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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  •   le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
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Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 74 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
.

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Christian VANCAU

3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:04
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Mérindol est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

Danielle et moi avons visité ce village en octobre 2015

 

Le village, localisé au sud du massif du Luberon, domine légèrement la plaine de la Durance, frontière entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Cette plaine a permis à la commune de développer une agriculture, agriculture aujourd'hui relativement importante pour son économie. Son histoire, comme celle de plusieurs autres villages du Luberon, fut marquée par les guerres de religions.

 

Ses habitants sont appelés les Mérindolins ou Mérindolais.

Mérindol

Département du Vaucluse - Luberon - Population : 2.000 h.

puce Situé à 18 km au Sud Est de Cavaillon par la D973.
Mérindol, rue et terrasse de café

Mérindol est situé dans le Luberon à la frontière Sud du Vaucluse et des Bouches du Rhône.

Du haut de ses 200 mètres, le village peut contempler la vaste plaine de la Durance jusqu’aux douces collines qui ourlent sa limite au Sud.




Mérindol, mairie

Mérindol est resté aujourd'hui le village symbole de la répression des Vaudois.

Entièrement détruit en 1545, les villageois purent échapper miraculeusement au massacre en se réfugiant dans la montagne.


Mérindol, place

Au cours des siècles, le village haut perché, qu’on appelait « la ville » fut peu à peu abandonné pour un lieu dit « Les Bastides », en contrebas, où se situe aujourd’hui l’agglomération.

Du vieux castrum, il ne subsiste que deux pans murs, ces pauvres témoins veillent sur le
mémorial Vaudois.


Mérindol, petite rue


Mérindol, église et son clocher

En vous rapprochant, vous découvrirez aux abords du village quelques villas récentes. Vous apercevrez de loin le clocher de l'église romane.

Le centre du village est assez petit, vous ne pourrez donc pas manquer la grande terrasse de café qui fait face à une petite place agréablement ombragée.



Dans le village de nombreuses constructions témoignent des siècles passés. Il n’est pas rare de trouver sur les façades des chronogrammes du XVIIe et du XVIIIe siècles et de belles bastides.

En se perdant à travers les ruelles, à la croisée des chemins, vous découvrirez l’église Sainte Anne du XVIIIe siècle, qui possède un clocher au « bulbe sarrazin » unique dans la région, ce qui lui valut d’être inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

La plaine est depuis longtemps le poumon économique de Mérindol. Arrosée par les eaux de la Durance, elle produit en abondance fruits blancs et rouges, les célèbres melons et les légumes des quatre saisons que l’on retrouve sur les fameux marchés de
Cavaillon.

 

Avant d'escalader le chemin du Souvenir, nous découvrons un petit resto sympa qui s'appelle LA CIGALE
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Histoire

Préhistoire

Une première présence humaine est attestée par de l'outillage et des vestiges datés de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

 

Antiquité

La colonisation romaine fut importante. Un vicus a été découvert et fouillé au hameau des Borrys, près de Puget-sur-Durance. Outre ses ruines d'habitations ont été mis au jour des mosaïques, un autel dédié aux Nymphes Éternelles et des tombes à incinération.

 

Mais le vestige majeur reste la présence d'un important établissement thermal (35 mètres de long), précédé d'un péristyle (12 mètres de large) qui contenait sept baignoires individuelles, des salles de cultures physiques et un système d'air chaud alimenté par un foyer.

 

Moyen Âge

Le premier seigneur connu est Guy, vicomte de Cavaillon. Ce fut lui qui, en 1225, accorda aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur son fief. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240. Puis, en 1248, Mérindol devint possession directe du comte de Provence. En 1257, celui-ci transigea avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier obtint ce village et ses dépens en fief, le second en garda le spirituel. À la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Podio était seigneur de Mérindol ; en 1300, il vendit cette terre à Bertrand de Baux, prince d'Orange.

 

En 1393, Mérindol est assiégée et prise par les troupes pontificales, puis entièrement détruite, bien que cette destruction soit parfois mise au crédit de Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne. Il va rester déshabité pendant plus d'un siècle.

 

Renaissance

 
 
Sur le chemin du souvenir, un banc permet de voir l'ensemble du village.

 

Cet abandon, au cours du XVe siècle, entraîna la disparition du bac au profit de celui de Sénas. Le village fut repeuplé, grâce à un acte d'habitation passé en 1504, par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, dissidents de l’Église catholique. Mérindol est l'un des quarante villages, de part et d'autre du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520.

 

En 1530, le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’Inquisiteur s’enrichissant des pillages).

 
Article détaillé : Massacre de Mérindol.

En 1540 à nouveau, un juge d’Apt fait arrêter et brûler un meunier protestant de Mérindol (et confisque à son profit son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région. Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit de Mérindol (), qui condamne 19 habitants au bûcher, et le village à être rasé. Après plusieurs ambassades du village, grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, la grâce est refusée le 1er janvier 1545. Le village est entièrement brûlé le , et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés.

 

C’est à Mérindol encore que, le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

 

Période moderne

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

 

 

Période contemporaine

La Résistance

Le , quatre gendarmes, sur les six qui avaient rejoint le maquis, sont fusillés par l'occupant allemand. Une stèle de trois mètres de haut a été dressée sur le lieu de leur exécution dans le bois de pins qui limite le chemin du Bac.

Le chemin du souvenir

 
Sur le chemin du souvenir (été 2005).
 
En mémoire des Vaudois de Provence morts pour leur foi (l'inscription est un peu effacée).

 

En 1977, trois associations (les associations vaudoises d'Allemagne, de France et d'Italie) décident de créer un chemin du souvenir qui voit le jour en 1977. Une pancarte signale que l'inauguration du chemin s'est faite avec des représentants catholiques.

 

Ce chemin est devenu aride à partir de l'incendie du mois d'août 1980. En haut du chemin demeurent quelques vestiges du temple protestant.

Après le déjeuner nous entreprendrons l'invraisemblable escalade du chemin du  souvenir (Massacre des Vaudois), qui nous mènera au château, ou du moins ce qu'il en reste. Un panorama splendide. Danielle n'en peut plus avec sa tendinite. Même notre chien Groucho cale

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Installation de 6 000 personnes en un siècle

 

L'installation de vaudois dans la région du Luberon commence en 1399 : à la suite d'une longue campagne militaire en Italie, Louis II, comte de Provence, a besoin d'argent. Il met en vente des terres de peu de valeur, qui lui sont achetées par les seigneurs de Boulier-Cental et de Roccasparvera. Ceux-ci ayant des possessions dans le Piémont installent dans ces terres nouvellement acquises une centaine de familles de paysans piémontais, de religion vaudoise : à Mérindol, Vaugines, Cabrières-d'Aigues.

 

Les témoignages de l'époque décrivent les vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de mœurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus, et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer « de quatre écus à huit cents ». Par accroissement naturel, et par la venue de nouveaux Piémontais, ils s'installent aussi au nord du Luberon : Gordes, Goult, Lacoste, ainsi que de l'autre côté de la Durance à La Roque d'Anthéron. Ils se regroupent dans certains sites de préférence à d'autres et ont investi une quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon: « en reliant comme par un fil les sites du Luberon dans lesquels ils s'installent, nous pouvons retrouver la géographie vaudoise piémontaise et dauphinoise, connue depuis au moins le XIVe siècle », a constaté l'historien Gabriel Audisio

 

Au moins 1 400 familles, soit environ 6 000 personnes venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun sont venues s'installer entre 1460 et 1560 dans la région du Luberon, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers d'entre eux sont arrivés entre 1490 et 1520, ce qui permet de faire face à la chute de 60 % de la population à la fin de la guerre de Cent Ans, via onze « contrats d'habitations » concernant treize villages du Luberon. Ils sont signés à Joucas (1460), Lourmarin (1480), Cabrières-d'Aigues (1495), Gignac (1501), Mérindol (1504), La Motte-d'Aigues (1505), Saint-Martin-de-la-Brasque (1506) et Peypin-d'Aigues (1506), Roquefure (1508), Murs (1508), Villelaure (1511) et Buoux (1512).

 

À Cabrières-d'Aigues, les 80 familles qui s'installent en 1495 viennent toutes de la vallée de Freissinières où a eu lieu sept ans plus tôt la Croisade contre les vaudois de 1488 et deux tiers des arrivants à Cabrières-d'Aigues figurent sur la liste des habitants de Freissinières, alors poursuivis pour hérésie, qui est conservée dans les archives du Parlement de Grenoble.

 

Si l'on prend les 292 patronymes identifiés à Lourmarin, Cabrières-d'Aigues, et les trois villages rejoints en 1505, La Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque et Peypin-d'Aigues, 245 viennent des sites vaudois des Alpes, soit 84 %.

 

Les premières persécutions

 
Jean Calvin, instigateur du calvinisme

En 1528, l'évêque d'Apt, Jean Nicolaï, commence à lancer des procès en hérésie. Vers 1530, Jean de Roma, un dominicain, assemble une troupe et initie alors massacres, viols, tortures, pillages, avant de devoir s’enfuir au Comtat Venaissin : le roi de France, inquiet de ces pillages, avait saisi contre lui le Parlement d'Aix. Il meurt quelques années plus tard atteint de la peste à Avignon selon Jean Mahuet, et selon Jean Crespin, auteur protestant de l' Histoire des martyrs.

 

C'est l'époque de l'installation du calvinisme à Genève. En 1530, les vaudois du Piémont y envoient quelques émissaires. En 1532, au synode de Chanforan, le mouvement vaudois se rattache officiellement au protestantisme. Entre 1532 et 1539, plus de 400 personnes sont poursuivies pour hérésie en Provence, dont 93 % étaient des vaudois, selon l'historien Gabriel Audisio.

 

Dans le Comtat Venaissin, propriété du pape, le vice-légat confisque des terres de vaudois et les redistribue à des catholiques. Le pape Clément VII demande au roi de France François Ier d'agir de même sur le versant français du Luberon.

 

Se sentant encerclé par Charles Quint, élu en 1519 empereur d'Allemagne, alors qu'il possède l'Espagne, les Pays-Bas et une partie de l'Italie, François Ier s'allie avec l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, par le traité du dit « des capitulations ». Cette alliance faisant scandale chez les catholiques, il ne peut plus se permettre une attitude tolérante envers des hérétiques.

 

Le parlement d'Aix-en-Provence condamne en 1532 sept personnalités vaudoises, et demande aux seigneurs locaux de confisquer les terres des vaudois. Ceux-ci prennent les armes et s'emparent de Mérindol, Lacoste et de Cabrières-d'Avignon. En 1534, de nouvelles condamnations frappent des vaudois, qui sont libérés par leurs coreligionnaires en armes des prisons d'Apt, Cavaillon, Roussillon.

 

En novembre 1535, François Ier réclame de nouveau le duché de Milan, envahit la Savoie dès le début de 1536. Charles Quint prend alors en personne la tête de son armée pour envahir la Provence en franchissant le Var le , et s'empare de Toulon, mais renonce à assiéger Marseille et rebrousse chemin en septembre. François Ier cherche alors à calmer la situation en Luberon, et le , il accorde le pardon aux vaudois qui abjurent leur religion dans les six mois.

 

En 1544, les vaudois sont accusés d'avoir incendié l'abbaye de Sénanque, près de Gordes.

Massacre de Mérindol

 

Le massacre de Mérindol est un événement dramatique ordonné par le Parlement d'Aix contre les Vaudois du Luberon, qui venaient de se rallier à la religion protestante. Précurseur des guerres de religion qui vont ensanglanter quinze ans plus tard le royaume de France, ce massacre de 3 000 personnes en cinq jours dévasta 24 villages du Luberon dont celui de Mérindol, au printemps 1545, tandis que 670 personnes étaient envoyées aux galères de Marseille. Il est connu dans le détail grâce à l'enquête ordonnée quelques années plus tard et publiée par le roi Henri II de France.

 

Contexte politique
 
Jean Maynier Président du Parlement d'Aix organisateur du massacre, portrait réalisé en 1724.

 

Les Protestants de l'Église évangélique vaudoise développaient leur mission évangélique en Provence, dans le Luberon et dans le Piémont avec des relations suivies avec les Protestants de Bohème et de Suisse. En 1540, les vaudois font l'objet d'une condamnation par l’édit de Mérindol. Mais ayant besoin de leur soutien contre l’empereur Charles Quint, François Ier expédie des lettres de grâce aux habitants persécutés en Provence pour cause de religion.

 

La retraite de Charles-Quint en 1545 change la donne. Le 1er janvier 1545, François Ier fit promulguer l'Arrêt de Mérindol et commanda une croisade contre les Vaudois de Provence. En avril, Jean Maynier baron d’Oppède et premier président du Parlement d’Aix déclenche la persécution, menée par Paulin de La Garde, Joseph d'Agoult et Antoine Escalin des Aimars, général des galères et ambassadeur du roi de France, qui était en partance, depuis le port de Marseille, pour lutter contre les Anglais du côté de Boulogne-sur-Mer.

Le massacre de la population

 
Le massacre de Mérindol.

 

Antoine Escalin des Aimars et ses troupes quittèrent Marseille pour éliminer les Vaudois protestants qui étaient installés en Provence. Antoine Escalins marcha sur Mérindol et les villages environnants à la tête de 2 000 combattants.

 

Les villages vaudois sont pillés, les hommes massacrés ou envoyés aux galères, les femmes violées avant d’être tuées. Certains sont vendus en esclavage. Les terres sont confisquées. Les biens pillés sont bradés au dixième de leur prix, pour payer les soldats. Les violences débordent, les villages alentour les subissent aussi. Le chef de la résistance vaudoise Eustache Marron a son fief à Cabrières (actuel Cabrières-d'Avignon), qui est détruit le 19 avril, tout comme 23 autres villages vaudois du Luberon, massacrés par l'armée du baron (23 villages avec Mérindol et Cabrières, parmi lesquels Cabrierettes, Peypin, La Motte d'Aygues, Saint-Martin, Nyons, La Coste, Lourmarin, Villelaure, Tresemines, La Roque d'Anthéron, Janson). Celle-ci extermine 3 000 personnes en cinq jours et envoie aux galères 670 hommes, des deux côtés de la montagne du Luberon. De plus, le passage des soldats détruit les cultures, les troupeaux sont tués, et un nombre indéterminé de paysans meurt de faim.

Conséquences

 
Plaque en mémoire aux Vaudois massacrés à Mérindol.

 

À la suite de ce massacre, le pape Paul III reçut avec tous les honneurs le président du Parlement de Provence, Jean Maynier.

 

Lorsque Henri II de France monta sur le trône, il fit ouvrir une enquête sur ce massacre. Le Parlement de Paris jugea les principaux coupables de cet événement dramatique, mais les soudards comme les parlementaires qui s'étaient enrichis furent tous acquittés.

 

Les survivants vaudois de ce massacre rejoignirent l'église calviniste.

 

Le , au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois

Lieux et monuments

 
Allée de platanes, accès principal au vieux village
 
Pont suspendu sur la Durance
  • Monuments classés :

Église paroissiale Saint-Anne (milieu XVIIIe siècle) (cadastre AH 146): inscription par arrêté du .

 

Pont suspendu franchissant la Durance (ancien) et maison du gardien (également sur commune de Mallemort, dans les Bouches-du-Rhône) (cadastre A 60) : inscription par arrêté du .

 

Vieux château, site archéologique (XIIIe et XIVe siècle), vestiges découverts et à découvrir composant le castrum du Vieux Mérindol (cadastre A 47, AE 45, 46) : inscription par arrêté du .

  •  
  • Autres monuments :

Beffroi avec Horloge Publique (seconde moitié su XVIIe siècle)

 

Festivités / Manifestations

Chaque année depuis 1999, le village de Mérindol accueil le Salon des Eco-Énergies28. Ce salon, qui est la plus grande manifestation de Mérindol, s'installe sur le village fin septembre pour la durée d'un weekend.

 

Personnalités liées à la commune

Mérindol au cinéma

1941 : Après l'orage de Pierre-Jean Ducis avec René Dary, Jules Berry29.

1956 : L'Eau vive de François Villiers avec Charles Blavette, Pascale Audret, Andrée Debar, Henri Arius, Milly Mathis. Film tourné également à Cavaillon.

MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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MERINDOL en Vaucluse- Le Massacre des Vaudois
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 16:31
Le Vaucluse (prononcé [vo.klyz]) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 84.
Ses habitants sont appelés les Vauclusiensdentelles-montmirail-12.
Ici Suzette dans les Dentelles de Montmirail 
  •  

Dénomination et usage

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Logo
Ce nom est la francisation du provençal la Vau-cluso, du latin Vallis Clausa, soit la vallée close d'où sourd la Fontaine de Vaucluse. 1
Pour désigner ce département, la forme courante est depuis sa création « département de Vaucluse », elle est employée par le Conseil général de Vaucluse, la Préfecture de Vaucluse3, l'Inspection d'académie de Vaucluse4, etc. En revanche, la forme adoptée par la Commission nationale de toponymie, dépendant du CNIG, est « département du Vaucluse »5.
En effet le département tient son nom du village du même nom, Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, Vaucluse. Fontaine VaucluseFontaine de Vaucluse
Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945.
Les Conventionnels (1793) ont constaté une homogénéité topographique autour de l’intense réseau des Sorgues qui s’articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse ».
Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d’eau, montagnes). Cette exception issue d’une commune éponyme remarquable se retrouve dans l’appellation du « Territoire de Belfort » et du Département unicommunal « de Paris ».
Le nom du département lui a été attribué après le rattachement à la France du Comtat Venaissin et de l'État pontifical d'Avignon. L'Assemblée nationale, par deux fois les 27 août et 20 novembre 1790 avait refusé de décréter leur annexion. Les « patriotes » des deux États pontificaux élurent leurs représentants qui se rassemblèrent à Bédarrides, dans l'église Saint-Laurent, le 18 août 1791 et ils votèrent leur rattachement à la France à une forte majorité puisque le décompte des mandats s'éleva à 101 046 voix favorables sur un total de 152 919.
Cet acte est considéré comme le premier exprimant le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Le 14 septembre, mise devant le fait accompli, la Constituante proclama que les États d'Avignon et du Comtat faisaient désormais « partie intégrante de l'Empire français ».

Géographie physique

Le département de Vaucluse fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, région située au sud-est de la France. Il est limitrophe des départements du Gard à l'ouest, de l'Ardèche au nord-ouest, de la Drôme au nord, des Alpes-de-Haute-Provence à l'est, du Var (sur quelques centaines de mètres à peine) et des Bouches-du-Rhône au sud.
Également, le Vaucluse possède au nord une partie, le canton de Valréas, entièrement enclavée dans la Drôme.Carte-de-l-Enclave-des-Papes.jpg
 
220px-Gorges_de_la_Nesque_et_Mont_Ventou
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Les Gorges de la Nesque et le Mont Ventoux
présentent une alternance de montagnes (les dentelles de Montmirail, le massif du Luberon, les monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.Carte-du-VAUCLUSE.jpg
 
Les Gorges de la Nesque  gorges de la nesque tunnelGorges de la Nesqueindex
 Gorges de la NesqueDSC01484Goges de la Nesqueimagesnew 090723153145 3
 PR.07 2782
  Ci-dessus le Mont Ventoux 
 
 
La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les monts de Vaucluse dont le point culminant est le signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.
Le mont Ventoux, le « Géant de Provence », qui culmine à 1 912 mètres, domine le paysage vauclusien10. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.new_090728120201_13.jpg
Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

 

Hydrographie

Malgré des étés secs et des plans de sècheresses qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.
Le Rhône à l'Ouest et la Durance au Sud délimitent le département.
  • Les sources remarquables : la Fontaine de Vaucluse, qui avec un débit d'eau annuel de 630 millions de mètres cubes est la première résurgence de France et la cinquième mondiale.new_090726075656_89.jpg
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Le Rhône et la Durance

: Climat de Vaucluse.

 
 
 
 
Le département de Vaucluse est soumis à différents types de climats. En effet, son emplacement géographique particulier le place à un point de rencontre entre trois des quatre climats majeurs de France : le climat méditerranéen pour sa partie sud, le climat montagnard pour sa partie nord-est avec le relief élevé des Monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et enfin une influence toute relative du climat semi-continental pour sa partie nord-ouest. Toutefois, cette proximité des trois grands types de climat a pour effet de les niveler avec une nette prédominance du climat méditerranéen. C'est pourquoi pour la partie au nord-ouest l'on parle de climat « méditerranéen à influence semi-continentale ».
  Vaucluse France
  2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie10 700 mm/an
(sur 80 jours)
770 mm/an
Vent10 110 j/an  

Histoire

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Blason de Vaucluse

Avant le département de Vaucluse

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Le palais des Papes. Avignon800px-Avignon, Palais des Papes depuis Tour Philippe
L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques.
Avant l'arrivée de Jules César, le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens... mais aussi de Dexsiviates, Menlini, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.
Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le Théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts comme le pont Julien, etc.
Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il deviendra Principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (massacre des Vaudois du Luberon...), de maladie (pestes, choléra…) et de religion (Papauté d'Avignon...).
Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres, etc.).
Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.

 

Les papes d'Avignon

Révolution française et Premier Empire

Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme13.

XIXe siècle

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

XXe siècle

Ludovic Naudeau constatait : « L'une des caractéristiques de ce département, c'est, de l'aveu général, le jeu effréné auquel une partie de ses habitants se livre. Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées »

Démographie

555 240 personnes habitent en Vaucluse, dont la grande majorité est concentrée autour du pôle urbain et économique qu’est l’agglomération d’Avignon15.
Sur les 151 communes que comprend le département de Vaucluse, 24 ont en 2010 une population municipale supérieure à 5 000 habitants, 13 ont plus de 10 000 habitants et quatre plus de 20 000 : Avignon, Orange, Carpentras et Cavaillon.
 
  • villes de plus de 10 000hab .
 
  1. Avignon : 89 682 habitants (2010) » aire urbaine : 507 626 habitants (2008)
  2. Carpentras : 29 278 habitants (2010)
  3. Orange : 29 135 habitants (2010) » aire urbaine : 39 143 habitants (2008)
  4. Cavaillon : 24 951 habitants (2010)
  5. L'Isle-sur-la-Sorgue : 19 048 habitants (2010)
  6. Pertuis : 18 931 habitants (2010)
  7. Sorgues : 18 046 habitants (2010)
  8. Le Pontet : 17 604 habitants
  9. Bollène : 13 885 habitants
  10. Apt : 11 755 habitants(2010)
  11. Monteux : 10 989 habitants (2010)
  12. Vedene : 10 580 habitants (2010)
  13. Pernes-les-Fontaines : 10 405 habitants (2010)

Villes de 5 000hab/10 000hab .
 
  1. Valréas 9 800 habitants(2010)
  2. Le Thor 8 281 habitants(2010)
  3. Entraigues-sur-la-Sorgue 7 795 habitants(2010)
  4. Morières-lès-Avignon 7 676 habitants(2010)
  5. Vaison-la-Romaine 6 169 habitants(2010)
  6. Sarrians 5 809 habitants(2010)
  7. Mazan 5 792 habitants(2010)
  8. Courthézon 5 387 habitants(2010)
  9. Bédarrides 5 146 habitants(2010)
  10. Piolenc 5 006 habitants(2010)
 
 

Répartition par secteur géographique

15 :
  Population 1999
Agglomération d'Avignon 269 828
Avignon ville 94 000
Orange 29 527
Carpentras 29 015
Cavaillon 25 417
Vaucluse 538 902
 

Croissance 2009, l'Insee a estimé à 540 065 le nombre d'habitants dans le département de Vaucluse.

Depuis plusieurs décennies, la population a beaucoup augmenté : entre 1975 et 1999, elle est passée de 381 912 à 499 685 habitants, soit une hausse de 31 %. Cette augmentation s'est faite principalement par les flux migratoires, et - toujours en 1999 - 97 821 Vauclusiens venaient d'un autre département ou d'un autre pays. Cette croissance se ralentit.

Emploi

Près de 43 % de la population vauclusienne est active15.

Éducation

Article détaillé : Éducation en Vaucluse.
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Cour intérieure de l'université
"Trente mille jeunes Vauclusiens ont rejoint cette année l’un des 54 collèges (41 publics et 13 privés) du département"
L'Université d'Avignon est la seule université du Vaucluse. Son histoire est très ancienne puisqu'elle fut fondée en 2 juillet 1303 par le pape Boniface VIII pour concurrencer la création de la Sorbonne, jugée trop proche du pouvoir royal français17.
Elle regroupe 4 UFR, 1 IUT et 1 IUP, et accueille environ 8 000 étudiants à tous les niveaux de formation, jusqu'au doctorat. Elle héberge une quinzaine de laboratoires de recherche reconnus
 
ECONOMIE du Vaucluse
 
Le Vaucluse aujourd'hui, c'est plus de 15 000 commerces, entreprises industrielles et de service, plus de 13 704 artisans et plus de 8 000 exploitations agricoles15.
Le Vaucluse a longtemps été un département profondément rural, dont l'économie était marquée par l'agriculture pastorale et l'industrie centrée sur la transformation des produits agricoles. L'existence de la zone fertile est historiquement un catalyseur du développement local, avec la persistance d'un secteur maraîcher encore dynamique, puisqu'il fournit l'essentiel de la production française en fruits (melons, cerises, fraises, raisin de table…) et légumes (tomates…). Toutefois, le secteur est soumis à des problèmes de compétitivité liés à la concurrence de l'Espagne notamment.
 
Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département: sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le Marché d'Intérêt National (MIN) est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.
Le commerce de détail sur le modèle de la grande distribution s'est développé et imposé dans toutes les villes moyennes (Orange, Cavaillon, Carpentras…), avec une concentration importante sur l'agglomération avignonnaise.

Agriculture

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Vignoble, vergers et céréales dans la plaine du Calavon
 
 
L'activité agricole s'articule autour de trois productions majeures : vins, fruits et légumes qui assurent 90 % du chiffre d'affaires.
Le Vaucluse est le premier producteur de cerises (qu'elles soient destinées à la consommation directe ou à la transformation), de pommes golden et de raisin de table et le deuxième de tomates et de melons18. Parmi les autres productions de fruits et légumes, l'on peut noter l'olive, la fraise avec diverses variétés et spécialités locales ou encore la poire.
Le secteur viticole jouit d'une bonne réputation grâce aux Côtes du Rhône produits principalement sur les coteaux de Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras ...). Les vins du Luberon et du Ventoux tendent à se développer sur une gamme de produits élargie (rosés), davantage associée aux vins provençaux.
L'élevage, qui a longtemps été le socle d'une économie montagnarde de subsistance sur les versants des reliefs, est une activité marginale.
Les cultures spécialisées (lavande sur les plateaux des Monts de Vaucluse, herbes aromatiques...) se développent grâce à un marché en expansion.

Industrie

Le secteur industriel, historiquement fondé sur la transformation de la production agricole, a connu une extension vers des secteurs plus spécialisés au cours du XIXe siècle (manufactures de garance). Malgré l'installation au XXe siècle de pôles de production majeurs, notamment au nord de l'agglomération avignonnaise (Electro-Réfractaire - devenu tour à tour SEPR, puis Saint-Gobain -, poudrerie SNPE, Isover Orange etc.), le tissu industriel reste peu dense, subissant également des vagues des réductions importantes d'effectifs à partir des années 1980.
Le maillage industriel local reste ainsi assuré par les PME, souvent familiales et d'implantation historique, dans les secteurs de la transformation agricole. La construction reste un pourvoyeur important d'emploi salarié et d'artisanat, compte tenu du dynamisme du secteur résidentiel (sous le double effet de l'arrivée de migrants et de la pression touristique).
 

L'énergie

Le Vaucluse est aussi un important producteur d'énergie électrique nationale avec le site nucléaire du Tricastin, le barrage de Donzère-Mondragon et le parc éolien de Bollène.

Ressources minières

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La carrière à ciel ouvert de Mazan
Extraction de gypse, de pierre blanche (calcaire), d'ocres.
À Mazan, se trouve l'un des plus importants gisements à ciel ouvert de gypse au monde et la plus grande carrière à ciel ouvert d'Europe avec un gypse d'une pureté exceptionnelle (90 %)19.
Sur les flancs du Petit et du Grand Luberon, on exploite la richesse des roches calcaires avec de nombreuses carrières où l'on extrait des pierres blanches (Roche d'Espeil, Pierre de Ménerbes, Estaillades).
L'homme a aussi exploité la richesse en fer des terres ocrières au nord du Petit Luberon, au centre et à l'est de la vallée du Calavon, mais les guerres mondiales, les coûts de production et l'émergence de nouveaux pays fournisseurs de minerai de fer ont eu raison de cette activité.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme en Vaucluse.
Le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat culinaire, etc.) une part importante de l'économie du département de Vaucluse.
Le département accueille quelque 3 500 000 touristes chaque année15. Les principales destinations sont le Luberon (repos, randonnées, festivals...) avec 27,5 % des nuitées, Avignon (Palais des papes, festival...) avec 26 % des nuitées et le secteur du Mont Ventoux (cyclisme...) avec 15,4 % des nuitées. Le reste se répartit plus ou moins sur tout le Vaucluse. Les Français sont majoritaires et en progression (83 % des nuitées en 2003 contre 69 % en 1997) mais le tourisme international progresse21.
Selon le site officiel du conseil général, le tourisme génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 610 millions d'euros22.

La société

Le tissu associatif

En l'an 2000, le Vaucluse comptait 9 061 associations alors que la PACA en avait 70 910 (soit 13 % des associations de PACA en Vaucluse alors que sa population représentait 11 % seulement).

Les spécialisations

Des commerces d’antiquités, de décoration et des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Les marchés à la Brocante dont ceux de L'Isle-sur-la-Sorgue (un des centres européens de la brocante et des antiquaires) attirent des revendeurs d'outre-Atlantique. Il remplissent alors des conteneurs et expédient tout cela par bateau. Cependant, cette activité s'est vue ralentir avec les écarts importants de taux d'échange dollars-euros.

Infrastructures

Équipement routier

Le Vaucluse compte23 (chiffres de 2005) :
  • 69 km d'autoroute A7 à l'ouest du département, avec un débit de 51 284 véhicules/jour pour 32 925 véhicules/jour au plan national et 2 km sur l'autoroute A51 à l'extrême sud-est du département ;
  • 124 km de routes nationales (RN7, RN100, RN542...), avec un débit de 15 077 véhicules/jour pour 12 009 véhicules/jour au plan national ;
  • 1 737 km de routes départementales (RD943, RD956, RD974…) avec un débit de 3 219 véhicules/jour pour 1 621 véhicules/jour au plan national.
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TGV en gare d'Avignon TGV.

Gares et voies ferrées

Le réseau de voie ferrée du département de Vaucluse est surtout concentré à l'ouest du département où se situent les anciennes voies (TGV, trains de marchandises, etc.) ainsi que les nouvelles LGV Méditerranée affectées uniquement aux TGV.
Les gares principales du département sont celles d'Avignon TGV, d'Avignon Centre et d'Orange.

 

Aéroports et aérodromes

L'aéroport international d'Avignon - Caumont, les aérodromes de Carpentras, Valréas - Visan, Saint-Christol et Pont Saint-Esprit24. Saint Christol est réservé aux hélicoptères militaires et Pont-Saint-Esprit est définitivement fermé.

Habitat et urbanisme

Nombre de maisons et de terres ont été rachetées par des gens en quête d'une résidence secondaire ou pour leur retraite. Un réel engouement s'est répandu depuis les années 1970, d'abord pour le Luberon, puis pour le reste du département, attirant des investisseurs lassés du surpeuplement estival et du bétonnage de la Côte d'Azur. Notamment des Européens comme les Suisses, les Allemands, les Belges, les Hollandais et les Britanniques. Même si un temps la région attira aussi des Nord-Américains, le taux de change dollar-euro a fortement amenuisé le phénomène. Ventoux Sommet
220px-Relais_-_sommet_mourre_negre_by_JM
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Une gigantesque antenne relais est installée au sommet du Grand Luberon

Médias et communication

En 2006, 98 % de la population vauclusienne peut-avoir accès à une connexion haut débit parmi l'ADSL, le câble, le satellite, la boucle locale radio (BLR) ou encore le Wi-Fi26.
Plusieurs antennes relais dominent le paysage Vauclusien, au sommet du Mourre Nègre (Massif du Luberon) et au sommet du Mont Ventoux.

La vie politique

Article connexe : Politique dans le Vaucluse.
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Hôtel du département à Avignon
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Couleurs politiques des cantons du département → 220px-Vauclusepolitique.pngcarte valable avant les élections de 2011.
Le département est divisé en 3 arrondissements et 24 cantons.
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Tendances politiques

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 309 337 inscrits, 226 725 ont voté, ce qui représente une participation de 73,29 % du total, soit une abstention de 26,71 %. Il y a eu une victoire du non avec 124 907 voix (56,83 %) contre 94 871 voix (43,17 %) prononcées oui et 6 947 (3,06 %) de votes blancs ou nuls27.
Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 350 503 inscrits, 251 325 ont voté, ce qui représente une participation de 71,70 % du total, soit une abstention de 28,30 %. Il y a eu une victoire du non avec 154 004 voix (62,69 %), 91 639 voix (37,31 %) ayant votées oui et 5 682 (2,26 %) étant des votes blancs ou nuls.
À l'élection présidentielle de 2002, le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen arrive en tête au premier tour en recueillant 25,8 % des voix, tandis que Jacques Chirac en récolte 16,66 % et Lionel Jospin 12,58 %. Au second tour, Le Pen obtient un score plus élevé de 12 points par rapport à la moyenne nationale, à 29,64 % des voix.
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,63 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,71 % et François Bayrou (UDF) avec 21,45 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,55 %. Aucun autre candidat ne dépassait alors les 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 60,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 39,28 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %.
Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la première circonscription de Vaucluse ont élu Marie-Josée Roig (UMP). Les électeurs de la deuxième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Claude Bouchet (UMP). Les électeurs de la troisième circonscription de Vaucluse ont élu Jean-Michel Ferrand (UMP). Enfin, les électeurs de la quatrième circonscription de Vaucluse ont élu Thierry Mariani (UMP)33, soit quatre sur quatre pour l'UMP.
 
  • Enfin, l'élection présidentielle de 2012 voit l'arrivée en tête des deux principaux candidats de droite, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen qui obtiennent respectivement 27,45 % et 27,03 % des voix au premier tour. Au second tour, alors que Sarkozy obtient 48,4 % des voix au niveau national, il atteint dans le Vaucluse 56,43 %.
Aux élections législatives consécutives, le Vaucluse envoie à l'Assemblée l'un des deux seuls députés du Front National : Marion Maréchal-Le Pen.
De fait, si l'on prend l'histoire récente, on peut en conclure que les électeurs de Vaucluse ont une tendance de vote qui se situe vers la droite, voire l'extrême-droite de l'échiquier politique, mais l'histoire politique du département est plus contrastée, d'autant que la gauche exerce encore aujourd'hui la présidence du Conseil Général. L'origine historique différente des arrondissements du département, regroupant l'ancien Comtat Venaissin, avec le pays d'Orange et le pays d'Apt, a justifié pendant longtemps des différences de comportement politique. De manière générale, Apt, et Avignon dans une moindre mesure, penchaient plutôt vers la gauche, tandis que Carpentras était plutôt favorable à la droite.

Administration

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Préfecture du Vaucluse
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 07:48
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse

Nous les avons visitées en octobre 2015. Elle sont complètement fascinantes

Au plaisir de vous accueillir très bientôt !

Les Grottes de Thouzon
2083 Route d'Orange (D16) - 84250 LE THOR
04 90 33 93 65 - www.grottes-thouzon.com

email : grottesdethouzon@wanadoo.fr Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Grotte de Thouzon à Le Thor en Provence

 

Grotte de thouzon - Grotte en Provence

La grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon, dans le Vaucluse, en Provence.

Voici 60 millions d'années que la grotte de Thouzon effectue sa cristallisation : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes... Les cheminées d'équilibre, cônes d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex, la grotte de Thouzon est d'un grand intérêt géologique.

La cavité s'ouvre sur environ 230 mètres de longueur. Une multitude de stalactites "fistuleuses" caractérisent la grotte de Thouzon. Ces stalactites peuvent atteindre 2 mètres pour un diamètre de 3 millimètres.

La grotte de Thouzon est découverte par des ouvriers le 23 janvier 1902, lors de l'exploitation des carrières de pierres. La grotte est restée intacte grâce à son aménagement immédiat.

C'est le seul site naturel sous-terrain aménagé pour le tourisme dans le Vaucluse, en Provence.


Depuis 1981, les exploitants de cette splendeur naturelle, Michèle et Denis MATHIEU, ont amené certains aménagements intérieurs et ont valorisé le parcours de la grotte de Thouzon.

Leurs guides vous feront parcourir 60 millions d'années en 45 minutes.

Attention, il fait 13° dans la grotte !

 

© François Lochon

Grotte de thouzon - Grotte en Provence
Grotte de thouzon - stalagtites

 

Grotte de Thouzon à Le Thor

 

Grotte de thouzon - Grotte en Provence

Grotte de Thouzon

2083, route d'orange - 84250 Le Thor
Provence, Vaucluse - France

Tél. : + 33(0)4 90 33 93 65 - Fax. : + 33(0)4 90 33 74 90

CONTACT

Les Grottes de Thouzon en Vaucluse

Voici donc les photos que j'ai prises ce 4 octobre 2015, lors de notre visite des grottes de Thouzon avec Danielle

D'abord le prospectus, puis les photos

Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
Les Grottes de Thouzon en Vaucluse
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Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 06:53

Aperçu de trois séjours à l'Ile-sur-Sorgue, effectués en septembre 2009 - 2013 - et 2015

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015

L'Isle sur la Sorgue

 

Département du Vaucluse - Population : 22.000 h.
 
25 Km à l'est d'Avignon, entre Cavaillon et Carpentras.
A8: sortie
Cavaillon ou Avignon sud. Aéroport Marseille 70 Km
Isle sur la Sorgue




L'Isle sur la Sorgue fait partie des musts incontournables de Provence. Les "chineurs", amateurs de beaux objets, brocantes et galeries d'art seront comblés, il y a en effet près de 300 antiquaires dans cette petite ville !



Isle sur la Sorgue - La Sorgue



Colorée de vert et d'eau, cette ville-île posée au pied du plateau du Vaucluse, dans la plaine du Comtat Venaissin, est traversée de plusieurs canaux alimentés par la Sorgue.



Isle sur la Sorgue


La rivière étend ses deux longs bras autour de la ville comme pour mieux l'étreindre. Vous apprécierez tout son charme en vous baladant le long de ses canaux qui se faufilent entre les rues étroites et anciennes. Vous passerez sur de petits ponts et suivrez le travail des grandes roues à aubes moussues entraînées par la Sorgue.


Isle sur la Sorgue
Ne manquez pas le spectacle du "Partage des eaux" situé à 1 km en amont de la ville, là où la rivière se partage en deux et forme un plan d'eau ombragé dans lequel se reflètent platanes et verdure généreuse... Jadis, les habitants vivaient essentiellement de la pêche (jusqu'à 15 000 écrevisses par jour!), les grandes roues à aubes servaient de "moteur" à de nombreuses manufactures de soie du XVIII°, puis de papier au XIX°. Certaines roues fonctionnent toujours, mais pour le seul plaisir des passants...

Isle sur la Sorgue - Eglise

Le patrimoine historique de L'Isle sur la Sorgue illustre l'importance de la ville au sein du Comtat Venaissin au XIV° siècle. La Collégiale ND des Anges avec son intérieur baroque est exceptionnelle, la pharmacie de l'Hôpital, dans son décor d'origine (XVIII°) possède une rare collection de pots en faïence de Moustiers.


Isle sur la Sorgue - Café de France


De magnifiques hôtels particuliers reconvertis en galerie d'art sont à découvrir, parmi eux le célèbre Maison René Char - Hôtel Donadeï de Campredon (XVIII°), devenu musée, qui abrite en permanence un espace dédié à René Char et des expositions de haut niveau (Miro, Gauguin, Dufy...).



Isle sur la Sorgue - Placette
L'Isle sur la Sorgue connaît aujourd'hui une renommée internationale par le grand nombre d'antiquaires répartis sur la ville (ouverts surtout le week-end) et par les nombreuses galeries d'art et de peinture. Deux fois par an, à Pâques et au 15 Août plus de 500 antiquaires et brocanteurs se donnent rendez-vous ici pour présenter leurs trésors à une clientèle venue des 4 coins du monde... cette foire a de quoi donner le vertige, y compris aux connaisseurs éclairés.
Isle sur la Sorgue


Bref, vous l'aurez compris, L'Isle sur la Sorgue mérite vraiment votre détour... et pour mieux vous imprégner de son atmosphère si singulière, laissez votre voiture au parking et promenez vous nez au vent, vous n'en apprécierez que mieux ses nombreux charmes.

 

 

 

L'Isle-sur-la-Sorgue ou couramment L'Isle-sur-Sorgue est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants sont appelés les Islois [ilwa].

Géographie

L’Isle-sur-la-Sorgue est située entre Avignon et la vallée Nord Luberon, à quelques pas de Fontaine-de-Vaucluse. L'Isle-sur-la-sorgue compte trois hameaux qui sont Saint Antoine, Petit-Palais et Velorgues.

Transports

 
Carte de l'Isle-sur-la-Sorgue

Environ 800 km de Paris, 80 km de Marseille et 20 km d'Avignon.

Distance de l'Autoroute A7 : 13 km par la RD 25 pour la sortie Avignon Sud et 12 km par la RD 938 pour la sortie Cavaillon.

Gare de L'Isle sur la Sorgue - Fontaine de Vaucluse en centre ville desservie par la ligne 09 d'Avignon-Marseille via Cavaillon des TER Provence de la SNCF, gare d'Avignon TGV à 20 km.

Lignes d'autocars subventionnées par le département du Vaucluse et assurées par les compagnies Voyages Arnauds et Transdev Sud est: La ligne Avignon-L'Isle, Avignon-Apt, Carpentras-Marseille, Carpentras-Cavaillon passent par l'Isle sur la Sorgue.

Aéroport d'Avignon à 15 km par la RD 25 et de Marseille-Provence à 70 km.

Hydrographie

 

L’Isle-sur-la-Sorgue tient son nom de la Sorgue qui prend sa source quelques kilomètres en amont à Fontaine-de-Vaucluse. Celle-ci se divise en de multiples canaux (voir Histoire), qui font alors apparaître la ville comme un groupement d'îles. Certains l'ont surnommé Venise Comtadine (par référence au Comtat Venaissin, dont L'Isle faisait partie).

Passage du canal de Carpentras et du canal Saint-Julien.

Toponymie

Le mot provençal sorgo signifie source, petit cours d'eau. Le nom de la rivière, la Sorgue, est le résultat de la transformation en un nom propre en français d'un nom commun en provençal.
Le nom de la commune en provençal est l'Ilo. Sur les panneaux de signalisation, la commune a ajouté l'appendice de Venisso, c'est-à-dire « du Comtat Venaissin ». La graphie « islo » utilisée sur ces panneaux est fautive, résultat d'un amalgame entre la graphie française « isle » et le mot provençal isclo, qui signifie également île, tombé en désuétude au profit de ilo - cf. Lis isclo d'or, de
Mistral.

L'Illa de Venissa selon la norme classique de l'occitan ou L'Ilo de Venisso en provençal selon la norme mistralienne

 

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015

Histoire

Antiquité et Moyen Âge

Mention d'un castrum pendant l'occupation romaine (vestiges gallo-romains à Velorgues).

Aux XIIe et XIIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Saint-Gervais, qui relevait auparavant de l’abbaye Saint-Gervais de Fos. Fief des comtes de Provence, puis des comtes de Toulouse, enfin du Saint-Siège (1274). La cité a été fortifiée par les papes et devint le refuge des cités voisines. Elle fut ainsi épargnée par les guerres de Religion. C'est ici que César de Bus fonda à la fin du XVIe siècle les Doctrinaires.

Épidémies de peste en 1458, 1628, 1629 et 1721 et de choléra en 1837 et 1854.

Période moderne

Pendant la Révolution française, la commune est rattachée aux Bouches-du-Rhône en avril 1792, avant la création du département de Vaucluse, en août 1793. Des arbres de la liberté sont plantés à la place aux Grains (de l’Église), rue de la Juiverie, au couvent des Cordeliers, devant celui des Minimes, et place aux Herbes (du marché) 2 .

 

Début juillet 1793, les fédéralistes insurgés entrent dans la ville et poursuivent sur Avignon. Lorsque la ville est reprise par la légion des Allobroges du commandant Doppet le 23 juillet 1793, le bourg est pillé et incendié, mais aucun massacre n’est commis, les fédéralistes insurgés ayant fui pendant l’assaut, avec la majorité des habitants. Les fédéralistes eurent 4 morts, les assaillants, 21 morts3. L’incendie cause la destruction, notamment, de la synagogue, une des plus belles du département4. Dans la répression qui se déclenche, les dénonciations vont bon train, et 1223 personnes sont incarcérées. Après enquête et jugement, onze furent guillotinées5. En novembre 1794, le représentant en mission Maignet fait arrêter la municipalité Tiran, qui avait soutenu le jacobinisme depuis le début de la Révolution, mais qui relâcha un peu vite quelques fédéralistes, et qui profita des saisies et ventes de biens nationaux pour s’enrichir6. C’est à L’Isle-de-Venise que fut arrêté Jourdan Coupe-Têtes à la même époque.

 

Les différentes saisies de mobilier religieux permirent la fonte de 82 kg d’argent. Une partie des sommes récoltées fut utilisée au creusement d’un canal d’irrigation à partir de la Sorgue7.

 

En février 1795, une insurrection a lieu. En janvier 1797, le général Tisson préconise la mise en état de siège de la commune, qui est suspendu début mai, avant d’être rétabli le 26 mai pour quelques semaines. Vu l’agitation royaliste, et même l’insécurité qu’elle entretient, des commissions d’administrateurs sont nommés par l’administration départementale, qui ordonne un désarmement général. L’administration municipale ne parvient pas à retirer leurs armes aux royalistes, la commune est donc à nouveau mise en état de siège le 18 brumaire an V. L’instabilité de la municipalité réduit son rôle à sa plus simple expression : prélever les impôts. En dehors de ça, les routes ne sont plus entretenues, quelques marchés sont organisés.

Période contemporaine

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1944, les alliés bombardent la ville.

Économie

Avec sa proximité du Luberon, du Golf de Saumane, du TGV d'Avignon, le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs) ou indirectement (artisanat culinaire, produits provençaux.) une part importante de l'économie de la ville… Mais c'est surtout et avant tout un centre européen de la brocante et des antiquaires.

 
Marché à la brocante et aux antiquités à l'Isle-sur-la-Sorgue
 
Étal de brocanteur à l'Isle-sur-la-Sorgue

Au cours des années 1960, la ville s'est spécialisée dans le marché de la brocante et des antiquités. La Venise provençale est depuis devenue le troisième centre européen après Londres et Paris. Quatre grandes foires ont lieu à Pâques, Pentecôte, le 15 août et à la Toussaint. Leur renommée est internationale. De nombreux brocanteurs et antiquaires se sont installés en ville et sur la commune créant des regroupements dont le Quai de la Gare et le l'Isle des Antiquaires dans les années 1980.

 

Autrefois, la force de l'eau et les multiples canaux servaient pour des filatures de soie, papeteries, teintureries et moulins. La modernisation a fait disparaître tout cela.

Coopératives fruitière et agricole, conserveries et industries légères.

Deux piscicultures.

La qualité du sol et l'abondance de l'eau ont permis de riches cultures maraîchères et fruitières. Culture du melon, vigne, oliviers entre autres.

Ressources minières : extraction de gypse.

Artisanat : tapis.

La commune produit des vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée, ils peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues

Les Marchés

 
 
Le marché dominical

En centre-ville :

  • marché du jeudi matin de 6 h à 14 h ;
  • marché du dimanche matin de 6 h à 14 h ; il passe pour être un des plus importants de France en nombre de visiteurs. Toutes les rues du centre ville sont occupées par les commerçants ;
  • au hameau de Petit Palais, marché agricole le samedi matin de 6 h à 14 h (ouvert de mars à novembre).

Une fois par an, a lieu le marché flottant qui se déroule sur la Sorgue, le 1er dimanche du mois d'août.

Tous les dimanches, sur l'avenue des 4 otages en centre-ville, a aussi lieu le marché des brocanteurs.

L’Isle-sur-la-Sorgue est, après Saint-Ouen et Londres, la troisième plate-forme européenne du commerce des antiquités. En 1966 des deux foires internationales ont été créées, à Pâques et au 15 août. C'est là que la ville enregistre les pics de fréquentation les plus importants de l’année, tant au niveau des visiteurs amateurs de brocante (120 000) que des marchands professionnels (200 à 220 exposants haut de gamme5.

L'édition 2015 (du 13 au 16 août) a été la 99e foire internationale de l'Art et des Antiquités. La 100e se déroulera pendant le week-end de Pâques 2016

Commerces

La ville possède de nombreux commerces dont supermarchés et GSS.

Depuis maintenant près de 40 ans, la brocante a forgé l’identité de la cité l’isloise, lui assurant une notoriété internationale. L’Isle-sur-la-Sorgue constitue, après Saint-Ouen et Londres, la troisième plate-forme européenne du commerce des antiquités. Au fil du temps, des commerces d’antiquités, de décoration, des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Ils constituent aujourd’hui une activité économique majeure pour la ville qui est passée de 7 000 habitants en 1960 à plus de 18 000 aujourd’hui.

Ci-dessous, la Cour aux trente antiquaires

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015

En 2014, la commune comptait 22.000 habitants

 

Canoë, joutes et autres activités aquatiques sur la Sorgue. Le négo chin, qui se traduit par noie-chien, est une barque à fond plat typiquement provençale. Peu stable, cette embarcation réservée aux eaux peu profondes ou aux marais, servaient à pêcher ou à chasser. Pour se déplacer, il est utilisé une grande perche en bois dont la taille varie entre 3 et 5 mètres. Cette perche, glissée dans un trou spécialement aménagé permet d'immobiliser le nego chin. C'est alors que chasseurs et pêcheurs pouvaient ajuster leurs tirs ou lancer leurs filets.

 
Deux nego-chins

Sa rusticité, sa légère, sa rapidité et sa maniabilité l'ont imposé sur les Sorgues. Cette embarcation est composée de trois planches, une pour le fond et deux pour les côtés. Cet ensemble est maintenu par des flèches (bois ou fer) qui en assurent la solidité. Un nego chin mesure près 5 mètres de long, pour 65 centimètres de large et 40 centimètres de profondeur. Cette barque glisse littéralement sur l’eau et se dirige debout, car elle ne comporte pas de banc.

Les Nego-chins
Les Nego-chins
Les Nego-chins

Les Nego-chins

Les Restaurants et les Terrasses

Ils sont mutiples, le long des canaux. Nous avons fait Le Grand Café de la Sorgue, l'Ile de Beauté, restaurant Corse, Le Bouchon, chez Robert, quartier général du chanteur Renaud, Quai Jaurès, et le Longchamp, spécialisé dans les fruits de mer

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015

Lieux et monuments

 
L'Arquet, près de la place Buisson

Le seul témoin des anciennes fortifications de la ville est la tour Boutin (IMH), place de la Liberté. Il s'agit d'un donjon médiéval de forme carrée aux murs épais de 2,30 m. À côté d'elle, les vestiges d'une maison cardinalice du XIVe.

Ancien grenier public de 1779 (IMH), exemple d'architecture fonctionnelle Louis XVI (syndicat d'initiative).

Hôtel de Palerne (IMH) XVIIIe, rampe en fer forgé, gypseries, remise à carrosses. Plusieurs maisons (dont trois IMH) aux façades allant du XVIe au XIXe.

Hôpital-hospice (MH et IMH), agrandi et remanié au XVIIIe. Dans le jardin, un buffet d'eau de 1768.

L’Ilot de la Tour d’Argent, composé d’une tour datée de la fin du XIIe siècle et de bâtiments s’échelonnant du XVe au XVIIIe siècle et situé en cœur de cité, face à la Collégiale Notre-Dame-des-Anges.

À Velorgues, quelques restes de l'ancienne enceinte et une tour du XIIe démantelée. Plusieurs hôtels XVIe/XVIIe.

Le bureau de poste de l'Isle-sur-la-Sorgue a été décoré par la céramiste Alice Colonieu.

Châteaux et domaines

Liés à l'eau

 
Une roue à aube en ville.

Architecture religieuse

  • La collégiale Notre-Dame-des-Anges, d'origine romane, une des plus belles églises baroques de Provence
  • La chapelle Saint-Andéol de Velorgues, XIe/XIIe siècle, entièrement romane.
  • Chapelle de Pénitents Blancs XVIe, désaffectée.
  • Chapelle de la Congrégation des Hommes XVIIe : tableaux de Parrocel, Mignard, Vouet, statues.
  • Chapelle de l'hôpital XVIIIe (IMH) : retable, statues, chaire, boiseries.
  • Chapelle de l'ancienne maison de la Charité (hôtel Jean Favier) XIXe, désaffectée.
  • Petite chapelle classique Saint-Gervais, désaffectée.
  • Chapelle des Pénitents Bleus XVIe (théâtre).
  • Vestiges du premier couvent des Ursulines de France XVIe.
  • Couvent des Capucins XVIIe (maison d'habitation), chapelle.
  • Chapelle rurale Saint-Pancrace ruinée.
  • Ancienne juiverie dont les habitants, protégés du pape, participèrent activement à la prospérité de la cité ; Cimetière juif de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Musées

  • Campredon-Centre d'Art
  • Musée de la poupée et du jouet ancien
  • Musée de l'école d'autrefois
  • Pharmacie de l'hôpital : collection de pots de pharmacie en Moustiers
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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Les rues et étalages de L'Isle-sur-Sorgue

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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Les roues à aubes sur la Sorgue

L'Isle sur la Sorgue > le marché flottant > roues à aubes > foires à la brocante & antiquités > antiquaires brocanteurs décoration galeries d'art

Roue à aubes Isle sur la Sorgue

Vous aurez le bonheur de découvrir les roues à aubes de l'Isle sur Sorgue en parcourant ses rues et en longeant rivières et canaux.

Il reste 14 roues à aube disséminées sur les multiples bras de la Sorgue, elle furent plus de 70 au 19ème siècle. La rivière fournissait l'énergie pour des filatures de soie, des teintureries, papeteries, moulins à grain et à huile.

L'Isle sur la Sorgue était alors une petite cité industrieuse dont l'activité a aujourd'hui depuis longtemps périclité, mais dont le souvenir entretenu par les islois reste vivace.

Roue Aubes Isle Sorgue Roue Aubes Isle Sorgue  

Les roues à aubes ont aujourd'hui une simple fonction décorative, mais est c'est un spectacle prenant : les lourdes pales moussues gorgées de l'eau claire de la Sorgue, se meuvent lentement, et une fois en haut, ruissellent en scintillant sous le soleil.

Roue Aubes Isle Sorgue Roue Aubes Isle Sorgue

L'Isle-sur-la Sorgue en Vaucluse en octobre 2015
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:29

Visites réalisées par Christian Vancau et Danielle De Wachter en octobre 2015

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse

Thouzon

 
 
Ruines du prieuré de Thouzon

Ancienne commune du Vaucluse, la commune de Thouzon a été annexée en 1815 par la commune de Le Thor.

 

 

 

 

Géographie

Le village est situé entre la route départementale D16, qui relie Althen-des-Paluds (au nord) à Cavaillon (au sud).

Relief

 
La colline de Thouzon

La colline de Thouzon, sur laquelle s'élève le Château de Thouzon, ruines d'un monastère fortifié, a été occupée dès le Néolithique. C'est l'une des rares éminences de la plaine du Comtat Venaissin. De nombreux sentiers la parcourent, ce qui en fait un lieu de promenade agréable et facile. Le sommet culmine à 110 mètres, 50 m au-dessus de la plaine. Aux pieds de la colline s'étend la plaine, limitée au nord par les Dentelles de Montmirail et le mont Ventoux, à l'est par le plateau de Vaucluse, tandis qu'au sud se détachent les massifs du Luberon et des Alpilles. La colline de Thouzon a été classée en 1988, Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

 

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
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Géologie

 
Premier relevé de la grotte de Thouzon, fait en 1902

 

D'origine urgonnienne, la Grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon. Elle a été découverte le , par des ouvriers de la carrière de pierres. C'est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. La cavité, de dimensions raisonnables (230 mètres de longueur), possède un concrétionnement très intense : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes. Elle possède un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex1.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de l'Isle-sur-la-Sorgue auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments2.

Communes limitrophes

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Histoire

Un dessin du XVII° siècle laisse apparaître l'existence de maisons en ruines au sud du château de Thouzon (Arch. municipales d'Avignon) et certains auteurs ont mentionné un village qui aurait existé sur la colline. Un comparatif des impôts versés par les communautés du Thor, de Thouzon et de quelques fiefs voisins a même permis d'évaluer le nombre approximatif d'habitants vivant dans le territoire de Thouzon au XII° siècle : entre 40 et 80 « feux » (foyers).

 

Il est certain que Thouzon a toujours été une communauté distincte de celle du Thor.

 

Et le 14 septembre 1791, eut lieu la réunion du Comtat Venaissin à la France. (Depuis 1274, il appartenait au pape.) 

  Après leur réunion à la France, Thouzon et Le Thor furent chacun érigés en communes distinctes. Les deux comtés d'Avignon et Venaissin furent d'abord réunis au département des Bouches-du-Rhône ; ce fut le décret du 25 juin 1793 qui les constitua ensuite en département de Vaucluse.

 

L'élection du premier maire de la commune de Thouzon eut lieu dans l'église du château de Thouzon : Esprit MARTIN fut élu.

 

Le village abritait le château de Thouzon. Il s'agissait, en fait, d'un monastère, possession des bénédictins de l'abbaye de Saint André, de Villeneuve-lès-Avignon, dès 1014.

 

Ils sont confirmés dans les lieux par le Comte de Toulouse, Marquis de Provence en 1088, ainsi que par le pape Urbain II, en 1096. Les soldats du Vicomte de Turenne occupent temporairement les lieux en 1396. Les terres et les bâtiments sont vendus en 1696.

  • Un décret du 12 octobre 1813 a supprimé la commune de Thouzon en la réunissant à celle du Thor. Cette décision a été ratifiée par Louis XVIII en 1815.

 

Cette décision a été violemment contestée par les habitants de Thouzon qui ont écrit un « Mémorial de la Réclamation de Thouzon » et qui ont fait toute sorte de démarches pour l'annuler, en vain.

Les terres de Thouzon étaient devenues par la culture de la garance une véritable mine d'or très convoitée. 

 Thouzon devint hameau, plus connu alors sous son autre nom : le "tas de granges". Le hameau de Thouzon eut son école, ses commerces (café, épicerie, coiffeur, boulangerie) et sa fête votive, le 3 mai de chaque année, avec bal et baraques foraines. Aujourd'hui cette fête perdure mais a lieu le 1er mai.

sources :

- Blog du hameau : http://hameauthouzon

- Site officiel du château de Thouzon : http://www.thouzon.fr

Période moderne

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Le village est célèbre pour sa grotte, découverte le 23 janvier 1902, par des ouvriers participant à l'extraction du calcaire de la vieille butte témoin (crétacé). La cavité, ancien lit souterrain d'une rivière noyée, contient de nombreuses concrétions.

Lieux et monuments

Le Château de Thouzon, ancien monastère fortifié du XIe siècle sur la Colline de Thouzon. Les vestiges des bâtiments et les anciennes chapelles Saint-Pierre et Sainte-Marie ont été inscrits monument historique par arrêté du 18 juin 1987.

Les Grottes de Thouzon1,5 km au nord du village), grottes souterraines naturelles remontant à la période géologique du crétacé.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

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  1. (fr) Site de la Grotte de Thouzon [archive]
  2. Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48

Bibliographie

Robert Bailly, Thouzon, in chapitre X de Le Thor, neuf siècles d'histoire, Éd. Scriba, L'Isle-sur-la-Sorgue, 1988.

Géologie

 
Premier relevé de la grotte de Thouzon, fait en 1902

 

D'origine urgonnienne, la Grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon. Elle a été découverte le , par des ouvriers de la carrière de pierres. C'est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. La cavité, de dimensions raisonnables (230 mètres de longueur), possède un concrétionnement très intense : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes. Elle possède un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex.

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
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LES GROTTES DE THOUZON
VERITABLE JOYAU SOUTERRAIN

 

 

La GROTTE de THOUZON, dite la Grotte aux Fées, s'ouvre au pied de la Colline de THOUZON.

Cette cavité, avec des dimensions à l'échelle humaine n'en a pas moins l'avantage de posséder un concrétionnement très intense - cristallisation : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes …., mais aussi un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex ….

La GROTTE de THOUZON se différencie par une multitude de stalactites " fistuleuses " d'une extrême délicatesse pouvant atteindre une longueur de 2 mètres pour un diamètre de 3 millimètres.

 

 

La Grotte de Thouzon découverte le 23 janvier 1902, est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. Elle se situe au coeur du Pays des Sorgues à proximité de l'Isle sur la Sorgue.

En Septembre 1902, le premier guide eut la satisfaction de faire décourvrir aux habitants, ces fameuses "pailles" qui étaient en réalité des "fistuleuses" et des "excentriques".

Depuis 1981, les exploitants actuels, Michèle et Denis MATHIEU, ont amené certains aménagements intérieurs et ont valorisé le parcours.

Nos guides vous feront parcourir 60 millions d'années en 45 minutes.

Nous vous attendons.

Thouzon, son château et ses grottes, dans le Vaucluse
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:45
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Sous le nom récent de « Village des bories » existe, à 1,5 km à l'ouest de Gordes (Vaucluse), un ancien groupement d'une vingtaine de cabanes en pierre sèche (montées sans mortier) à vocation agricole et à usage principalement saisonnier, constitué depuis trois décennies en musée de plein air.

 

 

Création du site muséologique

 

 
Aux Savournins Bas, le site muséologique créé sous le nom de « Village des bories » par Pierre Viala en 1976.

À l'initiative d'un particulier, Pierre Viala, la partie sud de ce qui était un quartier éloigné du village proprement dit, connu au cadastre sous le toponyme de « hameau de(s) Savournins » et dans la langue populaire sous l'appellation « Les Cabanes » , devait être progressivement rachetée et restaurée entre 1969 et 1976 pour être finalement classée monument historique le  .

On y accède par un chemin bordé de chênes et de murs de pierre et ayant son point d'origine sur la route départementale no 2, en venant de Cavaillon / les Imberts, juste avant d'arriver au col de Gordes (petit rond-point avec connexion à la D15).

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Histoire et occupation du site

 
Les Savournins Bas sur le cadastre napoléonien. Il est question de « cabane », de « sol de cabane », de « sol de maison » — le terme « sol » indiquant un édifice à l'abandon — et non de « borie ». Si la représentation des bâtiments est schématique, leur tracé témoigne de l'absence de certains éléments par rapport aux groupes muséologiques actuels.

 

Appelées « cabanes » dans le cadastre napoléonien (voir ci-contre), les bâtiments n'ont pris l'appellation érudite de « borie » que durant la deuxième moitié du XXe siècle. Le terme est la francisation et féminisation du terme provençal bòri (masculin) (cf l'occitan bòria, féminin) employé au XIXe siècle dans le sens péjoratif de « masure », de « cahute » (comme l'indique Frédéric Mistral dans son Tresor dòu Felibrige) et ce après avoir désigné une ferme, une métairie ou un domaine rural dans les Bouches-du-Rhône aux XVIIe et XVIIIe siècless (ainsi que l'attestent la toponymie et les documents d'archives). Le mot borie, pris dans l'acception nouvelle de cabane en pierre sèche, a été popularisé par des érudits provençaux de la 2e moitié du XIXe et du début du XXe siècle pour habiller linguistiquement et archéologiquement un objet d'étude purement ethnologique et par trop contemporain.

 

L'apparition du hameau des Savournins remonterait au défrichement et à la mise en culture de terrains incultes — jusque là livrés à la pâture et au fustage (exploitation des bois) — lors d'un des mouvements de conquête des terres qu'a connus la Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier celui suscité par l'édit royal du 13 août 1766 donnant permission expresse de défricher. La ruée sur les collines qui s'ensuivit est à l'origine des milliers de tonnes de pierres extraites lors de la fabrication des champs et utilisées à la construction de toute l'infrastructure de pierre sèche encore visible aujourd'hui.

 

La période d'occupation et d'activité du site nous est donnée par les vestiges céramiques trouvés lors de sa restauration dans les années 1960-1970 : ils relèvent de la vaisselle provençale du pays Apt aux XVIIIe et XIXe siècles. Aucune autre céramique n'a été trouvée.

 

Les autres vestiges ramassés en surface (et non lors de fouilles stratigraphiques) — monnaies, objets en bronze, silex — ne sont pas probants :

  • jusqu'aux lois de démonétisation votées au milieu du XIXe siècle, les pièces de bronze d'Ancien Régime servaient de billon (petite monnaie) dans les campagnes ;
  • le fragment de hache et les anneaux de bronze trouvés sous un dallage ne sont pas nécessairement de l'âge du bronze ;
  • les fragments de silex ramassés sur le site ne renvoient pas nécessairement à la Préhistoire, les paysans s'en servaient comme pierres à briquet ;

 

Plus généralement, ces trouvailles nous renseignent sur l'occupation du site et non sur la date de construction des bâtiments que celui-ci porte.

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
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Architecture des bâtiments

Matériau

Les cabanes sont construites avec le matériau du lieu, pierres plates provenant du substrat rocheux (calcaire burdigalien), épaisses de 10 à 15 cm et appelées localement « lauses » ou « clapes ». Ces lauses étaient généralement équarries pour faciliter la pose.

 

Structure et morphologie

Sur les 29 bâtiments en pierre sèche recensés sur le site muséologique :

  • 17 répondent à la définition de la « nef gordoise », édifice indépendant, non adossé à un autre, de plan en rectangle ou en trapèze rectangle et en forme de carène renversée, consistant en quatre encorbellements opposés deux à deux;
  • 3 sont de plan rectangulaire ou carré, prenant appui sur un autre bâtiment, et en forme de portion de carène renversée, soit trois encorbellements, dont deux opposés l'un à l'autre et une troisième opposé à la paroi d'appui;
  • 3 ont une base carrée ou en trapèze rectangle couverte d'une voûte encorbellée en coupole ou en cul-de-four (petits édicules);
  • 2 sont de plan circulaire ou en fer à cheval et de forme indéterminée (cabanes ruinées);
  • 2 sont en voûte clavée en plein cintre.

Nef gordoise

 
Le groupe de bâtiments n° IV selon la classification de Pierre Viala, avec de gauche à droite : habitation-magnanerie, étable-bergerie et resserre.
 
Intérieur de l'étable-bergerie du groupe de bâtiments n° IV.

 

La présence de 20 bâtiments en carène renversée ou en portion de carène renversée donne au site une certaine homogénéité architecturale (outre l'emploi d'un seul et même matériau, la pierre, et le recours à un seul mode de construction, la maçonnerie à sec) .

 

La nef gordoise est un type de bâtiment dont la plus grande concentration s'observe à l'ouest de Gordes, mais dont quelques exemplaires sont visibles dans d'autres communes du Vaucluse. Une telle concentration doit s'expliquer par la conjugaison du facteur géologique et lithographique et des nécessités agricoles locales aux siècles passés.

 

On a affaire à une grange polyvalente se prêtant à de multiples utilisations et réutilisations : habitation saisonnière, voire permanente, grange à paille, grenier à grain, étable, bergerie, magnanerie, resserre, etc.

Disposition et fonctions des bâtiments

 
Le « Village des bories » d'après Pierre Viala. Les constructions occupées par des pointillés sont celles qui ne semblent pas figurer sur le cadastre de 1809.

 

Le site comporte sept groupes de cabanes, dont six répartis au nord d'une voie de cheminement est-ouest le traversant et un seul au sud de celui-ci. Le principe de ces groupes a été échafaudé par Pierre Viala .

 

Par « groupe », il faut entendre une réunion de deux ou plusieurs bâtiments — maisons ou cabanes — soit adossés, soit se jouxtant, soit proches, et liés les uns aux autres aux niveaux de la parcelle d’inclusion, de la disposition des lieux, et surtout de la complémentarité fonctionnelle.

 

Les critères retenus pour la détermination de la fonction sont principalement la nature des détails d'aménagement rencontrés et les vestiges d'occupation retrouvés.

 

Cette répartition par « groupes » est plus une intuition qu'une vérité scientifiquement établie, sous-tendue qu'elle est par la vision de groupes familiaux vivant côte à côte au sein d'un « village ». Ainsi, un examen des anciennes matrices cadastrales montre par exemple que le groupe II appartenait à deux propriétaires différents au début du XIXe siècle et que son « habitation » était englobée dans le groupe III pour former le No 210 (« sol-cabane »), avec pour propriétaire Tourbillon Paul, « maître maçon au bourg »15.

 

Selon la classification de Pierre Viala, on discerne quatorze fonctions différentes : cinq habitations, quatre étables-bergeries, quatre granges, deux greniers, trois magnaneries, deux fours et fournils, deux cuves et fouloirs, quatre resserres, trois poulaillers, deux soues, une chevrière. Quatre bâtisses restent d'usage indéterminé. Il faut en outre compter avec cinq courettes et deux aires à dépiquer le blé.

 

On note l'absence de tout aiguier ou dispositif de récupération et de conservation de l'eau. Il y a bien un puits, mais de petites dimensions et à cent mètres du centre du village, et qui plus est tari.

Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Un témoignage de l'histoire agricole provençale

 
Ancienne grange à blé à Viens (Vaucluse). On a ici une maçonnerie de moellons assisés, liés au mortier, sous une toiture à une pente en tuiles canal.

 

L'énumération des fonctions montre bien le rôle essentiellement agricole de l'ancien hameau. Ce rôle est confirmé par ailleurs tant par les vestiges d'anciennes plantations — souches de mûriers, d'amandiers et d'oliviers — que par la tradition locale à Gordes.

 

Selon les témoignages des gens du pays, il se pratiquait au XIXe siècle une polyculture typiquement méditerranéenne — céréales associées à l'olivier, l'amandier, le mûrier et la vigne, truffes, plantes aromatiques — à laquelle s'ajoutaient l'élevage d'ovins, la sériciculture et l'apiculture, sans oublier le travail du cuir à façon comme l'attestent les abondants vestiges de semelles trouvés sur place.

 

Par leur fonction principale de grange à blé et à paille, leur emploi en conjonction avec des aires à dépiquer et leur présence au milieu d'anciennes « terres » à céréales, les cabanes du « Village des bories » ne sont pas sans évoquer les « grangeons » de la commune de Viens dans le Vaucluse, quoique ces derniers soient d'un modèle architectural différent et plus ancien (bâtiments rectangulaires en maçonnerie liée au mortier, à toiture à une ou deux pentes couvertes en lauses ou en tuiles canal, et à entrée en pierres de taille) et relèvent d'une agriculture commerciale.

Il se pourrait fort bien que certaines des cabanes du plateau de Gordes aient appartenu non pas à des gens de Gordes même mais à des « forains », c'est-à-dire des habitants d'un autre village qui avaient des terres sur le plateau, selon un schéma très répandu dans la France rurale de jadis. L'éloignement du village d'origine rendait indispensable la présence d'un pied-à-terre ou d'un grangeon saisonnier ou temporaire.

Quoi qu'il en soit, ces cabanes constituent un précieux témoignage de l'histoire agricole provençale aux XVIIIe et XIXe siècles.

Exploitation commerciale du site

 
Vue générale du village des bories.

Le site est ouvert aux visiteurs. Organisé en musée d'habitat rural, il abrite, disposés au sein des divers bâtiments, une collection d'objets quotidiens et d'outils agricoles anciens de la région. L'un de ces bâtiments propose une documentation sur le passé du village de Gordes et l'architecture de pierre sèche dans le monde.

Parmi ces objets et outils des XVIIIe et XIXe siècles, on trouve :

  • Pots, assiettes, plats (terre cuite),
  • Couverts et ustensiles de cuisine (métal, etc.),
  • Bouteilles, verres (verre),
  • Meubles, dont tables et chaises (bois, paille, etc.),
  • Ruches (bois),
  • Pressoir à huile (pierre taillée),
  • Petit outillage,
  • Outillage de travail de la terre dont araires, socs (ou reille d'araire), rouleaux et herses de labour (bois et métal).

L’ouverture du site aux visiteurs a nécessité quelques aménagements, dont la création d'un bâtiment pour l'accueil, réalisé dans le style des maisons du village (murs en pierre et vieilles tuiles canal en toiture). Il a aussi été créé un haut mur en pierre sèche pour protéger le site des resquilleurs et des vandales21. Pour protéger les objets, les bâtiments servant à leur exposition ont été équipés de grilles ou de vitrages. Quelques écriteaux invitant les visiteurs à ne pas dégrader les lieux en escaladant ou en démontant les murs, ont été disséminés sur le site. Enfin, un petit jardin de plantes aromatiques a été aménagé.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Pierre Viala, Le village des bories à Gordes dans le Vaucluse, Ed. « Le village des bories », Gordes, 1976, non paginé (16 p.) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Lassure, Problèmes d'identification et de datation d'un hameau en pierre sèche : le « village des bories » à Gordes (Vaucluse). Premiers résultats d'enquête, dans L'architecture rurale, t. 3, 1979. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Lassure, « Les Cabanes » à Gordes (Vaucluse) : architecture et édification, dans L'architecture vernaculaire rurale, supplément No 2, 1980. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Barruol, Pierre Viala, Le village des bories à Gordes dans le Vaucluse, Pierre Viala éditeur, Gordes, 1981 (6e édition), non paginé (24 p.) (réédition de la plaquette de 1976, augmentée d'un texte de Guy Barruol). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Coste, Pierre Martel, Pierre sèche en Provence, Les Alpes de Lumière, 1986.
  • Christian Lassure (texte et dessins), Dominique Repérant (photos), Cabanes en pierre sèche de France, Edisud, 2004.
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015
Le Village des Bories. Notre visite d'octobre 2015

Comprendre la restauration du Village des Bories

Le texte qui suit permet au visiteur du Village des Bories de comprendre les différentes étapes de la restauration du Village à travers le récit de Pierre Viala, propriétaire initial du Village et restaurateur passionné

« Alors qu’aujourd’hui, d’un seul regard on découvre le village des Bories dans son équilibre architectural, à l’époque où fut entreprise sa restauration, on ne pouvait avoir une idée de son implantation, tant les bories et les murs disparaissaient dans le fouillis d’une végétation envahissante.

Entremêlés aux chênes-verts et aux cades tentaculaires qui les avaient étouffés, les mûriers et les amandiers morts, avec les oliviers gelés en 1956, formaient un tel enchevêtrement qu’il était impossible d’approcher des cabanes dont on n’apercevait que le faîtage en désordre. Il fallut débroussailler pas à pas pour circuler librement et relever le plan d’ensemble ; arracher les arbres morts et ceux qui avaient pris racines dans les murs et sous les bories, les soulevant et y provoquant des brèches. Des brèches, il y en avait aussi du fait de certains chasseurs de l’époque giboyeuse d’avant la myxomatose qui n’hésitaient pas à démolir un mur pour traquer un lapin réfugié entre les pierres.

En 1886 et en 1909 deux tremblements de terre ont ébranlé le site. Sans doute faut-il leur imputer des linteaux cassés, des lézardes et quelques tassements. Les tassements et leurs conséquences, on peut encore les attribuer au temps, à la végétation comme à la nature du terrain, et à tous ces facteurs conjugués si l’on observe que bien des bories ont été construites sans fondations sur la première couche de rocher tendre d’un sol qui se présente en feuilleté de plaques calcaires. Entre les couches de surface cheminent les racines qui, en se développant, soulèvent les pierres ou, créant des vides lorsqu’elles sèchent et se décomposent, provoquent des affaissements.

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La restauration commencée en 1969 s’est échelonnée sur huit années. Par tranches de travaux, elle a nécessité des milliers d’heures de travail et le transport d’un volume considérable de pierres. Certes le sol en était jonché qui provenaient des murs endommagés et des bories éventrées et décoiffées, mais il en manquait en quantité, notamment des dalles de faîtage. Il a fallu en glaner dans les terres d’alentour en prenant soin de ne pas dégrader ici pour réparer là. Les pierres ont été sélectionnées en fonction de leur patine et de leur nature afin d’assurer le raccordement en matière et en couleur avec celles qu’elles devaient compléter. Les aires, les cours et les ruelles ont été débarrassées de la petite caillasse, de la terre, des racines et des débris de toutes sortes qui s’y trouvaient accumulés. Tous les murs de séparation des terrasses ont été repris, et souvent depuis leur base. Tous les faîtages ont été remis en ordre. Ici un angle était à refaire, là un encadrement de porte à compléter, un linteau à remplacer. Des bories béantes menaçaient de s’écrouler. Le four à pain central semblait vomir tout à la fois la masse de terre qui en avait assuré l’isothermie, et les racines de l’arbre qui, ayant poussé en son centre, avait crevé sa coupole. Sans toiture, voûtes d’arêtes détruites, la petite maison du XVIIème siècle aux rigoureuses proportions et au mur nord aveugle, d’un superbe appareil, risquait de s’effondrer. Sa remise en état fut particulièrement délicate en raison de la fragilité de sa façade lézardée de haut en bas, dont il ne fallait ni modifier ni altérer la sobre et rustique ordonnance.

 

Enfin, pour compléter la renaissance du village, et le replacer dans son cadre naturel, les vergers d’oliviers ont été remis en culture.

empreintedailleurs-6990 - BD

On connaît des bories aux dimensions plus imposantes, d’autres plus archaïques mais ici l’harmonieuse répartition des masses verticales et horizontales, les jeux de lumière du levant et du couchant, l’équilibre végétal-minéral, tout concourt au charme original d’un site privilégié qu’il nous a paru essentiel de remembrer et de restaurer afin de préserver un rare exemple d’architecture spontanée, heureusement intégrée à la nature par l’utilisation du matériau brut dans l’économie des moyens et des formes.

 

Le village des Bories, organisé en musée d’habitat rural, présente des documents d’archives évoquant le Gordes d’autrefois. Il abrite une collection d’objets usuels traditionnels de la région et d’outils agricoles du passé faits par la main et pour la main de l’homme. Enfin une exposition réunissant des photographies de différents types de constructions de pierre sèche réparties en France et dans le monde contribue à une meilleure connaissance de cette forme d’architecture si bien représentée en Haute-Provence. »

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Published by Christian VANCAU - dans VAUCLUSE
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:18
La-SORGUE
La-SORGUE

La Sorgue (Vaucluse)

 
 
Sorgue
La Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
La Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
Carte des réseaux d'irrigation au XVIIIe siècle avec les différents bras de la Sorgue (notés 5)
Carte des réseaux d'irrigation au XVIIIe siècle avec les différents bras de la Sorgue (notés 5)
Caractéristiques
Longueur 35 km
Bassin 1 230 km2
Bassin collecteur Rhône
Débit moyen 18,10 m3/s (Fontaine-de-Vaucluse)
Régime pluvial
alimenté par une source pérenne, régime atypique en zone méditerranéenne
Cours
Source Fontaine de Vaucluse
· Localisation Fontaine-de-Vaucluse
· Altitude 119 m
· Coordonnées 43° 55′ 05″ N 5° 07′ 59″ E
Embouchure Ouvèze
· Localisation Bédarrides
· Altitude 30 m
· Coordonnées 44° 02′ 29″ N 4° 53′ 55″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Canal de L’Isle
· Rive droite Nesque, Auzon et Grande Levade
Pays traversés Drapeau de la France France
Principales localités Fontaine-de-Vaucluse, L'Isle-sur-la-Sorgue, Le Thor, Entraigues-sur-la-Sorgue, Velleron, Bédarrides

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Sorgue (à ne pas confondre avec la Sorgues) est une rivière française issue de la Fontaine de Vaucluse qui est la plus importante exsurgence de France métropolitaine.

 

La Sorgue se partage d’abord en deux en amont de L'Isle-sur-la-Sorgue au niveau du partage des eaux. Elle crée dès lors le « bassin des Sorgues » à partir de deux grands bras, la Sorgue de Velleron et la Sorgue d'Entraigues. Ceux-ci se subdivisent en plusieurs dizaines de cours aux noms différents : Sorgue de Monclar, Sorgue du Pont de la Sable, Sorgue du Travers, Sorgue du Moulin-Joseph, Sorgue de la Faible, Sorgue des Moulins, Sorgue du Trentin, etc.

 

Tous s’écoulent dans la plaine des Sorgues (entre L'Isle-sur-la-Sorgue et Avignon). Les bras principaux d'Entraigues et de Velleron se rejoignent et se jettent dans l’Ouvèze à Bédarrides. Le Canal de Vaucluse (3e bras principal), se sépare de la Rode, déviation de la Sorgue d'Entraigues, au lieu-dit « Les Sept Espassiers » pour se diriger vers Avignon. Il entre dans la ville où il reprend son nom de Sorgue dans la rue des Teinturiers et se jette ensuite dans le Rhône.

 

Histoire

Préhistoire et Antiquité

 

Quelque 10 000 ans avant notre ère, la Durance se jetait dans le Rhône, non pas en aval mais en amont d'Avignon. Son cours partait de Cheval-Blanc pour se diriger vers Vedène, coupant le lit de la Sorgue et rejoignait le fleuve au nord du rocher des Doms. Seuls émergeaient alors la colline de Thouzon et l'oppidum d'Entraigues. Cela a été mis en évidence par des forages à Saint-Saturnin-lès-Avignon, Jonquerettes et Entraigues-sur-la-Sorgue qui ont révélé un épandage alluvial typiquement durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur dans toute la plaine de la Sorgue.

La Sorgue avait trouvé son lit actuel du temps de Strabon puisque celui-ci note dans son Histoire en 43 volumes :

« Le Soulgas (la Sorgue) rejoint le Rhodanos (le Rhône) près d'Oundalon (Le Mourre-de-Sève, près de Sorgues) là où Cn. Ahenobarbus, au cours d'un grand combat, mit en déroute des dizaines de milliers de Celtes4. »

La Sorgue, en grec ancien, était donc appelée Σούλγασ5 ( /sulgas/ ). Son nom varia peu sous les Romains puisque Pline l'Ancien cite la résurgence en la désignant comme la nobilis fons Sorgæ.

 

La colonisation romaine permit la construction d'aménagements durables. Le premier fut l'aqueduc dont on voit encore des vestiges près de la source et qui devait se continuer jusqu'aux portes d'Avenio. Des travaux furent entrepris en plaine afin de drainer les zones marécageuses et de répartir l'eau pour son utilisation tant sanitaire (thermes) qu'agricole (irrigation)1.

 

Moyen Âge

L'importance du débit de la rivière et de ses différents bras incita des villes à protéger leurs fortifications par des douves alimentées par ces eaux. Ce fut le cas d'Avignon, dès le Xe siècle avec le Canal de Vaucluse, puis de l'Isle, au XIIe siècle, dont la première enceinte fut cernée par la Sorgue.

Le droit de pêche étant libre dans les rivières publiques, c’est-à-dire navigables, comme le Rhône, la Durance et la Sorgue quand, en 1271, Giraud IV Amic, seigneur du Thor, fit dresser l'inventaire de ses droits, il avait trois pêcheries sur la Sorgue dont il se réservait la moitié des poissons9.

Sur l'actuelle commune du Pontet, à Réalpanier, dès 1296, furent installées des blanchisseries puis des moulins à partir de 1317.

 

Dès 1339, Vaucluse fut le séjour privilégié de Pétrarque, C’est là que l’éternel amoureux de Laure vint régulièrement écouter « la voix enrouée des eaux ». Le poète explique que ce fut son séjour de prédilection :

« La très illustre source de la Sorgue, fameuse par elle-même depuis longtemps, est devenue plus célèbre encore par mon long séjour et par mes chants. »

— Pétrarque, Senil, X, 2.

 
Pêche au filet
Tacuinum sanitatis (1474),
Paris, Bibliothèque nationale, Ms. lat. 9333
 
Le réseau des Sorgues représenté sur la carte du Comtat Venaissin gravée par Stephano Ghebellino (vers 1580)

Ce fut là, que son serviteur, Raymond Monet, lui apprit l’art de pêcher les écrevisses, les ombles et les truites.

 

Lors du premier retour de la papauté en Italie, afin d'éviter la récession économique, une bulle pontificale daté du et signée Rome par Urbain V. Le pontife conseillait à Philippe de Cabassolle, recteur du Comtat Venaissin et gouverneur d'Avignon, d'accorder libertés et privilèges aux meuniers s'installant sur les rives de la Sorgue et de la Durance.

 

Si le droit de pêche était libre, celui d'avoir des moulins, était plus restrictif. En 1404, Odon de Villars, lors de son acquisition du fief du Thor, se fit confirmer son monopole sur « les molins tant à bled que foulons » et l'interdiction qu'avaient tous « autres d'en faire construire au même endroit » ou d'en dériver les eaux.

 

Les eaux de la Sorgue, à l'intérieur d'Avignon, permirent à partir de 1440, de travailler la soie. Plusieurs ateliers sont connus dont ceux des Catalani, des Gilardi et de Jacques Rovago qui pratiquaient filage et tissage. Cet artisanat prit une ampleur « nationale » au siècle suivant.

 

Renaissance

 

Dès le début du XVIe siècle, « l'art de la soie » devint la grande affaire à Avignon. Mais la cité papale, ville étrangère au royaume de France, devait payer des droits de foraine pour toutes marchandises exportées hors de ses murs. François Ier, qui appréciait cette production et qui avait emprunté 25 000 livres à la ville, donna d'abord aux Avignonnais le statut de « régnicoles », en 1535, puis les exempta de la foraine en 1544 pour le prix de sa créance. Six ans plus tard, la ville comptait 57 ateliers de soierie et de velouterie. Seule la peste de l'été 1580 put mettre un terme provisoire à cet essor.

 

Il retrouva pourtant tout son lustre au XVIIe siècle puisque le travail de la soie (passementiers, veloutiers, taffetassiers) devint l'activité essentielle dans Avignon avec 31 % des métiers recensés. D'autant qu'à cette manne vint s'ajouter la fabrication d'indiennes et que les ateliers d'indienneurs et teinturiers se multiplièrent.

 

Lors des guerres de religion, le Comtat Venaissin fut ravagé par le baron des Adrets. En septembre 1562, les Islois parèrent à la menace qu'il faisait planer sur leur ville en creusant des fossés qui permirent d'inonder la campagne environnante « à portée de canon par le moyen de l'eau de Vaucluse ».

 

Un nouveau seigneur du Thor, Rostaing Cadard, qui possédait déjà le « Moulin Brun », se fit construire, en 1576, un nouveau moulin qui le jouxtait. Le même, le , donna autorisation aux consuls du Thor pour :

« Dévier les eaux du Réal de Monclar et de la Sorgue du Trentain pour y faire croître les herbes au moyen desdites eaux. »

Un de ses successeurs, Vincens Cadard d'Ancézune, le , fit publier un règlement de police qui notifiait, entre autres, cette règlementation :

« Il est interdit de vendre des poissons et écrevisses de la Sorgue à des étrangers tant qu'ils n'auront pas été exposés pendant une heure sur la place publique du Thor. »

Période moderne

 

Ces chicaneries nobiliaires restaient étrangères à Avigon, qui grâce aux eaux pures de la Sorgue, avait continué à développer son industrie de la soie pour arriver à une « trop grande prospérité » jugèrent alors les soyeux de Lyon. Il faut souligner qu'en 1715, année de la mort de Louis XIV, il y avait 1 600 métiers battants. La pression qu'ils exercèrent au niveau du pouvoir royal fut telle qu'en 1732, le nombre de métiers chuta à 415 et deux ans plus tard, il n'en était plus dénombré que 280.

À la vindicte des Lyonnais, s'était ajoutée celle des soyeux de Nîmes puis de Tours. La concurrence entre ces grands centres de la soie fut réglée par le Concordat du . Ce qui permit à Avignon de voir son industrie se maintenir avec 467 métiers en 1746, puis 550 en 1755. Puis elle put retrouver son plus haut niveau en 1786 avec 1 605 métiers battants.

 
Vue du réal de Monclar

 

En 1767, Philippe-Guillaume de Grammont, nouveau seigneur du Thor, voulut empêcher les Thorois d'user de leur droit de pêche dans le réseau des Sorgues. Les consuls l'assignèrent devant le Parlement d'Aix qui le débouta de ses prétentions. Au cours du dernier quart du XVIIIe siècle, les mêmes consuls firent réaliser une prise en maçonnerie sur le bras de la Sorgue de Monclar pour alimenter en eau le Réal de Monclar. Celui-ci s'était substitué à un ancien canal d'irrigation, puisque le Réal de Monclar arrose un quartier dénommé « la Garonne » qui nomme en occitan un canal d'assèchement ou d'irrigation.

 

Mais, à la veille de la Révolution, des aléas climatiques s'accumulèrent. Ce fut d'abord une pénurie de cocons de vers à soie en 1787, suivie d'une récolte de blé déficitaire l'année suivante, puis d'une hiver glacial en 1788-1789. Avignon vit alors s'effondrer son industrie de la soie. Les fermetures d'ateliers, filatures et manufactures réduisirent les métiers à 473. L'activité repris pourtant dès 1803 année où furent comptabilisés 1 000 métiers. L'apogée fut atteinte en 1830 avec 7 000 métiers recensés. Puis ce fut l'irrémédiable agonie à partir de 1848. En 1856, il ne restait plus que neuf fabriques employant 318 ouvriers et seulement deux en 1875 faisant travailler 67 personnes dont 50 enfants.

Période contemporaine

 

Pourtant tout au long du XIXe siècle, près de cent cinquante manufactures exploitaient toujours l’énergie motrice fournie par la Sorgue tant en zone rurale qu'en ville (Avignon, le Thor et l'Isle-sur-la-Sorgue). Les roues à aubes actionnaient différents appareillages. dont des moulins à foulon ou à farine, des machines à triturer la garance, à moudre le marc de colza, à filer la laine ou la soie. Elles servaient aussi à l'irrigation des cultures. Et lors de l'apparition du phylloxéra, le docteur Seigle, qui avait introduit au Thor la culture du chasselas, put sauver une partie de ses vignes en les inondant avec l'eau de la Sorgue.

 

La force hydraulique fut même transformée en force électrique. Ce fut le cas sur la commune du Thor quand, au cours du mois d'octobre 1889, la municipalité, qui avait acquis l'ancienne usine Lajard qui traitait la garance, y fit installer une turbine actionnée par une chute d'eau de 1,30 mètre pour alimenter en électricité la ville.

 

Une des plus anciennes installations sur la Sorgue est, sans conteste, le moulin Reydier sur la commune du Thor. En fonction depuis 1595, il a eu maintes affectations jusqu'au milieu du XXe siècle. Tout d'abord, moulin à draps au XVIe siècle, il fut ensuite affecté au triturage de la garance, le , puis il devint un moulin à farine en 1860, avant d'être transformé en tannerie et enfin en une usine de foulage et de tissage de la laine. Sa dernière affectation fut celle d'usine à carrelages et à ciment juste après la Seconde Guerre mondiale.

 

L'Isle-sur-la-Sorgue, dont les nombreuses roues à aubes ont actionné moulins, filatures, papeteries, teintureries a conservé, même si elle n'utilise plus la force hydraulique depuis longtemps, une fabrique de tapis créée en 1808, et qui commercialise sa production sous le nom de « Tapis d'Avignon »

Mécanisme du moulin à papier à Fontaine-de-Vaucluse.
 

 

À Fontaine-de-Vaucluse, les eaux de la résurgence firent d'abord mouvoir des moulins à foulon ou à farine. Puis, les roues à aubes furent utilisées pour fournir de l'énergie à des usines, en particulier des papeteries. La dernière ferma en février 1968 et les municipalités successives firent démolir les bâtiments abandonnés jugés ruineux et hideux. Sur l'emplacement d'une de ces usines désaffectées, a été créé, en 1975, le site de « Vallis Clausa ». C'est la reconstitution d'un moulin à papier du XVe siècle mû uniquement par la force hyraulique.

 

Six siècles après Pétrarque, une autre grande voix s'éleva pour chanter les eaux de la Sorgue.

Natif de l'Isle, René Char, dans un de ses poèmes du recueil Fureur et mystère, rima :

« Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer,
Où les étoiles ont cette ombre qu'elles refusent à la mer.

Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux,
De l'ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.

Rivière au cœur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l'horizon

 

Étymologie

Il serait abusif de proposer une origine latine venant de surgere (sourdre, jaillir). Cet hydronyme a particulièrement été étudié par Charles Rostaing dans son Essai sur la toponymie provençale. Il propose, en fonction des formes anciennes employées par Strabon et Pline, puis des graphies médiévales Sorgilio (907), fluvium Sorgia (1008) et Sorga (1094), une racine pré-indo-européenne *sul-/*sur- avec le suffixe -ga. Cette dénomination se retrouve dans le domaine de la langue d'oc avec Sorga, la rivière Sorgues qui passe à Saint-Affrique, la Fontaine de Sorp (Sorbo, 1270), à Bauduen, aujourd'hui Fontaine-l'Évêque, ainsi qu'en langue d'oïl dans la Nièvre et le Maine-et-Loire.

Le bassin des Sorgues

 
La résurgence de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse
 
Le partage des Eaux de L'Isle-sur-la-Sorgue
 
Confluent de la Sorgue et de l'Ouvèze à Bédarrides

 

La source

La source de la Sorgue est la résurgence de la Fontaine de Vaucluse, la plus grosse de France et la cinquième du monde.

 

Le partage des eaux

Ce site est situé sur la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue. C'est le lieu où la Sorgue se sépare en deux bras qui prennent le nom de Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues.

Article détaillé : Le Partage des Eaux.

Sorgue de Velleron

Ce bras, entre le partage des eaux et Velleron, se subdivise en Sorgue du Pont de la Sable, puis en Sorgue du Moulin-Joseph qui communique avec la Sorgue de Velleron par la Sorgue du Travers. Après Velleron, nouvelle subdivision avec le canal de Ginestou qui encercle le canal du Moulin de la Ville. Un peu en amont du Pont de l'Avocat, la Sorgue de la Faible, se dirige vers la Sorgue d'Entraigues qu'elle rejoint à Trévouze.

Sorgue d'Entraigues

Elle prend d'abord le nom de Sorgue de L'Isle au partage des eaux, et se divise en trois bras à l'entrée de l'Isle-sur-la-Sorgue. Les deux premiers encerclent la ville, le troisième ou Sorgue de Monclar devenu Réal de Monclar après le pont de la Départementale 31 passe au pied de Thouzon avant de rejoindre la Sorgue d'Entraigues. Celle-ci, avant Le Thor, s'est subdivisée en Sorgue des Moulins puis à la sortie de la ville en Réal des Dominicains17 et Sorgue du Trentin. Sur son cours, à la Prise du Prévôt (ou Prise des Dames), une nouvelle déviation, la Rode, qui rejoint cette Sorgue juste en aval du pont de la départemental .

Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues confluent peu avant Bédarrides pour se jeter dans l'Ouvèze.

 

Canal de Vaucluse

 
La Sorgue près de la porte Saint-Dominique

Ce canal, qui fait partie du réseau des Sorgues, prend son cours aux « Sept Espassiers », sur la Rode. Il est doublé, peu après la sortie du Thor, par le Canal de Gadagne, qui le rejoint en amont de Saint-Saturnin-lès-Avignon. Arrivé au niveau du partiteur d’Eyguilles, près du Lycée Professionnel de Vedène, le canal se subdivise en deux bras. Le premier, long de 11 kilomètres, traverse Le Pontet et, via Réalpanier et le Pont des Deux Eaux, rejoint Avignon où il pénètre par la Tour du Saint-Esprit ou Tour de la Sorguette7. Le canal se jette ensuite souterrainement dans le Rhône sud des allées de l’Oulle, près de la Porte Saint-Dominique. Le second, d’une longueur de 4 km, traverse la ville de Sorgues avant de se déverser dans l’Ouvèze au niveau du quartier de Pontillac35.

Article détaillé : Canal de Vaucluse.
 

La rue des roues

C'est le nom que donne tous les Avignonnais à cette artère où coule la Sorgue tant la mémoire collective a gardé le souvenir des 23 roues à aubes qui y furent en activité. Entre le XVe siècle et le XIXe siècle, elles fournirent en énergie toute une industrie textile liée à la soie et à la laine. Son nom récent de rue des Teinturiers est dû à l'installation de cette profession qui utilisait l'eau pure de la Sorgue pour laver ses étoffes.

Article détaillé : Rue des Teinturiers (Avignon).

 

 

Crue de la Sorgue le

 

Les inondations

Elles restent exceptionnelles tant par la géographie du bassin des Sorgues que par le régime de la rivière et de ses bras. Il existe toutefois diverses occasions ou l'on peut parler d'inondations pour la Sorgue. Ce sont des montées des eaux de type fluvial, avec des vitesses d'écoulement faibles qui mettent plus en danger les biens que les personnes. Elles se différencient totalement des crues de type torrentiel qui affectent les autres rivières méditerranéennes.

Économie

Les communes ont confié la gestion de ce cours d'eau non domanial à trois syndicats de rivière locaux, qui sont fédérés au sein du Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues.

Tourisme, sports et festivités

 
Kayakistes sur la Sorgue
 
Course de nego-chins (Les Noie-Chiens

Actuellement, sur la rivière se développe de nombreuses activités sportives, touristiques et artistiques. Sur son parcours, surtout vers ses débuts, l'on trouve plusieurs centres de canoë-kayak. L'embarcation traditionnelle des pêcheurs des Sorgues a profité, quant à elle, de ce renouveau. Des circuits de découverte sont régulièrement organisés et, pour les passionnés, chaque année, est même organisé un championnat du monde.

Article détaillé : Nègo chin.

Chaque année, au mois de juillet, lors de la fête votive, les l'Islois organisent un corso nautique sur la Sorgue, le long des quais.

 

Ouvrages hydrauliques

Historiquement, il y avait de nombreuses roues à aubes pour les minoteries, les usines à garance et les moulins à papier sur son trajet.

 

De nos jours, sur son parcours, on dénombre plus d'une centaine d’ouvrages hydrauliques. Leur usage peut aller de l'irrigation à l'alimentation d'une centrale hydro-électrique, les plus importants ont un rôle structurant pour la rivière.

 

Faune et flore

 

 
Cingle plongeur

 

Parmi la faune, l'on trouve poissons (carpes, ombles, truites, brochets…), castors, cent cinquante-huit espèces d'oiseaux dont le martin-pêcheur d’Europe, le cincle plongeur, le percnoptère d'Égypte, des rapaces forestiers, etc. et une grande variété d'insectes terrestres et aquatiques.

 

La végétation, le long des rives, est atypique en région méditerranéenne. Cette ripisylve, grâce au débit important de la rivière, présente une croissance rapide jointe à une grande variété des espèces et des essences. Le long des berges, l'on trouve : l’aulne glutineux, le frêne oxyphile, l'orme, le peuplier blanc et le peuplier noir, les saules blancs, cendrés et pourpres, le noyer, le chêne pédonculé et le noisetier. Cette variété arbustive n'est rencontrée, généralement, qu'à des latitudes plus élevées. Si elle existe ici c'est que l'importance de la résurgence amortit les variations climatiques extrêmes (orages/sécheresse) et permet la croissance d'essences à « bois durs » comme ormes, frênes et aulnes.

 

Dans le lit se trouvent diverses variétés de plantes aquatiques dont la berle (berula eructa), l'ache nodiflore (apium nodiflorum), le potamot pectiné (potamogeton pectinatus) et la renoncule aquatique (ranunculus flutantis.Le cas du platane

 

Le cas du Platane

Par sa présence massive, c'est la plus importante essence « artificielle » des berges des différentes Sorgues. Il est aujourd'hui atteint par le chancre coloré, un champignon qui attaque les platanes locaux et qui est apparu pour la première fois à Marseille, en 1944, lors du débarquement de Provence, à partir des caisses de munitions venues des États-Unis, dont le bois transportait ce champignon.

 

Provoquant une maladie jusqu'à maintenant incurable, le chancre coloré est apparu dans le bassin des Sorgues au tout début des années 1980. De progression lente, il a été apporté par des engins de terrassement et une première campagne d'abattage des arbres atteints fut entreprise en 1985 à Bédarrides, Monteux et Entraigues-sur-la-Sorgue. Elle ne fut pas suffisante puisque depuis 1998, le Syndicat mixte a dû faire abattre 15 000 platanes infectés au rythme de 1 500 à 2 000 par an.

 

Cette hécatombe a contraint à mettre en place une politique de reboisement très différenciée selon les milieux. En milieu rural, le choix s'est porté sur une régénération naturelle des espèces. Cela a permis de voir se développer une grande diversité d'essences et d'assister à la croissance rapide d'une nouvelle végétation. En milieu urbain c'est le reboisement qui a été choisi permettant une revégétalisation plus rapide et sélective.

Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse
Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse

Vallis Clausa, le Moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse

La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre
La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre

La montée à la Fontaine de Vaucluse, source de la Sorgue et le Gouffre

Sorgue de Velleron

Ce bras, entre le partage des eaux et Velleron, se subdivise en Sorgue du Pont de la Sable, puis en Sorgue du Moulin-Joseph qui communique avec la Sorgue de Velleron par la Sorgue du Travers. Après Velleron, nouvelle subdivision avec le canal de Ginestou qui encercle le canal du Moulin de la Ville. Un peu en amont du Pont de l'Avocat, la Sorgue de la Faible, se dirige vers la Sorgue d'Entraigues qu'elle rejoint à Trévouze.

Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat
Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat

Les différentes Sorgues de Velleron, et notamment le Pont de l'Avocat

Nègo chin

Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

Petit bateau à fond plat utilisé principalement par les pêcheurs sur les rivières du sud est de la France.
C’est une embarcation légère, rapide et maniable.

Étymologie

Du Provençal, Nègo = noyer et Chin = chien, cette appellation fait référence au caractère peu stable de l’embarcation.

 

Description

Il est généralement composé d’un fond de trois planches et d’une planche pour chaque côté.
Il est manœuvré à l’aide d’un long bâton appelé partego, en général en noisetier ou saule rouge, dont la pointe est ferrée.
A la proue du nègo chin se trouve un tuerto, trou par lequel les utilisateurs plantent la perche au fond pour immobiliser l’embarcation.

 

Tourisme

Anciennement utilisés par les pêcheurs, les nègo chin n’ont plus aujourd’hui qu’une fonction touristique et pittoresque.

Un grand marché flottant se déroule chaque année à L'Isle-sur-la-Sorgue le premier dimanche du mois d’août. À cette occasion, les marchands prennent place dans les nègo chin. De nombreux touristes viennent en ville pour voir cette attraction.

À la fin du marché flottant, les nègo chin se réunissent et tous les participants chante la Coupo Santo.

 

Chaque troisième dimanche de Juillet, la confrérie des « Pescaïre Lilen » fait également une démonstration de pêche. Lors de cette manifestation, ils utilisent les anciens instruments de pêche, aujourd’hui interdits. Le poisson pêché est ensuite béni par le curé.

Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue
Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue
Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

Les Nègo-chin à L'Isle-sur-la-Sorgue

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 06:56

 

Là c'est un spectacle permanent et des plus diversifiés, les 1900 mètres créant une athmosphère tout à fait irréelle. Ces photos on été prises depuis la terrasse du Vendran, des "Caves des VIgnerons du Ventoux", en 2006, au pied de la Station Radar.Un mistral du tonnerre! Alors Mesdames et Messieurs, prenez place, le spectacle va commencerLe Ventoux-La terrasse du Vendran-Mai 2006-La terrasse du Vendran-Cave des Vignerons du VentouxVentoux 2006-Vancau-Vaucluse1838.jpg

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 06:55
La Roques sur Pernes - Vaucluse

 

A côté de Pernes-les-fontaines et du Beaucet. 460 habitants
Perché sur un roc et entouré d'une nature magnifique, le petit village de La Roque sur Pernes vous permettra d'apprécier pleinement la qualité des paysages de la région car le village offre de nombreux points de vue sur les somptueux Monts de Vaucluse
Dominé par son château du XIe siècle, qui malheureusement ne se visite pas, le village a traversé l'histoire avec des épisodes de gloire, de ruine, d'abandon et de reconstruction
En passant sur la route de Saumane, vous pourrez approcher un ensemble de superbes bories

Histoire

Préhistoire et Antiquité

 

Des fouilles de l'hypogée de la Sanguinouse ont permis de mettre au jour un cimetière chalcolithique (entre -2300 et -1900 ans). Ce sont entre 50 et 60 corps, inhumés dans un espace de 10 m2 qui ont été exhumés. À leurs côtés se trouvaient des lames de silex, des pointes de flèches, des grattoirs ainsi que des reliefs de repas mortuaires : mouton, sanglier, cerf, cheval et lapin.

Moyen Âge

 

Le village est cité en 1113 sous le nom de Rocha.

Renaissance

 

Dans la nuit du 10 décembre 1573, Les religionnaires de Ménerbes, avec l'aide de ceux de Joucas, s'emparèrent du village. Ils en repartirent six jours après, traînant derrière eux une caravane de cent mulets chargés de butin, de soixante bœufs et de trois cents cochons.

Époque moderne

 

Les premiers écrits relatant l'apparition de la culture de la vigne sur le territoire datent du XVIIe siècle. Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Époque contemporaine

 

En 1900, pour la première fois apparait l’appellation côtes-du-ventoux. Ce baptême a lieu pour un repas de noce. Sur le menu est calligraphié vins des Côtes du Ventoux et des Crans. Ces vins sont tous millésimés et datés de 1870, 1890 et 1895, soit des vins vieux de 5 à 30 ans. C'est à partir de 1939, que les vignerons du secteur constituent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins sont classés en Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS) dès 1953 puis accèdent enfin à l’AOC le 27 juillet 1973.

 

En 1950, sur une action de Robert Schuman le village, dépeuplé, accueille des personnes d'origine française venues du Banat de Temesvar et contraintes de fuir la région après la Seconde Guerre mondiale. Leurs ancêtres étaient partis s'installer en Roumanie après le départ des Ottomans et l'émigration paysanne occidentale qui avait suivi, principalement germanophone, dans la plaine du Banat au XVIIIe siècle.

 L'Eglise Saint-Pierre et Paul du XIe siècleLa Roque sur Pernes-L'Eglise-Vaucluse

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 06:51

PR.07 1550C'était en Mai 2007, il faisait plein soleil et en arrivant au sommet vers 10h00 du matin, nous sommes tombés sur ce décor hallucinant. J'ai eu beaucoup de mal après une demi-heure, à extraire Nicole de cette confiserie de haute altitudePR.07 1574PR.07 1544PR.07 1548PR.07 1551PR.07 1559PR.07 1569Soudain un extra-terrestre, échappé d'une des caisses de bonbonsPR.07 1571Dans le fond à droite, Malaucène et la Plaine de Carpentras

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