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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Je suis sur les blogs pro-tibétains:

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Christian VANCAU

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:57

Colette

 
Page d'aide sur l'homonymie Colette
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Colette en 1932.

 
Nom de Naissance Sidonie-Gabrielle Colette
Activités écrivaine
Naissance 28 janvier 1873
Saint-Sauveur-en-Puisaye (France)
Décès 3 août 1954 (à 81 ans)
Paris (France)
Langue d'écriture français
Genres Roman

Œuvres principales

Signature

Signature de Colette

Colette, nom de plume de Sidonie-Gabrielle Colette née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) et morte le 3 août 1954 à Paris, est une femme de lettres française, connue surtout comme romancière, mais qui fut aussi mimeactrice et journaliste.

Après Judith Gautier en 1910, Colette est la deuxième femme élue membre de l’Académie Goncourt en 1945. Elle en est également la première femme présidente, entre 1949 et 1954.

 

 

Biographie

 
Colette en 1896, par Jacques Humbert.

Dernière des quatre enfants (deux filles et deux garçons) de Sidonie Landoy (« Sido ») et du capitaine Jules-Joseph Colette (saint-cyrienzouave qui a perdu une jambe lors de la bataille de Melegnano et est fait percepteur à Saint-Sauveur-en-Puisaye), celle qui deviendra Colette a vécu une enfance heureuse à Saint-Sauveur-en-Puisaye, gros village de Bourgogne Adorée par sa mère comme un « joyau tout en or » au sein d’une nature fraternelle, elle reçoit une éducation laïque. Sido, féministe et athée convaincue qui ne craint pas de troubler le curé de Saint-Sauveur avec son chien ou de lire Corneille caché dans un missel, lui apprend l'art de l'observation, notamment dans le jardin donnant sur la cour de la maison.

 

La jeune Colette lit très tôt les grands classiques et prend des leçons de français comme de style auprès de son père, grand lecteur de journaux. Sido ayant des goûts de luxe que son mari ne sait lui refuser, la famille ruinée doit quitter Saint-Sauveur et s’installe en novembre 1891 à Châtillon-sur-Loing. Adolescente, Colette rencontre Henry Gauthier-Villars, séducteur compulsif surnommé « Willy », avec qui elle se marie le 15 mai 1893 à Châtillon-sur-Loing. Willy, critique musical très influent et auteur de romans populaires, est un viveur parisien qui fait également travailler à son profit une équipe de collaborateurs dans son atelier parisien de la maison d’édition Gauthier-Villars au 55 quai des Grands-Augustins, dans laquelle s'installe le couple au dernier étage. Il introduit Colette dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale où la jeune femme fait sensation avec l'accent rocailleux de sa Bourgogne natale. Vite saisi par les dons d’écriture de sa jeune épouse, Willy l'utilise elle aussi comme nègre littéraire (le premier manuscrit de Colette date de 1893 puis dès 1895 l’engage à écrire ses souvenirs d’école, qu’il signe sans vergogne de son seul nom. Cela donne Claudine à l'école, bientôt suivi d’une série de Claudine (La Maison de ClaudineClaudine à ParisClaudine en ménage, etc.), qui sont donc publiés sous le nom du seul Willy.

 

Willy est, entre autres, l'amant de la femme d'Emile Cohl, Marie-Louise Servat, avec laquelle il avait eu un fils, Jacques Henry Gauthier-Villars (ce fils de Willy est né avant que celui-ci ne commence à fréquenter Colette, en 1889, et donc bien avant son mariage avec elle, c'est d'ailleurs en mettant cet enfant en nourrice à Châtillon-Coligny qu'il a commencé à fréquenter Colette). Colette, jalouse et consternée de devoir être enfermée dans un rôle d’épouse bafouée, se libère de plus en plus de cette tutelle. En 1905, elle publie le premier livre sous son nom de Colette Willy, Dialogues de bêtes. Encouragée par le comédien et mime Georges Wague (1874-1965), elle commence alors une carrière au music hall (1906-1912), où elle présente des pantomimes orientales (« la première mime féminine de mon temps » écrit-elle) dans des tenues très légères (la Préfecture de Police interdit notamment son spectacle de pantomime nu sous une peau de panthère), puis se produit au théâtre Marigny, au Moulin Rouge, au Bataclan ou en province (ces spectacles transparaîtront dans La Vagabonde ou L’envers du music-hall). Ce sont des années de scandale et de libération morale : elle divorce de Willy en 1906, connaît plusieurs aventures féminines, notamment avec Mathilde de Morny (Missy), fille du duc de Morny et sa partenaire sur scène, en 1911, chez qui elle vit le plus souvent et qui lui a offert la villa Roz Ven à Saint-Coulomb en Bretagne, ou Natalie Clifford Barney dite « l'Amazone ». Durant toute cette période, Colette chemine aussi dans sa vocation d'écrivain. Elle publie des ouvrages évoquant ces années, comme La VagabondeL'Envers du music-hall ou En tournée.

 
Colette mime, en 1907.

 

Colette fréquente assidûment la Côte d'Azur. Elle séjourne un temps dans sa villa de Guerrevieille, à Sainte-Maxime, puis elle s'installe plus longuement à La Treille-Muscate, à Saint-Tropez (auquel elle consacre de nombreux essais ou romans comme La Naissance du jourBella VistaPrisons et paradis ou Journal à rebours), qu'elle quitte en 1938 en se plaignant de l'affluence trop importante de touristes à la suite de la promotion de son maire Léon Volterra. Colette vend alors sa villa à Charles Vanel.

En 1932, Colette, qui a besoin de gagner sa vie, ouvre rue de Miromesnil à Paris un institut de beauté.

Pendant l'Occupation, Colette séjourne quelques mois chez sa fille en Corrèze dans le village de Curemonte puis revient à Paris, avec Maurice Goudeket (qu'elle sauva de la Gestapo), passer toute la durée de la guerre dans son appaartementdu Palais-Royal au 9 de la rue de Beaujolais. Immobilisée dans sa « solitude en hauteur » dans son « lit-radeau » (offert par la Princesse de Polignac) par une arthrite de la hanche, elle continue d'écrire à partir des fenêtres, véritables portes ouvertes sur le monde.

 

En 1945, Colette est élue à l'unanimité à l'Académie Goncourt, dont elle devient présidente en 1949. Ayant vite compris que la célébrité passe par la maîtrise de son image, elle devient l'écrivain la plus photographiée du XXe siècle4. Les Œuvres complètes de Colette sont publiées en quinze volumes par la maison d'édition Le Fleuron, créée par Maurice Goudeket. En 1952 elle interprète son propre personnage dans le documentaire que lui consacre Yannick Bellon intitulé simplement Colette et qui est devenu un classique du genre, puisqu'il s'agit du seul film qu'elle interprète

En 1953, elle est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'Honneur. Elle compte Jean Cocteau parmi ses voisins.. Sur ses vieux jours, celui qu'elle surnomme « son meilleur ami », c'est-à-dire Maurice Goudeket, l'aide à supporter son arthrose.

Elle meurt le 3 août 1954.

 

En dépit de sa réputation sulfureuse et du refus par l'Eglise catholique d'un enterrement religieux, Colette est la première femme à laquelle la République ait accordé des obsèques nationales. Elle est enterrée au Cimetière du Père Lachaise à Paris. Sa fille repose à ses côtés.

 
tombe de Colette (cimetière du Père Lachaise)

 

 

Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain

« Vu le commis voyageur Willy bardé de jeux de mots et d'à-peu-près à rendre jaloux le plus exubérant rat-de-table d'hôtes. Près de lui Colette, plus Polaire que jamais, avec sa mine d'enfant gâté et méchant, de cancre femelle, insupportable et contente d'elle. »

Après son divorce, Colette a une brève liaison avec Auguste-Olympe Hériot, rencontré à la fin de 1909. Puis elle fait la connaissance de Henry de Jouvenel, politicien et journaliste, qu'elle épouse en 1912 et qui l'engage à donner quelques billets et reportages au journal Le Matin, dont il est le rédacteur en chef. De lui, à Castel Novel de Varetz (Corrèze), elle aura sa seule enfant, Colette Renée de Jouvenel, dite « Bel-Gazou » (« beau gazouillis » en provençal). À plus de quarante ans, alors que son mari la trompe, elle joue un rôle d'initiatrice à l'amour auprès du fils de son époux, Bertrand de Jouvenel qui n'a pas encore dix-sept ans. relation qui durera cinq années et nourrira les thèmes et les situations dans Le Blé en herbe. Pour ce qui concerne Chéri, c'est un fantasme devenu réalité, puisque le livre est publié en 1920 alors que sa conception remonte à 1912, soit quelques années avant sa liaison avec Bertrand de Jouvenel. Le divorce d'avec Henry de Jouvenel sera prononcé en 1923. Comme elle le fera pour Willy dans Mes apprentissages, Colette se vengera de son ex-mari par un roman, Julie de Carneilhan.

En juin 1919, Colette, directrice littéraire du journal Le Matin, contacte Léopold Marchand, figure marquante du théâtre entre les deux guerres, pour contribuer à une nouvelle rubrique dénommée Mille et un Matins. C'est au Matin que Colette embauche Hélène Picard, qui devient par la suite son amie, comme secrétaire. Colette invite  Léopold Marchand dans sa demeure bretonne de Roz Ven à Saint-Coulomb près de Saint-Malo. En 1921, Léopold Marchand collabore avec Colette à l’adaptation théâtrale de Chéri. Il s'occupe de la mise en scène de Chéri et joue même un rôle. En 1923, Léopold Marchand adapte pour le théâtre le roman de Colette La Vagabonde. Colette a publié dans La Jumelle noire l'ensemble des critiques littéraires qu'elle a écrites sur les pièces de Léopold Marchand.

Mélomane avertie, Colette collabore avec Maurice Ravel entre 1919 et 1925 pour la fantaisie lyrique L'Enfant et les Sortilèges. Elle a été l'amie de la reine Elisabeth de Belgique, de Marguerite Moreno, de Renée Vivien, et a eu quelques brouilles avec la célèbre demi-mondaine de la Belle Epoque, Liane de Pougy.

Elle rencontre son troisième mari, Maurice GOUDEKET, en accompagnant son amie Marguerite Moreno, chez Madame Andrée Bloch-Levalois, au début de l'année 1925.

Colette dans son appartement de l'hôtel Claridge, 74 avenue des Champs-Élysées à Paris, en 1932.
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain

Les enjeux de l'écriture

Colette arrive à se démarquer de ses contemporains (André GideRomain Rolland ou encore Jean Giraudoux) grâce aux sujets qu'elle aborde. Elle montre un style épuré mais élevé. Elle trouve sa place parmi les romanciers régionalistes qui se sont imposés durant l'entre-deux-guerres, à travers, entre autres, les descriptions de sa région natale, la Bourgogne.

Une attention croissante à la justesse des mots, notamment lorsqu’ils sont chargés d'exprimer l'effusion dans la nature, une sensualité librement épanouie pour revendiquer les droits de la chair sur l'esprit et ceux de la femme sur l’homme, voilà quelles sont les lignes de force de cette écriture.

Par ailleurs, l'écriture de Colette est plus complexe et moderne qu'elle ne semble le laisser supposer au premier abord.

 
Palais Royal, sa « petite province » et sa dernière demeure.

En 1999, Serge Doubrowski, inventeur du terme moderne d'autofiction qu'il appréhende en dernier ressort comme une variante de l'autobiographie, considère Colette comme une pionnière illustrant sa conception : « On découvre quand même chez Colette, un livre qui s'appelle La Naissance du jour qui a paru en 1928 et qui, à l'origine,portait sur son péritexte le sous-titre roman. Et dans le roman de Colette, La Naissance du Jour, on trouve un personnage de femme âgée qui s'appelle Colette. Ensuite, on apprend qu'elle a écrit les Claudine. Bref, elle s'est mise en scène comme le personnage d'un roman écrit par Colette sur Colette. »

Colette et la Belgique

Les liens entre Colette et la Belgique sont étroits. Son grand-père combattit à la Bataille de Waterloo, son oncle fut directeur des casinos d'Ostende et sa mère, Sidonie Landoy, dite « Sido », au décès de ses parents, alla rejoindre ses frères journalistes à Bruxelles où elle vécut de longues années. À l'âge de six ans, elle a séjourné dans la commune de Saint-Josse-ten-Noode au numéro 25 de la rue Botanique.

Contre toute attente, Sido a découvert et partagé la vie d'artistes en vue : peintres, écrivains et musiciens. Mais sans dot ni métier, elle s'est résignée au mariage et est repartie dans l'Yonne. Cependant elle n'oublia pas la Belgique et conta ses charmes à sa fille, Colette. Dans les Lettres à Missy, Colette fait plusieurs fois mention de ses passages à Liège ou à Bruxelles où elle se rendait lors de ses tournées et séjournait notamment à lhôtel Métropole — qui existe toujours Place de Brouckère. Le 14 mai 1909, lors d'une étape de sa tournée Claudine à Liège, Colette se laisse séduire par la ville, la trouvant « la plus française des villes belges » — par allusion aux grands magasins qui s'y développaient, comme à Paris.

Elle séjourne aussi plusieurs fois à Bruxelles, notamment du 4 au 17 février 1910, où elle présente La Chair — pièce de Georges Wague — qui fera scandale car elle y paraissait dévêtue. Dans son édition du 6 février, le journal Le Soir relate cet événement avec un grand engouement pour les comédiens : « La pantomime La Chair qui a eu un grand succès à Paris et sur laquelle M. Chantrier a écrit une musique charmante, a été interprétée avec conviction par Colette Willy, Christine Kerf et Georges Wague ».

En 1922, Georges Simenon, alors rédacteur au journal liégeois La Gazette de Liège, se rend à Paris et rencontre Colette, directrice littéraire du journal « Matin ». Il travaille comme secrétaire chez l’écrivain Binet-Valmer et commence à lui envoyer des textes. Dans un premier temps, Colette les refusera tous. Pourtant, « la petite idole » retient enfin son attention malgré le scepticisme quant à son écriture. En effet, elle le jugera trop littéraire et lui conseillera de ne pas faire de la littérature. Simenon ne le comprit pas directement mais essaya une écriture plus simple. Le 27 septembre 1923, la romancière accepte finalement de le publier. Simenon rendra hommage plus tard aux précieux conseils reçus de l'écrivaine. Lorsque Colette fut primée à l’Académie Goncourt, le 2 mai 1944, elle reçut une lettre de Simenon la félicitant. Elle y répondit : « Cher Simenon, merci. Tout le monde est si gentil que je n’ai plus de papier à lettres ! Je viens de lire La Fuite de Monsieur Monde. Cette profonde tristesse de vos héros me frappe beaucoup. Une grande poignée de main. »

L’Académie royale de langue et littérature françaises élit Colette en remplacement de la Comtesse de Noailles. L’honneur fut reçu par Colette et la décision approuvée par le roi Léopold III malgré les reproches de son commerce esthétique et sa relation avec Mathilde de Morny, dite Missy. Même la reine Élisabeth, son amie et mère de Léopold III, lui adressa une lettre de félicitations.

Colette rencontra la Reine Elisabeth de Bavière en novembre 1931. Elle rapporte cette rencontre dans Paris-Soir, le 13 octobre 1938. Elle décrit la beauté de la jeunesse persistante de cette reine-artiste. Leur amitié a duré jusqu’à la mort de la romancière. Colette accueillit la reine chez elle le 2 avril 1946, après son élection à l’académie Goncourt. Alors qu’elle commençait à avoir certaines difficultés à marcher dues à son arthrite, la reine se rendit à plusieurs reprises à son chevet. Toutefois, si elle ne pouvait rendre visite à Colette, elle lui envoyait des lettres, des présents et des promesses de visite. Cette promesse fut tenue le 10 mars 1949. C’est lors de ces retrouvailles que Colette offrit son unique exemplaire de Pour un herbier. Quatre jours plus tard, elle décrivait la reine Élisabeth dans Les Lettres aux Petites Fermières : « C’est une des rares créatures qui inspirent le dévouement, tant elle est prodigue d’elle-même. » De même que pour la reine, Colette comptait parmi ses amis particuliers.

Le 14 novembre 1954 un hommage a été rendu à Colette au Palais des beaux-arts de Bruxelles, en présence de Maurice Goudeket, son mari et de la reine Élisabeth. La reine assista également à la réception de Jean Cocteau à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, qui reçut la place de Colette.

Colette et la bisexualité

 
Willy, Colette et Polaire
Dessin satirique de Sem.

La bisexualité tient un rôle primordial dans la vie de Colette, autant dans son existence personnelle que dans son œuvre artistique.

Si son mari Henry Gauthier-Villars exige d'elle une fidélité hétérosexuelle (que lui-même ne respecte pas), il n'a aucune objection à ce que Colette expérimente une vie extra-maritale avec des femmes. En 1906, Colette quitte son mari et s'engage plus ou moins publiquement dans une relation amoureuse avec la Marquise de Belbeuf. Un soir, Colette et la Marquise choquent l'audience durant une représentation au Moulin Rouge aux tonalités ouvertement homoérotiques : une scène de baiser entre les deux femmes cause un énorme scandale, cette affaire déclenchant jusqu'à l'intervention du préfet de police de Paris. Après cet épisode lesbien, Colette se marie avec Henry de Jouvenel en 1912, dont elle était tombée éperdument amoureuse lors de sa première rencontre quelques mois auparavant. De ce mariage est issue une fille. Après une liaison avec le jeune fils du premier mariage de son mari, Bertrand de Jouvenel, âgé de 17 ans, Colette s'est finalement mariée une troisième et dernière fois, à Mauride Goudeket en 1935.

Du côté de sa production littéraire, la bisexualité est également un élément récurrent de son œuvre, à commencer par sa série de romans Claudine, ses tous premiers romans, qui dépeignent, outre la protagoniste, de nombreuses femmes bisexuelles. Ainsi, une partie des thèmes abordés dans sa littérature est autobiographique. Colette est également l'auteur d'un ouvrage de réflexion sur l'Amour et la sexualité, Le Pur et l'Impur, qui puise dans des exemples d'expériences hétérosexuelles comme homosexuelles.

Pour toutes ces raisons, Colette a été étiquetée « Reine de la bisexualité » par Julia Kristeva.

 

Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Œuvres

 
Couverture de Claudine à l'école.
 
Caricature de Sem
  • 1938 : La Jumelle noire (quatre tomes de recueil de critiques littéraires et cinématographiques : tome I (1934), tome II (1935), tome III (1937), tome IV (1938))
  • 1939 : Le Toutounier (SUITE de Duo)
  • 1940 : Chambre d'hôtel
  • 1943 : Le Képi
  • 1943 : Nudité
  • 1944 : Gigi
  • 1946 : L'Étoile Vesper
  • 1941 : Julie de Carneilhan
  • 1941 : Journal à rebours
  • 1944 : Paris de ma fenêtre
  • 1949 : Le Fanal bleu
  • 1953 : Paradis Terrestre

Posthume

  • 1955 : Belles Saisons (Flammarion).
  • 1958 : Paysages et Portraits (Flammarion).

Correspondances

  • 2003 : Lettres à sa fille (1916-1953), réunies, présentées et annotées par Anne de Jouvenel, Gallimard, collection Blanche. (Réédition Gallimard, collection Folio (No 4309), 2006).
  • 2009 : Lettres à Missy, édition présentée et annotée par Samia Bordji et Frédéric Maget, Paris, Flammarion.
  • 2004 : Colette Lettres à Tonton (1942-1947) réunies par Robert D., édition établie par François Saint Hilaire, Édition Mille et Une Nuits Colette n°437
  • 2012 : Sido, Lettres à Colette, édition présentée et annotée par Gérard Bonal, éditions Phébus.
  • 2014 : Un bien grand amour. Lettres de Colette à Musidora, présentées par Gérard Bonal, L'Herne.

Autres publications posthumes

 
Illustration de Lelong
pour Les Vrilles de la vigne, 1930
 
Toby-chien par Lelong
Les Vrilles de la vigne, 1930
  • 1992 : Histoires pour Bel-Gazou (nouvelles), Hachette, Illustrations Alain Millerand
  • 2010 : Colette journaliste : Chroniques et reportages (1893-1945), inédit. Présentation de G. Bonal et F. Maget.
  • 2011 : J'aime être gourmande, présentation de G. Bonal et F. Maget - introduction de G. Martin, coll. Carnets, L’Herne, Paris.

Au théâtre

Adaptations

Cinéma

Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Postérité

En 1956 est créée la Société des amis de Colette association reconnue d'utilité publique qui publie depuis 1977 les Cahiers Colette, rassemblant des inédits de l'auteur, des témoignages et des études originales5.

Un Musée COLETTE a été créé dans le château dominant la maison natale de Colette, maison bourgeoise sise rue de l’Hospice - devenue rue Colette.

Le 29 septembre 2011, la Société des amis de Colette avec l'aide de l'État acquiert pour 300 000 euros la maison natale de Colette de Saint-Sauveur-en-Puisaye, en vente depuis 2007. Cette maison bourgeoise à la façade austère avec ses jardins du bas et du haut, rejoint l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques et est destinée à être réhabilitée pour obtenir le label des Maisons des Illustres.

Le Musée COLETTE, dans le Château de St Sauveur-en-Puisaye, extérieurs et intérieurs et à la fin, la maison de Colette. Photos prises par Christian Vancau ce 31 août 2014
Le Musée COLETTE, dans le Château de St Sauveur-en-Puisaye, extérieurs et intérieurs et à la fin, la maison de Colette. Photos prises par Christian Vancau ce 31 août 2014
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Le Musée COLETTE, dans le Château de St Sauveur-en-Puisaye, extérieurs et intérieurs et à la fin, la maison de Colette. Photos prises par Christian Vancau ce 31 août 2014
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Le Musée COLETTE, dans le Château de St Sauveur-en-Puisaye, extérieurs et intérieurs et à la fin, la maison de Colette. Photos prises par Christian Vancau ce 31 août 2014

Et voici la documentation écrite que j'ai pu ramener du Musée Colette

Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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Colette et Marguerite MORENO à TOUZAC

Où Colette aimait-elle se resourcer???

Chez son amie de toujours Marguerite MORENO dans le Lot à TOUZAC à la SOURCE BLEUE

Sidonie Gabrielle COLETTE, écrivain
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 06:46

Voici ce que les chasseurs abattent dès le mois d'octobre. J'entends des coups de fusil sans arrêt quand je sors dans le jardin en automne et le dessus de ma route, en entrant dans la forêt est jalonné de postes de chasse à la sortie de la futaie. Place aux assassins de la Vie et de la Beauté, de l'Amour et de la Tendresse. Chasseurs, je vous hais !!!

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Published by Christian VANCAU - dans ANIMAUX
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 09:26

UNE BIOGRAPHIE de mon TERRITOIRE en quelque sorte... Un territoire vierge, conquis par un Cheyenne

Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
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Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978

 Cette ferme en ruines avec une pâture de 3000ms et un petit ruisseau a été achetée en août 1978. Il  n'y avait ni étangs, ni arbres, ni potagers. Seulement un terrain  nu et marécageux. Il y a donc 38 ans que je travaille ce territoire

 

Ci-dessous d'abord la maison et le terrain en 1978, puis les travaux entrepris dans une ruine qui aurait, m'a t-on dit, 350 ans à l'époque et n'avait plus été habitée depuis 1946. Elle appartenait à nos voisins cultivateurs, les frères Leriche

 

Ensuite les photos de l'intérieur. Successivement, le hall d'entrée, le coin de feu et la cuisine, l'écurie, la Grange au 1er étage, le plancher délabré de la chambre de ma fille et la chambre des parents avec cette cheminée en forme de pyramide mexicaine, et pour finir, le terrain vierge derrière la maison, avec une ligne horizontale qui souligne le ruisseau. Les arbres du fond ne sont pas chez nous

 

Nous avons emménagé en octobre 1979, venant de Libramont, où nous étions arrivés en juillet 1971

Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
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Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978
Moircy, mon coin de paradis en 2016, habité depuis 1978

Voici le déroulement des travaux de l'automne 1978 à celui de 1979. Dabord la façade avec les nouvelles ouvertures dans le mur et le porte de Grange transformée en porte vitrée en  creux, le Hall d'entrée, sa chape, ses canalisations, la construction d'un escalier en béton armé et d'une passerelle menant au premier étage et d'un WC, puis dans le corps de logis, à gauche en entrant, le coin de feu avec la construction d'un feu ouvert en schiste, la percée de deux fenêtres, le carrelage, puis   la cuisine, le percement d'une porte arrière, donnant sur le jardin, la cave non-enterrée, avec le placement des canalisations d'évacuation sous-terraines, puis au 1er étage du corps de logis, la chambre de notre fille devenue plus tard, chambre d'amis et mini-galerie, avec à l'arrière la salle de bains, et au-dessus de la salle de bains, notre chambre à coucher, sous-toit avec la pointe de la cheminée, venant du coin de feu, et à côté un grenier

Ensuite les annexes, à savoir l'écurie en bas, transformée en living, la construction d'un feu ouvert avec une cheminée intérieure de 9m de haut, montant jusqu'au toit via l'atelier, avec un 3e feu ouvert, la percée de 2 grandes baies, la percée d'une porte vers le futur garage, le relèvement du mur central séparatif du corps de logis, l'abattage ds mangeoires en briques au bas de ce mur, la construction d'un plafond en poutrelles de bois qui soutiendra le futur plancher de l'Atelier, puis enfin l'ancienne grange, transformée en atelier, ouverture d'un  velux dans le toit, polongation de la cheminée jusqu'au toit, cheminée avec 3 rangées de boisseaux, formant 3 conduits, évacuant les fumées des deux feux ouverts et du chauffage central, qui sera installé dans le futur garage, que je construirai ensuite avec mon beau-frère Jean-Pierre Ransonnet, pendant que nos épouses poseront le carrelage

Enfin la construction du garage

Puis la construction d'un bureau dans mon atelier avec vue sur le jardin derrière

Nous emménagerons en octobre 1979 mais il reste du boulot, des plafonnages, l'isolation de la toiture de la grange et le rejointement de tous les murs de schiste

La Galerie d'art-Bibliothèque ne sera construite qu'en 2004, au-dessus du garage

 

 

Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
Les travaux de reconstruction en 1979
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Les travaux de reconstruction en 1979

Evolution des travaux effectués, parallèlement dans mon territoire extérieur (Jardin) et dans mon atelier au niveau artistique

Dès 1980, je vais m'attaquer au territoire extérieur qui n'est qu'une vaste pâture fangeuse avec un ruisseau minuscule que je commence à détourner afin de réaliser une petit bassin, qui deviendra au fil du temps, un étang de 200 m2, le tout à la bêche, à la pioche et à la main. Il est terminé en 1981.J'y introduis 6 carpes, péchées dans un autre étang à Séviscourt. Dans le même temps, dans mon atelier, je solidifie et peins à l'huile, les anciennes poutres en chêne de l'écurie, avec l'intention de les placer autour de mon futur étang. Je termine aussi la cheminée dans l'atelier. Elle fait 6 mètres de haut. Et enfin, j'aménage une terrasse à la sortie du living avec les dalles de schiste provenant des deux baies creusées dans cette grande pièce. Avec d'autres pierres, je construis mon premier potager en 1981

En 1982 je termine mes grands totems dans l'atelier et leur construis des pieds en béton avec des clous et du mortier. Je commence à les sortir un à un sur la pelouse et finis par les installer autour du grand étang en 1983. J'édifie une muraille avec les pierres piochées au fond de l'étang (provenant d'une ancienne route ou des ruines d'un ancien village et toujours en 1983, je creuse un deuxième étang de 190 m2 et y placerai des plantes aquatiques, prélevées dans les étangs de la région

 

En 1983, je commence à creuser mon deuxième étang de 190 m2, au Sud du ruisseau cette fois. Il est terminé en septembre. Professionnellement je pars en stage à Bruxelles et à Anvers pendant 5 semaines; Ma banque a été reprise par une banque anversoise et je dois chèrement sauver ma peau. Mon bureau de Libramont est supprimé

 

En 1984, je peins mon mur à l'huile avec mes doigts (étang 1), peaufine le deuxième étang, introduis les premières plantes aquatiques et commence à chercher des arbustes en forêt pour les repiquer sur mon territoire = Saules, bouleaux, hêtres, chênes, trembles, aulnes. En même temps, mon atelier, se remplit peu à peu de peintures, sur bois et sur pierres

 

En 1985, je continue à planter et commence un marais, situé à l'Ouest de l'étang n°1, participe à une expo à Bruxelles "Animal et Végétal dans l'art contemporain", sui nommé comme audit, au départ de chez moi, avec un secteur de 140 agences à contrôler, dans les Sud et l'Est du pays, également dans la région allemande d'Eupen et de Saint-Vith. Je suis sur la route de 7h00 du matin à 20h00

 

En 1986, je construis des digues d'entrée et de sortie de mon grand étang, avec des grilles, et je continue à planter. dans l'atelier, je commence une série sur des bouchons-totems

 

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En 1987, je développe énormément diverses expériences artistiques dans mon atelier qui se transforme de plus en plus, tout comme le fait la végétation dehors

 

En 1988, j'élargis le ruisseau, refais les barrages, la végétation se développe. Je dois avoir planté environ 150 arbustes

 

En 1989, je creuse une troisième étang. J'ai un prolapsus mitral et suis en congé pendant plusieurs mois. La fin est proche au niveau professionnel. Je n'en peux plus.

En octobre je suis viré par ma Banque. "Ne convient plus" est le motif du C4. Je vais avoir 52 ans. Mon épouse et moi nous nous séparons, après 27 ans de mariage. J'ai un préavis de 28 mois. Quel bonheur !

Je suis appelé en France pour une expo d'abord en juillet 1991, dans la baie de Toulon (Fort de l'Eguillette à La Seyne-sur-Mer) puis suis engagé pour réaliser et planter des totems dans la baie de Toulon avec des enfants de la Zup. Je suis régulièrement en France jusqu'en 1993, entame ma procédure en divorce et un procès contre ma banque, qui durera 4 ans et que je gagnerai, mon préavis étant porté à 36 mois au lieu de 28

 

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En 1993, je refais l'expérience de Toulon avec des enfants de Rossignol, dans le parc un centre culturel, situé en Gaume, à 40 Kms de chez moi

J'ai ramené beaucoup de bois flottants de la Méditerranée, je commence à les peindre et les mets dans mon hall, dans toute la montée d'escalier

 

En 1994, j'introduis des chevrons peints sur le territoire, une vingtaine.

Aussi deux photos de ma façade à l'époque

 

En 1995, j'organise mes premières "Portes ouvertes" ayant décidé de ne plus exposer. Je mets des cannisses peintes dans les étangs. Elles reviennent de La Seyne où elles ont servi de décor au spectacle de danse de Marie-Odile Langlère. Je sors mon Antenne d'Anlier dans le jardin

 

Le territoire en 2000, avec le Rhododendron qui a bien poussé

 

Puis en 2003 avec l'apparition de la pierre en schiste que j'ai achetée à Anne-Marie Klenes. Nouvelles portes ouvertes

 

En 2004, c'est la construction de la Galerie d'Art, au-dessus du garage, environ 30 m2

 

Et en 2005, c'est l'inauguration de la Fondation Vancau

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LE JARDIN

Voici le tour du jardin actuel (2016) et des étangs avec leurs totems et leurs habitants, Carpes, Truites,  Poissons rouge, Ides mélanottes, Colverts, Hérons, Aigrettes blanches, Grenouilles rousses et vertes, Tritons et Lamproies fluviatiles, Rats Musqués et Vaches

 

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La maison à L'INTERIEUR avec un plan du rez-de-chaussée (voir ci-dessous). Il y a en outre un permier étage avec passerelles, atelier (au-dessus du living), bureau (au-dessus de la cave et de la remise à outils), galerie d'art-bibliothèque au-dessus du garage) salle-de-bains (au-dessus de la cuisine), chambre d'amis (au-dessus du coin de feu) et un 2e étage à l'Arrière-Nord avec ma chambre à coucher et mon grenier. Le tout faisant autour de 450 m2 habitables, le tout sur un terrain de 3000 m2, contenant 500 m2 de surfaces aquatiques

 

 

Voici tout d'abord le Hall d'entrée et les passerelles qui le surplombent, vues de mon atelier. Le Hall d'Entrée et les passerelles menant à l'atelier au 1er étage

Egalement le WC

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LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE
LE HALL d'ENTREE

LE HALL d'ENTREE

 

Ensuite l'Atelier (l'ancienne grange), avec une fenêtre au Nord, côté jardin, un Velux côté Sud, et la lumière de la grand porte vitrée d'entrée, qui monte grâce à lescalier at aux passerelles, plus un feu ouvert, un évier et une ouverture donnant sur la galerie d'art, où sont exposées des oeuvres d'amies et amis artistes. Eclairage professionnel, chauffage, porte-fenêtre donnant sur le jardin et une toiture vitrée ouverte sur le Nord

Cette galerie contient aussi 2 Bibliothèques de 6 mètres de long, donc 24 mètres de rayonnages

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Mon bureau au premier étage donnant dans l'atelier avec mon ordi et mon journal rouge et noir sur les étagères, plus des K7 VHS. Ensuite toujours au pmremier étage, la Galerie d'Art avec deux bibliothèques

MON BUREAU
MON BUREAU
MON BUREAU
MON BUREAU
MON BUREAU
MON BUREAU

MON BUREAU

Ma Galerie d'Art avec deux bibliothèques, construite au-dessus du garage en 2004

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Mon COIN de FEU avec une autre bibliothèque, un feu ouvert et une vitrine

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Ma CUISINE donnant au Nord sur le jardin

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Mon LIVING avec un feu ouvert et 2 grandes baies vitrées,donnnant sue le jardin. Il est devenu une sorte de salle d'exposition permanente d'un petite partie de mes oeuvres

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La Chambre d'amis, qui est aussi une mini-galerie d'art, avec les oeuvres d'amis-es artistes

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Ma CHAMBRE A COUCHER, au 2e étage à l'arrière (Nord)

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Ma SALLE-de-BAINS au Ier étage, Sud, avec des morceaux de murs, peints à l'huile

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 18:12

    Le village de Lourmarin est dominé par un château Renaissance. Restauré entre 1921 et 1925 par Robert Laurent-Vibert, il abrite actuellement une Fondation culturelle. De nombreuses manifestations ont lieu toute l'année. Le château, entièrement meublé, est ouvert toute l'année aux visiteurs. château de Lourmarin 2009-juin-vaucluse 016

Entre juillet 2006 et 2008, le château de Lourmarin fut le site pilote de l'expérimentation d'un audio guide révolutionnaire basé sur la géolocalisation vectorielle, Percipio.Chateau de Lourmarinaccueil chateau

P1160377Histoire

           
Cour renaissance du Château de Lourmarinchâteau de Lourmarin

Au XVe siècle, le château est reconstruit par Foulques d'Agoult sur les restes d'une ancienne forteresse du XIIe siècle. Il fut transformé et agrandi à plusieurs reprises. À partir de 1526 Louis d'Agoult-Montauban et Blanche de Lévis-Ventadour son épouse, font élever l'aile Renaissance.

Fin du XVIe siècle, l'édifice devient la propriété des Créqui-Lesdiguières, propriétaires du château de La Tour d'Aigues. À partir de cette époque et jusqu'en 1789, le château n'est plus occupé que par les intendants qui gèrent les terres.

Après la Révolution française, le château passe entre les mains de plusieurs propriétaires aux fortunes diverses et finit par tomber en ruines. À partir de 1920 et jusqu'à sa mort en 1925, Robert Laurent-Vibert fait restaurer le château par Henri Pacon. Il le lègue à l'Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d'Aix-en-Provence qui crée la Fondation Robert Laurent-Vibert.

Particularités architecturales

  • Loggia et galeries à l'italienne.
  • Fenêtres renaissance et façades de trois niveaux séparés à l'horizontale par des corniches.
  • Grand escalier d'apparat à vis.
  • Cheminées ornées de cariatides à visages d'Amérindiens et de colonnes.

    Lourmarin, à l'entrée de la combe qui mène à Apt, se situe au pied du Luberon, montagne faite de contrastes et de lumière.

    Dans son écrin de verdure, c'est un village où il fait bon vivre. On y dénombre pas moins de 13 restaurants, dont 2 sont gastronomiques, une dizaine de galeries d'art et de nombreuses boutiques de vêtements, décoration ,artisanat , et produits du terroir.

    Vous pourrez goûter à la vie provençale en venant flâner sur l'un des plus beaux marchés Provençaux du Luberon le vendredi matin.

    Vous pourrez également apprécier l'architecture typiquement méditerranéenne du village :

    le magnifique beffroi dit « boîte à sel » les fontaines de styles et d'époque différents l 'église romane restaurée le Château Renaissance, « Villa Médicis de Provence » le Temple, édifice classé, sobre, achevé en 1816 les maisons millésimées, aux façades Renaissance.

    Plusieurs hommes célèbres ont vécu à Lourmarin , dont deux écrivains, tombés sous le charme du village : il s'agit d'Albert Camus (1913-1960) et d'Henri Bosco

    ( 1888-1976

    ).

    L'Office de Tourisme propose d'ailleurs des promenades littéraires guidées sur ces deux écrivains, tout au long de l'année.

    Le Château de Lourmarin - Tour renaissance

    D'autres hommes ont également occupé une grande place dans la vie du village: Philippe de Girard( 1775-1845), un natif de Lourmarin ayant inventé la machine à filer le lin en 1810, et Raoul Dautry (1880-1951), un homme d'Etat, de progrès social, de Lettres et d'Art, ayant été maire de Lourmarin.

    Le Château de Lourmarin est ouvert toute l'année, tous les jours- sauf en janvier : ouvert les après-midis du week-end.

    Il comprend deux parties, dont la plus ancienne date du XV ème siècle. C'est la famille d'Agoult qui le fit construire et l'habita pendant trois siècles. Après des périodes de fortunes diverses, les ruines du château furent acquises par un industriel lyonnais, Robert-Laurent Vibert, qui entreprit sa restauration.
    A sa mort, survenue accidentellement en 1925, le château devint par testament la propriété de l'Académie des Arts et Belles Lettres D'Aix-en-Provence, à charge pour elle de constituer une « Fondation de Lourmarin Laurent-Vibert » , transformant ainsi le Château en « Villa Médicis de Provence ».

     
  • Voici donc la visite du château telle que nous l'avons vécue en septembre 2013. Arrivée vers 11 heures après avoir franchi les Combes de Lourmarin (En-dessous sur la carte) en venant de Bonnieux . Il ne fait pas très beau. Le soleil n'arrivera qu'à 14 heuresSud-d-Apt-Bonnieux-Lourmarin-Cabri-res-new_090728181757_8.jpgP1160370  P1160371xxP1160373
  • L'entrée du château et la Cour Renaissance  P1160375b P1160378c P1160379P1160386P1160385cP1160395P1160383vP1160384vP1160387xP1160388vP1160389vP1160391
  • Nous quittons la cour principale et via le Parc à gauche du château, nous nous dirigeons vers l'arrière du bâtment. Un Parc aux peintres qui ressemble à une toile impressionnisteP1160400Puis un long sentier qui fait très "entrée de cimetière" menant à un jardin intérieur avec pièce d'eau et entrée payante permettant de visiter l'intérieur du château, avec une petite librairieP1160401vP1160402vP1160406P1160408vDSCN1927.JPGvDSCN1928.JPGvP1160414
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 09:20

Nous y sommes allés tout de même en contournant le Luberon par Robion, Cavaillon et Cadenet, la route directe étant bouchée par les chutes des combes de Lourmarin. Arrivés dans l'après-midi du jeudi 26 février 2009, nous avons mangé dehors, à la terrasse d'un resto situé hors Lourmarin, puis nous sommes descendus dans le village que nous connaissions déjà. J'avais oublié où se trouvait le Cimetière avec la tombe d'Albert Camus et d'Henri Bosco. En fait il est hors ville, en pleine campagneP1160436Nous prenons donc la route qui mène au Cimetière et sur notre droite nous avons une vue magnifique sue le Village de Lourmarin et sur son châteauLourmarin Le Village019Lourmarin Le Château018Quant au cimetière il est un peu plus loin  mais à gauche de la route. Directement nous allons à la tombe de Camus et de son épouse Francine FAURE, et nous trouverons finalement Henri Bosco tout au fond dans le nouveau cimetière. Henri BOSCO qui, lui, est de Lourmarin, on pourrait l'appeler "le Giono du Luberon". Superbe écriture et obligation absolue de lire 'Le Mas Théotime". Il semble qu'il soit un peu tombé dans l'oubli. Henri Bosco est mort en 1976, il devait avoir 48 ans alors qu'Albert Camus est mort dans un accident de voiture  en 1960, à 46 ansTombe d'Henri BOSCO  "Pour moi si quelque jour je dois tomber loin de ta puissance, je veux qu'on ramène ma cendre à Lourmarin, au nord du fleuve, là où vécut mon père et où, trop peu de temps, j'ai connu les conseils de l'amitié.
Et que l'on creuse alors sur la paroi, en plein calcaire, là-haut, loin des maisons habitées par les hommes, entre le chêne noir et le laurier funèbre, un trou, ô Luberon, au fond de ton quartier le plus sauvage, j'y dormirai.
Et puisse t'on graver, si toutefois alors quelqu'un prend souci de mon Ombre, sur le roc de ma tombe, malgré la mort, ce Sanglier" ( Henri BOSC0 ). Voici Henri Bosco a sa table de travail62285403henri-bosco-jpg.jpg
Enterrement de Camus à Lourmarin en janvier 1960. Son cercueil est porté par les joueurs de l'equipe de football du coinCamus-EnterrementP1160451Après le Cimetière nous retournons au village. On nous a dit que la maison de Camus se trouvait près de l'Eglise. Je sais que cette maison est occupée par Catherine Camus, la fille de l'écrivain. Nous remontons donc la rue Albert Camus,P1160458 en direction de l'Eglise, mais aucune plaque n'indique la maison de Camus. Albert Camus avait acheté cerre maison avec ses gains du prix Nobel, un an et 2 mois avant sa mort (4 janvier 1960), en novembre 1958. new 090727094639 84-copie-1Alors je demande à un Monsieur qui est devant l'Eglise et qui semble être du coin, il doit avoir la soixantaine..Il nous dit avoir été éducateur à Montreal-Québec quand il était jeune, avoir lu L'Etranger à 20 ans (comme moi) et qu'il en a été marqué toute sa vie. Plus tard sa fille a acheté une maison à Lourmarin et lui a appris, car il l'ignorait, que Camus était enterré à Lourmarin. Il est en séjour chez sa fille. Voici le monsieur en questionbb Et tout en parlant de l'écrivain, il m'entraîne vers la maison dans la ruelle qui descende l'Eglise, la rue Albert Camus . Voilà c'est la maison rose au fond avec des volets brunsP1160464LA PORTE D'Albert CAMUS. Et pendant que nous parlons de notre passion pour Camus, la porte brun-rouge s'ouvre et Catherine Camus apparaît (J'avais vu sa photo )Catherine Camus

 

raccompagnant le journaliste sur le seuil. C'est bien elle. On se regarde et je ne dis rien, sachant que cette femme est harcelée par les fans de son père.

 

Voici le texte de René Char publié en 1960L'Eternit à Lourmarin Manuscrit

L'Eternité à Lourmarin bis031

 

 

1960

 

1er janvier: René Char, Tina Jolas et Marcelle Mathieu passent la journée à Lourmarin, avec Camus.

3 janvier. Camus quitte Lourmarin pour Paris dans la voiture de Michel Gallimard, où ont aussi pris place l'épouse de Michelle et sa fille Anne. Francine Camus est rentrée la veille par le train

4 janvier. Camus est tué sur le coup dans un accident à Villeblevin près de Montereau (Yonne). Michel Gallimard meurt à l'hopital 6 jours plus tard. Sa femme et sa fille sont indemnes. On n'en a plus jamais entendu parler. Sur le siège de la voiture, on trouve le manuscrit du "Premier Homme" en cours d'écriture

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 08:46

Voici des photos prises par moi, il y a 1 an, à 1500 mètres de chez moi, sur la route de Remagne, à droite en direction de la chapelle ND de Lorette, au bord de l'Ourthe Occidentale dans laquelle se jette le ruisseau qui traverse mon territoire;

Avec le piégeur de la région wallonne nous avons relevé hier 27 février 2012 , des traces de dents de Castor au bas d'un Saule au bord de mon ruisseau, sur mon territoire. Si ça se vérifie c'est la fin de mon territoire et de mon oeuvre.....Castor 2 PhotoDSCN1987DSCN1988DSCN1989DSCN1996castor-7

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 08:35

Voici les premiers dégats constatés ce samedi 7 février 2016. J'ai dû scier certaine branches d'un Saule Meursault magnifique et je vais scier 3 jeunes aulnes entamés hier ce dimanche 8. Voir les photos ci-dessous. Ce matin, j'ai vu le Castor au travail vers 7h30. C'est un jeune heureusement mais les adultes peuvent suivre

Les Castors arrivent dans mes étangs

A ce propos, une émission a été diffusée sur ARTE Télévision ce samedi 18 avril 2009 à 20h00, 360°Geo. Documentaire franco-allemand de 2009. Bien sûr, celà se passe en Bavière mais il se fait que les 101 castors introduits en wallonie illégalement et contre l'avis de la région wallonne, viennent justement de Bavière, Monsieur le Ministre LUTGEN sachez que ce documentaire que je vous recommande vivement, concerne principalement les dégâts causés par les Castors aux AGRICULTEURS.Je vous réenvoie donc cet article séance tenante ainsi qu'à des centaines d'autres personnes, parmi les 120.000 personnes qui lisent mon blog, de toutes façonscastor-7

  Ils sont à 1100 mètres de chez moi, à Moircy-Libramont), m'a appris le piégeur (de rats musqués )- de la Région Wallonne qui sait ce dont il parle, puisqu'il les voit tous les jours, ces castors et que la région wallonne lui a enjoint de mettre de nouveaux pièges à rats musqués, flottants ( il m'a montré les photos)et ne permettant pas le piégage des castors présents dans tous les étangs et piscicultures environnants et notamment à Freux et à Remagne
 

Le Castor est une espèce protégée (donc il prolifère et aucune mesure  de contention, de limitation ne semble avoir été  prise jusqu'ici, (même pas la distribution de préservatifs étant donné l'interdiction paple) et j'adore cet animal magnifique, mais s'il arrive chez moi, c'est la fin de mon territoire, mes étangs(creusés à la main) vidés, ainsi que tous les poissons qui s'y trouvent (mes berges sont fragiles au surplus), tous mes arbres coupés ainsi que tous mes totems, bref l'anéantissement de tout mon travail de 30 ans, celui de jardinier et celui d'artiste. (En 1978 j'ai acheté une pâture sans étangs et sans arbres). Mon territoire de toute beauté a été visité par 3000 personnes lors de 3 Portes Ouvetrtes en 1995, 2003 et 2005. A près de 72 ans, ce coup me serait fatal
 

Qui va m'aider, au moins à prévenir cette invasion  ???. Le castor travaille la nuit. je ne pourrai donc rien faire
Le Ministre Lutgen s'est engagé à protéger les riverains car ceci ne concerne que ceux qui ont un étang et des arbres autour dudit étang ainsi que tous les pisciculteurs car les galeries de Castors dans les berges sont énormes et leurs piscicultures se vident avec leur contenu. Il se fait en outre qu'à Moircy je suis le seul à avoir un étang et de grands arbres trentenaires. Il y a un second étang près de la grand'route mais les plantations sont beaucoup plus jeunes Les propriétaires de nombreux hectares et étangs sont moins concernés
Des dizaines de plaintes dans la région sont sur les bureaux de la Région Wallonne, qui ne fait rien puisque l'animal est protégé
 

Seul le MInistre Lutgen de Bastogne pourrait donc agir

J'ai été infesté de rats musqués cet hiver et l'automne dernier et le dernier rat a été capturé hier. Si les castors remontent ce sera l'effondrement immédiat des berges déjà pleines des galeries de rats musqués. Ceci signifiera la mise à sec de mes étangs et le départ de la centaine de poissons qui s'y trouvent depuis 30 ans (Principalement des Carpes).

Cependant je souligne que jamais je ne pourrais faire le moindre mal à ce superbe animal, moi qui, tout petit lisait déjà le livres de Grey Owl

Le Castor adulte peut atteindre une taille d'un mètre vingt et peser autout de 30 à 35 KgsPhoto C3

Je ne puis douter que les administrateurs de la Fondation Vancau ainsi que l'ensemble du monde artistique de la Province, de la commune et d'ailleurs et les milliers de personnes qui ont été accueillies chez moi, ne m'apportent leur aide;

Tu parles, Rien du tout et nous sommes le 30 Janvier 2011. Heureusement les Castors n'ont pas encore remonté la rivière.

Voici mon ruisseau, le ruisseau de la Houssière ( ou du Hossire en wallon)IMGA0476.JPG

 

qui se jette  dans la rivière en aval, deux kilomètres plus bas (Ourthe occidentale)

 

Et bonjour les dégâts...DSCN1989Castor 2 Photo

Voici des photos prises ce matin au pied de la Chapelle ND de LOrette. On y voir clairement, Huttes de Castors et barrages. Nous sommes à exacrement 1100 mètres de mon ruisseauP1030604P1030605P1030612

 

 

 
castor-1
castor-2


 
castor-6castor-3dyn003 original 572 428 pjpeg 2585594 edb24613ece163b3235ebTels des Taille-Crayonsdyn002 original 708 532 pjpeg 2585594 bd3e40c713afe4ba2aab0dyn006 original 708 532 pjpeg 2585594 02ce3fa60b2f2b04b9f9fPhot C 2
 

Des dérogations, permettant de protéger un environnement menacé, seraient désormais possibles, permettant de piéger les castors, comme c'est le cas pour les rats musqués, qui sont piégés sans autorisation par la région wallonne, au printemps et en été. Les rats musqués font des trous dans les berges transformées en gruyère, ce qui vide les étangs. Les castors abattent tous les arbres le long d'un cours d'eau, afin de fomer des barrages, de faire monter les eaux sur les prairies environnantes en bouchant le ruisseau et d'y construire leurs huttes

 

Deux colonies de castors sont installées à 1KM 500 environ de chez moi, une sur la route de Remagne, dans l'Ourthe occidentale et une autre dans le ruisseau de Freux, village voisin. Mon affluent, le ruisseau de la Houssière se jette dans l'Ourthe occidentale. Il est donc facile pour les castors de remonter juque chez moi

Les Castors arrivent dans mes étangs
Les Castors arrivent dans mes étangs
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 07:11

Rassurez-vous, l'article du VLAN, réalisé par Jean-Claude Javaux, est illisible mais il est reproduit intégralement et lisiblement dans le bas de cet article

MG 4227Vlan-remake-mat-20131991-Jan-Tournus401-001.jpgArticle paru dans le VLAN ARDENNES INFO, n°48 de ce 28-11-2012 sur une première page pleine d'un format de 49 cms sur 32. Tournage n°2 du film d'Hugo Horiot sur " L'HOMME DE BOUE", réalisé à Moircy en juin 2012, dont la 1ère partie a été projetée en avant-première à Paris-Bastille, en octobre 2011

 

 

Christian Vancau est un artiste belge de la commune de Libramont-Chevigny. Il a fait de sa maison et de son jardin son territoire artistique où ses oeuvres côtoient la nature. Vancau est également très présent sur le Web, via son blog http://www.christianvancautotems.org, (350.000 visiteurs à ce jour en 2013). Facebook et Google etc... où il partage ses oeuvres, ses passions et ses rencontres. L'artiste qui vient de fêter ses 75 ans, continue d'entretenir son espace artistique.

Hugo Horiot, jeune réalisateur français, s'est intéressé à ce dernier et a réalisé un documentaire sur lui, qui a été projeté en avant première à Paris en octobre 2011 (Voir" L'Homme de Boue" par Hugo Horiot sur Dailymotion) et tous les exemplaires du DVd ont été écoulés. La suite de ce documentaire est en cours de tournage: Juin 2012 à Moircy et septembre 2012 en Bourgogne avec la maman d'Hugo, l'écrivain Françoise Lefèvre, auteur notamment du "Petit Prince Cannibale"

 

Interview par Jean-Claude Javaux en juin 2012 à Moircy.MG 0013MG 9975-001

"Christian Vancau, comment en êtes-vous arrivé à devenir le sujet d'un documentaire?

CV. L'an dernier lorsque Hugo Horiot est arrivé pour faire le film, il avait comme idée de faire intervenir mes amis qu'il aurait filmés pendant qu'ls discuteraient. L'idée fut abandonnée car cela aurait été trop compliqué à organiser. Nous avons donc décidé de me filmer seul dans un premier temps;

Pour l'histoire la maman d'Hugo, l'écrivain Françoise Lefèvre, avec qui je suis entré en contact via mon blog et Facebook, m'a envoyé un colis avec une partie de ses livres que j'ai lus avec passion. Un deuxième colis a suivi et je le dévore. Je lui propose alors de publier sur mon Blog des articles sur son oeuvre. Après quinze jours de réflexion, elle accepte et je me mets au travail. Je lui envoie des brouillons et nous les retravaillons ensemble au téléphone. Cela va durer un an etrpoduire une dizaine d'articles, très vites lus sur mon blog par des milliers de lecteurs. Son fils Hugo m'anvoie des photos d'archives et nous faisons virtuellement connaissance

JCV Pouvez-vous me résumer comment se sont déroulées vos carrières professionnelle et artistique????

 

CV. J'ai fait des études de Droit, je n'aimais pas du tout, je voulais être journaliste mais ma famille m'a dit "Fais d'abord ton Droit" Ce fut laborieux mais l'arrivée d'une petite fille m'a enclin à terminer mes études et à gagner ma vie, comme avocat d'abord et puis très vite je suis entré dans la banque et en ai pris pour 25 ans. L'horreur!!!. En 1966, j'entrais au Crédit Foncier de Belgique à Liège et en 1967, je commencais à peindre, en autodidacte et en 1971, ma banque m'a envoyé dans les Ardennes belges, à Libramont, pour créer une réseau d'agences dans la Province de Luxembourg. Fin des années septante, je me suis mis à chercher une maison dans les campagnes environnant Libramont et suis tombé sur une vielle ferme en ruines, avec, miracle, un ruisseau traversant la propriété en jachère, de 30 ares. Coup de foudre, rêve d'enfance, bâteau ivre, j'achète et au boulot, dès la fin 1978. Fin 1979, mon épouse, ma fille et moi emménageons dans cette maison restaurée de Moircy, devenue partiellement habitable. La maison et le jardin, je vais les travailler pendant des années. Avec les déchets de cette bâtisse, je commence parallèlement à construire une oeuvre artistique principalement tri-dimensionnelle, mais pas uniquement. Mes structures envahissent mon jardin et vont se placer autour des trois étangs que je creuse à la pioche et à la main, autour de mon ruisseau. Parallèlement, les plantes envahissent mon territoire intérieur et s'enlacent autour de mes "structures-déchets". C'est un perpétuel aller-retour "Nature-Culture". C'est un travail alchimique. Je transforme mon territoire qui à son tour me transforme. A force de vivre en plein air et de remuer l'argile, mon physique change et je deviens une sorte de Peau-Rouge...mais un" Peau-Rouge qui refuse de marcher dans une file indienne" à l'instar du poète belge Achille Chavée.

 

JCJ à Hugo Horiot;.."Hugo Horiot, comment en êtes-vous venu à vous intéresser à ce personnage???"MG 0005 MG 9996Nous nous sommes rencontré via Facebook où Christian était en contact avec ma mère Françoise Lefèvre. Ma mère est allée voir le blog de Christian et m'en a envoyé le lien. Il faut le dire, la présence sur le Web, de Christian est très importante. Son blog contient des milliers de pages et de photos sur son décor environnant, les sujets qui l'intéressent, ses voyages et les gens qu'il rencontre. Nous avons commencé à correspondre pendant un an par mail. Nous nous sommes ensuite appelé au téléphone, Christian me suivant également sur Internet. Il connaissait mon travail et mes court-métrages. En juin 2011 je suis venu découvrir le monde de Christian. J'étais seul avec une camera et un micro. Rien n'était préparé. Un échange "à bâtons rompus" pendant 5 jours. Je suis reparti avec 12 heures de rushes, j'ai travaillé au montage, on a sorti le film à Paris en octobre 2011 et le Dvd peu après. MG 0053

Je suis revenu à Moircy, un an plus tard, juin 2012. J'avais le regret de ne pas avoir pu filmer Christian en interaction avec d'autres personnes. Nous sommes revenus à plusieurs, dont Charlyne Berg présente aujourd'hui. Elle devait être dans le film dès le départ mais elle était en Inde l'année dernière. D'autres personnes seront également présentes. Cela me permet de mieux cerner Christian car il y a beaucoup de paradoxes dans le personnage. Cela m'intéresse de mettre en valeur ces contradictions dans le film. C'est un solitaire qui en même temps a besoin des autres. Christian est un atypique, un marginal mais il n'est pas pour autant un asocial. Il a aussi besoin de la solitude pour la création. Il est content de ne pas être connu et pourtant il a un blog qu'il alimente en permanence et il partage sa vie sur Facebook.P1100701

Ce film se terminera sur la personne à l'origine de notre rencontre, à savoir ma mère, Françoise Lefevre. Christian et ma mère se sont rencontré pour la première fois à Paris lors de l'avant-première du film en octobre 2011. Prochainement je vais les filmer ensemble  chez ma mère en Bourgogne, ce sera aussi l'occasion de filmer Christian sur un autre territoire que le sienP1120316A Dijon en septembre 2012, Françoise Lefèvre et Christian VancauDSCN1074DSCN1153JCJ à Hugo Horiot.  Quel est l'enjeu commercial d'un tel DVD???

L'enjeu n'est pas immense mais comme réalisateur et producteur du film, je souhaite avant tout qu'il soit vu. Je suis en train de démarcher quelques chaînes, la RTB, Arte, la TSR (Suisse romande) pourraient être intéressées. Le film sera peut-être également projeté dans quelques festivals.

 

JCJ. Pour ceux qui ont déjà vu le premier film sur Vancau "L"Homme de Boue" ce sera un bonus ou un film à part???

HH.On ne sait pas encore si nous ferons une version longue re-montée ou un Vancau 2

 

JCJ à Christian Vancau. A part sur rendez-vous, vous ne faites plus de Portes Ouvertes???

Christian."J'ai fait la dernière porte ouverte en 2005 et puis j'ai arrêté. Je ne me préoccupe pas de faire partie du monde des arts plastiques, cela ne m'intéresse pas du tout et j'ai dejà donné (pendant 20 ans)"

Hugo " C'est pour cela que nous ne verrons pas de critique d'art dans le film"

Christian. J'ai fait ma dernière exposition en 1995 et puis je me suis barré de ces milieux-là..

JCJ. à Christian Vous dites avoir arrêté de peindre mais on vous voit peindre dans le film??

CV J'ai arrêté de peindre en 2002. J'ai juste repris les pinceaux, enfin mon pouce, pour le film, le temps d'une prise de vue. Toute mon énergie est désormais prise par l'entretien végétal, minérak et aquatique de mon territoire et de mes étangsMoircy-7.jpgIMGA0215-1.jpgTerritoire-27.05.2009-053.jpgBest6.jpgLE DVD

276770 259654577407092 1852719250 n

 

Sortie du Dvd fin 2011Homme de Boue108

Cette première partie avait été tournée à Moircy en juin 2011

Une troisième partie a été tournée en Bourgogne en septembre 2012VLAN 1136VLAN 1137

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 07:04

Avant de publier cet interview qui s'est déroulé en 2005, voici des photos de l'ensemble de mon territoire

Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau

DES TOTEMS DANS LA PRAIRIE

 

UNE VISITE A MOIRCY CHEZ VANCAU    Juillet 2005

 

Oui, oui c’est ici (Une maison chaulée ou le schiste doré se mêle au lierre fonçé et aux rameaux de vigne-vierge défeuillée ). Entrez, montez par l’escalier (un énorme escalier tout en granit) et attendez-moi (Je débouche dans un vaste atelier et m’arrête un moment éblouie. Tant de couleurs, d’objets, de formes vaguement familière ou délibérément étranges. Ca chatoye, ça rit, ça danse on dirait une immense chambre à jouer )

Oui vous avez raison d’ailleurs les enfants qui viennent ici sont ravis « On peut toucher, M’sieur ? » Ils courent partout, changent tout de place…les femmes aussi sont à l’aise. Les plus perplexes sont les hommes. Certains déambulent tout raides, ne sachant pas quoi dire. Est-ce que c’est vraiment de l’art ça . Del’art sérieux ?

 

(Je n’en finis pas de regarder. Je prends un champignon sec, le lâche pour un crâne d’oiseau, contemple des formes hiéroglyphiques noires et brunes peintes sur de grandes feuilles de papier que le brou de noix a boursouflées, replace un rhizome rouge et noir qui a dégringolé de sa pile, change l’ordre de deux carreaux de céramique, peints côté colle. Un peu partout des morceaux de bois de toutes tailles, pointus, cassés, hérissent le sol ou les meubles où ils sont posés, comme de grandes échardes. Tous ces matériaux ont échappé à l’anéantissement, à la mort et en sont violemment récompensés par une couche de couleur brillante qui en épouse et en respecte les formes  Je m’arrête devant une grande baie donnant sur le jadrin qu’un rayon de soleil caresse. Il scintille d’eau et de lumière. Un chat noir et blanc guette près d’un étang cerné de pierres multicolores. De l’autre côté de l’étang des totems énormes jaillissent de la terre comme des arbres . Des rêves d’arbres, plutôt. Mais des arbres, il y en a aussi de vrais )

 

Tous les arbres que vous voyez c’est moi qui les ai plantés. J’ai été les chercher dans la forêt. Il y en a 150. Ceux-là ? Ce sont des Aulnes, les seuls arbres dont le bois durcisse dans l’eau. Venise est bâtie sur des pilotis en aulne et en chêne

 

(Nous approchons des étangs-il y en a trois- et du ruisseau qui les alimente)

 

« Les étangs c’est moi qui les ai creusés. A la bêche ; C’est un vieux rêve d’enfance.Ils sont pleins de poissons. Des poissons rouges, des carpes…il faut venir voir cela au printemps.

 

(Il parle de sa nature, de son étang et de ses arbres, exactement comme de ses œuvres d’art. Les uns comme les autres forment son territoire)

 

Tous mes animaux sont enterrés, ici sous les osiers, derrière le potager, 7 chats et 2 chiens et c’est là que je veux qu’on me mette aussi, mais je ne suis pas pressé »

 

(Nous rentrons dans la maison. Pendant qu’il me prépare une tasse de café, je pénètre dans son bureau. Il y règne un ordre méticuleux. La table avec l’ordinateur, le mur couvert d’étagères où s’alignent sagement de gros cahiers rouges)-

 

« Mon journal quotidien  40.000 pages et 128 tomes et des K7 video, des reportages sur mon travail, des images-video aussi Et puis il y en a aussi que j’ai filmées et montées moi-même et qui racontent mes voyages et mes visiteures et amis.Et puisdans l’atelier il y a aussi la musique mes disques , mes guitares et mon piano « 

 

(Une photo Brassens, Beel et Ferré, son trio d’élection. Vancau ressemble t’il à Ferré. Oui sans doute, le visage buriné, le regard bleu légèrement corrosif

 

« Je suis un drôle de Rolin, vous savez. Pas très classique. Mon arrière grand père Charles Van Cauwenberghe, Directeur de l’Université de Gand  avait épousé Ida Rolin. Ma mère est une liégeoise, une Duesberg, fille du Rexteur de l’Université de Liège qui avait épousé un chirurgien gantois, Roger Van Cauwenberghe. Mon père je l’ai rencontré quand j’avais 8 ans. Il m’est apparu sur mon quai Mativa à Liège, dans un uniforme anglais en 1945. Il a d’ailleurs connu votre père Henri Rolin, Sénateur socialiste, à Londres. C’était son cousin sous-germain. Ce père gantois c’est peut-être de lui que je tiens  mon goût des couleurs flamboyantes. Je pense que les gantois sont plus baroques, gothiques flamboyants que les liégeois. Mon nom de peintre Vancau c’est mon nom raccourci. Difficile de mettre un nom de 15 lettres au bas d’une peinture »

 

« Si je suis un autodidacte. Oui ! Je n’ai jamais suivi de cours artistiques. Un peintre naïf ?, non ! Un représentant de l’art brut ? Non ! Simplement un primitif. La culture je l’ai, mais elle se mélange chez moi avec la nature ; C’est pour cela qu’il faut venir voir mes œuvres chez moi. Je ne suis pas un peintre pour galeries. Bien sûr j’ai exposé pendant 20 ans, très peu, le moins possible. J’ai préféré faire pousser des totems dans la baie de Toulon ou à Rossignol, avec des enfants entre 8 et 12 ans, et puis avant tout travailler mon territoire »

 

Si j’ai toujours été peintre. Non !. J’ai commencé à 29 ans. J’étais docteur en Droit et travaillais dans une banque. »

 

 « Les gens de mon village ? Ils ont fini par se résigner. Je suis le drôle de peintre, je chaborre, je suis un sauvage et on m’appelle aussi le Penseur, voire l’homme qui tient le Musée. En plus je suis divorcé et on ne me voit ni à la messe, ni aux enterrements. En 1995 j’ai décidé de ne plus exposer et d’accueillir les gens chez moi, lors de portes ouvertes, en 1995, 2003 et 2005, année où j’ai créé ma Fondation Vancau »

 

« Mes contacts avec les autres peintres ne sont pas toujours faciles. Ce sont souvent des  écorchés mais je les aime bien »

 

« lI  faut toujours me prévenir avant de venir me voir ou sinon je n’ouvre pas « 

 

(Vancau a soudain l’air sévère et lointain. Il se tait. On est bien chez lui. Malgré la présence envahissante des œuvres, il règne une impression d’ordre et d’harmonie. Et puis pas de téléphone. Il déteste. Pas de radio en toile de fond, pas de bruit de voiture. Quand on se tait c’est vraiment le silence, cette sorte de silence où on entend seulement le bruit du vent, de la terre, de l’eau et de la forêt.

 

Donc allez chez lui, n’hésitez pas. Il ne faut pas avoir peur des Peaux-Rouges

 

Par Cécile ROLIN, fille d’Henri

 

 

 Quelques citations prises à la volée :

 

 « J’aime empêcher les objets de mourir »

 

« Je suis comme Vendredi avant qu’il ne connaisse Robinson »

 

« Je ne suis pas moderne, je suis primitif »

 

« Je suis un vieux Peau-Rouge qui (comme le disait Achille Chavée) ne marcherai jamais dans une file indienne « 

 

« Je suis un gothique flamboyant, un homme

qui essaie de faire de sa folie un gigantesque feu d’artifice »

Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
Des Totems dans la prairie. Interview de Christian Vancau
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 08:22
LE SITE DE B.B    http://brigittebardot.eu/crbst_325.html

LE SITE DE B.B http://brigittebardot.eu/crbst_325.html

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Brigitte Bardot, née Brigitte Anne-Marie Bardot le 28 septembre 1934 à Paris, est une actrice de cinéma, ancien mannequin et chanteuse française, militante de la cause animale, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

 

Figure féminine des années 1950 et 1960, elle est une star mondiale, l'égérie et la muse des plus grands artistes de l'époque. Emblème de l'émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, elle passe des rôles de femme enfant à ceux de femme fatale. Elle tourne avec les plus grands réalisateurs, incarnant des personnages à l'élégante légèreté et à la sensualité photogénique. Elle devient rapidement un sex-symbol et acquiert une renommée internationale. Avec à son actif 48 films et plus de 80 chansons en près de vingt-et-un ans de carrière, Brigitte Bardot, tout aussi connue sous les initiales de « BB », est une des artistes françaises les plus célèbres (dans la France des années 1950-1970, seules Simone de Beauvoir et Françoise Sagan ont atteint une célébrité, auréolée de scandale, un peu comparable à la sienne).

 

Elle met un terme à sa carrière d'actrice en 1973 et se consacre dès lors à la défense des animaux.

 

Biographie

Enfance et adolescence

Brigitte Bardot naît à Paris, le 28 septembre 1934, 5 place Violet du 15e arrondissement, dans un milieu bourgeois. Son père Louis Bardot, surnommé « Pilou » (1896-1975), est un industriel originaire de Ligny-en-Barrois en Lorraine, propriétaire des Usines Bardot (appartenant à Air liquide) dont le siège était rue Vineuse à Paris. Sa mère Anne-Marie Mucel (1912 - 1978), dite « Toty » a passé son enfance en Italie. Brigitte et sa sœur cadette Marie-Jeanne (dite Mijanou), née le 5 mai 1938, reçoivent une éducation stricte. Dès son jeune âge, une amblyopie, qui l'empêche de voir de son œil gauche est diagnostiquée.

 

Enfant dissipée qui souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne, il lui arrive alors souvent de se poser la question « Pourquoi je vis ? ». Elle se passionne pour la danse classique et fait ses premiers pas, à 7 ans, au cours Bourgat. En 1949, la jeune fille entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit. Son père, dont un recueil de poèmes a été primé par l'Académie française, est un passionné de cinéma et adore filmer. Il existe ainsi de nombreux films de Brigitte enfant (fait rare à l'époque). Sa mère aime particulièrement la mode et la danse. Les Bardot qui font partie de la haute société, fréquentent le Tout-Paris, des directeurs de presse, de théâtre, de cinéma mais aussi des gens de la mode.

 

Hélène Lazareff, directrice de Elle et du Jardin des Modes , est une grande amie de Madame Bardot ; elle engage Brigitte en 1949 pour présenter la mode « junior ». À 15 ans, l'adolescente devient très vite la « mascotte » du magazine Elle, dont elle fait la couverture dès 1949. Le réalisateur Marc Allégret, voyant les photos, demande à la rencontrer, mais ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne actrice. Son grand-père, qu'elle surnomme « le Boum », lui fait confiance, et prend sa défense : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n'est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n'avons pas le droit de disposer de son destin. » À l'audition, elle rencontre l'assistant d'Allégret, Roger Vadim, qui lui donne la réplique pour une scène du film Les lauriers sont coupés. Le film ne se fait pas, mais ils tombent amoureux

 

Ses parents s'opposent à cette relation. Son père lui annonce un soir qu'elle va poursuivre ses études en Angleterre et qu'elle doit prendre le train dès le lendemain matin, pour ne revenir qu'à sa majorité dans cinq ans . Effondrée elle refuse, ce soir-là, de les accompagner à un spectacle, prétextant un mal de tête, et dès leur départ, met sa tête dans le four de la cuisine, le gaz ouvert. Rentrés plus tôt — le spectacle ayant été annulé — ses parents la trouvent dans le coma avec, à ses côtés, un petit mot expliquant son geste. Reprenant conscience elle parvient, à force de supplications, à convaincre son père de ne pas l'envoyer en Angleterre. Il accepte à la condition de n'épouser Vadim qu'à l'âge de 18 ans.

 

Premiers pas au cinéma

Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle, Brigitte Bardot se voit offrir son premier — petit — rôle par le réalisateur Jean Boyer dans Le Trou normand avec Bourvil. La débutante n’est pas enthousiaste, mais accepte pour les 200 000 francs qu'on lui offre. Elle notera, dans ses mémoires parus en 1996, avoir un souvenir pénible de ce premier tournage, mais poursuit cependant dans cette voie avec Willy Rozier, qui lui offre son second rôle dans Manina, la fille sans voiles.

 

Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim (la majori étant à 21 ans à l'époque). Le mariage est célébré à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (16e arrondissement de Paris), le 21 décembre 1952.

 

En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas.

 

André Barsacq lui propose de reprendre, au théâtre de l'Atelier, le rôle créé par Dany Robin dans L'Invitation au château de Jean Anouilh. N'ayant aucune expérience théâtrale, elle se trouve « nulle ». Le soir de la première, les plus grands critiques sont présents. Peu avant son entrée en scène, Anouilh lui envoie des fleurs et un petit mot : « Ne vous inquiétez pas, je porte chance ». Le lendemain, elle reçoit les compliments de Jean-Jacques Gautier et la plupart des critiques sont bonnes.

 

Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV interprété par Jean Marais, l'agent de Bardot propose à Brigitte de jouer une scène dans Si Versailles m'était conté... Elle accepte alors avec joie.

 

La jeune actrice se rend ensuite à Rome, où on lui propose du travail et s'y lie d'amitié avec Ursula Andress, rendue célèbre, quelques années plus tard, par le film James Bond 007 contre Dr. No. Bardot décroche un rôle dans un film américain, Hélène de Troie de Robert Wise avec Rossana Podesta. « Mon anglais était minable et mon trac formidable. J'appris mon rôle sur le bout des doigts, je ne savais même pas ce que je disais, mais je le disais avec tant d'assurance que je fus choisie ». Encore à Rome, elle tient le rôle principal d'une petite production italienne, Haine, Amour et Trahison, qu'elle qualifiera plus tard de « mélodrame ridicule ».

 

Elle joue un rôle dans "Le Portrait de son père", film de Berthomieu, avec Darry Cowl dans son  1er rôle et la visite du "Muzée Balzac". Nous sommes en 1952

 

De retour en France, son agent lui propose de jouer avec Michèle Morgan et Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Son rôle n'est pas important, mais elle préfère « un petit rôle dans un très bon film à un grand rôle dans un mauvais film ». Marc Allégret la dirige ensuite dans

En effeuillant la marguerite qui est un échec. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron, elle devient, pendant le tournage, « capricieuse », selon ses propres termes, exigeant pour une scène de bain qu'une solution d'amidon soit remplacée par du lait... vite transformé en yaourt par la chaleur des projecteurs.

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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La consécration

Et Dieu… créa la femme (1956)

 

 

À cette période, Roger Vadim écrit avec Raoul Lévy un scénario, intitulé Et Dieu... créa la femme. Aucun producteur ne veut financer le film. Brigitte Bardot se rend alors au festival de Cannes. Tout le monde parle d'elle et la starlette qu'elle est devenue éclipse Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les plus grandes stars de l'époque. Les flashs des photographes se déclenchent sur son passage et son sex-appeal émeut la Croisette. C’est finalement grâce à l'approbation de Curd Jürgens, acteur important de cette époque, pour qui Vadim et Lévy ont taillé sur mesure le rôle d'Éric Carradine, qu'ils obtiennent le financement nécessaire. Le tournage a lieu à Saint-Tropez. C'est ce film qui lui permet d'entrer dans la légende du cinéma mondial et de devenir un mythe vivant, un modèle social et un sex-symbol international

.

La jeune artiste y joue le rôle de Juliette Hardy face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant avec lequel se noue une liaison. Un an plus tard, le 6 décembre 1957, elle divorce de Vadim. Celui-ci définit ainsi le personnage qu'elle interprète :

« Je voulais, à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité. »

À sa sortie en France, le film est accueilli avec une certaine réserve. Les Cahiers du cinéma reprochent la facilité du sujet et le choix des acteurs Brigitte Bardot est critiquée sans indulgence pour son verbe traînant et son articulation douteuse. Paul Reboux dit d'elle qu'elle a « le physique d'une boniche et la façon de parler des illettrés! » Raoul Lévy et Roger Vadim décident d'exploiter le film à l'étranger en espérant qu'il y sera un succès.

Rebaptisé And God Created Woman (en), il fait un triomphe aux États-Unis. « C'était un succès extraordinaire, les critiques se montraient dithyrambiques, je devenais soudain la Française la plus connue outre-Atlantique » se rappelle Bardot quelques années plus tard. Les Américains inventent même le terme « bardolâtrie » pour qualifier l'enthousiasme qu'elle suscite. Simone de Beauvoir affirme qu'« [elle] marche lascivement et un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser ». Le film ressort alors en France et connaît un triomphe retentissant. Cinémonde écrit : « Le sex-appeal, c'est Marlène Dietrich, le glamour, c'est Ava Gardner, le oomph, c'est Jane Russell, le t'ça, c'est Suzy Delair, le pep, c'est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt! »

 

Elle commence alors à recevoir beaucoup de lettres et d'appels téléphoniques de la part d'admirateurs et décide de prendre un secrétaire, Alain Carré, qui dévoilera, quelques années plus tard, bon nombre de ses secrets à la presse. Dès lors, les projets de films s'accumulent. Olga, son agent, et Raoul Lévy lui proposent En cas de malheur que doit réaliser Claude Autant-Lara, le nouveau film de Vadim Les Bijoutiers du clair de lune ainsi qu'Une Parisienne et La Femme et le Pantin. Son favori est En cas de malheur. Néanmoins, elle les accepte tous, mais refuse le film américain qu'on lui propose où Glenn Ford et Doris Day lui demandent d'être leur partenaire : Le Père malgré lui. John Wayne évoque le souhait de jouer à ses côtés en 1960 : « Pour elle, je suis prêt à renoncer à mon chapeau de cow-boy. »

 

 

Son agent lui fait savoir qu'elle est invitée à Londres à la Royal Command Performance, pour le grand gala annuel, et doit être présentée à la reine Élisabeth II. C'est là qu'elle rencontre Marilyn Monroe. « Je l'adorais, la regardais, fascinée. J'aurais voulu être « Elle », avoir sa personnalité et son caractère ».

 

En 1958, Brigitte Bardot devient l'actrice française la mieux payée du cinéma français. Après Et Dieu… créa la femme, Raoul Lévy lui fait signer un contrat pour quatre films. Douze millions de francs français pour le premier film, quinze millions pour le second, trente millions pour le troisième et quarante cinq millions pour le quatrième. Elle reçoit cinq pour-cent des recettes pour le film Les Bijoutiers du clair de lune.

Du film Une Parisienne à Babette s'en va-t-en guerre (1957-1959)

Rentrée en France, elle tourne dans Une Parisienne de Michel Boisrond avec Henri Vidal et Charles Boyer, qui est pour elle une comédie « fine et spirituelle, pleine d'humour et d'amour » . « Il fait partie des films dont je suis fière, il n'y en a pas eu beaucoup. Cette réussite me stimula et j'eus envie de continuer à me donner du mal pour mon métier ». Le film a en effet un grand succès.

 

La jeune actrice se rend ensuite en Espagne pour jouer dans Les Bijoutiers du clair de lune; le tournage, commencé au « paradis », se termine en « enfer » à la suite d’un orage terrible. « Notre campement prenait des allures d’Arche de Noé »Déprimée, elle souhaite rentrer en France, « J'étais crevée, moralement et physiquement. Je suppliais Vadim de me renvoyer à Paris, je ne voulais pas rester ici, film ou pas film, j'allais tomber malade, je n'en pouvais plus, j'étais à bout de tout, je voulais partir, partir à tout prix ». Les dégâts sont tels que la production décide de tout rapatrier, et c’est à Nice, au studio de la Victorine, dans un décor reconstitué, que la jeune femme termine le film

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Un soir, sa mère lui téléphone de Saint-Tropez ; elle a trouvé pour elle une maison « les pieds dans l'eau ». Bardot s'y rend, tombe sous le charme de La Madrague, et l'achète immédiatement. En 1965, l’obtention d’une dérogation exceptionnelle l'autorise à construire des murs se prolongeant sur la plage dans la continuité des clôtures de sa propriété, afin de protéger son intimité des importuns, notamment des paparazzi.

 

 

 

ET DIEU CREA LA FEMME
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PHOTOS de LA MADRAGUE
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Jean Gabin, son partenaire de En cas de malheur.

 

De retour à Paris, elle commence à tourner dans En cas de malheur avec Edwige Feuillère et Jean Gabin, mais terrorisée à l'idée de jouer un rôle aussi sérieux avec des acteurs si reconnus, elle panique; le réalisateur Claude Autant-Lara, réputé pour être difficile, s'énerve dès le premier jour car la jeune femme n'arrive pas à dire son texte correctement à chaque prise. Gabin, sentant son angoisse, sa timidité et son affolement, la voyant au bord de la crise de nerfs, fait « exprès » de se tromper à la prise suivante L'atmosphère s’étant détendue, « j'ai enfin pu dire mon texte sans me tromper ». Le film, sélectionné au festival de Venise, est accueilli avec une certaine réserve mais demeure, pour la comédienne, l'un de ses préférés avec La Vérité, Viva María !, Et Dieu... créa la femme et L'Ours et la Poupée. Elle reçoit néanmoins cette année-là, puis jusqu'en 1961, le premier prix de popularité décerné par Ciné Revue.

 
Brigitte Bardot (1959).

 

En 1959, elle accepte de jouer dans Babette s'en va-t-en guerre. À la réception du scénario, ne comprenant pas que ce film, qu'elle imagine charmant, drôle et séduisant, puisse être rendu aussi minable et sans intérêt, elle le renvoie ; elle a barré chaque page de crayon rouge, et écrit sur la dernière, où sa signature et son approbation devaient être apposées : « Je ne tournerai « jamais » une merde pareille ». Raoul Lévy fait alors réécrire l'histoire par Gérard Oury qui, entre sa carrière d'acteur et celle de metteur en scène, travaille alors comme scénariste-dialoguiste. Le scénario est soumis une nouvelle fois à Bardot qui l'accepte avec enthousiasme. Ses partenaires sont Francis Blanche et Jacques Charrier avec qui la jeune femme a une liaison. Apprenant, peu après, qu'elle est enceinte., ne désirant pas d'enfant et effrayée à l'idée d'être mère, elle envisage un avortement, avant d'avouer la vérité à Jacques Charrier qui est « fou de joie » lorsqu'il l'apprend. Ils se marient le 18 juin 1959 et, à cette occasion, Bardot lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines. Le 20 septembre 1959 sort Babette s'en va-t-en guerre. Le film est un succès accueilli avec « sympathie par un public attiré par le couple que nous formions, par les acteurs sensationnels tel Francis Blanche, qui nous entouraient et par le côté farfelu et rigolo d'une guerre ironique ».

 

Son agent lui fit alors savoir que Raoul Lévy et Henri-Georges Clouzot lui proposent de tourner à partir de mai 1960 dans La Vérité. Mais son mari lui refuse la lecture de ce scénario qu’il juge déshonorant pour lui, sa famille et l’enfant à naître, puis jette tout ce qu'elle reçoit et plus particulièrement ce que lui propose Clouzot. Elle signe néanmoins avec ce dernier dans le plus grand secret

EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR

EN CAS DE MALHEUR

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
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Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
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Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Le sex-symbol des années 1960

La Vérité (1960)

La naissance de son fils Nicolas a lieu le 11 janvier 1960 dans son appartement du 71 avenue Paul Doumer dans le 16e arrondissement de Paris. Après un accouchement difficile, « à la limite du supportable », elle refuse de voir son enfant qui représente à ses yeux « neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin ». Elle dira même un jour : « J'aurais préféré accoucher d'un chien. » Dans la rue, la circulation est interrompue par la centaine de photographes et de journalistes. Un policier est même de garde devant la porte de son appartement. Exténué par tous ces événements, le jeune couple décide de partir skier, laissant leur fils à la mère et à la grand-mère de Bardot

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Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo, Hugues Aufray, Gérard Blain, Marc Michel, Jean-Pierre Cassel et Sami Frey. C'est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique aux côtés de Charles Vanel, Paul Meurisse, Louis Seigner, Marie-José Nat et Jacqueline Poret.

 

Brigitte Bardot vit à ce moment une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n'arrive pas à s'occuper de son bébé. Un appel du directeur d'Ici Paris, Pierre Lazareff, un ami, lui apprend alors que son secrétaire, Alain Carré a vendu ses mémoires pour 50 millions d'anciens francs à France Dimanche, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique. « Je me retrouvais seule avec un nourrisson, un mari malade, une maison à faire tourner, pas de bonne, un film à réussir. Une situation difficile à équilibrer pour tout être normal, impossible en ce qui me concernait ». Après le renvoi de son secrétaire, un accord passé entre les différents magazines, lui permet de supprimer tout ce qui ne lui convient pas

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Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité. Henri-Georges Clouzot se montre difficile : « Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu ». Le tournage s'avère éprouvant. Dans une scène, alors qu'elle doit pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l'équipe, gifle qu'elle lui retourne. « Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m'écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J'étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge ». Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avoir avalé des barbituriques. Lorsqu'elle se plaignit d'un mal de crâne, Clouzot lui apporta deux aspirines. « Je me sentis bizarre, une torpeur m'envahit, mes yeux pesaient une tonne, j'entendais comme à travers du coton... On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m'avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie ! »

 

Chaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel. Le film étant tourné au mois d'août, elle déprime, imaginant qu'elle pourrait être en vacances, mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa scandaleuse façon de vivre, de sa légèreté et son absence totale de moralité. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d'attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami.

 

« On m'attendait au tournant! Il allait probablement falloir recommencer une dizaine de fois [...] Clouzot vint me voir. Je savais mon texte au rasoir mais si je me trompais, ça n'avait pas d'importance, je devais continuer, inventer, parler avec mes tripes, avec mes mots. [...] Vanel se retourna juste avant le « moteur » et me dit un « merde » plein de tendresse. Il m'aimait bien et voulait que je sois ce qu'il savait que je pouvais être. Il y avait un silence de mort. J'attendis une seconde ou deux. Je les regardais, ceux-là, qui me jugeaient parce que j'osais vivre ! Puis ma voix s'éleva. Cassée, rauque, puissante, je leur dis ce que j'avais à leur dire à tous. Ma force venait de mes entrailles, je vibrais, je jouais ma tête, ma vie, ma liberté. Je pleurais, brisée par les larmes, ma voix hoqueta mais je continuai jusqu'à la fin et tombai assise, la tête entre les mains, en proie à une véritable crise de désespoir. Il y eut un moment de silence puis Clouzot cria « Coupez ! ». Alors, toute la salle du tribunal m'applaudit, les figurants pleuraient, les juges étaient émus, les jurés impressionnés. Ce fut une des plus grandes émotions de ma vie. J'étais vidée, à bout, mais c'était réussi. J'avais gagné. Bien sûr, on ne recommença pas »

— Brigitte Bardot, Initiales B.B., Éditions Grasset, p. 274

 

Le tournage de La Vérité se révèle pour elle, sur le plan personnel comme professionnel une belle réussite et sur le plan sentimental elle dissimule, par respect pour son mari, une liaison entretenue avec Sami Frey. Mais son mari ne tarde pas à la découvrir, de même que les journalistes, qui ne cesseront de la harceler. Madame Bardot, affolée par l'état dépressif de sa fille, l'envoie dans une maison isolée de Menton, en compagnie de Mercedès une amie.

 

Tentative de suicide

Le 28 septembre 1960, le jour de son anniversaire, elle refuse de se rendre à la soirée organisée par Mercedès et préfère rester seule à la maison. Bardot boit du champagne et à chaque gorgée, avale un comprimé d'Imménoctal. Déterminée à mourir, la jeune femme sort et erre dans la campagne. Arrivée près d'une bergerie, « je m'assis par terre, enfonçais de toutes mes forces la lame d'acier dans mes deux poignets, l'un après l'autre. Ça ne faisait absolument pas mal. Le sang coulait à flots de mes veines. Je m'allongeai, regardai les étoiles au milieu des moutons. J'étais sereine, j'allais me dissoudre dans cette terre que j'ai toujours aimée ». Lorsqu'elle est retrouvée par un enfant, l'ambulance qui l'emmène à l'hôpital est contrainte de s'arrêter : des photographes, prévenus, peu soucieux de son état alarmant, barrent la route prennent des photos, puis la laissent repartir vers les urgences.

 

C'est à l'hôpital Saint-François de Nice que, 48 heures plus tard, elle reprend connaissance, pieds et poings liés à la table de réanimation, des tuyaux traversant son corps de part en part. « Chaque seconde où je reprenais conscience était un martyre de douleur. [...] Mon retour sur cette terre fut un cauchemar. Prise pour une folle par les médecins, ceux-ci me confièrent à des psychiatres. J'eus droit à une camisole de force ! » Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux de France Dimanche à Ici Paris qui la tournent en dérision « ayant eu l'effronterie de ne pas en mourir ». À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Une lettre anonyme lui tombe dans les mains : « La prochaine fois, jetez-vous du 7e étage. Ça fera une salope de moins sur terre ». Sa convalescence se passe à Saint-Tropez où sa mère ne la laisse jamais seule. Sami Frey, réformé, lui demande de venir le retrouver près de Paris.

 

Sans nouvelle, Olga, son agent, réussit à la joindre pour lui rappeler l'urgence de faire la synchronisation de La Vérité ainsi que l'existence du contrat de La Bride sur le cou, le film, mis en scène par Jean Aurel, qu'elle doit commencer en janvier suivant.

 

Le 2 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public. Il est récompensé dans de nombreux festivals internationaux — le film fut nominé a l’Oscar du meilleur film étranger 1961 — et Brigitte Bardot y est enfin reconnue comme une « actrice » à part entière. Les critiques les plus acerbes écrivent : « Il faut reconnaître que Brigitte Bardot »… À l'étranger, elle est consacrée « meilleure actrice de l'année ».

 

« Brigitte Bardot telle qu'elle-même enfin. Clouzot la change. D'abord semblable à son personnage d'enfant gâtée évaporée et boudeuse, elle se métamorphose en femme dans son box de criminelle. Alors, véritablement elle est autre : par sa voix, son regard et ce corps brusquement effacé. Quand elle crie son amour et l'amour de celui qu'elle a tué, elle émeut. Et son regard de bête traquée, la nuit, dans la prison, à l'instant où elle saisit son morceau de miroir, ce regard fait mal... Quelle est la part de fascination du réalisateur dans cette métamorphose ? Il est difficile de le dire mais elle est certainement prépondérante. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde.

 

En janvier, commence le tournage de La Bride sur le couMichel Subor est son partenaire. Ce film représente pour Brigitte Bardot une façon de se changer les idées, même si elle le considère comme une « ânerie et désespérant de nullité ». Devant le succès de La Vérité, et les faiblesses du scénario du film d'Aurel, elle annonce aux producteurs que : soit elle arrête de jouer, soit ils changent le réalisateur. Les producteurs, sans plus attendre, le remplacent par Roger Vadim. Le film est un échec dû, selon l'actrice, à sa « médiocrité et [à] sa banalité ».

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Vie privée au Mépris (1961-1963)

 
Vue de Spolète, un des lieux de tournage de Vie privée.

 

Elle accepte alors de jouer dans Vie privée, adapté de sa propre vie, sous la direction de Louis Malle. Le tournage a lieu à Genève, en Suisse. Au cours d’une scène avec Marcello Mastroianni, un pot de géraniums tombe à trois centimètres de sa tête, puis l'équipe est bombardée de tomates, de vieux cageots et de pots pleins d'eau. Bardot est insultée de toutes parts : « La putain, en France. Qu'elle aille chez elle faire ses saloperies. La paix en Suisse. Qu'elle crève. Des ordures pour les ordures. Qu'on rouvre les maisons closes pour la mettre dedans avec une caméra ». Meurtrie, elle ne comprend pas l’agressivité des gens à son égard. La réalisation a ensuite lieu à Paris et à Spolète en Italie sans aucun problème, mis à part les paparazzi qui la guettent nuit et jour la pourchassant jusqu'à La Madrague, pendant les vacances qu’elle prend après le tournage. Certains n'hésitent pas à entrer dans sa propriété. « Combien de fois au bord de la crise de nerfs ai-je appelé la police ? J'en ai trouvé dans ma salle de bains, dans mon salon, sur la balancelle du jardin ou tout simplement installés sur les chaises longues au bord de l'eau ».

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De retour à Paris, elle est peu enthousiaste pour tourner dans le nouveau film de Roger Vadim, Le Repos du guerrier, qui doit commencer début 1962. À la même période lui parvient une lettre de menace de l'OAS exigeant d'elle la somme de 50 000 francs pour soutenir les activistes de l'Algérie française. Bien que « morte de peur », la jeune femme, décide de les affronter, malgré le refus de protection de la police. Après avoir mis en sécurité son fils en Suisse, elle fait publier en réponse une lettre ouverte où elle dit avoir « porté plainte par l'entremise de mes avocats pour tentative de chantage et d'extorsion de fonds. [...] En tout cas, moi, je ne marche pas parce que je n'ai pas envie de vivre dans un pays nazi ».

 

C'est en 1962 que Brigitte Bardot engage son premier combat pour la cause animale, en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, après avoir vu des photos montrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient abattus, elle décide de devenir pescétarienne : « Je ne demande à personne de devenir végétarien, mais peut-être d'essayer de manger moins de viande, morceau d'une chair animale remplie des toxines de la souffrance et de l'angoisse dues à une mort atroce ». Elle entame sa première bataille. « Je pleurais longuement sur la photo d'un petit veau qui, les pattes cassées, gisait sanglant la gorge ouverte sur un X de torture, pire qu'aux pires moments du Moyen Âge ! Puisque personne au monde n'avait le courage ou les moyens de dénoncer ces abominables tueries sanglantes moi je le ferais ! » À sa demande, Pierre Desgraupes accepte de lui accorder — malgré ses réserves, trouvant qu'un sex-symbol correspondait mal à une séquence aussi dure sur les abattoirs — une interview dans son émission Cinq colonnes à la une. L’actrice apparaît en direct dans cette émission le 9 janvier 1962 et montre alors au public qu'un bifteck est le résultat de la mort « abominable d'un animal innocent et martyrisé ». Suspicieux, Desgraupes lui demande néanmoins si tout ça n’est pas fait pour soigner sa publicité.

 

Roger Frey, le ministre de l’intérieur de cette époque, lui accorde une entrevue où elle se rend avec quelques exemples de pistolets d'abattage destinés à assommer le gros bétail, afin que la mort lente et consciente par saignement soit abolie dans la plupart des cas, grâce à la projection d'une flèche dans le cerveau qui paralyserait les centres nerveux.

 

Entre-temps, des membres de l'OAS écrivent une lettre à son père où ils menacent de la vitrioler si les 50 000 francs demandés ne sont pas versés. Ses parents s'efforcent de la faire protéger par la police, qui refuse, se disant débordée de demandes de ce genre. Deux gardes du corps sont alors engagés.

 

En février 1962, Bardot retrouve Roger Vadim pour Le Repos du guerrier avec Robert Hossein. Si le film ne lui plait pas beaucoup, elle garde en revanche un « merveilleux » souvenir de Florence au printemps.

 

Pour souhaiter une bonne année 1963 aux téléspectateurs, la comédienne accepte d’interpréter des chansons de divers auteurs et compositeurs, notamment de Gainsbourg — qu'elle vient de rencontrer et qui lui a écrit L'Appareil à sous — ainsi que de Jean-Max Rivière (parolier) et Gérard Bourgeois (compositeur), tout en dansant sur des airs du folklore d'Amérique latine.

 
Brigitte Bardot dans le film Chère Brigitte, 1965.

 

Jean-Luc Godard souhaite absolument l'engager dans Le Mépris adapté du roman d'Alberto Moravia. Après l’avoir rencontré au début de 1963, la vedette accepte, bien que ce « genre d'intello cradingue et gauchisant me hérisse! ». Elle s'envole alors pour Sperlonga, petit village du sud de l'Italie où débutent les prises de vues. Le tournage l'amuse : c'est « une suite ininterrompue de gags et de farces, » même si elle décrit Godard comme à la limite du « un coup je te vois un coup je t'ignore. Du reste, il ne fallait pas se presser. Quand on est suisse, il n'y a pas le feu au lac ». C'est pendant le tournage qu’a lieu sa séparation d’avec Sami Frey « J'ai eu très mal, car je l'aimais profondément ». Mais une idylle s’était nouée avec un Brésilien, Bob Zagury.

 

Lors de sa sortie, Le Mépris reçoit un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Néanmoins, Jean-Louis Bory écrit :

« Le véritable Et Dieu... créa la femme, c'est Godard qui l'a tourné, et cela s'appelle Le Mépris. [...] Ce que Vadim a imaginé dans son premier film, mais n'a plus été capable de réaliser, ce que Louis Malle a raté dans Vie privée, Godard l'a réussi. Le Mépris est le film de Bardot, parce qu'il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l'incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l'histoire du cinéma, au même titre que Garbo ou Dietrich, c'est dans Le Mépris qu'on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non-consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène. »

 

Selon Bardot, les producteurs s'arrachent les droits du livre d’Exbrayat, Une ravissante idiote, après qu'elle a déclaré l'avoir aimé et trouvé l'histoire « rigolote ». Le film est finalement produit par Belles Rives ; son partenaire y est Anthony Perkins, qu'elle décrit comme le « rêve impossible de toutes les femmes », et le réalisateur Édouard Molinaro.

 

Après ses vacances à Rio de Janeiro, on lui propose une apparition de deux jours dans un film américain qui lui rend hommage avec James Stewart. Le film, Chère Brigitte, narre l'histoire d'un enfant de dix ans fou d'elle et qui, à force de supplier son père, finit par la rencontrer dans sa maison de campagne. Elle accepte à condition que toute l'équipe américaine se déplace en France mais trouve Stewart ennuyeux et a l'impression de jouer face à un « robot qui refait et redit à chaque prise les mêmes gestes et les mêmes mots sans aucune personnalité ».

 

En juin 1964, Joséphine Baker lance un appel pour sauver sa propriété du Périgord dans laquelle elle avait recueilli tous ses enfants. Émue et bouleversée par la détresse de cette femme, Bardot participe immédiatement à son sauvetage en lui envoyant un chèque important.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Viva María ! au festival de Cannes (1964-1967)

Pendant ce temps, Louis Malle veut lui faire donner la réplique à Jeanne Moreau dans une parodie de western à grand spectacle et gros budget, tourné au Mexique : Viva María !. Son agent lui explique que c'est la chance de sa vie, un moyen de prouver au monde qu'elle est mieux que jolie et très différente de l'image stéréotypée qui circule dans les salles de rédaction. La décision s'avère difficile à prendre, mais il lui faut relever le défi : accepter d'avoir Jeanne Moreau comme partenaire et réussir à l'égaler dans l'estime du public. Elle se retire quelque temps, préférant partir skier ou faire de la plongée sous-marine.

 

Le 28 septembre 1964, Brigitte Bardot fête son 30e anniversaire. Paris Match lui envoie un de ses plus illustres reporters et son meilleur photographe. La presse mondiale s'empare de l'événement : « B.B. a 30 ans ! »

 

Elle, pour qui rien n'a changé, continue les essayages pour Viva María !. Sa rencontre avec Jeanne Moreau, à ses yeux « simple mais sophistiquée, chaleureuse mais dure, séduisante mais redoutable, enfin je la trouvais telle que je l'imaginais, avec son extraordinaire pouvoir de séduction qui dissimulait mal son caractère d'acier trempé. [...] Je comprenais que les hommes en soient fous ».

 

Avant d'aller au Mexique elle part à Noël pour Buzios, un village du Brésil, en compagnie de son petit ami de l'époque, le musicien brésilien Bob Zagury. Dès lors, Buzios connaît le même engouement que Saint-Tropez. On peut entendre à chaque coin de rue la fameuse chanson de Dario Moreno « Brigitte Bardot, Bardot, Brigitte Bejo Bejo... ». En remerciement, les Brésiliens lui érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.

 

Le tournage de Viva María ! débute fin janvier 1965 à Mexico, où, selon Bardot, les plus grands photographes des plus célèbres journaux du monde défilent sur le plateau. Tous désirent des séances exclusives, des portraits, des reportages intimistes dans leurs maisons. Ce qui déplaît à la comédienne : « J'en avais déjà ras-le-bol de travailler toute la journée, maquillée du matin au soir, chapeautée, coiffée, encorsetée, bottée, crevée et harassée, qu'au moins, le dimanche, je puisse me détendre, me baigner, dormir traînasser ou visiter le pays ». Un jour, son agent, qu'elle surnomme affectueusement « Mamma Olga », arrive sur le plateau, furieuse, et brandit une pile de journaux où Jeanne Moreau figure en couverture. À l'intérieur, on ne voit et ne parle que d'elle, en anglais, en français, en allemand, en italien et même en japonais. Sous la pression de son agent, Bardot accepte de lui faire concurrence. « À partir de ce jour, je mis un point d'honneur à gagner le pari que j'avais fait contre moi-même en acceptant de tourner ce film. Si Jeanne avait gagné la première manche, j'emporterais la « belle » au finish, comme au poker. [...] J'en ai fait des photos, le soir, le matin à 5 heures à peine réveillée, le dimanche ! J'ai ouvert mes portes, je me suis livrée, insolente, perverse, souriante ou boudeuse. Sous tous les angles, sur toutes les coutures et de toutes les couleurs ». Elle avoue être capricieuse durant le tournage mais accepte de grimper sur un train en marche, sautant de toit de wagon en toit de wagon ou de se baigner dans l'embouchure d'un fleuve infesté de requins où un machiniste a perdu une jambe. Le film sort officiellement à New York et à Los Angeles en 1965 et Brigitte Bardot, d’abord hésitante, accepte de le représenter. Son voyage dans ces deux villes n'est qu'une succession ininterrompue d'interviews, de photos, de champagne et de toasts. Une journaliste lui pose la question « Que mettez-vous pour dormir? » et elle répond « les bras de mon amant », là où Marilyn avait répondu « du N° 5 de Chanel ».

 
Brigitte Bardot, 1968.Le film est un immense succès et la critique est unanime quant à la performance de Bardot. Paris Jour écrit : « Jeanne Moreau est écrasée par Brigitte Bardot ».

 

». L'Avant scène remarque : « Si Jeanne Moreau est remarquable, Brigitte Bardot est tout simplement éblouissante dans son rôle de pétroleuse et il faut bien dire qu'elle vole la vedette à sa collègue ».

 

L'année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse en troisième noces le 14 juillet 1966. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, lui envoie une pluie de pétales de roses sur La Madrague depuis son hélicoptère.

 

Louis Malle fait de nouveau appel à elle pour le sketch William Wilson tiré des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe. Son partenaire est Alain Delon et le tournage a lieu à Rome au début de l'été 1967. Sa performance (en perruque brune, fouettée par Delon) est saluée par la critique.

 

*La star française refuse le film américain Shalako, un western dont l'action se déroule dans les années 1880, mis en scène par Edward Dmytryk avec une grande distribution, dont le tournage prévu début 1968, dans le Sud de l'Espagne, avec Sean Connery comme partenaire doit être impérativement tourné en langue anglaise. Elle refuse également de jouer une James Bond Girl dans Au service secret de Sa Majesté et déclare : « Je trouve les films James Bond excellents, mais sans moi ! ». Son agent et son mari la poussent à accepter L'Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen, pour lequel on lui propose un million de dollars. Nouveau refus, le rôle sera interprété par Faye Dunaway.

 

Entre-temps, elle prépare ce qui sera le Bardot Show pour passer de l'année 1967 à 1968. Plusieurs compositeurs célèbres de l'époque doivent lui écrire des chansons sur mesure qu'elle chantera ou dansera.

 

Bien qu'ils ne se voient déjà plus, Gunter Sachs lui demande de présenter Batouk le film qu'il produit, à la soirée de clôture du Festival de Cannes 1967, ou, qu'à défaut, ils cessent définitivement de se voir. Elle accepte. À Cannes, la foule est hystérique. « J'essayai ce fameux soir de gala à Cannes de me frayer un chemin au milieu d'une foule hystérique qu'hélas je connais trop bien, ballottée, écrasée, malmenée, étouffée, mais souriante, oui souriante ». C'est sa dernière apparition officielle dans le monde du cinéma.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Serge Gainsbourg à Shalako (1968-1969)

Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery, dont elle ne lira jamais le script, et elle enregistre peu après les chansons Le Soleil, Harley-Davidson, puis le cadeau d'amour de Serge Gainsbourg : Je t'aime... moi non plus ainsi que Comic strip et Everybody Loves My Baby (en). Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne-chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l'homme à la « tête de chou ». « La beauté c'est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l'intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c'est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps », dit-elle plus tard. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs, elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t'aime… moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde.

 

 

Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako : dans la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, l'héroïne prononce Almería, lieu de leur rupture définitive : Brigitte Bardot part y tourner le film Shalako avec Sean Connery ; Serge Gainsbourg ne la revoit plus jamais après ce départ. C'est, selon Brigitte Bardot elle-même, l'un des plus mauvais films de sa carrière. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau, ce qui n'est pas pour plaire au metteur en scène (Edward Dmytryk, figure de Hollywood) qu'elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et elle avoue ne pas ni en comprendre l'histoire, qui n'a selon elle aucun intérêt, ni l’ovation qu’il reçoit lors de sa première. Au box-office mondial, le film est cependant un échec et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu'elle tient dans Shalako. Si ce fut l'envie de changer d'emploi et d'incarner les héroïnes de western, elle s'est complètement trompée de scénario. »

 

Elle répond favorablement aux deux projets qu'on lui présente : Les Femmes et L'Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu'elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent! ») est un film à petit budget qui doit se tourner en décors naturels. Elle le juge « sans intérêt ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial.

 

Entre-temps, François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin, mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n'est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c'est bien fait. On me l'a piqué d'une manière tellement ignoble. J'étais folle de rage. ».

De L'Ours et la Poupée aux Pétroleuses (1970-1971)

Quant à L'Ours et la Poupée, la préparation en est extrêmement professionnelle. Un film « magnifique » selon Bardot. « J'ai de très bons souvenirs de ce film. Je m'entendais à merveille avec tout le monde, ce qui est un exploit ! » La sortie des deux films se fait à quelques mois près, le second permettant de faire oublier le premier. Elle déclare : « L'Ours et la Poupée est un peu le Et Dieu... créa la femme des années 70. J'ai été recréée par Michel Deville. ».

Son agent, s'inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions, lui conseille d'accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C'est vrai que l'idée était bonne, c'est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout ! » Bardot trouve l'histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant », d'autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l'ignorance.

 

Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d'en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star du milieu des années 1920, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l'étranger. Elle y chante Plaisir d'amour en duo avec Guy Marchand et donne sa dernière grande comédie après L'Ours et la Poupée.

 

Sachant à peine de quoi il s'agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jaque tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l'avoir comme partenaire. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l'équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu'elle doivent se livrer, pour la possession d'un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s'envoyer des coups de poing d'homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d'esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l'une de l'autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles ».

Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d'une cérémonie à la Comédie-Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris.

 

Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses, la laisse indifférente. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne, trônant dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan.

 

Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu… créa la femme en lui proposant d'interpréter le rôle de Don Juan en femme. Elle signe pour ce film qui fait d'elle, à la fin de sa carrière, « l'actrice la moins appréciée, la plus exposée à l'ingratitude d'un public qui m'avait vénérée pendant vingt ans ! ». Ce film est un calvaire pour elle. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin.

 

Un dernier film : Colinot-Trousse Chemise (1973)

Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l'auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot. Sa participation, très courte, ne doit durer qu'une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.

 

En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu'elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2 Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C'était un terrible risque à prendre, j'en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu'avais-je à perdre ? J'avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n'étais pas. Il était temps de le faire savoir ! » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu'ils imaginaient. « On m'avait fouillée jusqu'aux tripes, jusqu'aux moindres recoins de mon intimité, je m'en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d'autres moments parler mon cœur et ma tête! » Dix millions de téléspectateurs suivent l'émission et beaucoup la redemandent. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.

 

Sur le tournage de Colinot, elle ne s'estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile ». C'est à ce moment qu'elle décide d'arrêter définitivement ce métier. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France-Soir qui se trouve là par hasard : « J'arrête le cinéma, c'est fini, ce film est le dernier - j'en ai marre ! » C'est un raz-de-marée médiatique. Tous les journaux du monde reprennent l'information. « Je me sentis allégée d'un poids terrible ».

 

Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit son agent depuis, comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s'élevant à un million de dollars américains. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C'est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario », mais elle annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975.

 

La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu'à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer

 

Les FILMS et les COUVERTURES de B.B
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L'engagement dans la défense animale

La chasse aux phoques (1973-1978)

 

Pendant trois ans, par ses propres moyens, Brigitte Bardot essaie de faire de son mieux pour les animaux. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés.

 

En 1976, elle rejoint Brian Davis de l'IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques après avoir vu un documentaire à ce sujet. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s'en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l'huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelque 15 000 familles de pêcheurs (en hausse).

 

Mais ce sont les méthodes employées qui consternent l'actrice. En effet, les phoques âgés de 15 jours à peine sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients. Bardot mène alors une manifestation devant l'ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d'avis les responsables de la chasse.

 

Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing interdit l'importation de peaux de phoques en France. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d'y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins » et déclare lors de sa conférence de presse :

« Si je suis venue ici, ce n'est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. [...] Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu'il arrive, le phoque est en voie de disparition. […] Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. »

— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977

 

 

Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday.

 

Le 28 mars 1983, après l'avoir reçue au Conseil de l'Europe, l'Union européenne interdit l'importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu). Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981.

Une dernière chanson (1980-1988)

Pour prolonger l'action qu'elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d'enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.

 

En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d'abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d'Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :

« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. [...] Les Français n'ont qu'à plus manger de viande de cheval et puis c'est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu'à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d'un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins, et qu'ils commencent par arrêter de manger du cheval. C'est dégoûtant. »

Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l'enfer. »

 

En 1984, Brigitte Bardot apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu'il s'agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez. Là, son amie, l'actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison. L'année suivante, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d'honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent. » L'ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration.

 

En 1986, dix-neuf ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de sortir leur version restée inédite de Je t'aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.

 

Alors qu'elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n'est jamais à refaire... Mais tout reste à faire ».

 

Combats menés à travers la fondation Brigitte-Bardot

Création de la fondation (1986-1992)

 

En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d'utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs, « l'immense diamant qu'il m'avait donné, qui a été une grande part de l'argent que j'ai récupéré. C'est lui qui l'a racheté. Il me l'a pas redonné parce qu'il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l'a racheté et m'envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation11 ». Cette dernière, dont l'action prend de plus en plus d'ampleur, s'installe d'abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.


Elle accompagne la création de sa fondation d'une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l'ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d'abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l'abus de la chasse. Pour toutes ces causes, elle mobilise l'opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l'appui de nombreuses personnalités, de chefs d'États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul . « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J'ai vu tous les ministres de l'agriculture. Tous les ministres de l'écologie depuis qu'ils ont été nommés. Tous les ministres de l'intérieur. J'ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m'aide »

.

Afin d'en augmenter le capital et d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation et celle-ci est finalement déclarée d'utilité publique par le Conseil d’État en 1992. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l'Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d'Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.

 

Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intacte son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

 

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n'assistera toutefois jamais à la cérémonie.

 

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s'installer à Paris

 
Brigitte Bardot et Christophe Marie (manifestation à Bruxelles en février 1995).

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu'il a fallu deux renards pour un des manteaux qu'il a créé. Le créateur lui répond : « Il n'en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d'un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d'âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu'elle en a déjà porté. « J'ai porté de la fourrure à une époque où je n'avais pas conscience de ce qu'elle représentait. La fourrure est aujourd'hui le symbole de la vulgarité. »

 

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l'année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L'Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s'insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre "Ma réponsde à Brigitte Bardot" pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l'humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d'être aimés) et elle-même (digne d'être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot , à propos de son fils Nicolax:

« C'est très triste, parce que j'en ai qu'un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c'est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant... Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n'ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

 

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l'interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

 

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

 

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

 

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 
Brigitte Bardot lors d'un passage à Nice en 2002

 

En 2002, à l'occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J'ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m'ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c'est grotesque. La culture, c'est composer de la musique, comme le faisait Mozart, ou construire des bâtiments ».

 

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l'importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n'auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d'un commerce scandaleux, d'une cruauté inimaginable, inhumaine. »

 

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l'Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

 

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d'écrire un livre qui doit sortir après l'émission, Un cri dans le silence. L'animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l'émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l'affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d'une société décadente. Je déteste l'humanité, mais j'aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m'en fous de la couleur, ce qui compte est à l'intérieur ». Le public la soutient contre l'animateur « à 300 %. Fogiel avait été d'une hypocrisie et d'une malhonnêteté redoutables ».

 

En décembre 2005, elle lance à Genève avec l'écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

 

Cette même année 2005, à l'occasion d'une campagne contre le port de fourrure, elle s'insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j'ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l'ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

 

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu'elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

Vingt ans d'existence et un dernier combat (depuis 2006)

Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d'existence de sa fondation au théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d'existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de vingt pays. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l'abattage.

 

Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l'obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l'admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu'il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité.

 

Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c'est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus. « Vous n'avez pas besoin de vendre les peaux, l'huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. [...] Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre. »

 

La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. « C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur a coupé la tête. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n'a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.

 
Le président Jacques Chirac lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques.

Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m'être rendue sur la banquise, j'ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n'auront pas été tout à fait inutiles... Merci ! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney et Pamela Anderson.

 

La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l'accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l'image qu'elle laisse au Canada. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l'éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée [...] certifiée sans cruauté ». Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :

« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. [...]
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission... Avec mes sentiments écœurés. »

 

La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l'ancienne star accepte rarement les entretiens.

 

Reçue, en 2007, à l'Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, pour qui elle a voté, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l'importation des produits issus de la chasse aux phoques. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues.

 

À l'occasion de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l'accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d'une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d'être « une honte aux femmes » ainsi qu'une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu'aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n'est aussi dangereux que vous l'êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera » C'est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde ». Obama  un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux. C'est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques.

 
Alain Delon en 2007.

Pro-veganisme de longue date (bien qu'elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson), elle écrit à l'ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu'« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilogrammes de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m2 de pâturages à la production d’un seul kilogramme de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous ».

 

En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. [...] Face au massacre qui s'opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m'associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l'abattage d'environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles ». Très touchée, elle déclare à l'AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d'Alain Delon me va droit au cœur ».

 

Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu'il avait pris avec elle à propos de l'étourdissement préalable à l'abattage rituel lors de l'Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie ».

 

Son engagement le plus récent est en faveur de la grâce à accorder aux deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d'Or à Lyon. Dans une lettre ouverte à François Hollande, elle menace de demander la nationalité russe si cette grâce n'est pas accordée.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autour de Brigitte Bardot

Vie privée

Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.

  1. du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim ;
  2. du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier ;
  3. du 14 juillet 1966 au 1er octobre 1969 avec Gunter Sachs ;
  4. depuis le 16 août 1992 avec Bernard d'Ormale.

 

Âgée de dix-huit ans, elle épouse Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu... créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d'un frère et d'une sœur. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d'amours entre elle et Trintignant. Marié à Stéphane Audran, Trintignant quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même. Elle dit plus tard : « J'ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie ». Il la quitte en 1957 lorsqu'elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu'elle lui a été infidèle. « Jean-Lou est parti parce que je ne l'en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j'en étais ».

Ensuite BB a une brève liaison avec Gilbert Bécaud

 
Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

 

Le 15 mai 1958, Brigitte Bardot achète La Madrague, une maison située sur la route des Canebiers, à Saint-Tropez, pour la somme de vingt-cinq millions de francs français

 

L'idylle entre ...  Sacha DISTEL et B.B

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... l'actrice et le chanteur de jazz

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

sacha_et_bb_guitareEn 1958, après sa rupture d'avec Jean-Louis Trintignant, Brigitte Bardot, âgée de 23 ans, s'installe seule dans son appartement de l'avenue Paul Doumer à Paris. Un soir, elle rencontre un jeune guitariste de jazz qui s'appelle Sacha Distel, âgé de 25 ans. Il lui donne des cours de guitare et très vite, la presse annonce les fiançailles de ce couple séduisant dont on murmure déjà qu'ils pourraient chanter en duo à l'Olympia. Le mariage est même annoncé, puis reculé. Car une embûche de taille s'immiscie au sein du couple: Sacha voudrait que Brigitte renonce à sa carrière par amour pour lui ! Se montrant publiquement (Sacha accompagne parfois Brigitte dans ses séances d'enregistrement de chansons), sortant dans les endroits à la mode (concert à L'Olympia, gala de la SACEM, Festival de Venise, ballades dans les rues de Saint Tropez), et traqué par les photographes, le couple connaît une grande médiatisation et propulse Sacha Distel à la une de tous les journaux.
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Alors inconnu du grand public mais ayant déjà une certaine notoriété auprès de l'élite parisienne, le guitariste de jazz des clubs de Saint-Germain-des-Prés et qui joue en trio des morceaux de jazz au Casino d'Alger, n'a pas encore réalisé son rêve: celui de chanter, à l'instar de son modèle Frank Sinatra. Il se lance dans la variété et sort un 45 Tours, qui sera son premier succès commercial: Les Scoubidous. Ce titre devient aussitôt l'hymne de la jeunesse en France et donne même son nom à un porte-bonheur en plastique tressé que fabriquent les écoliers d'alors.
 

A la fin de l'année 1958, Sacha s'envole pour New York où il chante Brigitte, et il est même invité à la célèbre émission Ed Sullivan Show. Le petit prodige jazzman se retrouve propulsé chanteur de charme.

bb_et_sacha_tumblr_kwr6wfvN3M1qzdiqvo1_500Pendant ce temps, Brigitte est à Londres et dans les studios de Joinville pour y tourner le film Babette s'en va-t-en guerre. Elle appellera Sacha pour lui faire part de sa décision: il est hors de question qu'elle renonce au cinéma. D'autant plus que sur le tournage de Babette, elle tombe sous le charme de son séduisant partenaire, Jacques Charrier. A Paris, Brigitte retrouve Jacques chez elle, dans son appartement de l'avenue Paul Doumer. C'est alors qu'un jour, Sacha arrive à l'improviste et Brigitte se retrouve bien embarrassée: "J'entendis l'ascenseur. Je ne fis qu'un bond jusqu'à la porte de ma chambre pour la fermer à clef, au moment même ou j'entendais s'ouvrir celle de l'entrée. Puis la voix de Sacha qui criait "Hou! Hou! c'est moi, je te fais une surprise"! Je restai glacée d'effroi, ne sachant plus ni que faire, ni que dire." Brigitte, enfermée dans sa chambre avec Jacques, jette la clef par la fenêtre et la rupture se fait derrière la porte. Leur liaison aura duré huit mois.

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Cependant, Sacha n'a jamais tenu rancune à Brigitte et ils restèrent amis, étant amené à se revoir à plusieurs reprises pour plusieurs projets musicaux: en 1967, pour le BB Show, Sacha et Brigitte enregistrent le titre "La Bise aux Hippies" avec Serge Gainsbourg; en 1969, pour le Sacha Show, ils interprètent en duo "La Fille de Paille" et enfin en 1973, ils enregistrent "Tu es le soleil de ma vie".

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Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l'homme de ma vie ». Il met un terme à leur relation alors qu'elle tourne Le Mépris, du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.

 

En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs. « J'avais déjà connu bien des hommes, j'avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m'envolais, portée par Gunter dans un monde féerique, que je n'avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus ». Elle l'épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d'un an bien qu'ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d'eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu'elle se marie tous les sept ans. Pendant leur voyage de noces à Tahiti, elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis. « À ce moment, j'ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n'étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d'une mise en scène théâtrale d'où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l'équivalent de trois mois pleins ». Alors qu'il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l'accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. [...] Ce n'était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d'avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n'acceptez pas, je divorce ! - Eh bien, divorcez, monsieur ». » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.

 

En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou — un amour comme on en rêve — un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires ». Elle devient sa muse. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t'aime... moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip.

 

En mai 1968, alors qu'ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries. Elle reste néanmoins suspicieuse. C'est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d'espionner Brigitte, qui lui remet une lettre de rupture. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu'il ne peut plus accepter plus longtemps d'être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J'avais déjà trompé Gunter, certes, il me l'avait rendu au centuple, mais cette fois ce n'était pas le cas et pourtant je sentais qu'il me serait impossible de me justifier. »

 

 

Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans. En 1992, lors d'un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d'Ormale. « Un coup de foudre mutuel » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie ».

 

Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n'a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l'ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes... Il n'a pas fait long feu car je n'étais pas une James Bond Girl ! Je n'ai jamais succombé à son charme ».

Dans sa vie, elle dit n'avoir connu que 17 hommes.

Elle est arrière-grand-mère depuis début 2014.

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Günther SACHS
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Günther SACHS

Fritz Gunter Sachs, né le 14 novembre 1932 à Mainberg (de) près de Schweinfurt et mort le 7 mai 2011 à Gstaad (Suisse), est un héritier, homme d'affaires multimillionnaire, photographe et sportif de haut niveau, et de nationalités allemande et suisse, qui a atteint la célébrité mondiale par son mariage avec Brigitte Bardot en 1966.

Dans les années 1960-1970, il était considéré comme un "playboy".

Vie privée

Ses deux grands-pères sont des inventeurs et des industriels allemands dans le secteur automobile : son grand-père paternel est Ernst Sachs, l'un des deux fondateurs de Fichtel & Sachs, d'où lui vient sa fortune ; son grand-père maternel est Wilhelm Von Opel, fils d'Adam Opel, fondateur d'Opel. Il passe la plus grande partie de son enfance en Suisse à Lausanne, où il poursuit ses études.

Son père, Willy Sachs, proche des dignitaires nazis, dont Göring et Himmler, sera arrêté par l'armée américaine à la fin de la guerre. Mais il sera relâché car il était considéré comme un suiveur mais aussi grâce à son poids économique dans l'économie allemande. Gunter Sachs publia plusieurs livres sur le passé de son père.

Gunter Sachs s'unit pour la première fois en 1956 avec Anne-Marie Faure, qui meurt en 1958 des suites d'une erreur d’anesthésie.

Il fut en 1962 aussi amoureux de Soraya Esfandiary, seconde épouse du shah d'Iran.

Le 14 juillet 1966, il épouse Brigitte Bardot à Las Vegas. Pour la séduire, il lui envoie plus de 10 000 roses par hélicoptère. Le 28 mai 1967, il inaugure avec elle, lors d'une nuit de noces fastueuse, l'hôtel Byblos à Saint-Tropez, avec pour invités Françoise Sagan, Jacques Chazot, Juliette Greco, Bernard Buffet et son épouse Annabel, Michel Piccoli, Gilbert Trigano, Eddie Barclay, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, et d'autres personnalités en vue de l'époque. Bardot et Sachs divorceront le 1er octobre 1969.

La même année, Sachs épouse Mirja Larsson (* 1943), un mannequin suédois.

Se sachant atteint de la maladie d'Alzheimer, il se suicide à l'âge de 78 ans, par arme à feu. Il laisse une lettre à ses proches pour expliquer son geste.

Carrière

Jeune homme, Sachs était très sportif, pratiquant notamment le bobsleigh. Il gagna ensuite une reconnaissance internationale grâce à un film documentaire et des reportages photographiques. Sachs était un collectionneur d'art moderne. Dans sa collection, il y a des artistes comme Yves Tanguy et ceux du Nouveau réalisme, mais aussi Yves Klein et René Magritte. Une autre partie concernait le Pop art avec Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et Andy Warhol.

Passionné de photographie, de mathématique, d'économie et d'astrologie, Sachs publia un livre sur ce dernier sujet, Die Akte Astrologie (en français : Le Dossier astrologie), qui entendait donner une base scientifique à celle-ci, en établissant une corrélation statistique entre les signes du zodiaque et divers aspects de la vie humaine10.

Pendant plus de trente ans, Sachs fut président de différents clubs très fermés, dont le Dracula Club de Saint-Moritz.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
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Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

 

Nudité dans sa carrière

En 1956, Et Dieu... créa la femme fait d'elle une star. Mais, le scandale n'éclate que deux ans plus tard à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958. Le Vatican tient salon en proposant aux visiteurs un pavillon composée de deux salles. La première est réservée aux miracles du Bien. La seconde, dédiée aux méfaits du Mal. Dans cette dernière se trouve une photo de Brigitte Bardot lorsqu'elle danse le mambo de Et Dieu... créa la femme.

Son père, « fou de rage », va voir plusieurs archevêques et évêques de Paris, de France et de Navarre, tant et si bien que son effigie est retirée dix jours après. Pour longtemps, son image et sa vie sont toutefois associées au « scandale, à l'immoralité, au péché de la chair, au diable cornu, au symbole de la plus grande dépravation ».

 

Sa position allongée nue sur le ventre de Et Dieu… créa la femme est reprise par Vadim dans Le Repos du guerrier en 1962, Jean Aurel dans Les Femmes ou Godard dans Le Mépris, rajoutant de piquants dialogues entre elle et Michel Piccoli :

« — Tu vois mon derrière dans la glace ?
— Oui
— Tu les trouves jolies mes fesses ?
— Oui... très.
— Et mes seins. Tu les aimes ?
— Oui, énormément.
— Qu'est-ce que tu préfères, mes seins, ou la pointe de mes seins ?
— Je sais pas, c'est pareil. »

 

En 1973, Vadim souhaite de nouveau créer le scandale avec un nouveau Et Dieu… créa la femme qu'il intitule Don Juan 73. Pour cela, Bardot, pour qui le film est un « calvaire », tourne une scène d'amour avec Jane Birkin.

Pour elle, la nudité qu'elle a montrée correspond à de la « petite bière en comparaison de ce que l'on voit aujourd'hui ».

Popularité

 
Statue de Brigitte Bardot érigée à Búzios au Brésil

 

Brigitte Bardot reste la star française la plus adulée, l'une des plus connues dans le monde et qui, dans les années 1960, rapporte autant de devises à la France que la régie Renault. Son mari révèle dans l'émission 50 minutes inside qu'elle reçoit entre 60 et 80 lettres d'admirateurs par jour.

 

Brigitte Bardot a également été une icône de la mode avant la lettre. Tout ce qu'elle faisait ou portait était immédiatement imité par des dizaines de millions de femmes. C'est avec Arlette Nastat, la créatrice de Real rencontrée dès 1956, qu'elle trouvera pleinement son style vestimentaire (robe vichy, pantalon corsaire…) etc. Le fameux voyage à New-York montre pleinement la richesse de cette collaboration. Ensemble, elles créeront la ligne de vêtements « La Madrague » dans les années 1970, signant ainsi plus de 20 ans de complicité.

 

Brigitte Bardot fait également connaître au grand public Saint-Tropez, sur la côte d'Azur, et Buzios, au Brésil. Une statue lui a même été érigée dans ce village, en guise de remerciement.

 

Bardot a été idolâtrée par John Lennon et Paul McCartney. Les Beatles avaient prévu de faire un film avec elle, mais l'idée a cependant été abandonnée.

 

La star européenne est une référence incontournable pour les Anglo-Saxons. L'actrice britannique Joan Collins, qui tournait alors La Terre des Pharaons à Rome, a raconté comment toutes les femmes — y compris elle-même — copiaient son style vichy avant même Et Dieu... créa la femme, et le scénariste Noël Howard (sur le même tournage) montra à Howard Hawks, qui cherchait des actrices à prendre sous contrat, des essais de la jeune femme ainsi que de sa copine Ursula Andress, mais aucune des deux n'appartenaient au type du réalisateur (découvreur de Lauren Bacall…). À la même époque, Kirk Douglas est ébloui par la starlette en bikini et envisage de l'emmener à Hollywood mais sa femme s'y oppose

 

Après que la tornade de Et Dieu… créa la femme a passé, Bardot devient la star la plus copiée au monde. Par exemple, Faye Dunaway reconnaît que les producteurs l'ont teinte à ses débuts en « blonde incendiaire façon Bardot ». Plus étonnant : Robert Evans, grand ami d'Alain Delon, avec la complicité de ce dernier et à l'insu de Bardot, doit le début en fanfare de sa carrière de producteur (Love Story, Rosemary's Baby, Chinatown) à l'annonce du projet bidon d'une biographie de Maurice Chevalier avec Bardot en Mistinguett lors d'une conférence de presse qui fait sensation.

 

Pour la scène du mambo dans Et Dieu…créa la femme de Roger Vadim, qui lui avait un jour dit « Tu seras un jour le rêve impossible des hommes mariés », elle est nommée 4e star la plus sexy en 2007 par le magazine Empire.

 

Début février 2008, elle est désignée, après un sondage effectué auprès de plus de 8 000 personnes dans le monde, comme étant, internationalement, la deuxième plus belle femme, toutes générations confondues, juste derrière l'actrice Catherine Zeta-Jones.

 

Retirée à Saint-Tropez depuis 2006, elle accepte rarement les entretiens. Elle reçoit néanmoins Michel Drucker et Mireille Dumas pour leurs émissions respectives Spécial Vivement Dimanche et Vie privée, vie publique à La Madrague.ainsi que Laurent Delahousse en 2014 La journaliste de France 3 raconte :

« Nous l’avons filmée dans son cadre, là où elle vit... On découvre un endroit très simple, sans luxe, sans l’ostentation qui accompagne souvent l’argent. C’est une maison chaleureuse et qui lui ressemble. C’est d’ailleurs incroyable de la voir, elle, à la Madrague, alors qu’en face de sa maison mouillent des bateaux de milliardaires où le champagne coule à flots quelle que soit l’heure. Elle exprime d’ailleurs son sentiment sur cette débauche d’argent. »

 

Elle continue d'être admirée par les actrices d'aujourd'hui. En 1998, dans un des numéros de Studio dont elle fait la couverture (sous le titre « Le Mythe B.B. : Brigitte Bardot répond », Sharon Stone entre autres lui rend un vibrant hommage. Katherine Heigl a déclaré vouloir l'interpréter sur grand écran. Pamela Anderson dit d'elle : « Brigitte Bardot a toujours été pour moi un modèle. J'aime la femme qu'elle est et j'admire la militante sans compromis qu'elle est devenue, parce que son combat sans relâche relève, selon moi, de l'abnégation ». Mélanie Thierry croit qu'elle a su « traverser le temps et les genres. La plupart de ses films sont devenus cultes et peuvent aussi bien plaire aux gamines qu’aux femmes, aux intellos qu’aux amateurs de comédies grand public. » Heather Graham fait de même pour la couverture du magazine Esquire en avril 2010, où elle reprend l'une des poses connues de Bardot d'après une séance de Sam Lévin de 1959 en serviette éponge rose. Lors de plusieurs séances photos, Vanessa Paradis a également repris certaines poses de l'actrice. De même que Kylie Minogue pour la pochette de son album Body language.

 
Peinture de Brigitte Bardot à Lisbonne, Portugal.

 

Malgré les années passées, Brigitte Bardot demeure un symbole de scandale et c'est elle encore qui fait la couverture de la première étude des archives de la censure cinématographique en France, couvrant la période 1945-1975, publiée en 2009.

 

Son combat pour la protection animale est également très apprécié et ce, malgré plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Michel Serrault déclara : « Aujourd’hui, Brigitte Bardot consacre sa vie aux animaux. Elle est excessive ? Certainement. Son combat est sincère, passionné, un peu outrancier parfois, mais elle doit faire face à toutes sortes de gens (viandards, transporteurs d’animaux véreux, vivisecteurs...) qui ne sont pas l’expression la plus raffinée du genre humain. Pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect ». Paul Bocuse se dit « très sensible à la cause que cette star internationale continue de défendre » et Isabelle Adjani décrit les images d'elle sur la banquise comme « des instants d'éternité ».

 

Le 28 septembre 2009, jour de son 75e anniversaire, elle est célébrée à cette occasion, dans la ville de Boulogne-Billancourt, par une exposition retraçant l'ensemble de sa vie. Isabelle Adjani, qui lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques, se montre émue à la découverte de cette rétrospective.

 

En 2014, deux expositions à Saint-Tropez rendent hommage à l'actrice pour ses quatre-vingts ans, « Brigitte For Ever » (salle Jean-Despas) et « B.B. : Best Of Bardot » (château de la Messardière)

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Controverses

Brigitte Bardot a été condamnée pour incitation à la haine raciale à cinq reprises, pour ses critiques envers l'immigration, l'abattage rituel des animaux, le métissage, certains aspects de l'homosexualité ou encore l'islam en France.

Article du Figaro

En 1996, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme, qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de la célébration de la fête de l'Aïd El-Kebir. « Depuis 16 ans, dit-elle, je me bats contre le sacrifice rituel des moutons lors de cette fête. C'est peut-être une grande fête, mais pour moi c'est une horreur ». Dans l'article Mon cri de colère, publié le 26 avril 1996, le président du tribunal note qu'il s'agit d'un « dérapage de l'ex-actrice sur la présence des musulmans en France » par ses écrits : « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés ». Elle est de nouveau condamnée pour les mêmes faits l'année suivante pour ses écrits dans le second tome de ses mémoires, Le Carré de Pluton, ainsi qu'une troisième fois en 2000 pour le pamphlet qu'elle écrit, intitulé Lettre ouverte à ma France perdue.

 

Dans l'émission Le Droit de savoir, elle s'explique : « Ce que je réprouve profondément, c'est que soi-disant pour une religion, pour un culte, pour un rituel, on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C'est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l'on me fait à cause du fait que je m'attaque à une religion ».

Elle écrit que :

« Toutes ces ligues et associations qui attaquent, dénoncent, traînent en justice tout ce qui n’est pas politiquement correct, tout ce qui n’est pas pensée unique, au nom d’une haine qui doit être éradiquée, au nom d’événements porteurs de racisme à sens unique. Tous ceux-là sont l’image même de cette haine qu’ils combattent avec assiduité, de cette intolérance qu’ils fustigent. Ils épient, traquent, sont à l’affût du moindre signe, c’est l’Inquisition du XXIe siècle. Sans pitié, ils jugent, condamnent, jettent l’opprobre, crachent leur venin mortel sur tout ce qui sort du rang. »

Un cri dans le silence

Elle renouvelle ses accusations en 2003, année où elle crée de nouveau le scandale en publiant Un cri dans le silence. Elle y exprime l'ensemble de ses idées personnelles sur la société française, et dévoile certains points de vue personnels. Elle critique ses compatriotes en s'attaquant plus particulièrement aux musulmans et à la France moderne, et prend à partie la télé-réalité, la communauté homosexuelle, la restauration rapide ou les hommes politiques, responsables selon elle de « la décadence du pays ». Elle revient également sur son passé d'actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes : « de la merde au sens propre comme au sens figuré ».

 

Mouloud Aounit, président du MRAP, s'insurge contre elle : « Cet ouvrage est inacceptable. C'est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence. »

Elle écrit dans ce livre :

« Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer ! Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes. »

En ce qui concerne l'homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes ». Elle se défend cependant d'être homophobe et fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move où elle explique que selon elle :

« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits (mais lesquels ?, puisque l'homosexualité existe depuis la nuit des temps), en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le Pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie que je condamne sévèrement. C'est une horreur ! Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur. »

Elle est néanmoins condamnée à 5 000 euros d'amende pour ses propos.

Cinquième condamnation

Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d'amende pour « incitation à la haine raciale » en raison de propos tenus dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l'égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l'Aïd el-Kebir par les musulmans.

 

Elle y déclare notamment : « Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. ». L'un de ses amis proches, Henry-Jean Servat, prend sa défense dans l'émission 50 minutes inside : « Brigitte Bardot n'est pas raciste. Brigitte Bardot veut qu'on arrête de martyriser les animaux. L'animal est pour elle, comme pour beaucoup de gens, un être vivant qu'on doit respecter, qu'on ne doit pas martyriser. Elle a voulu faire entendre ce combat ». Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations. Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués ».

Beaucoup expliquent ses propos controversés par sa proximité avec Jean-Marie Le Pen. Son mari, Bernard d'Ormale, est d'ailleurs proche du Front national. Mais elle a toujours contesté ces affirmations :

« Mon mari, il a le droit de penser ce qu'il veut. Il a le droit de faire ce qu'il veut. Je ne vais pas commencer à régenter ses opinions. Moi, j'ai les miennes qui sont pas du tout les mêmes que lui. Je suis de droite, ça on le sait. Je ne suis pas du Front national. Alors après on me traite de fasciste, de nazi, de chemise brune281... »

Soutiens à Marine Le Pen

En 2012, lors de la campagne pour l'élection présidentielle, elle prend position en faveur de Marine Le Pen, qui est selon elle « la seule à dénoncer avec force et courage la situation ».

Elle renouvelle son soutien à Marine Le Pen en août 2014, dans un entretien accordé à Paris Match, où elle déclare à propos de la dirigeante du Front national : « Je souhaite qu'elle sauve la France, elle est la Jeanne d'Arc du XXIe siècle ! » Elle se dit également « française « de souche lointaine » et fière de l'être ».

 

Brigitte Bardot et les présidents de la République française

Brigitte Bardot a par le passé souvent critiqué les présidents de la République française, notamment pour leur inaction au sujet de la protection des animaux, notamment François Mitterrand,