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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/en/index.html


Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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VENEZ M'Y REJOINDRE !

Christian VANCAU

22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:28

"Le drame des types comme moi qui ne veulent pour rien au monde être pris au sérieux, est, justement, qu'on exauce leur voeu ". (Frédéric Shiffer)

C'était, il y a  une semaine, (en 2008) que Jacques JAMINON qui tient une truculente petite auberge, à 20 minutes de chez moi, près d'Houffalize, à ENGREUX, réunissait des gens,, notamment de la région de Mons, à l'occasion de l'exposition du "Journal jovial, crédule, saugrenu mais outrecuidant", le célèbre "El batia moûrt soû", journal satyrique de Mons, trimestriel belge, dont l'éditeur responsable est le peintre Serge Poliart.
 Avec mes amis Francis et Murielle, nous sommes allés à la rencontre de ces joyeux drilles, proches de nous de coeur mais habitant l'extrême Ouest de la Wallonie, ( Région de Mons-La louvière) alors que nous en occupons l'Extrême Est
. Le journal en question est inséré chaque trimestre dans le Charlie-Hebdo. Son nom est tout simplement la traduction en Wallon du" Bâteau Ivre"

 En exergue du journal, on peut lire les deux premiers vers du Bâteau Ivre traduit en wallon à savoir:

 "Adon qu'djudèskindoûs les rivières trop faciles, Dju n'm'ai pus sintu n'mîle minè par les sakeûs
Des indiens les-ont twè comme des bièsses inutiles, In les clowant tout nus asto des piquets bleûs"


La photo du haut montre Jacques Jaminon, aubergiste et André Stas, plasticien-collagiste, écrivain et pataphysicien belge.
La deuxième photo montre le même André Stas avec sa compagne, la chanteuse Fanchon Daemers, collaboratrice d'El Batia, elle aussi . En 3, une photo de Serge Poliart et de Jacques Jaminon dans la grange de l'exposition "El Batia" se tenant à l'Auberge du Vieil Engreux jusqu'au 12 Octobre 2008. (Contact O498/437647). Ensuite la photo de deux collaborateurs du journal, situés à droite de la table, Philippe Drumel et Serge Poliart et enfin en 5, en fin d'article,mon amie Murielle Noiset, plasticienne  et pour l'occasion, d'un Fez coiffée, ce qui lui va d'ailleurs, comme un gant

Il s'agissait bien en l'occurence de l'intronisation de Serge Poliart et de Philippe Drumel en tant que "Chevaliers du Tastefesse"par Jacques Jaminon, Vice-chevalier mosan de la confrérie

Rédacteur de cet article: Christian Vancau-Libramont-Peintre


 

Serge Poliart

Serge Poliart est un dessinateur dont les fantasmes, soigneusement couvés et tenus au chaud, déboulent souvent dans des rues de villages, des campagnes hallucinées ou des usines en délire. Des personnage à grands nez, aux mains molles, à l'expression tragique et bouffonne se livrent à toutes sortes d'agissements étranges qui nous font songer à quelque kermesse en Grande Absurdie.

Stéphane Rey, L'Echo de la Bourse, 11/13 - 03 -83  

Peintures

 

 

Gravures

 

 

 

En toute franchise, je n’éprouve aucun regret à confier que je n’ai pas aimé les premiers tâtonnements de Serge POLIART - il fut un concurrent sur lequel je n’aurais pas misé -, j’ai par la suite déchanté dans le bon sens.  Et quand j’y songe POLIART n’a cependant pas changé sa manière - il est demeuré fidèle à lui-même - et si l’on me demande de nommer une prérogative majeure de l’artiste, je citerais volontiers la persévérance.  Je n’ai pas l’outrecuidance de m’en référer à moi-même et à ce que je puis avoir dessiné - il est tout bonnement humain d’avoir toujours accordé mon attention et ma sympathie aux artistes lesquels malgré vents et marées ont maintenu droit leur timon.  En d’autres termes, il s’avère plutôt anormal d’éprouver de l’indifférence pour l’artiste lequel au fil des jours et des années s’est acharné à exprimer d’une manière toujours de plus en plus aiguë et de plus en plus rigoureuse ce qu’il possédait en lui, dès ses premiers balbutiements mais qui devraient par la suite s’avérer définitifs...

Il est inconcevable de n’être pas élu lorsque l’on s’obstine avec une sorte de frénésie.  Ceux qui ne sont ou ne se sentent pas doués se lassent et abandonnent...

J’ajouterai que l’abstraction telle que Serge POLIART la pratique n’est pas moins aisée quoi qu’on en puisse penser, qu’une correspondance figurative explicitée au moyen des mêmes procédés.

On ne peut en aucun cas méconnaître la technique.  On peut rêver d’une œuvre magnifique, elle devient une méduse hors des flots si la technique ne la supporte pas...

Gustave DORE a laissé des esquisses pour le Capitaine Fracasse de Théophile GAUTIER par exemple qui ne subirent pas la collaboration des graveurs attitrés du grand illustrateur, elles déçoivent au point qu’il eût été préférable de ne pas les publier et mon incidence puisqu’il s’agit de côté et d’autre de dessins au trait – ne peut que renforcer ce que j’exprimais tantôt à propos de l’attrait magique de l’illustration de PICASSO.

Il ne me faut pas demander d’expliquer les dessins de Serge POLIART.  J’ignore si lui-même songe ou se résout à y joindre des titres qui se vaudraient des introductions à ses mystères...

Ces bonnes intentions seraient à mon humble sens non seulement inutiles, mais pourraient aiguiller le spectateur sur des voies qu’il lui serait à priori dangereux et peut-être néfaste d’emprunter.

Dans son très grand bouquin ; « Les Nus et les Morts », l’écrivain américain Norman MAILER décrit la bataille de l’île japonaise Anopopei dans le Pacifique.  Martyrisés dans leur âme et leur chair, une équipe de patrouilleurs se traîne dans la vase, la jungle et la chaleur tropicale jusqu’aux contreforts du mont Anoka.  Alors un matin à l’aube, le soleil découvre aux yeux meutris des soldats abrutis de souffrances une vision de Paradis.

Il n’existe sans doute pas de mots humains pour décrire cette préaurore que n’égaleraient pas le plus prodigieux des rêves, la plus resplendissante des imaginations.  L’écrivain d’ailleurs ne se risque pas à tenter cette déscription.

Je vous demanderai donc de regarder des dessins de Serge POLIART comme si ses phantasmes – qu’ils soient issus du ciel ou de l’enfer – vous apparaissaient soudain sur l’écran du ciel, ici, là-bas ou ailleurs.

J’ai assez longtemps dessiné moi-même avec les matériaux utilisés par Serge POLIART pour répéter en l’exaltant sa plénitude technique et j’y reviens parce que son rôle est décisif.  Les soleils noirs qui hantent ses graphismes et tout le drame obscur de ses ténèbres ne sont pas épanchements au taches d’encre – tout a été commencé par des traits à la limite du visible.  Avec la même plume et le même rythme, les hachures se sont recoupées, enchevêtrées – jusqu’à cet obscur cauchemar qui ne pourrait pas être ce qu’il est sans la langue patience de la main qui est parvenue à l’élaborer.

Armand SIMON 8.1.77    

 

Monsieur Poliart, que certains, dans les années 60, appelaient « Beau Serge », met dans ses dessins (ne parlons pas de son chevalet ni de ses écuries, de ses fresques ni de ses frasques, qui engendrent d’autres plaisirs) toute la tendresse qui lui gonfle le cœur.  Un enfant nu, une mère célibataire, un cul-de-jatte, un gros cochon dans un peu de jus, des amis qui s’étranglent, des frites mal cuites, des cours de récréation et de miracles, des morceaux de crottes et de squelettes, des riens du tout – par exemples – réchauffent son crayon et lui donnent des couleurs, celles-là même qu’il a aux joues quand, le soir et dans la solitude, il lit quelques pages du Cantique des Cantiques.

Et quand il voit des plumes sur le derrière d’un petit oiseau, il pense aussitôt à d’autres plumes, non à celles de Chateaubriand ou de Jules Michelet, mais à celles qu’il imagine sur la tête de messieurs qui mangent des oranges et font du bruit. C’est un cas, parmis d’autres qui, eux, ne savent pas dessiner.

André Balthazar, janvier 2003   

 

Dix raisons que j’ai de détester Serge Poliart

Parce qu’il n’est pas un artiste international

Parce que l’avenir, je le prédis, n’est plus aux dessins et aux peintures mais à l’art conceptuel et aux installations.

Parce que je suis un ardent défenseur de la tradition, du folklore et surtout du gille, ce « trésor culturel vivant » qui est sacré au même titre que Tintin.

Parce qu’il empêche que l’on coupe des arbres à Ville-sur-Haine et à Gottignies alors que l’avenir, je le prédis, est aux voitures et au béton.

Parce qu’il y a plus de trente ans qu’il porte les cheveux longs.

Parce que sa femme est jolie.

Parce que le journal qu’il dirige moque honteusement ces personnalités politiques, économiques et culturelles qui luttent chaque jour pour donner une image positive et volontariste de Mons et du Borinage.

Parce que je le soupçonne d’aimer Daumier, Lautrec et Reiser.

Parce qu’il est sans doute pas persuadé que l’entreprise libératrice et émancipatrice de l’armée américaine en Irak est désintéressée et que les pacifistes ne sont rien que des tapettes.

Parce que si Arno dessinait et peignait, il aurait la tête de Serge Poliart.

Xavier Canonne

Expositions collectives

« De Magritte à Bury », Bruxelles 1973
« Les Artistes du Hainaut », Mons 1976
« Expo 3 X 3 », Mons – La Louvière – Nivelles 1976
« Constant Malva », Mons 1980 Galerie « Le Pilori »,
   Ecaussines 1972 – 1976 – 1986 – 1987
« Exposition Marathon » avec Jacques Duez, Mons 1980 – 1981
« Grange 80 », Bougnies 1980 ( Coenen – Duez – Poliart )
« Musée de Poche du C.A.C.E.F, Charleroi – Namur – Liège –
  Tournai – Bonsecours 1981
« Biennale de Quévy » 1981  (Saudoyez – Gomez – Duez – P’tit Luc...)
« D’un Art Bul à l’autre », Centre Beau Nord, Parizs 1983
« Truc Bazar », Casemates, Mons 1984
« André Balthazar », le Botanique, Bruxelles 1985
« Corps sabbatiques », Liège – La Louvière – Mons 1985
« Totems », Casemates, Mons 1987
« Acquisition du Patrimoine Provincial », Galerie d’art du Grand Hornu 1988
« Prix du Hainaut », Salle Maurice Herlemont, La Louvière 1987
« Une œuvre, un Enfant, une Histoire », Musée Ianchelevichi, La Louvière 1989
« Parcs, Squares et Jardins », Musée Ianchelevichi, La Louvière 1989
« Le Bon Vouloir », Mons 1990 à 2003
« Reflet 90 », Athénée Royale, Gosselies 1990
« Le jeu de Balles », Salle St Georges, Mons 1990 (RTBF)
« Figuration critique », Galerie Alsput, Sint-Pieters-Leeuw et
   Grand Palais, Paris 1990 ; Santilla, Espagne 1991
« Tables gravées » de Coppens à Poliart, Le Ropieur, Mons 1990
« Salon d’Art Contemporain Marcel Pouvreau »,
   Dammaries les Lys (Seine et Marne), France 1991
« Quinconce », Musée Ianchelevichi, La Louvière, 1993 – 1995 – 2003 ;
   Bucarest, Maison de la Culture 1999 ; Musée de Mariemont 2000
« L’Art dans l’Industrie », Musée Ianchelevichi, La Louvière 2001
« Vanité des Vanités », Koma – Maison de la Culture de
   Tournai 2002 – 2003 Musée de l’Image Imprimée, Participation
   au Prix de la Gravure, La Louvière 1994
« Exposition X3 » avec Duez et Stas, La Louvière 1994
« Fantasme », Maison Culturelle, Philippeville 1995

Expositions personnelles

Galerie Le Creuset, Bruxelles 1973
M.J.T, Cavaillon, France 1976
Galerie Cinabre, Valenciennes, France 1980
Galerie La Forge, Bruxelles 1983 et 1985
Galerie Tendances Contemporaines, La Louvière 1984 – 1985 – 1989
Galerie Koma, Mons 1986
Hainaut Tourisme, Mons 1989
Médiathèque de Charleroi, 1990
Galerie Ghislain Olivier, Place du Jeu de Balle, Bruxelles 1992
Exposition en l’Hôtel de Ville de Boussu, « Patrick Coppens, Commissaire d’un Jour » 1998
Galerie La Louve, Louftémont 2000
Musée des Beaux-Arts de Mons du 27 juin au 14 septembre 2003

Divers

Co-fondateur de « Koma », Mons 1976
Co-fondateur de « Expérience 3 X 3 », Maison de la Culture de Mons 1977
Co-fondateur de la « Biennale de Quévy » 1981
Fondateur de l’a.s.b.l « El Batia Moûrt-soû » 1983
Organisateur de l’exposition de cent créateurs sur le thème « Les Buveurs »1990 et de l’exposition « le Bateau Ivre » 1992, Salle St Georges, Mons
Réalisation d’un film super 8 avec Louis Savary et Luc Herman : « Art gille, Terre fragile », Prix Antenne 2 et RTBF
Participation au film « Les fous du Roi » de Richard Olivier (RTBF) 1992

Œuvres acquises

Ville de Mons – Ville de La Louvière – Province du Hainaut – Collections privées.

Prix

Médaille d’or au Festival International des Arts Plastiques et Graphiques de Mouscron 1980

 

Catalogue
"L'entre Haine et Trouille"
Livre écrit par Christine Béchet
Mise en Page Marc Bourgeois
121 pages 134 illustrations
26 €

CONTACTEZ L'ARTISTE

rue du Trieu, 37
7070  Ville-sur-Haine / Belgique
Tel : +32(0) 477595360
Fax : 065/871524

E-Mail :
poliartserge@yahoo.be

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:25

En 1986, le film de Luc Hermant, Louis Savary et Serge Poliart, ART GILLE TERRE FRAGILE ou la véritable histoire du peintre Serge Hippolyte Poliart raconte: " Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage du Gille, le peintre Serge Poliart consacrera la meilleure part de son existence à la mettre en scène dans des situations particulièrement originales, chaque fois en dehors du temps et de l'espace "CARNAVAL".
Bien au-delà de la problématique intime du peintre Poliart, le film, tente par le montage de démonter les mécanismes souvent déroutants qui nous poussent aux parcours les plus absolus ou les plus dérisoires
"
Le document décroche le prix Antenne 2 et RTBF au Festival national de Bruxelles et le Prix du meilleur film de genre au Festival International de Mons. Diffusé sur les chaines nationales, il met Binche en émoi. Au Pilori d'Ecaussines, André Claes, fidèle à sa tradition, expose les dessins de Serge dans son restaurant. Un banquet de notables grassement arrosé se termine par une vindicte où les représentants de la morale publique, s'emportent jusqu'à emporter les oeuvres scandaleuses pour les jeter dans le canal. Nourri d'un remords qui l'honore, un des comparses récupère les objets du précieux larcin et les ramène à leur propriétaire.
L'exposition d' Un Art Bul à l'Autre mène Poliart et Duez à Paris en 1982. Ils cheminnt vers le Musée d'Art Moderne sur les pas de BURY qu'ils trouvent désolé de ne pouvoir garder aucune trace de sa prodigieuse exposition. Duez s'arme de sa camera et, avec son technicien improvisé, passe une semaine à réaliser-historique- dans les coulisses du musée mythique puis dans la propriété de Perdreauville
Serge qui avec d'autres a l'intention d'ouvrir un café-théâtre-galerie sulfureux. Or un vieux bistrot qui accueillait les ferrailleurs Place du Béguinage est à remettre et l'aff
aire finit par être conclue avec la Brasserie Michaux, propriétaire des lieux
Le nom du bistrot est arêté, El Batia moûrt soû, hommage à Rimbaud et à son bâteau ivre. L'inauguration a lieu en mai 1983. La foule est aussi nombreuse qu'éclectique, gens de quartier, artistes, agents culturels ou politiciens.
Durant trois années, la Place du Béguinage va connaître une ambiance nocturne délirante, s'animer au rythme des concerts de jazz, des vernissages d'expositions ou des happenings improvisés.
Mais en 1985, le tenancier du Batia est las des nuits interminables et son sens inné des affaires l'a mis dans une situation catastrophique.
En 1986, l'aventure est définitivement terminée
En 1987, Serge obtient un emploi à la médiathèque où il devient responsable des Musiques du Monde  et sillonne les routes du Hainaut au volant du discobus, bientôt accompagné par Thérèse. C'est ainsi qu'à Ville-sur-Haine, le long du Canal du Centre, il découvre une ferme promise à la destruction après une mesure d'expropriation. Il entreprend des travaux car la ferme est en ruines et en devient propriétaire après bien des péripéties.
L'année 1992 est aussi l'année du film de Richard Olivier, les Fous du Roi qui " téléscope l'art au pays des moules frites ". Poliart, Lizène, Evôye, Stas, Bucquoy, Broodthaers, Blavier se retrouvent dans la même marmite. Déguisé en Gille masqué, Poliart porte sa croix et expose son regard d'artiste irrévérencieux sur les rituels.. Voici une peinture de 1993 intitulée" Ville sur Haine", là où vit Serge, entre la Haine et la Trouille

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:20

.En 1980, Poliart quitte la rue des Arquebusiers pour s'installer à Jemappes dans l'ancien entrepôt de l'ébéniste Pierre Moreau situé près du Jeu de Balle Pelote. Plongeon dans les souvenirs d'enfance ! Une série de dessinss fixent des scènes de spectateurs et de joueurs de balle. Présentés au FesSerg Poliart-Le jeu de Balle Pelote-Jemappestival International d'Art de Mouscron, ils emporteront la médaille d'or.
Toujours à l'affût, il rencontre Kenneth White chez André Leto. Le libraire a, en effet, invité le poète écossais pour une soirée littéraire. Comme White souhaite découvrir les ornières du borinage de Van Gogh, Duez et Serge le guident et rendent visite au peintre belge Armand Simon
1981. Nouvelle escale. Gottignies est l'élue. Maison à la campagne. Loyer modique: il a trouvé les conditions idéales à la création
Puis en mai c'est la première et unique Biennale de Quévy le Grand. La volonté est de "Elaborer une harmonie par les différences. Traits de plume ou traits gravés se mêleront aux volumes sonores, tandis que dans le même moule, photo, super 8 et video, s'intégreront au théâtre et à la Bande Dessinée ". Ce festival " synthétise la volonté de quelques artistes du coin, qui veulent s'aventurer en dehors des sentiers rebattus d'une culture qu'ils trouvent trop uniformisée " Vif succès de l'expérience qui restera néanmoins sans lendemain
Ensuite Poliart qui a entrepris un travail sur "Les Gilles de Binche " est invité à les exposer dans une école catholique des bords de la Sambre. L'accrochage terminé, les artistes rentrés au bercail, quelques édiles parcourent les lieux. Leurs regards inqu
isiteurs ont tôt fait de jeter l'opprobre sur le travail de notre compère et veulent éloigner des chastes regards, les emplumées turpitudes. Le débat est animé, la polémique virulente. Le peintre Jean Coenen menace d'enlever ses oeuvres si Poliart est privé de cimaises. L'exposition a donc lieu au grand dam de quelques riverains.
Les avatars du gille revu et corrigé par Serge sont toutefois loin d'être terminés et l'acharnement de quelques puristes binchois ne fait, bien sûr, que titiller d'avantage encore le goût de la
Serge Poliart-Les Gilles de Binche
provocation de notre Ecaussinois déjà naturellement enclin à s'y complaire
1984: La ville de Binche charge Bernard Descamps de monter une exposition d'ensemble. Les artistes proposés aux commanditaires sont acceptés à la condition que Poliart soit écarté. La plupart des artistes se désistent par solidarité et pour la défense de l'art libre

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:35

Serge Poliart est né dans la région du Centre en 1953, à Familleureux(Secteur de Seneffe),  petit village rural, situé entre La Louvière, une cité minière surgie des pâturages au 19esiècle et Ecaussines (Julos Beaucarne), un petit village moyenâgeux, que jouxtent des carrières de petit granit.Il est le dixième et avant-dernier enfant, né de mère française, Raymonde Alliot et de père anarchiste-Emile, ( fils de Thur, le tailleur de pierres), qui sera tué par une voiture en 1965, à l'âge de 55ans. ( Serge a 12 ans ). La mère a ouvert un café après la guerre "au Grand Milo" à Familleureux et celà jusqu'en 1969. Elle décèdera en 1992 à 80 ans
A 14 ans, Serge s'inscrit en menuiserie à La Louvière. Il quitte la menuiserie pour la Céramique et est engagé a la Faïencerie Boch. Mais les affaires vont mal et Serge démissionne en 1972
Henri lejeune, son cousin et ami anime les Racines du Manoir à Ecaussines et rameute dans le village tous les branchés soixante-huitards. Des concerts, des expositions, des festivals. André Claes, patron du gastronomique Pilori, et féru de Jazz, organise des concerts et transforme ses murs en cimaises. Son restaurant devient le repère de toutes les contestations ou situationnismes de l'époque. Serge s'inscrit dans cette mouvance et oublie de plus en plus la terre, pour s'adonner au dessin et accrocher ses travaux dans des expositions collectives. Lejeune le met en contact avec la Galerie Le Creuset: première exposition personnelle en 1973. Un texte de Jean Louvet commente le travail.
A 19 ans il rencontre Françoise Vispoel, bibliothécaire à l'Albertine avec qui il va vivre à Mons dés 1972, Place du Béguinage. Grâce à une amie de Françoise, il rencontre Jacques Duez pour une amitié sans limites. Les  week-end, il rencontre Jean-Pierre Denèfve qu'il a connu à La louvière, chez Badot. Il rend souvent visite à Armand Simon, peintre surréaliste.
Françoise a évéillé son jeune ami à la littérature. Les murs de la maison sont garnis de livres. Elle a une immense culture littéraire, se passionne pour Baudelaire, Rimbaud ou la correspondance de Van Gogh. Quand le couple se sépare en 1975, Serge déménage rue des Arquebusiers dans un entrepôt qu'il transforme en atelier résidentiel. Il s'y retrouve démuni, sans ressourdes ni relations. Acculé, il trouve un emploi de cuiseur à la Manufacture Royale de Porcelaine de Baudour. Au bout d'un an il ne supporte plus ce boulot, quitte l'usine sur un coup de tête et perd tous ses droits sociaux. Il descend en Provence rejoindre son frè
re et sa belle-soeur qui restaurent une maison pour Julos Beaucarne. Trois mois à prendre le temps de vivre et épuiser ses économies.
A la même époque? Jean-Pierre Denèfve participait aux activités théatrales du Kloak avec Derudder, Savary et Vasseur. Denefve veut faire une intervention au vernissage de la prochaine exposition de Poliart. Il perçoit en effte tout vernissage comme un coma, état intermédiaire entre la vie et la mort et entend déciller le publoc. Au Pilori, Denèfve récite son texte dans un décor qu'il a créé, sur fonds de bruits de guerre et de d iscours d'Hitler; la deuxième intervention se produit  à la galerie Le Tremplin de Fredy Taminiaux. C'est la naissance du groupe KOMA
En 1977, il lance avec son ami Duez, l'idée des expositions 3X3; trois artistes exposent trois fois dans trois lieux différents. L e projet, soutenu par Jean-Pierre Hubert, alors Directeur du Botanique et Echevin de la Culture à La Louvière, prend jolie tournure, mais hélas, Jean-Pierre décède brutalement
En 1979, Serge crée à la Maison de la Culture de Mons, un atelier de Céramique qu'il anime jusqu'en 1990. C'est aussi en 1979 que Michel Discart le met sur le chemin de Franz Van Snick, un ingénieur qui lui propose une rente mensuelle moyennant laquelle il s'autorise à emporter les oeuvres qui lui plaisent. Toutefois quand Van Snick décède en 82, Poliart est confronté à ses associés qui entendent orienter sa production, la rendre plus vendable. Serge rompt le contrat et se retrouve une fois de plus sans ressources fixes

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Published by Christian VANCAU - dans Serge POLIART
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