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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 05:20

MARLON BRANDOARTISTES 240

Marlon Brando

Description de cette image, également commentée ci-après

Marlon Brando dans le rôle de Johnny dans L'Équipée sauvage en 1953

Nom de naissance Marlon Brando, Jr.
Naissance 3 avril 1924
Omaha, Nebraska, États-Unis
Nationalité Américaine
Décès 1er juillet 2004 (à 80 ans)
Los Angeles, Californie, États-Unis
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Un tramway nommé Désir
Viva Zapata!
L'Équipée sauvage
Jules César
Sur les quais
Le Bal des maudits
L'Homme à la peau de serpent
Le Parrain
Le Dernier Tango à Paris
Apocalypse Now
Site internet http://www.marlonbrando.com/

 

Marlon Brando : un engagement aux côtés des noirs et des indiens g7.gif

 

LE MONDE | 03.07.04 | 13h55

Los Angeles de notre correspondante


Les engagements politiques de Marlon Brando ont peut-être entravé sa carrière, mais ils ont contribué à sa légende. Son geste public le plus connu est en creux : en mars 1973, pour protester contre le traitement des Amérindiens par Hollywood et le gouvernement fédéral, le rebelle refuse l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Don Corleone dans Le Parrain.

Il envoie à sa place une actrice en costume d'Indienne, Sacheen Littlefeather, qui fait une déclaration politique.

L'acteur a toujours soutenu les Indiens, notamment après leur confrontation mortelle, en 1973, avec des agents fédéraux à Wounded Knee (Dakota du Sud). Leur cause fut l'une des batailles de l'activiste Brando, qui dès les années 1960, participe au mouvement américain pour les droits civiques, se bat contre la guerre au Vietnam et toutes les formes d'oppression. En lui rendant hommage vendredi, le révérend noir Jesse Jackson a affirmé : "Comme Frank Sinatra et Harry Belafonte, il nous a beaucoup aidés dans les années 1960." Brando explique dans son autobiographie, Songs My Mother Taught Me (Les Chansons que m'apprenait ma mère, éd. Belfond, 1994), comment lui qui avait envisagé d'être prêtre "pour avoir un dessein dans la vie", a commencé par aider les enfants, à travers l'Unicef et le fonds d'aide à l'enfance des Nations unies. En 1959, il fut un des fondateurs de la branche hollywoodienne de Sane, groupe antinucléaire formé par des artistes noirs comme Harry Belafonte. Au côté de l'écrivain noir James Baldwin, l'acteur a participé à la marche historique sur Washington pour les droits civiques d'août 1963. Et manifesté dans le Sud avec Paul Newman et les freedom riders qui luttaient contre la ségrégation.

Il défend encore les Amérindiens en mars 1964, quand ceux-ci défient la loi en pêchant dans la rivière Puyallup, pour revendiquer l'application de leurs droits tribaux. S'inspirant des fameux sit-in du mouvement civique, Brando et d'autres organisent un fish-in, et sont arrêtés pour avoir pêché sans permis.


Après l'assassinat du pasteur Martin Luther King en 1968, Brando annonce même qu'il renonce au cinéma pour se consacrer au mouvement pour les droits civiques. Il déclare à l'époque : "Si le vide créé par la mort du Dr King n'est pas rempli par une vigilance et une compréhension et beaucoup d'amour, alors je crains que nous ne soyons tous perdus." Il a défendu et aidé financièrement les Black Panthers, assisté au service funèbre du leader noir assassiné en prison, George Jackson. Bobby Seale était son ami, rencontré quand il préparait son rôle dans le film de Gillo Pontecorvo, Queimada (ou Burn !), sorti en 1970, sur une révolte noire au XIXe siècle.

Ses prises de position lui ont causé des ennuis. Pourtant, quand son come-back du Parrain lui vaut un deuxième Oscar, Brando refuse la statuette. Il méprisait sa célébrité mais a bien su s'en servir comme arme politique. "Marlon Brando a été une figure cruciale dans le changement d'attitude de Hollywood envers l'engagement," écrit Ronald Brownstein dans son livre sur Hollywood et Washington, The Power of Glamour, "à cause de son immense prestige professionnel et de l'intensité morale qui était la sienne".

Claudine Mulard

 

BIOGRAPHIE de BRANDO

 

Marlon Brando, né le 3 avril 1924 à Omaha et mort le 1er juillet 2004 à Los Angeles, est un acteur et réalisateur qui compte parmi les plus grands acteurs américains de sa génération.

 

Il est une star hollywoodienne et un sex-symbol à l'instar de Marilyn Monroe, Greta Garbo, Louise Brooks ou James Dean. Il est aussi connu pour son implication dans le combat pour les droits civiques aux États-Unis, notamment pour la reconnaissance des droits des Amérindiens et des Afro-Américains.

 

Marlon Brando, acteur au comportement imprévisible, influence les acteurs de sa génération comme James Dean, Paul Newman, Steve McQueen et Robert Redford ainsi que les meilleurs acteurs de la génération suivante comme Al Pacino, Jack Nicholson, Robert De Niro, Dustin Hoffman ou encore James Caan.

Ci-dessous, photo légendaire: De gauche à droite, Elia Kazan, Brando, Julie Harris et James Dean

Brando et DeanBrando et DylanBrando, Suzy Quatro et Bob Dylan

 

Carrière

Origine et débuts

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BRANDO.-004.bmp.jpgMarlon Brando dans le rôle de Stanley Kowalsky dans la piéce de théatre Un tramway nommé désir en 1948ARTISTES 212

 

 

Marlon Brando naît dans une famille modeste du Nebraska, ayant des ascendances françaises, allemandes (le nom de famille s'écrivait à l'origine « Brandeau), américanisé/italianisé « Brando »1. La famille de Marlon Brando par son grand-père est d'origine alsacienne de Haguenau, Bas-Rhin. ( Le nom Brandeau est une francisation du nom allemand Brandau2 ), au sein de laquelle il est élevé en compagnie de ses deux sœurs aînées, Jocelyn et Frances, d'une mère alcoolique et bohème, l'actrice Dorothy Pennebaker et d'un père coureur de jupons. Mauvais élève, il est envoyé dans une école militaire où il découvre sa vocation pour le théâtre.

Sa carrière débute au théatre sur les planches de Broadway en 1944 avec la pièce I Remember Mama. Il connaît son premier succès d'estime avec la pièce Truckline Café mais sa carrière d'acteur est véritablement lancée par ELIA KAZAN qui lui offre, en 1951, le rôle de Stanley Kowalski dans Un tramway nommé Désir. Brando avait cherché à joindre Elia Kazan au téléphone pendant trois jours pour refuser le rôle, mais lorsque celui-ci le rappelle, il n'ose pas dire non.

Au cours d'une des représentations de cette pièce, un machiniste lui casse le nez alors qu'ils boxent entre deux scènes dans les coulisses du théâtre. Il termine pourtant la pièce, le nez ensanglanté. Il gardera de cet incident un nez légèrement « déformé »1.

Il suit la formation d'acteur de Stella Adler et la méthode de Constantin Stanislavski. Marlon Brando développe une nouvelle façon d'interpréter les rôles, fondée sur l'improvisation et l'oubli du scénario originel pour un approfondissement psychologique du personnage jusqu'à l'excès. Il ne fait pas semblant d'être un autre, mais incarne un personnage, physiquement et mentalement. « Marlon n’a jamais réellement eu besoin d’apprendre à jouer. Il savait », a un jour déclaré Stella Adler, l’une des enseignantes de l’Actors Studio.

Brando sex-symbol 

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Marlon Brando en 1951 dans Un tramway nommé Désir

 

En 1951, Elia Kazan adapte Un tramway nommé Désir au cinéma. Le film est tiré de la pièce de Tennessee Williams et le rôle de Blanche Dubois est campé par Vivien Leigh qui recevra l'Oscar de la meilleure interprétation féminine. Marquant une nette rupture avec la tradition anglo-saxonne, ce film est un brasier malséant qui mélange dans un contexte social hyperréaliste, les névroses et les pulsions sexuelles. Le choix de Brando est un trait de génie. Le film fait exploser Brando qui devient une star hollywoodienne du jour au lendemain (ce n'est que son deuxième film après The Men de Fred Zinnemann en 1950)3. En plus de son jeu d'acteur révolutionnaire et de sa prestation époustouflante dans le rôle du vulgaire Stanley Kowalski, Marlon Brando crève l'écran et s'impose comme un sex-symbol incontournable, en redéfinissant les critères de beauté masculine pour la seconde moitié du XXe siècle à venir, allant plus loin que Tyrone Power ou Montgomery Clift et étant plus jeune que les Clark Gable, John Wayne et autres Humphrey Bogart qui le précédaient. C'est d'ailleurs ce dernier qui remportera l'Oscar du meilleur acteur en 1951 (pour The African Queen), malgré la nomination de Brando.

Comme l'écrit Truman Capote, il est alors l'image idéale de la jeunesse américaine : cheveux blonds foncés, yeux gris-bleu, teint basané, démarche athlétique. La carte des Etas-Unis est gravée sur son visage3.

 

Son rôle dans Viva Zapata! en 1952 lui vaut un prix d'interprétation à Cannes.13531viva zapata 1952

marlon brando viva zapataviva zapata brando3277876680 c93eb6c230 oL’image du rebelle :" L'Equipée sauvage" ou" Le Gang descend sur la Ville" de Laslo Benedek 

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XARTISTES 219Marlon Brando posant avec sa moto Triumph dans L'Équipée sauvage

Après la pièce Hamlet de Tennessee Williams, en 1953, il enchaîne avec un film qui rendra célèbres le jeans et le blouson de cuir Perfecto : L'Équipée sauvage de Laslo Benedek. Dans ce film, il exprime toute la révolte d'une génération en devenant Johnny, un motard rebelle3 sur sa propre moto Triumph Thunderbird 6T qui prend d'assaut une petite ville avec sa bande de jeunes bruyants. Encore une fois, son interprétation va avoir un grand retentissement. Cependant, la marque Triumph voit d'un très mauvais œil l'image que renvoie le film sur elle. Le film et le jeu d'acteur de Brando ne sont pas aussi extraordinaires que dans Un tramway nommé Désir mais c'est le personnage qu'il joue à l'écran (celui de Johnny) qui va lancer une mode et avoir un impact considérable sur la « culture rock ». En effet, James Dean voudra la même moto que celle du film, et on se souvient de la photo d'Elvis Presley mimant à la perfection la posture de Brando sur sa Triumph. En effet, les images de Brando posant avec sa moto deviendront emblématiques et seront la base du mannequin de cire au Musée de Madame Tussauds à Londres. Son personnage Johnny, chef d'un gang de motards, dans le film, prononce cette réplique devenue célèbre :

— Une fille : Hey Johnny, what are you rebeling against? (Hé Johnny, tu te rebelles contre quoi ?)
— Johnny : What have you got? (Qu'est-ce que tu m’proposes ?)

À cette époque, certains critiques lui reprochent sa façon de parler assez nonchalante et son manque d'articulation1. Frank Sinatra le surnomme d'ailleurs à cet égard « Mister Mumbles »1(« Monsieur bredouillage »). Mais Brando va les prendre à défaut en jouant un rôle shakespearien dans le Jules César de Joseph Mankiewicz en 1954. On y trouvera une scène où Marc Antoine (Brando) fait un réquisitoire plus que saisissant.

On the Waterfront (Sur les Quais

ARTISTES 241C'est Frank Sinatra qui doit jouer le rôle de Terry Malloy dans le film suivant d'Elia Kazan : Sur les quais (1954). Au dernier moment, Brando accepte, bien qu'il fût en désaccord avec Kazan qui avait dénoncé ses collègues communistes lors de la chasse aux sorcières de McCarthy. La délation est justement le thème central de ce film qui vaudra à Brando son premier Oscar du meilleur acteur en 1955. On y trouve plusieurs scènes fameuses dont celle dite « du taxi » où Brando fera pleurer des techniciens du plateau par son simple monologue.Sur les Quais 1

 

La même année, il incarne Napoléon Bonaparte à l'écran dans Désirée d'Henry Coster avec Jean Simmons.

Multiplicité de son talent. Marlon Brando est alors la plus grande star masculine hollywoodienne, il n'a peur de rien et va donc s'essayer à la comédie musicale avec comme partenaire Frank Sinatra. Dans la vie, les deux acteurs se détestent . Le film s'intitule Guys And Dolls (Blanches colombes et vilains messieurs), on y voit Sinatra interpréter pour la première fois The Lady Is A Tramp. Gene Kelly était pressenti pour le premier rôle mais la MGM n'ayant voulu le libérer, c'est Brando qui l'obtient et joue pour la première fois dans une comédie musicale.

En 1956, il joue avec Glenn Ford dans The Teahouse Of The August Moon (La Petite Maison de thé) où il interprète un Asiatique. Il poursuit dans la même veine de manière plus sérieuse avec Sayonara où il joue le rôle d'un soldat américain dont l'amour avec une Japonaise est impossible, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

 

En 1958, il interprète son plus grand rôle depuis Sur les quais, dans le film d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits) où il joue le rôle d'un officier allemand, aux côtés de Dean Martin et Montgomery Clift.Brando, Marlon (Young Lions, The) 01

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L'année suivante, il joue dans The Fugitive Kind (L'Homme à la peau de serpent) le rôle d'un musicien solitaire à la veste en peau de serpent, avec Anna Magnani et Joanne Woodward.l-homme-a-la-peau-de-serpent-1959-8065-23537572 Le film, adapté d'une pièce de Tennessee Williams écrite spécialement pour Brando, ne connait pas de succès mais a acquis le statut de « film culte ».

Les années soixante et le déclin 

 

En cette année 1960, Brando travaille sur un western avec Sam Peckinpah puis Stanley Kubrick intitulé La Vengeance aux deux visages. Après d'innombrables querelles sur le scénario et la direction, Marlon Brando lui-même finira par réaliser le film en 1961, dans lequel il joue en compagnie de Karl Malden. Après de gros retards pris pendant le tournage et un fort dépassement de budget, les producteurs décidèrent de ne pas lui confier le montage final. Méconnu, le film distille une atmosphère particulière pour un western et sera le seul film réalisé par Brando. En 1962, il refuse le rôle de Laurence d'Arabie.vengeance-aux-deux-visages7-g

 

En 1962, il joue dans Les Révoltés du Bounty de Lewis MilestoneBrando-et-le-Bounty.jpg, La Poursuite impitoyable d'Arthur Penn en 1966 et les...

Reflets dans un œil d'or de John Huston en 1967 où il joue un officier de l'armée qui réprime son homosexualité.Reflets3021306388 1 9 11YHcYp8

REflets3021306388 1 15 H14ZQHv9En 1968, il joue aussi un gourou dans la comédie graveleuse Candy de Christian Marquand, son vieux copain de guindaille, frère de Nadine Trintigant

En 1969, il refuse Butch Cassidy et le Kid pour tourner dans Queimada.ARTISTES 226 Plus tard, il déclarera à son sujet qu'il est son film préféré malgré son échec commercial. À la fin de la décennie, sa carrière souffre du fait qu'il commence à avoir la réputation d'être difficile sur les plateaux de tournage et des échecs commerciaux de ses films.

Succès phénoménal avec Le ParrainARTISTES 221

 

En 1972, la prestation de Brando dans Le Parrain marque une étape et relance sa carrière alors en berne. Le réalisateur, Francis Ford Coppola, parvient à convaincre Brando de faire des tests de maquillage. Lui, qui n'avait plus passé de casting depuis près de vingt ans, se prend au jeu et crée le sien à partir de boules de coton qu'il se met dans le menton et les joues. En faisant cela, il se crée une tête avec un air de bouledogue lui donnant un visage dur et impitoyable. Aux essais, Coppola est très emballé par sa prestation en tant que parrain d'une famille du crime organisé, la famille Corleone, au sein de Cosa Nostra. Coppola doit se battre pour l'imposer, contre l'avis des studios Paramount qui ne veulent pas de Brando au casting . Les dirigeants de la Paramount veulent donner le rôle à Danny Thomas. Thomas décline le rôle et Coppola presse les studios d'engager Brando avec l'aide des témoignages des personnes qui ont assisté à ses essais.

Pour son rôle dans Le Parrain, il reçoit un nouvel Oscar du meilleur acteur en 1973, qu'il refuse pour protester contre la manière dont le cinéma américain traite les Indiens dans ses films4,5. À la place, il envoya l'activiste pour la défense des droits civiques des Indiens, Sacheen Littlefeather, qui vint en costume traditionnel Apache.BRANDO--Dernier-Tango.bmp.jpg

BRANDO 2-1En 1972 sort Le Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, qui constitue une des meilleures prestations de l'acteur. Ce film provoque un scandale en raison de certaines scènes érotiques montrant de façon crue les rapports intimes entre un homme mûr et une très jeune femme6. En dépit de la controverse provoquée par le film et l'acteur lui-même, Brando est encore une fois nommé pour l'Oscar du meilleur acteur.Dernier Tango 2

ARTISTES 224Dernier Tango 5ARTISTES 225En 1974, Brando comme James Caan sont programmés pour apparaître dans la scène finale du Parrain 2. Mais à la suite d'une dispute entre l'acteur et les studios au sujet de son salaire, Brando refuse de venir une seule journée pour tourner la scène, au point que les scénaristes doivent réécrire la scène finale où son personnage est juste évoqué.

Dernières années et fin de carrière]

 

Pour Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, Brando interprète le torturé colonel Kurtz, héros de l'armée américaine, promis au plus haut poste mais brisé par son expérience de la guerre du Vietnam. Il s'enfuit alors au fond de la jungle avec des déserteurs, assujettit les indigènes et fait appliquer ses propres règles de guerre. Il développe autour de lui un culte mystique de sa personnalité en commettant des actes d'une atroce sauvagerie sur ceux qui s'opposent à lui.Brando Kurz

979AEN Marlon Brando 003arton1878-75231Ce film est en développement depuis 1975. Coppola propose le rôle de Kurtz à Brando qui, après bien des hésitations, finit par accepter en février 1976 pour une somme de 3,5 millions $. Le tournage commence en mars 1976. Mais Coppola connait des difficultés financières et des retards, notamment à cause de Brando qui veut un intéressement sur les entrées du film. Lorsque Coppola arrive sur le lieu de tournage aux Philippines, Brando a énormément grossi et pèse plus de 110 kilos. Pour compenser son physique, Coppola décide de le filmer dans la semi-obscurité et en contre-plongée. Cela a pour effet d'accroître l'aura mystique du personnage et sa folie. Le film reçoit la Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Les critiques voient dans le rôle du colonel Kurtz un parallèle à la carrière de Brando et ce qu'il est devenu, un personnage solitaire et perdu.

 

En 1977, Il est le narrateur de la version anglaise du film Raoni.

 

En 1978, Brando joue le rôle du père de Superman, Jor-El dans le film du même nom. Il accepte d'apparaître à l'écran si les producteurs lui garantissent qu'il aura un petit rôle très bien payé. Pour 12 jours de travail, Brando est payé 3,7 millions $, plus 16,86 % du chiffre d'affaires du film. Superman rapporta 300 millions $. Brando gagna en tout 14 millions $. Même ayant un petit rôle, il ne prendra pas la peine d'apprendre son texte et se contentera de le lire posé sur un support posé hors caméra. Cette anecdote est révélée dans le documentaire sur le tournage du film de la version DVD sortie en 2001. Pour Superman II, Brando reprend le rôle de Jor-El mais se fâche avec les producteurs à cause de son salaire. Il refuse que ses scènes apparaissent à l'écran. Après sa mort, en 2004, ses héritiers acceptent que les scènes soient utilisés dans le film Superman Returns sorti en 2006.

De 1980 à 1989, il se désintéresse du cinéma. En 1989, il joue le rôle d'un avocat dans Une saison blanche et sèche, un film sur les discriminations en Afrique du Sud. Son salaire sera reversé à des associations luttant contre l’apartheid. Toujours attaché à défendre la cause des Indiens, il tourne en 1997 dans The Brave, un film de Johnny Depp. La relation entre les deux hommes sera plus que cordiale, Brando appréciant que Depp, en tant que réalisateur, lui fasse confiance pour son rôle.

En 2001, il apparaît pour la dernière fois au cinéma dans le film The Score avec Robert de Niro et Edward Norton. La même année, on le voit aussi dans le clip de la chanson You Rock My World de Michael Jackson, dont il était un ami proche. La même année, il fait une bréve apparition sur scène pour le concert des 30 ans de carrière de Michael Jackson, quelques jours avant les attaques terroristes du 11 septembre. Il fut payé 1 million $.

Il est décédé le 1er juillet 2004 à Los Angeles, en Californie, d'une fibrose pulmonaire. Ses cendres furent dispersées en partie à Tahiti et en partie dans la vallée de la Mort.

Hommage 

 

L'American Film Institute l'a classé quatrième acteur de légende.

Vie privée

 

Marlon Brando se maria trois fois, eut cinq enfants officiels et en adopta un autre. Il eut aussi quatre enfants avec des mères non-identifiées et trois autres enfants avec celle qui partagea sa fin de vie, sa gouvernante Maria Christina Ruiz.

Il est connu pour ses multiples conquêtes aussi bien féminines (Marilyn Monroe, Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich et Jacqueline Kennedy entre autres)ARTISTES 232 que masculines. Il se maria avec Anna Kashfi de 1957 à 1959, puis avec Movita Castaneda de 1960 à 1962. Il quitta cette dernière pour épouser Tarita Teriipaia qu'il rencontra, en 1962, sur le tournage du film Les Révoltés du BountyARTISTES 234. Cette dernière est sa fiancée dans le film. Il resta avec elle de 1962 à 1972. (Le film fut aussi important à double titre car il lui permit de découvrir la Polynésie française et Tahiti. Il décida d'y acheter un atoll, Tetiaroa et de s'y installer.)

Connu mondialement par les radioamateurs sous les indicatifs KE6PZH et FO5GJ, Brando est inscrit dans la base de données du FCC sous le nom de Martin Brandeaux. À l'occasion, on pouvait l'entendre avec son indicatif FO5GJ émettant depuis son île privée en Polynésie française. En 1994, au cours d'une entrevue sur CNN avec Larry King, Marlon Brando avait confirmé qu'il s'intéressait toujours au radio amateurisme. En réponse à une question d'un téléspectateur, il avait révélé que le radio amateurisme lui permettait d'avoir l'opportunité « d'être simplement lui-même ».

Sur la fin de sa vie, la notoriété de Brando, ses problèmes familiaux et son obésité attirèrent plus l'attention des médias que sa carrière cinématographique. Des années 1980 à la mi-1990, Brando prit énormément de poids, arriva à peser près de 136 kg et souffrait de diabète.

Révélation de sa bisexualité

 

Sa bisexualité, depuis longtemps soupçonnée, a été révélée par l'acteur lui-même, au cours d'une interview avec Gary Carey en 1976 : « Homosexuality is so much in fashion it no longer makes news. Like a large number of men, I, too, have had homosexual experiences and I am not ashamed. I have never paid much attention to what people think about me. But if there is someone who is convinced that Jack Nicholson and I are lovers, may they continue to do so. I find it amusing. » (« L’homosexualité est tellement à la mode que ça ne fait plus la une. Comme un grand nombre d’hommes, j’ai, moi aussi, eu des expériences homosexuelles et n’en ai pas honte. Je n’ai jamais prêté beaucoup d’attention à ce que les gens pensaient de moi. Mais s’il y a quelqu’un qui est convaincu que Jack Nicholson et moi sommes amants, alors qu’il le croie. Je trouve ça amusant. ») et a été confirmée lors de la parution d'une biographie de Marlon Brando, Marlon Brando : Les derniers secrets7, de Darwin Porter. Cette fois, ce sont les noms de ses partenaires qui sont relatés dans ce livre et notamment des romances avec Bette Davis, Édith Piaf, Marlène Dietrich, James Dean, Montgomery Clift et même Cary Grant pour ne citer qu'eux, en plus d'une affirmation selon laquelle Paul Newman aurait été également bisexuel : « He never fooled me. Paul Newman had just as many on-location affairs as the rest of us, and he was just as bisexual as I was. But, where I was always getting caught with my pants down, he managed to do it in the dark. » (« Je n’ai jamais été dupe. Paul Newman a eu autant de liaisons sur des tournages que nous autres, et il était autant bisexuel que moi. Mais, là où moi je me faisais attraper le pantalon baissé, lui a toujours réussi à le faire en douce. »), propos jugés scandaleux par l'entourage de Newman. Dans les années 2000, une photographie le représentant, en gros plan, en train de pratiquer une fellation, refait surface et se propage sur internet, où elle fait sensation. L'image est ensuite reproduite dans le livre Brando Unzipped. L'auteur de l'ouvrage en confirme l'authenticité et présente l'acte photographié comme une plaisanterie faite lors d'une soirée à Harlem8.

Affaire de l'assassinat commis par un des fils de Marlon, Christian

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Photographie lors de l'arrestation de Christian Brando en 1990 pour l'assassinat de Dag DrolletARTISTES 215

 

Le 16 mai 1990, dans la villa familiale de Los Angeles, son fils Christian tue, avec le pistolet familial et d'une balle dans la tête, Dag Drollet, le compagnon de 27 ans de sa demi-sœur Cheyenne, 20 ans, alors que celle-ci est enceinte. Cheyenne était le second enfant de Tarita. Commence alors une bataille juridique entre Marlon et J.D. Drollet, le père de la victime, persuadé que Christian avait tué son fils avec préméditation. Le litige portait sur des suspicions de violences physiques. Christian est condamné en 1991 à dix ans de prison, puis libéré sous caution de deux millions de dollars, versée par son père et libéré sur parole en 19969. Sa demi-sœur Cheyenne, seule témoin du meurtre, est inculpée « pour complicité d'assassinat » en juillet 1990 à Papeete par le juge Gatti (à la demande de J.D. Drollet, dit-on)9; Elle sombre alors dans la dépression, faisant deux tentatives de suicide aux antidépresseurs. Laissée en liberté sous contrôle judiciaire, elle fuit le territoire, se fait assister un moment par Me Jacques Vergès, effectue plusieurs séjours en hôpital psychiatrique9, et se suicide par pendaison à Punaauia, Tahiti, en 1995 à l’âge de 25 ans, laissant orphelin son fils, Tuki, âgé de cinq ans. Elle sera enterrée avec Dag. Christian quant à lui se marie en 2004, trois mois après la mort de son père Marlon et meurt le 27 janvier 2008 d'une pneumonie fulgurante.

Testament 

 

Déposé devant la Cour Suprême de Los Angeles, il mentionne en août 2004 une succession de 21,6 millions de dollars. De fausses rumeurs laissaient alors croire qu'il vivait dans le dénuement. Ce n'était qu'un stratagème car, en procès avec sa gouvernante, Christina Ruiz, avec qui il eut trois enfants, elle lui réclamait 100 millions de dollars. Moins de 2 semaines avant sa mort, il modifia son testament et nomma trois exécuteurs testamentaires, personnes de confiance et amis10. Il est composé de 3 parties, dont la moitié représente la villa de Mulholland drive, à Beverley Hills. L'atoll de Tetiaroa se voit décerner 8,6 millions, le reste est constitué d'un bungalow à Bora Bora et d'objets mobiliers, œuvres d'art, manuscrits, etc.

Les héritiers cités sont ses fils Christian, Miko, Teihotu, ses filles Rebecca Brando Kotlinzky, Maimiti (fille de Tarita, après sa séparation avec Marlon), Raiatua, et les 3 enfants de Christina Ruiz, Nina, Myles et Timothy. En sont exclus Tuki, le fils de Cheyenne et Petra Brando-Corval, fille de son assistante Caroline Barrett. Tuki avait déjà bénéficié, en 1996, d'un million de dollars pour son éducation que gérait sa grand-mère Tarita. Mais Marlon voulait empêcher, par cette exclusion, que J.D. Drollet (père de Dag) accède à l'héritage10. Quant à Petra, c'était la fille naturelle de Caroline et d'un écrivain anglais. Marlon ne réussit pas à faire reconnaître la paternité de ce dernier, malgré une fortune dépensée en frais d'avocats10.

L'atoll de Tetiaroa, à 42 Kms de Tahititetiaroa511 650x1000 brandoTetiaroa Brando3 n Marlon avec TARITA dans les Révoltés du BountyTetiaroa brando Tetiaroa640 brandomARLON-bRANDO

Autrefois, l'île s'appelait Teturoa, ce qui signifie "haute mer" et elle était la résidence de villégiature et le refuge des familles royales tahitiennes. Tu, le roi originaire de l'île d'Anaa, aux Tuamotus, fut le premier à s'y installer avec sa garde.

L'atoll a ensuite été transmis jusqu'au roi, Pomare V. Quand il fut aux mains de la reine Pomare IV, celle-ci le laissa quasiment à l'abandon et l'atoll tomba un peu dans l'oubli. C'est ainsi qu'il prit le nom de Tetiaroa "qui se tient à distance".  

 

Le premier européen à avoir découvert Tetiaroa est le Capitaine William Blight, en 1789, qui était alors à la recherche des mutinés de son navire, "La Bounty".

 

Lors de la présence de Marlon Brando en Polynésie pour le tournage du film "Les révoltés du Bounty", celui-ci tomba immédiatement sous le charme de Tetiaroa... et de sa partenaire à l'écran, Tarita, qu'il épousa.

Il fit l'acquisition de Tetiaroa en 1965 en signant un bail de 99 ans avec le gouvernement polynésien. Les terres émergées appartiennent alors à son tout nouveau propriétaire mais le lagon reste cependant un domaine public de la Polynésie Française.

Cette soudaine notoriété permet à la Polynésie de se retrouver sous les feux des projecteurs du monde entier et, en faisant l'acquisition de l'atoll, Marlon Brando, contribua largement à en "glamouriser" l'image. Il y fit construire une piste d'atterissage et y installa un petit hôtel rustique de 6 chambres, tenu par Tarita puis par leur fils un peu plus tard.

Totalement intégré dans la nature, réservé à quelques rares privilégiés, l'hôtel hébergea surtout des chercheurs et scientifiques venus étudier ou protéger les richesses naturelles et archéologiques de l'atoll. Passionné par la beauté de l'atoll et de son écosystème, il tint tout au long de sa vie à le préserver à l'état naturel et permit ainsi de tenir Tetiaroa à l'écart des touristes pendant des décennies.

Depuis les choses changent... Le petit hôtel a fermé, empêchant ainsi les visiteurs de séjourner sur place, et l'île, tant aimée et protégée par l'acteur, fait l'objet d'un immense projet hôtelier. 

En effet, depuis la disparition de Marlon Brando en 2004, l'île a été cédé à ses héritiers et nombreux ont été les conflits entre la famille , les associations et défenseurs de l'environnement, les créanciers de l'acteur, le gouvernement polynésien, les pêcheurs du lagon de Tetiaroa.... 

Finalement, ses héritiers ont été contraints, par les créanciers de l'acteur ruiné, de passer un contrat avec une chaîne hotelière.

Le projet qui promet un tourisme "vert", puisque "construit dans un souci maximum de préservation de l'environnement, uniquement à base matériaux naturels et totalement autonome sur le plan énergétique", est actuellement en cours.

Le roi de Tahiti, Pomare V, l'aurait offert au dentiste-consul britannique W. J. Williams. Ce dernier eut pour héritière Marjorie Smith qui le vend à Brando en 1966. Quatre ans après le tournage des Révoltés du Bounty,ARTISTES 233 Marlon reste fasciné par la nature, la culture et la personnalité polynésienne. Aussi désire-t-il maintenir vierge cet atoll. En 1970, cependant, il y ouvre un hôtel dont la maintenance, les salaires aux (rares) employés ne sont assurés que par sa fortune personnelle. Ce ne seront que 33 années de pertes financières9.

Il est en 2011 la propriété de ses héritiers, lesquels en ont confié l'exploitation à une société hôtelière qui veut en faire un vaste complexe capable d'accueillir de gros navires et leurs touristes.

 

Enfants

  • Enfants avec Anna Kashfi :
  • Enfants avec Movita Castaneda :
    • Miko Castaneda Brando (né en 1961)
    • Rebecca Brando (née en 1966)
  • Enfants avec Tarita Teriipaia :
    • Simon Teihotu Brando (né en 1963) - le seul habitant de Tetiaroa
    • Tarita Cheyenne Brando (1970-1995), s'est suicidée par pendaison
  • Enfants adoptés :
    • Petra Brando-Corval (née en 1972), fille de son adjointe Caroline Barrett Brando et du romancier James Clavell (alias Charles Edmund Dumaresq de Clavell)
    • Maimiti Brando (born 1977)
    • Raiatua Brando (born 1982)
  • Enfants avec des mères non-identifiées :
    • Stefano Brando alias Stephen Blackehart (né en 1967)
    • Dylan Brando (1968-1988)
    • Angelica Brando (inconnu)
  • Enfants avec sa gouvernante, Maria Christina Ruiz:
    • Ninna Priscilla Brando (née le 13 mai 1989)
    • Myles Jonathan Brando (né le 16 janvier 1992)
    • Timothy Gahan Brando (né le 6 Janvier 1994)

Petits-enfants

  • Michael Brando (né en 1988)
  • Tuki Brando (né en 1990), enfant de Tarita Cheyenne Brando

Filmographie (sélection

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Marlon Brando sur scène dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams (1948)
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Marlon Brando dans Viva Zapata! d'Elia Kazan (1952)
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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 08:22
LE SITE DE B.B    http://brigittebardot.eu/crbst_325.html

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Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Brigitte Bardot, née Brigitte Anne-Marie Bardot le 28 septembre 1934 à Paris, est une actrice de cinéma, ancien mannequin et chanteuse française, militante de la cause animale, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

 

Figure féminine des années 1950 et 1960, elle est une star mondiale, l'égérie et la muse des plus grands artistes de l'époque. Emblème de l'émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, elle passe des rôles de femme enfant à ceux de femme fatale. Elle tourne avec les plus grands réalisateurs, incarnant des personnages à l'élégante légèreté et à la sensualité photogénique. Elle devient rapidement un sex-symbol et acquiert une renommée internationale. Avec à son actif 48 films et plus de 80 chansons en près de vingt-et-un ans de carrière, Brigitte Bardot, tout aussi connue sous les initiales de « BB », est une des artistes françaises les plus célèbres (dans la France des années 1950-1970, seules Simone de Beauvoir et Françoise Sagan ont atteint une célébrité, auréolée de scandale, un peu comparable à la sienne).

 

Elle met un terme à sa carrière d'actrice en 1973 et se consacre dès lors à la défense des animaux.

 

Biographie

Enfance et adolescence

Brigitte Bardot naît à Paris, le 28 septembre 1934, 5 place Violet du 15e arrondissement, dans un milieu bourgeois. Son père Louis Bardot, surnommé « Pilou » (1896-1975), est un industriel originaire de Ligny-en-Barrois en Lorraine, propriétaire des Usines Bardot (appartenant à Air liquide) dont le siège était rue Vineuse à Paris. Sa mère Anne-Marie Mucel (1912 - 1978), dite « Toty » a passé son enfance en Italie. Brigitte et sa sœur cadette Marie-Jeanne (dite Mijanou), née le 5 mai 1938, reçoivent une éducation stricte. Dès son jeune âge, une amblyopie, qui l'empêche de voir de son œil gauche est diagnostiquée.

 

Enfant dissipée qui souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne, il lui arrive alors souvent de se poser la question « Pourquoi je vis ? ». Elle se passionne pour la danse classique et fait ses premiers pas, à 7 ans, au cours Bourgat. En 1949, la jeune fille entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit. Son père, dont un recueil de poèmes a été primé par l'Académie française, est un passionné de cinéma et adore filmer. Il existe ainsi de nombreux films de Brigitte enfant (fait rare à l'époque). Sa mère aime particulièrement la mode et la danse. Les Bardot qui font partie de la haute société, fréquentent le Tout-Paris, des directeurs de presse, de théâtre, de cinéma mais aussi des gens de la mode.

 

Hélène Lazareff, directrice de Elle et du Jardin des Modes , est une grande amie de Madame Bardot ; elle engage Brigitte en 1949 pour présenter la mode « junior ». À 15 ans, l'adolescente devient très vite la « mascotte » du magazine Elle, dont elle fait la couverture dès 1949. Le réalisateur Marc Allégret, voyant les photos, demande à la rencontrer, mais ses parents s'opposent à ce qu'elle devienne actrice. Son grand-père, qu'elle surnomme « le Boum », lui fait confiance, et prend sa défense : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n'est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n'avons pas le droit de disposer de son destin. » À l'audition, elle rencontre l'assistant d'Allégret, Roger Vadim, qui lui donne la réplique pour une scène du film Les lauriers sont coupés. Le film ne se fait pas, mais ils tombent amoureux

 

Ses parents s'opposent à cette relation. Son père lui annonce un soir qu'elle va poursuivre ses études en Angleterre et qu'elle doit prendre le train dès le lendemain matin, pour ne revenir qu'à sa majorité dans cinq ans . Effondrée elle refuse, ce soir-là, de les accompagner à un spectacle, prétextant un mal de tête, et dès leur départ, met sa tête dans le four de la cuisine, le gaz ouvert. Rentrés plus tôt — le spectacle ayant été annulé — ses parents la trouvent dans le coma avec, à ses côtés, un petit mot expliquant son geste. Reprenant conscience elle parvient, à force de supplications, à convaincre son père de ne pas l'envoyer en Angleterre. Il accepte à la condition de n'épouser Vadim qu'à l'âge de 18 ans.

 

Premiers pas au cinéma

Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle, Brigitte Bardot se voit offrir son premier — petit — rôle par le réalisateur Jean Boyer dans Le Trou normand avec Bourvil. La débutante n’est pas enthousiaste, mais accepte pour les 200 000 francs qu'on lui offre. Elle notera, dans ses mémoires parus en 1996, avoir un souvenir pénible de ce premier tournage, mais poursuit cependant dans cette voie avec Willy Rozier, qui lui offre son second rôle dans Manina, la fille sans voiles.

 

Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim (la majori étant à 21 ans à l'époque). Le mariage est célébré à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy (16e arrondissement de Paris), le 21 décembre 1952.

 

En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas.

 

André Barsacq lui propose de reprendre, au théâtre de l'Atelier, le rôle créé par Dany Robin dans L'Invitation au château de Jean Anouilh. N'ayant aucune expérience théâtrale, elle se trouve « nulle ». Le soir de la première, les plus grands critiques sont présents. Peu avant son entrée en scène, Anouilh lui envoie des fleurs et un petit mot : « Ne vous inquiétez pas, je porte chance ». Le lendemain, elle reçoit les compliments de Jean-Jacques Gautier et la plupart des critiques sont bonnes.

 

Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV interprété par Jean Marais, l'agent de Bardot propose à Brigitte de jouer une scène dans Si Versailles m'était conté... Elle accepte alors avec joie.

 

La jeune actrice se rend ensuite à Rome, où on lui propose du travail et s'y lie d'amitié avec Ursula Andress, rendue célèbre, quelques années plus tard, par le film James Bond 007 contre Dr. No. Bardot décroche un rôle dans un film américain, Hélène de Troie de Robert Wise avec Rossana Podesta. « Mon anglais était minable et mon trac formidable. J'appris mon rôle sur le bout des doigts, je ne savais même pas ce que je disais, mais je le disais avec tant d'assurance que je fus choisie ». Encore à Rome, elle tient le rôle principal d'une petite production italienne, Haine, Amour et Trahison, qu'elle qualifiera plus tard de « mélodrame ridicule ».

 

Elle joue un rôle dans "Le Portrait de son père", film de Berthomieu, avec Darry Cowl dans son  1er rôle et la visite du "Muzée Balzac". Nous sommes en 1952

 

De retour en France, son agent lui propose de jouer avec Michèle Morgan et Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Son rôle n'est pas important, mais elle préfère « un petit rôle dans un très bon film à un grand rôle dans un mauvais film ». Marc Allégret la dirige ensuite dans

En effeuillant la marguerite qui est un échec. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron, elle devient, pendant le tournage, « capricieuse », selon ses propres termes, exigeant pour une scène de bain qu'une solution d'amidon soit remplacée par du lait... vite transformé en yaourt par la chaleur des projecteurs.

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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La consécration

Et Dieu… créa la femme (1956)

 

 

À cette période, Roger Vadim écrit avec Raoul Lévy un scénario, intitulé Et Dieu... créa la femme. Aucun producteur ne veut financer le film. Brigitte Bardot se rend alors au festival de Cannes. Tout le monde parle d'elle et la starlette qu'elle est devenue éclipse Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les plus grandes stars de l'époque. Les flashs des photographes se déclenchent sur son passage et son sex-appeal émeut la Croisette. C’est finalement grâce à l'approbation de Curd Jürgens, acteur important de cette époque, pour qui Vadim et Lévy ont taillé sur mesure le rôle d'Éric Carradine, qu'ils obtiennent le financement nécessaire. Le tournage a lieu à Saint-Tropez. C'est ce film qui lui permet d'entrer dans la légende du cinéma mondial et de devenir un mythe vivant, un modèle social et un sex-symbol international

.

La jeune artiste y joue le rôle de Juliette Hardy face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant avec lequel se noue une liaison. Un an plus tard, le 6 décembre 1957, elle divorce de Vadim. Celui-ci définit ainsi le personnage qu'elle interprète :

« Je voulais, à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité. »

À sa sortie en France, le film est accueilli avec une certaine réserve. Les Cahiers du cinéma reprochent la facilité du sujet et le choix des acteurs Brigitte Bardot est critiquée sans indulgence pour son verbe traînant et son articulation douteuse. Paul Reboux dit d'elle qu'elle a « le physique d'une boniche et la façon de parler des illettrés! » Raoul Lévy et Roger Vadim décident d'exploiter le film à l'étranger en espérant qu'il y sera un succès.

Rebaptisé And God Created Woman (en), il fait un triomphe aux États-Unis. « C'était un succès extraordinaire, les critiques se montraient dithyrambiques, je devenais soudain la Française la plus connue outre-Atlantique » se rappelle Bardot quelques années plus tard. Les Américains inventent même le terme « bardolâtrie » pour qualifier l'enthousiasme qu'elle suscite. Simone de Beauvoir affirme qu'« [elle] marche lascivement et un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser ». Le film ressort alors en France et connaît un triomphe retentissant. Cinémonde écrit : « Le sex-appeal, c'est Marlène Dietrich, le glamour, c'est Ava Gardner, le oomph, c'est Jane Russell, le t'ça, c'est Suzy Delair, le pep, c'est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt! »

 

Elle commence alors à recevoir beaucoup de lettres et d'appels téléphoniques de la part d'admirateurs et décide de prendre un secrétaire, Alain Carré, qui dévoilera, quelques années plus tard, bon nombre de ses secrets à la presse. Dès lors, les projets de films s'accumulent. Olga, son agent, et Raoul Lévy lui proposent En cas de malheur que doit réaliser Claude Autant-Lara, le nouveau film de Vadim Les Bijoutiers du clair de lune ainsi qu'Une Parisienne et La Femme et le Pantin. Son favori est En cas de malheur. Néanmoins, elle les accepte tous, mais refuse le film américain qu'on lui propose où Glenn Ford et Doris Day lui demandent d'être leur partenaire : Le Père malgré lui. John Wayne évoque le souhait de jouer à ses côtés en 1960 : « Pour elle, je suis prêt à renoncer à mon chapeau de cow-boy. »

 

 

Son agent lui fait savoir qu'elle est invitée à Londres à la Royal Command Performance, pour le grand gala annuel, et doit être présentée à la reine Élisabeth II. C'est là qu'elle rencontre Marilyn Monroe. « Je l'adorais, la regardais, fascinée. J'aurais voulu être « Elle », avoir sa personnalité et son caractère ».

 

En 1958, Brigitte Bardot devient l'actrice française la mieux payée du cinéma français. Après Et Dieu… créa la femme, Raoul Lévy lui fait signer un contrat pour quatre films. Douze millions de francs français pour le premier film, quinze millions pour le second, trente millions pour le troisième et quarante cinq millions pour le quatrième. Elle reçoit cinq pour-cent des recettes pour le film Les Bijoutiers du clair de lune.

Du film Une Parisienne à Babette s'en va-t-en guerre (1957-1959)

Rentrée en France, elle tourne dans Une Parisienne de Michel Boisrond avec Henri Vidal et Charles Boyer, qui est pour elle une comédie « fine et spirituelle, pleine d'humour et d'amour » . « Il fait partie des films dont je suis fière, il n'y en a pas eu beaucoup. Cette réussite me stimula et j'eus envie de continuer à me donner du mal pour mon métier ». Le film a en effet un grand succès.

 

La jeune actrice se rend ensuite en Espagne pour jouer dans Les Bijoutiers du clair de lune; le tournage, commencé au « paradis », se termine en « enfer » à la suite d’un orage terrible. « Notre campement prenait des allures d’Arche de Noé »Déprimée, elle souhaite rentrer en France, « J'étais crevée, moralement et physiquement. Je suppliais Vadim de me renvoyer à Paris, je ne voulais pas rester ici, film ou pas film, j'allais tomber malade, je n'en pouvais plus, j'étais à bout de tout, je voulais partir, partir à tout prix ». Les dégâts sont tels que la production décide de tout rapatrier, et c’est à Nice, au studio de la Victorine, dans un décor reconstitué, que la jeune femme termine le film

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Un soir, sa mère lui téléphone de Saint-Tropez ; elle a trouvé pour elle une maison « les pieds dans l'eau ». Bardot s'y rend, tombe sous le charme de La Madrague, et l'achète immédiatement. En 1965, l’obtention d’une dérogation exceptionnelle l'autorise à construire des murs se prolongeant sur la plage dans la continuité des clôtures de sa propriété, afin de protéger son intimité des importuns, notamment des paparazzi.

 

 

 

ET DIEU CREA LA FEMME
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PHOTOS de LA MADRAGUE
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PHOTOS de LA MADRAGUE

 
Jean Gabin, son partenaire de En cas de malheur.

 

De retour à Paris, elle commence à tourner dans En cas de malheur avec Edwige Feuillère et Jean Gabin, mais terrorisée à l'idée de jouer un rôle aussi sérieux avec des acteurs si reconnus, elle panique; le réalisateur Claude Autant-Lara, réputé pour être difficile, s'énerve dès le premier jour car la jeune femme n'arrive pas à dire son texte correctement à chaque prise. Gabin, sentant son angoisse, sa timidité et son affolement, la voyant au bord de la crise de nerfs, fait « exprès » de se tromper à la prise suivante L'atmosphère s’étant détendue, « j'ai enfin pu dire mon texte sans me tromper ». Le film, sélectionné au festival de Venise, est accueilli avec une certaine réserve mais demeure, pour la comédienne, l'un de ses préférés avec La Vérité, Viva María !, Et Dieu... créa la femme et L'Ours et la Poupée. Elle reçoit néanmoins cette année-là, puis jusqu'en 1961, le premier prix de popularité décerné par Ciné Revue.

 
Brigitte Bardot (1959).

 

En 1959, elle accepte de jouer dans Babette s'en va-t-en guerre. À la réception du scénario, ne comprenant pas que ce film, qu'elle imagine charmant, drôle et séduisant, puisse être rendu aussi minable et sans intérêt, elle le renvoie ; elle a barré chaque page de crayon rouge, et écrit sur la dernière, où sa signature et son approbation devaient être apposées : « Je ne tournerai « jamais » une merde pareille ». Raoul Lévy fait alors réécrire l'histoire par Gérard Oury qui, entre sa carrière d'acteur et celle de metteur en scène, travaille alors comme scénariste-dialoguiste. Le scénario est soumis une nouvelle fois à Bardot qui l'accepte avec enthousiasme. Ses partenaires sont Francis Blanche et Jacques Charrier avec qui la jeune femme a une liaison. Apprenant, peu après, qu'elle est enceinte., ne désirant pas d'enfant et effrayée à l'idée d'être mère, elle envisage un avortement, avant d'avouer la vérité à Jacques Charrier qui est « fou de joie » lorsqu'il l'apprend. Ils se marient le 18 juin 1959 et, à cette occasion, Bardot lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines. Le 20 septembre 1959 sort Babette s'en va-t-en guerre. Le film est un succès accueilli avec « sympathie par un public attiré par le couple que nous formions, par les acteurs sensationnels tel Francis Blanche, qui nous entouraient et par le côté farfelu et rigolo d'une guerre ironique ».

 

Son agent lui fit alors savoir que Raoul Lévy et Henri-Georges Clouzot lui proposent de tourner à partir de mai 1960 dans La Vérité. Mais son mari lui refuse la lecture de ce scénario qu’il juge déshonorant pour lui, sa famille et l’enfant à naître, puis jette tout ce qu'elle reçoit et plus particulièrement ce que lui propose Clouzot. Elle signe néanmoins avec ce dernier dans le plus grand secret

EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR
EN CAS DE MALHEUR

EN CAS DE MALHEUR

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
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Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier
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Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Babette s'en va t'en guerre. Mariage avec Jacques Charlier

Le sex-symbol des années 1960

La Vérité (1960)

La naissance de son fils Nicolas a lieu le 11 janvier 1960 dans son appartement du 71 avenue Paul Doumer dans le 16e arrondissement de Paris. Après un accouchement difficile, « à la limite du supportable », elle refuse de voir son enfant qui représente à ses yeux « neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin ». Elle dira même un jour : « J'aurais préféré accoucher d'un chien. » Dans la rue, la circulation est interrompue par la centaine de photographes et de journalistes. Un policier est même de garde devant la porte de son appartement. Exténué par tous ces événements, le jeune couple décide de partir skier, laissant leur fils à la mère et à la grand-mère de Bardot

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Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo, Hugues Aufray, Gérard Blain, Marc Michel, Jean-Pierre Cassel et Sami Frey. C'est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique aux côtés de Charles Vanel, Paul Meurisse, Louis Seigner, Marie-José Nat et Jacqueline Poret.

 

Brigitte Bardot vit à ce moment une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n'arrive pas à s'occuper de son bébé. Un appel du directeur d'Ici Paris, Pierre Lazareff, un ami, lui apprend alors que son secrétaire, Alain Carré a vendu ses mémoires pour 50 millions d'anciens francs à France Dimanche, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique. « Je me retrouvais seule avec un nourrisson, un mari malade, une maison à faire tourner, pas de bonne, un film à réussir. Une situation difficile à équilibrer pour tout être normal, impossible en ce qui me concernait ». Après le renvoi de son secrétaire, un accord passé entre les différents magazines, lui permet de supprimer tout ce qui ne lui convient pas

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Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité. Henri-Georges Clouzot se montre difficile : « Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu ». Le tournage s'avère éprouvant. Dans une scène, alors qu'elle doit pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l'équipe, gifle qu'elle lui retourne. « Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m'écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J'étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge ». Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avoir avalé des barbituriques. Lorsqu'elle se plaignit d'un mal de crâne, Clouzot lui apporta deux aspirines. « Je me sentis bizarre, une torpeur m'envahit, mes yeux pesaient une tonne, j'entendais comme à travers du coton... On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m'avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie ! »

 

Chaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel. Le film étant tourné au mois d'août, elle déprime, imaginant qu'elle pourrait être en vacances, mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa scandaleuse façon de vivre, de sa légèreté et son absence totale de moralité. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d'attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami.

 

« On m'attendait au tournant! Il allait probablement falloir recommencer une dizaine de fois [...] Clouzot vint me voir. Je savais mon texte au rasoir mais si je me trompais, ça n'avait pas d'importance, je devais continuer, inventer, parler avec mes tripes, avec mes mots. [...] Vanel se retourna juste avant le « moteur » et me dit un « merde » plein de tendresse. Il m'aimait bien et voulait que je sois ce qu'il savait que je pouvais être. Il y avait un silence de mort. J'attendis une seconde ou deux. Je les regardais, ceux-là, qui me jugeaient parce que j'osais vivre ! Puis ma voix s'éleva. Cassée, rauque, puissante, je leur dis ce que j'avais à leur dire à tous. Ma force venait de mes entrailles, je vibrais, je jouais ma tête, ma vie, ma liberté. Je pleurais, brisée par les larmes, ma voix hoqueta mais je continuai jusqu'à la fin et tombai assise, la tête entre les mains, en proie à une véritable crise de désespoir. Il y eut un moment de silence puis Clouzot cria « Coupez ! ». Alors, toute la salle du tribunal m'applaudit, les figurants pleuraient, les juges étaient émus, les jurés impressionnés. Ce fut une des plus grandes émotions de ma vie. J'étais vidée, à bout, mais c'était réussi. J'avais gagné. Bien sûr, on ne recommença pas »

— Brigitte Bardot, Initiales B.B., Éditions Grasset, p. 274

 

Le tournage de La Vérité se révèle pour elle, sur le plan personnel comme professionnel une belle réussite et sur le plan sentimental elle dissimule, par respect pour son mari, une liaison entretenue avec Sami Frey. Mais son mari ne tarde pas à la découvrir, de même que les journalistes, qui ne cesseront de la harceler. Madame Bardot, affolée par l'état dépressif de sa fille, l'envoie dans une maison isolée de Menton, en compagnie de Mercedès une amie.

 

Tentative de suicide

Le 28 septembre 1960, le jour de son anniversaire, elle refuse de se rendre à la soirée organisée par Mercedès et préfère rester seule à la maison. Bardot boit du champagne et à chaque gorgée, avale un comprimé d'Imménoctal. Déterminée à mourir, la jeune femme sort et erre dans la campagne. Arrivée près d'une bergerie, « je m'assis par terre, enfonçais de toutes mes forces la lame d'acier dans mes deux poignets, l'un après l'autre. Ça ne faisait absolument pas mal. Le sang coulait à flots de mes veines. Je m'allongeai, regardai les étoiles au milieu des moutons. J'étais sereine, j'allais me dissoudre dans cette terre que j'ai toujours aimée ». Lorsqu'elle est retrouvée par un enfant, l'ambulance qui l'emmène à l'hôpital est contrainte de s'arrêter : des photographes, prévenus, peu soucieux de son état alarmant, barrent la route prennent des photos, puis la laissent repartir vers les urgences.

 

C'est à l'hôpital Saint-François de Nice que, 48 heures plus tard, elle reprend connaissance, pieds et poings liés à la table de réanimation, des tuyaux traversant son corps de part en part. « Chaque seconde où je reprenais conscience était un martyre de douleur. [...] Mon retour sur cette terre fut un cauchemar. Prise pour une folle par les médecins, ceux-ci me confièrent à des psychiatres. J'eus droit à une camisole de force ! » Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux de France Dimanche à Ici Paris qui la tournent en dérision « ayant eu l'effronterie de ne pas en mourir ». À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Une lettre anonyme lui tombe dans les mains : « La prochaine fois, jetez-vous du 7e étage. Ça fera une salope de moins sur terre ». Sa convalescence se passe à Saint-Tropez où sa mère ne la laisse jamais seule. Sami Frey, réformé, lui demande de venir le retrouver près de Paris.

 

Sans nouvelle, Olga, son agent, réussit à la joindre pour lui rappeler l'urgence de faire la synchronisation de La Vérité ainsi que l'existence du contrat de La Bride sur le cou, le film, mis en scène par Jean Aurel, qu'elle doit commencer en janvier suivant.

 

Le 2 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public. Il est récompensé dans de nombreux festivals internationaux — le film fut nominé a l’Oscar du meilleur film étranger 1961 — et Brigitte Bardot y est enfin reconnue comme une « actrice » à part entière. Les critiques les plus acerbes écrivent : « Il faut reconnaître que Brigitte Bardot »… À l'étranger, elle est consacrée « meilleure actrice de l'année ».

 

« Brigitte Bardot telle qu'elle-même enfin. Clouzot la change. D'abord semblable à son personnage d'enfant gâtée évaporée et boudeuse, elle se métamorphose en femme dans son box de criminelle. Alors, véritablement elle est autre : par sa voix, son regard et ce corps brusquement effacé. Quand elle crie son amour et l'amour de celui qu'elle a tué, elle émeut. Et son regard de bête traquée, la nuit, dans la prison, à l'instant où elle saisit son morceau de miroir, ce regard fait mal... Quelle est la part de fascination du réalisateur dans cette métamorphose ? Il est difficile de le dire mais elle est certainement prépondérante. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde.

 

En janvier, commence le tournage de La Bride sur le couMichel Subor est son partenaire. Ce film représente pour Brigitte Bardot une façon de se changer les idées, même si elle le considère comme une « ânerie et désespérant de nullité ». Devant le succès de La Vérité, et les faiblesses du scénario du film d'Aurel, elle annonce aux producteurs que : soit elle arrête de jouer, soit ils changent le réalisateur. Les producteurs, sans plus attendre, le remplacent par Roger Vadim. Le film est un échec dû, selon l'actrice, à sa « médiocrité et [à] sa banalité ».

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Vie privée au Mépris (1961-1963)

 
Vue de Spolète, un des lieux de tournage de Vie privée.

 

Elle accepte alors de jouer dans Vie privée, adapté de sa propre vie, sous la direction de Louis Malle. Le tournage a lieu à Genève, en Suisse. Au cours d’une scène avec Marcello Mastroianni, un pot de géraniums tombe à trois centimètres de sa tête, puis l'équipe est bombardée de tomates, de vieux cageots et de pots pleins d'eau. Bardot est insultée de toutes parts : « La putain, en France. Qu'elle aille chez elle faire ses saloperies. La paix en Suisse. Qu'elle crève. Des ordures pour les ordures. Qu'on rouvre les maisons closes pour la mettre dedans avec une caméra ». Meurtrie, elle ne comprend pas l’agressivité des gens à son égard. La réalisation a ensuite lieu à Paris et à Spolète en Italie sans aucun problème, mis à part les paparazzi qui la guettent nuit et jour la pourchassant jusqu'à La Madrague, pendant les vacances qu’elle prend après le tournage. Certains n'hésitent pas à entrer dans sa propriété. « Combien de fois au bord de la crise de nerfs ai-je appelé la police ? J'en ai trouvé dans ma salle de bains, dans mon salon, sur la balancelle du jardin ou tout simplement installés sur les chaises longues au bord de l'eau ».

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De retour à Paris, elle est peu enthousiaste pour tourner dans le nouveau film de Roger Vadim, Le Repos du guerrier, qui doit commencer début 1962. À la même période lui parvient une lettre de menace de l'OAS exigeant d'elle la somme de 50 000 francs pour soutenir les activistes de l'Algérie française. Bien que « morte de peur », la jeune femme, décide de les affronter, malgré le refus de protection de la police. Après avoir mis en sécurité son fils en Suisse, elle fait publier en réponse une lettre ouverte où elle dit avoir « porté plainte par l'entremise de mes avocats pour tentative de chantage et d'extorsion de fonds. [...] En tout cas, moi, je ne marche pas parce que je n'ai pas envie de vivre dans un pays nazi ».

 

C'est en 1962 que Brigitte Bardot engage son premier combat pour la cause animale, en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, après avoir vu des photos montrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient abattus, elle décide de devenir pescétarienne : « Je ne demande à personne de devenir végétarien, mais peut-être d'essayer de manger moins de viande, morceau d'une chair animale remplie des toxines de la souffrance et de l'angoisse dues à une mort atroce ». Elle entame sa première bataille. « Je pleurais longuement sur la photo d'un petit veau qui, les pattes cassées, gisait sanglant la gorge ouverte sur un X de torture, pire qu'aux pires moments du Moyen Âge ! Puisque personne au monde n'avait le courage ou les moyens de dénoncer ces abominables tueries sanglantes moi je le ferais ! » À sa demande, Pierre Desgraupes accepte de lui accorder — malgré ses réserves, trouvant qu'un sex-symbol correspondait mal à une séquence aussi dure sur les abattoirs — une interview dans son émission Cinq colonnes à la une. L’actrice apparaît en direct dans cette émission le 9 janvier 1962 et montre alors au public qu'un bifteck est le résultat de la mort « abominable d'un animal innocent et martyrisé ». Suspicieux, Desgraupes lui demande néanmoins si tout ça n’est pas fait pour soigner sa publicité.

 

Roger Frey, le ministre de l’intérieur de cette époque, lui accorde une entrevue où elle se rend avec quelques exemples de pistolets d'abattage destinés à assommer le gros bétail, afin que la mort lente et consciente par saignement soit abolie dans la plupart des cas, grâce à la projection d'une flèche dans le cerveau qui paralyserait les centres nerveux.

 

Entre-temps, des membres de l'OAS écrivent une lettre à son père où ils menacent de la vitrioler si les 50 000 francs demandés ne sont pas versés. Ses parents s'efforcent de la faire protéger par la police, qui refuse, se disant débordée de demandes de ce genre. Deux gardes du corps sont alors engagés.

 

En février 1962, Bardot retrouve Roger Vadim pour Le Repos du guerrier avec Robert Hossein. Si le film ne lui plait pas beaucoup, elle garde en revanche un « merveilleux » souvenir de Florence au printemps.

 

Pour souhaiter une bonne année 1963 aux téléspectateurs, la comédienne accepte d’interpréter des chansons de divers auteurs et compositeurs, notamment de Gainsbourg — qu'elle vient de rencontrer et qui lui a écrit L'Appareil à sous — ainsi que de Jean-Max Rivière (parolier) et Gérard Bourgeois (compositeur), tout en dansant sur des airs du folklore d'Amérique latine.

 
Brigitte Bardot dans le film Chère Brigitte, 1965.

 

Jean-Luc Godard souhaite absolument l'engager dans Le Mépris adapté du roman d'Alberto Moravia. Après l’avoir rencontré au début de 1963, la vedette accepte, bien que ce « genre d'intello cradingue et gauchisant me hérisse! ». Elle s'envole alors pour Sperlonga, petit village du sud de l'Italie où débutent les prises de vues. Le tournage l'amuse : c'est « une suite ininterrompue de gags et de farces, » même si elle décrit Godard comme à la limite du « un coup je te vois un coup je t'ignore. Du reste, il ne fallait pas se presser. Quand on est suisse, il n'y a pas le feu au lac ». C'est pendant le tournage qu’a lieu sa séparation d’avec Sami Frey « J'ai eu très mal, car je l'aimais profondément ». Mais une idylle s’était nouée avec un Brésilien, Bob Zagury.

 

Lors de sa sortie, Le Mépris reçoit un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Néanmoins, Jean-Louis Bory écrit :

« Le véritable Et Dieu... créa la femme, c'est Godard qui l'a tourné, et cela s'appelle Le Mépris. [...] Ce que Vadim a imaginé dans son premier film, mais n'a plus été capable de réaliser, ce que Louis Malle a raté dans Vie privée, Godard l'a réussi. Le Mépris est le film de Bardot, parce qu'il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l'incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l'histoire du cinéma, au même titre que Garbo ou Dietrich, c'est dans Le Mépris qu'on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non-consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène. »

 

Selon Bardot, les producteurs s'arrachent les droits du livre d’Exbrayat, Une ravissante idiote, après qu'elle a déclaré l'avoir aimé et trouvé l'histoire « rigolote ». Le film est finalement produit par Belles Rives ; son partenaire y est Anthony Perkins, qu'elle décrit comme le « rêve impossible de toutes les femmes », et le réalisateur Édouard Molinaro.

 

Après ses vacances à Rio de Janeiro, on lui propose une apparition de deux jours dans un film américain qui lui rend hommage avec James Stewart. Le film, Chère Brigitte, narre l'histoire d'un enfant de dix ans fou d'elle et qui, à force de supplier son père, finit par la rencontrer dans sa maison de campagne. Elle accepte à condition que toute l'équipe américaine se déplace en France mais trouve Stewart ennuyeux et a l'impression de jouer face à un « robot qui refait et redit à chaque prise les mêmes gestes et les mêmes mots sans aucune personnalité ».

 

En juin 1964, Joséphine Baker lance un appel pour sauver sa propriété du Périgord dans laquelle elle avait recueilli tous ses enfants. Émue et bouleversée par la détresse de cette femme, Bardot participe immédiatement à son sauvetage en lui envoyant un chèque important.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Viva María ! au festival de Cannes (1964-1967)

Pendant ce temps, Louis Malle veut lui faire donner la réplique à Jeanne Moreau dans une parodie de western à grand spectacle et gros budget, tourné au Mexique : Viva María !. Son agent lui explique que c'est la chance de sa vie, un moyen de prouver au monde qu'elle est mieux que jolie et très différente de l'image stéréotypée qui circule dans les salles de rédaction. La décision s'avère difficile à prendre, mais il lui faut relever le défi : accepter d'avoir Jeanne Moreau comme partenaire et réussir à l'égaler dans l'estime du public. Elle se retire quelque temps, préférant partir skier ou faire de la plongée sous-marine.

 

Le 28 septembre 1964, Brigitte Bardot fête son 30e anniversaire. Paris Match lui envoie un de ses plus illustres reporters et son meilleur photographe. La presse mondiale s'empare de l'événement : « B.B. a 30 ans ! »

 

Elle, pour qui rien n'a changé, continue les essayages pour Viva María !. Sa rencontre avec Jeanne Moreau, à ses yeux « simple mais sophistiquée, chaleureuse mais dure, séduisante mais redoutable, enfin je la trouvais telle que je l'imaginais, avec son extraordinaire pouvoir de séduction qui dissimulait mal son caractère d'acier trempé. [...] Je comprenais que les hommes en soient fous ».

 

Avant d'aller au Mexique elle part à Noël pour Buzios, un village du Brésil, en compagnie de son petit ami de l'époque, le musicien brésilien Bob Zagury. Dès lors, Buzios connaît le même engouement que Saint-Tropez. On peut entendre à chaque coin de rue la fameuse chanson de Dario Moreno « Brigitte Bardot, Bardot, Brigitte Bejo Bejo... ». En remerciement, les Brésiliens lui érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.

 

Le tournage de Viva María ! débute fin janvier 1965 à Mexico, où, selon Bardot, les plus grands photographes des plus célèbres journaux du monde défilent sur le plateau. Tous désirent des séances exclusives, des portraits, des reportages intimistes dans leurs maisons. Ce qui déplaît à la comédienne : « J'en avais déjà ras-le-bol de travailler toute la journée, maquillée du matin au soir, chapeautée, coiffée, encorsetée, bottée, crevée et harassée, qu'au moins, le dimanche, je puisse me détendre, me baigner, dormir traînasser ou visiter le pays ». Un jour, son agent, qu'elle surnomme affectueusement « Mamma Olga », arrive sur le plateau, furieuse, et brandit une pile de journaux où Jeanne Moreau figure en couverture. À l'intérieur, on ne voit et ne parle que d'elle, en anglais, en français, en allemand, en italien et même en japonais. Sous la pression de son agent, Bardot accepte de lui faire concurrence. « À partir de ce jour, je mis un point d'honneur à gagner le pari que j'avais fait contre moi-même en acceptant de tourner ce film. Si Jeanne avait gagné la première manche, j'emporterais la « belle » au finish, comme au poker. [...] J'en ai fait des photos, le soir, le matin à 5 heures à peine réveillée, le dimanche ! J'ai ouvert mes portes, je me suis livrée, insolente, perverse, souriante ou boudeuse. Sous tous les angles, sur toutes les coutures et de toutes les couleurs ». Elle avoue être capricieuse durant le tournage mais accepte de grimper sur un train en marche, sautant de toit de wagon en toit de wagon ou de se baigner dans l'embouchure d'un fleuve infesté de requins où un machiniste a perdu une jambe. Le film sort officiellement à New York et à Los Angeles en 1965 et Brigitte Bardot, d’abord hésitante, accepte de le représenter. Son voyage dans ces deux villes n'est qu'une succession ininterrompue d'interviews, de photos, de champagne et de toasts. Une journaliste lui pose la question « Que mettez-vous pour dormir? » et elle répond « les bras de mon amant », là où Marilyn avait répondu « du N° 5 de Chanel ».

 
Brigitte Bardot, 1968.Le film est un immense succès et la critique est unanime quant à la performance de Bardot. Paris Jour écrit : « Jeanne Moreau est écrasée par Brigitte Bardot ».

 

». L'Avant scène remarque : « Si Jeanne Moreau est remarquable, Brigitte Bardot est tout simplement éblouissante dans son rôle de pétroleuse et il faut bien dire qu'elle vole la vedette à sa collègue ».

 

L'année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse en troisième noces le 14 juillet 1966. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, lui envoie une pluie de pétales de roses sur La Madrague depuis son hélicoptère.

 

Louis Malle fait de nouveau appel à elle pour le sketch William Wilson tiré des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe. Son partenaire est Alain Delon et le tournage a lieu à Rome au début de l'été 1967. Sa performance (en perruque brune, fouettée par Delon) est saluée par la critique.

 

*La star française refuse le film américain Shalako, un western dont l'action se déroule dans les années 1880, mis en scène par Edward Dmytryk avec une grande distribution, dont le tournage prévu début 1968, dans le Sud de l'Espagne, avec Sean Connery comme partenaire doit être impérativement tourné en langue anglaise. Elle refuse également de jouer une James Bond Girl dans Au service secret de Sa Majesté et déclare : « Je trouve les films James Bond excellents, mais sans moi ! ». Son agent et son mari la poussent à accepter L'Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen, pour lequel on lui propose un million de dollars. Nouveau refus, le rôle sera interprété par Faye Dunaway.

 

Entre-temps, elle prépare ce qui sera le Bardot Show pour passer de l'année 1967 à 1968. Plusieurs compositeurs célèbres de l'époque doivent lui écrire des chansons sur mesure qu'elle chantera ou dansera.

 

Bien qu'ils ne se voient déjà plus, Gunter Sachs lui demande de présenter Batouk le film qu'il produit, à la soirée de clôture du Festival de Cannes 1967, ou, qu'à défaut, ils cessent définitivement de se voir. Elle accepte. À Cannes, la foule est hystérique. « J'essayai ce fameux soir de gala à Cannes de me frayer un chemin au milieu d'une foule hystérique qu'hélas je connais trop bien, ballottée, écrasée, malmenée, étouffée, mais souriante, oui souriante ». C'est sa dernière apparition officielle dans le monde du cinéma.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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De Serge Gainsbourg à Shalako (1968-1969)

Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery, dont elle ne lira jamais le script, et elle enregistre peu après les chansons Le Soleil, Harley-Davidson, puis le cadeau d'amour de Serge Gainsbourg : Je t'aime... moi non plus ainsi que Comic strip et Everybody Loves My Baby (en). Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne-chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l'homme à la « tête de chou ». « La beauté c'est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l'intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c'est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps », dit-elle plus tard. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs, elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t'aime… moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde.

 

 

Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako : dans la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, l'héroïne prononce Almería, lieu de leur rupture définitive : Brigitte Bardot part y tourner le film Shalako avec Sean Connery ; Serge Gainsbourg ne la revoit plus jamais après ce départ. C'est, selon Brigitte Bardot elle-même, l'un des plus mauvais films de sa carrière. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau, ce qui n'est pas pour plaire au metteur en scène (Edward Dmytryk, figure de Hollywood) qu'elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et elle avoue ne pas ni en comprendre l'histoire, qui n'a selon elle aucun intérêt, ni l’ovation qu’il reçoit lors de sa première. Au box-office mondial, le film est cependant un échec et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu'elle tient dans Shalako. Si ce fut l'envie de changer d'emploi et d'incarner les héroïnes de western, elle s'est complètement trompée de scénario. »

 

Elle répond favorablement aux deux projets qu'on lui présente : Les Femmes et L'Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu'elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent! ») est un film à petit budget qui doit se tourner en décors naturels. Elle le juge « sans intérêt ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial.

 

Entre-temps, François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin, mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n'est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c'est bien fait. On me l'a piqué d'une manière tellement ignoble. J'étais folle de rage. ».

De L'Ours et la Poupée aux Pétroleuses (1970-1971)

Quant à L'Ours et la Poupée, la préparation en est extrêmement professionnelle. Un film « magnifique » selon Bardot. « J'ai de très bons souvenirs de ce film. Je m'entendais à merveille avec tout le monde, ce qui est un exploit ! » La sortie des deux films se fait à quelques mois près, le second permettant de faire oublier le premier. Elle déclare : « L'Ours et la Poupée est un peu le Et Dieu... créa la femme des années 70. J'ai été recréée par Michel Deville. ».

Son agent, s'inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions, lui conseille d'accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C'est vrai que l'idée était bonne, c'est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout ! » Bardot trouve l'histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant », d'autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l'ignorance.

 

Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d'en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star du milieu des années 1920, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l'étranger. Elle y chante Plaisir d'amour en duo avec Guy Marchand et donne sa dernière grande comédie après L'Ours et la Poupée.

 

Sachant à peine de quoi il s'agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jaque tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l'avoir comme partenaire. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l'équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu'elle doivent se livrer, pour la possession d'un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s'envoyer des coups de poing d'homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d'esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l'une de l'autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles ».

Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d'une cérémonie à la Comédie-Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris.

 

Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses, la laisse indifférente. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne, trônant dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan.

 

Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu… créa la femme en lui proposant d'interpréter le rôle de Don Juan en femme. Elle signe pour ce film qui fait d'elle, à la fin de sa carrière, « l'actrice la moins appréciée, la plus exposée à l'ingratitude d'un public qui m'avait vénérée pendant vingt ans ! ». Ce film est un calvaire pour elle. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin.

 

Un dernier film : Colinot-Trousse Chemise (1973)

Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l'auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot. Sa participation, très courte, ne doit durer qu'une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.

 

En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu'elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2 Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C'était un terrible risque à prendre, j'en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu'avais-je à perdre ? J'avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n'étais pas. Il était temps de le faire savoir ! » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu'ils imaginaient. « On m'avait fouillée jusqu'aux tripes, jusqu'aux moindres recoins de mon intimité, je m'en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d'autres moments parler mon cœur et ma tête! » Dix millions de téléspectateurs suivent l'émission et beaucoup la redemandent. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.

 

Sur le tournage de Colinot, elle ne s'estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile ». C'est à ce moment qu'elle décide d'arrêter définitivement ce métier. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France-Soir qui se trouve là par hasard : « J'arrête le cinéma, c'est fini, ce film est le dernier - j'en ai marre ! » C'est un raz-de-marée médiatique. Tous les journaux du monde reprennent l'information. « Je me sentis allégée d'un poids terrible ».

 

Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit son agent depuis, comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s'élevant à un million de dollars américains. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C'est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario », mais elle annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975.

 

La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu'à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer

 

Les FILMS et les COUVERTURES de B.B
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L'engagement dans la défense animale

La chasse aux phoques (1973-1978)

 

Pendant trois ans, par ses propres moyens, Brigitte Bardot essaie de faire de son mieux pour les animaux. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés.

 

En 1976, elle rejoint Brian Davis de l'IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques après avoir vu un documentaire à ce sujet. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s'en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l'huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelque 15 000 familles de pêcheurs (en hausse).

 

Mais ce sont les méthodes employées qui consternent l'actrice. En effet, les phoques âgés de 15 jours à peine sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients. Bardot mène alors une manifestation devant l'ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d'avis les responsables de la chasse.

 

Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing interdit l'importation de peaux de phoques en France. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d'y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins » et déclare lors de sa conférence de presse :

« Si je suis venue ici, ce n'est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. [...] Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu'il arrive, le phoque est en voie de disparition. […] Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. »

— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977

 

 

Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday.

 

Le 28 mars 1983, après l'avoir reçue au Conseil de l'Europe, l'Union européenne interdit l'importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu). Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981.

Une dernière chanson (1980-1988)

Pour prolonger l'action qu'elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d'enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.

 

En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d'abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d'Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :

« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. [...] Les Français n'ont qu'à plus manger de viande de cheval et puis c'est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu'à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d'un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins, et qu'ils commencent par arrêter de manger du cheval. C'est dégoûtant. »

Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l'enfer. »

 

En 1984, Brigitte Bardot apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu'il s'agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez. Là, son amie, l'actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison. L'année suivante, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d'honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent. » L'ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration.

 

En 1986, dix-neuf ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de sortir leur version restée inédite de Je t'aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.

 

Alors qu'elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n'est jamais à refaire... Mais tout reste à faire ».

 

Combats menés à travers la fondation Brigitte-Bardot

Création de la fondation (1986-1992)

 

En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d'utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs, « l'immense diamant qu'il m'avait donné, qui a été une grande part de l'argent que j'ai récupéré. C'est lui qui l'a racheté. Il me l'a pas redonné parce qu'il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l'a racheté et m'envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation11 ». Cette dernière, dont l'action prend de plus en plus d'ampleur, s'installe d'abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.


Elle accompagne la création de sa fondation d'une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l'ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d'abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l'abus de la chasse. Pour toutes ces causes, elle mobilise l'opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l'appui de nombreuses personnalités, de chefs d'États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul . « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J'ai vu tous les ministres de l'agriculture. Tous les ministres de l'écologie depuis qu'ils ont été nommés. Tous les ministres de l'intérieur. J'ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m'aide »

.

Afin d'en augmenter le capital et d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation et celle-ci est finalement déclarée d'utilité publique par le Conseil d’État en 1992. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l'Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d'Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.

 

Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intacte son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

 

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n'assistera toutefois jamais à la cérémonie.

 

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s'installer à Paris

 
Brigitte Bardot et Christophe Marie (manifestation à Bruxelles en février 1995).

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu'il a fallu deux renards pour un des manteaux qu'il a créé. Le créateur lui répond : « Il n'en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d'un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d'âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu'elle en a déjà porté. « J'ai porté de la fourrure à une époque où je n'avais pas conscience de ce qu'elle représentait. La fourrure est aujourd'hui le symbole de la vulgarité. »

 

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l'année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L'Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s'insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre "Ma réponsde à Brigitte Bardot" pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l'humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d'être aimés) et elle-même (digne d'être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot , à propos de son fils Nicolax:

« C'est très triste, parce que j'en ai qu'un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c'est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant... Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n'ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

 

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l'interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

 

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

 

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

 

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 
Brigitte Bardot lors d'un passage à Nice en 2002

 

En 2002, à l'occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J'ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m'ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c'est grotesque. La culture, c'est composer de la musique, comme le faisait Mozart, ou construire des bâtiments ».

 

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l'importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n'auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d'un commerce scandaleux, d'une cruauté inimaginable, inhumaine. »

 

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l'Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

 

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d'écrire un livre qui doit sortir après l'émission, Un cri dans le silence. L'animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l'émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l'affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d'une société décadente. Je déteste l'humanité, mais j'aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m'en fous de la couleur, ce qui compte est à l'intérieur ». Le public la soutient contre l'animateur « à 300 %. Fogiel avait été d'une hypocrisie et d'une malhonnêteté redoutables ».

 

En décembre 2005, elle lance à Genève avec l'écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

 

Cette même année 2005, à l'occasion d'une campagne contre le port de fourrure, elle s'insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j'ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l'ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

 

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu'elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

Vingt ans d'existence et un dernier combat (depuis 2006)

Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d'existence de sa fondation au théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d'existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de vingt pays. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l'abattage.

 

Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l'obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l'admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu'il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité.

 

Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c'est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus. « Vous n'avez pas besoin de vendre les peaux, l'huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. [...] Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre. »

 

La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. « C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur a coupé la tête. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n'a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.

 
Le président Jacques Chirac lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques.

Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m'être rendue sur la banquise, j'ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n'auront pas été tout à fait inutiles... Merci ! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney et Pamela Anderson.

 

La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l'accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l'image qu'elle laisse au Canada. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l'éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée [...] certifiée sans cruauté ». Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :

« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. [...]
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission... Avec mes sentiments écœurés. »

 

La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l'ancienne star accepte rarement les entretiens.

 

Reçue, en 2007, à l'Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, pour qui elle a voté, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l'importation des produits issus de la chasse aux phoques. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues.

 

À l'occasion de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l'accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d'une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d'être « une honte aux femmes » ainsi qu'une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu'aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n'est aussi dangereux que vous l'êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera » C'est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde ». Obama  un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux. C'est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques.

 
Alain Delon en 2007.

Pro-veganisme de longue date (bien qu'elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson), elle écrit à l'ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu'« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilogrammes de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m2 de pâturages à la production d’un seul kilogramme de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous ».

 

En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. [...] Face au massacre qui s'opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m'associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l'abattage d'environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles ». Très touchée, elle déclare à l'AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d'Alain Delon me va droit au cœur ».

 

Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu'il avait pris avec elle à propos de l'étourdissement préalable à l'abattage rituel lors de l'Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie ».

 

Son engagement le plus récent est en faveur de la grâce à accorder aux deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d'Or à Lyon. Dans une lettre ouverte à François Hollande, elle menace de demander la nationalité russe si cette grâce n'est pas accordée.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autour de Brigitte Bardot

Vie privée

Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.

  1. du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim ;
  2. du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier ;
  3. du 14 juillet 1966 au 1er octobre 1969 avec Gunter Sachs ;
  4. depuis le 16 août 1992 avec Bernard d'Ormale.

 

Âgée de dix-huit ans, elle épouse Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu... créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d'un frère et d'une sœur. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d'amours entre elle et Trintignant. Marié à Stéphane Audran, Trintignant quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même. Elle dit plus tard : « J'ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie ». Il la quitte en 1957 lorsqu'elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu'elle lui a été infidèle. « Jean-Lou est parti parce que je ne l'en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j'en étais ».

Ensuite BB a une brève liaison avec Gilbert Bécaud

 
Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

 

Le 15 mai 1958, Brigitte Bardot achète La Madrague, une maison située sur la route des Canebiers, à Saint-Tropez, pour la somme de vingt-cinq millions de francs français

 

L'idylle entre ...  Sacha DISTEL et B.B

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... l'actrice et le chanteur de jazz

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

sacha_et_bb_guitareEn 1958, après sa rupture d'avec Jean-Louis Trintignant, Brigitte Bardot, âgée de 23 ans, s'installe seule dans son appartement de l'avenue Paul Doumer à Paris. Un soir, elle rencontre un jeune guitariste de jazz qui s'appelle Sacha Distel, âgé de 25 ans. Il lui donne des cours de guitare et très vite, la presse annonce les fiançailles de ce couple séduisant dont on murmure déjà qu'ils pourraient chanter en duo à l'Olympia. Le mariage est même annoncé, puis reculé. Car une embûche de taille s'immiscie au sein du couple: Sacha voudrait que Brigitte renonce à sa carrière par amour pour lui ! Se montrant publiquement (Sacha accompagne parfois Brigitte dans ses séances d'enregistrement de chansons), sortant dans les endroits à la mode (concert à L'Olympia, gala de la SACEM, Festival de Venise, ballades dans les rues de Saint Tropez), et traqué par les photographes, le couple connaît une grande médiatisation et propulse Sacha Distel à la une de tous les journaux.
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Alors inconnu du grand public mais ayant déjà une certaine notoriété auprès de l'élite parisienne, le guitariste de jazz des clubs de Saint-Germain-des-Prés et qui joue en trio des morceaux de jazz au Casino d'Alger, n'a pas encore réalisé son rêve: celui de chanter, à l'instar de son modèle Frank Sinatra. Il se lance dans la variété et sort un 45 Tours, qui sera son premier succès commercial: Les Scoubidous. Ce titre devient aussitôt l'hymne de la jeunesse en France et donne même son nom à un porte-bonheur en plastique tressé que fabriquent les écoliers d'alors.
 

A la fin de l'année 1958, Sacha s'envole pour New York où il chante Brigitte, et il est même invité à la célèbre émission Ed Sullivan Show. Le petit prodige jazzman se retrouve propulsé chanteur de charme.

bb_et_sacha_tumblr_kwr6wfvN3M1qzdiqvo1_500Pendant ce temps, Brigitte est à Londres et dans les studios de Joinville pour y tourner le film Babette s'en va-t-en guerre. Elle appellera Sacha pour lui faire part de sa décision: il est hors de question qu'elle renonce au cinéma. D'autant plus que sur le tournage de Babette, elle tombe sous le charme de son séduisant partenaire, Jacques Charrier. A Paris, Brigitte retrouve Jacques chez elle, dans son appartement de l'avenue Paul Doumer. C'est alors qu'un jour, Sacha arrive à l'improviste et Brigitte se retrouve bien embarrassée: "J'entendis l'ascenseur. Je ne fis qu'un bond jusqu'à la porte de ma chambre pour la fermer à clef, au moment même ou j'entendais s'ouvrir celle de l'entrée. Puis la voix de Sacha qui criait "Hou! Hou! c'est moi, je te fais une surprise"! Je restai glacée d'effroi, ne sachant plus ni que faire, ni que dire." Brigitte, enfermée dans sa chambre avec Jacques, jette la clef par la fenêtre et la rupture se fait derrière la porte. Leur liaison aura duré huit mois.

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Cependant, Sacha n'a jamais tenu rancune à Brigitte et ils restèrent amis, étant amené à se revoir à plusieurs reprises pour plusieurs projets musicaux: en 1967, pour le BB Show, Sacha et Brigitte enregistrent le titre "La Bise aux Hippies" avec Serge Gainsbourg; en 1969, pour le Sacha Show, ils interprètent en duo "La Fille de Paille" et enfin en 1973, ils enregistrent "Tu es le soleil de ma vie".

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Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l'homme de ma vie ». Il met un terme à leur relation alors qu'elle tourne Le Mépris, du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.

 

En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs. « J'avais déjà connu bien des hommes, j'avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m'envolais, portée par Gunter dans un monde féerique, que je n'avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus ». Elle l'épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d'un an bien qu'ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d'eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu'elle se marie tous les sept ans. Pendant leur voyage de noces à Tahiti, elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis. « À ce moment, j'ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n'étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d'une mise en scène théâtrale d'où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l'équivalent de trois mois pleins ». Alors qu'il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l'accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. [...] Ce n'était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d'avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n'acceptez pas, je divorce ! - Eh bien, divorcez, monsieur ». » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.

 

En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou — un amour comme on en rêve — un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires ». Elle devient sa muse. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t'aime... moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip.

 

En mai 1968, alors qu'ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries. Elle reste néanmoins suspicieuse. C'est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d'espionner Brigitte, qui lui remet une lettre de rupture. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu'il ne peut plus accepter plus longtemps d'être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J'avais déjà trompé Gunter, certes, il me l'avait rendu au centuple, mais cette fois ce n'était pas le cas et pourtant je sentais qu'il me serait impossible de me justifier. »

 

 

Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans. En 1992, lors d'un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d'Ormale. « Un coup de foudre mutuel » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie ».

 

Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n'a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l'ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes... Il n'a pas fait long feu car je n'étais pas une James Bond Girl ! Je n'ai jamais succombé à son charme ».

Dans sa vie, elle dit n'avoir connu que 17 hommes.

Elle est arrière-grand-mère depuis début 2014.

 

 

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Günther SACHS
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Günther SACHS

Fritz Gunter Sachs, né le 14 novembre 1932 à Mainberg (de) près de Schweinfurt et mort le 7 mai 2011 à Gstaad (Suisse), est un héritier, homme d'affaires multimillionnaire, photographe et sportif de haut niveau, et de nationalités allemande et suisse, qui a atteint la célébrité mondiale par son mariage avec Brigitte Bardot en 1966.

Dans les années 1960-1970, il était considéré comme un "playboy".

Vie privée

Ses deux grands-pères sont des inventeurs et des industriels allemands dans le secteur automobile : son grand-père paternel est Ernst Sachs, l'un des deux fondateurs de Fichtel & Sachs, d'où lui vient sa fortune ; son grand-père maternel est Wilhelm Von Opel, fils d'Adam Opel, fondateur d'Opel. Il passe la plus grande partie de son enfance en Suisse à Lausanne, où il poursuit ses études.

Son père, Willy Sachs, proche des dignitaires nazis, dont Göring et Himmler, sera arrêté par l'armée américaine à la fin de la guerre. Mais il sera relâché car il était considéré comme un suiveur mais aussi grâce à son poids économique dans l'économie allemande. Gunter Sachs publia plusieurs livres sur le passé de son père.

Gunter Sachs s'unit pour la première fois en 1956 avec Anne-Marie Faure, qui meurt en 1958 des suites d'une erreur d’anesthésie.

Il fut en 1962 aussi amoureux de Soraya Esfandiary, seconde épouse du shah d'Iran.

Le 14 juillet 1966, il épouse Brigitte Bardot à Las Vegas. Pour la séduire, il lui envoie plus de 10 000 roses par hélicoptère. Le 28 mai 1967, il inaugure avec elle, lors d'une nuit de noces fastueuse, l'hôtel Byblos à Saint-Tropez, avec pour invités Françoise Sagan, Jacques Chazot, Juliette Greco, Bernard Buffet et son épouse Annabel, Michel Piccoli, Gilbert Trigano, Eddie Barclay, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, et d'autres personnalités en vue de l'époque. Bardot et Sachs divorceront le 1er octobre 1969.

La même année, Sachs épouse Mirja Larsson (* 1943), un mannequin suédois.

Se sachant atteint de la maladie d'Alzheimer, il se suicide à l'âge de 78 ans, par arme à feu. Il laisse une lettre à ses proches pour expliquer son geste.

Carrière

Jeune homme, Sachs était très sportif, pratiquant notamment le bobsleigh. Il gagna ensuite une reconnaissance internationale grâce à un film documentaire et des reportages photographiques. Sachs était un collectionneur d'art moderne. Dans sa collection, il y a des artistes comme Yves Tanguy et ceux du Nouveau réalisme, mais aussi Yves Klein et René Magritte. Une autre partie concernait le Pop art avec Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et Andy Warhol.

Passionné de photographie, de mathématique, d'économie et d'astrologie, Sachs publia un livre sur ce dernier sujet, Die Akte Astrologie (en français : Le Dossier astrologie), qui entendait donner une base scientifique à celle-ci, en établissant une corrélation statistique entre les signes du zodiaque et divers aspects de la vie humaine10.

Pendant plus de trente ans, Sachs fut président de différents clubs très fermés, dont le Dracula Club de Saint-Moritz.

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
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Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)
Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Autres brèves liaisons: 1958 Gustavo Rojo (tournage des Bijoutiers du Clair de Lune), 1963 Bob Zagury, 1965 David Gilmour guitariste de Pink Floyd, 1971 Patrick Gille,1972 Laurent Verger, 1974 Nino Ferrer, 1971 Christian Kalt (2 photos), et Gilbert Bécaud (2 photos)

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
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Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997
Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

Son Mari actuel Bernard D'Ormale. lls se rencontent en 1997

 

Nudité dans sa carrière

En 1956, Et Dieu... créa la femme fait d'elle une star. Mais, le scandale n'éclate que deux ans plus tard à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958. Le Vatican tient salon en proposant aux visiteurs un pavillon composée de deux salles. La première est réservée aux miracles du Bien. La seconde, dédiée aux méfaits du Mal. Dans cette dernière se trouve une photo de Brigitte Bardot lorsqu'elle danse le mambo de Et Dieu... créa la femme.

Son père, « fou de rage », va voir plusieurs archevêques et évêques de Paris, de France et de Navarre, tant et si bien que son effigie est retirée dix jours après. Pour longtemps, son image et sa vie sont toutefois associées au « scandale, à l'immoralité, au péché de la chair, au diable cornu, au symbole de la plus grande dépravation ».

 

Sa position allongée nue sur le ventre de Et Dieu… créa la femme est reprise par Vadim dans Le Repos du guerrier en 1962, Jean Aurel dans Les Femmes ou Godard dans Le Mépris, rajoutant de piquants dialogues entre elle et Michel Piccoli :

« — Tu vois mon derrière dans la glace ?
— Oui
— Tu les trouves jolies mes fesses ?
— Oui... très.
— Et mes seins. Tu les aimes ?
— Oui, énormément.
— Qu'est-ce que tu préfères, mes seins, ou la pointe de mes seins ?
— Je sais pas, c'est pareil. »

 

En 1973, Vadim souhaite de nouveau créer le scandale avec un nouveau Et Dieu… créa la femme qu'il intitule Don Juan 73. Pour cela, Bardot, pour qui le film est un « calvaire », tourne une scène d'amour avec Jane Birkin.

Pour elle, la nudité qu'elle a montrée correspond à de la « petite bière en comparaison de ce que l'on voit aujourd'hui ».

Popularité

 
Statue de Brigitte Bardot érigée à Búzios au Brésil

 

Brigitte Bardot reste la star française la plus adulée, l'une des plus connues dans le monde et qui, dans les années 1960, rapporte autant de devises à la France que la régie Renault. Son mari révèle dans l'émission 50 minutes inside qu'elle reçoit entre 60 et 80 lettres d'admirateurs par jour.

 

Brigitte Bardot a également été une icône de la mode avant la lettre. Tout ce qu'elle faisait ou portait était immédiatement imité par des dizaines de millions de femmes. C'est avec Arlette Nastat, la créatrice de Real rencontrée dès 1956, qu'elle trouvera pleinement son style vestimentaire (robe vichy, pantalon corsaire…) etc. Le fameux voyage à New-York montre pleinement la richesse de cette collaboration. Ensemble, elles créeront la ligne de vêtements « La Madrague » dans les années 1970, signant ainsi plus de 20 ans de complicité.

 

Brigitte Bardot fait également connaître au grand public Saint-Tropez, sur la côte d'Azur, et Buzios, au Brésil. Une statue lui a même été érigée dans ce village, en guise de remerciement.

 

Bardot a été idolâtrée par John Lennon et Paul McCartney. Les Beatles avaient prévu de faire un film avec elle, mais l'idée a cependant été abandonnée.

 

La star européenne est une référence incontournable pour les Anglo-Saxons. L'actrice britannique Joan Collins, qui tournait alors La Terre des Pharaons à Rome, a raconté comment toutes les femmes — y compris elle-même — copiaient son style vichy avant même Et Dieu... créa la femme, et le scénariste Noël Howard (sur le même tournage) montra à Howard Hawks, qui cherchait des actrices à prendre sous contrat, des essais de la jeune femme ainsi que de sa copine Ursula Andress, mais aucune des deux n'appartenaient au type du réalisateur (découvreur de Lauren Bacall…). À la même époque, Kirk Douglas est ébloui par la starlette en bikini et envisage de l'emmener à Hollywood mais sa femme s'y oppose

 

Après que la tornade de Et Dieu… créa la femme a passé, Bardot devient la star la plus copiée au monde. Par exemple, Faye Dunaway reconnaît que les producteurs l'ont teinte à ses débuts en « blonde incendiaire façon Bardot ». Plus étonnant : Robert Evans, grand ami d'Alain Delon, avec la complicité de ce dernier et à l'insu de Bardot, doit le début en fanfare de sa carrière de producteur (Love Story, Rosemary's Baby, Chinatown) à l'annonce du projet bidon d'une biographie de Maurice Chevalier avec Bardot en Mistinguett lors d'une conférence de presse qui fait sensation.

 

Pour la scène du mambo dans Et Dieu…créa la femme de Roger Vadim, qui lui avait un jour dit « Tu seras un jour le rêve impossible des hommes mariés », elle est nommée 4e star la plus sexy en 2007 par le magazine Empire.

 

Début février 2008, elle est désignée, après un sondage effectué auprès de plus de 8 000 personnes dans le monde, comme étant, internationalement, la deuxième plus belle femme, toutes générations confondues, juste derrière l'actrice Catherine Zeta-Jones.

 

Retirée à Saint-Tropez depuis 2006, elle accepte rarement les entretiens. Elle reçoit néanmoins Michel Drucker et Mireille Dumas pour leurs émissions respectives Spécial Vivement Dimanche et Vie privée, vie publique à La Madrague.ainsi que Laurent Delahousse en 2014 La journaliste de France 3 raconte :

« Nous l’avons filmée dans son cadre, là où elle vit... On découvre un endroit très simple, sans luxe, sans l’ostentation qui accompagne souvent l’argent. C’est une maison chaleureuse et qui lui ressemble. C’est d’ailleurs incroyable de la voir, elle, à la Madrague, alors qu’en face de sa maison mouillent des bateaux de milliardaires où le champagne coule à flots quelle que soit l’heure. Elle exprime d’ailleurs son sentiment sur cette débauche d’argent. »

 

Elle continue d'être admirée par les actrices d'aujourd'hui. En 1998, dans un des numéros de Studio dont elle fait la couverture (sous le titre « Le Mythe B.B. : Brigitte Bardot répond », Sharon Stone entre autres lui rend un vibrant hommage. Katherine Heigl a déclaré vouloir l'interpréter sur grand écran. Pamela Anderson dit d'elle : « Brigitte Bardot a toujours été pour moi un modèle. J'aime la femme qu'elle est et j'admire la militante sans compromis qu'elle est devenue, parce que son combat sans relâche relève, selon moi, de l'abnégation ». Mélanie Thierry croit qu'elle a su « traverser le temps et les genres. La plupart de ses films sont devenus cultes et peuvent aussi bien plaire aux gamines qu’aux femmes, aux intellos qu’aux amateurs de comédies grand public. » Heather Graham fait de même pour la couverture du magazine Esquire en avril 2010, où elle reprend l'une des poses connues de Bardot d'après une séance de Sam Lévin de 1959 en serviette éponge rose. Lors de plusieurs séances photos, Vanessa Paradis a également repris certaines poses de l'actrice. De même que Kylie Minogue pour la pochette de son album Body language.

 
Peinture de Brigitte Bardot à Lisbonne, Portugal.

 

Malgré les années passées, Brigitte Bardot demeure un symbole de scandale et c'est elle encore qui fait la couverture de la première étude des archives de la censure cinématographique en France, couvrant la période 1945-1975, publiée en 2009.

 

Son combat pour la protection animale est également très apprécié et ce, malgré plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Michel Serrault déclara : « Aujourd’hui, Brigitte Bardot consacre sa vie aux animaux. Elle est excessive ? Certainement. Son combat est sincère, passionné, un peu outrancier parfois, mais elle doit faire face à toutes sortes de gens (viandards, transporteurs d’animaux véreux, vivisecteurs...) qui ne sont pas l’expression la plus raffinée du genre humain. Pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect ». Paul Bocuse se dit « très sensible à la cause que cette star internationale continue de défendre » et Isabelle Adjani décrit les images d'elle sur la banquise comme « des instants d'éternité ».

 

Le 28 septembre 2009, jour de son 75e anniversaire, elle est célébrée à cette occasion, dans la ville de Boulogne-Billancourt, par une exposition retraçant l'ensemble de sa vie. Isabelle Adjani, qui lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques, se montre émue à la découverte de cette rétrospective.

 

En 2014, deux expositions à Saint-Tropez rendent hommage à l'actrice pour ses quatre-vingts ans, « Brigitte For Ever » (salle Jean-Despas) et « B.B. : Best Of Bardot » (château de la Messardière)

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Controverses

Brigitte Bardot a été condamnée pour incitation à la haine raciale à cinq reprises, pour ses critiques envers l'immigration, l'abattage rituel des animaux, le métissage, certains aspects de l'homosexualité ou encore l'islam en France.

Article du Figaro

En 1996, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme, qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de la célébration de la fête de l'Aïd El-Kebir. « Depuis 16 ans, dit-elle, je me bats contre le sacrifice rituel des moutons lors de cette fête. C'est peut-être une grande fête, mais pour moi c'est une horreur ». Dans l'article Mon cri de colère, publié le 26 avril 1996, le président du tribunal note qu'il s'agit d'un « dérapage de l'ex-actrice sur la présence des musulmans en France » par ses écrits : « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés ». Elle est de nouveau condamnée pour les mêmes faits l'année suivante pour ses écrits dans le second tome de ses mémoires, Le Carré de Pluton, ainsi qu'une troisième fois en 2000 pour le pamphlet qu'elle écrit, intitulé Lettre ouverte à ma France perdue.

 

Dans l'émission Le Droit de savoir, elle s'explique : « Ce que je réprouve profondément, c'est que soi-disant pour une religion, pour un culte, pour un rituel, on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C'est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l'on me fait à cause du fait que je m'attaque à une religion ».

Elle écrit que :

« Toutes ces ligues et associations qui attaquent, dénoncent, traînent en justice tout ce qui n’est pas politiquement correct, tout ce qui n’est pas pensée unique, au nom d’une haine qui doit être éradiquée, au nom d’événements porteurs de racisme à sens unique. Tous ceux-là sont l’image même de cette haine qu’ils combattent avec assiduité, de cette intolérance qu’ils fustigent. Ils épient, traquent, sont à l’affût du moindre signe, c’est l’Inquisition du XXIe siècle. Sans pitié, ils jugent, condamnent, jettent l’opprobre, crachent leur venin mortel sur tout ce qui sort du rang. »

Un cri dans le silence

Elle renouvelle ses accusations en 2003, année où elle crée de nouveau le scandale en publiant Un cri dans le silence. Elle y exprime l'ensemble de ses idées personnelles sur la société française, et dévoile certains points de vue personnels. Elle critique ses compatriotes en s'attaquant plus particulièrement aux musulmans et à la France moderne, et prend à partie la télé-réalité, la communauté homosexuelle, la restauration rapide ou les hommes politiques, responsables selon elle de « la décadence du pays ». Elle revient également sur son passé d'actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes : « de la merde au sens propre comme au sens figuré ».

 

Mouloud Aounit, président du MRAP, s'insurge contre elle : « Cet ouvrage est inacceptable. C'est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence. »

Elle écrit dans ce livre :

« Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer ! Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes. »

En ce qui concerne l'homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes ». Elle se défend cependant d'être homophobe et fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move où elle explique que selon elle :

« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits (mais lesquels ?, puisque l'homosexualité existe depuis la nuit des temps), en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le Pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie que je condamne sévèrement. C'est une horreur ! Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur. »

Elle est néanmoins condamnée à 5 000 euros d'amende pour ses propos.

Cinquième condamnation

Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d'amende pour « incitation à la haine raciale » en raison de propos tenus dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l'égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l'Aïd el-Kebir par les musulmans.

 

Elle y déclare notamment : « Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. ». L'un de ses amis proches, Henry-Jean Servat, prend sa défense dans l'émission 50 minutes inside : « Brigitte Bardot n'est pas raciste. Brigitte Bardot veut qu'on arrête de martyriser les animaux. L'animal est pour elle, comme pour beaucoup de gens, un être vivant qu'on doit respecter, qu'on ne doit pas martyriser. Elle a voulu faire entendre ce combat ». Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations. Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués ».

Beaucoup expliquent ses propos controversés par sa proximité avec Jean-Marie Le Pen. Son mari, Bernard d'Ormale, est d'ailleurs proche du Front national. Mais elle a toujours contesté ces affirmations :

« Mon mari, il a le droit de penser ce qu'il veut. Il a le droit de faire ce qu'il veut. Je ne vais pas commencer à régenter ses opinions. Moi, j'ai les miennes qui sont pas du tout les mêmes que lui. Je suis de droite, ça on le sait. Je ne suis pas du Front national. Alors après on me traite de fasciste, de nazi, de chemise brune281... »

Soutiens à Marine Le Pen

En 2012, lors de la campagne pour l'élection présidentielle, elle prend position en faveur de Marine Le Pen, qui est selon elle « la seule à dénoncer avec force et courage la situation ».

Elle renouvelle son soutien à Marine Le Pen en août 2014, dans un entretien accordé à Paris Match, où elle déclare à propos de la dirigeante du Front national : « Je souhaite qu'elle sauve la France, elle est la Jeanne d'Arc du XXIe siècle ! » Elle se dit également « française « de souche lointaine » et fière de l'être ».

 

Brigitte Bardot et les présidents de la République française

Brigitte Bardot a par le passé souvent critiqué les présidents de la République française, notamment pour leur inaction au sujet de la protection des animaux, notamment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, accusant ce dernier de ne pas avoir tenu ses promesses sur ce point, ce qui l'a conduite à soutenir Marine Le Pen à partir de 2012. Elle a cependant félicité Valéry Giscard d'Estaing pour avoir interdit l'importation de peaux de phoque en France ainsi que l'utilisation de singes dans les test de crash dans les voitures, puis François Hollande, pour avoir missionné Nicolas Hulot en Afrique centrale, pour la sauvegarde des éléphants. Le Point écrit : « Peu de présidents ont en effet trouvé grâce aux yeux de la star, et on est plus habitué à ses coups de griffe qu'à des satisfecit »

 

Hommages

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie

Filmographie

Année Titre du film Rôle Réalisateur Partenaires

1952 Le Trou normand
Roger Pierre, Jeanne Fusier-Gir

Manina, la fille sans voiles

Willy Rozier Howard Vernon, Jean Droze,
Jean-François Calvé

Les Dents longues 

Daniel Gélin Roger Vadim, Daniel Gélin,
Danièle Delorme

1953 Le Portrait de son père 

André Berthomieu Jean Richard, Michèle Philippe,
Mona Goya, Frédéric Duvallès

Un acte d'amour 

Anatole Litvak Kirk Douglas

Si Versailles m'était conté...

Sacha Guitry Jean Marais

1954 Haine, Amour et Trahison 

Mario Bonnard Pierre Cressoy, Lucia Bosé,
Giorgio Albertazzi, Camillo Pilotto

Le Fils de Caroline Chérie 

Jean-Devaivre Jean-Claude Pascal, Magali Noël,
Jacques Dacqmine

1955 Futures Vedettes 

Marc Allégret Jean Marais, Isabelle Pia,
Denise Noël, Lila Kedrova

Rendez-vous à Rio 

Ralph Thomas Dirk Bogarde, Brenda De Banzie,
James Robertson Justice

Les Grandes Manœuvres

Lucie René Clair Gérard Philipe, Michèle Morgan, Yves Robert,
Jacques Fabbri

La Lumière d'en face 

Georges Lacombe Raymond Pellegrin, Roger Pigaut

Cette sacrée gamine 

Michel Boisrond Jean Bretonnière, Françoise Fabian,
Michel Serrault, Jean Poiret

1956 Les Week-ends de Néron  

Steno Alberto Sordi, Vittorio De Sica,
Gloria Swanson

En effeuillant la marguerite 

Marc Allégret Daniel Gélin, Darry Cowl,
Robert Hirsch

Et Dieu… créa la femme 

Roger Vadim Curd Jürgens, Christian Marquand,
Jean-Louis Trintignant

La mariée est trop belle

Pierre Gaspard-Huit Micheline Presle, Louis Jourdan,
Marcel Amont, Roger Dumas

Hélène de Troie 

Robert Wise Rossana Podesta, Jacques Sernas 1957

Une Parisienne

Michel Boisrond Charles Boyer, Henri Vidal,
André Luguet 1958

Les Bijoutiers du clair de lune 

Roger Vadim Stephen Boyd, Alida Valli,
Fernando Rey

En cas de malheur 

Claude Autant-Lara Jean Gabin, Franco Interlenghi,
Nicole Berger, Annick Allières

1959 La Femme et le Pantin

Julien Duvivier Michel Roux, Antonio Vilar,
Jacques Mauclair, Lila Kedrova

Babette s'en va-t-en guerre 

Christian-Jaque Jacques Charrier, Francis Blanche,
Hannes Messemer

Voulez-vous danser avec moi ? 

Michel Boisrond Henri Vidal, Noël Roquevert,
Dawn Addams, Dario Moreno

1960 L'Affaire d'une nuit 

Henri Verneuil Jacques Charrier

La Vérité

  Henri-Georges Clouzot Sami Frey, Charles Vanel,
Paul Meurisse, Marie-José Nat

1961 La Bride sur le cou

Roger Vadim Jacques Riberolles, Michel Subor,
Claude Brasseur

Les Amours célèbres,

Michel Boisrond Alain Delon, Suzanne Flon,
Jean-Claude Brialy

1962 Vie privée

Louis Malle Marcello Mastroianni,
Nicolas Bataille, Dirk Sanders

Le Repos du guerrier

 Roger Vadim Robert Hossein, Jean-Marc Bory,
 

Jean-Luc Godard Le Mépris

   Jean-Luc Godard Michel Piccoli, Jack Palance,
Fritz Lang, Giorgia Moll

1964 Une ravissante idiote

Édouard Molinaro Anthony Perkins, Grégoire Aslan,
André Luguet, Paulette Dubost

1965 Chère Brigitte

(Dear Brigitte) elle-même Henry Koster James Stewart, Bill Mumy

Viva María !

 Louis Malle Jeanne Moreau, George Hamilton,
Claudio Brook, Paulette Dubost

1966 Masculin féminin

 Jean-Luc Godard Antoine Bourseiller,
Jean-Pierre Léaud Marie Soleil Apparition (non créditée) Antoine Bourseiller

1967 À cœur joie

 Serge Bourguignon Laurent Terzieff, Jean Rochefort,
James Robertson Justice

1968 Histoires extraordinaires, sketch William Wilson Giuseppina Louis Malle Alain Delon Shalako Comtesse Irina Lazaar Edward Dmytryk Sean Connery, Peter van Eyck,
Stephen Boyd

 

1969 Les Femmes

 Jean Aurel Maurice Ronet, Anny Duperey,
Jean-Pierre Marielle

1970 L'Ours et la Poupée

 Michel Deville Jean-Pierre Cassel, Daniel Ceccaldi,
Xavier Gélin, Georges Claisse Les Novices

Agnès

Guy Casaril Annie Girardot, Jean Carmet,
Noël Roquevert 1971 Boulevard du rhum Linda Larue Robert Enrico Lino Ventura, Guy Marchand,

 

Les Pétroleuses 

 

Christian-Jaque Claudia Cardinale, Georges Beller,
Micheline Presle

 

1973 Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme

 Roger Vadim Mathieu Carrière, Maurice Ronet,
Jane Birkin, Robert Hossein

L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise 

Nina Companeez Francis Huster, Francis Blanche,
 

Récompenses cinématographiques

Comparée aux autres artistes de son époque et au nombre de films qu'elle a tournés, Brigitte Bardot n'a pas reçu un nombre très important de récompenses cinématographiques :

 

Elle est 66e au classement des « 100 plus grands Français de tous les temps », établi en mars 2005 pour France 2.

Pour son combat envers les animaux, elle a reçu différents prix et honneurs.

  • 1980 : Étoile de la paix (grade de chevalier).
  • 1980 : Médaille de la ville de Trieste (Italie).
  • 1985 : Médaille de la ville de Lille.
  • 1989 : Prix de la paix au mérite humanitaire.
  • 1992 : Global 500 (Prix du programme des Nations unies pour l'environnement).
  • 1994 : Grande médaille de la ville de Paris.
  • 1994 : Love of animals award (Espagne).
  • 1995 : Grande médaille de la ville de Saint-Tropez.
  • 1996 : Médaille de la ville de La Baule.
  • 1996 : Prix Paul Léautaud pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix Chianciano (Italie) pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix de l'écologie / Club Unesco du Dodécanèse (Grèce).
  • 1997 : Médaille de la ville d'Athènes.
  • 2001 : Peta humanitarian Award (États-Unis).
  • 2002 : Prix My Way (Autriche).
  • 2003 : Prix des intellectuels indépendants pour son livre Un cri dans le silence.
  • 2007 : Free Thinker (Ukraine). Prix spécial du jury de l'International Rights Film Festival pour sa contribution aux droits des animaux et la protection de la nature
  • 2008 : Prix Fondation Altarriba (Espagne)
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie

La Fondation Brigitte-Bardot (FBB), fondée par Brigitte Bardot en 1986, est une fondation française vouée à la protection des animaux, reconnue d'utilité publique depuis 1992.

 

Histoire

 

En 1962, Brigitte Bardot, alors actrice, entame ce qui sera son premier combat pour la cause animale en militant pour le pistolet d'abattage indolore dans les abattoirs. En effet, ayant vu des photos démontrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient tués, elle décide de devenir végétarienne et entame sa première bataille. Elle est reçue à l'Élysée et obtient quelques années plus tard des pouvoirs publics « l'étourdissement préalable à l'abattage ».

 

 

En 1977, Brigitte Bardot déclenche une vaste campagne médiatique en partant sur les glaces polaires du Canada, à Blanc-Sablon, après l'invitation de Paul Watson (Sea Shepherd Conservation Society) afin d'y dénoncer le massacre organisé des blanchons pour leur fourrure. Son périple va durer cinq jours sous une pression médiatique inouïe. À son retour en France, elle réussira à faire voter l'interdiction du commerce de produits dérivés de la chasse sur les phoques ayant moins de quatre semaines, grâce notamment au soutien du président de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing.

 

En 1986, Brigitte Bardot crée la fondation Brigitte Bardot à Saint-Tropez, organisme voué à la protection des animaux, qu'elle finance par une vente aux enchères d'objets, bijoux et effets personnels afin d'obtenir les 3 millions de francs nécessaires.

 

En 1988, le siège est transféré à Paris.

 

Brigitte Bardot présente également, de 1989 à 1992, l'émission de télévision S.O.S. animaux, produite par Roland Coutas et Jean-Louis Remilleux, afin de sensibiliser l'opinion publique sur les souffrances infligées aux animaux.

 

En 1991, elle fait don de sa propriété « La Madrague » à sa fondation afin d'en augmenter le capital et obtenir ainsi la reconnaissance d'utilité publique, qui sera accordée le 21 février 1992 par le Conseil d’État.

 

En 1995, le dalaï-lama devient membre d'honneur de la Fondation qui fête ses 20 années d'existence en 2006.

 

En 2014, Brigitte Bardot revendique 70 000 membres de sa fondation.

Quelques actions accomplies

 
Brigitte Bardot, fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

La Fondation a notamment aidé à créer des sanctuaires pour éléphants en Afrique du Sud, pour koalas en Australie, pour ours dansants en Bulgarie et pour primates au Cameroun. Elle a également réintroduit plusieurs espèces animales qui avaient complètement disparu au Sénégal et a participé à la réintroduction de loups dans les Alpes Une clinique vétérinaire mobile a aussi été créé pour les pays de l'Est.

La Fondation se porte régulièrement partie civile pour des procès sur des cruautés envers les animaux.

 

Elle aide financièrement aussi plusieurs refuges français, mais a également créé le sien, dans son manoir délabré dans l'Eure en Normandie, La Mare Auzou, qui est une véritable ferme étendue sur plusieurs hectares, où 200 chiens et 250 chats sont en attente d'une adoption. Ce refuge sert aussi de « maison de retraite » à plusieurs équidés, bovins, etc.

 

Un journal d'information de 32 pages est également publié chaque trimestre depuis 1992, servant à informer les adhérents des actions accomplies : L'Info-journal . C'est dans ce journal que le 23 décembre 2006, Brigitte Bardot publie une lettre à Nicolas Sarkozy où elle critique la pratique de l'Aid el kebir en France, ce qui lui a valu une condamnation pour incitation à la haine raciale.

 

En 2009, la Fondation Brigitte-Bardot lance une grande campagne de sensibilisation contre l'hippophagie : Le cheval vous l'aimez comment ?. Elle sera même bannie du salon du cheval de Paris, ces derniers ne voulant pas de coups d'éclat.

 

À l'hiver de la même année, la Fondation lance une campagne nationale d'affiches et de spots télévisés sur la fourrure : Fourrure : signe extérieur de cruauté. L'association française de la fourrure tentera de faire interdire ces publicités, en vain.

Principaux combats

 
Christophe Marie, directeur du bureau de protection animale et porte-parole de la « Fondation Brigitte Bardot ».

 

Les grands combats de la Fondation Brigitte-Bardot sont :

Brigitte Bardot mise à jour. Sa Vie
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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:50

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Romy Schneider, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach, (née le 23 septembre 1938 à Vienne et morte le 29 mai 1982 à Paris), était une actrice allemande naturalisée française. Elle a obtenu par deux fois le César de la meilleure actrice.

 

Au début des années 1950, Schneider débute sa carrière d'actrice vers l'âge de 15 ans, dans le genre Heimatfilm allemand. De 1955 à 1957, elle interprète, dans la trilogie Sissi, le personnage central de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, ce qui lui vaudra un succès et une reconnaissance internationale.

 

En 1958, elle rencontre l'acteur Alain Delon, avec lequel elle se fianceDelon Romy1704861-alain-delon-et-romy-schneider; Schneider s'installe alors en France où elle participe à des films à succès et acclamés par la critique, avec certains des réalisateurs les plus remarquables de cette époque. Sa relation avec Alain Delon prend fin en 1963, et par la suite Schneider se marie deux fois. Le fils de son premier mariage meurt dans un accident en 1981, à l'âge de 14 ans. En mai 1982, à l'âge de 43 ans, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien du 11 rue Barbet-de-Jouy.1

 

 

Biographie

 

Enfance

 

Romy Schneider naît le 23 septembre 1938 à Vienne au sein d'une famille à la longue tradition artistique. Son arrière-grand-père du côté paternel, Rudolf Retty, était un acteur et un metteur en scène et sa femme Kate Retty était une chanteuse. Ils sont les parents de Rosa (Retty puis Albach-Retty), une pensionnaire du Burgtheater. Rosa, qui mourra centenaire en 1980, épouse Karl Albach, un officier de l'armée impériale austro-hongroise. Ce dernier renonce par amour à sa carrière militaire et devient par la suite avocat puis comédien. Rosa et Karl ont un fils, Wolf Albach-Retty qui deviendra acteur. Il épouse la comédienne allemande Magda Schneider. Cette dernière, née à Augsbourg en Souabe, est la fille de Xaverius (ou Franz Xavier) Schneider et de Maria, née Meier-Hörmann.

Magda Schneider ou Magdalena Schneider, de son vrai nom Maria Magdalena Schneider (Augsbourg, 17 mai 1909Berchtesgaden, 30 juillet 1996), comédienne et chanteuse allemande, mère de l'actrice Romy Schneider.

Biographie

Elle naît le 17 mai 1909 à Augsbourg en Bavière, fille de l'installateur Xaverius (ou Franz Xavier) Schneider et de Maria, née Meier-Hörmann, comédienne ambulante. Après avoir exercé le métier de sténographe pour un céréalier, elle étudie le chant au conservatoire d'Augsbourg et le ballet au théâtre municipal de cette ville. Elle fait ses débuts dans un rôle de soubrette au Staatstheater am Gärtnerplatz de Munich. Elle est découverte par le cinéma en 1930. Certaines des chansons qu'elle interprète dans ses films sont devenues des classiques.

En 1937, elle épouse à Berlin-Charlottenburg l'acteur viennois Wolf Albach-Retty (1906-1967), rencontré lors d'un tournage en 1933, et dont elle aura deux enfants : Rosemarie Magdalena Albach dite Romy, la future actrice Romy Schneider (1938-1982), et Wolf-Dieter, chirurgien, né en 1941. Le couple passe sa vie entre les sites de tournage et la propriété de Mariengrund à Schönau am Königsee, près de Berchtesgaden (Bavière) où leurs enfants sont souvent confiés aux soins de leurs grands-parents maternels. Magda Schneider voisine le cercle d'Adolf Hitler, dont Martin Bormann.

Son union avec Wolf Albach-Retty est dissoute en 1945 suite aux infidélités répétées de Wolf et elle épouse en 1953 le restaurateur de Cologne Hans-Herbert Blatzheim, père de trois enfants. La même année, elle propose au producteur du heimatfilm Lilas blancs d'engager sa fille de 15 ans, qui a passé quatre années dans un pensionnat en Autriche, pour jouer à ses côtés. C'est ainsi que va naître la carrière de Romy Schneider. Par la suite, Magda Schneider, qui jouera à nouveau le rôle de la mère de sa propre fille dans la série des Sissi, se consacrera essentiellement à la carrière de Romy. Elle apparaîtra encore dans des séries télévisées à la fin des années 1960.

Blatzheim décède en 1968. En 1982, Magda Schneider se marie en troisièmes noces avec le caméraman Horst Fehlhaber (né en 1919), avec qui elle passera le restant de sa vie à Schönau am Königssee (Bavière).

Sa fille Romy meurt le 29 mai 1982, moins d'un an après le décès accidentel de son petit-fils David (1966-1981).

Magda Schneider décède le 30 juillet 1996 à Berchtesgaden (Bavière), où elle repose

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Rosa Albach-Retty (1874-1980), la grand-mère de Romy Schneider

 

Magda et Wolf Albach se sont rencontrés lors d'un tournage en 1933 et se marient en 1937 à Berlin. Le prénom de baptême de Romy Schneider, Rosemarie, est la contraction des prénoms de ses grands-mères, Rosa et Maria. En 1941, naît son frère Wolf-Dieter Albach, qui exercera la profession de chirurgien.

 

En octobre 1938, alors que Rosemarie n'est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte l'ex-capitale autrichienne à l'arrivée des nazis (Vienne devient en effet une ville annexée au Troisième Reich durant l'Anschluss) et s'installe dans la propriété de Mariengrund à Schönau am Königsee dans les Alpes bavaroises, près de Berchtesgaden. Le Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler est situé à seulement vingt kilomètres de leur domicile.

 

Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C'est la grand-mère de Romy, Maria Schneider, qui prend soin d'elle et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage. Elle fréquente avec sa mère le cercle d'Adolf Hitler, qu'elle rencontre .

 

Magda Schneider, qui a été exemptée d'impôt par le Ministère de Propagande nazi, est une proche de Martin Bormann, dont les enfants jouent avec la petite Romy. À ce sujet, Romy Schneider déclarera en 1976 : « Je crois que ma mère avait une relation avec Hitler » . Plus tard, elle s'en dédouanera en donnant à ses enfants les prénoms d'origine hébraïque David et Sarah

 

En 1943, son père Wolf rencontre une actrice, Trude Marlen (de), et quitte sa mère Magda. Romy, qui a quatre ans et demi, est bouleversée et s'attache davantage à sa mère, qu'elle admire profondément, ainsi qu'à son frère. Elle idéalise le père absent et projettera par la suite, dans sa rencontre avec ses futurs réalisateurs, l’image de son propre père.En 1944, Romy entre à l'école primaire de Berchtesgaden, alors que son père s'installe avec l'actrice Trude Marlen. Le divorce de ses parents est prononcé en 1945. À cette époque, l’Autriche est de nouveau indépendante, mais occupée par les armées alliées. La fin du régime nazi est un coup dur pour la carrière de Magda Schneider ; aussi, elle reporte tous ses espoirs sur sa fille

Débuts au cinéma

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En 1959, affiche du film Mademoiselle Ange

À partir de 1949, Romy est placée en pensionnat à l'internat autrichien Goldenstein, une institution religieuse catholique situé près de Salzbourg, qu'elle fréquente jusqu'en 1953. Cette année, elle obtient sa Mittlere Reife, l'équivalent du BEPC, avec mention, et est censée rejoindre sa mère à Cologne. Celle-ci s'est remariée en 1953 avec le restaurateur Hans-Herbert Blatzheim, déjà père de trois enfants. Romy, adolescente à cette époque, ne s'entendra pas avec Hans : elle ne le désignera plus tard que par « le deuxième mari de ma mère »[5].

Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, Romy doit effectuer sa rentrée scolaire à l'École de dessin de mode à Cologne[6], mais elle rêve surtout d'une carrière d'actrice, comme le montre le journal intime qu'elle a reçu en cadeau à l'âge de treize ans et qu'elle baptise Peggy. Elle y raconte sa joie lorsqu'on lui confie un rôle dans la petite troupe de théâtre du pensionnat.

À cette époque, le producteur de cinéma Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal du film Lilas blancs, joué par sa mère Magda Schneider. Celle-ci propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais en juillet 1953 et se révèle très photogénique. Romy quitte alors le cursus scolaire, et, à quinze ans, apparaît pour la première fois à l'écran, sous le nom de « Romy Schneider ». Le film Lilas blancs connaît un succès immédiat et sera suivi d'autres rôles, mais c'est avec la série des Sissi (1955 à 1957), où elle incarne l'impératriced'Autriche, Élisabeth de Wittelsbach, qu'elle connaîtra une percée fulgurante  .

Le « mythe » Sissi 

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Au début des années 1950, le réalisateur autrichien Ernst Marischka a pour projet de monter à l'écran l'histoire romancée de l’impératrice Élisabeth de Wittelsbach (née en 1837 et assassinée en 1898 à Genève), dite Sissi, épouse de l'empereur François-Joseph I d'Autriche. Marischka a toujours été sensible à l'immense pouvoir de séduction de cette femme, qui fut l'un des personnages les plus captivants de la fin du XIXe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie. Marischka avait déjà essayé de populariser Sissi en 1932, dans une opérette dont Paula Wessely tenait le premier rôle.

 

Pour Marischka, l'existence réelle d'Élisabeth de Wittelsbach révèle trop de tourments pour ne pas être romancée, et il ne souhaite conserver dans sa fiction que le passé glorieux et heureux de l'impératrice. Il ne gardera donc que les événements romantiques et les grands moments d'émotion en occultant tous les drames pénibles et les phobies présents dans la biographie réelle. D'autre part, l'Autriche cherche à faire oublier son annexion à l'Allemagne nazie et à redorer son blason au niveau international. Ernst Marischka ne va pas lésiner sur les moyens pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi à son époque. Il vise très haut et sait que Romy Schneider, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l'impératrice, est prête à le suivre. Il choisit Karl-Heinz Böhm pour interpréter le rôle du jeune empereur François-Joseph.Sissi

À sa sortie en 1955, le film Sissi déclenche un engouement populaire immense en Autriche et en Allemagne, les recettes du film dépassant celles d’Autant en emporte le vent. En Europe, le film obtient la mention d'« œuvre culturelle »En Suisse et en France Sissi bénéficie d'un lancement remarquable. Le film sera même diffusé gratuitement dans des écoles. Des prospectus de Romy Schneider sont distribués, et son visage se retrouve sur des boîtes d'allumettes, des briquets ou des cartes bancaires À Nice, à Lille, à Amsterdam, à Anvers, à Gand, à Madrid et à Helsinki, les records de fréquentations des salles de cinéma sont largement battus

 

Le succès de du film étant largement assuré, Marischka entreprend un deuxième épisode, Sissi Impératrice (Sissi, die junge Kaiserin en allemand), avec un budget et une vision similaires au premier volet. Romy Schneider comprend difficilement qu'on puisse en faire un deuxième film. Elle est également de plus en plus opposée à ses personnages idéalisés et subit tant bien que mal les désagréments qu'on lui impose (par exemple porter une perruque de six kilogrammes qui lui donne des maux de tête). Le réalisateur et les coordonnateurs de la série refusent cependant de prendre en compte ses remarques pour rendre le rôle plus réaliste

 

En 1956, le second Sissi recevra un accueil similaire à celui du premier. Des milliers de jeunes filles dans toute l'Europe vont adopter dès lors le style « princesse » : cheveux longs bouclés, taille de guêpe et jupons bouffants.Sissi face a son destin-22424703102006

En 1957, Romy Schneider n'achève le tournage du troisième Sissi, Sissi face à son destin, qu'avec réticence, et a hâte de se détacher du personnage auquel on a trop tendance à l'assimiler. Au grand dam de son agent, de son beau-père (qui gère sa fortune et utilise ses cachets pour investir dans des hôtels et restaurants) et aussi de sa mère (qui a besoin de sa fille pour maintenir sa propre carrière alors déclinante depuis la fin du régime nazi[7]), Romy s'oppose au tournage d'un quatrième Sissi. Plus tard, elle dira : « Je hais cette image de Sissi » et avouera : « J’ai refusé les quatre-vingts millions qu’on m’offrait pour tourner une quatrième mouture de Sissi »

Dès 1953, Magda Schneider avait décidé de prendre en charge la carrière naissante de sa fille, qui prend définitivement le pseudonyme « Romy Schneider ». Aussi, Magda impose souvent aux réalisateurs de jouer auprès de sa fille ; elle interdit à Romy de signer le contrat que Kirk Douglas lui propose en 1957, lors de leur rencontre au Festival de Cannes. La jeune fille se rebelle alors et décide de choisir dorénavant elle-même ses rôles. La décision de Romy ne sera pas sans conséquence sur la carrière professionnelle et la situation financière de sa mère[7].

Premières amours

 

En 1956, Romy Schneider fréquente brièvement Toni Sailer, le triple champion du monde de ski alpin, rencontré lors d'un bal de valse autrichienne. Leur flirt est médiatisé, en raison de leurs notoriétés respectives. Entre 1956 et 1957, Romy entretient une amourette avec l'acteur Horst Buchholz, qu'apprécie beaucoup sa mère Magda. En 1957, Romy (accompagnée de sa mère) et Horst débarquent à Paris pour jouer dans le film Monpti. Rentrés à Munich pour tourner les intérieurs du film, les deux jeunes acteurs mettent fin à leur relation.600full-monpti-poster

1958 est une année charnière dans la vie professionnelle et privée de Romy Schneider : Pierre Gaspard-Huit lui propose le rôle principal de Christine,Christine christine-03-gun remake de Liebelei de Max Ophüls, dans lequel sa mère avait tenu le rôle principal en 1933. Après avoir eu le droit elle-même de choisir son partenaire, elle sélectionne sur photo le jeune premier, Alain Delon, et les producteurs arrangent une entrevue avec la presse dans les salons de l'aéroport : les deux jeunes acteurs se rencontrent pour la première fois au pied de l'escalator. Leurs premiers rapports sont houleux, Romy ne parlant pas français et considérant Delon comme trop arrogant. Cependant, durant le tournage, elle tombe amoureuse de son partenaire.

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le 22 mars 1959, les « fiancés de l'Europe » célèbrent leurs fiançailles officielles, organisées par la mère et le beau-père de Romy, en Suisse à Lugano, devant la presse internationale, sans planifier de date pour un éventuel mariage. Échappant à sa mère qui la chaperonnait jusque dans ses films, Romy part alors s'installer avec Delon à Paris. Elle y abandonne son éducation bourgeoise pour découvrir les soirées de la capitale, l'anticonformisme et une jeunesse qui méprise l'argent. La presse allemande ne lui pardonnera pas cette infidélité.

Naissance d'une vedette

Alain Delon est en pleine gloire et tourne à une cadence folle tandis que Romy est ignorée par le cinéma français et reniée par le cinéma allemand et autrichien. Dans ses moments de déprime, elle rend visite à Marlène Dietrich qui devient son unique confidente. Delon lui fait apprendre l'italien et rencontrer Luchino Visconti qui fait monter sur scène le couple dans Dommage qu'elle soit une putain en 1961. Après ce triomphe, le réalisateur italien lui donne un rôle dans un sketch de Boccace 70 en 1962. À la fin du tournage, Visconti lui glisse au doigt un anneau en bois incrusté de deux diamants et d'un saphir qui ne la quittera plus jusqu'au jour de sa mort. Cette même année, elle monte pour la première fois sur les planches en Allemagne, au théâtre Baden-Baden, où elle joue en français, avec une troupe française, la pièce La Mouette d'Anton Tchekhov. Fin 1962, elle est hospitalisée pour surmenage ; Alain Delon est à son chevet.

 

Les producteurs américains sont séduits, surnomment l'actrice « la petite fiancée du monde » et lui font de nombreuses propositions. La Columbia lui offre alors un contrat de sept ans (pour sept films et un cachet d'un million de francs pour chacun de ses rôles), et Romy s'installe aux États-Unis, à Hollywood, de 1962 à 1965. Elle tourne un premier film avec Otto Preminger, Le Cardinal 290px-The cardinalqui est un succès. En 1963, elle reçoit la première récompense française de sa carrière, l'Étoile de Cristal de l'Académie du cinéma pour sa prestation dans Le Procès. Néanmoins, sur son deuxième film pour la Colombia, Prête-moi ton mari, elle découvre que les techniques de l'Actors Studio sont bien différentes des siennes. Maladroite dans cette comédie, envahie par le stress, le trac et les doutes (circulent dans la presse des photos montrant Delon avec une jeune femme), la presse américaine la surnomme Miss Worry (« Mademoiselle inquiète »), ce qui la condamne aux seconds rôles. Elle rompt donc son contrat avec la Columbia et rentre à Paris après avoir reçu des mains de son agent George Baum une lettre de rupture de quinze pages d'Alain Delon. Le 18 décembre 1963, elle trouve dans leur appartement parisien quelques roses laissées sur la table du salon et un mot d'Alain Delon : « Je suis à Mexico avec Nathalie. Mille choses. Alain », scène de rupture que dément Alain Delon. Après cinq ans de passion orageuse, Alain Delon l'a quittée pour Nathalie, enceinte de leur fils Anthony. Romy est très affectée par cette rupture.

 

En juin 1964, Romy obtient la « Victoire du Cinéma français », récompensant la « meilleure actrice étrangère de l'année ». La même année, elle tourne L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, film pour lequel elle change radicalement d'image et révèle son potentiel érotique .220px-L'Enfer (Bromberg)

Le 1er avril 1965, à l'occasion de l'inauguration du restaurant Blatzheim à l'Europa-Center de Berlin-Ouest, elle rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, d'origine juive. Ils se marient le 15 juillet 1966 à Saint-Jean-Cap-Ferrat — Romy est déjà enceinte de cinq mois — et s'installent à Berlin-Grünewald. Le 3 décembre, elle donne naissance à son premier enfant, David Christopher Meyen (Meyen étant le pseudonyme de son père ; David s'appelle en réalité Haubenstock, comme le mentionne son état civil). L’actrice se retire alors de la vie publique pendant une année et demie pour s'occuper essentiellement de son fils à Berlin.

La « tragédie Romy Schneider »

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Romy Schneider avec Harry Meyen et Rut Brandt lors de sa réception par le chancelier Willy Brandt en
1971.

Le 21 février 1967, son père meurt à Vienne d'un infarctus, à la suite d'un excès de trac, appréhension qui la fera souffrir pendant toute sa carrière.

Vivant alors comme une épouse et une mère anonyme dans son appartement de Grünewald, sa carrière redémarre le jour où Jacques Deray lui offre, sur la suggestion d'Alain Delon, le rôle de Marianne dans La Piscine au cours duquel le couple Delon-Schneider se reforme professionnellement mais pas dans la vie privée comme la presse aime le croire .Piscine649828-jpg 445428

Femme engagée, elle se prononce pour un avortement libre et gratuit en signant le fameux Manifeste des 343, publié en France dans Le Nouvel Observateur et en Allemagne dans le magazine Stern, ce qui lui vaut d'être inquiétée par le Tribunal de Hambourg. Elle sort à cette époque avec le producteur américain Robert Evans .

 

En 1972, elle se sépare de son époux Harry Meyen. En 1974, elle tombe dans une grave dépression après le tournage éprouvant de L'important c'est d'aimer d'Andrzej ZulawskiL'important c 'est d'aimer. Ressurgissent alors les vieux démons de l'alcool et des médicaments que le milieu artistique d'Harry Meyen lui a fait découvrir. Malgré la surveillance de son secrétaire Daniel Biasini, elle parvient à obtenir ses médicaments par l'intermédiaire de Marlene Dietrich, qui les lui fait passer en cachette entre les pages de quelques livres. De plus, elle fume jusqu'à trois paquets de Marlboro par jour, dégradant rapidement sa santé.

Le divorce houleux — Harry Meyen lui réclame la moitié de sa fortune pour qu'elle puisse conserver la garde de David — sera prononcé le 5 juillet 1975 à Berlin-Ouest en l'absence des deux intéressés. Le 18 décembre 1975, elle épouse Daniel Biasini. Le 31 décembre 1975, vers 18 h, elle ressent de violentes douleurs au ventre. Elle fait une fausse couche non à la suite d'un accident de voiture (comme c'est souvent écrit sur Internet) car celui-ci a eu lieu en janvier 1977 lorsqu'elle était enceinte de Sarah et elle a eu très peur pour son futur bébé mais cette fausse couche qui s'est déclenchée le 31 décembre 1975 est due à un virus transmis au fœtus suite à l'extraction d'une dent de sagesse le 24 décembre 1975. Annonce faite par le Dr Yllous à la clinique privée de la rue Nicolo à Paris à Daniel Biasini vers 1 h du matin le 1er janvier 1976 (sources livre de Daniel Biasini pages 227, 228 et 245 Ma Romy paru aux éditions Michel Lafon en 1998). Le 21 juillet 1977, elle accouche prématurément d'une fille, la future actrice Sarah Biasini, à Gassin, dans le Var. La césarienne l'a épuisée et elle reste une année entière auprès de son foyer puis reprend à nouveau le chemin des tournages. Ses rapports avec son mari se dégradent dès 1979 : Romy est souvent absente à cause de son métier et Daniel Biasini sort beaucoup la nuit. Elle part alors en vacances au Mexique, seule avec Sarah mais pendant son séjour, elle reçoit un télégramme le 15 avril 1979 lui annonçant que son ex-mari Harry Meyen a mis fin à ses jours à Hambourg ; très affectée, elle rentre d'Acapulco pour assister aux obsèques.

 

Après avoir demandé le divorce avec Daniel Biasini en février 1981, elle entame cette même année le tournage de La Passante du Sans-Souci qui doit être interrompu à plusieurs reprises : en avril, sous l'emprise de l'alcool et des calmants, elle part en cure à Quiberon. Sous l'objectif du photographe Robert Lebeck, elle se brise le pied gauche en sautant d'un rocher sur une plage. Le 23 mai, elle entre à l'hôpital de Neuilly où elle subit l'ablation de son rein droit pour une tumeur. Mais elle rencontre, par l'intermédiaire de Claude Berri, le producteur Laurent Pétin, célibataire, plus jeune qu'elle, avec lequel elle passera les derniers mois de sa vie. Laurent Pétin lui redonne confiance et la force d'achever le tournage de son dernier film.

Le 5 juillet 1981, David, son fils né en 1966 de son mariage avec Harry Meyen, passe le dimanche chez les parents de son ex-beau-père Daniel Biasini, à Saint-Germain-en-Laye. L'après-midi, vers 16h30, il rentre à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos. Pour ne pas déranger ses grand-parents, il grimpe donc sur le mur pour l'escalader, comme il en avait l'habitude mais perd l'équilibre, tombe et s'empale sur les pointes de métal qui lui perforent les intestins. Il meurt le soir même à l'hôpital, à l'âge de quatorze ans. Des paparazzi, déguisés en infirmiers, pénètrent dans le service funéraire pour photographier David sur son lit de mort. Romy Schneider, anéantie, exprimera sa colère contre eux dans une interview à Michel Drucker, diffusée dans l'émission Champs-Élysées en avril 1982 : « Que des journalistes se déguisent en infirmiers pour photographier un enfant mort… Où est la morale ? Où est le tact ? » .

Décès

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Tombe de Romy Schneider au cimetière de Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines.

Au matin du 29 mai 1982, Romy Schneider est retrouvée morte par son compagnon Laurent Pétin dans son appartement parisien situé 11, rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement. La police retrouve sur son bureau une lettre inachevée, un mot d'excuse pour décommander une séance de photographie et d'interview, sa fille ayant la rougeole, avec une longue rature montrant qu'elle a dû s'effondrer soudainement en écrivant. Sur le bureau se trouvaient de l'alcool et des médicaments. Le magistrat Laurent Davenas préfère classer l'affaire sans autopsie pour, dit-il, « qu'elle garde son secret avec elle ». Quant à savoir si elle s'est réellement suicidée par barbituriques, s'il s'agit d'un abus accidentel de ces produits ou d'une mort naturelle, le journaliste Guillaume Évin affirmera qu'« elle ne s'est pas suicidée… mais est morte de ses excès ».

 

Elle est mise en terre symboliquement avec une étoile de David autour du cou. Elle est inhumée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir, lieu de sa maison de campagne achetée depuis un mois, après le décès de David. Enterré le 7 juillet 1981 au cimetière de Saint-Germain-en-Laye, le corps de David est transféré dans le caveau de sa mère. Leur tombe est toujours abondamment fleurie.

 

À celle dont il dit qu'elle est le plus grand amour de sa vie, Alain Delon écrit sur un bout de papier : « Tu n'as jamais été aussi belle. Tu vois, j'ai appris quelques mots d'allemand pour toi : Ich liebe dich, meine Liebe. » (« Je t'aime, mon amour »). Alain Delon n'est pas présent le jour de l'inhumation ayant préféré se recueillir quelques jours après dans une plus grande discrétion. La mère de Romy Schneider sera elle aussi absente ; elle mourra quatorze ans après sa fille.

 

Le 22 février 2008, l'Académie des Césars lui décerne à titre posthume un prix du souvenir à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de sa naissance. Alain Delon monte sur scène pour le recevoir et demande une ovation en l'honneur de Romy.

De nombreux proches ont affirmé durant l'année 2012 que la mort de Romy était absolument naturelle et n'avait pas été causée par un abus de barbituriques et d'alcool, comme l’avait spécifié la presse à l'époque .

Filmographie 

La carrière de Romy Schneider traduit deux orientations divergentes  : la première est celle des années de jeunesse marquée par l'influence de sa mère Magda qui l'imposa comme la jeune héroïne allemande typique, fraîche et tumultueuse, dans des films pastoraux et romantiques (l'ère des Sissi).

 

La seconde, plus sombre et complexe, prend un véritable tournant grâce à ses interprétations dans Le Procès d'Orson Welles et La Piscine de Jacques Deray. Cette période plus tardive est le fruit d'une collaboration, parfois compliquée, avec bon nombre de cinéastes exigeants tels qu'Alain Cavalier, Joseph Losey, Claude Sautet, Luchino Visconti, Andrzej Żuławski, Bertrand Tavernier ou encore Costa-Gavras. Elle remportera le tout premier César de la meilleure actrice en 1976 pour L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski et en obtint un autre en 1979 pour Une histoire simple de Claude Sautet.

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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 19:58
 
  Ari Boulogne-Nico Päffgen-Alain Delon 
 
Une histoire invraisemblable qui une fois de plus ne fait pas honneur à Alain Delon.  
 
 
 
Un jour aux alentours de l'an 2000, un secret de famille est levé. Ari Boulogne a été élevé par la mère d'Alain Delon, Edith Boulogne. Ari est né de mère célèbre, la chanteuse Nico et de père inconnu. Mais ce père inconnu qui ne l'a pas reconnu, est très connu; ce serait Alain Delon. Ari Boulogne, en effet est le portrait vivant d'Alain Delon. Voyez vous-mêmes...Alain Delon et Ari Boulogne
47401 103120223080658 103118776414136 24502 7864576 n-1Alain Delon et Ari Boulogne
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l n'y a vraiment aucune ressemblance c'est l'évidence.."Monsieur Alain DELON, MOI, MOI, MOI...."
En fait Ari est le portrait d'Alain Delon. On l'a vu sur le divan de Mireille Dumas(en 2001). Ari a les yeux bleus, même regard que l'acteur. Le sourire? Ravageur chez Delon, ravagé chez Ari. Passé chargé. Très chargé. Drogue, squats, désespoir, dépression. A 38 ans, Ari Boulogne et photographe (Il en a 48 en 2010) et jeune père de famille. Il n'a pas d'argent, pas de boulot. Riche de ses seuls malheurs...
Coïncidence? La confession d'Ari arrive au moment où Alain Delon fait la une des magazines télévisés. Mais Ari lui dispute la vedette en révélant sur Fr2 le secret de famille. Ari a bel et bien été élevé par la mère d'Alain Delon. Edith Delon-Boulogne, remariée avec un certain Paul Boulogne, charcutier de son état. (Alain Delon n'a pas connu son père, Fabien Delon, qui est parti refaire sa vie dans la même banlieue , alors qu'Alain avait 4 ans. Jusque là le couple Delon tenait un cinema à Bourg-la-Reine, cinema dont Fabien était le Directeur et Edith, l'ouvreuse).
Ce même Paul Boulogne adoptera Ari en 1977
Donc d'après Delon cette ressemblance est une coincidence. L'ennui c'est que, après le tournage de Plein Soleil, Alain et Nico se sont retrouvé à Las Vegas où travaillait Nico. D'ailleurs peu avant son départ aux USA, Delon avait confié...qu'il avait son casse-croûte qui l'attendait là-bas. Le casse-croûte c'était Nico. La chanteuse était amoureuse de Delon. Mais la réciproque sans doute n'était pas vraie
Et le 11 août 1962, à la clinique du Belvédère de Neuilly, naît Christian Aaron Päffgen. La maman est le célèbre mannequin Christa Päffgen, Nico, 24 ans. . Nico tente de contacter Alain Delon, avec qui elle a eu une brève aventure, neuf mois plus tôt ( tiens 9 mois, autre coïncidence..). Delon ne répond pas mais finira par admettre cette rencontre par après, sous la pression médiatique
 
Un petit retour en arrière. Qui est Christa PAEFFGEN alias Nico???.
Elle débute sa carrière comme mannequin à l'âge de 15 ans et devient rapidement célèbre par sa présence dans de nombreuses revues ( Le Jardin des Modes, Vogue, Tempo, Elle) à telle enseigne qu'elle est engagée par Coco Chanel
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En 1959, invitée sur le plateau du tournage du film de Fellini, La Dolce Vita, elle attire l'attention du réalisateur qui lui offre sur le champ un rôle dans le film. A cette époque Nico partage son temps entre Paris et New-York, où elle a déménagé pour prendre des cours avec Lee Strasberg (Actor Studio) afin de devenir actrice. Elle tient le rôle principal dans Strip-Tease de Jacques Poitrenaud et à cette occasion enregistre une chanson produite par Serge Gainsbourg.
Niko 1965 - velvet undergroundLe 11 août 1962, Nico a un fils . Alain Delon, solicité, refuse de reconnaître l'enfant.
En 1964, premiers films expérimentaux avec Andy Warhol et Paul Morrissey "Chelsea Girls, The Closet, Sunset, et Imitation of Christ".
ntabRencontre avec Brian Jones des Rolling Stones et enregistrement de son premier titre "I'm not Sayin' ". Pendant l'été, l'acteur Ben Carruthers la présente à Bob Dylan, qui écrira quelque temps ,une chanson inspirée d'elle: "I'll keep it with Mine"
Après avoir tourné ses films expériementaux avec Warhol, Nico est introduite auprès du Velvet Underground qui joue à l'époque , pour la performance de Warhol "Exploding plastic inevitable". Chanteuse à la voix gutturale, monocorde et presque dénuée d'inflexions. "Chelsea Girl" sort en 1967 et deviendra une des grandes références du rock. Nico a une brève relation avec Lou Reed comme elle en aura avec d'autres musiciens, John Cale, Jim Morrison, Iggy Pop, Tim Buckley...
 

 
Ici Ari, son fils, dans les bras d'Andy Warhol. En bas à droite Lou Reed et NicoLou Reed, Andy Warhol-Ari Boulogne
 
Lou Reed, Nico et Ari, en répétitionLou Reed72436 118480821544598 103118776414136 121990 941183
36240 135150786544268 103118776414136 214400 3970435 nAri Boulogne-Nico Päffgen-Lou ReedAvec Warhol168466 135154369877243 103118776414136 214427 56Cependant Nico quitte assez rapidement le Velvet Underground, pour des raisons incertaines, la plus vraisemblable étant le peu de place que Lou Reed lui laissait au sein du groupe. Elle commence alors une carrière solo, et enregistre dans les deux décennies suivantes une série d'albums acclamés aujourd'hui par les critiques avec notamment Brian Eno et Phil Manzanera. John Cale surtout s'est particulièrement impliqué: il l'a encouragée à écrire et composer, a produit quatre de ses albums, dont The Marble Index sorti en  1969, tout en s'occupant des arrangements. Nico y joue de l'harmonium, instrument qui deviendra le sien pour le reste de sa carrière.
John Cale  produit dans les années 1970, ses albums "Desertshore" et "The End" .
 

 
En 1974, Nico se produit en concert avec le groupe Tangerine dream à la cathédrale de Reims devant plus de 5000 personnes
Pendant cette décennie, elle partage son temps entre les films de Philippe Garrel, son compagnon depuis 1969, les concerts et son fils Ari (ici, au Jardin du Luxembourg, avec Philippe Garrell, cinéaste français marginal bien connu, et Ari)
 
NicoPäffen - Ari Boulogne-Philippe Garrel
 
A cette époque elle devient peu à peu héroïnomane. Cette addiction était peut-être provoquée par la présence chez Nico, du syndrôme d'Asperger (une des formes de l'autisme)
Entre 1970 et 1979, Nico a donc joué dans sept films de Garrel. Sa première contribution  à l'oeuvre de Garrel est la chanson "The Falconer" pour son film "Le Lit de la Vierge" . Elle vit ensuite avec lui et devient alors une figure centrale de son oeuvre et de sa vie. En tant qu'actrice, Nico apparaît pour la première fois "La Cicatrice intérieure" en 1972, où elle tient le rôle principal auprès de Philippe Garrel lui-même. Son fils Ari est également au générique. Elle compose également la bande originale et participe à la réalisation.
 
 
En 1981, elle enregistre Drama of Exile avec John Cale(Rock plus arrangements orientaux
 
Elle enregistre son dernier album "Camera Obscura", en 1985, album expérimental.
 
Nombreux concerts dont le dernier moins d'un mois avant sa mort (1988). Elle vit alors avec le poète punk John Cooper Clarke
 
Le 18 juillet 1988, à 49 ans (comme Brel), Nico meurt à l'hopital d'une hémorragie cérébrale, quelques heures après une chute à vélo sur l'ïle d'Ibiza"
 
"L'amour n'oublie jamais", les mémoires de son fils Ari paraît en 2001. On y apprend notamment que sa mére était végétarienne
 
Revenons-en maintenant au parcours d'Ari et de sa mère. En 1962, le bébé est recueilli par la mère allemende de Nico. Cette femme vit à Ibiza. Elle tombe malade. Nico entre deux tournées, vient prendre Ari dans ses bras. Puis elle contacte la famille d'Alain Delon. Edith Boulogne, mère de l'acteur, décide d'élever l'enfant (Mais bien sûr cet enfant n'est pas le fils d'Alain  Delon. Le fait que sa  propre mère l'élève est une pure coïncidence... )
Ari et sa grand-mère Edith Boulogne
 
 

 
Ari Päffgen grandit dans le magasin de cadeaux de sa grand-mère à Bourg-la-Reine. Son grand-père, Paul Boulogne l'amène à la pêche. Pendant l'année scolaire, Ari mène une existence tranquille de petit écolier. Pour les vacances, il rejoint sa mère dans les tournées qu'elle donne à New-York, Ibiza, Berlin. Ari saute sur les genoux d'Andy Warhol (voir photos plus haut). La très belle Nico est la superstar de Warhol. L'égérie du Velvet Underground. Jeune femme fragile, toujours en manque d'héroïne. Le petit Ari est fou d'amour pour sa mère qu'il veut sans cesse rejoindre Bico et Ari3
Nico et Ari4
Cheval3Nico Päffgen et Ari Boulogne, son fils
Ari seul2Nico et Ari6
Ari seul1-copie-1
 
Nico et Ari9Mais Edith Boulogne veille à son éducation. Lorsqu'éclate l 'Affaire MARKOVIC le garde du corps d'Alain et Nathalie Delon, Stevan Markovic, qui est assassiné en 1968 et dont le corps est retrouvé das une décharge des Yvelines, près du domicile de François Marcantoni, truand notoire et grand ami de Delon, encore une coïncidence.... Markovic sera incarcéré et Delon amené au Palais de justice pour interrogatoire. A cause d'un lettre  retrouvée où Markovic écrit "Si je suis assassiné, ce sera à cent pour cent la faute d'Alain Delon et de son "parrain" François Marcantoni". Marcantoni sera rélâché 11 mois plus tard mais n'obtiendra son non-lieu qu'en 1976... Il est décédé à Toulon en 2010. Lire à ce sujet "Les Mystères Delon"- car il y en a plus d'un- de Bernard Viollet que Delon ne parviendra pas à faire interdire. Autre détail, Markovic avait une liaison avec Nathalie Delon...en bon "garde du corps" qu'il était ), Edith met le petit Ari en pension pour le protéger des photographesDelon Scandales Markovic
Pendant 9 ans, Ari ne verra sa mère qu'une seule fois. A l'âge de 16 ans Ari arrête l'école et devient apprenti-cuisinier. Edith décide alors de le faire adopter par son mari, en 1977. Ari Päffgen devient Ari Boulogne. Si Edith l'avait adopté elle-même, Ari serait devenu le frère d'Alain Delon.
Ari part alors rejoindre Nico. Il va partager sa vie de bohémienne "nous formions un couple féérique et palpitant" écrit Ari . La fée c'est l'héroïne. Ari se shoote avec sa mère.
A Paris dans une boite de nuit, Ari croise Gainsbourg. D'un regard Gainsbarre comprend. Il invite Ari à rencontrer Anthony Delon "Mentalement, Antony ne semblait pas moins largué que moi, mais sa version du film filial était celle d'un gosse de riche" (J'ajouterais "peu soucieux de devoir partager l'héritage du père")Nico et ARI ado 1981Nico et Ari ado2
Et Delon,?? La rencontre-clé avec Ari se fait en 1986. Delon vient voir sa mère malade et entraine Ari dans sa BMW. Alain Delon (toujours le mot pour rire...) tape sur l'épaule d'Ari et lui dit : "T'es mon pote, toi, t'es mon pote. Mais je vais te dire un truc, tu n'as pas mes yeux, tu n'as pas mes cheveux. Tu n'es pas mon fils. Tu ne seras jamais mon fils. Je n'ai couché avec ta mère qu'une seule fois"
Ah là évidemment on est tous cloués; Hé Delon une fois suffit, non??
Et puis c'est vrai qu'ils ne se ressemblent pas tellement finalement...
Alain Delon et Ari
Ari seul3Ari seul 4Ari seul5Après ce charmant dialogue, à nouveau, drogue, squatts, Ari dort sur les trottoirs. Alain, lui continue son irrésistible ascension, au point d'en devenir dans l'histoire du cinéma, l'acteur français le plus connu...au Japon..Pauvre con!!! Pendant ce temps à New-York, un noir traîte Ari de nègre. Tentative de suicide, coma. Nico accourt à son chevet. Pour Ari, Nico arrête de se droguer. Mais la chanteuse est au bout du rouleau. Elle meurt en 1988 à Ibiza
Puis ARi rencontre Véronique. Elle lui donne un fils, Charles, né le 9 mars 1999
Ari devient photographe sous le nom de Christian Aaron Boulogne
Il publie "L'amour n'oublie jamais". Editions Pauvert. Chez cet éditeur, découvreur notamment d'Albertine Sarrazin et de Françoise Lefèvre, paraît un autre livre sur Nico "Cible mouvante"
Et pendant ce temps, Delon, deux ans de plus que moi , à savoir 75 ans, poursuit sa carrière "Moi Alain Delon, je suis le meilleur, je suis le plus grand, c'est forcément vrai puisque c'est moi qui le dis"
Qui pourrait en douter?????
 
Alors Bravo Monsieur Delon, vous êtes vraiment un grand homme...minuscule
 
 
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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 06:36
Ingmar Bergman 2. Sa filmographie détaillée

V- Filmographie (38 films, 22 téléfilms, 3 courts-métrages):

1946 Crise

(Kris). Avec : Dagny Lind (Ingebord), Inga Landgre (Nelly), Marianne Löfgren (Jenny). 1h33.

Jenny, propriétaire d'un institut de beauté à Stockholm, arrive sans prévenir dans un petit bourg du sud de la Suède. Elle se rend chez Ingeborg Johnson, qui a élevé sa fille Nelly, maintenant âgée de dix-huit ans. Ingeborg gagne modestement sa vie en donnant quelques leçons de piano et en louant une chambre au jeune vétérinaire Ulf...

    1946 Il pleut sur notre amour (Det Regnar paît Vaar Karlek). Avec : Barbro Kollberg (Maggi) , Birger Malmsten (David), Gösta Cederlund (L'homme au parapluie). 1h35.

Ayant raté son train, Maggie, jeune campagnarde désemparée, se résigne à passer la nuit dans la salle d'attente de la gare. Elle rencontre David, un chômeur, et, par mesure d'économie, accepte de le suivre dans une chambre d'hôtel. Le lendemain, le couple décide de ne plus se séparer....

    1947 L'éternel mirage (Skepp Till Indialand). Avec : Holger Lowenadler (Alexander Blom), Birger Malmsten (Johannes Blom). 1h38.

En tenue d'officier de marine, Johannes Blom revient dans le port où il séjourna sept ans plus tôt. Après une brève rencontre avec son ancienne amie Sally, il s'isole sur la plage et s'abandonne aux images du passé… Alexander Blom, son père, quittait souvent le bateau-pompe utilisé pour le renflouage des épaves...

    1948 Musique dans les ténèbres

(Musik i mörker). Avec : Mai Zetterling (Ingrid), Birger Malmsten (Bengt Vydeke). 1h27.

Un pianiste devient aveugle pendant son service militaire. Rendu à la vie civile, il souffre des prévenances dont son infirmité est l'objet jusqu'à ce qu'un rival amoureux le frappe par dépit. Il devient alors fou de joie puisque quelqu'un l'a enfin traité comme un être normal.

    1948 Ville portuaire (Hamnstad). Avec : Nine-Christine Jönsson (Berit), Bengt Eklund (Ebbe), Mimi Nelson (Gertrud). 1h40.

Gösta, jeune docker, erre le long des quais de Göteborg. Il assiste à la tentative de suicide d'une jeune fille, Berit. Il plonge dans l'eau du chenal et sauve la désespérée, qu'une ambulance emmène bientôt à l'hôpital. Plus tard, au cours d'un bal, Gösta reconnaît Berit, l'invite à danser et la raccompagne chez elle...

    1949 La prison (Fängelse). Avec : Doris Svendlund (Birgitta Carolina), Birger Malmsten (Thomas), Eva Henning (Sofi). 1h19.

Un vieil homme à l'aspect lugubre pénètre dans un studio de cinéma. Professeur de mathématiques en retraite, il vient proposer à Martin, l'un de ses anciens élèves aujourd'hui metteur en scène, de faire un film sur l'Enfer. Intrigué et amusé, Martin en parle à un couple d'amis, Thomas et Sophie...

    1949 La soif

(La fontaine d'Aréthuse / Törst). Avec : Eva henning (Rut), Birger Malmsten (Bertil), Birgit Tengroth (Viola). 1h24.

Bertil et Rut font étape dans un hôtel de Bâle après un séjour en Sicile. Ils vivent douloureusement l’usure de leur vie conjugale. Pendant le sommeil de son mari, Rut revoit en pensée quelques moments de son passé....

    1950 Vers la joie

(Till Gladje). Avec : Stig Olin (Sig Eriksson), Maj-Britt Nilsson (Marta), Victor Sjöström (Soderby), Birger Malmsten (Marcel). 1h38.

Stig Eriksson est appelée au téléphone au sein de l'orchestre où il répète la neuvième symphonie de Beethoven. On lui apprend que sa femme Matha est morte, brûlée vive par un réchaud à alcool mais que sa petite fille survivra. Stig s'effondre sur la table et se souvient. Sept ans plus tôt, lui et Martha s'étaient retrouvés par hasard nouveaux violonistes dans l'orchestre de Soderby.

    1950 Cela ne se produirait pas ici

(Saant Händer Inte här). Avec : Signe Hasso (Vera), Alf Kjellin (Bjorn Almkvist), Ulf Palme (Akta Natas). 1h24.

Atka Natas est un agent secret du régime oppressif de Liquidatzia. Il rend visite à son ex-épouse Vera, une chimiste qui est impliquée dabns un réseau d'exilés qui tentent de faire sortir leurs compatriotes de Liquidatzia.

    1951 Jeux d'été

(Sommarlek). Avec : Maj-Britt Nilson (Marie), Birger Malmsten (Henrik), Alf Kjellin (David), Georg Funkqvist (Erland). 1h36.

Un jour d'automne, on remet un paquet à Marie, danseuse-étoile à l'Opéra de Stockholm. Il s'agit du journal intime rédigé treize ans plus tôt par un jeune homme, Henrik... Entre promenades, baignades et cueillettes des fraises sauvages, une idylle était née entre les jeunes gens...

    1952 L'attente des femmes

(Kvinnors Väntan). Avec : Anita Björk (Rakel), Maj-Britt Nilsson (Marta), Eva Dahlbeck (Karin), Gunnar Björnstrand (Fredrick). 1h47.

Les familles des quatre frères Lobelius se sont retrouvées pour des vacances estivales aux environs de Stockholm. En attendant le bateau qui doit ramener leurs maris, les quatre belles-sœurs échangent des confidences…

    1953 Monika

(Sommaren med Monika). Avec : Harriet Andersson (Monika), Lars Ekborg (Harry), John Harryson (Lelle).1h36.

La jeune Monika travaille dans un magasin d'alimentation de Stockholm. Dans le taudis où elle vit, affrontant quotidiennement un père ivrogne et une turbulente et bruyante marmaille, elle rêve au grand amour et à une vie de star . Un jour, elle rencontre dans un bar Harry, employé dans un magasin de verreries...

    1953 La nuit des forains

(Gycklarnas Afton). Avec Ake Gronberg (Albert Johansson), Annika Tretow (Agda), Harriet Andersson (Anne), Anders Ek (Frost). 1h33.

En Suède, vers 1900. La troupe d'un petit cirque donne quelques représentations minables au hasard des villes rencontrées. Son directeur, Alberti, a jadis quitté sa femme Agda, qui réside dans la bourgade où le cirque installe son chapiteau. En compagnie de sa jeune maîtresse Anne, devenue écuyère, il subit les sarcasmes humiliants du directeur du théâtre local...

    1954 Une leçon d'amour

(En Lektion i Kärlek). Avec : Eva Dahlbeck (Marianne Erneman), Gunnar Bjornstrand (David Erneman), Harriet Andersson (Nix).1h36.

David est gynécologue. Avec sa femme, Marianne, qu'il aime, ils forment un couple heureux. Néanmoins David n'est pas un modèle de fidélité ; il éprouve de grandes difficultés à résister aux avances aguichantes de l'une de ses clientes. Et Marianne finit par apprendre que son mari, à qui elle vouait une entière confiance, l'a trompée...

    1955 Rêves de femmes

(Kvinnodroem). Avec : Eva Dahlbeck (Susanne), Harriet Andersson (Doris), Gunnar Björnstrand (le consul), Ulf Palme (Henrik Lobelius). 1h27.

Suzanne Frank, directrice d'une agence de photographies de mode, quitte Stockholm pour un reportage à Göteborg. Elle est accompagnée de Doris, jeune mannequin qui vient de rompre avec son ami Palle. Dès son arrivée, Suzanne téléphone à Henrik Lobelius, un industriel qui fut son amant. Elle lui donne rendez-vous à l'hôtel. Alors qu'elle flâne dans les rues commerçantes de Göteborg, Doris est abordée par un vieux consul, élégant et charmeur...

    1955 Sourires d'une nuit d'été (Sommarnattens Leende). Avec Eva Dahlbeck (Désirée Armfeldt), Ulla Jacobsson (Anne Egermann), Margit Carlqvist (Charlotte Malcolm), Harriet Anderssson (Marta). 1h48.

Maître Fredrik Egerman apprend qu'une troupe théâtrale doit se produire dans sa petite ville de province. Désirée Armfeldt, son ancienne maîtresse, tient le rôle principal de la pièce.
Egerman a épousé en secondes noces, Anne, beaucoup plus jeune que lui. Son fils Henrik, étudiant en théologie, vient d'arriver : son idéal de pureté est fortement ébranlé par les agaceries coquines de la servante Petra. Pendant le demi-sommeil d'une sieste, Egerman prononce le prénom de l'actrice. Le lapsus n'échappe pas à Anne. ...

    1957 Bakomfilm smultronstället   Documentaire. Avec : Bibi Andersson, Victor Sjöström, Naima Wifstrand (Eux-mêmes). 0h14.     1957 Le septième sceau

(Det Sjunde Inseglet). Avec : Max Von Sydow (Antonius Block), Gunnar Bjornstrand (Jons), Bengt Ekerot (la Mort). 1h36.

Le chevalier Antonius Blok revient des Croisades avec son écuyer Jons. Rencontrant la Mort, Blok demande un délai et lui propose une partie d'échecs. Non loin de là, Jof le bateleur, sa femme Mia, leur bébé Mikhaël et le jongleur Skat. Jof a vu la Vierge Marie. Plus tard Blok et Jons s'arrêtent dans une église de campagne : le moine qu'interroge le chevalier n'est autre que la Mort. Quant à Jons, qui regarde un peintre travailler à une danse macabre, il raconte sa croisade et se déclare sceptique....

    1957 Herr Sleeman kommer   Téléfilm. Avec : Bibi Andersson ( Anne-Marie), Jullan Kindahl (Mrs. Mina), Yngve Nordwall (Mr. Sleeman), Max von Sydow (le chasseur), Naima Wifstrand (Mrs. Gina). 0h43.  

  1957 Les fraises sauvages (Smultronstället). Avec : Victor Sjöström (Isaak Borg), Bibi Andersson (Sara), Ingrid Thulin (Marianne), Gunnar Björnstrand (Evald). 1h31.

Isaak Borg, 78 ans est docteur. Couvert d'honneur et de gloire, c'est un vieillard égoïste et mesquin. Il se rappelle cette journée du ler juin qui m'a mis en face de lui-même. Il y a d'abord un cauchemar, un cauchemar du corbillard... Ce ler juin il devait me rendre à Lünd où l'on allait fêter son jubilé. Il devait prendre l'avion mais finalement, il décide de faire le voyage en automobile. Marianne, sa belle-fille, qui a quitté son mari, a tenu à l'accompagner...

    1958 Venetianskan   Téléfilm. Avec : Maud Hansson (Nena), Sture Lagerwall (Bernardo), Gunnel Lindblom (Valeria), Helena Reuterblad (Oria). 0h56.     1958 Au seuil de la vie

(Nära Livet). Avec : Ingrid Thulin (Cecilia Ellius), Eva Dahlbeck (Stina Andersson), Bibi Andersson (Hjordis Pettersson). 1h24.

Cecilia Ellius est admise dans une clinique claire, bien équipe, symbole de l'organisation sociale suédoise. Mariée, employée dans l'administration, elle vient de perdre, à son troisième mois de grossesse, l'enfant qu'elle portait. Son mariage étant une union sans amour, elle considère qu'elle et son mari sont responsables de cet échec, estimant n'avoir pas désiré cet enfant. Ses deux compagnes de chambre, malgré une certaine similitude de cas, connaissent l'une et l'autre une situation bien différente...

    1958 Rabies   Téléfilm. Avec : Bibi Andersson (Eivor), Axel Düberg (Cpl. Sven), Åke Fridell (Sixten Garberg), Tor Isedal (Knut), Åke Jörnfalk (Rolf), Dagny Lind (La tante), Gunnel Lindblom (Jenny), Nils Nygren (Cronswärd), Marianne Stjernqvist (Mrs. Svensson), Folke Sundquist (Erik), Max von Sydow (Bo Stensson Svenningson). 1h29.  

  1958 Le visage

(Ansiktet). Avec : Max von Sydow (Albert Emanuel Vogler), Ingrid Thulin (Manda Vogler), Gunnar Björnstrand (Vergérus). 1h40.

Suède, 1946. Le théâtre magnétique et thérapeutique du "docteur" Vogler fait route vers Stockholm où il doit donner une représentation. La petite troupe est accueillie vers le soir par le consul Egerman, le docteur Vergerus, directeur de la santé et le préfet Starbeck. Vergerus ne croit pas aux dons surnaturels de Vogler...

    1960 Temps d'orage  

(Oväder) Téléfilm, captation de sa mise en scène de la pièce de Strindberg. Avec : John Elfström (Starck), Ingvar Kjellson (le consul), Birgitta Grönwald (Agnes). 1h51.

    1960 La source (Jungfrukäl lan). Avec : Max von Sydow (Tore), Birgitta Valberg (Mareta), Birgitta Pettersson (Karin), Gunnel Lindblom (Inger). 1h29.

Karin, fille unique de Tore et de Mareta, a revêtu sa plus belle robe pour aller porter des cierges à l'église du village voisin. Inger, fille adoptive et servante est chargée de l'accompagner. En cours de route, elle s'attarde chez un vieux passeur, grand prêtre du culte d'Odin. La jalousie et la haine qu'Inger porte à Karin se manifestent dans un rituel de sorcellerie qui doit provoquer un mauvais sort... .

    1960 L'oeil du diable

(Djävulens öga). Avec : Jarl Kulle (Don Juan), Bibi Andersson (Britt-Marie), Stig Jarrel (Satan). 1h27.

"La chasteté d'une jeune fille, c'est un orgelet dans l'œil du diable" c'est bien un orgelet que se découvre Satan un beau matin à son réveil. L'idée en est insupportable au Seigneur de la nuit qui dépêche immédiatement sur terre un de ses dévoués séides, Don Juan, avec la mission de mettre fin à cette intolérable situation....

    1961 A travers le miroir (Sasom I en Spegel). Avec : Gunnar Bjornstrand (David), Max von Sydow (Martin), Harriet Andersson (Karin). 1h29.

La plage d'une île à l'aspect désolé. Quatre personnes reviennent de leur baignade. Il y a David l'écrivain, sa fille Karin, son fils Frederik surnommé Mino, et Martin, le mari de Karin, qui est médecin.
De retour de Suisse, où il est allé travailler à son dernier roman, David célèbre ces courtes retrouvailles par un dîner au cours duquel il annonce qu'il doit bientôt repartir. Lors de la petite fête Mino et Karin interprètent une pièce de leur création, l'histoire d'un poète qui se réfugie dans la solitude de son art malgré l'amour d'une princesse. Une saynète directement adressée à leur père...

    1963 Les communiants (Nattvardsgästerna). Avec : Gunnar Bjornstrand (Tomas Ericsson), Ingrid Thulin (Marta Lundberg), Max von Sydow (Jonas). 1h21.

À l'église, le pasteur Thomas Ericsson célèbre l'office en présence de quelques rares fidèles. Après la cérémonie religieuse, le pêcheur Jonas Persson et sa femme viennent à sa rencontre. Jonas lui fait part de ses inquiétudes face au "péril jaune" et aux menaces de guerre nucléaire. Le pasteur ne lui répond que par des formules vagues, mais Jonas promet de revenir le voir, seul à seul...

    1963 Le silence

(Tystnaden). Avec : Ingrid Thulin (Ester), Gunnel Lindblom (Anna), Jorgen Lindstrom (Johan). 1h35.

Après un voyage à l'étranger, Anna et Ester, deux sœurs accompagnées de Johan, le petit garçon d'Anna, rentrent en Suède. Elles font une halte dans le grand hôtel d'une ville inconnue où les habitants parlent un langage qui leur est incompréhensible. Dès lors, Anna et Ester sont confronté à la solitude et au silence...

    1963 Le songe  

(Ett drömspel). Téléfilm. Avec : Ingrid Thulin (Agnes), Uno Henning (Alfred), Allan Edwall (Axel), Olof Widgren (Writer), John Elfström (Glazier). 1h55.

    1964 Toutes ses femmes (För att inte tala om alla dessa kvinnor). Avec : Jarl Kulle (Cornelius), Bibi Andersson (Humlan), Harriet Andersson (Isolde). 1h20.

En 1920 à la Villa Tremolo, une somptueuse demeure où vit retiré le Maître Félix, violoncelliste de très grand talent. Debout, devant le cercueil encore ouvert où repose le Maestro, Cornelius divague sur la définition d'un génie. Quelques jours avant cette fin prématurée. Cornelius, critique musical, était arrivé à la villa d'été de l'artiste...

    1965 Don juan  

Téléfilm. Avec : Kristina Adolphson, Ernst-Hugo Järegård, Georg Årlin. Première captation de sa mise en scène de la pièce de Molière avant celle de 1985.

    1966 Persona

(Persona). Avec : Bibi Andersson (Alma), Liv Ullmann (Elisabeth Vogler), Margaretha Krook (le docteur), Gunnar Björnstrand (monsieur Vogler), Jorgen Lindstrom (le jeune homme). 1h25.

Elisabeth Vogler, actrice renommée, perd subitement l'usage de sa voix, au cours d'une représentation théâtrale d'"Electre". Elle passe un bref séjour en clinique, puis se retire dans une villa solitaire, au bord de la mer, accompagnée de son infirmière Alma....

    1967 Daniel

Episode de Stimulantia, film collectif coréalisé avec Hans Abramson, Hans Alfredson, Arne Arnbom, Tage Danielsson, Lars Görling, Jörn Donner, Gustaf Molander et Vilgot Sjöman. Avec : Daniel Sebastian Bergman, Käbi Laretei. 0h15.

Compilation de home movies en 16 mm tournés depuis plusieurs années offerte en guise de cadeau d'anniversaire à son jeune fils Daniel, devenu réalisateur lui-même.

    1968 L'heure du loup (Vargtimmen). Avec : Max von Sydow (Johan Borg), Liv Ullmann (Alma Borg), Ingrid Thulin (Veronica Vogler). 1h30.

Le peintre Johan Borg s'est isolé en compagnie de sa femme Alma sur la petite île frisonne de Bältrum. Son épouse se souvient des premiers temps de leur arrivée où tout était magnifique sur cette île quasi-sauvage parsemée de pommiers en fleurs.

    1968 La honte (Skammen). Avec : Liv Ullmann (Eva Rosenberg) , Max Von Sydow (Jan Rosenberg), Gunnar Bjornstrand (colonel Jacobi). 1h42.

Un pays imaginaire, à notre époque. Une guerre avec ses bombardements, ses destructions et ses réfugiés. Comme chaque matin, Jan et Eva se réveillent. Artistes, musiciens d'orchestre, Jan et sa femme vivent en marge du conflit et de ses horreurs; heureux dans leur petit univers...

    1969 Le rite

(Riten). Téléfilm. Avec : Ingrid Thulin (Théa Winkelmann), Anders Ek (Sebastian Fischer), Gunnar Bjornstrand (Hans Winkelmann). 1h12

Une petite troupe de trois comédiens se voit interdire son spectacle "Le Rite", jugé obscène par la censure suédoise. Ses membres sont convoqués chez le juge d'instruction chargé de l'affaire. L'enquête provoque une crise chez chacun des participants, y compris le juge..

    1969 Une passion (En Passion). Avec : Liv Ullmann (Anna Fromm), Bibi Andersson (Eva Vergerus), Max von Sydow (Andreas Winelmann). 1h41.

Andreas Winkelman vit seul dans sa maison sur cette petite île de la Baltique. Il est venu oublier son passé et la séparation d'avec sa femme. Alors qu'il travaille à l'extérieur de sa demeure, Anna Fromm vient lui demander l'autorisation d'utiliser son téléphone. Anna est une jeune veuve, estropiée à la suite d'un accident d'automobile...

    1970 Mon île Farö

(Fårödokument 1969). Téléfilm documentaire. Avec : Ingmar Bergman Ingmar Bergman (le reproter), Per Broman, Richard Ostman, Linn Ullmann, Liv Ullmann. 1h18.

Farö est une petite île de la Suède, située au nord-est de l'île de Gotland, elle-même située au sud-est de Stockholm, à 4 heures de bateau exactement de la capitale. Ingmar Bergman montre l'île et ses habitants pendant les 4 saisons de l'année ...

    1971 Le lien

(Beröringen/The touch). Avec : Bibi Andersson (Karin), Elliott Gould (David Kovac), Max von Sydow (Andreas). 1h55.

Une petite ville de la province suédoise. Venue à l'hôpital au chevet de sa mère mourante, Karin Vergerus rencontre David Kovac, un jeune archéologue américain hypersensible et déraciné. David est invité par le docteur Andreas Vergerus, le mari de Karin...

    1972 Cris et chuchotements

(Viskningar och Rop). Avec : Harriett Andersson (Agnès), Liv Ullmann (Maria), Ingrid Thulin (Karin), Kari Sylwan (Anna). 1h31.

Dans un château suédois à la fin du siècle dernier. Agnès agonise, rongée par un cancer. Ses deux soeurs, Maria et Karin tentent de la soutenir, mais finissent par ne plus supporter cette déchéance. Seule la servante, Anna, accompagne Agnès vers la mort...

    1973 Scènes de la vie conjugale

(Scener ur ett Aktenskap). Avec : Liv Ullmann (Marianne), Erland Josephson (Johan), Bibi Andersson (Katarina). 2h35

Johan et Marianne, mariés depuis dix ans, vivent heureux en compagnie de leurs deux filles. Johan est professeur de psychologie appliquée, Marianne est avocate spécialisée dans les problèmes de divorce. Un jour, ils reçoivent à dîner leurs amis, Peter et Katarina...

    1974 Le misanthrope  

(Misantropen). Téléfilm. Avec : Hanne Borchsenius (Eliante), Benny Hansen (Dubois), Holger Juul Hansen (Philinte), Paul Hüttel (Basque), Henning Moritzen (Alceste), Ghita Nørby (Célimène), Lise Ringheim (Arsinoë), Ebbe Rode (Oronte), Peter Steen (Clitandre). 1h55.

    1975 La flûte enchantée (Die Zauberflöte). Téléfilm. Avec : Josef Kostinger (Tamino), Irma Urrila (Pamina), Häkan Hagegard (Papageno). 2h15.

La fille de la reine de la Nuit, la princesse Pamina, vient d'être enlevée par le sage Sarastro qui a pour dessein de la fiancer au prince Tamino. Le vaillant prince Tamino, mal instruit des intentions du sage Sarastro, entreprend de délivrer la princesse avec l'aide de l'oiseleur Papageno et de trois dames, suivantes de la reine de la Nuit, qui leur donnent les instructions qui leur permettront de faire évader la princesse Pamina, et leur offrent deux talismans destinés à les protéger : une flûte enchantée et un carillon magique....

    1976 Face à face (Anksikte mot ansikte). Avec : Liv Ullman (le docteur Jenny Isaksson), Erland Josephson (le docteur Tomas Jacobi). 2h15

Jenny Isaksson, psychiatre, exerce son métier avec autorité et prestige. Au cours de l'été, elle se retrouve seule. Son mari est parti comme conférencier aux États-Unis et sa petite fille a rejoint une colonie de vacances. Comme le nouvel appartement où elle doit emménager n'est pas prêt, elle se réfugie chez ses grands-parents. Traumatisée par une tentative de viol qui a éveillé en elle des sentiments contradictoires, Jenny prend conscience de sa solitude...

    1977 L'oeuf du serpent

(Ormens agg). Avec : Liv Ullmann (Manuela Rosenberg), David Carradine (Abel Rosenberg), Gert Froebe (auer). 1h59.

Berlin, dans la semaine du 3 au 11 novembre 1923. C'est l'inflation galopante, le chômage, la misère et le désespoir. Interrogé au sujet du suicide de son frère Max, Abel Rosenberg s'étonne d'une ultime question de l'inspecteur Bauer : il lui demande s'il est d'origine juive..

    1977 Sonate d'automne (Höstsonaten). Avec : Ingrid Bergman (Charlotte), Liv Ullmann (Eva), Lena Nyman (Helena), Halvar Bjork (Viktor). 1h33.

Charlotte, pianiste professionnelle, arrive dans le presbytère habité par sa fille Eva et son gendre Victor, pasteur de la paroisse. Les deux femmes ne se sont pas vues depuis sept ans. Charlotte s'étonne de la présence inattendue d'Hélène, son autre fille, malade incurable....

    1980 Mon île Farö

(Fårö-dokument 1979). Téléfilm documentaire. Avec : Annelie Nyström et les habitants de Farö. 1h44.

Farö est une petite île de la Suède, située au nord-est de l'île de Gotland, elle-même située au sud-est de Stockholm, à 4 heures de bateau exactement de la capitale. Ingmar Bergman montre l'île et ses habitants pendant les 4 saisons de l'année ...

    1980 De la vie des marionnettes (Ur marionetternas liv). Avec : Robert Atzorn (Peter Egerman), Christine Buchegger (Katarina), Martin Benrath (Jensen). 1h44.

Dans une maison close, un client étrangle une prostituée. Comment cet homme, Peter Egerman, a-t-il pu en arriver là ? Quelques semaines avant le meurtre, Peter avoue à son psychanalyste ses terrifiants désirs et son envie d'égorger sa femme, Katarina...

    1982 Fanny et Alexandre

(Fanny och Alexander). Avec : Pernilla Allwin (Fanny Ekdahl), Bertil Guve (Alexander Ekdahl), Ewa Froling (Emilie Ekdahl). 3h17.

Noël 1907. Une riche demeure dans une ville de suéde. Les membres de la famille Ekdahl et les serviteurs préparent les festivités. Héléna Ekdahl, une ancienne actrice, préside aux destinées de ses fils, Gustav Adolf, Carl et Oscar, le directeur du théâtre local, et de ses petits enfants ; parmi eux Fanny et Alexandre...

    1984 L'école des femmes  

(Hustruskolan). Téléfilm. Avec : Allan Edwall (Arnolphe), Lena Nyman (Agnes), Björn Gustafson (Alain), Ulla Sjöblom (Georgette), Stellan Skarsgård (Horace), Lasse Pöysti (Chrysalde), Olle Hilding (Oronte), Oscar Ljung (Enrique), Nils Eklund (Le juge).

    1984 Le visage de Karin

(Karins ansikte). Avec : Ingmar Bergman, Karin Bergman. 0h14.

Bergman examine en ordre chronologique une série de vieilles photographies et reconstruit ainsi un récit visuel à propos de sa mère.

    1984 Après la répétition

(Efter Repetitionen). Avec :Erland Josephson (Henrik Vogler), Lena Olin (Ana), Ingrid Thulin (Rakel). 1h10.

Une scène de théâtre, nue, après la répétition. Un metteur en scène vieillissant, Henrik Vogler, est plongé dans ses souvenirs. Ceux du théâtre et de cette mise en scène de la pièce de Strindberg, " Le Songe ", qu'il monte pour la cinquième fois... Mais ses pensées sont interrompues par l'entrée d'Anna Egerman, une jeune comédienne passionnée qui, prétextant un bracelet qu'elle a oublié, en profite pour engager la conversation avec Henrik Vogler...

    1985 Don Juan  

Téléfilm. Avec : Michael Degen (Dom Juan), Hilmar Thate (Sganarelle). 1h45.

    1986 Documentaire sur Fanny et Alexandre  

(Dokument Fanny och Alexander). Avec : Daniel Bergman, Ingmar Bergman, Gunnar Björnstrand, Allan Edwall, Ewa Fröling, Erland Josephson, Lars Karlsson, Sven Nykvist. 1h50.

    1986 Les deux bienheureux  

(De tva saliga). Téléfilm. Avec : Harriet Andersson (Viveka Burman), Per Myrberg (Sune Burman), Christina Schollin (Annika). 1h21.

Un homme et une femme, d'âge mûr mais sans expérience du sexe, se rencontrent. Ils se marient, vivent une vie conjugale absolue et exclusive dans laquelle ils cherchent l'amour pur et total...

    1992 La marquise de Sade   (Markisinnan de Sade). Téléfilm. Avec : Stina Ekblad (Renée), Anita Björk (Madame de Monteuil), Marie Richardson (Anne), Margareta Byström (de Simiane), Agneta Ekmanner (comtesse de Saint-Fond), Helena Brodin (Charlotte). 1h44.     1993 Backanterna

Téléfilm. Avec : Sylvia Lindenstrand (Dionysos), Laila Andersson-Palme (Teiresias), Sten Wahlund (Kadmos), Peter Mattei (Penthée), Anita Soldh (Agaue), Berit Lindholm (Alfa), Paula Hoffman (Beta), Camilla Staern (Gamma). 2h20.

Adaptation des Bacchantes d'Euripide en 405 av. J.-C. Le retour du dieu Dionysos à Thèbes, et sa vengeance du roi Penthée qui refuse de reconnaître son culte.

    1995 Sista skriket

Téléfilm. Avec : Ingvar Kjellson (Charles Magnusson), Björn Granath (Georg af Klercker), Anna von Rosen (Miss Holm). 1h00

Après dix minutes de documentaire sur le cinéma muet suédois, le dialogue difficile entre Charles Magnusson et Georg af Klercker.

    1997 En présence d'un clown

(Larmar och gör sig till). Téléfilm. Avec : Börje Ahlstedt (Carl Akerblom), Erland Josephson (O. Vogler). 1h58.

Carl Akerblom, inventeur, admirateur de Schubert, est interné à l'hôpital psychiatrique pour avoir tenté de tuer sa fiancée. Avec un autre patient, le Pr Vogler, il mène à bien l'insensé projet de réaliser le premier film parlant de cette histoire. Mais, lors de la première, le film est détruit par un incendie...

    2000 Bildmakarna

Téléfilm. Avec : Elin Klinga (Tora Teje), Anita Björk (Selma Lagerlöf), Lennart Hjulström (Sjöström), Carl Magnus Dellow (Jaenzon). 1h39.

Adaptation pour la télévision de sa mise en scène des Faiseurs d'images de Per Olv. Celui-ci imagine une rencontre entre Sjöström, Jaenzon, Lagerlöf et la star du cinéma muet, l'orageuse et caractérielle, Tora Teje pour discuter du tournage de La charette fantôme.

    2003 Saraband

(Saraband). Téléfilm. Avec : Liv Ullman (Marianne), Erland Josephson (Johan), Julia Dufvenius (Karin), Börje Ahlstedt (Henrik). 1h47.

Saraband pourrait être la suite de Scènes de la vie conjugale, trente ans après. On y retrouve Marianne, 63 ans, et Johan, 83 ans, divorcés. Henrik le fils de Johan vient de perdre sa femme et vit avec sa fille, Karin, violoncelliste.

   

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

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Published by Christian VANCAU - dans CINEMA
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 20:14
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN

Ernst Ingmar Bergman est un metteur en scène de théâtre, scénariste et réalisateur de cinéma suédois, né à Uppsala le 14 juillet 1918 et mort le 30 juillet 2007 sur l'île de Fårö.

 

Il s'est imposé comme l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma en proposant une œuvre s'attachant à des thèmes métaphysiques (Le Septième Sceau), à l'introspection psychologique (Persona) ou familiale (Cris et chuchotements, Fanny et Alexandre) et à l'analyse des comportements du couple (Scènes de la vie conjugale).

 

Récompensé plusieurs fois, il a notamment remporté l'Ours d'or à Berlin, un Lion d'or pour sa carrière à Venise, le Prix du jury et le Prix de la mise en scène à Cannes, et trois fois l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Il est également l'unique cinéaste distingué d'une « Palme des Palmes », remise lors du Festival de Cannes 1997.

Biographie

Enfance

 
Erik Bergman, père d'Ingmar Bergman

 

Ingmar Bergman naît en 1918. Il est le fils cadet d'une famille de trois enfants : un frère aîné, Dag, et une sœur plus jeune, Margareta, qui vient au monde quatre ans plus tard. Le jeune Ingmar Bergman vit une enfance tourmentée ; ses relations avec sa mère et son frère sont contrariées par les manipulations et les chantages affectifs. Le père est un pasteur luthérien ambitieux. Le presbytère où vit la famille est ouvert à tous les paroissiens et se doit d'être modèle. Sans doute cédant à cette pression sociale, le père soumet sa famille à une discipline extrêmement rigide. Les enfants sont élevés dans la traque obsessionnelle du péché et du repentir. Les punitions corporelles sont courantes et ritualisées. Le traumatisme de cette éducation rigide affleure dans certaines de ses œuvres.

 

Il passe le meilleur de son enfance chez sa grand-mère à Uppsala qui l'emmène au cinéma, Ingmar Bergman se découvre une passion précoce pour cet art. Lors d'un Noël, une riche parente offre aux enfants un appareil de projection. La bobine se tourne à la main et permet de voir un petit film en boucle. Ce cinématographe agit comme la madeleine de Proust pour le futur réalisateur – il baptisera plus tard sa société de production Cinematograph. Lorqu'il a 12 ans, son père obtient qu'il puisse visiter les studios cinématographiques suédois de Rasunda, en banlieue de Stockholm. C'est, pour lui, comme « entrer au paradis ».

 

Quant au théâtre, dans lequel il fait aussi carrière, il s'y rend régulièrement depuis tout jeune. Ingmar Bergman a l’occasion de l’observer en coulisse grâce à un musicien qui joue derrière la scène pour une mise en scène du Songe d’August Strindberg, un de ses auteurs préférés, et qu’il mettra lui-même en scène à plusieurs reprises. Ses lectures s'ouvrent aussi à Dostoïevski, Balzac, Flaubert, Nietzsche

 

Dans le cadre d’un programme d’échange, il part en Allemagne, dans la région de Thuringe, en 1934. Le pays a plongé dans le Nazisme, sa famille d’accueil l'emmène voir une prestation d'Adolf Hitler dans un stade de Weimar. Le jeune homme est fasciné par le discours du Führer. À son retour en Suède, son milieu essentiellement germanophile s'est imprégné de l’idéologie nazie, son frère faisant partie des fondateurs et des membres actifs du parti national-socialiste suédois. Le traumatisme de la découverte des camps d'extermination le conduira par la suite à prendre ses distances avec la politique. Ingmar Bergman évitera dans son œuvre les messages politiques.

L'école théâtrale

 
Le jeune Ingmar Bergman.

 

Ingmar Bergman s'inscrit en 1937 en Histoire et Littérature à l'université de Stockholm, il y suit les cours de Martin Lamm, un professeur réputé, spécialiste de Strindberg et d’Emanuel Swedenborg. Ses études, cependant, sont contrariées par un emploi du temps chargé, presqu'entièrement consacré au théâtre. Il participe en effet bien vite au programme théâtral d’une maison des jeunes, le Mäster Olofsgården, où il met en scène des pièces de Strindberg, de Shakespeare, de Suttone Vane et de Doris Rönnqvist. On lui offre épisodiquement la possibilité de travailler avec des professionnels au sein du Studio dramatique. Un temps acteur, il finit par définitivement se tourner vers la mise en scène. Il assure aussi la direction de plusieurs pièces données au théâtre des étudiants dont Le Pélican de Strindberg. Il noue à cette occasion une relation amoureuse avec une jeune actrice érudite. Cette liaison parvient à la connaissance de ses parents, qui réprouvent la vie tumultueuse de leur fils. À la suite d’une explication violente, Ingmar Bergman quitte définitivement le foyer familial et s’installe avec sa maîtresse. Cette relation tourne court lorsque Ingmar Bergman se voit proposer une tournée en province qui le conduit par la même occasion à précipiter la fin de ses études.

 

Au printemps 1939, dans la nécessité de trouver un emploi, il tente sans succès de se faire embaucher au Théâtre dramatique royal de Stockholm, et doit se contenter d'un poste d’assistant à la mise en scène pour l’Opéra royal, où il est occasionnellement souffleur. Il y fait ses armes, notamment aux côtés de Ragnar Hyltén-Cavallius, à la fois cinéaste et metteur en scène reconnu. La Seconde Guerre mondiale éclate quand Ingmar Bergman doit accomplir son service national, mais il est aussitôt démobilisé à cause d'un ulcère. En repos chez sa grand-mère en Dalécarlie, il écrit une douzaine de pièces de théâtre et un opéra. Il met en scène l’une d’elles, La Mort de Polichinelle, largement inspirée de pièces de Strindberg. À la fin de la représentation, il est approché par Carl Anders Dymling, directeur de la Svensk Filmindustri, et Stina Bergman, directrice du service des scénarios, qui lui proposent un emploi pour écrire et revoir les scénarios produits par la société.

Premiers pas à la Svensk Filmindustri

Intégré dans une équipe de six scénaristes, il est parfois envoyé sur des tournages pour corriger des dialogues. Les méthodes d’écriture sont empruntées aux méthodes américaines alors en vogue, Ingmar Bergman leur préfère pourtant celles des films français de l’époque, de Jean Renoir, de Marcel Carné, ou de Julien Duvivier. Il fait la connaissance de Gustaf Molander à qui il fait lire un scénario inspiré de ses années d’études. Celui-ci en recommande l'adaptation à la production qui en confie la réalisation à Alf Sjöberg. Ingmar Bergman insiste pour assister au tournage et obtient un poste de script-boy. Impatient et ambitieux, il tente à plusieurs reprises de s’immiscer dans le travail du réalisateur. En vain. Le jeune scénariste est remis à sa place. Tourments (Hets) sort en 1944. Le film est suffisamment remarqué pour faire partie de la sélection de la Mostra de Venise.

 
Ingmar Bergman sur le tournage de Crise, son premier film.

 

Dans le même temps, la commune de Helsingborg cherche à sauver son théâtre municipal et propose sa direction à Ingmar Bergman. Le théâtre est en piteux état, mais il accepte. Il est alors marié à une jeune danseuse et chorégraphe, Else Fischer, qui a accouché d’une enfant à la fin de l’année 1943. Le bébé et sa mère sont atteints de la tuberculose et Ingmar Bergman enchaîne mises en scène et scénarios pour faire face aux frais d’hospitalisation. En 1945, la Svensk Filmindustri lui commande l’adaptation et la réalisation d’une pièce de théâtre. Ingmar Bergman est enthousiaste, mais il pèche par orgueil et son manque d'expérience est encore trop grand. Le tournage a lieu en été dans des conditions catastrophiques. Il se brouille avec le chef opérateur, davantage porté sur le documentaire, et peine à maîtriser ses troupes. Le mauvais temps gâche les extérieurs, le laboratoire gâche les pellicules, et la production du film souffre d’un accident du travail lors d’une prise en studio. Tout au long de cette épreuve, Bergman reçoit les conseils du cinéaste Victor Sjöström et ceux de son monteur expérimenté, Oscar Rosander, qui l’aide à remettre le film sur pied – il collaborera par la suite à tous les films d’Ingmar Bergman jusqu’au Visage. Crise (Kris), premier film réalisé par Ingmar Bergman, sort en 1946.

 

Ingmar Bergman poursuit son travail au théâtre municipal de Helsingborg et continue à écrire des scénarios pour la Svensk Filmindustri. Il monte l’une de ses pièces, Rachel et l’ouvreuse de cinéma, adaptée plus tard pour L'Attente des femmes. Sa femme, qui devait initialement occuper un poste de chorégraphe au sein du théâtre, doit être remplacée en raison de sa maladie. Elle lui recommande une amie : Ellen Lundström avec laquelle il noue une liaison qui conduit les époux à divorcer. À l’automne 1946, le jeune couple déménage pour Göteborg où Ingmar Bergman obtient un poste de metteur en scène au théâtre municipal dont le directeur Torsten Hammarén devient son mentor et lui enseigne des techniques de mise en scène pour une pièce d’Albert Camus, Caligula, avec le comédien Anders Ek.

 

Après l’échec de Crise, la Svensk Filmindustri hésite à renouveler l’expérience de la réalisation avec Ingmar Bergman. C’est donc avec le producteur Lorens Marmstedt, qu’il dirige ses trois prochains films : Il pleut sur notre amour (Det regnar på vår kärlek, 1946), L'Éternel Mirage (Skepp till India land, 1947) et Musique dans les ténèbres (Musik i mörker, 1948). Ces premiers films sont empreints de l’influence du cinéma français des années 1930 et notamment de Marcel Carné. Il s’en dégage une violente révolte contre la religion et la famille. À l’exception de Musique dans les ténèbres, ses films sont rejetés par la critique qui les trouve subversifs et immatures. Il écrit encore le scénario de La Femme sans visage (Kvinna utan ansikte, 1947), pour Gustaf Molander et entame une activité de metteur en scène à la radio avec un texte original, La Ville (1951), inspiré d’une virée dans Berlin, lors de son séjour en Allemagne

INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN
INGMAR BERGMAN

Maturité

 
L'entrée tant convoitée de Filmstaden, les studios de la Svensk Filmindustri à Råsunda, en banlieue de Stockholm. Ingmar Bergman y tourne la plupart de ses films.

 

Dans le cadre d’un nouveau contrat avec la Svensk Filmindustri, Ingmar Bergman part en 1949 à Cagnes-sur-Mer avec le comédien Birger Malmsten pour y écrire un scénario. Le réalisateur est parvenu à réintégrer le giron de la célèbre société. Il a pour la première fois signé la réalisation ainsi que le scénario du film La Prison (Fängelse, 1949) et gagne en assurance. Son activité artistique est débordante, alternant mises en scène théâtrales et cinématographiques ainsi que des allers-retours constants entre Stockholm et Göteborg, aux dépens de son couple avec Ellen Lundström qui bat de l’aile. Le séjour dans la ville de la Côte d'Azur est solitaire ; Birger Malmsten est absorbé par une relation sentimentale. Ingmar Bergman écrit seul son scénario. Vers la joie (Till glädje, 1950) est tourné durant l’été. Au cours du tournage, il reçoit la visite d'une journaliste d’une revue cinématographique, Gun Hagberg. Immédiatement séduit, le réalisateur, sitôt le film achevé, s’envole avec elle à Paris, et rompt avec son épouse. À son retour, il s’installe avec sa nouvelle maîtresse à Stockholm. La vie du couple connaît des hauts et des bas. Les enfants du précédent mariage de Gun Hagberg les rejoignent à la fin de l’année 1950 tandis qu’un autre naît de leur union. Ingmar Bergman doit ainsi entretenir trois familles. Or, les engagements manquent.

 

Durant l’été 1950, l’industrie cinématographique suédoise s'est mise en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail. Le mouvement s’éternise, Ingmar Bergman traverse alors de graves difficultés financières et doit solliciter un important prêt à la Svensk Filmindustri qui consent en échange d’une exclusivité sur plusieurs scénarios et des honoraires à la baisse. Il accepte de réaliser des films publicitaires et une œuvre de commande, Une telle chose ne se produirait pas ici. Ce n’est qu’au printemps 1951 que la grève cesse. Le réalisateur enchaîne alors deux tournages, celui de L'Attente des femmes (Kvinnors väntan, 1952) avec des extérieurs à Paris, et celui d'Un été avec Monika (Sommaren med Monika, 1953) dans l’archipel de Stockholm. Le premier rôle de ce dernier film est confié à Harriet Andersson, une jeune danseuse de revue. Le tournage se prolonge à cause d’ennuis techniques et Ingmar Bergman tombe sous le charme de l’actrice. La liaison ne dure pas, mais suffit à briser son ménage. Il doit quitter le foyer familial et se retrouve célibataire.

 
Ingmar Bergman donnant ses instructions sur la scène du théâtre de Malmö (1958).

 

Au théâtre, Ingmar Bergman est nommé directeur artistique du Théâtre municipal de Malmö en 1952. Il assure plusieurs mises en scène, certaines pour le répertoire classique (Peer Gynt, Le Misanthrope), des opérettes (La Veuve joyeuse) ainsi que deux de ses propres pièces : Peinture sur bois et Meurtre à Bajärna. Il poursuit aussi ses adaptations radiophoniques avec des pièces de Strindberg et les Noces de sang de Federico García Lorca (1952). Le travail théâtral de l’auteur se double d’une intense activité cinématographique. Il sort successivement La Nuit des forains (Gycklarnas afton, 1953), Une leçon d'amour (En Lektion i kärlek, 1954) et Rêve de femmes (Kvinnodröm). À l’automne 1955, après le tournage de Sourires d'une nuit d'été (Sommarnattens leende, 1955), victime du surmenage et d’un ulcère qui le fait souffrir depuis de nombreuses années, il est hospitalisé.

 

Avec La Prison, la maturation du cinéma de Bergman est, à la veille de la réalisation du Septième Sceau, déjà accomplie. L’influence du cinéma français d’avant-guerre s’est estompée au profit d’un style plus personnel. Ville portuaire (Hamnstad, 1948) ou Monika, sont encore influencés par le cinéma italien néoréaliste, mais son style personnel s’affirme. On trouve dans les films qu’il dirige entre 1948 et 1955, nombre de caractéristiques de l’empreinte personnelle du réalisateur : interrogations métaphysiques sur la vie et la mort (La Prison), érotisme prégnant (Monika, L’Attente des femmes, La Nuit des forains), désillusion conjugale (L’Attente des femmes, Une leçon d’amour, Sourires d’une nuit d’été), le spectacle (La Prison, Vers la joie, La Nuit des forains)… Sa vision de la féminité notamment étonne. Son langage cinématographique se positionne davantage du côté de la femme ; c’est au travers de leur regard que l’attitude des hommes est brocardée : les personnages féminins sont nuancés quand les personnages masculins sont au contraire typés.

Reconnaissance

 
Ingmar Bergman et Sven Nykvist lors du tournage de À travers le miroir.

Sourires d’une nuit d’été sélectionné au Festival de Cannes en 1956 assied la réputation d’Ingmar Bergman au-delà des frontières suédoises. Le film créé dans la douleur, créée la surprise et obtient d'ailleurs un « prix de l'humour poétique ». Et l’année suivante, Le Septième Sceau fait sensation. Ce film, plus grave, adapté de l’une de ses pièces en un seul acte, Peinture sur bois est une allégorie de la mort et du jugement dernier. L’accueil critique est enthousiaste. Pour Les Fraises sauvages dans lequel il fait jouer l’un des pionniers du cinéma suédois, Victor Sjöström – qui jouait déjà dans Vers la joie, l'Ours d'or du meilleur film au Festival de Berlin lui est attribué.

 

La reconnaissance d’Ingmar Bergman a plusieurs conséquences. La critique suédoise, jusque-là très réservée, s'est adoucie. Les studios suédois lui laissent les coudées franches et une pleine liberté de création. Le réalisateur reçoit aussi plusieurs sollicitations de plusieurs pays pour tourner des films. Néanmoins, il préférera continuer à tourner en Suède. Ingmar Bergman a désormais pris l’habitude d’alterner le théâtre, dans le courant de l’année, et le cinéma, pendant l’été. Il aime s’entourer de sa propre équipe et redoute le sort de certains de ses compatriotes, tels Victor Sjöström ou Mauritz Stiller qui s’expatrièrent aux États-Unis pour finalement tomber en désuétude.