles. L'existence de la zone fertile est historiquement un catalyseur du développement local, avec la persistance d'un secteur maraîcher encore dynamique, puisqu'il fournit l'essentiel de la production française en fruits (melons, cerises, fraises, raisin de table…) et légumes (tomates…). Toutefois, le secteur est soumis à des problèmes de compétitivité liés à la concurrence de l'Espagne notamment.
 
Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département: sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le Marché d'Intérêt National (MIN) est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.
Le commerce de détail sur le modèle de la grande distribution s'est développé et imposé dans toutes les villes moyennes (Orange, Cavaillon, Carpentras…), avec une concentration importante sur l'agglomération avignonnaise.

Agriculture

220px-Menerbes_Plaine_du_Luberon.JPG
magnify-clip.png
Vignoble, vergers et céréales dans la plaine du Calavon
 
 
L'activité agricole s'articule autour de trois productions majeures : vins, fruits et légumes qui assurent 90 % du chiffre d'affaires.
Le Vaucluse est le premier producteur de cerises (qu'elles soient destinées à la consommation directe ou à la transformation), de pommes golden et de raisin de table et le deuxième de tomates et de melons18. Parmi les autres productions de fruits et légumes, l'on peut noter l'olive, la fraise avec diverses variétés et spécialités locales ou encore la poire.
Le secteur viticole jouit d'une bonne réputation grâce aux Côtes du Rhône produits principalement sur les coteaux de Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras ...). Les vins du Luberon et du Ventoux tendent à se développer sur une gamme de produits élargie (rosés), davantage associée aux vins provençaux.
L'élevage, qui a longtemps été le socle d'une économie montagnarde de subsistance sur les versants des reliefs, est une activité marginale.
Les cultures spécialisées (lavande sur les plateaux des Monts de Vaucluse, herbes aromatiques...) se développent grâce à un marché en expansion.

Industrie

Le secteur industriel, historiquement fondé sur la transformation de la production agricole, a connu une extension vers des secteurs plus spécialisés au cours du XIXe siècle (manufactures de garance). Malgré l'installation au XXe siècle de pôles de production majeurs, notamment au nord de l'agglomération avignonnaise (Electro-Réfractaire - devenu tour à tour SEPR, puis Saint-Gobain -, poudrerie SNPE, Isover Orange etc.), le tissu industriel reste peu dense, subissant également des vagues des réductions importantes d'effectifs à partir des années 1980.
Le maillage industriel local reste ainsi assuré par les PME, souvent familiales et d'implantation historique, dans les secteurs de la transformation agricole. La construction reste un pourvoyeur important d'emploi salarié et d'artisanat, compte tenu du dynamisme du secteur résidentiel (sous le double effet de l'arrivée de migrants et de la pression touristique).
 

L'énergie

Le Vaucluse est aussi un important producteur d'énergie électrique nationale avec le site nucléaire du Tricastin, le barrage de Donzère-Mondragon et le parc éolien de Bollène.

Ressources minières

220px-Carri%C3%A8re_de_Mazan_by_JM_Rosie
magnify-clip.png
La carrière à ciel ouvert de Mazan
Extraction de gypse, de pierre blanche (calcaire), d'ocres.
À Mazan, se trouve l'un des plus importants gisements à ciel ouvert de gypse au monde et la plus grande carrière à ciel ouvert d'Europe avec un gypse d'une pureté exceptionnelle (90 %)19.
Sur les flancs du Petit et du Grand Luberon, on exploite la richesse des roches calcaires avec de nombreuses carrières où l'on extrait des pierres blanches (Roche d'Espeil, Pierre de Ménerbes, Estaillades).
L'homme a aussi exploité la richesse en fer des terres ocrières au nord du Petit Luberon, au centre et à l'est de la vallée du Calavon, mais les guerres mondiales, les coûts de production et l'émergence de nouveaux pays fournisseurs de minerai de fer ont eu raison de cette activité.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme en Vaucluse.
Le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat culinaire, etc.) une part importante de l'économie du département de Vaucluse.
Le département accueille quelque 3 500 000 touristes chaque année15. Les principales destinations sont le Luberon (repos, randonnées, festivals...) avec 27,5 % des nuitées, Avignon (Palais des papes, festival...) avec 26 % des nuitées et le secteur du Mont Ventoux (cyclisme...) avec 15,4 % des nuitées. Le reste se répartit plus ou moins sur tout le Vaucluse. Les Français sont majoritaires et en progression (83 % des nuitées en 2003 contre 69 % en 1997) mais le tourisme international progresse21.
Selon le site officiel du conseil général, le tourisme génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 610 millions d'euros22.

La société

Le tissu associatif

En l'an 2000, le Vaucluse comptait 9 061 associations alors que la PACA en avait 70 910 (soit 13 % des associations de PACA en Vaucluse alors que sa population représentait 11 % seulement).

Les spécialisations

Des commerces d’antiquités, de décoration et des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Les marchés à la Brocante dont ceux de L'Isle-sur-la-Sorgue (un des centres européens de la brocante et des antiquaires) attirent des revendeurs d'outre-Atlantique. Il remplissent alors des conteneurs et expédient tout cela par bateau. Cependant, cette activité s'est vue ralentir avec les écarts importants de taux d'échange dollars-euros.

Infrastructures

Équipement routier

Le Vaucluse compte23 (chiffres de 2005) :
  • 69 km d'autoroute A7 à l'ouest du département, avec un débit de 51 284 véhicules/jour pour 32 925 véhicules/jour au plan national et 2 km sur l'autoroute A51 à l'extrême sud-est du département ;
  • 124 km de routes nationales (RN7, RN100, RN542...), avec un débit de 15 077 véhicules/jour pour 12 009 véhicules/jour au plan national ;
  • 1 737 km de routes départementales (RD943, RD956, RD974…) avec un débit de 3 219 véhicules/jour pour 1 621 véhicules/jour au plan national.
220px-TGV_at_Avignon.jpg
magnify-clip.png
TGV en gare d'Avignon TGV.

Gares et voies ferrées

Le réseau de voie ferrée du département de Vaucluse est surtout concentré à l'ouest du département où se situent les anciennes voies (TGV, trains de marchandises, etc.) ainsi que les nouvelles LGV Méditerranée affectées uniquement aux TGV.
Les gares principales du département sont celles d'Avignon TGV, d'Avignon Centre et d'Orange.

 

Aéroports et aérodromes

L'aéroport international d'Avignon - Caumont, les aérodromes de Carpentras, Valréas - Visan, Saint-Christol et Pont Saint-Esprit24. Saint Christol est réservé aux hélicoptères militaires et Pont-Saint-Esprit est définitivement fermé.

Habitat et urbanisme

Nombre de maisons et de terres ont été rachetées par des gens en quête d'une résidence secondaire ou pour leur retraite. Un réel engouement s'est répandu depuis les années 1970, d'abord pour le Luberon, puis pour le reste du département, attirant des investisseurs lassés du surpeuplement estival et du bétonnage de la Côte d'Azur. Notamment des Européens comme les Suisses, les Allemands, les Belges, les Hollandais et les Britanniques. Même si un temps la région attira aussi des Nord-Américains, le taux de change dollar-euro a fortement amenuisé le phénomène. Ventoux Sommet
220px-Relais_-_sommet_mourre_negre_by_JM
magnify-clip.png
Une gigantesque antenne relais est installée au sommet du Grand Luberon

Médias et communication

En 2006, 98 % de la population vauclusienne peut-avoir accès à une connexion haut débit parmi l'ADSL, le câble, le satellite, la boucle locale radio (BLR) ou encore le Wi-Fi26.
Plusieurs antennes relais dominent le paysage Vauclusien, au sommet du Mourre Nègre (Massif du Luberon) et au sommet du Mont Ventoux.

La vie politique

Article connexe : Politique dans le Vaucluse.
220px-Avignon_-_Hotel_du_D%C3%A9partemen
magnify-clip.png
Hôtel du département à Avignon
magnify-clip.png
Couleurs politiques des cantons du département → 220px-Vauclusepolitique.pngcarte valable avant les élections de 2011.
Le département est divisé en 3 arrondissements et 24 cantons.
  •      
  • .

Tendances politiques

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 309 337 inscrits, 226 725 ont voté, ce qui représente une participation de 73,29 % du total, soit une abstention de 26,71 %. Il y a eu une victoire du non avec 124 907 voix (56,83 %) contre 94 871 voix (43,17 %) prononcées oui et 6 947 (3,06 %) de votes blancs ou nuls27.
Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 350 503 inscrits, 251 325 ont voté, ce qui représente une participation de 71,70 % du total, soit une abstention de 28,30 %. Il y a eu une victoire du non avec 154 004 voix (62,69 %), 91 639 voix (37,31 %) ayant votées oui et 5 682 (2,26 %) étant des votes blancs ou nuls.
À l'élection présidentielle de 2002, le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen arrive en tête au premier tour en recueillant 25,8 % des voix, tandis que Jacques Chirac en récolte 16,66 % et Lionel Jospin 12,58 %. Au second tour, Le Pen obtient un score plus élevé de 12 points par rapport à la moyenne nationale, à 29,64 % des voix.
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,63 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,71 % et François Bayrou (UDF) avec 21,45 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,55 %. Aucun autre candidat ne dépassait alors les 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 60,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 39,28 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %.
Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la première circonscription de Vaucluse ont élu Marie-Josée Roig (UMP). Les électeurs de la deuxième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Claude Bouchet (UMP). Les électeurs de la troisième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Michel Ferrand (UMP). Enfin, les électeurs de la quatrième circonscription de Vaucluse ont élu Thierry Mariani (UMP)33, soit quatre sur quatre pour l'UMP.
 
  • Enfin, l'élection présidentielle de 2012 voit l'arrivée en tête des deux principaux candidats de droite, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen qui obtiennent respectivement 27,45 % et 27,03 % des voix au premier tour. Au second tour, alors que Sarkozy obtient 48,4 % des voix au niveau national, il atteint dans le Vaucluse 56,43 %.
Aux élections législatives consécutives, le Vaucluse envoie à l'Assemblée l'un des deux seuls députés du Front National : Marion Maréchal-Le Pen.
De fait, si l'on prend l'histoire récente, on peut en conclure que les électeurs de Vaucluse ont une tendance de vote qui se situe vers la droite, voire l'extrême-droite de l'échiquier politique, mais l'histoire politique du département est plus contrastée, d'autant que la gauche exerce encore aujourd'hui la présidence du Conseil Général. L'origine historique différente des arrondissements du département, regroupant l'ancien Comtat Venaissin, avec le pays d'Orange et le pays d'Apt, a justifié pendant longtemps des différences de comportement politique. De manière générale, Apt, et Avignon dans une moindre mesure, penchaient plutôt vers la gauche, tandis que Carpentras était plutôt favorable à la droite.

Administration

220px-Pr%C3%A9fecture_du_Vaucluse.jpg
magnify-clip.png
Préfecture du Vaucluse
  •       
  •    
Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
commenter cet article
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 05:26

Promenade là-haut sur la montagne avec ma chienne Canaille et méditation sur ma pierre sacrée. Altitude 550 mètres soit 110 mètres plus haut que chez moi à Moircy. Nous sommes un dimanche matin. Voici ma pierre couchée Avec en 3e photo, la Vallée de l'Ourthe occidentale. Cent mètres plus bas, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lorette et une source.P1010397

P1010401

P1010395

P1010404P1010407

P1010409

P1010403

P1010406

Ma chienne Canaille prend la rélèveP1010427

P1010436

Après la méditation, vancau, nulle part ailleurs.......P1010443

En redescendant vers le village de Moircy; au centre de la photo, disons au tiers en partant du bas vous avez une ligne horizontale d'arbres, juste derrière une petite maison blanche et haute. C'est l'extrémité de mon terrain. Les étangs sont derrière et ma maison à gauche de cette ligne touffue, mais invisible. Je suis donc en plein village, contrairement à ce que l'on pourrait croire; sur la photo du dessous, un gros plan. A droite en bas une maison blanche avec 1 porte rouges et juste derrière le bout touffu de mon terrainP1010474P1010467 et plus bas encore, les vaches sacrées P1010452

 

P1010455P1010456

 

Repost 0
Published by Christian VANCAU - dans VANCAU
commenter cet article