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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:17
Christian Vancau devant le Monument François Mitterrand ce 4 septembre 2014

Christian Vancau devant le Monument François Mitterrand ce 4 septembre 2014

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Nous sommes à l'Oppidum de Bibracte ce jeudi 4 septembre 2014 à 15h30, après avoir quitté AUTUN, très exactement devant le Musée de Bibracte qui se trouve au pied du Mont Beuvray. Le voici en photos

Voir mon article sur Autun sur ce blog   http://www.christianvancautotems.org/2015/06/autun-en-bourgogne.html

 

Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

Tout d'abord QU'EST-CE QUE BIBRACTE?????

 

Bibracte était la capitale du peuple celte des Éduens, développé surtout au Ier siècle av. J.-C.. Centre névralgique du pouvoir de l'aristocratie éduenne, c'était aussi un important lieu d'artisanat et de commerces où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies sur une superficie de près de 135 hectares.

 

Ce site remarquable, situé sur les communes de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), de Glux-en-Glenne et de Larochemillay dans la Nièvre et dans le Morvan au sommet du mont Beuvray (communément appelé le Beuvray dans la région), est au confluent des bassins de l'Yonne, de la Seine et de la Loire. Le Beuvray est constitué de trois sommets : le Theurot de la Wivre avec sa pierre, le Theurot de la Roche et le Porrey qui est le point culminant. Le site héberge le musée de la civilisation celtique qui retrace la vie de cette cité de quelque 5 à 10 milliers d'âmes au sein d'un oppidum fortifié que les fouilles archéologiques du mont Beuvray révèlent peu à peu. La conservation et la gestion du site sont effectuées depuis 2007 par l'établissement public de coopération culturelle (EPCC) de Bibracte

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Ce site fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

 

Le 12 décembre 2007, le site de Bibracte a reçu le Label « Grand site de France ».

 

 

 

 

Étymologie

 
Bibracte au fond et Autun au premier plan

L'origine du mot Bibracte est encore assez mal connue. Ce terme est sans doute issu du celtique *bibro- / *bebro- (bièvre, castor) suivi du suffixe collectif -akti (cf. irlandais, gallois aktā)

 

Découverte de Bibracte

La première mention de Bibracte dans l’histoire a été faite par César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules concernant l’année -58 et la bataille de Bibracte. Celle-ci est à nouveau mentionnée en -52 lorsque César s’interroge sur les intentions de ses alliés Éduens qui ont rejoint la révolte et couronnent Vercingétorix roi des Gaules à Bibracte. Celle-ci ne sera plus mentionnée. Des inscriptions d’époque annoncent que la capitale éduenne a reçu le nom d’Augustodunum (’’la citadelle d’Auguste’’), sous le règne de celui-ci ; ce nom donnera naissance à l’actuelle Autun.

 

À partir du XVIe siècle, naît un engouement chez les savants, les aristocrates et les hommes d’églises pour leur passé local qui conduit à poser la question de l’emplacement de Bibracte. Plusieurs thèses vont alors s’affronter. L’une veut situer Bibracte à Autun : la ville gauloise à l’emplacement de la ville gallo-romaine. Une autre à Beaune, défendue par l'érudit Hugues de Salins, une troisième thèse veut que la cité soit sur les pentes du Beuvrect ou Bevrect, aujourd’hui mont Beuvray. Cette dernière thèse s’appuie sur trois arguments majeurs. Tout d’abord, il y a une parenté entre les termes Bibracte et Beuvrect. Ensuite, cette hypothèse invoque une tradition transmise par des chroniques médiévales qui situaient la ville au Beuvrect. Ceci est conforté par l’existence d’une foire annuelle les premiers mercredi, jeudi et vendredi de mai et dont l’ancienneté est déjà relatée dans des textes du XIIIe siècle. Enfin, les découvertes de poterie, de monnaies et les observations du curé de Saint-Léger-sous-Beuvray en 1725 vont dans ce sens.

 
Plan d'ensemble de la cité, les noms de lieux correspondent aux dénominations actuelles et les courbes de niveau ne sont prises qu'au niveau des sommets

D'une manière générale, c'est l'hypothèse d'Autun qui reçoit la plus grande approbation au début. D'ailleurs, Autun sera rebaptisée Bibracte après la Révolution et cela pendant quelque temps Il faudra attendre le XIXe siècle et les recherches de Jacques Gabriel Bulliot pour que la situation s'inverse en faveur du Mont Beuvray. En 1851, Bulliot décide de faire une communication au Congrès de la société française d'Archéologie sur une antique chapelle (La chapelle Saint Martin au Mont Beuvray) au sujet de la christianisation du pays éduen. Il retourne alors au Beuvray pour prendre d'autres notes. Il découvre ce qu'il pense être alors le talus d'un camp romain (en réalité un nemeton) au sommet du Beuvray près de la chapelle. Il se documente et envisage, contre l'opinion unanime de la Société éduenne, de situer Bibracte au Beuvray et non à Autun. La publication de son Essai sur le système défensif des Romains dans le pays éduen entre la Saône et la Loire dans lequel il expose ses convictions ne lui vaut que les sourires des membres de la société d'archéologie. C'est l'intérêt de l'empereur Napoléon III pour les batailles de la Guerre des Gaules qui va accélérer les choses. En effet, Bulliot va recevoir la visite d'un officier, nommé Stoffel, chargé par l'empereur d'effectuer des fouilles sur la victoire romaine contre les Helvètes. Bulliot lui fait alors part de ses convictions quant à la situation de Bibracte. L'officier lui porte peu d'intérêt, mais il confie à un autre membre de la Société éduenne, Xavier Garenne, la mission d'effectuer des sondages au Beuvray. Parallèlement, le propriétaire des terres, le vicomte d'Aboville effectue aussi ses propres recherches qu'il montre à l'archevêque de Reims, lui aussi membre de la Société éduenne, et ami de Bulliot (malgré leurs divergences sur la question de Bibracte). Intéressé par ces fouilles, ce dernier va en faire part à l'empereur. C'est ainsi qu'en 1867, Napoléon III missionne Bulliot pour des recherches au Beuvray en lui allouant des fonds.

 

Bulliot fouillera le site de 1867 à 1895, levant tous les doutes quant à la situation de Bibracte. Son neveu Joseph Déchelette, qu'il initie aux fouilles, continuera les travaux jusqu'en 1907 comparant Bibracte à d'autres sites d'Europe tels que Strakonice en Bohême, Manching en Allemagne et Velem-Zenst-Vid en Hongrie, ce qui fera de lui l'un des précurseurs dans l'unification culturelle du monde celte et de la civilisation des oppida.

Histoire de l'oppidum

Article détaillé : Éduens.

Chronologie du peuplement du Beuvray

 

Les fouilles de la Porte du Rebout ont permis de découvrir une succession de cinq ouvrages dont le plus vieux atteste la présence humaine sur le mont Beuvray (ou Beuvray) dès le Néolithique. Cependant, les techniques de datation ont révélé que l'oppidum ne fut fondé que vers la fin du IIe siècle av. J.-C. sur une surface de 200 hectares protégée par le rempart extérieur. Un second rempart intérieur fut construit par la suite pour des raisons encore méconnues.

 

Les Éduens ayant obtenu le statut d'ami du peuple romain, des contacts avec les commerçants romains sont probables avant la conquête de la Gaule par Jules César. Ce statut privilégié fit que Bibracte ne souffrit guère du conflit : en -58, à 25 km au sud de la cité, à Montmort, les armées de Jules César obtinrent la victoire sur les Helvètes, les forçant à retourner en Suisse et être peu à peu incorporés dans ce qui allait devenir l'Empire romain.

 

En -52 une assemblée des peuples de la Gaule à Bibracte confia à Vercingétorix le commandement suprême des armées gauloises. Malgré ce ralliement, César traita la cité avec ménagement après sa victoire à Alésia. Il y séjourna durant l'hiver 52/51 pour rédiger ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ceux-ci révèlent entre autres le nom de certains hauts personnages de l'aristocratie éduenne tels que Dumnorix, vergobret des Éduens, et son frère Diviciacos, druide. La ville va connaître son plein essor durant les décennies qui suivent la guerre.

 

Le géographe Strabon, qui écrit une génération après César, signale encore Bibracte comme place forte des Éduens.

 

Après la fondation d'Autun (Augustodunum) en -15 environ, sous le règne d'Auguste, à 25 km, Bibracte fut peu à peu délaissée par ses habitants. Des cultes se poursuivent cependant dans les temples et près des fontaines et les habitations aristocratiques continuent d'être entretenues. Deux hypothèses principales sont avancées quant à cet abandon progressif du site sur quelques décennies. Cette migration peut être due à des raisons économiques ou à une volonté d'intégration au modèle romain ; une partie de la classe dominante éduenne, déjà pro-romaine durant la Guerre des Gaules, a certainement pris conscience de l'importance stratégique de la nouvelle ville située sur les principaux axes de communication et a aussi voulu s'adapter au modèle romain des villes de plaines tandis qu'une population plus traditionnelle est restée un temps sur le site.

 

On sait qu'il subsiste une foire chaque premier mercredi de mai par des textes du XIIIe siècle. Au XVe et XVIe siècles, le couvent des Cordeliers s'installe sur le Beuvray. Il est abandonné mais la foire perdure.

 

Influence et puissance de l'oppidum

 

Outre la création du type beuvraisien dans la classification des populations antiques par Gabriel de Mortillet, terme aujourd'hui abandonné puisque ne correspondant à aucune réalité historique, la puissance de la capitale éduenne est relatée dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules qui soulignent les nombreuses alliances des Éduens avec des peuples voisins. César mentionne également les guerres qui ont opposé les Éduens aux Arvernes et aux Séquanes pour l'hégémonie sur une grande partie de la Gaule. Ces mentions ne sont pas anodines puisque Rome est l'alliée des Éduens, « leurs frères de sang », depuis le IIe siècle av. J.-C. au moins. Ils entretiennent d'ailleurs des liens commerciaux et des alliances guerrières : Rome secourt les Éduens au IIe siècle av. J.-C. en écrasant l'armée arverne et répond à leur appel contre l'invasion helvète en Gaule qui mène à la Guerre des Gaules.

 
Enfin, l'aspect démographique n'est pas à négliger puisque les archéologues estiment la population du Beuvray entre 5 000 et 10 000 habitants lors de son plein essor.

 

Commerce

Dans son Histoire de la Gaule, l'historien Camille Jullian écrit ces quelques lignes sur les Éduens : « Bibracte, j'en suis sûr, fut le point de départ et le plus sûr garant de leur puissance. Autour de Bibracte circulaient de très bonnes routes, unissant les trois plus grands bassins de France. » Ainsi, les produits romains remontant le Rhône (les voies fluviales étaient les plus rapides à l'époque) et qui empruntaient ensuite la Saône, la Loire ou l'Allier, passaient en territoire éduen avant de rejoindre les bassins de la Loire et de la Seine. Les Éduens se situaient à un carrefour commercial important entre le monde celte et Rome, d'autant plus que le Beuvray domine à l'ouest la vallée de la Loire et à l'est la vallée de la Saône. Ils ont ainsi permis la diffusion des produits romains à travers la Gaule dès le IIe siècle av. J.-C., permettant à leurs alliés de la confédération de profiter de leur commerce avec Rome et certainement avec les colonies grecques telles que Massilia. Ce commerce est attesté par les grandes quantités d'amphores et de céramiques venues d'Italie retrouvées dans des fosses à déchets et dans des dallages de maison.

 

En outre, les Éduens avaient installé un système de douanes qui taxait les produits passant sur leur territoire pour accroître leur richesse comme semblent l'attester les textes de César : « C’était bien Dumnorix : l’homme était plein d’audace, sa libéralité l’avait mis en faveur auprès du peuple, et il voulait un bouleversement politique. Depuis de longues années il avait à vil prix la ferme des douanes et de tous les autres impôts des Héduens, parce que, lorsqu’il enchérissait, personne n’osait enchérir contre lui. ». D'ailleurs, Éduens et Séquanes se battaient pour le contrôle de l'Arar (actuelle Saône) puisque le contrôle du fleuve permettait de taxer l'ensemble des produits romains et celtes qui partaient vers le nord du continent par voie fluviale.

Politique

 
 
Le chef éduen Dumnorix, Musée de la civilisation celtique, Bibracte

 

    Le système politique des Éduens a été essentiellement reconstitué d'après des indications disséminées dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules. À la tête de l'État éduen, siégeait un sénat réunissant un seul membre de chacune des familles aristocratiques éduennes. Ce que l'on appelle aujourd'hui le pouvoir exécutif était détenu par le vergobret, magistrat suprême, qui exerçait ses fonctions pendant un an. Il lui était interdit de sortir des frontières du territoire pendant cette période, ce qui l'empêchait de commander l'armée en dehors des frontières. Cette mesure, avec celle qui autorisait une seule voix par famille aristocratique au sénat visait certainement à empêcher qu'un individu ou sa famille n'accapare les rênes du pouvoir. Le vergobret était élu publiquement par un conseil dirigé par les druides. Chez les Éduens, il semble que le vergobret exerçait aussi un rôle judiciaire puisque César rapporte qu'il avait « droit de vie et de mort sur ses concitoyens ». Enfin, on pense que le vergobret était responsable de l'administration du territoire. César précise que ce sont les druides qui en sont chargés : « Ils estiment que la religion ne permet pas de confier à l'écriture la matière de leur enseignement, alors que pour tout le reste en général, pour les actes administratifs publics et privés, ils se servent de l'alphabet grec. ». Aucune fouille n'a encore permis de retrouver de tels actes dont le support en bois couvert de cire est périssable.

     

    On sait également que les druides occupaient de hautes fonctions puisque Diviciacos vint à Rome pour plaider la cause des Éduens lors de l'invasion germanique menée par Arioviste à la solde des Séquanes ; il dirigea aussi la cavalerie éduenne durant la Guerre des Gaules après la mort de son frère Dumnorix. On suppose donc que certains druides occupaient de hautes fonctions guerrières.

    Recherche archéologique sur le Mont Beuvray

    De 1865 à 1895, Gabriel Bulliot identifia Bibracte en 1867 et y entama des fouilles (notamment le quartier artisanal celte aux alentours de la porte du Rebout), à l'aide des fonds alloués par Napoléon III.

     

    En effet, passionné d'histoire, l'empereur a mis sur pied de vastes campagnes de fouilles pour retrouver les sites de la Guerre des Gaules afin de rédiger son Histoire de Jules César. Le modeste « Hôtel des Gaules » qui hébergea sur place le chercheur y a été reconstruit depuis. Joseph Déchelette, neveu de Bulliot reprend ses travaux de 1895 à 1907. Il est tué durant le premier conflit mondial. Les fouilles tombent alors dans l'oubli.

     

    En 1984, les fouilles reprennent sous l'impulsion de François Mitterrand qui proclame Bibracte site d'intérêt national en 1985. Ce terme inventé pour l'occasion va permettre au site d'être subventionné. Le label d'"intérêt national" est créé par la suite pour désigner des expositions ou des sites qui bénéficient d'un programme de diffusion et d'élargissement du public mené par le ministère de la Culture. Toujours est-il que ceci va donner l'impulsion nécessaire à un projet de fouilles d'ampleur bientôt européenne. C'est ainsi qu'est créé en 1989 le Centre archéologique européen du Mont Beuvray qui regroupera le site, le musée et le centre de recherche de Glux-en-Glenne. Il est inauguré en 1995. Par arrêté du 21 mars 1995, le ministre de la Culture, sur l'avis du Conseil national de la recherche archéologique, confirme dans la liste des sites archéologiques d'intérêt national, l'oppidum de Bibracte (Mont-Beuvray, Saint-Léger-sous-Beuvray ; Saône-et-Loire ; Glux-en-Gienne ; Nièvre). Les fouilles sont actuellement conduites par Vincent Guichard et mises en œuvre par plusieurs équipes françaises et étrangères ; les fouilles se concentrent notamment sur le quartier gaulois du Rebout, sur le vaste ensemble gallo-romain de la Pâture du Couvent et la demeure romaine du Parc aux Chevaux.

     

    Ainsi, des spécialistes, des chercheurs, des professeurs et leurs étudiants venus de l'Europe tout entière se côtoient chaque été sur le site pour fouiller différentes parties du site. On retrouve entre autres :

     

    La prospection archéologique au Mont Beuvray

     

    La technique de prospection utilisée par Bulliot est rudimentaire. Elle consiste à observer les accidents du terrain puisque le mont n’a pratiquement pas évolué depuis l’époque. Ceci lui permit de relever un plan des remparts presque sans fouiller. Il employa cette technique à l’échelle du site avec le concours des topographes de l’armée qui réalisèrent une série de relevés topographiques du terrain. Seul celui du quartier du Porrey a été conservé jusqu’à nos jours.

    Ces dernières années, c’est la même technique qui a été utilisée dans le même quartier du Porrey avec des outils plus précis tels que des théodolites et des GPS. En effet, la prospection aérienne ou électromagnétique est rendu impossible par la végétation qui a reboisé le mont depuis l’arrêt des pâturages et des fouilles de Déchelette et la nature du sous-sol. Une technique plus rapide a été utilisée depuis 2007, c’est la technique du lidar ou scanner laser aéroporté  qui permet de passer outre la végétation et de relever en quelques minutes ce qu’il fallait auparavant plusieurs semaines à mettre en œuvre au sol. Cela a permis de lever un plan plus complet de la ville et d’archiver la topographie des lieux.

    Organisation de l'oppidum

    Les recherches menées par Bulliot et Déchelette à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ont relevé une organisation du site par quartiers, les constructions suivant dans l'ensemble une voie centrale qui va de la Porte du Rebout aux Grandes Portes. Cette organisation se distingue de celle des oppida telles que Manching où l'on retrouve une trame urbaine régulière ; le relief du terrain l'explique puisque les remparts encerclent trois sommets dont certaines des pentes sont relativement abruptes.

    Depuis 1984, les fouilles semblent confirmer dans les grandes lignes les hypothèses de Déchelette et Bulliot en y apportant toutefois certaines nuances.

    Les remparts

    Article détaillé : Murus Gallicus.
     
    La porte du rebout, reconstitution d'un murus gallicus

    Bibracte était protégée par de puissants remparts de type Murus Gallicus dont les fouilles ont permis de reconstituer l'histoire. La cité a vu se succéder deux enceintes différentes et au moins cinq réfections de l'enceinte interne, révélées, entre autres, par l’étude de la porte du Rebout14. Fait étonnant cette enceinte interne est postérieure à l’enceinte externe. La ville a donc rétréci sa superficie de 200 hectares à 135 hectares.

    La première enceinte (enceinte interne sur le plan ci-dessus), découverte par Bulliot est un Murus Gallicus qui délimite une superficie de 135 hectares pour une longueur de 5 km de rempart. On estime ainsi que la construction du mur a nécessité les quantités imposantes de plus de 10 000 stères de bois, entre 10 000 et 20 000 mètres cubes de terre et une trentaine de tonnes de fer.

     

    La seconde enceinte, étonnamment antérieure à la première et qui encerclait une superficie de 200 hectares, a fait l'objet de recherches à partir de 1992 pour les premiers sondages. Ces recherches archéologiques ont révélé que le rempart avait une hauteur de 4 à 5 mètres sans le couronnement encore inconnu à l'heure actuelle (palissades, tours…?), une profondeur identique et était précédé d'un fossé de 2 à 4 mètres de fond sur une largeur de 6 à 10 mètres. Une étude poussée a été réalisée de 1995 à 2002 avec de nombreux sondages le long de celui-ci par l’université de Vienne. Les chercheurs ont ainsi pu constater que ce rempart était un Murus Gallicus qui a été démantelé afin de construire le mur interne. La datation reste cependant imprécise et situe cet événement durant le IIe siècle av. J.-C.. Ces fouilles ont également mis au jour une poterne au niveau du Porrey, qui est la seule connue à l’heure actuelle pour les fortifications de type Murus Gallicus.

     
    Murs de Bibracte.

    Le rempart est jalonné d'une quinzaine de portes dont la fameuse Porte du Rebout (20 m de large sur 40 m de profondeur). Premier lieu fouillé par Bulliot, où il œuvra durant 9 semaines, la porte du Rebout fut le premier chantier des nouvelles fouilles débutées en 1984 qui se poursuivit jusqu’en 1986 avec l’étude des fossés attenants aux remparts32. Celles-ci ont révélé l’existence de cinq niveaux de réfection différents dont une palissade du Néolithique (datée au carbone 14). Cette dernière a fait l'objet d'une reconstitution dès 1996 qui marque à présent l'entrée dans l'ancien oppidum. À l'heure actuelle, les recherches n'ont pas permis de détecter la trace d'un système de fermeture de la porte, ni de dispositif défensif de celle-ci. Certaines hypothèses avancent l'idée d'une double porte surmontée d'une tour de garde en bois du type de l'oppidum de Manching, mais rien ne peut le confirmer à l'heure actuelle.

     

    Les dernières recherches sur les remparts, depuis 2005 se sont concentrées sur une ligne de fortification en aval de la Porte du Rebout, les datations semblent indiquer que cet ouvrage est postérieur à la porte et constituait ainsi une fortification avancée. Celle-ci sera étudiée au cours de prochaines campagnes de fouilles. Parallèlement, des enclos funéraires aristocratiques ont été retrouvés entre les deux lignes de remparts.

     

    Quartier artisanal de la Côme Chaudron et du Champlain

    Les fouilles, reprises depuis 2000 dans les quartiers dits de la Côme Chaudron et du Champlain, près de la Porte du Rebout ont révélé un quartier consacré au travail des métaux et au logement des artisans. Le travail de ces métaux semblait très spécialisé, on y retrouvait des forgerons, des bronziers, des émailleurs, dont les ateliers avaient déjà été repérés par Bulliot, et sans doute des orfèvres et des frappeurs de monnaies33. Des fouilles sur le site du Beuvray, au niveau du Champlain, et sur les massifs alentours commencent à révéler l'existence de mines d'extraction des métaux tels que de l'or, du fer et même du minerai d'étain. Ces recherches vont se poursuivre et vont tenter de repérer les ateliers de fonte des métaux extraits à l'extérieur de l'oppidum. En effet, il semblerait, vu la spécialisation des ateliers de Bibracte que les métaux arrivaient en barres qui étaient donc coulées à l'extérieur.

     

    Un autre quartier artisanal a été trouvé au niveau de l'un des sommets du site, à la pierre de la Wivre, zone qui avait été peu sondée lors des recherches de Bulliot et Déchelette. Ce quartier sera l'objet de futures fouilles qui essaieront de déterminer le fonctionnement de ce quartier.

     

    Habitat

     
    Reconstitution hypothétique d'un habitat gaulois, Bibracte, Musée de la civilisation celtique

     

    Majoritairement constituée de bois et de terre, la maison gauloise fait un usage parcimonieux de la pierre, plutôt consacrée aux remparts. Mais, on sait encore peu de choses sur leur structure, le bois se conservant très mal. On retrouve cependant des constructions en pierre dans le quartier dit du Parc aux chevaux, certainement des maisons aristocratiques, et un édifice à colonne (certainement public) au niveau de la pâture du Couvent. On pense que ceux-ci furent introduits peu de temps après la Guerre des Gaules.

     

    Parc aux chevaux

     

    Au centre du Mont-Beuvray, le plateau dit du Parc aux chevaux abrite plusieurs maisons en pierre à la romaine qui furent fouillées dès le XIXe siècle. On y retrouve en particulier la demeure PC1 (baptisée ainsi par Jacques Gabriel Bulliot) qui est une véritable mine d'or pour les chercheurs. En effet, celle-ci a évolué d'une construction en bois (d'inspiration romaine) à une véritable domus avec un atrium à impluvium, des portiques et même des thermes chauffés par hypocauste, ainsi qu'un système d'égouts. Dans sa phase finale, la demeure mesurait 55 m × 67 m, couvrant une superficie d'environ 3 500 m², soit environ quatre fois la taille des domus que l'on retrouve sur le site de Pompéi. On estime qu'il y avait environ une quinzaine de domus dans cette zone, telle que la PC2 de plus petite taille qui fait face à la PC1 de l'autre côté de la voie centrale. On a retrouvé également des habitats de type villa rustica (les demeures rurales italiques) comme la PC33. Cependant, on ne sait toujours pas si c'était un quartier résidentiel uniquement réservé à une élite puisque les fouilles ont également révélé la présence de forges près des domus.

    Le bassin et ses environs

     
    Bassin Monumental de Bibracte.

     

    Au centre de la rue principale, au niveau de la pâture du Couvent se dresse ce bassin monumental en granit rose dont l'orientation transversale correspond au lever du Soleil durant le solstice d'hiver et au coucher du Soleil durant le solstice d'été. L'évacuation des eaux se faisait par l'entrée nord, en aval, se poursuivant par une canalisation. L'approvisionnement en eau n'a cependant pas encore été découvert :

    • le bassin est imperméabilisé par une couche d'argile rouge excluant de fait l'alimentation par une source
    • aucune canalisation d'approvisionnement n'a encore été trouvée

    Le principe géométrique d'élaboration du bassin est connu : intersection de deux cercles avec des rapports de longueur précis d'un triangle de Pythagore joignant le centre du cercle, le centre du bassin et une extrémité de celui-ci. Cependant, son utilisation est encore méconnue : point sacré de fondation de la ville ? culte de l'eau ? De plus, selon certains spécialistes38, cette façon de tailler le granit est inhabituelle et repose sur des principes de taille méditerranéenne du calcaire. Les Éduens ont sans doute fait appel à des étrangers pour réaliser le bassin. Tout ceci concorde à faire de ce bassin un monument hors du commun de l'architecture celte.

     
    Reconstitution d'une cave dans le quartier de la Pâture du Couvent

     

    À proximité de ce bassin, on a retrouvé de nombreuses caves et des édifices certainement publics qui stockaient de grandes quantités de céréales et de vins importés des pays méridionaux. L'une de ces caves en bois a été récemment reconstituée. C'est sans doute dans ces bâtiments que les Éduens centralisaient leurs récoltes et leurs importations.

    Lieux de culte

     
    Restauration de la Fontaine Saint-Pierre.

     

    L'oppidum de Bibracte compte une dizaine de sources et cinq fontaines de la ville datent de l'époque gauloise ou gallo-romaine. La fontaine Saint-Pierre était un lieu de culte et de pèlerinage dans laquelle on a retrouvé des pièces de monnaies et des ex-voto. Au sommet du mont, un espace cultuel celtique (nemeton) d'un hectare a été mis au jour, entouré d'une palissade et de fossés concentriques. Sous l'actuelle chapelle du XIXe siècle, les fouilles de 1988 ont découvert quant à elles un temple gallo-romain. De plus, l'abandon de la ville avant le début de l'ère chrétienne n'a pas empêché la poursuite des pèlerinages effectués dans ces lieux.

    Nécropole

    Située sous l'actuel parking du musée, la nécropole a fait l'objet de fouilles de sauvetage lors de la création du musée et de la déviation de la route départementale. On a retrouvé sur une superficie de 1,5 hectare 70 enclos funéraires (à incinération) pourvus d'une entrée à l'est. On a retrouvé les lieux de crémation des corps plus au sud. D'autres urnes funéraires ont été découvertes en contrebas de la Porte du Rebout, certainement les restes d'une famille aristocratique de la cité30. D'autres cimetières doivent se situer sur les anciennes voies d'accès au site (comme c'était souvent le cas à l'époque) mais n'ont pas encore été fouillés.

    La « basilique »

    Dans la zone de la Pâture du Couvent les fouilles ont révélé sous une grande domus d’époque augustéenne la présence d’un monument exceptionnel et actuellement unique pour cette période en Gaule : une basilique romaine.

    Il s’agit d’une basilique à trois nefs à péristyle interne avec un déambulatoire périphérique, présentant quatre rangées de huit colonnes ou huit pilastres. Elle est liée à l'est à une petite place carré de 22 mètres de côté bordé au nord et au sud des portiques qui sont dans la prolongation des murs des annexes de la basilique.

    À l'ouest elle est liée à la voie principale de Bibracte par une autre place carrée de 17 mètres de côté. Des éléments d’architecture ont été retrouvés attestant la présence de colonnes de calcaire, de base attique et de chapiteaux doriques et corinthiens.

    L'ensemble forme donc un ensemble urbain monumental de première importance. Ces bâtiments sont datés de la période -50/-40 à -35/-25. À cette date la basilique et la place furent soigneusement arasés et remplacés par une grande demeure privée, en liaison sans doute avec le déplacement de la capitale des Éduens à Autun. La basilique de Bibracte confirme l’importance exceptionnelle du site et a révélé pour les Éduens une romanisation considérablement plus rapide que ce que l’on supposait. La basilique de Bibracte est actuellement le plus ancien représentant de l’architecture monumentale romaine en pierre en Europe non méditerranéenne42 ,43,44,45.

    Une fenêtre ouverte sur le monde celtique

    Le musée de la civilisation celtique

     
    Musée de la civilisation celtique de Bibracte

    Le site abrite le musée de la civilisation celtique, construit par Pierre-Louis Faloci et ouvert au public en 1996. Pierre-Louis Faloci est également l'architecte du centre de recherche archéologique européen de Bibracte, ouvert en 1994. La construction architecturale correspond à l'évolution des âges de l'humanité : base en pierre taillée, mur polie de pradesh et toit métallique. Quant aux façades, ce sont de grandes baies vitrées, l'une est cachée par le mur de pradesh (côté vallée) alors que celle qui fait face au site laisse libre cours au regard des visiteurs. Le musée possède peu de collections propres, de nombreux objets exposés sont des prêts d'autres musées, on a donc pu y admirer pendant quelques années le calendrier de Coligny et le Chaudron de Gundestrup.

    Expositions permanentes

    Inaugurée en 1995, la présentation permanente du musée (2 000 m² sur deux étages) demandait à être actualisée.
    Le 1er étage, entièrement renouvelé en 2011, explique en détail le phénomène urbain qui a conduit à l'apparition brutale de plus de 200 sites fortifiés (les oppida) dans une vaste zone de l'Europe actuelle, il y a plus de 2000 ans. Histoire des techniques, de l'urbanisation, agriculture, commerce et art celtique y sont évoqués par des objets ou copies d'objets, des maquettes et des dispositifs multimédias.
    Le rez-de-chaussée, rénové en 2013, se focalise sur le site de Bibracte et sur le processus de sa romanisation. Les dernières actualités en matière de recherche archéologique y sont présentées, selon des approches thématiques (remparts, artisanat, commerce, vie quotidienne).

     

    Centre de recherche

     

    Situé à quatre kilomètres du Beuvray, sur la commune de Glux-en-Glenne (Nièvre), il comporte l'une des plus importantes bibliothèques sur le monde celtique, régulièrement approvisionnée par les chercheurs européens qui y amènent leurs doubles. On y trouve également un dépôt archéologique, les bureaux de l'administration, différents locaux techniques (laboratoires adaptés, cellule d'édition…), une salle de séminaire et, dans le village, un réfectoire et plusieurs gîtes. Accueillant régulièrement des formations et des colloques, c'est le lieu de rencontre des archéologues, étudiants et chercheurs venus de l'Europe entière pour fouiller sur le site de Bibracte.

    Début 2012, les activités du Centre de recherche se sont enrichies d’une nouvelle composante, avec une extension principalement destinée à accueillir un centre régional de conservation et d’étude (CCE) des collections archéologiques. Les CCE sont issus d’une initiative prise en 2008 par le ministère de la Culture pour rationaliser la conservation et faciliter l’étude des objets issus des fouilles archéologiques, dont le volume s’est accru de façon exponentielle ces dernières décennies du fait du développement de l’archéologie préventive. Géré par la Direction Régionale des Affaires Culturelles, le CCE de Bourgogne est l’un des premiers à voir le jour.

    Le Centre de recherche en quelques chiffres :

    • 4 100 m² de surface utile (à l’issue des travaux de 2011) ;
    • 6 300 journées ouvrées annuelles d’accueil de personnels extérieurs (chercheurs, étudiants, professionnels) ;
    • 37 500 titres indexés à la bibliothèque et une centaine de revues.
    Le Centre de Recherches

    Le Centre de Recherches

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

    Récit de notre randonnée du 4 septembre 2014 (Danielle De Wachter et Christian Vancau)

     

    Sortant du Musée un promeneur nous accoste et nous déconseille formellement de monter au sommet en voiture par la route principale, celle-ci ayant été récemment goudronnée

    Or,derrière le Musée et la cafeteria, il y a un chemin escarpé qui nous promet de nous amener au sommet du Mont Beuvray. Ce raccourci annonce 2 Kms pour atteindre le sommet du Mont Beuvray

    Danielle étant trop fatiguée,je décide de tenter l'expérience seul.  J'ai mon portable sur moi, il y a d'autres gens derrière moi; Si ça ne va pas, je lui téléphone et elle vient me chercher en voiture; Je suis déclaré cardiaque depuis le mois de mars 2014 donc prudence. La famille hollandaise qui me suit, me dépasse et je me retrouve seul sur ce sentier très escarpé. Je n'y arive plus mais heureusement, entre le feuillages, j'aperçois la route goudronnée et parviens à la rejoindre. Mais la pente est raide et ça n'en finit pas. Je m'assieds au bord de la route pour téléphoner à Danielle, laissant passer quelques voitures qui montent au sommet, mais à sens unique; Catastrophe je ne parviens pas à atteindre Danielle et il n'y a plus aucune voiture qui monte. Je m'allonge sur le sol pour récupérer. Toujours pas de liaison sur mon portable.C'est alors que j'aperçois un couple qui redescend la route à pied. Assis par terre je leur explique mon problème cardiaque, dis que je n'arrive pas à prévenir ma compagne et ils me promettent de l'avertir dès leur arrivée au Musée.  Légèrement reposé, je reprends la route car je suis déjà au moins à mi-chemin et espère trouver au sommet des gens qui pourront me redescendre en voiture par l'autre versant du Mont Beuvray car j'ignore si ce couple va trouver Danielle et s'il va , le cas échéant, lui faire le message

     

    J'arrive au début du village éduen et là je craque et décide de redescendre. C'est aussi dur de descendre une route escarpée que de la monter. J'avance très lentement, guettant entre les feuillages le Musée de Bibracte

     

    J'y arrive enfin, entre dans la cafeteria, aperçois la patronne au fond de la salle, elle sait tout. Danielle est dans ma voiture au parking et essaie en vain de mettre la marche arrière. La dame du couple est avec elle mais n'y arrive pas d'avantage. Je m'assieds sur mon siège. Je suis chancelant. Une crise cardiaque est toujours possible (problème de valve de plus en plus en pente-nécessité d'opérer le plus vite possible m'a dit le cardiologue 6 mois avant)

     

    L'expilcation. Le portable de Danielle était en recharge dans la cafeteria et elle n'a eu mon message qu'à la fin de la recharge

     

    Je récupère peu à peu, engage la marche-arrière et nous faisons tout le circuit via la route interdite que j'avais remontée à pied. Ainsi Danielle va pouvoir aller au Mont Beuvray avec moi, sommet auquel nous accédons directement car trop fatigués pour visiter les sites archéologiques que nous apercevons de loin le long de la route. Nous allons donc directement au sommet du Mont Beuvray, sans aucun problème de route goudronnée, et là nous découvrons un panorama grandiose. C'est un enchantement. Rappelons que François Mitterrand avait acheté quelques mètres carrés au Mont Beuvray et voulait s'y faire enterrer. Mais cela ne lui a pas été accordé

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
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    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
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    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
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    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan

    Après avoir visité le sommet du Mont Beuvray, à très petit pas car je suis chancelant, nous reprenons en voiture une descent qui nous mènera au village de Saint-Léger-sous-Beuvray. Nous nous installons en terrasse de l'Hôtel du Morvan. Il fait très chaud et pour une fois nous buvons de la bière

    Il restera le retour via Autun, Arnay-le-Duc et Pouilly-en-Auxois. Nous quitterons Saint-Léger à 17h40, Km 970 et arriverons à Semur-en-Auxois à 19h15 au Km 1075

    Ci-dessous quelques photos de Saint-Léger-sous-Beuvray

    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
    Bourgogne: Bibracte et le Mont Beuvray-Morvan
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    Published by Christian VANCAU - dans BOURGOGNE
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    1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:22
    La Champ de Mars

    La Champ de Mars

    Autun se situe en bas de cette carte au centre

    Autun se situe en bas de cette carte au centre

    Ce jeudi 4 septembre 2014, Danielle et moi roulons vers Autun, en passant par Arnay-le Duc et en visitant son marché du jeudi. Ce n'est pas terrible. Nous sommes à Autun à 10h25 sur la place centrale LE CHAMP de Mars. Immense place mais bourrée de voitures. Impossible de trouver une place, si ce n'est assez loin dans une rue parallèle, la rue Eumène. Nous revenons à pied en contournant l'Hôtel de Ville (photo de couverture ci-dessus) et nous faisons le tour du Champ de Mars explorant entre autres "Le Passage vitré BALTHUS", puis nous nous arrêtons dans un resto en bordure de la Place, rue de Lattre de Tassigny et après le déjeuner, nous nous mettons en rechjerche de la Cathédrale ST LAZARE, la célèbre cathédrale d'Autun, célèbre pour son portique. C'est une longue montée vers la Cathédrale, nous devons y aller tout doux. En fait c'est là que tout se passe et non dans le bas d'Autun. Il y a foule et c'est plein de restos à terrasses avec des parasols (Voir plus bas les plans d'Autun). Bien sûr nous allons droit vers le fameux "TYMPAN". Superbe

    Voir les photos ci-dessous, dans l'ordre

    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant
    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant

    Successivement Le Champ de Mars avec l'Hôtel de Ville, le Passage vitré Balthus et notre restaurant

    Après le repas, nous cherchons la Cathédrale St Lazare et commençons à grimper. Voici les photos de cette escapade alpestre. Mais quelle merveille, arrivés enfin au-dessus. Nous aurions dû manger ici. Je photographie St Lazare sous toutes les coutures...et puis nous recescendons la ville vers  la Galerie Balthus et la place du Champ de Mars. Il faut retrouver la voiture, rue Eumène, dans un quartier désert mais heureusement j'ai mon plan d'Autun

    Autun en Bourgogne
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    Autun en Bourgogne
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    Autun en Bourgogne
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    Il est tard déjà et nous devons partir à Bibracte et au sommet du Mont Beuvray. Je décide donc de faire le tour de la ville en voiture, en essayant de voir toutes ces merveilleuse portes romaines qui entourent la ville; Le TEMPLE DE JANUS, tout d'abord, hors ville, au-délà de l'Arroux, ensuite au Nord d'Autun, la PORTE D'ARROUX, puis la PORTE ST ANDRE, via le périphérique, la rue du Faubourg Saint-Andoche et l'avenue de la République., puis enfin le THEATRE ROMAIN par l'avenue du 2e Dragon (Voir sur le plan). La ville d'Autun est entourée de remparts (Photos in fine et d'une Pyramide de Couhard que nous avons loupée

     

    Et voici les photos...

     

    Il est 15h00 lorsque nous quittons Autun par la Nationale 81. Nous serons à Bibracte, au Musée, à 15h40. Voir mon article sur Bibracte et le Molnt Beuvray http://www.christianvancautotems.org/2015/05/bourgogne-bibracte-et-le-mont-beuvray-morvan.html

    Autun en Bourgogne
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    Autun en Bourgogne
    Autun en Bourgogne
    Autun en Bourgogne

    Autun est une commune française du département de Saône-et-Loire en région Bourgogne, située aux portes du Morvan. Sous-préfecture de Saône-et-Loire depuis 1790, la ville comptait 14 124 habitants (Autunois et Autunoises) au recensement de 2012, au cœur d'une intercommunalité regroupant environ 26 845 habitants.

     

    Il s'agit de la 10e plus grande ville de Bourgogne, derrière la capitale et chef-lieu régionale Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon, Sens, Le Creusot, Beaune et Montceau-les-Mines.

     

    Fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l'empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Éduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l'Antiquité, Autun a été jusqu'à la fin du XVe siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions. Son enclavement géographique et la concurrence croissante de Dijon, de Chalon-sur-Saône et plus tard du Creusot ont contribué à son déclin au cours des siècles suivants. Difficilement convertie dans l'industrie au XIXe siècle (exploitation du schiste bitumineux et de la fluorine), Autun a connu au XXe siècle un regain de dynamisme qui en a fait le siège de plusieurs entreprises nationales (Dim, Nexans) et de l'un des six lycées de la défense français. La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au cœur de la Bourgogne.

    Devise

    Roma celtica, soror et aemula Romae, « Rome gauloise, sœur et émule de Rome ». Devise inscrite sur le fronton de l'hôtel-de-ville.

    Géographie

    La ville s'adosse sur le rebord sud d'une dépression nommée bassin d'Autin daté du Permien qui comprend le stratotype Autunien formant l'Autunois. Elle est cernée au nord de prairies bocagères (bocage à maille large), à l'ouest par le massif du Morvan, et au sud de forêts de feuillus (forêt domaniale de Planoise) couvrant un plateau gréseux. La région de l'Autunois est composée de soixante-quatre communes regroupées en sept cantons. On trouve dans les cantons d'Autun-Nord et d'Autun-Sud les communes suivantes : Antully, Auxy, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Monthelon, Saint-Forgeot, Saint-Pantaléon (commune militant pour sa défusion) et Tavernay.

    Communes limitrophes de Autun
    Tavernay, l'Arroux Saint-Forgeot, Dracy-Saint-Loup Curgy
    Monthelon, le Morvan Autun Auxy
    Antully
    Brion Mesvres, Broye Marmagne Forêt de Planoise

    Hydrographie

    • Le Ternin, affluent de l'Arroux, lui-même affluent de la Loire, traversent une partie de l'agglomération.
    • La Celle, ruisseau se jetant dans l'Arroux en aval d'Autun et dont les eaux partiellement détournées, alimentent la ville.
    • Nombreux ruisseaux et sources intra-muros, le ruisseau de Mugne ou des Tanneries se jette dans l'Arroux en aval du pont Saint-Andoche.
    • Le ruisseau de La Fée qui vient du plateau de Planoise, grossi vers le Pont Saint Pierre du ruisseau de La Croix des Châtaigniers se jetant lui-même en dessous du Pont l'Evêque, dans le ruisseau.
    • L'Acaron qui vient des hauteurs de Montjeu et plonge dans l'Arroux au pied de l'enceinte, sous les murs de la caserne Changarnier.
    • Le Saint-Pierre, ruisseau formé par la réunion des ruisseaux de la Chapelle et de la Papeterie3.

    Climat

    Le climat de la ville est caractérisé par des influences méridionales plus marquées que dans le reste du Morvan, notamment du fait de l'altitude inférieure à quatre cents mètres. La pluviométrie est modérée (inférieure à 900 mm/an sur trente ans).

     
    Panorama sur la ville d'Autun
     

     

             
         
     
     
         

     

    Histoire

    Autun est une grande ville d'histoire qui a conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales. La ville fut l'une des capitales catholiques Romaines.

    Augustodunum, ville romaine

     
    Le temple de Janus
     
    La porte Saint-André
     
    Le théâtre gallo-romain
     
    La porte d'Arroux
     

    C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27/14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de splendides monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée.

     

    La ville s’équipe rapidement :

    •  
    • une enceinte longue d'environ 6 km et enfermant une superficie de 200 ha4, comportant de nombreuses tours. Elle était percée de quatre portes (dont deux subsistent) aux extrémités des deux rues principales qui se coupaient à angle droit (cardo maximus et decumanus maximus) ;
    •  
    • un théâtre romain pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'Empire romain ;
    • un amphithéâtre aujourd'hui disparu, situé à côté du théâtre ;
    •  
    • les portes de Saint-André et d'Arroux qui constituaient deux des quatre entrées permettant de franchir les murailles de la cité ;
    •  
    • le temple dit « de Janus », à l'extérieur des remparts. Ce temple a été à tort attribué à la divinité romaine Janus, en vérité les archéologues ignorent quelle divinité était vénérée en ce lieu. On peut lire sur une plaque explicative près du temple de Janus :
    « Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit « de Janus » souligne la vocation cultuelle. […] La forme particulière de ce temple, dit fanum est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du Ier siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien de Balleure qui interprètera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye. Ce terme désigne en fait un lieu où poussent des genêts. La divinité vénérée ici, reste totalement inconnue. […] »
     
    En 1976, à la suite de la grande sécheresse la prospection aérienne de René Goguey permit enfin au bout de 13 ans de mettre en évidence tout un ensemble dont un vaste théâtre à 150 mètres au Nord-Ouest du Temple de Janus dont les sondages de 1977, révélaient des murs courbes et rayonnants de la cavea édifiée sur les murs d'un important bâtiment antérieur. Son diamètre de 120 mètres dépassant le demi-cercle, il appartient à la série des théâtres gallo-romains associés à des Temples.
    • la pyramide de Couhard, qui se dresse à proximité d'une ancienne nécropole le « Champs des Urnes », serait la sépulture du druide éduen Divitiacus, ami de Cicéron et de César ou encore d'un ancien vergobret. Toutefois, sa destination exacte, tombeau ou cénotaphe a donné lieu à des interrogations6,7.

     

    La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli.

     

    Autun fut célèbre pour son école de rhétorique, dont les premiers à avoir apporté les lettres à Trèves furent les panégyristes, professeurs de rhétorique venant des écoles d'Autun, Bordeaux, Rome et de Trèves même. Dans les discours de 197 à 312, cinq sont composés à Autun. En 107 déjà cette école de philosophie et de rhétorique d'Autun attire des étudiants de tout l'Empire9. Le poème de 148 hexamètres, est écrit par un rhéteur de la fameuse école de rhétorique qui florissait à Autun à l'époque de Constantin.

     

    Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois (qui se tua aux environs). Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; puis rebâtie dans le siècle suivant par Constantin.

     

    Début 2010, lors de la construction de logements, près de la porte d'Arroux, les travaux ont permis de découvrir un quartier antique ainsi que plus de 100 000 pièces de monnaie en bronze datant du IIIe siècle

       

    Moyen Âge

     
     
    Le tympan de la Cathédrale Saint-Lazare, réalisé par Gislebert au XIIe siècle, est une œuvre majeure de l'art roman bourguignon.

     

    Léger (vers 616- décédé en 678), était évêque d'Autun. Il fut torturé à Lucheux (Somme) sur l'ordre du maire du palais Ébroïn, qui le fit ensuite assassiner.

     

    La ville fut saccagée par les Sarrasins du général Ambiza le 22 août 725, et à la suite de ce désastre, quelques années plus tard en 733, Charles Martel la confie à Théodoric Ier (708 - 755?), petit-fils de Bernarius, fondateur de la lignée des Thierry comtes d'Autun, dont Thierry II d’Autun (748-804) est frère du célèbre Guillaume de Gellone (751-28 mai 812).

     

    Elle est à nouveau saccagée par les Normands en 888. Elle fut depuis le Xe siècle le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne.

     

    Au Moyen Âge, la ville devient un important lieu de pèlerinage, et se voit dotée d'une nouvelle cathédrale en plus de la Cathédrale Saint Nazaire d'Autun. On venait y vénérer les reliques supposées de Lazare d'Aix, non pas celles de Saint Lazare de Béthanie, celui de la Bible, mais celles d'un évêque d'Aix-en-Provence du Ve siècle ; ce dernier avait participé à l'évangélisation de la Provence et avait été décapité sous le règne de Domitien, en l'an 94. Le culte de Lazare d'Aix, dit aussi saint Lazare à Autun au XIIe siècle répondait certainement à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay.

     

    La cathédrale Saint-Lazare (1120), église romane de type clunisien, est célèbre, grâce à son tympan sculpté avec beaucoup de détails représentant le jugement dernier et signé de l'artiste Gislebert. Ce portail magistral doit aux chanoines d'Autun sa préservation exceptionnelle.

     

    Les causes d'appel de la cour du Duc de Bourgogne, reconnaisent que l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, possède d'ancienneté, la haute, moyenne et basse justice sur la terre de "Chanchauvain " aujourd'hui Champ-Chanoux et qui a appartenu aussi au Prieuré de Chanchanoux, au finage de Saint-Eugène.

     

    C'est le , que les habitants de Saint-Martin et de Saint-Pantaléon reçurent leurs lettres d'affranchissement de l'Abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun

     

    Temps modernes

     

    En 1788, Talleyrand devient évêque d'Autun. Il fut élu député du clergé pour les États généraux (France) de 1789. Il prononça un vibrant discours en 1789 pour se faire connaître, car il n'était venu qu'une fois auparavant.

     

    Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Bibracte15.

     

    Le lycée du XVIIe siècle tient une place importante dans l'histoire de la ville et même de la France puisque Napoléon Bonaparte, qui lui a donné son nom actuel, ainsi que ses frères Joseph et Lucien y ont fait leurs études. Ce lycée continue de fonctionner de nos jours. On peut y admirer les grilles en fer forgé érigées en 1772, les matières enseignées dans ce lieu y sont indiquées par divers représentations d'objets le long du haut de ces grilles.

     

    L'ancien hôtel du marquis de Fussey situé rue de l'Arquebuse, construit en 1782, devient le siège de la sous-préfecture en 1820. Pendant la guerre franco prussienne, Garibaldi en fait son quartier général fin 1870 et début 1871.

    Époque contemporaine

     
    Croix de la Libération sur les hauteurs d'Autun

    Le Tacot du Morvan

    Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.

    Sa gare terminus était située aux côtés de la gare de la liaison PLM. Ce terminus marquait le départ du calcul des points kilométriques de la ligne ; la gare était donc située au PK 0.

    Après avoir traversé un pont métallique (dont il ne subsiste de nos jours que la pile de la rive droite) au-dessus de l'Arroux, la ligne disposait de deux haltes facultatives au carrefour de La Folie (appelé carrefour de la Légion aujourd'hui) et au hameau Les Moreaux.

    Le trafic voyageurs fut stoppé le , remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939.

         

     Seconde Guerre mondiale

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Autun est libérée le par les troupes françaises débarquées en Provence (le 2e régiment de dragons du colonel Demetz), les groupes armés FFI (corps franc Pommiès) et FTP (régiment Valmy).

    Culture

    Autun est classée Ville d'Art et d'Histoire. En 1973, Autun accueille la cinquième édition du Festival Europa Cantat

    Fête du livre d'Autun, 16e année, 2013.

    Lieux et monuments

     
    « Vue générale d'Autun prise sur le chemin de Monjeu »  (Jean-Baptiste Lallemand, vers 1780).
     
    La porte Saint-André, vue au début du XXe siècle.

    Autun, au cœur de la Bourgogne, a gardé un certain charme et possède de nombreux monuments.

    Mégalithe du Champ de la Justice

    Alignements mégalithiques du Champ de la Justice8

    Monuments gallo-romains

    • Porte Saint-André
    • Porte d'Arroux
    Article détaillé : Porte d'Arroux.
    • Théâtre romain, où est interprété le spectacle d'Augustodunum tous les étés ;
    Article détaillé : Théâtre romain d'Autun.
    • Temple de Janus
    Article détaillé : Temple de Janus d'Autun.
    • La Pierre de Couhard, monument funéraire antique de forme pyramidale, porteur de légendes ;
    Article détaillé : Pyramide de Couhard.

    La cathédrale Saint-Lazare

    D'époque romane, connue pour ses sculptures, en particulier, celles du tympan.

    Article détaillé : Cathédrale Saint-Lazare d'Autun.

    Autres monuments

    • La tour des Ursulines est une tour octogonale située sur les hauteurs de la ville. La tour, entourée des remparts romains, est surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge haute de 3 m, datant de 1862, également classée. Elle est la propriété depuis 1997 du restaurateur d'art et peintre japonais Hisao Takahashi. Le premier week-end de mai, on peut voir des carpes de tissus de la cérémonie de kodomo no hi flotter au vent. Il est possible de grimper au sommet en été seulement.
    • La place du Champ de Mars, qui est le cœur de la ville où se greffent les deux rues piétonnes (rue aux Cordiers et rue Saint-Saulge), l'hôtel de ville et le théâtre à l'italienne de la ville, inauguré en 1884. Le marché s'y tient le mercredi et le vendredi ;

     

    Les remparts qui ceinturent la vieille ville ;

    •  
    •  
    • Le lycée militaire d'Autun, aux belles tuiles vernissées. Ancien grand séminaire construit au XVIIe siècle, il comprend maintenant depuis 1884 une école militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis 1981, un lycée militaire. Il accueille des élèves originaires de toutes les régions françaises, dont les parents sont au service de l'État. Les deux quartiers abritent les élèves de la 6e aux classes préparatoires. La construction de nouveaux bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges romains importants.
     
    Le passage couvert de la Halle (XIXe siècle, style néo-renaissance)
    •  
    • Le passage Balthus ex-passage couvert de la Halle : anciennes halles édifiées de 1742 à 1746, sur des plans de l'architecte François Franque, transformées en passage couvert en 1848 par l'architecte Palluet. Du XVIIIe siècle, il subsiste la façade rue du général Demetz, tandis que les boutiques et les galeries qui les surmontent datent du XIXe siècle, mais sont d'inspiration néorenaissance.
    • L'ancienne prison cellulaire, construite en 1854, fut l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention cellulaire, le Panoptique. Désaffectée depuis 1955, elle est maintenant protégée par les monuments historiques et notamment remarquable pour son plan circulaire.
    • La croix de la Libération, qui domine tout Autun.

    Espaces "naturels"

    • La cascade pittoresque de Brisecou, lieu romantique.
    • Le plan d'eau du Vallon, formé par une retenue artificielle.
    • Complexe tourbeux de l'étang Saint-Georges, de 14 ha, Espace Naturel Sensible (no 28)
    Monuments historiques d'Autun
    Période romaine
    Période médiévale
    Période moderne
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    Published by Christian VANCAU - dans BOURGOGNE
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    28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:53
    Christian Vancau et le Maire de Commarin, Michel Raffeau, au resto Le Gril du Castel à Châteauneuf en Auxois, Bourgogne, ce mardi 2 septembre 2014

    Christian Vancau et le Maire de Commarin, Michel Raffeau, au resto Le Gril du Castel à Châteauneuf en Auxois, Bourgogne, ce mardi 2 septembre 2014

    Ce mardi 2 septembre nous prenons la direction de la Butte sur Thill en sortant de notre auberge du Lac de Pont (Pont et Massène), pour rejoindre l'autoroute A6 et en sortir à Pouilly-en-Auxois. En fait nous avons rendez-vous à midi trente avec le Maire de Commarin, Michel Raffeau, que nous avons rencontré au mois de mai et qui nous avait conduits à la Maison d'Henri Vincenot. C'est donc à lui que je me suis adressé pour entrer en contact avec la fille d'Henri Vincenot, Claudine, habitant Dijon et qui a accepté de nous emmener dans ce lieu inconnu, dont Henri était follement amoureux et dénommé La Peurrie. Nous avons rendez-vous avec Michel, à midi, à Commarin, devant la maison d'Henri Vincenot

    En sortant de l'autoroute, nous traversons le petit village de Vandenesse, situé sur l'Ouche. Le voici ci-dessous, avec en plus deux cartes de Commarin et de ses environs, Vandenesse et Châteauneuf en Auxois

    Histoire de Vandenesse

    Vandenesse vient du nom gaulois « vindo », ‘clair’, qui évoque l’idée d’eau et de ruisseaux, peut-être par un déesse régionale, « Vindenossa » (même racine). Le nom de Vandenesse ne se retrouve qu’en Bourgogne : Vandenesse-en-Auxois (Côte-d'Or), Vendenesse-sur-Arroux et Vendenesse-lès-Charolles (Saône-et-Loire).

    Vandenesse est la commune du canton de Moulins-Engilbert qui a connu la plus forte activité économique non agricole. Ainsi le village possède, en 1723, une verrerie et, au XVIIIe siècle, des carrières, des mines, des forges, un fourneau de métallurgie, un foulon, une huilerie et des moulins, un couvent de religieuses (Dominicaines des Campagnes) fermé vers 1970.

    À la fin du XIXe siècle, la commune se tourne essentiellement vers l'agriculture et l’élevage. Au cours du XXe siècle, les activités industrielles et artisanales s’arrêtent, le village se dépeuple.

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot

    Après avoir visité Vandenesse, nous partons pour Commarin où nous arrivons à 10h10, soit bien trop tôt pour notre rendez-vous avec Michel Raffeau. Pourquoi ne pa visiter ce château de Commarin

    Le château de Commarin se situe à proximité de Châteauneuf, en Côte-d'Or, au centre de la Bourgogne et à 40 km à l’ouest de Dijon. Son architecture, son parc et son aménagement intérieur richement meublé retracent son occupation depuis les origines par la même famille.

    Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

    Histoire

    Tout d’abord évoqué comme villa romaine, le lieu devient maison forte, puis au XIVe siècle château fort. De cette époque qui a laissé l’organisation générale de l’édifice, subsistent deux larges tours, circulaires ainsi qu’une chapelle englobée maintenant dans l’aile Est. Au XVe et XVIIIe siècles, le château a été progressivement transformé en résidence d’agrément, des modifications importantes ayant été décidées par Marie Judith de Vienne, marquise de Damas d’Antigny, grand-mère du prince de Talleyrand.

    Le château de Commarin est habité depuis ses débuts par la même descendance, et ses occupants actuels, le comte et la comtesse Bertrand de Vogüe représentent la vingt-sixième génération de propriétaires. Le château n’a jamais été vendu, et par alliances successives, il a pu être associé aux noms les plus nobles de la Bourgogne. Il a échappé aux guerres et aux pillages de la Révolution.

    Architecture et patrimoine

     
    Vue de l'aile ouest

    Le château de Commarin est un bâtiment régulier et relativement symétrique à inspiration classique. Le corps de logis central au fronton richement décoré est flanqué de deux ailes (aile Louis XIII à l’Est et aile Louis XIV à l’Ouest) terminées chacune par une grosse tour ronde du XIVe siècle. Une écurie prolonge l’aile Louis XIII. L’ensemble est ceint par de larges douves prolongées de deux pièces d’eau et entouré d’un parc à l’anglaise de cinq hectares avec de beaux communs et de larges perspectives.

    Outre ses qualités architecturales, le château de Commarin est remarquable pour le mobilier et la richesse des décorations des XVIIe et XVIIIe siècles, témoignant des différentes générations qui ont habité le lieu. Une collection unique de tapisseries héraldiques et alchimiques familiales du XVIe siècle est également présentée.

     

    A l'entrée du château qui n'est pas encore ouvert nous rencontrons un couple sympa de Sologne. Il y a des carpes dans les douves

    Arrive la dame qui fait visiter le château, qui est magnifique. Un gag. Nous arrivons dans une grande salle avec un piano à queue splendide. Il est refermé. Je demande à la dame s'il fonctionne. Oui bien sûr, vous jouez? Euh c'est à dire que...Alors jouez-nous quelque chose. Je m'assieds, les visiteurs autour de moi. Je tapote et heureusement retrouve un morceau de ma composition et le joue sans faire une faute. Mais j'ai eu chaud. Quelle sonorité !

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot

    A 12h25 nous nous retrouvons sur la Place Henri Vincenot à Commarin. Le Maire Michel Raffeau arrive à 12h30. Il nous invite à manger avec ses deux échevins, Christian Kubala et Bernard Bessières. Il a réservé une table à Châteauneuf en Auxois. Avant de partir je reprends queques photos de la maison de Vincenot. Puis en avant pour Châteauneuf

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot

    Et nous voici au restaurant LE GRIL du CASTEL à Châteauneuf-en-Auxois. Les échevins et leurs épouses, enfin en fait une épouse, celle de Bernard Bessières, qui a racheté à Commarin la maison dont Vincenot parle dans "La Billebaude". Je m'assieds entre le Maire et Christian KUBALA, artiste-peintre, qui a son atelier à Commarin. Repas joyeux et chaleureux, trop court hélas car Denis et Claudine Vincenot nous attendent à 15h00, sur la place de Bussière-sur-Ouche, à quelques kiliomètres de là, pour nous conduire à la Peurrie et nous devons nous esquiver

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot

    Dans mes articles sur Henri Vincenot vous trouverez tous les détails sur notre randonnée à La Peurrie avec Claudine et Denis Vincenot dans la section "Ecrivains" de mon blog. Nous arriverons à La Bussière sur Ouche avec 5 minutes de retard. Les Vincenot nous attendent sur la Place arborée

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot

    Après cette randonnée, nous retournerons à Commarin chez Christian Kubala, dans sa maison et dans son atelier, tout à proximité et Michel Raffeau, le Maire, viendra nous y rejoindre. Nous voici dans l'atelier et je suis conquis par la peinture de Christian Kubala. C'est un vrai peintre, une engeance qui se perd. Christian Kubala est sur Facebook

     

    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
    Commarin en Bourgogne. Le village d'Henri Vincenot
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    Published by Christian VANCAU - dans BOURGOGNE
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    24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 06:11

     

    Véritable carte postale et  carte de visite pour tout l'Auxois. Comment résister à la vue de ce splendide nid d'aigle. Châteauneuf plaît tellement aux étrangers qu'ils ont acheté bon nombre de vieilles maisons médiévales. Très pittoresque avec son château médiéval, ses haies, sa promenade  et son église du XVe siècle, devant laquelle on peut jouir d'un superbe panorama sur l'Auxois. Difficile, l'été d'échapper au bain de foule, entre les marchés, les brocantes et les fêtes de tout poil....Châteauneuf-en-AuxoisBourgogne 2006-07 110Bourgogne 2006-07 119Bourgogne 2006-07 135Bourgogne 2006-07 140Bourgogne 2006-07 144Bourgogne 2006-07 146Bourgogne 2006-07 157Bourgogne 2006-07 167Bourgogne 2006-07 168Bourgogne 2006-07 171Bourgogne 2006-07 189Bourgogne 2006-07 202Bourgogne 2006-07 203Bourgogne 2006-07 231Bourgogne 2006-07 210Bourgogne 2006-07 206En fin de journée, toujours par une chaleur étouffante, nous sommes allés à ce petit resto, les seuls clients, mais nous étions en septembre 2006 et le village hyper-encombré en juillet-août était désert. What a dream !Bourgogne 2006-07 180

    Retour à Châteauneuf  ce mercredi 21 mai 2014, soit 8 ans plus tard, en revenant de Beaune

    Châteauneuf (Côte-d'Or)

     
     
     
    Châteauneuf
    Vue sur le village.
    Vue sur le village.
    Blason de Châteauneuf
    Blason
    Administration
    Pays Drapeau de la France France
    Région Bourgogne
    Département Côte-d'Or
    Arrondissement Beaune
    Canton Pouilly-en-Auxois
    Maire
    Mandat
    Jean-Paul Maurice
    2014-2020
    Code postal 21320
    Code commune 21152
    Démographie
    Population
    municipale
    82 hab. (2011)
    Densité 8,2 hab./km2
    Géographie
    Coordonnées 47° 13′ 11″ Nord4° 38′ 31″ Est  
    Altitude Min. 342 m – Max. 542 m
    Superficie 10,06 km2
     
    Localisation

    Géolocalisation sur la carte : France

    Voir la carte topographique de France
    City locator 14.svg
    Châteauneuf
     

    Châteauneuf (nom officiel1), ou Châteauneuf-en-Auxois (nom local), est une commune française située dans le départementde la Côte-d'Or et la région Bourgogne. Le village doit son nom à sa forteresse.

    Le vieux bourg médiéval, classé parmi les plus beaux villages de France était autrefois une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

     

    Histoire

    L'histoire de la commune est intimement liée à celle de sa forteresse, comme l'indique son nom. Ainsi, Châteauneuf apparaît autour du xiie siècle quand sont bâtis les premiers éléments du château.

    Chateauneuf était à la fin du Moyen Âge un village prospère à vocation commerçante, protégé par son imposante forteresse. De cette époque restent de nombreuses maisons décorées de frontons et de tourelles d'escalier.

    Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Mont-Franc.

     

    Démographie

    En 2011, la commune comptait 82 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

     

     

    Lieux et monuments

    La rue principale et le château de Châteauneuf
    • Château de Châteauneuf, forteresse médiévale au plan irrégulier qui a conservé bon nombre de ses éléments défensifs et qui veille sur le village et les plaines de l'Auxois.
    • Église du xvie siècle siècle qui renferme une "Vierge à l'Enfant" du xive siècle, un saint Jean-Baptiste du xve siècle, un saint-Jacques et un saint-Philippe du xve ou xvie siècle. Ces différents éléments sont classés aux Monuments Historiques.

    Personnalités liées à la commune

    • Général Jacques Blondeau, BBron de l'Empire.
    • Henri Vincenot, écrivain du xxe siècle.
    • Félix Bonnard, ancien maire de Châteauneuf.
    • Promenade conseillée le long du canal ou sur les sentiers balisés qui partent de Châteauneuf pour atteindre un très beau panorama sur le lac de Panthier et COMMARIN, village tranquille où vivait l'écrivain bourguignon Henri VINCENOT.  Il y écrivit entre autres La Billebaude et Le Pape des Escargots
    • Nous y avonsrencontré le Maire Michel Raffeau qui nous a conduit à la maison de Vincenot

    ​Mais revenons à Châteauneuf, splendide village. Nous allons y rencontrer notamment deux magnifiques pékinois qui vont faire la joie de Canaille, notre chienne. Voir les dernières photos ci-dessous à travers les barreaux

    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne
    Châteauneuf-en-Auxois en Bourgogne

    Descriptif

    L'histoire du château commence en 1175 avec un donjon bâti sur un promontoire dominant la vallée empruntée de nos jours par le canal de Bourgogne. Pendant la Guerre de Cent Ans, il est fortifié par une puissante enceinte et cinq tours. En 1460, Philippe Pot devient propriétaire du château. C'est le conseiller privé du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et l'un des chevaliers de l'ordre de la Toison d'Or. Il ajoute au château deux LOGIS et une chapelle. Sur le manteau de la cheminée monumentale de la Grande salle figure encore la devise de Philippe Pot ''Tant L Vault''. La chapelle est entièrement ornée de peintures murales du XVe siècle représentant le Christ et les apôtres. A voir également, la réplique polychrome du tombeau de Philippe Pot dont l'original est conservé au musée du Louvre. A partir du XVIe siècle, le château est la propriété de plusieurs grandes familles dont les Montmorency ou les Vienne. En 1935, le comte Georges de Vogüé donne le château à l'État. Les collections sont enrichies avec une belle collection de 7 tapisseries du XVIIe s. représentant des épisodes de la vie de Moïse. En dehors de quelques aménagements intérieurs, le château a conservé son caractère médiéval. Depuis 2008 il est la propriété du Conseil régional de Bourgogne, qui en assure la gestion et le développement touristique et culturel.

    Le monument connaît des travaux importants qui vont se poursuivre en 2014 : consolidation du mur de contrescarpe, restauration du logis
     des Hôtes et aménagement d'un espace d'interprétation au sein de ce bâtiment

    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil
    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil
    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil
    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil
    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil
    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil

    In fine en roulant vers le Pont d'Ouche, une maison de "L'art Brut" avec un paysage en trompe-l'oeil

    Château de Chateauneuf-en-Auxois

    21320 Châteauneuf-en-Auxois
    Tél. : 0033 380 49 21 89
    Email: 
    chateau.chateauneuf@cr-bourgogne.fr

    Le château est situé à Chateauneuf-en-Auxois dans le département de la Côte d'Or. 
    Construit en 1132 par Jean de Chandenay pour son fils Jehan, le château de Chateauneuf-en-Auxois est bâti sur un éperon rocheux culminant à 75 mètres de hauteur et dominant le Canal de Bourgogne. Au XIIe siècle, la guerre de Cent Ans rôde. Afin de protéger le site, une puissante enceinte est construite autour du donjon.
    En 1457, Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, attribue la forteresse à son conseiller Philippe Pot.
    Celui-ci modifie l'aménagement du château et le rend plus fastueux.
    Au fil des siècles, la forteresse passe entre les mains de plusieurs grands personnages.
    A la Révolution française le site subit de nombreux dégâts. Il est vendu aux enchères et il faudra attendre 1930 pour que le comte de la Vogue le cède à l'État. Riche sur les plans architecturaux et culturels, le château abrite de belles tapisseries tissées en laine et soie. Certaines représentent des épisodes de la vie de Moïse.
    Un lieu culturel à ne pas manquer !

    DATES ET HEURES D'OUVERTURE : 
    Du 15 mai au 14 septembre : de 9h30h à 12h et de 14h à 18h45
    Du 1er janvier au 14 mai et du 15 septembre au 31 décembre : de 10h à 12h30 et de14h à 17h45
    Fermé tous les lundi, les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre.

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    25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:39
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne

    EPOISSES

    Village de Côte d’Or, l’Art et le Plaisir de vivre en pays d’Auxois, Bourgogne.
    Si le nom d’Époisses est associé à son château, il l’est aussi à son fromage fameux : deux éléments qui font la renommée de ce petit bourg de 803 habitants.
    Époisses, Carrefour entre la Haute Bourgogne , le Morvan et le Tonnerrois, est un centre commercial et artisanal rayonnant sur les communes qui l’entourent et lieu de vacances pour les citadins en quête du calme de la vie rurale.

    Le village d'Époisses est jumelé avec la ville de
    Lörzweiler – Allemagne

    .HISTORIQUE

    Des rois mérovingiens au Moyen Age
    La tradition fait remonter l’origine du château d’Epoisses au VIe siècle. A cette époque, le roi de Bourgogne, Thierry, étant encore un enfant, sa grand-mère, la reine Brunehaut, exerçait la régence. D’abord maison royale, Epoisses devint maison seigneuriale au XIIe siècle avec la famille de Montbard. Il appartint de 1237 à 1421 à la famille de Mello qui y reçut Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, en 1377.

    Du Moyen Age aux Guerres de Religion
     

    A la mort de Claude de Montagu, neveu des Mello, l’un de ses héritiers, le Maréchal de Hochberg le reçut en don du roi Louis XI. Il le laissa à sa fille unique Jeanne qui épousa Louis d’Orléans, duc de Longueville. Ils habitèrent souvent Epoisses et y firent beaucoup de travaux. Des Longueville, Epoisses passa à Jacques de Savoie, duc de Nemours. Brillant politique et habile capitaine, adulé à la cour d’Henri II, il fut pris par Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, pour héros de son roman «La Princesse de Clèves». Son goût du faste ayant amenuisé sa fortune, Jacques de Savoie vendit Epoisses au maréchal de Bourdillon en 1561.

    Des Guerres de Religion à Louis XIV
     

    Le Maréchal de Bourdillon fut de toutes les guerres de son temps. Il fut gouverneur du Piémont et Henri II le chargea de nombreuses missions militaires et diplomatiques. Bourdillon fit exécuter à Epoisses de très importants travaux dont le porche de la tour qui porte son nom. Le maréchal légua Epoisses à sa nièce Françoise, épouse de Louis d'Anssienville. De 1591 à 1595, les ligueurs s'emparèrent du château et le pillèrent. Ils édifièrent des fortifications que Louis d'Anssienville dut rembourser pour récupérer son château. La petite-fille de Louis d'Anssienville, Madeleine de la Grange d'Arquien épousa en 1661 Guillaume de Pechpeyrou Comminges de Guitaut. Elle lui légua le château par l'intermédiaire du Prince de Condé

     

    Louis XIV à nos jours
     

    Guillaume de Guitaut effectua à Epoisses d’importantes restaurations et y reçut de nombreux amis, notamment la Marquise de Sévigné, célèbre par ses lettres dont plusieurs sont adressées aux Guitaut. Lors de la Révolution, le comité de Salut Public décida que la moitié du château serait détruite. M. de Guitaut sacrifia la partie la plus curieuse pour garder celle qui était la plus habitable. Après la Révolution, les Guitaut entreprirent la restauration de leur demeure, faisant araser les ruines et construire une balustrade qui domine les fossés. Ces travaux d’entretien et d’embellissement ont été poursuivis à toutes les générations jusqu’à aujourd’hui.

     

    Un livre pour en savoir plus :
    "Epoisses, chroniques d'un château"
    Marguerite de Guitaut
    Edition de l'Armançon

           
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne

    Nous y sommes allés ce 24 mai 2014. Il n'y avait personne à part deux Labradors. C'est une endroit de rêve, à deux pas de Semur. Madame de Sévigné y a séjourné, tout comme au Château de Bussy-Rabutin, non loin d"Epoisses. Nous sommes aussi dans la région de Buffon (Montbard)

    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne

    LE FROMAGE D'EPOISSES

    L'Époisses est un fromage français de la région Bourgogne, bénéficiant d'une AOC depuis 1991 et d'une AOP depuis 1996. Son aire d'appellation couvre environ la moitié Nord-Ouest de la Côte-d'Or, deux cantons de la Haute-Marne et trois cantons de l'Yonne. Son nom est celui du village d'Époisses, situé à l'ouest de ce territoire.

    C'est un fromage à base de lait de vacheà pâte molle, à croûte lavée, son poids est généralement de 250 grammes mais on peut le trouver dans des formats plus grand. Ce fromage qui contient au moins 50 % de matière grasse, est affiné en étant frotté au Marc de Bourgogne. Sa couleur ivoire orangée à rouge brique est due aux bactéries de surface : l'utilisation de colorants est strictement interdite.

    Bien qu'excellent de décembre à avril, sa période de dégustation optimale s'étale de mai à novembre (périodes de pâturage).

    Production : 1094 tonnes en 2009 (361 tonnes en 1992), 11,3 % au lait cru, le reste au lait pasteurisé. Trois fabricants industriels et un agri-producteur fermier.

    Le lait utilisé, la transformation fromagère et l'affinage des Époisses doit être effectué dans la zone définie par l'AOC. 53 agri-producteurs de lait qualifiés pour un volume de 16,3 millions de litres de lait se répartissent les volumes. Les races laitièresautorisées sont la Brune, la Montbéliarde et la Simmental française.

     

    Historique

    Ses origines remontent au xvie siècle, il aurait été créé par une communauté de moines cisterciens installés à Époisses. Le secret de fabrication est transmis ensuite aux fermières de la petite région, qui n'auront de cesse d'améliorer la qualité et la typicité de leurs fabrications. Consommé à la cour de Louis XIV, l'Époisses est un fromage réputé à la fin de l'Ancien RégimeBrillat-Savarin le consacre « roi des fromages » et dès 1820, il s'en fait un commerce considérable. Vers 1900, il existe une centaine de producteurs, si bien qu'après 1945, l'industrialisation comme la généralisation de la vache frisonne au détriment de la tachetée de l'est menacent l'Époisses traditionnel. En 1956, sous l'impulsion d'une famille bourguignonne et de quelques producteurs, l'Époisses traditionnel renaît et connaît depuis un succès croissant.

    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
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    Le château d&quot;Epoisses en Bourgogne
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    Published by Christian VANCAU - dans BOURGOGNE
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    11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 19:36
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    Published by Christian Vancau - dans BOURGOGNE
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    29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 07:44

    Histoire de la Bourgogne

     
     
    Palais des ducs de Bourgogne de nos jours
    Le palais des Ducs et des États de Bourgogne de Dijon, lieu de résidence des ducs de Bourgogne.

     

    Terre de passage, ouverte entre le Nord et le Sud, la région de Bourgogne et ses ressources naturelles ont très tôt induit une présence humaine. Depuis Homo erectus, la présence de l’homme a été continue en Bourgogne où il a laissé d'abondants vestiges de son séjour. Le vase de Vix, objet exceptionnel, témoigne notamment de la présence des tribus celtes sur le sol bourguignon. De Bibracte à Alésia, en passant par Autun, s'y relèvent les traces de la conquête de la Gaule par Jules César.

    Le premier royaume portant le nom de « Bourgogne », regnum Burgundiæ en latin (« royaume de Burgondie »), est l'œuvre des Burgondes. Vaincu par les Francs, ce peuple laisse en héritage un ensemble territorial qui perpétue son nom. Tour à tour, pendant dix siècles, au milieu de luttes continuelles, les familles régnantes de l'histoire – MérovingiensCarolingiensCapétiensValoisBourbons – effacent et redessinent les frontières et le statut politique de ce territoire, donnant au vocable « Bourgogne » des acceptions différentes.

    La Bourgogne du Moyen Âge voit naître avec les abbayes de Cluny et de Cîteaux les plus grands mouvements de la réforme monastique. Les deux célèbres abbayes furent pendant plusieurs siècles tout à la fois des foyers de science dogmatique, de pensée réformatrice, des centres d'activité économique et sociale, artistiques et même politiques de premier ordre pour toute l'Europe. Des édifices comme la basilique de Vézelay et l'abbaye de Fontenay témoignent encore de ce rayonnement.

    Quelques siècles plus tard, l'entreprise des ducs Valois marque profondément son histoire. Philippe le HardiJean sans PeurPhilippe le BonCharles le Téméraire font de leur État une grande puissance européenne englobant la Belgique et la Hollande et rivale du royaume de France. Philippe le Bon, fondateur de l'ordre de la Toison d'or, fait rayonner sa cour et étend sa renommée jusqu'en Orient. Son fils Charles le Téméraire mate les révoltes de Gand en Flandre et de Liège. Il élève à son apogée l'État bourguignon, mais sa mort lors de la bataille de Nancy en 1477 fait rentrer définitivement la partie proprement bourguignonne du duché dans le domaine de la couronne. Cependant, la fille de Charles,Marie de Bourgogne sauve son pouvoir sur les états du nord, donnant naissance à une descendance qui aboutira à Charles V dit Charles Quint, né à Gand, qui revendiquera toujours la Bourgogne pour lui, source de conflits incessants avec la monarchie française.

    Devenue royale sous Louis XI, la partie française de la Bourgogne gardera ses États et son Parlement, préservant ainsi son individualité jusqu'à la Révolution française. Durant des siècles, son histoire se compose de l’écho des grands événements, des transformations économiques générales et du contrecoup des révolutions parisiennes. Elle épouse le destin de la France et connaît les jours sombres des occupations. De grands noms comme ceux de BossuetRameau ou Buffon, pour ne citer que quelques-uns des plus illustres Bourguignons, continuent à l'illustrer dans le domaine des Arts, des Lettres et des Sciences.

    Son histoire économique se fonde sur l'agriculture et la sylviculture. Terre d’élevage, la Bourgogne est réputée pour sa viande charolaise, ses volailles, son fromage mais aussi pour ses régions viticoles qui donnent naissance à des crus de légende. La sidérurgie avec ses maîtres de forges prend néanmoins, à partir du xviiie siècle, sa place dans son économie et conduit pour faciliter son développement à la constitution d'une solide infrastructure de voies de communication. Le complexe industriel du Creusot, entreprise familiale restée pendant cent vingt-quatre ans aux mains des Schneider, et de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire fait la gloire de l'industrie lourde en Bourgogne (charbon –sidérurgie) avant de décliner fortement à la fin du xxe siècle. D'autres industries animent la région, comme les industries chimiques (Autun - Chalon-sur-Saône) oupharmaceutiques (Dijon), avant de connaître, à leur tour, des temps difficiles.

    Le château d'Ancy-le-Franc dans l'Yonne

     

     
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
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     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-
     Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-

    Palais ducal à Dijon-Palis ducal à Nevers-Ancy-le-Franc-Cormatin-Cartes de Bourgogne-Dijon vu de la tour Philippe le Bon - La tour de Bar au Palais ducal-

    Préhistoire et Antiquité

    Les premiers peuplements

    L'homme est présent dans ce qui constitue aujourd'hui la Bourgogne dès le Paléolithique inférieur. Cette présence est attestée par les éclats clactoniens des grottes d'Arcy-sur-Cure dans l’Yonne, par ceux trouvés dans la grotte des Furtins à Berzé-la-Ville, par les restes d’ours et de lions des cavernes découverts dans les grottes d'Azé, au hameau de Rizerolles en Saône-et-Loire ainsi que par les traces d'industrie primitive trouvées dans les alluvions de la vallée de la Saône à Romanèche.

    Au Paléolithique moyen, les hommes de la préhistoire sont présents à Vergisson dans le Mâconnais ou en Côte-d’Or à Genay. Le gisement qu’ils ont laissé à la base de la « montagne de Cra » a permis de découvrir des vestiges humains appartenant à un seul individuNéandertalien, adulte masculin âgé d’une quarantaine d’années. Il est considéré comme le plus ancien bourguignon. Ces hommes occupent notamment les grottes d'Arcy-sur-Cure.

    Au Paléolithique supérieur, des groupes viennent s’installer au pied de la roche de Solutré, en Saône-et-Loire, où s’étale le gisement du « Crot du Charnier ». Le site, qui a donné son nom à l'une des dernières phases paléolithiques, le « Solutréen », révèle une occupation s’étirant sur plus de 25 000 ans. À Arcy-sur-Cure les premiers Bourguignons ornent de gravures et de peintures les parois de la « grande grotte », preuve qu’ils avaient des contacts avec les foyers artistiques du Sud-Ouest.

    La Bourgogne apparaît comme une zone de peuplement florissante au Néolithique. L'économie n'est plus fondée uniquement sur la chasse mais également sur l’élevage et l’agriculture ; la société des premiers bourguignons évolue et les conditions de vie s'améliorent. À la fin du Ve millénaire, une puissante culture venue de Méditerranée se diffuse en Bourgogne par le sud. Ses porteurs s’installent sur des hauteurs dont ils font des « éperons barrés », comme le « châtelet » d'Étaules en Côte-d’Or. Chassey-le-Camp en Saône-et-Loire, le plus connu de ces sites, a donné son nom à cette culture du Néolithique moyen, dite « chasséenne ». C’est entre -2500 et -2000 que le cuivre est introduit en Bourgogne, probablement par des populations venues de l'actuelle Allemagne.

    De l'âge du bronze à la conquête romaine

    Migrations et transformations

    Articles détaillés : Âge du bronzeCivilisation de Hallstatt et La Tène.

    Au cours de l'âge du bronze, la Bourgogne connaît trois périodes de migrations successives de peuples venus principalement d’Europe centrale. Ces peuples apportent avec eux leur culture et leur maîtrise de la technologie du bronze. La première vague de migration couvre la période du Bronze ancien, de -1800 à -1500. Elle fonde une phase de développement due à la production et au façonnage du métal et on assiste alors à une transformation de l’économie et de la structure sociale avec la création d’un nouveau corps artisanal spécialisé dans le travail du métal. Le commerce et les échanges nécessaires à l’obtention de la matière première vont alors se développer considérablement. La nouvelle vague de migrations de -1500 à -1200 correspond à celle de la civilisation du Bronze moyen, dite « des tumulus » qui fait progresser la métallurgie locale. Les hommes choisissent les plateaux de la Côte-d’Or (zone du Châtillonais ou Arrière-Côte dijonnaise) pour la construction de leurs tumuli. Au Bronze final, période s’étalant de -1200 à -800, a lieu le troisième flux migratoire. La population, dite « des champs d’urnes », apporte avec elle des coutumes particulières comme l’incinération mais aussi des connaissances dans l’industrie du bronze, cause de progrès décisifs dans ce domaine.

    Le premier âge du fer voit la technologie du nouveau métal supplanter progressivement celle du bronze et permettre le développement d'une civilisation florissante, celle de Hallstatt. Les nécropoles et tumuli de cette période sont essentiellement identifiés en Côte-d’Or ainsi que sur les plateaux de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Réutilisant les sites d'éperons barrés comme le châtelet d’Étaules, le camp de Chassey ou encore le camp de Chora à Saint-Moré dans l’Yonne : leurs installations ont laissé d'impressionnants vestiges. C’est aussi l’époque d’occupation du mont Lassois près de Châtillon-sur-Seine, où les chercheurs Maurice Moisson et René Joffroy mettent au jour en 1953 la sépulture de la « princesse » de Vix, connue notamment par la découverte du cratère de Vix, immense vase de bronze. La période suivante est associée à la civilisation de La Tène. De puissantes citadelles, les oppida, sont alors construites à Alésia en Côte-d’Or, sur le mont Avrollot dans l’Yonne et à Bibracte sur le mont Beuvray. C’est à la fin de cette époque, autour des grands oppidums, que « pour la première fois on voit surgir des brumes du passé des noms de cités, de villes et même d’hommes »

    Solutré-Trésor de Banot Dijon-Le bassin de Bibracte (Mont Beuvray)- Le Cratère de Vix
    Solutré-Trésor de Banot Dijon-Le bassin de Bibracte (Mont Beuvray)- Le Cratère de Vix
    Solutré-Trésor de Banot Dijon-Le bassin de Bibracte (Mont Beuvray)- Le Cratère de Vix
    Solutré-Trésor de Banot Dijon-Le bassin de Bibracte (Mont Beuvray)- Le Cratère de Vix

    Solutré-Trésor de Banot Dijon-Le bassin de Bibracte (Mont Beuvray)- Le Cratère de Vix

    Les peuples gaulois en Bourgogne

    Article détaillé : Peuples gaulois.
    Statue de Vercingétorix

    Le territoire de l'actuelle Bourgogne est occupé, du Hallstatt jusqu'à la Gaule romaine, par une grande diversité de peuples celtes. Ils se répartissent ou s'affrontent pour le contrôle des voies terrestres et fluviales d'un trafic qui s'écoule entre la Méditerranée et la Gaule septentrionale jusqu'à la Manche. Parmi les principaux figurent, au nord-ouest, les Sénons, dont la capitale est Agedincum (Sens) ;Andematunnum (Langres) est celle des Lingons, établis au nord-est ; le peuple des Mandubiens occupe la dépression centrale del'Auxois, autour d'Alésia ; la partie méridionale de la région et les monts du Morvan forment la contrée des Éduens dont Bibracte, au sommet du mont Beuvray, est le cœur défensif et administratif ; sur la rive gauche de la Saône commence le domaine des Séquanes qui s'étend vers l'est jusqu'à leur capitale Vesontio (Besançon), perchée sur un roc escarpé enserré dans un méandre du Doubs.

    Les Éduens contrôlent des échanges commerciaux entre l'axe de communication Saône-Rhône et le bassin de la Loire. Ravitaillé par un réseau de routes qui rejoignent la Loire à Noviodunum (Nevers) et Decetia (Decize), la Saône à Cabillonum (Chalon) et Matisco (Mâcon),Bibracte« le plus grand et l'oppidum le mieux pourvu des Éduens » selon les mots de Jules César abrite l'activité de toute une population de forgerons, de fondeurs de cuivre et d'émailleurs. L'influence éduenne s'étend bien au-delà de leur territoire. Au nord, ils se sont associé les Mandubiens, rattachés auparavant aux Lingons. Au sud, dans la Dombe et le Bugey, ils ont pour alliés les Ségusiaves et les Ambarres et à l'ouest, les Bituriges, voisins de leurs adversaires les Arvernes. Ambivarètes et Blannovii se comptent aussi, selonCésar, au nombre des membres de la confédération qu'ils mènent. « Alliés et frères » du peuple romain depuis -120 environ, les Éduens ont acquis au -ier siècle une place prédominante au sein de la Gaule « chevelue ».

    Les Lingons, établis sur les plateaux de Langres-Châtillonnais et leurs marges, entre le cours inférieur du Serein et le cours moyen de la Saône (en amont de sa confluence avec la Vouge), contrôlent les échanges commerciaux sur l'axe Meuse-Saône-Rhône, entre Europe septentrionale et Méditerranée.

    Les Séquanes, dont le territoire s'étend des monts du Jura jusqu'à la Saône, rivalisent avec les Éduens pour la maîtrise de la rivière qui leur sert de frontière. Les trois peuples voisins, Éduens, Lingons et Séquanes, ont adopté dès -100 un système monétaire commun fondé sur l'étalon-argent. Leur monnaie, de valeur identique, représente la moitié du denier romain et circule alors sans difficulté sur le sol des cités, formant une union monétaire de fait, la «zone du Denier ».

    La fin de l'indépendance gauloise

    Article détaillé : Siège d'Alésia.

    Vers -60, Éduens et Séquanes se disputent le contrôle de la Saône dont ils s'arrachent les points de passage. Après une première défaite, les Séquanes et leurs alliés arvernes font appel aux Germains d'Arioviste. Les Éduens sont vaincus sans que leurs « alliés et frères » romains ne viennent à leur secours. Mais deux ans plus tard, Jules César saisit le nouveau motif que lui offre la migration des Helvètes pour intervenir en Gaule En juin -58, il remporte sur ce peuple une victoire près de Bibracte. À la fin de la même année, le général romain défait Arioviste et l'oblige à repasser le Rhin. Le poids de la présence romaine s'appesantit sur les peuples de Gaule et des révoltes apparaissent. Les Éduens se rallient au mouvement de résistance auquel ils apportent leur puissance. Le bastion bourguignon devient le creuset où se nourrit la décision d'engager une vigoureuse lutte armée. La réunion militaire de Bibracte confirme le chef arverne Vercingétorix dans le commandement de l'armée fédérée gauloise. L'issue de la bataille livrée à Alésia est cependant fatale aux Gaulois. La reddition de Vercingétorix le 27 septembre 52 av. J.-C. met fin à l'indépendance gauloise et c'est de Bibracte, où il passe ses quartiers d'hiver, que César rédige son De Bello Gallico. L'imperator accorde également sa clémence aux vaincus : il donne aux Éduens le statut de civitas fœderata(« cité fédérée »).

    La Bourgogne gallo-romaine

    La paix romaine

    La Bourgogne est organisée dès lors comme un système assujetti à Rome, mais elle connaît encore deux périodes de troubles et de violences, avec la révolte de l'Éduen Sacrovir, puis, en 70 ap. J.-C., lorsque les Éduens appuient la révolte gauloise menée par Julius Vindex. La reconquête de la Germanie sous l'empereur Vespasien a pour effet de multiplier le nombre et l'importance des bases militaires romaines. Des vestiges de camp romain ont en effet été découverts près de Mirebeau-sur-Bèze. Les dignitaires locaux acceptent la civilisation des vainqueurs et se romanisent peu à peu. La Bourgogne connaît alors la prospérité et ses bourgades, dans lesquelles se regroupe la population, connaissent un essor rapide. Mais Dijon, encore très loin de prétendre à la dignité de capitale, n'est encore que Divio, titre latin signifiant « aux deux rivières ». Elle n'est à cette époque qu'une petite agglomération, ou même un poste militaire installé au lieu-dit de « la Noue », près de Chenove.

    Les bienfaits de la Pax Romana s'étendent jusqu'au iiie siècle. La Bourgogne est traversée par la Via Agrippavoie romaine qui part de lyon et sillonne les pays éduen, sénon et lingon, réunissant selon le Romain Strabon les villes d'Anse, de Mâcon, de Tournus, de Chalon, de Dijon puis de Langres. Elle bénéficie également de nombreuses voies navigables, dont la Saône avec sa corporation des nautes ararici est l'axe principal. Grâce à ces voies de communication, la Bourgogne est le point de passage obligé par lequel voyagent vin, produits agricoles, étain, métaux et huile. La densité des échanges assure la prospérité du pays. Les productions agricoles locales, comme l'écrit Strabon, sont nombreuses est variées. La vigne s'est installée sur la Côte bourguignonne et les Gaulois, bons tonneliers, ont substitué très tôt la barrique à l'amphore, trop lourde et trop fragile.

    Cultes, divinités et premiers chrétiens

    Article connexe : Mythologie celtique gauloise.
    Statue de Rosmerta
    La statue de Rosmerta conservée au musée d'Autun.

    La vie religieuse est intense et les habitants vénèrent encore d'anciennes divinités gauloises telles : le dieu à andouillers Cernunnos, ou la déesse Rosmerta retrouvée sur le complexe thermal d'Escolives-Sainte-Camille, le « dieu au maillet » de Moux-en-Morvan Sucellus, appuyé sur un cep de vigne et visible au musée de Nuits-Saint-Georges. Mais ils adorent également des divinités romaines ; ainsi d'autres représentations de divinités montrent l'influence gréco-romaine : Apollon qui assimile BelenosBorvo ainsi que diverses autres divinités, Mercure, le dieu au pétase, dont César affirme qu'il est le plus vénéré en Gaule. On trouve aussi la preuve de l'implantation de cultes orientaux. Nombreux sont les sites en Bourgogne qui témoignent de cette intense vie religieuse : Alésia, les sources de la Seine, les Bolards (ancienne bourgade gallo-romaine près de Nuits-Saint-Georges) en font partie. Les sources de la Seine sont le lieu de célébration du culte de la divinité guérisseuse de Sequana.

    De l'Orient arrive ensuite, peu à peu, le christianisme. Remontant l'axe du Rhône et de la Saône, les marchands et les soldats qui viennent d'Orient s'implantent à Augustodunum, future Autun et ville la plus prospère et brillante de la région, et, de là, diffusent la nouvelle religion. Une telle influence a également été retrouvée à Sedelocus (Saulieu). Elle pourrait avoir été diffusée par l'Église de Lyon, la plus vieille Église des Gaules, fondée au second siècle par Irénée. Les premiers noms de chrétiens sont en effet grecs : Pectorios, Symphorianos (Symphorien), Andochios (Andoche), Thyrsos (Thyrse). Parmi la population indigène, le cas le plus singulier fut celui desainte Reine, habitante de la bourgade d'Alésia au ive siècle. Elle aurait été martyrisée par Olibrius, un fonctionnaire impérial. D'après Charles Commeaux « il paraît certain que l'évangélisation de la Bourgogne n'est pas antérieure, au plus tôt à la fin du iie siècle ». En dehors des preuves indubitables laissées par ces découvertes, l'évangélisation de la Bourgogne est traditionnellement liée à des « souvenirs » des temps apostoliques et les villes bourguignonnes revendiquent leurs saints martyrs et fondateurs. Autun vénère ainsi Symphorien et Lazare ou « Ladre », patron de sa foire annuelle, Saulieu vénère Andoche et Thyrse, Tournus célèbre Valérien, Chalon Marcellus (Marcel), Dijon Bénigne alors qu'Auxerre célèbre Germain.

    Alesia-Alise SteReine. St Andoche à Saulieu et le Taureau de Pompon-Autun
    Alesia-Alise SteReine. St Andoche à Saulieu et le Taureau de Pompon-Autun
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    Alesia-Alise SteReine. St Andoche à Saulieu et le Taureau de Pompon-Autun
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    Alesia-Alise SteReine. St Andoche à Saulieu et le Taureau de Pompon-Autun

    Les invasions barbares

    Article détaillé : Les invasions barbares.
    Autun
    Le temple de Janus

    À partir du iiie siècle, le déferlement successif de vagues de barbares venus de l'est, s'ajoute à l'instabilité du pouvoir de l'Empire romain d'Occident, et met un terme à la période de prospérité en Bourgogne. Le premier raid des Alamans atteint la région vers 256-259 et y sème un peu partout la ruine. Ils réapparaissent en 275-276 et recommencent leurs ravages, qu'aggrave le péril nouveau des bagaudes, ces bandes de paysans chassés de leur terre qui pillent pour leur propre compte. Pour mieux se protéger les villes se resserrent, se contractent et se fortifient. C'est en effet sous le règne d'Aurélien, en plein péril alaman avec la grande invasion de 276, que l'enceinte de Dijon est fortifiée. La peur gagne ainsi les riches propriétaires. On a en effet découvert, dans toute la Gaule, un grand nombre de trésors enfouis, que les propriétaires n'ont pu récupérer.

    Une période de calme réapparaît entre la fin du iiie siècle et le début du ive siècle, aux temps de Maximien et de Constance Chlore, lorsque ces empereurs parviennent à vaincre et à stopper les envahisseurs. Mais en 297, selon le tableau que dresse le rhéteur Eumène à Constance Chlore, la grande cité d'Augustodunum (la future Autun), n'évoque encore que ruines et désolations.

    La pression de l'envahisseur persiste, et au milieu du ive siècle les dernières vagues submergent définitivement la région même si en 355, Autun, une nouvelle fois assaillie par les Alamans, est reconquise par Julien, le nouveau César installé par l'empereur Constance II.

    Du haut Moyen Âge au duché capétien

    Naissance de la Bourgogne : les Burgondes

    Article détaillé : Les Burgondes.
    Saint-Maurice d'Agaune (portail de l'abbaye)
    Portail de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune (canton du Valais, Suisse).

    Après plusieurs étapes en Germanie, les Burgondes, venus des confins de la Baltique et peut-être de l'île de Bornholm, s'installent en 443 comme auxiliaires de l'armée romaine avec le statut de fédérés (du latin fœdus), sous l'autorité du patrice romain Ætius qui leur offre un territoire autour de Genève. Profitant de la faiblesse de l'Empire, ce peuple se construit, à partir de la seconde moitié du ve siècle, un vaste et puissant royaume qui, à son apogée, touche au nord la ligne des Vosges et la Durance au midi. D’orient en occident, le royaume burgonde s'étend de l’Aar à la Saône et de la Vallée d'Aoste à la Haute-Loire. Sur le territoire des futurs duché et comté de Bourgogne, les cités d'AuxerreLangresBesançonChalon-sur-Saône et Autun figurent dans ses possessions.

    Les souverains burgondes se succèdent, élargissant à chaque règne les limites du royaume. Après GondicaireGondioc et Chilpéric Ier, les deux frères Godégisile et Gondebaud règnent d'abord ensemble, de 476 à 500. LangresBesançonChalon-sur-Saône et Autun échoient à Godégisèle avec le Valais et Genève, où il installe sa capitale, avant de s'allier aux Francs de Clovis Ier pour s'approprier la totalité du royaume. Gondebaud, surmontant une première défaite subie non loin du castrum de Dijon, contre-attaque, assiège Vienneoù s'est retranché Godégisèle et le tue. Après avoir cédé au roi franc, par un accord signé en 502 sur la Cure, la Champagne ainsi que l'Auxerrois amputé de la ville nouvelle de Nevers, il reste seul maître de l'ensemble du royaume burgonde. Gondebaud se fait même l'allié de Clovis, auquel il a donné en mariage sa nièce Clotilde, et c'est avec l'aide franque qu'il tente, mais en vain, d'annexer la Provence wisigothique lors du siège d'Arles, en 507 et 508. C'est à lui qu'on doit la promulgation de la législation qui porte son nom, la loi gombette, qui organise la coexistence des éléments burgondes et gallo-romains au sein de son royaume.

    Après la mort de Gondebaud en 516, ses successeurs se heurtent aux visées des rois francs. Son fils Sigismond, qui lui succède, est tué en 523 par le roi d'OrléansClodomir. Le royaume échoit alors à son frère Godomar. Malgré une victoire sur les Francs de Clodomir à Vézeronce en 524, Godomar est vaincu en 534 par la coalition de Childebert IerClotaire Ier et Thibert Ier (ou Théodebert), qui se partagent son royaume. C'est Thibert qui reçoit les cités comprises dans la Bourgogne et la Franche-Comté d'aujourd'hui : Nevers, Autun, Chalon-sur-Saône, Dijon et Besançon. Malgré moins d'un siècle d'existence, le royaume burgonde a laissé à la postérité le nom de Burgundia1, « Bourgogne »5. L’État burgonde définitivement détruit tombe dans la mouvance franque mais une société bourguignonne subsiste, avec sa civilisation et son droit. Sous la domination franque la loi gombette reste en vigueur, précieux élément de cohésion permettant l’ébauche d’une individualité régionale.

    La Bourgogne mérovingienne

    Le royaume de Bourgogne en 443 et 476
    Royaume de Gontran (567)
    Le royaume des Francs en 567 après sa division en sous-royaumes. Le royaume de Gontran est en vert. En bleu l'Austrasie et le couloir austrasien en Provence, isolant Arles.
    (Cliquez sur l'image pour agrandir la légende.)

    En passant sous le sceptre mérovingien le regnum  Burgondiæ demeure, mais c’est une Bourgogne aux contours indécis et variables, limitée aux cités où l’élément burgonde domine et dont l’axe médian se situe maintenant le long de la vallée de la Saône3. À la mort de Thibert, en 548, les cités qu’il a reçues échoient à son fils Thibaut. La mort sans héritier de ce dernier, permet à Clotaire Ier, de réaliser à son profit l’unité de la monarchie franque en réunissant toutes les parties de l’ancien royaume bourguignon. À sa mort, en 561, l'ancienne Burgondie tout entière, (amputée toutefois de la Provence par le partage) renaît du partage de ses terres entre ses quatre fils. Gontran reçoit l’ancien royaume de Clodomir dont la capitale était Orléans et les cités burgondes. Le nouveau roi fixe sa résidence préférée en Burgondie, qui représente la plus importante part de son royaume. Il s’installe dans le castrum de Chalon-sur-Saône qui fait presque figure de capitale. Il rallie l’adhésion de ses sujets et assure une cohésion solide au royaume. Il y réunit des conciles et fait ériger en 577 à Saint-Marcel une basilique et un monastère. La Bourgogne recouvre son individualité. L’expression regnum Burgondiæ est alors acquise à la géographie historique et une noblesse propre à ce royaume et représentant l’esprit local va se former. Sans fils survivant, Gontran adopte son neveu Childebert II, fils unique de son frère le roi d'Austrasie Sigebert Ier et de la reine Brunehilde, et en fait son héritier.

    Au décès de son père, le fils mineur de Childebert, Thierry II, recueille la Burgondie qui s'étendait alors du sud de la Champagne au nord, jusqu'à Arles au sud, et, à l'est, jusqu'au Val d'Aoste. La régence est exercée par sa grand-mère Brunehilde qui choisit Autun pour capitale. Elle y fonde l'abbaye de moniales de Saint-Jean-le-Grand et celle de Saint-Martin. Les historiens lui attribuent la remise en état du réseau des voies romaines bourguignonnes, les « chaussées Brunehilde », ainsi qu'une révision du cadastre, une réforme fiscale et la mise en place d'un service militaire. Elle exerce le pouvoir pendant une vingtaine d’années ne laissant à Thierry qu’un pouvoir nominal. À l'extérieur, les rapports avec la Neustrie sont marqués par la haine implacable que se vouent Brunehilde et Frédégonde, concubine puis épouse du roi Chilpéric Ier. À l'intérieur, s'appuyant sur l’aristocratie romaine pour gouverner, conduisant une politique de centralisation, cherchant à mater les grands d'Austrasie et de Burgondie, dits « leudes » ou « burgondofarons », ainsi que les évêques, elle s’attire leur hostilité. Finalement victime de la trahison des grands, à la tête desquels figure le maire du palais Warnachaire, la vieille reine est capturée dans sa fuite à Orbe et conduite à Renève avec les quatre fils de Thierry II devant Clotaire II, qui la fait supplicier. Ses restes mutilés sont déposés à l’abbaye de Saint-Martin d’Autun. La victoire de Clotaire II est celle de l’aristocratie sur la royauté. Les leudes ne se sont ralliés à Clotaire II qu’après avoir reçu l’engagement de ne jamais intervenir dans le choix des leudes.

    Le regnum Burgondiæ est alors rattaché au royaume de Clotaire II, devenu en 613 l'unique roi des Francs. Mais tout en se plaçant sous la dépendance des rois merovingiens de la Neustrie franque, l’aristocratie bourguignonne conserve la réalité du pouvoir2 et parvient à se réserver les charges publiques. Dagobert Ier en lui succédant en 629 doit parcourir la Burgondie pour imposer son autorité. Sa mort, en 638, ouvre le début d’une réaction aristocratique et d’une anarchie qui dure presque un siècle. Ses successeurs, dans la période de 638 à 751, ne sont plus que des « rois fainéants » : neuf membres inconsistants de la famille mérovingienne qui confient, au détriment de la fonction royale, le pouvoir à des membres de la haute aristocratie qui se disputent la charge de maire du palais. Les querelles sont fréquentes entre les élites burgondes et les maires du palais. L’affrontement resté le plus célèbre est celui d'Ébroïn, maire du palais de Neustrie et de saint Léger d'Autun, aristocrate, riche propriétaire en Austrasie et en Bourgogne, porte-parole des intérêts de l'aristocratie bourguignonne et représentant éminent de l'esprit particulariste de l'ancien royaume de Bourgogne. Ébroïn, reprenant la politique de centralisation de Brunehaut travaille à unifier la Neustrie et la Burgondie en brisant la résistance de l'aristocratie, Léger est finalement assassiné par ordre d'Ébroïn en 677. Ébroïn est lui aussi assassiné, quelques années plus tard, en 680 ou 683.

    La Bourgogne carolingienne

    L'article Royaume de Bourgogne est un complément historique à ce sujet.

    La Bourgogne dans le royaume des Francs[modifier | modifier le code]

    Le royaume de Bourgogne au début du IXe siècle avant le Traité de Verdunde 843

    Depuis la mort d’Ébroïn (entre 680 et 683), la Burgondie vit une période d’anarchie larvée nourrie des tendances autonomistes de ses leudes. À partir de 716 Charles Martel parvient à se rendre maître de l'Austrasie et de la Neustrie. La Bourgogne demeure insoumise. Les évêques gardent la pleine autorité sur leurs cités transformées en petites républiques aristocratiques. En 725 Les hordes d’envahisseurs vraisemblablement germaniques4, puis les Sarrasins en 731 qui ravagent par deux fois Autun, dévastent les monastères de Luxeuil et de Bèze, saccagent Langres ouvrent une grave crise politique et militaire. Charles Martel reproche aux notables burgondes leur passivité devant l'envahisseur et accuse même certains d'avoir pactisé avec les assaillants. Après sa victoire de Poitiers, en 732, il intervient militairement en Bourgogne. Le vaste territoire de l’ancien regnum Burgundiae est réparti en quatre commandements, ayant chacun un gouverneur : une Bourgogne d’Arles, une Bourgogne de Vienne, une Bourgogne alémanique et une Bourgogne franque.

    En 736, Charles Martel entreprend en Burgondie une seconde campagne qui, d’après Maurice Chaume, « prend l’allure d’une exécution ». L'aristocratie locale doit s'incliner devant sa puissance et reconnaître son autorité. Commencent alors les représailles : exécutions, déportation de Burgondofarones, confiscations des biens et la noblesse locale est remplacée par les leudes austrasiens voire bavarois. Les dignitaires de l’Église ne sont pas épargnés : Haimer, évêque d’Auxerre, est arrêté et ses biens sont partagés entre six princes bavarois ; ceux de l’église de Langres passent à Rémy, un frère de Pépin le Bref. La Burgondie est colonisée par les Francs du royaume d’Austrasie. En 742, à sa mort, la garde de la Burgondie augmentée des terres actuelles d'Alsace et de Lorraine, de Provence et du Languedoc est confiée à son fils Pépin le Bref puis passe en 768 à Carloman Ier, fils de Pépin avec une nouvelle répartition territoriale. Les partages arbitraires des Carolingiens brise définitivement l'unité de l'ancien royaume burgonde. Les textes parlent bien encore de Burgundia ou de regnum Burgundiæ, mais ces mots n’ont plus qu'une valeur géographique. La Bourgogne devient une mosaïque de pagi. Le royaume de Bourgogne ne subsistera qu’outre-Saône.

    Les pagi bourguignons, divisions administratives

    Les pagi carolingiens en « Bourgogne franque » (ixe siècle)

    Pour appuyer leur politique d'unification et de centralisation, les Carolingiens établissent le pagus, circonscription administrative au sein de laquelle le pouvoir central se fait représenter par un comte ou un évêque, fonctionnaire dépendant du Palais. Les pagi, dans leur tracé, laissent percevoir la continuité d’anciennes limites réadaptées, tout en différant des anciennes divisions gauloises dont ils ne représentent souvent qu'une fraction. Leur délimitation en « Bourgogne franque », telle que l'étude des chartes rurales et des subdivisions ecclésiastiques médiévales permet de la reconstituer, n'est pas uniforme : « En Bourgogne, les régions occidentales et méridionales gardent un cadre très proche des cadres romains, avec des ressorts centrés sur les grandes cités où siègent les évêques. Dans l’ancienne cité des Lingons, en revanche, la situation est beaucoup plus complexe et les pays nombreux »

    Maurice Chaume a dressé une liste des pagi ou « pays » à partir desquels s'est constituée la Bourgogne ducale et comtale. On peut citer : à l’est de la Saône (« Outre-Saône ») l’Amous, l’Escuens, le Varais (pagus de Besançon) et, enjambant son cours supérieur, le Portois (dont le nom vient de Port-sur-Saône) ; sur sa rive droite le Bassigny, le Bolesmois, le Barrois, le Langrois (ou Langogne), le Lassois (situé aux environs de Châtillon, il tire son nom du très vieuxcastrum de Latisco, dont dépendait la nécropole de Vix), le Duesmois (ou pays de Duesme, alors importante forteresse), le Tonnerrois, l’Auxois, le Mémontois (qui recouvre le sud de la Montagne), le Dijonnais, l’Atuyer (pays des Attuariens), l’Oscheret (ou pays de l’Ouche) et aussi le Beaunois, le Chaunois et le Mâconnais ; l'Autunois et le Nivernais, traversés par la Loire ; l'Avallois, par la Cure ; l'Auxerrois et le Sénonnais, par l'Yonne ; plus au nord, le Troiesin et le Brenois auxquels on peut ajouter le modeste Blaisois.

    Le démembrement de la Burgondie

    Partage de l'Empire carolingien après le traité de Verdun en 843
    Le partage de l’Empire carolingienau traité de Verdun en 843.

    Charlemagne ayant unifié l’ensemble des territoires francs, le vieux royaume burgonde conserve son unité sous son règne. Mais de son vivant déjà, en organisant sa succession au profit de ses fils, dès 806, il le morcelle sans attacher la moindre importance à la tradition bourguignonne.

    En 817, Louis le Pieux partage à nouveau les pagi qui composaient les territoires bourguignons. Avec la naissance du futur Charles II le Chauve, né d’un deuxième lit, et la volonté de Louis le Pieux de lui faire un royaume, les partages se succèdent. En 829, Louis le Pieux modifie les attributions des parts faites à chacun de ces trois fils au mépris des dispositions arrêtées en 817. Nouveaux partages en 831 puis en 837. En 839 ultime partage de Louis le Pieux. En trente-quatre ans, de 806 à 839, écrit M. Chaume, « la Burgondie subit jusqu'à six partages différents ». Les comtés sont attribués au gré des partages à l'un ou à l'autre des descendants de Charlemagne. Au lendemain de la mort de Louis le Pieux (840), une grave crise successorale secoue l’Empire. Une partie décisive de la lutte que se livrent les fils de Louis le Pieux se déroule à Fontenoy-en-Puisaye en 841. L'intervention du comteGuerin, l’homme fort de la Bourgogne du sud, le dux Burgundiae potentissimus comme le qualifient certains actes, à la tête de contingents toulousains provençaux et bourguignons, en faveur de Charles le Chauve et de Louis II de Germanie met finalement les armées de Lothaire en déroute. Lothaire se résigne à adresser des offres de paix à ses deux frères qui se concrétisent par la signature en 843 du traité de Verdun.

    La nouvelle frontière, entre les possessions de Charles II le Chauve et celles de Lothaire, coïncide à peu près avec la Saône. À l’est de la rivière, les pagi bourguignons sont donnés à Lothaire alors que ceux situés à l’ouest de la Saône passent dans les possessions de Charles le Chauve. La division du vieux royaume Burgonde ainsi créée subsistera pendant des siècles.

    Les textes feront désormais la distinction entre une « Bourgogne franque » appelée à devenir le duché de Bourgogne et composée de dix-neuf pagi situés à l'ouest de la Saône, et une « Bourgogne Jurane ou Impériale », celle de Lothaire, constituée de vingt-trois pagi, situés à l'est de la Saône2. Parmi les pagi situés à l'est de la Saône, les quatre pagi d'Amous, de Portois, d'Escuens et de Varais forment une l'entité territoriale qui donnera naissance au Comté de Bourgogne, l'actuelle Franche-Comté. Une période de démembrements successifs suit le partage de 843. En 855 par le Traité de Prüm (855)Lothaire Ier donne principalement le Lyonnais et la Provence à son fils Charles. Le territoire donné, qui forme le royaume de Provence, divise une fois de plus le vieux royaume burgonde. Charles étant trop jeune, c'est Gérard de Roussillon, le fondateur des abbayes de Vézelay et de Pothières, qui exerce la réalité du pouvoir. Les accords de 855 ne sont pas définitifs et lorsque la lignée de Lothaire s'éteint avec la mort de Louis II, Charles II le Chauve, par Traité de Meerssen conclut avec son frère Louis le Germanique, récupère avec le pagus du Portois ainsi que la ville épiscopale de Besançon, la plus grande part de l'ancienne Burgondie3.

    Le royaume de Provence des bivinides

    Article détaillé : Le roi Boson.
    Les différentes Bourgognes
    Les quatre Bourgognes : le duché de Bourgogne, le comté de Bourgogne, la Bourgogne transjurane, la Bourgogne cisjurane avec la Provence ; les trois dernières sont terres du Saint-Empire romain germanique à partir de 1032.

     

    Le royaume de Provence des bivinides[modifier | modifier le code]

    Article détaillé : Le roi Boson.
    Les différentes Bourgognes
    Les quatre Bourgognes : le duché de Bourgogne, le comté de Bourgogne, la Bourgogne transjurane, la Bourgogne cisjurane avec la Provence ; les trois dernières sont terres du Saint-Empire romain germanique à partir de 1032.

    Après la mort en 877 de Charles II le Chauve, le trône des Francs chancelle et les grands vassaux se montrent audacieux. Le sentiment du particularisme bourguignon n'a pas disparu. Grands et prélats de l'ancienne Burgondie venant de Besançon, du lyonnais de Tarentaise, d'Aix, d'Arles rassemblés le 15 octobre 879 à Mantaille offrent au bivinide Boson, comte de Vienne et d'Autun, beau-frère de Charles le Chauve, en possession de la Bourgogne du sud, du Lyonnais, du Viennois, de la Provence, une couronne royale qu'il accepte.

    Il ne prend cependant pas le titre de roi de Bourgogne mais il s'intitule Boso Misericordia Dei Rex. Les provinces qui se rallient à lui débordent largement l'ancien royaume de Charles de Provence et correspondent à celles de l'ancien regnum Burgundiæ. Son royaume, plus grand que celui de Gondebaud, s’étend des rives du Doubs au nord, jusqu’aux rives de la Méditerranée au sud et déborde sur l’Helvétie et l’Italie. Sous sa couronne se trouvent réunis une partie de la Bourgogne, le Bugey, la Bresse, le Dauphiné, la Tarentaise, la Provence et une partie du Languedoc. Il prend Vienne pour capitale et se dote d’une chancellerie dirigée par Adalgaire, abbé deFlavigny7.

    Mais le nouveau royaume, appelé aussi « royaume d’Arles » ou « royaume de Provence », réalise contre lui l’union des Carolingiens.Carloman, fiancé de sa fille, et Richard le Justicier, son propre frère, réagissent et marchent contre lui. Ils emportent d’assaut Mâcon en 880 puis prennent Vienne après un siège de deux ans. Boson parvient néanmoins à maintenir son autorité sur une partie de ses domaines. À sa mort en 887, il transmet la Provence  à Louis l’Aveugle son fils, reconnu comme « roi deProvence » à Valence en 890. Boson aura fondé le « royaume de Provence ». À la mort de Boson, le territoire de l'ancienne Burgondie est coupé en trois : une Bourgogne franque, une Bourgogne jurane et le royaume de Provence. Chacune de ces unités territoriales suit à partir de ce

    Sarcophege de St Bénigne à Dijon-Abbaye de Fontenay-Abbaye de Vezelay-Autun Porte d'Arroux et Porte St André-Pyramidee funéraire
    Sarcophege de St Bénigne à Dijon-Abbaye de Fontenay-Abbaye de Vezelay-Autun Porte d'Arroux et Porte St André-Pyramidee funéraire
    Sarcophege de St Bénigne à Dijon-Abbaye de Fontenay-Abbaye de Vezelay-Autun Porte d'Arroux et Porte St André-Pyramidee funéraire
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    Article détaillé : Duché de Bourgogne.

    Le grand duché des Valois

    Philippe le Hardi

    Possessions de Philippe le Hardi

    Par lettres patentes du 2 juin 1364 le roi Charles V confirme la décision de son père d'instituer son plus jeune frère Philippe, duc de Bourgogne. Le jeune homme qui reçoit le titre de duc se révèle doté d'une habileté politique hors du commun, à la fois intelligent, perspicace et d'une personnalité charismatique C'est aussi un amateur d'art, un fin lettré et un mécène avisé. Il est aussi l'homme fort du conseil du roi Charles VI. Il exerce de fait la régence de 1380 à 1388 et tout en restaurant l'ordre dans les villes révoltées il élargit sa principauté et tisse un réseau d'alliance dans le Saint-Empire. Maître du duché, Philippe épouse le 19 juin 1369 Marguerite de Flandre, riche héritière du comté de Flandre et de bien d'autres seigneuries qui rentrent en sa possession à la mort, intervenue le 30 janvier 1384, de son beau-père, Louis de Mæle. Cet héritage fait du duc le plus puissant des « sires de fleurs de lis ». Les comtés de Flandre, d'Artois, de Rethel, de Nevers, la baronnie de Donzy, les seigneuries de Malines et de Salins, les terres de l'Isle en Champagne, de Villemaur et de Jully ainsi que le Comté de Bourgogne rentrent dans le domaine ducal. Il y ajoute, en 1390, le comté de Charolais. Son héritage flamand le conduit à mater la ligue gantoise des « Chaperons blancs » à la bataille de Roosebeke. Le Jacquemart, la célèbre horloge de Courtrai qu'il ramène comme trophée s'offre encore de nos jours au regard au clocher de l’église Notre-Dame de Dijon. Le mariage de son fils Jean sans Peur, héritier du duché, avec Marguerite de Bavière, et de Marguerite de Bourgogne, sœur de Jean sans Peur, avec Guillaume IV de Hainaut « rend inexpugnable sa situation dans les Pays-Bas ». En 1390, il reçoit de la duchesseJeanne de Brabant le Limbourg qu'il donne en succession à son second fils Antoine. Un édifice bourguignon aux proportions imposantes est dès lors en construction. La paix avec l'Angleterre sert ses intérêts flamands : il est un des artisans des négociations qui entourent le mariage d’Isabelle, avec le roi d’Angleterre Richard II. La suspension d'armes signée le11 mars 1396 apporte une période de prospérité pour ses domaines flamands. En 1404, en séjour à Bruxelles le duc tombe malade, et meurt le 27 avril 1404 en son château voisin de Hal dans sa soixante-troisième année. Il est inhumé à Dijon à la chartreuse de Champmol, la nécropole des Valois, le 15 juin 1404, dans un somptueux tombeau, qui, à la date de sa mort, n'est pas encore achevé.

    Dijon, foyer d’art

    Même si le duc Philippe ne réside que très peu à Dijon la ville s’impose comme capitale de l’État bourguignon. Il fonde au lieu dit « la motte de Champmol » un couvent de chartreux qu’il choisit comme lieu de sépulture et qui devient la nécropole des ducs Valois. La chartreuse de Champmol fait la gloire du premier des Valois. Sa construction y associe les noms de grands artistes et imagiers du duc. Jean de Marville et son successeur Claus Sluter, sculpteur de génie, sont les premiers créateurs de « l'art bourguignon ». Outre sa réalisation majeure, le grand calvaire de la chartreuse, appelé par la suite « puits de Moïse », et d'autres œuvres, comme le portail de la chapelle de la chartreuse et le tombeau de Philippe le Hardi, placent Sluter, selon certains historiens de l'art, au niveau de Michel-Ange. Dijon devient une pépinière artistique où se concentrent des artistes venus principalement de Flandre. Le mécénat de Philippe le Hardi a fait également une large part à la peinture qui connaît une période florissante. La capitale des ducs abrite de nombreux chefs-d'œuvre et d'extraordinaires tableaux et retables exécutés par les plus grands peintres de l'époque des ducs Valois : Jean de BeaumetzMelchior BrœderlamJean Malouel, portraitiste de Jean sans Peur, Jan Van Eyck, peintre de Philippe le Bon, et Hubert van Eyck, (les deux frères Van Eyck, auteurs duretable de l'agneau, conservé en la cathédrale de Saint-Bavon de Gand), Henri Bellechose.sans oublier svp Roger van der Weyden 'Roger de la Pasture)

    Jean sans Peur

    Article détaillé : Jean sans Peur.
    États bourguignons sous Philippe III de Bourgogne
    Les États bourguignons sous Philippe le Bon.
    (Cliquez pour agrandir la carte)

    Jean sans Peur, comte de Nevers, a trente-trois ans lorsqu'il recueille, dans un climat de rivalités avec son cousin Louis d’Orléans, l'héritage paternel. Jean est né le 28 mai 1371 à Dijon. Aller de l’avant est sa maxime. Sa devise flamande : « Ik Houdt » (c'est-à-dire « je ne cède pas » ou je reste ferme) témoigne de sa persévérance. Il porte de fait le surnom de « sans Peur ». Le 17 juin 1404, au lendemain des obsèques de son père à Champmol, le duc fait « sa joyeuse entrée » à Dijon et y confirme, selon l'usage, tous les privilèges. La mort de sa mère, Marguerite, le 21 mars 1405, quelques mois plus tard, le met en possession de son opulent patrimoine. Son ambition sans limite pour le pouvoir l'amène à engager une lutte sans merci contre Louis Ier d'Orléans. Celui-ci, du vivant de Philippe le Hardi, s'est déjà attelé à contrer la puissance bourguignonne. En1402 il a acquis le duché de Luxembourg en gagère pour empêcher la réalisation d'une continuité territoriale entre les États bourguignons. Il fait mine de vouloir faire rompre la trêve franco-anglaise, alors que l'industrie textile des Pays-Bas bourguignons repose sur les importations de laine d'outre-Manche. L’intention d’en découdre s’affiche jusque dans les emblèmes que se choisissent les deux hommes. Alors que le duc d’Orléans adopte le bâton noueux, Jean sans Peur réplique en prenant le rabot qui doit planer le gourdin. Chacun aspire à éliminer le rival.

    Le rêve de domination du duc de Bourgogne le pousse jusqu'au crime. En plein Paris, dans le quartier Barbette, le23 novembre 1407le duc d'Orléans meurt assassiné. Le meurtre, ordonné par Jean sans Peur, déclenche la guerre civile diteGuerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui divise la France en deux camps, où Jean sans Peur se présente comme le défenseur de la paix et cherche à s'attirer la sympathie des gens du peuple. Pour dominer Paris, il se fait l'homme desCabochiens, mais se laisse déborder par cette corporation. En 1415, Henri V d'Angleterre intervient dans le conflit. Jean sans Peur, sans états d'âme, traite secrètement avec les Anglais qui remportent le 25 octobre 1415 la victoire à Azincourt, à laquelle il ne participe pas, mais où il perd ses deux plus jeunes frères, Philippe de Nevers et Antoine de Brabant, morts au combat. C'est encore en secret qu'il reconnaît, par un acte de mai 1417, Henri V d'Angleterre et ses descendants comme héritiers au trône de France. La France est alors plongée dans une crise des plus graves et les armées anglaises se font plus menaçantes. En juillet 1419, Jean sans Peur ouvre des pourparlers avec le dauphin. Ils fixent leur prochaine entrevue à Montereau-Fault-Yonne. Le duc s'y rend le 10 septembre 1419. C'est sur le pont que Jean sans Peur trouve la mort assassiné d'un coup de hache, en présence du dauphin et victime probable de la vengeance des conseillers de ce dernier.

    Philippe le Bon

    Article détaillé : Philippe III de Bourgogne.
    Les États bourguignons à leur apogée, sous le règne de Charles le Téméraire.

    Philippe III de Bourgogne, comte de Charolais, fils unique de Jean sans Peur, que ses sujets surnomment « le Bon », prend le titre de duc de Bourgogne à l'âge de vingt-trois ans. Grand mécène comme son grand-père, il aime le luxe et la culture. Sa cour devient une des plus brillantes d’Europe. Il songe d’abord à venger la mort de son père et se rapproche des Anglais. Il leur ménage en 1420 le traité de Troyes, décrit par les historiographes comme véritable « trahison de Troyes » ; traité par lequel le roi Charles VI déshérite son fils Charles et, rompant les lois fondamentales de la monarchie, apporte le droit d’hérédité à la couronne de France à Henri d’Angleterre. Mais celui qu’on appelle « le dauphin de Viennois » déshérité fait front. Une lutte confuse s’engage entre ses partisans et les Anglo-bourguignons. Philippe le Bon tient campagne et s’empare de Crépy-en-LaonnaisSensMontereauMelun, villes tenues par les partisans du dauphin. Le 10 février 1422, Philippe fait son entrée solennelle à Dijon et jure les privilèges ; mais les Dijonnais rechignent à promettre fidélité au roi d’Angleterre. La succession de Charles VI donne à la France deux rois. Charles VII le dauphin s’est proclamé roi, il est en effet « roi de Bourges », et le roi-enfant Henri VI d'Angleterre, « roi de Paris », reconnu officiellement par le duc de Bourgogne, n'est qu'un bébé pour le compte duquel Jean de Lancastre, duc de Bedford, assure la régence. La division de la France est complète. Durant les années 1422-1423, la Bourgogne subit les attaques des armées de Charles. Mais l’axe de la politique ducale s’infléchit vers le nord. La politique nette et fructueuse que le duc mène aux Pays-Bas le met en possession du comté de Namur, du duché de Brabant, duHainaut, de la Hollande, de la Zélande et de la Frise. Il est aussi tout puissant dans l’évêché d’Utrecht, il dispose aussi des évêchés de Cambrai et de Tournai. En moins de quinze ans, Philippe le Bon jette les bases d'un nouvel État qui comprend les plus grandes villes et les plus riches territoires d'Occident. La poursuite de sa politique aux Pays-Bas n’empêche pas Philippe le Bon d’apporter une aide à Bedford, qui, même mesurée, contribue à donner à ce dernier la supériorité militaire sur Charles VII. Les troupes de Charles VII reculent partout. En octobre 1428, les Anglais sont devant Orléans et l'assiègent jusqu'à l’intervention de Jeanne d'Arc qui, libérant la ville, fait naître un sentiment de patriotisme. Tombée à Compiègne aux mains du Bourguignon Jean de Luxembourg, elle est livrée par Philippe le Bon à Bedford. En 1429, l'armée de Charles VII mène un raid vers Reims pour sacrer le souverain, nombre de villes de Champagne et de Picardie passent françaises sans résistance. La Bourgogne se trouve coupée de Paris. L'atteinte de ses intérêts économiques et une montée du parti pro-français poussent le duc de Bourgogne à un renversement d'alliance. Les négociations engagées avec les Français vont trouver leur dénouement par la signature du traité d’Arras aux clauses humiliantes pour le roi de France. En dédommagement de l’assassinat de son père, Philippe le Bon reçoit de Charles VII, le Mâconnais, l’AuxerroisBar-le-DucLuxeuil, les villes de la Somme, d’une grande importance stratégique, et la perception des impôts dans les « élections royales » d’Autun et de Chalon, prélude à une annexion. En plus de tous ces territoires, Charles VII le dispense, pour le reste de sa vie, d’hommage envers le roi, ce qui fait de Philippe un véritable souverain, le « grand-duc d’Occident ». Cependant la paix d’Arras conduit à la rupture entre le duc de Bourgogne et les Anglais. Autre conséquence de l’accord, la Bourgogne subit les exactions des « Écorcheurs », qui refont leur apparition. En 1443, le duc ajoute le Luxembourg à ses possessions ; il se trouve alors à la tête d’un immense ensemble territorial qui tend à la résurrection de la Lotharingie et fait ombrage au roi de France. Aussi, ses rapports avec Charles VII sont-ils froids et l’accueil qu’il réserve au fils de celui-ci, le dauphin de France, futur Louis XI, en querelle fréquente avec son père, accentue la tension entre les deux princes. Le dauphin réside d'abord au château de Bruxelles où il se lie avec le fils du duc, le futur Charles le téméraire dont il devient, après son accession au trône, l'ennemi juré. Le dauphin réside ensuite au château de Hal où il a un fils qui mourut à peine né et est inhumé dans l'église de cette ville. Mais Charles VII meurt en 1461 et le dauphin rentre à Paris où il ceint la couronne de France. Quelques années plus tard, en 14 juin 1467, Philippe le Bon meurt à Bruges, laissant à son fils Charles l'imposant héritage des possessions bourguignonnes, cause de l'hostilité entre la branche des Valois de France et les Valois de Bourgogne, branche cadette de la précédente.

    Charles le Téméraire

    Article détaillé : Charles le Téméraire.

    Charles de Charolais, troisième fils de Philippe le Bon et dernier des ducs Valois de Bourgogne, succède à son père en juin 1467. Brouillé avec son père, il était réfugié sur ses terres de Hollande. Son instruction est soignée et, comme son père, il est colérique et, plus encore, impulsif. Après avoir maté les révoltes de Liège et de Gand, il manifeste son goût du faste en conviant à Bruxelles de nombreux ambassadeurs pour assister au pardon des Gantois mis en scène dans une ville en fête où des défilés et des spectacles sont organisés autour de sa personne. Il se tourne alors contre la France, voulant enlever définitivement les terres de Bourgogne à l'apanage du roi de France. Une série de trêves fragiles interrompt les hostilités sans qu'aucune conclusion n'en résulte. Le grand duc touche alors à l’apogée de sa puissance, une vaste Lotharingie soumise. Par le traité de Saint-Omer en date du (9 mai 1469), il reçoit en gage du duc Sigismond d'Autriche l’Alsace, le Sundgau, le comté de Ferrette (Pfirt) et, fin 1472, il arrache la cession de Gueldreet de Zutphen à l’héritage d’Arnold d’Egmond. Cependant, à Trèves (septembre-novembre 1473), après des discussions avec Frédéric III qui tournent court, la couronne royale lui échappe. Il a alors acquis son surnom de Charles le Téméraire. Dans un discours-programme proclamé à Dijon le 24 janvier 1474, il fixe les grandes lignes de son ambition qu'il continue à axer sur l'unification d'un vaste territoire tout en acquérant la dignité royale. Mais, peu de temps après, tout commence à se fragiliser. Par le traité de Londres du25 juillet 1474, il précise son alliance avec Édouard IV en vue du partage du royaume de France. Attendant l'arrivée Édouard IV sur le continent, il entreprend un siège de dix mois devant Neuss pour plaire à son allié, l’archevêque de Cologne; ce siège se solde par un échec. Pendant ce temps, la révolte gronde en Alsace qui élimine son gouverneur Pierre de Hagenbach. Louis XI mène contre le Téméraire une guerre en entretenant des foyers d'opposition, en octroyant des subsides à tous les adversaires de la puissance bourguignonne ; il pousse ainsi les Suisses à soutenir les Alsaciens et commence en 1475 une nouvelle offensive contre la Bourgogne. Édouard IV débarque sur le continent à Calais et, réalisant qu'il ne recevra pas l'aide promise par le duc, traite avec Louis XI. Les deux souverains signent le traité de Picquigny le 29 août 1475, qui met fin à la guerre de Cent Ans et brise l’alliance anglo-bourguignonne. Désireux d’avoir les mains libres pour agir en Lorraine, le duc de Bourgogne signe avec le roi de France la trêve de Soleuvre le13 septembre 1475. Charles annexe le pays lorrain et souhaite punir les Suisses, coupables d’une agression contre ses troupes. Ses actions sont guidées par la panique et la fébrilité tandis que, dans l’ombre, Louis XI prodigue aux Suisses conseils et argent. Les défaites successives contre les Suisses, à Grandson et à Morat puis contre René de Lorraine à Nancy, où il trouve la mort le 5 janvier 1477, mettent fin au rêve bourguignon.

    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre
    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre
    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre
    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre
    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre
    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre

    Philippe II le Hardy-Jean Sans Peur- Philippe le Bon-Charles le Téméraire-Grand armorial de la Toison d'Or-Dijon: eau de Jean sans Peur et Margueritede Flandre

    La Bourgogne monarchique

    L'occupation et le démembrement

    Beaune, hôtel-Dieu
    Beaune, L'hôtel-Dieu fondé parNicolas Rolin en 1443.

    La mort de son père fait de Marie de Bourgogne « la plus grande héritière de la chrétienté. Louis XI agit avec duplicité et rapidité pour s'emparer de la Bourgogne. Il se donne comme protecteur de la duchesse, mais la dépouille en même temps. Dans les semaines qui suivent la mort du Téméraire, l’armée royale conduite par Jean IV de ChalonGeorges de la Trémoille et Charles d’Amboise occupe les deux Bourgognes. Malgré les protestations de Marie, les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le29 janvier 1477. L’armée royale fait son entrée dans Dijon le 1er février 1477 et Louis XI promet solennellement de respecter « à toujours » franchises, privilèges et institutions. La Comté, pourtant terre d'’Empire, se soumet le 18 février 1477. Mais bientôt les Comtois se soulèvent et le duché, où la « foy de Bourgogne » couve sous l’apparente soumission, est rapidement gagné par la révolte. À Dijon la « Mutemaque » éclate le 17 juin 1477. En terre belge, Marie de Bourgogne rejette l'union que Louis XI lui propose avec le dauphin Charles et épouse le 18 août 1477 Maximilien d'Autriche, le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg, grand-père du futurCharles Quint, qui ne cesse de revendiquer la Bourgogne sans pouvoir concrétiser la reconstitution du rêve de son ancêtre Charles le Téméraire.

    Pourtant dans le duché, l’ordre royal est rapidement rétabli et en 1478, les rébellions des villes de BeauneSemur-en-Auxois et Châtillon-sur-Seine sont étouffées. Après ces heures critiques, les armées royales reprennent l’offensive. Dole tombe le 25 avril 1479 après un terrible sac et la place forte d'Auxonne rentre dans l’obéissance au roi. Cependant, aussitôt arrivé le 31 juillet 1479, Louis XI confirme les privilèges de la ville de Dijon, par ses lettres patentes, dans la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Par le traité d’Arras (1482) qui consacre la victoire du roi de France, Maximilien de Habsbourg consent à l’annexion royale et engage la main de sa fille Marguerite avec le dauphin Charles, le futur Charles VIII. Marguerite apporte en dot la Comté, le Mâconnais, l’AuxerroisBar-sur-Seine, le Charolais et l’Artois. Le duché se trouve alors incorporé définitivement au domaine royal ; l’ancien apanage est converti en province du royaume, tandis que le mariage de la duchesse avec Maximilien oriente les autres territoires bourguignons vers l’Empire où ils forment, à partir de la réforme impériale de 1512, le cercle de Bourgogne. Au début du siècle suivant, sous le règne d'Henri IV, le Traité de Lyon (1601) donne à la France et à la Bourgogne la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex. Quant au cercle de Bourgogne, amputé dès 1581 par la sécession des Provinces-Unies, il l'est à nouveau en 1678 de la Franche-Comté et se délite progressivement en Flandre, jusqu'à ce que l'expansion de la France révolutionnaire lui porte le coup de grâce.

    La « querelle de Bourgogne »

    Le mariage par procuration de Maximilien avec la duchesse Anne de Bretagne contraint Charles VIII à réagir. Il rompt avec Marguerite pour épouser l’héritière de Bretagne mais il doit renoncer à la dot promise. Par le traité de Senlis il rend la Bourgogne comtale aux héritiers de Marie de Bourgogne ainsi que l’Artois, le Charolais et d’autres acquisitions réalisées par les ducs. Le duché de Bourgogne devient une région frontière. Le descendant de Marie de Bourgogne, Charles V de Habsbourg, prète serment à Bruxelles et devient le comte régnant de Brabant, de Flandre, du Hainaut, de la Hollande, de la Zélande et d'autres terres au nord des Pays Bas; à l'héritage bourguignon s'ajoute lhéritage espagnol : les Espagnes et les colonies castillanes; il continue néanmoins à revendiquer l'héritage de la Bourgogne française. Élu empereur germanique à la diète de Francfort, ce qui fait de lui le plus puissant souverain du monde occidental, il entre en conflit avec la France. Déjà, en 1513, Maximilien avait menacé Dijon, obligeant Louis II de La Trémoilleà négocier. En 1522, un pacte de neutralité, accord d’intérêt entre duché de Bourgogne et Comté est signé le 8 juillet 1522 à Saint-Jean-de-Losne. Mais l’épineuse « querelle de Bourgogne » subsiste. Le traité de Madrid (1526), conséquence de la défaite française à Pavie livre la Bourgogne à Charles Quint. Les États de Bourgogne, réunis le 3 juin 1526, et les États particuliers refusent de ratifier le traité et affirment leur volonté de « demeurer perpétuellement soubz la très noble et très heureuse couronne de France » Il faut attendre les traités de Crépy (1544) et du Cateau-Cambrésis (1559), pour obtenir l'ultime renoncement de Charles Quint et de ses descendants à leurs droits sur le duché. Seul le Charolais reste à la maison de Habsbourg. C'est en 1678, à la signature traité de Nimègues qui consacre le rattachement définitif de la Franche-Comté à la France, que la Bourgogne cesse définitivement d’être une province frontière.

    La Réforme, Mayenne et la Ligue

    La Réforme en Bourgogne

    Les germes de la Réforme protestante apparaissent en Bourgogne dès 1520. La foi luthérienne fait son apparition à Auxerre vers 1525, puis à Mâcon et Dijon. Immédiatement, la répression commence. Arrivant de Genève, le calvinisme commence à être prêché vers 1550. Les adhésions à la nouvelle doctrine se font nombreuses. Gens de robe, bourgeois, boutiquiers, artisans et même le clergé se divisent. À partir de 1561, les protestants de Bourgogne commencent à s’unir et se soulèvent ; le comte de Tavanes, Gaspard de Saulx, catholique intransigeant, conduit la répression catholique ; des réformés sont expulsés, les exécutions se multiplient. L’Édit de pacification d’Amboise suscite la résistance du Parlement de Dijon qui finit par l’enregistrer en présence de Charles IX et de Catherine de Médicis le 24 mai 1564. Une période d’accalmie s’installe pour trois ans. La lutte armée reprend en 1567 à Mâcon et en Auxerrois. Puis, après l’alliance conclue entre les réformés français, allemands et les révoltés de Belgique et des Pays Bas sous l'autorité de Guillaume le Taciturne, puis de son fils, les forces protestantes étrangères entrent en Bourgogne (c'est le « passage des reîtres »), où elles exercent leurs ravages : le ducWolfgang des Deux-Ponts en 1569, en 1570 à Arnay-le-Duc l’amiral de Coligny dont les soldats pillent les grandes abbayes. L'épisode de la Saint-Barthélemy épargne la Bourgogne grâce à Léonor Chabot dit « Chabot-Charny » et à Pierre Jeannin qui décident de surseoir à l’ordre exigeant le massacre, imités par Philibert de La Guiche, gouverneur du Mâconnais. Le protestantisme n'a pas réussi son implantation en Bourgogne. De religieuses, les guerres deviennent politiques

    Le duc de Mayenne et la Ligue en Bourgogne

    La Ligue ne rencontre’abord que peu de succès en Bourgogne. En 1585, gouverneur de Bourgogne, le duc de Mayenne tente de renforcer son emprise sur la province et occupe les citadelles de Beaune, d’Auxonne et de Dijon Il achève de « se rendre le maître » après son succès contre les reîtres en Châtillonais et devient, en 1588, le chef de l’opposition catholique au pouvoir royal. La Bourgogne rentre dans la Ligue et devient le « fief » propre de Mayenne. Mais la province se divise, les gentilshommes aussi. Au sein même de la famille Saulx-Tavannes, les frères Tavannes s'opposent. Jean de Saulx-Tavannes soutient Mayenne et les ligueurs tandis que son frèreGuillaume soutient la cause du parti royaliste. La guerre civile s’installe entre royalistes partisans d’Henri III, puis d’Henri IV et ligueurs partisans de Mayenne. Ces derniers contrôlent Beaune, Dijon, Auxonne et Châtillon et mettent en place des gouvernements insurrectionnels. Les royalistes mettent sur pied un contre-gouvernement à Flavigny puis à Semur-en-Auxois. Les coups de main sur les villes, les châteaux, les abbayes (Cîteaux est attaquée en 1589), menés par l’un ou l’autre des compétiteurs se révèlent tragiques pour les populations. En 1594 la révolte s’aggrave. En 1593 la conversion au catholicisme d’Henri de Navarre, ruine l’opposition ligueuse. La lassitude des villes pousse à la négociation et Mayenne commet l’imprudence de demander son appui direct à Philippe II d'Espagne. La Bourgogne abandonne donc Mayenne. Beaune, Autun et Nuits-Saint-Georges ouvrent leurs portes au maréchal Biron. Dijon tombe le 28 mai 1595 et Henri IV y fait son entrée le 4 juin 1595 dans l’allégresse populaire. Le lendemain, la victorieuse charge du roi Henri IV à Fontaine-Française, contre les troupes espagnoles appelées par Mayenne au secours du château de Dijon abat la Ligue en Bourgogne.

    Les troubles sous Louis XIII

    Louis de France (portrait)
    Louis de France, fils du Grand Dauphin, duc de Bourgogne.
    La révolte du Lanturelu à Dijon

    En 1629, l’absolutisme de Richelieu et de Louis XIII se heurte à la volonté de la Bourgogne de défendre la liberté fondamentale, celle de discuter l’impôt. Aussi, lorsque l’édit de juin 1629 supprime les États de Bourgogne et divise la région en dix élections, celle-ci se redresse et refuse l’enregistrement. Élargissant son offensive, Richelieu impose les « aides », ces impôts perçus sur les boissons. Aussitôt la colère du peuple se manifeste par l’émeute dite du « Lanturelu » qui secoue Dijon en février et mars 1630. La répression est terrible, les remparts détruits. Le roi accorde solennellement son pardon le 28 avril mais proclame la fin des libertés municipales.

    Gaston d'Orléans en Bourgogne

    L’année suivante, Dijon se trouve au centre du complot de Gaston d’Orléans. Celui-ci bénéficie en Bourgogne de l’appui du gouverneur, leduc de Bellegarde. Dijon lui ayant fermé ses portes, il se réfugie à Bellegarde, nom que porte alors Seurre, puis gagne la Comté. Les Bourguignons, restés dans l’obéissance, retrouvent la faveur du roi et le Parlement de Bourgogne condamne à mort le gouverneur déchu. Remplacé par le prince Henri II de Bourbon-Condé, le duc rentre toutefois en possession de ses terres et de sa dignité quelques mois plus tard, ayant fait son « accomodement » avec le cardinal de Richelieu.

    L'invasion de la Bourgogne par Matthias Gallas

    Après ces troubles, prélude à ceux de la Fronde, la province devient le théâtre de l’invasion de Matthias Gallas. En 1636, Louis XIIIengagé contre l’Espagne envahit la Franche-Comté et met le siège devant Dole qui résiste aux assauts de Condé. L'envahissement de la France par la Picardie et la Champagne provoque l'abandon du siège de Dole. Les renforts impériaux commandés par Gallas rentrent en Bourgogne. Suit alors le lot d’atrocités : pillages, incendies, supplices, mises à sac, tueries pour les villages du Dijonnais et l’étonnante fermeté de petites places qui opposent des résistances désespérées. Mirebeau résiste ainsi vaillamment avant de succomber et Saint-Jean-de-Losne s’honore par l’épisode de la « Belle Défense ». Pendant dix ans encore, les régions frontalières de Bourgogne et Franche-Comté souffrent des exactions des gens de guerre.

    La révolte des Principions

    Louis II de Bourbon-Condé, mieux connu sous le nom de Grand Condé, qui succède à Roger de Bellegarde à la fonction de gouverneur en 1646, apporte avec lui les troubles de la Fronde. Le gouverneur jouit d'un grand prestige et se constitue facilement une clientèle, un parti. Dans sa lutte contre Mazarin, les robins s'abstiennent de prendre nettement position. Mais le 18 janvier 1650 son arrestation et son remplacement par César, duc de Vendôme, provoque la réaction de ses fidèles, appelés « Principions », qui soulèvent la province contre les « Mazarins », fidèles au gouvernement et au nouveau gouverneur. Les partisans de Condé s'emparent de villes bientôt reprises par leurs adversaires, sauf Bellegarde qui finit cependant par capituler le 11 avril 1650 devant le jeune Louis XIV en personne. La libération de Condé ranime l'agitation. Il échange son gouvernement contre celui de Guyenne tout en conservant les places fortes de Dijon, Chalon et Bellegarde et entretient une agitation latente. Le nouveau gouverneur Bernard d'Épernon fait échouer le soulèvement préparé par Condé et reprend le château de Dijon mais Bellegarde, ultime bastion des frondeurs, doit être à nouveau assiégée. Elle capitule une nouvelle fois en juin 1653. La place forte, redevenue Seurre, est démantelée dans l'année. La Bourgogne, ses villages mis en cendre, exsangue, retrouve enfin la paix. Condé fait sa soumission à Louis XIV en 1659, lors de la signature du traité des Pyrénées. Par celui-ci le roi revendique le titre de « duc de Bourgogne » porté par les Habsbourg d'Espagne. Ce titre ducal, honorifique, est donné à Louis de France, fils du Grand Dauphin. Le roi rétablit Condé dans « tous ses honneurs et dignités » et lui redonne le gouvernement de la Bourgogne, que ses descendants assurent jusqu’à la Révolution.

    Les institutions et l'économie

    Aloxe-Corton, vignoble
    Vignoble en Côte-d'Or et château Corton-André, à Aloxe-Corton

    Avec son statut de pays d'États qui la dote d'une particularité fiscale, la province a hérité de cinq bailliages (Dijon, Autun et Montcenis, Chalon, Auxois et la Montagne), qui se divisent en bailliages secondaires au xvie siècle. Elle conserve jusqu’à la Révolution ses cours souveraines. Le Parlement s'est assuré le premier rang des cours souveraines. Fixé à Dijon en 1480, il manifeste son indépendance vis-à-vis du pouvoir tout au long de son existence. Ainsi, pour avoir discuté les ordonnances, le président Brûlard est puni d’exil en 1658 parLouis XIV. Les États de Bourgogne réunis à Dijon tous les trois ans votent et répartissent les impôts et donnent à la province une marge d’autonomie. Ils jouent un rôle éminent au xviiie siècle dans le développement du réseau routier et des canaux. La Chambre des comptes puis, au xvie siècle, une Généralité de Bourgogne est créée.

    Le personnage principal de la province est le gouverneur qui en est aussi le chef militaire, chargé de faire connaître la volonté du roi. De 1646 jusqu’à la Révolution, les princes de Condé recoivent ce gouvernement. Ils y exercent une influence considérable. La direction de la province se joue entre le gouverneur, les cours souveraines et l’intendant qui représente l’administration royale. L'intendant exerce son autorité au sein de la généralité qui comprend le « duché », les « comtés adjacents », (Auxonne, ou Outre-Saône, l'Auxerrois, le Mâconnais et le Charolais) et les « pays adjacents » (la Bresse, le Bugey et le pays de Gex). Quatorze intendants se succèdent ainsi de 1654 jusqu'à la Révolution. Le plus brillant d'entre eux, Claude Bouchu, titulaire de la fonction de 1654 à 1683, se fait l’applicateur zélé de l’absolutisme royal.

    Le renouveau économique amorcé dès la fin du xve siècle s’interrompt avec la grande crise de 1629. La peste, déjà apparue de 1596 à 1597, fait son retour pendant la période allant de 1628 à 1637. Conjugué aux conditions climatiques rudes comme lors du grand hiver de 1709 et aux effets dévastateurs de la guerre de Dix Ans et de la Fronde, le fléau de la peste ruine et dépeuple les villages de la plaine dijonnaise. Le poids excessif de la fiscalité accable par ailleurs les villes et la liquidation de leur passif par l’intendant (deuxième moitié du xviie siècle) fait tomber les derniers vestiges du pouvoir municipal. Le colbertisme imprime sa marque sur la vie économique. S’implantent, à Auxerre, à Cravant (Yonne), à Seignelay (Yonne) dont Colbert est le marquis, à Noyers ou encore à Autun, des manufactures de toiles de lin, serge, dentelle et tricot. L’économie se revigore en effet à partir de 1720. Les productions agricoles se diversifient (maïs, pommes de terre), l’élevage s’étend en Charolais, en Brionnais et en Auxois, alors que le Morvan expédie ses bois par flottage sur Paris et que les grands crus s’exportent. La faïencerie implantée à Nevers par les Gonzague se développe à Dijon et Auxerre. L’industrie métallique s’implante en Châtillonnais et dans le sud-est du Charolais. L’exploitation du charbon commence à Épinac en 1744 et celui de Montcenis alimente, à partir de 1785, la fonderie royale du Creusot.

    Buffon à Montbard (1797-1788)-Louis XI, roi de France-Louis XIII, Duc de Bourgogne-Les Forges de Buffon à Montbard
    Buffon à Montbard (1797-1788)-Louis XI, roi de France-Louis XIII, Duc de Bourgogne-Les Forges de Buffon à Montbard
    Buffon à Montbard (1797-1788)-Louis XI, roi de France-Louis XIII, Duc de Bourgogne-Les Forges de Buffon à Montbard
    Buffon à Montbard (1797-1788)-Louis XI, roi de France-Louis XIII, Duc de Bourgogne-Les Forges de Buffon à Montbard

    Buffon à Montbard (1797-1788)-Louis XI, roi de France-Louis XIII, Duc de Bourgogne-Les Forges de Buffon à Montbard

     

     

    La vie religieuse et intellectuelle

    Le musicien Rameau (portrait)
    Portrait de Rameau par Jacques-André-Joseph Aved.

    Les Jésuites, instruments de la Contre-Réforme, reprennent la direction spirituelle des nobles et dirigent les collèges ; Bénigne Bossuetfait ses premières lettres au collège de Dijon fondé par Odinet Godran. Sous l’impulsion de Sébastien Zamet, évêque de Langres, les abbayes cisterciennes (Cîteaux et La Ferté entre autres) et bénédictines (ClunySaint-Bénigne) et les couvents de femmes (comme celui de l'abbaye de Tart) sont réformés. Les fondations nouvelles foisonnent. Une maison de la Visitation est instituée par Jeanne de Chantalen 1622 alors qu'une visitandine de Paray-le-MonialMarguerite-Marie Alacoque, fonde la dévotion au Sacré-Cœur. Pierre Odebert fonde l’hôtel Sainte-Anne à Dijon, en 1663. En 1731 Dijon est érigée en siège épiscopal. L'empreinte du jansénisme marque le diocèse d'Auxerre dont son évêque, Charles de Caylus, fait un refuge pour les jansénistes persécutés. Natif du MorvanVauban fait de la France de Louis XIV un pré carré protégé par une ceinture de citadelles et apparaît par nombre de ses écrits comme un précurseur des penseurs du siècle suivant.

    La Bourgogne participe à l’effervescence intellectuelle et culturelle du siècle des Lumières. En 1722 l’université de Dijon est créée ; elle ne comporte néanmoins que l’enseignement du droit. Du legs de la fortune du doyen du Parlement, Hector-Bernard Pouffier, naît uneAcadémie de Dijon consacrée aux sciences, physique, médecine, morale. Elle voit le jour en 1740 et fusionne en 1761 avec la « Société littéraire » fondée par le président Richard de Ruffey. En 1750 elle couronne Jean-Jacques Rousseau pour son Discours sur les sciences et les arts. En 1766, François Devosge fonde avec l’appui des États de Bourgogne une école de dessin qui prend le titre d’Académie de peinture et de sculpture. Les meilleurs élèves sont envoyés à Rome et parmi ceux-ci, en 1784, le futur peintre Pierre-Paul Prud'hon. Le compositeur Jean-Philippe Rameau est lui aussi originaire de Bourgogne ainsi que l'illustre savant, naturaliste et écrivain Georges-Louis Leclerc de Buffon.

    La Bourgogne pendant la Révolution et l'Empire

    La Bourgogne sous la Révolution

    Le maréchal d'Empire Louis Nicolas Davout.

    Après avoir procédé à l’élection de ses soixante-quatre représentants pour l'ensemble des trois ordres aux États généraux de 1789, la Bourgogne connaît, surtout en Mâconnais, l'épisode de la Grande Peur, puis après la nuit du 4 août 1789 perd son individualité et cesse d'être un pays d'États. Ses institutions — Parlement, États, bailliages, gouvernement militaire, Bureau des Finances, Chambre des Comptes sont dissoutes. Non sans difficultés et rivalités, dès avril 1790, les départements sont tracés. La nouvelle constitution civile du clergé reçoit l'adhésion de Talleyrand, l’éphémère évêque d’Autun et de Loménie de Brienne, l'évêque de Sens. Tous deux font partie des rares évêques « jureurs », qui prêtent serment. La nationalisation des biens du clergé proposée par Talleyrand entraîne une redistribution foncière qui profite plus aux spéculateurs qu’aux petits acquéreurs. Les vastes domaines des abbayes de Cîteaux et Cluny sont par ailleurs complètement démembrés. À Cluny, la vente est fatale à la célèbre abbatiale qui se transforme en carrière à matériaux de construction Propriété de Cîteaux, le Clos Vougeot est vendu aux enchères à Jean Focard, banquier parisien.

    L'émigration provoque en 1791 une aggravation des tensions ; les tantes du roi, Adélaïde et Victoire en route pour l’Italie sont retenues à Arnay-le-Duc et c’est Condé, le gouverneur de Bourgogne, installé à Coblence, qui donne son nom à l’Armée des émigrés. Les résultats aux élections de septembre 1791 à la Législative montrent les progrès de l’idée républicaine qui gagne le peuple. La Côte-d’Or élit comme députés Claude BasireGuyton-Morveau et Prieur-Duvernois dit Prieur de la Côte-d'Or. Les élections de septembre 1792 confirment les progrès de la cause républicaine. La Bourgogne fournit à la Convention nationale quelques-uns de ses membres les plus actifs : l'Yonne élit Lepeletier ; la Côte-d'Or réélit Basire, farouche « niveleur » qui entre au Comité de sûreté générale, Guyton-Morveau et Prieur, qui tous deux entrent au Comité de Salut Public tout comme Lazare Carnot, natif de Nolay, élu du Pas-de-Calais, et Saint-Just, né à Decize et élu dans l'Aisne. Ces six conventionnels votent la mort de Louis XVI.

    Quand l’heure vient de penser à la défense des frontières menacées par le péril extérieur, les Bourguignons prennent leur part des dangers et des succès à Valmy, à Jemmapes, à Mayence ou à Valenciennes (21-27 juillet 1793). Dans leurs rangs se comptent deux futurs maréchaux : Louis Nicolas Davout et Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, ainsi qu'un futur duc d’Abrantès : Jean-Andoche Junot. D’autres Bourguignons apportent leur contribution aux succès militaires. Gaspard Monge occupe le ministère de la marine de 1792 à 1793, avant de participer à la création de l’École polytechnique avec Guyton-Morveau. Prieur de la Côte-d’Or, capitaine du Géniee et mathématicien, véritable « ministre de l'armement », eut la charge de procurer aux armées tout le matériel dont elles avaient besoin. Lazare Carnot, nom inséparable de celui de Prieur, surnommé « l’organisateur de la victoire », mérite ce titre tant pour son action technique que par la direction des opérations militaires.

    De la Terreur à l'Empire

    Apparaissent fin 1793 les représentants en mission. Ils se conduisent en gouverneurs tout puissants : en Côte-d'Or Joseph Fouché et Bernard de Saintes dit « Pioche-Fer », en Saône-et-Loire Claude Javogues, apôtre de la « Sainte-Guillotine », Maure pour l'Yonne, Noël Pointe pour la Nièvre et Antoine Louis Albitte pour l'Ain. Les effets de la Terreurrestent cependant mesurés en Bourgogne, qui compte dix exécutions àDijon mais quatre-vingt-huit pour la Saône-et-Loire. ÀDijon la Chartreuse de Champmol, le portail de Notre-DameSaint-Michel, la rotonde de Saint-Bénigne, le tombeau des ducs, l'imagerie des portails de la Madeleine de Vezelay, comme à Semur-en-Auxois, àAuxonne, à Mâcon sont autant de monuments qui gardent dans leurs pierres mutilées les traces des brutalités de la déchristianisation.

    « Les quatre années de Directoire ne sont guère en Bourgogne que lassitude des troubles et aspirations à la Paix ». Après le 18 brumaire, fort bien accueilli apparaissent sous le Consulat les préfets de Bonaparte. Subissant l'invasion des troupes alliées fin 1813, début 1814, les villes de la Saône offrent une belle défense. Mais l'ennemi parvient à prendre Mâcon, puis Dijon  ouvrant la route de Paris et c'est à Châtillon que les Alliés et Napoléon tentent un accord. La Restauration est bien accueillie, comme l'est, un an après, la nouvelle du débarquement de Napoléon. L'empereur traverse la Bourgogne du 13 au 17 mars 1815, rejoint à Auxerre par le maréchal Ney, mais Waterloo anéantit les espérances de l'élan.

    La Bourgogne de l'Empire à la IIIe République

    De la fin du premier Empire à la Restauration

    Waterloo ramène l’invasion. Dès juillet 1815 les Autrichiens du général Frimont déferlent sur le nord de la Bourgogne et multiplient réquisitions et représailles. Ils installent au Château d'Arcelot leur quartier général, où se tient le 5 octobre 1815 une réunion de têtes couronnées ; l’empereur François Ier d'Autriche, le tsar Alexandre Ier de Russie, le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse et le prince Schwartzenberg s’y retrouvent avec le duc de Wellington pour passer en revue 130 000 Autrichiens. Ils quittent le territoire bourguignon le 25 décembre 1815. Après la Seconde Restauration, une « réaction blanche » aboutit à la mise en accusation, à Dijon, despersonnalités qui ont joué un rôle actif durant la période des Cent-Jours dont font partie le général Veau, le préfet Royer, le maire Hernoux. Sous la Restauration, les Bourguignons dont la mentalité s'est imprégnée de « l'image d'un Napoléon défenseur de l'indépendance nationale comme des conquêtes sociales de la Révolution » manifestent un vif attachement aux idées libérales. Les brillantes victoires électorales des libéraux en 1827 et 1830 témoignent d'une forte adhésion à ces idées qui permet d'opérer le changement de régime consécutif aux journées de juillet sans aucune résistance dans les départements bourguignons.

    Le second Empire et la guerre franco-prussienne

    Au sortir de la crise économique de 1846-1847 la Bourgogne évolue politiquement vers la république. Les banquets réformistes de la fin du règne de Louis-Philippe expriment le dynamisme républicain. Celui qui se tient à Mâcon le 4 juillet 1847 révèle le poète bourguignon Alphonse de Lamartine. Louis BlancFrançois Arago et Ledru-Rollin participent au banquet de Dijon du 21 novembre 1847. Ledru-Rollin récidive à Chalon-sur-Saône le 19 décembre où il porte un toast « À l'unité de la Révolution française » 

    La révolution de 1848, en partie fruit de cette campagne, amène au pouvoir Hyppolyte Carnot, fils du grand CarnotEdgar Quinet<